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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 45355 avis postés dans la bedetheque
    minot Le 16/01/2019 à 18:58:37
    Les beaux étés - Tome 4 - Le repos du guerrier

    Comment réussir ses vacances quand un malheur vous tombe sur le coin de la figure sans prévenir ? C'est ce que raconte cet album. Ce synopsis aurait pu être le point de départ d'un album entraînant si le scénario n'avait pas été aussi mou et n'avait pas autant développé de scènes qui "ne servent à rien". Restent le dessin toujours aussi réussi et le plaisir de voir tous ces personnages évoluer à des âges différents pour nous faire passer un moment de lecture sympa.

    6350frederic Le 16/01/2019 à 13:47:11
    Destins - Tome 12 - La Prison

    Si l'intrigue est intéressante sans plus que dire des dessins , comme par exemple le tome 2 je n’adhère pas du tout à ce "style" , et le scenario traité par un auteur encore diffèrent n'arrange rien ,
    cette série aurait pu être sublime avec un traitement et dessin parfait et que dire de Giroud crédité mais brille par son absence , relire " le decalogue " parait plus à l'ordre du jour

    Shaddam4 Le 16/01/2019 à 10:16:18
    Ava Granger - Tome 1 - Commando Commanda

    Pour son nouvel album, l’éditeur alsacien lance l’italien Riccardo Colosimo dans sa première publication BD et l’on peut dire que son style radical ne laissera pas indifférent… La maquette de l’album et l’illustration de couverture sont très pro même si cette dernière aurait pu être plus accrocheuse. L’album se termine sur une ouverture laissant la place à une éventuelle suite en cas de succès des ventes. Je note un unique problème, malheureusement sur la dernière planche, avec un zoom malvenu qui laisse apparaître les traits en escalier d’une mauvaise définition des deux dernières cases. On mettra ça sur l’inexpérience du dessinateur.

    Ava granger est détective privée. Pas du type barbouze, plutôt dans le genre militant de la cause environnementale. Lorsqu’elle assiste à des meurtres mafieux elle est sauvée in extremis par un mystérieux colosse qui semble particulièrement efficace pour éliminer les gangsters qui essayent de leur faire la peau. S’engage une fuite où les plus en danger ne sont pas ceux que l’on croit…

    La couverture de cet album m’a interpellé et grâce à mon nouveau partenariat avec les Editions du Long Bec j’ai pu découvrir ma première BD cubiste! L’illustrateur italien Ricardo Colosimo nous livre avec cet album quelque chose de jamais vu. Si des dessinateurs se sont déjà expérimentés à de l’impressionnisme en BD (souvent sur des albums traitant de la peinture) comme Smudja ou plus récemment Oriol avec son très réussi Natures mortes, je n’avais jamais vu une telle originalité graphique au service d’une BD de genre, le polar seventies mafieux. Ce qui j’ai vu de plus proche est Low, dessiné par le brésilien Tocchini qui allait aussi loin dans l’exploration graphique extrême… mais devenait de moins en moins lisible. L’utilisation de plats peut également rappeler le travail de Montllo sur Warship Jolly Rogers (un brésilien, un espagnol… je dis ça je dis rien!). Comme ce dernier, Colosimo parvient à garder une totale lisibilité des cases grâce à une très grande maîtrise technique et une finesse du dessin que l’on devine sur certains arrière-plans et sur la physionomie des visages, tous très caractérisés. Comme on le dit souvent, seul un très bon dessinateur peut se permettre d’explorer l’explosion graphique, c’est le cas ici. Sur des tonalités improbables de jaune, orange et bleu-violet, avec des traits semblant venir de couteaux à peinture il conserve une profondeur de champ, un détail des décors et une gestion du mouvement proprement fascinants (comme ce lancer de balle jamais vu en BD…). Le tout donne une ambiance incroyable que certains pourront trouver artificielle, mais le fait est qu’artistiquement on est dans le très haut niveau et le pari (risqué) est réussi.

    Et l’intrigue dans tout ça? C’est souvent le risque avec ce type de parti-pris expérimental. Heureusement le dessinateur n’est pas seul et a une scénariste relativement expérimentée pour cadrer le tout dans une intrigue à la fois simple, gratifiante en flattant l’imaginaire cinématographique du lecteur et étonnamment grand public. Ainsi l’histoire n’est pas à tiroirs mais se résume en une fuite des deux héros (réussis à la fois dans leur écriture et leur dessin) devant les vagues de mafieux envoyés les dessouder. A côté de cela l’enquête policière avance lentement avec deux poulets pas pressés d’aller farfouiller dans ce qui ressemble à une guerre des gangues. Si Ava Granger est un peu en retrait, le personnage le plus chouette est cet indien Navajo, sorte de Rambo moderne et aussi malin que beau gosse, autour de qui tout tourne. A se demander pourquoi il ne donne pas son nom à la série… Les archétypes 70’s sont là, à base de rouflaquettes, communautés hippies et voitures à la longueur infinie. On retrouve un peu l’esprit du chef d’oeuvre 2018 Il faut flinguer Ramirez avec un vrai gros plaisir de lecture, pour peu que l’on accroche au dessin. Et preuve de la volonté évidente d’aider le lecteur dans le suivi de l’histoire, Isabelle Mercier a ajouté des cases de narration qui nous rapprochent également du format polar. Ce n’était pas indispensable mais ajoute de la couleur de genre à une BD qui le respire.

    Avec une intrigue qui n’ambitionne pas de révolutionner le genre mais assure le spectacle, notamment niveau action, et un dessin particulier mais terriblement lumineux et fascinant, Ava Granger est une belle réussite qui ressemble plus à l’expérimentation de vieux routier de la BD qu’à un premier album. Une des très très bonnes surprises de ce début d’année et peut-être l’une des BD (déjà?) majeure de l’année qui commence.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/01/16/ava-granger-1/

    6350frederic Le 16/01/2019 à 07:56:43
    Gothic - Tome 3 - Le diable de Notting Hill

    L'histoire est intéressante mais le dessin n'est pas à la hauteur , je trouve . C'est vrai que l'Angleterre et la pluie vont très bien avec la noirceur du scenario mais on reste sur notre faim

    JRT Le 16/01/2019 à 03:48:01
    L'arabe du futur - Tome 1 - Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984)

    Je ne connaissais pas cette série, ce premier tome m'a emballé. Certes la critique des pays arabes (Libye, Syrie) peut sembler féroce, mais la France n'est guère mieux dépeinte, avant tout il s'agit de la vision d'un enfant "différent" qui a du mal à s'adapter à ces cultures si opposées. Je trouve dans cet album de l'humour, de la tendresse (malgré l'ironie et la noirceur, il y a aussi de l'amour et je pense un peu de nostalgie quand même) l'histoire est prenante puisque, arrivé à la dernière page, on a envie de lire le tome 2 et les autres ! Un mot sur le dessin, qui déplaît à certains : il est simple voire naïf mais s'adapte parfaitement au sujet et au ton (il aurait été déplaisant d'avoir un dessin plus réaliste).

    Shaddam4 Le 15/01/2019 à 14:32:34
    Freaks' Squeele - Funérailles - Tome 3 - Cowboys On Horses Without Wings

    Rien à redire sur la thématique graphique des couleurs, la maquette, tout est formidable, soigné, maîtrisé par l'auteur qui se fait toujours autant plaisir à proposer de beaux objets. En fin d'album un cahier revenant sur les inspirations de la série est proposé, qui éclairera les lecteurs en manque de références. Je noterais simplement à l'usage que finalement le format comics est un peu étroit pour la force des encrages de Maudoux (surtout avec les fonds de page noirs) et qu'Ankama pourrait envisager une fois la série terminée des versions grand format. Ce tome marque la fin du premier arc (sur trois à priori) "Shonen" et est suivi d'un arc "Shojo".

    La guerre civile se met en place, entre Psamatée de la Mantis qui a pris le contrôle du clan de l'Araignée et du Conseil et une résistance qui voit en Pretorius l'héritier de son père, seul à même de redonner la vertu à la république de Rem. L'armée se trouve au cœur de ce conflit à venir et les allégeances se révèlent alors que les deux frères se retrouvent enfin...

    Funerailles est une série particulière, à la fois grand public et très personnelle, reflet d'un auteur qui mets ses tripes, ses passions, ses réflexions dans des albums parfois risqués. C'est sans doute la seule raison pour laquelle un auteur d'un tel niveau graphique n'apparaît pas dans les top des ventes de BD. Pourtant, si Freak's Squeele était destiné à un public Young Adult et gavé de références télé qui pouvait restreindre l'audience, sa série dérivée a tout du blockbuster: un socle mythologique romain, une guerre, des conspiration, des nichons et un zeste de fantastique,...

    Cet album marque une accélération dans l'intrigue avec la résolution de quelques drames installés au premier volume. La famille du héros Spartacus est réunie et rentre en clandestinité pour contrer la menace qui menace les fondations de la République. Le concept de cyclopes est révélé aux lecteurs de même que le fonctionnement des armures directement issues du manga Saint-Seya (référence totalement assumée et détaillée dans le cahier annexe). C'est d'ailleurs l'utilisation non filtrée de ses références par Florent Maudoux qui peut le plus perturber: si la majorité des auteurs digèrent leur culture personnelle pour la réutiliser plus ou moins à bon escient, ici le dessinateur assume sa Bible sans fard, il transpose les chevaliers et leurs armures dans son univers, il insère très explicitement la République romaine dans un univers techno-fantasy et agence sans complexe des armées de dark fantasy, de la technologie rétro-futuriste et l'esprit de caserne des films sur le Vietnam. Cela ajouté à des personnages toujours du côté des Freaks (bien plus que dans la série mère où ce terme s'appliquait plus à des super-héros) et un refus des canons esthétiques classiques (même si la mère et le fils sont des incarnations de l'idéal physique), ce qui sort du shaker est une création qui ne ressemble à nulle autre.

    L'aspect sombre (très sombre) des thématiques mais aussi du graphisme est également un parti pris. Les planches sont bien plus poussées que dans Freak's Squeele avec une gestion de la colorisation et de différentes techniques impressionnante. Maudoux est seul maître à bord et se laisse aller à des expérimentations comme ces séquences de combats de gladiateurs où les cases basculent en noir et blanc tramé (rappel des inspirations manga de son style), rupture visuelle totale et réussie. Le design de l'univers est plein de goût et les maisons seigneuriales issues de l'univers des insectes. C'est glauque à souhait mais diablement esthétique.

    Ce troisième volume n'est ni plus ni moins réussi que les autres, simplement il semble adopter une trame scénaristique plus linéaire, ce qui fluidifie la lecture et permet de se concentrer sur les détails des dessins. Mon grand regret est (je l'ai dit en préambule) que le dessin est trop détaillé pour un tel format et que l'on doit se rapprocher des pages en pleine lumière (ne faites pas l'erreur de lire dans la pénombre, vous rateriez beaucoup) pour apprécier le talent de l'auteur. Mais si vous aimez les dessins encrés, les filles sexy, l'action virile et les combats en armures magiques, les conspirations entre familles nobles... qu'attendez-vous, vous n'en êtes encore qu'au tome 3?

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/01/09/cowboys-on-horses-without-wings

    kurdy1207 Le 15/01/2019 à 13:43:17
    La cathédrale des Abymes - Tome 1 - L'Évangile d'Ariathie

    Il faut reconnaître que le graphisme de cette BD est splendide. Quant au scénario, il tourne autour de deux histoires celle de Sinead et celle du bâtisseur Pear de la Vita. En toute logique celles-ci devraient se rejoindre pour n’en devenir qu’une à un moment de l’histoire. Peut-être allons assister à une sorte de « Piliers de la terre » de l'Heroic Fantasy ?
    Jean-Luc Istin a l’art de la narration, sans aucun doute possible, et Sébastien Grenier nous offre des dessins de toute beauté.

    Fire/Ice Le 15/01/2019 à 12:57:35

    Il ne s'y passe pas grand chose. Les dessins sont datés. Les personnages ne m'intéressent guère. Bande-dessinée sans grand intérêt ! A oublier !

    ocre Le 15/01/2019 à 09:49:21

    A C.Guérif : faut-il méconnaître à ce point l'univers d'Astérix pour ne pas savoir qu'il y a un précédent dans la série et que celui-ci est ouvertement présenté comme n'étant pas de la bd ! Cette chronique est un contresens complet.

    Spike_Spiegel Le 15/01/2019 à 07:55:26
    U.C.C. Dolores - Tome 1 - La trace des nouveaux pionniers

    Première fois que je donne un avis mais avant tout j'aimerais que les haters comme ocre ne puissent pas donner un avis 1 semaine avant la sortie de la bd, en se basant uniquement sur la preview. Mais depuis quand on juge une œuvre sur un trailer. N'importe quoi... Pour la bd en elle même je la trouve vraiment sympa. Alors oui on n'apprend pas grand chose, mais disons que c'est une intro, la bd n'a que 46 pages, alors à moins d'être submergé d'infos, on pose les bases, on développe un peu les persos et on termine sur une petit cliffhanger qui fait son effet. Oui c'est très Lanfeust dans son ensemble, mais Tarquin s'éloigne enfin de Arleston qui s'était perdu dans son monde de Troy et nous propose un voyage spacial à bord de l'UCC Dolores. Pour moi ça fonctionne, c'est pas la bd du siècle mais tout est là pour créer une bonne suite. On croise les doigts !

    pierren25 Le 14/01/2019 à 22:05:56
    Buck Danny "Classic" - Tome 5 - Opération rideau de fer

    Ce nouvel album de Buck Danny 'Classic' est une réussite

    Le dessin très 'vintage' est très beau, l'intrigue sur fond de guerre froide et de menace nucléaire est prenante, et les décors enneigés sont d'une grande beauté, avec une mention spéciale pour la couverture très réussie. Et on est heureux de retrouver les scènes de combat aériens.

    On notera également un clin d'œil à James Bond avec notamment l'un des agents nommé 'Felix Leiser'

    Je n'ai rien d'autre à ajouter, à par : Vivement la suite !

    thieuthieu79 Le 14/01/2019 à 21:47:42
    Shayne - Tome 1 - Les 15 derniers jours de la vie de Shayne

    Une histoire qui mêle efficacement et habilement le fantastique et le médiéval. Elle se lit très rapidement mais réussi à intéresser suffisamment le lecteur pour lui donner envie de lire le second tome. Il faut juste espérer que ce dyptique ne tombera pas dans l'exagération.
    Coté graphisme, le travail est très bon. Expressions des visages, décors, couleurs, ambiances, tout est bien exécuté et l'ensemble renforce l'immersion dans l'univers de Shayne.
    A suivre…

    Hugui Le 14/01/2019 à 20:42:39

    Très belle histoire de la reconquête de la confiance en son corps après un cancer du sein, malgré le rejet de l’homme, et grâce au burlesque qui magnifie la différence.
    Une histoire sans parole et pourtant très expressive.

    Cellophane Le 14/01/2019 à 20:03:03
    La douane - Tome 20 - La douane

    Les graphismes de Ott restent égaux à eux-mêmes : étouffants, mettant en avant le côté noir de l’histoire même dans des cases où la noirceur du propos est insignifiante.
    Parce qu’on connaît l’auteur ou par son talent, un simple type assis dans un wagon laisse entrevoir qu’il va se passer quelque chose de terrible.
    Le graphisme des visages est peut-être un peu moins réussi que ce que j’ai pu voir par ailleurs – une volonté, certes, de rendre imposants et guignolesques ces douaniers, mais j’ai moins accroché.
    Les scènes muettes s’enchaînent à notre plus grande satisfaction dans la voie de l’étrange mais, cette fois, laisse une petite frustration. La fin n’est pas à la hauteur de ce que le reste nous laissait imaginer.
    Gentillet.

    Cellophane Le 14/01/2019 à 19:53:45
    Détectives (Delcourt) - Tome 4 - Martin Bec - La Cour silencieuse

    J’ai bien apprécié l’album mais plus pour l’ambiance que pour l’histoire.

    Si celle-ci se tient, tendant vers du Simenon, quelque chose de plus classique et refermé sur la cour d’un immeuble, il n’y a pas de grandes surprises et pas mal de trucs paraissent vains tant on se doute de choses dès le début – pas tout mais les principales.

    C’est donc l’ambiance qui prime, grâce aux dessins des décors et surtout aux couleurs. Les personnages, bien que d’un joli tracé, ne sont pas particulièrement marquant, mais la reconstitution architecturale et les accessoires nous mettent bien dans cet immeuble, ce café, ce commissariat…

    Il y a également, par les dialogues, le caractère du commissaire qui est très réussi. Il est à part et agréable à suivre.

    On se laisse donc emmener avec plaisir pour lui et les décors dans cette histoire bien menée, cohérente, logique, satisfaisante mais sans énorme surprise.

    Cellophane Le 14/01/2019 à 19:48:21
    Détectives (Delcourt) - Tome 3 - Ernest Patisson - Hantée

    Une histoire sympathique au final.

    Les dessins sont assez réussis, peut-être un peu rigide à mon goût pour les personnages mais ça convient parfaitement à l’ambiance du manoir.

    Les couleurs renforcent l’idée d’étouffement, de sombre, de glauque, tout en restant assez colorés pour être dans le domaine de la distraction.

    L’histoire est peut-être parfois un peu verbeuse mais se lit bien. Elle semble s’entourer d’une foule de détails inutiles qui donnent cependant du relief à l’ensemble.

    Il m’a peut-être manqué un peu de suspense : s’il se passe beaucoup de chose, je n’ai pas vraiment ressenti l’effroi ou le mystère. On suit l’histoire, c’est tout.

    D’autant que le détective ne nous dit jamais grand-chose avant ses révélations.

    Celle-ci, si elles paraissent un peu tirées par les cheveux, restent cohérentes et donnent une histoire agréable à suivre.

    Sympathique mais sans grandes émotions.

    pierren25 Le 14/01/2019 à 19:39:59
    Katanga - Tome 1 - Diamants

    Excellent premier tome signé par le tandem Nury-Vallée. Le dessin est très bon mais ce qui est excellent, c'est qu'il n'y a aucun partis pris ni pour les mercenaires ni pour les fonctionnaires et politiciens corrompus

    Yayayoute Le 14/01/2019 à 15:34:15
    Lincoln - Tome 9 - Ni Dieu, ni maître

    Sur le thème intemporel de la confrontation du Bien contre le Mal, du Bon contre le Méchant, du Fort contre le Faible, il est dommage que les auteurs aient produit à ce jour 9 albums pour en arriver à cette faible récolte de morale humaniste.
    Comme toujours dans une saga, le premier tome est porteur de devenir intéressant, mais malheureusement, tout se dilue par la suite dans une répétition de clichés banals, vus et revus.
    Le personnage principal manque de punch sur la morale (alors qu'il peut être méchant, très alcoolique, voire criminel).
    Le dessin est lassant, les couleurs tristounettes, le lettrage moyen.
    Bref, un résultat décevant alors qu'il y avait l'espace et la matière pour faire vibrer les ressorts du genre comique, critique, moraliste, déjanté.

    6350frederic Le 14/01/2019 à 13:08:37
    Paris - Tome 1 - De Lutèce au Dernier Templier

    Je suis mitigé , si raconté la vie de Paris est intéressante , la manière est chaotique : moitié BD - moitié livre avec des dessinateurs différents on est plus dans un livre d'histoire agrémenté de Bd , le tout est vivant mais destabilisant

    Fire/Ice Le 14/01/2019 à 13:01:41

    Oh l'espiègle petite gamine ! L'Argentine , sa politique, la télé et autres sujets vus par les yeux de cette chère Mafalda. Du très bon comic strip.

    Fire/Ice Le 14/01/2019 à 12:58:49

    Les blogs et la chasse aux commentaires tournés en dérision avec un regard très juste. Des images du repas du soir, de minet sur sa litière, etc. on connait tous au moins une personne qui s'est essayé à cet exercice en mettant des sujets franchement complètement inintéressants en espérant que le monde entier s'y attache. D'autant plus d'actualité avec les réseaux sociaux.
    Et une patate déguisée en Batman... j'adhère.

    omoide Le 13/01/2019 à 23:45:37
    Bolchoi Arena - Tome 1 - Caelum incognito

    (note:7/10)
    Boulet construit ici un univers de science-fiction, dans lequel les mondes virtuels prennent une place prépondérante. La vie par procuration sur les simulations informatiques, dispute à la réalité le temps de cerveau disponible des hommes et des femmes.

    Le dernier logiciel à la mode est "Bolchoi Arena", une simulation massivement multi-joueurs où l'on participe à l'exploration spatiale et à la colonisation de l'univers! On s'approprie des planètes, on exploite les ressources. Tout est virtuel, sauf l'argent que l'on gagne à revendre tous ses biens et services à des joueurs bien réels.
    L'exploration spatiale, voilà qui ne pouvait qu'enthousiasmer Marjorie, étudiante en cosmologie. Au risque de passer trop de temps sur la toile...

    Ce premier volume fourmille d’éléments. De nombreuses pages sont passées à faire un tour d'horizon de la simulation, des possibilité infinies du monde virtuel, mais il manque de vrais enjeux, et une intrigue forte. Certes, on a le droit à des batailles spatiales, mais elles ne justifie pas l'épaisseur de l'album. Aussi, j’espère que le second volume sera plus resserré autour d'une intrigue.

    Tout de même, mon intérêt s'est porté sur le conflit entre la réalité et le temps que Marjorie passe dans ces mondes virtuels. Qu'est-ce qui se justifie de se couper autant du réel? J'y vois une mise en abyme : sans être technologique, la BD est déjà un monde imaginaire auquel les plus gros lecteurs consacrent peut-être trop de temps, au risque de se couper de la réalité, et de leurs relations.

    Pour la réalisation graphique, Boulet a confié un storyboard déjà trés avancé à Aseyn, qui a redessiné les planches dans un style trés manga 90's, avec utilisation de trames grossières pour les applats gris. Le tout est rehaussé de couleurs pastel pour un résultat agréable, mais si des détails plus fins auraient rendus les vues de l'espace plus ébouriffantes.

    bd.otaku Le 13/01/2019 à 22:24:04

    Florent Silloray est un adepte des « biopic » : après avoir évoqué dans « Le carnet de Roger » la déportation en camp de travail de son grand-père et son périple sur les traces de son aïeul suite à la découverte de son carnet ; après s’être attaqué ensuite à la vie mouvementée et passionnante du photographe de guerre Capa dans « Capa l’ étoile filante », le voilà qui nous raconte aujourd’hui la destinée hors du commun de Merian C. Cooper tour à tour élève-officier, aviateur tombé en territoire ennemi et sauvé des geôles russes par une énigmatique espionne, documentariste dans des contrées exotiques, fondateur de la Paname, associé de David O Selznick, réalisateur de « King Kong », inventeur du Technicolor et pilier du Maccarthysme…
    Or, pour raconter cette vie aventureuse, il reprend ses vieilles recettes et cela ne fonctionne plus : si le dessin est toujours aussi abouti, le récit est linéaire et très (trop) sage. Les seules cases en couleur sont celles qui font référence à la situation d’énonciation (l’interview par l’étudiante) reprenant un système déjà mis en place dans « Le carnet de Roger » … Là où le sépia prenait tout son sens pour raconter les tribulations du soldat Roger et rendre la réalité à la manière du photographe Capa, on reste sur notre faim pour l’inventeur du technicolor ! On aurait bien aimé également du dynamisme et du mouvement pour un héros qui a vécu toute sa vie à 100 à l’heure et qui inventa la couleur au cinéma !
    Cette vie si palpitante et sujette à controverse est moins scénarisée qu’illustrée : l’album est constitué d’un long monologue de Cooper et il y a très peu de dialogues. On frôle l’hagiographie parfois (le côté raciste de ce sudiste n’est que très brièvement évoqué et son rôle important dans la chasse aux sorcières à Hollywood absolument minoré) et c’est tout autant monotone que monochrome …. On se prend à rêver de ce qu’aurait pu donner le récit de cette vie haute en couleurs et « bigger than life » avec une réelle mise en scène !

    kurdy1207 Le 13/01/2019 à 21:35:29
    Olympus Mons - Tome 5 - Dans l'ombre du soleil

    J’ai bien aimé toute la partie de l’album qui se déroule sur mars, mais le reste m’a un peu « saoulé ».

    Le dessin est parfois d’un minimalisme (pages 22 et 23 par exemple) qui laisse pantois devant tant de « je te fais ça à la va vite ». Il devient tellement facile de pondre plusieurs albums par an avec cette pauvreté graphique. Les planches sur mars semblent plus réussies.

    Le scénario lui, est plutôt de bonne facture malgré quelques dialogues que je trouve stupides. Je vois mal un journaliste digne de ce nom faire des comparaisons avec les forces de l’empire de la guerre des étoiles ou avec la planète des singes (page 36) ou alors dans ce monde tout part à vau-l’eau. Il y a certainement des comparaisons historiques plus intelligentes qui sont là pour nous rappeler nos faits et gestes.

    Bref, j’attends la suite sans être vraiment pressé.

    Cellophane Le 13/01/2019 à 18:56:18

    J’ai très rapidement déchanté.

    Ok, les premières cases sont assez sympas, ce type qui ne sait pas où il est, dialogue avec le scénariste, ça pose une ambiance étrange et amusante…

    Et puis on entre dans des petites histoires de quelques pages…

    En général, si elles ont un début et une fin, elles n’ont aucune tenue.

    Un inspecteur erre entre questions et réflexions, on part dans des interrogatoires sans sens, on saute du coq à l’âne…

    Le plus souvent, le propos de l’enquête est à peine esquissé et quasi pas résolu… On nage dans le nawak amusant, certes, mais c’est le nawak qui l’emporte…

    Et personnellement, je m’y suis perdu, à chercher à quoi me rattacher pour comprendre quelque chose quand il n’y a rien à saisir…

    Le dessin reste sympa, rond, bonhomme, agréable à suivre, mais insuffisant à colmater les manques de l’histoire…

    J’ai eu du mal à aller au bout et si c’est plutôt joli à voir, ça présente un intérêt mineur…

    Cellophane Le 13/01/2019 à 18:56:17

    J’ai très rapidement déchanté.

    Ok, les premières cases sont assez sympas, ce type qui ne sait pas où il est, dialogue avec le scénariste, ça pose une ambiance étrange et amusante…

    Et puis on entre dans des petites histoires de quelques pages…

    En général, si elles ont un début et une fin, elles n’ont aucune tenue.

    Un inspecteur erre entre questions et réflexions, on part dans des interrogatoires sans sens, on saute du coq à l’âne…

    Le plus souvent, le propos de l’enquête est à peine esquissé et quasi pas résolu… On nage dans le nawak amusant, certes, mais c’est le nawak qui l’emporte…

    Et personnellement, je m’y suis perdu, à chercher à quoi me rattacher pour comprendre quelque chose quand il n’y a rien à saisir…

    Le dessin reste sympa, rond, bonhomme, agréable à suivre, mais insuffisant à colmater les manques de l’histoire…

    J’ai eu du mal à aller au bout et si c’est plutôt joli à voir, ça présente un intérêt mineur…

    bd.otaku Le 13/01/2019 à 18:49:04

    Lors de l’album précédent de Camille Benyamina ( l’adaptation avec Eddy Simon de Chaque soir à onze heures de Malika Ferdjoukh) le lecteur était un peu laissé sur sa faim : les relations n’étaient qu’ébauchées, les rebondissements parfois précipités. Avec ce one shot écrit en collaboration avec Véronique Cazot toute la palette des sentiments … et des couleurs se déploie !
    J’aime beaucoup l’alliance de l’orange pimpant, solaire et « léonin » et du blanc « transparent » qu’on trouve dès la couverture puis tout au long de l’album et qui finit par caractériser les personnages. J’ai trouvé géniale l’utilisation « tremblée » que faisait la dessinatrice du gaufrier pour traduire le mouvement, et la transformation des cases en arrondis pour montrer les angoisses de Léonie ou au contraire les vraies « bulles » de bonheur des petites choses du quotidien. J’apprécie également les illustrations pleines pages où les couleurs pastel font tout passer, même les scènes un peu crues !
    Pour montrer l’invisibilité de son héros, Cyril Bonin choisissait dans L’homme qui n’existait pas d’en faire un peu un Passe-muraille à la Marcel Aymé et utilisait une palette de bleu et de vert pour le dépeindre en contraste avec les couleurs chaudes de la vraie vie. J’adore la solution de « transparence » adoptée par les deux auteurs (lorsque Max est par exemple sur le canapé) et l’utilisation de couleurs un peu délavées pour montrer la deuxième dimension dans laquelle évolue le héros ; le fonctionnement « en dédoublement » des objets imaginé par Véro Cazot est lui aussi vraiment inventif.
    C’est un travail extrêmement abouti qui mélange les genres : vaudeville (le triangle amoureux des voisines et du mari un peu benêt), satire (ah la psy ! ah le coloc relou et le hipster à deux neurones), comique (la mine et la verge réjouies de Max au parc m’ont valu un bon fou rire !) ; propose des personnages vraiment individualisés et croqués à la perfection qui ont le temps de s’épanouir sur les 120 pages. Ce roman graphique est à la fois une belle tranche de vie, une métaphore superbe sur « l’ultra moderne solitude » (le côté dégingandé et lunaire de Max me rappelle d’ailleurs un peu Souchon) et une extra-ordinaire histoire d’amour. La seule chose qui m’a moins convaincue est l’histoire de Maximilien que j’ai trouvée trop redondante par rapport à l’intrigue principale et trop grandiloquente. Il me semble que la simple mention du déni de grossesse de la mère aurait suffi à faire comprendre que Max était voué à l’invisibilité » dès sa naissance ….
    Alors en résumé : j’ai passé vraiment un moment aussi délicieux avec Max et Léonie que doit l’être la mousse framboise pistache des jardins de Léo !

    kurdy1207 Le 13/01/2019 à 18:39:40
    Androïdes (Soleil) - Tome 5 - Synn

    Un humanité recherche l’éternité en se matérialisant sous forme d’androïdes qui partent conquérir l’univers. Synn, l’une d’eux, échoue sur la planète TS-234589 avec son vaisseau qui se disloque.

    Sa faculté à se régénérer va la faire passer pour la déesse de la mort auprès de la population locale qui est très proche physiologiquement des hommes. Synn va créer Krit, un robot, à partir de débris. Ils vivront plusieurs siècles à observer la nature de la planète, leur mission première.

    Synn porte le poids de son éternité et tente sans réussite de s’en affranchir. En observation de la population locale, elle jalouse leur faculté à faire l’amour et de pouvoir ressentir toutes sortes d’émotions. Elle en éprouve une énorme envie. Avec Krit, ils vont alors tenter de faire le chemin inverse en transférant leurs esprits (et leurs âmes) dans des enveloppes charnelles composées à partir « du matériel génétique » des autochtones.

    Après de multiples tentatives infructueuses, ils réussiront à « s’humaniser » et découvriront tout ce qui fait le charme et le cauchemar d’une vie à protéger. Ils apprendront le désir, le sexe, la peur, la terreur, le rire, la douleur et la maladie.

    Une bien belle histoire que celle de Synn et Krit, nouveaux Adam et Eve. Le poids de l’éternité peut être lourd à porter mais je crois qu’avant tout que chacun est à la recherche de ce qu’il aimerait atteindre plutôt que de profiter de ce qu’il a.

    Un très bon tome de la série Androïdes.

    pierren25 Le 13/01/2019 à 14:52:51
    Namibia (Kenya - Saison 2) - Tome 5 - Épisode 5

    Un album qui clôt la saison d'une bonne façon, en mettant en scène un combat final dantesque avec avions, bombardiers détruisant le QG des envahisseurs. Le dessin de Marchal est correct.

    sebastien01 Le 13/01/2019 à 13:15:14
    Uncanny X-Force - Tome 2 - La Saga de l'Ange Noir

    Dans ce deuxième Deluxe, une longue histoire sur la destinée d’Archangel, successeur de feu Apocalypse (Uncanny X-Force 2010, #11-19).

    Cette histoire, toujours scénarisée par Rick Remender, se divise en deux temps. Dans un premier temps, avec Mark Brooks au dessin, la X-Force est envoyée dans une autre dimension par le Fauve noir dans le but d’y récupérer une graine de vie destinée à sauver Archangel. Evidemment, rien ne s’y passe comme prévu et la X-Force affronte successivement les super-héros puis les Sentinelles et enfin les super-vilains de cette dimension avant de s’enfuir avec la graine de vie. Au final, cette première partie est essentiellement orientée action et donc peu intéressante.

    Dans un second temps, Archangel, le Fauve noir et les quatre cavaliers de l’apocalypse font équipe pour refaçonner le monde à l’aide de la graine de vie et du "Monde miniature". La X-Force se lance à l’attaque et débute alors une débauche d’action hyper violente. Jerome Opeña est de retour au dessin donc cette seconde partie est graphiquement sublime. Toutefois, le scénario s’appuie trop sur la violence permise sur ce titre ; amis ou ennemis, tout le monde se fait tôt ou tard découper, démembrer, décapiter ou tuer d’autre manière...
    Il y a certes quelques explications intéressantes sur le réensemencement, de bons personnages secondaires (Génocide, Iceberg) et un beau développement du trio amoureux Archangel / Psylocke / Fantomex mais j’attendais mieux d’une histoire initiée dès le début du run de Remender et étalée sur huit numéros. Conclusion : une légère déception.

    sebastien01 Le 13/01/2019 à 13:14:54
    Uncanny X-Force - Tome 1 - La Solution Apocalypse

    Un premier Deluxe sur le très bon run de Rick Remender, long d’une trentaine de numéros, pour cette nouvelle itération de la X-Force (Wolverine: Road to Hell 2010, #1 (III) et Uncanny X-Force 2010, #1-10).

    Après les événements de Schism, Wolverine quitte les X-Men, refonde l’école pour jeunes surdoués et rejoint la X-Force, une équipe de super-héros durs-à-cuire – et moralement ambigus – qui opèrent clandestinement pour protéger Utopia. Composée cette fois-ci de Wolverine, d’Angel, de Psylocke, de Fantomex et de Deadpool, ses missions sont plus violentes voire sanglantes qu’à l’accoutumée et la tonalité générale du titre est résolument adulte. A l’inverse de nombreux comics où les personnages se battent généralement sans se faire le moindre mal, cette série offre une autre vision du super-héros et s’en trouve très plaisante à lire.

    Dans la première intrigue, la X-Force affronte Apocalypse, un adversaire qui servira de fil rouge tout au long de la première moitié du run de Remender. Bien qu’il ne s’agisse encore que d’un enfant, ses quatre cavaliers de l’apocalypse (Guerre, Famine, Pestilence et Mort) sont très bien personnifiés et utilisés lors des inévitables affrontements. Et bien que l’on connaisse par avance l’immortalité de nos super-héros, leur mise en danger est intéressante du début à la fin. Quant au dessin de Jerome Opeña, il est tout simplement magnifique.

    Dans la seconde intrigue, la X-Force affronte des Deathlok, sortes de super-héros robotisés, venus du futur, devenus super-vilains et vivants dans un "Monde miniature"... Une idée poussive, fort mal expliquée, presque un prétexte à une succession d’affrontements.

    Les autres numéros sont des histoires indépendantes plus ou moins centrées sur un membre de l’équipe : Psylocke dézingue une bande de Reavers avant qu’ils ne parviennent à Utopia (avec, au dessin, le très bon Rafael Albuquerque) ; Angel devient Archangel pour sortir son équipe d’une mauvaise passe (avec, au dessin, Billy Tan, tout aussi bon) ; Wolverine assassine un vieux nazi ; et les méfaits d’Angel/Archangel menacent de sortir dans la presse. Bref, sans être d’un grand intérêt, ces courtes histoires n’en sont pas moins très plaisantes, notamment grâce à leur dessin.

    canarenchaine Le 12/01/2019 à 20:27:04

    A partir des carnets particulièrement précis de Louis Barthas, Fredman réussit la prouesse de nous faire ressentir la réalité de ce que Barthas et ses compagnons ont vécu. On sent au delà de l'horreur de la guerre, de la connerie sanglante des états-major, cette boue qui les cerne, les engloutit. Un dessin minutieux rehaussé par une colo pertinente. Beau travail.

    canarenchaine Le 12/01/2019 à 20:14:43

    Surprenant, parfois déroutant mais mené avec maestria. Beau travail qui m'a donné envie de le relire en écoutant Monk (Thelonious alone in San Francisco). liste d'enregistrements en fin de bd très pertinente

    voltaire Le 12/01/2019 à 20:09:50
    Clary Nett et Cie - Tome 1 - Gare au Loup Garou

    Clary Nett est une série parue en français sous deux titres différents Clary Nett donc et Cari Fleur. Cette bande créée par Bob Mau est parue à l'origine dans la Gazet van Antwerpen en 1964 et 1965. Plusieurs albums sous le titre de Cari Fleur étaient offert en cadeau contre un certain nombre de points de fidélité avec les potages Knorr puis les cafés Rombouts.
    Mon Journal tenta de profiter de la vogue des albums des années 70 pour installer cette journaliste et détective privée.
    A condition d'avoir moins de 10 ans, ces différentes histoires peuvent plaire car assez simplistes.
    Ce loup-garou ci masque une affaire d'escroquerie et fait penser (de très loin par temps de brouillard et de nuit) à Surboum pour 4 roues.
    Strictement pour les jeunes enfants donc.

    darwin03 Le 12/01/2019 à 19:34:27
    Marshal Bass - Tome 3 - Son nom est personne

    Bonjour du western très noir violent c est de la bd de très bon niveau peu être un peu moins l histoire mais c est vivement conseillé

    kurdy1207 Le 12/01/2019 à 19:11:02
    Le masque de Fudo - Tome 3 - Feu

    Un graphisme toujours de haute volée. D’ailleurs, je me suis d’abord laissé aller à feuilleter entièrement l’album avant de le lire. Dans ce troisième tome, j’ai beaucoup aimé la métaphore du masque. A force de porter un masque, nous perdons notre personnalité que cela soit en bien ou en mal. A force de volonté il est possible de s’améliorer comme Kotaro qui séduit la princesse Kime ou sombrer dans un masque de haine comme Shinnosuke. La question que nous pouvons nous poser à la dernière page : comment réagira Shinnosuke à l’acte d’amour ultime de Kaïda ? Colère démultipliée ou raison retrouvée ? je penche pour la colère…

    pouetepremier Le 12/01/2019 à 14:30:42
    Imbattable - Tome 1 - Justice et légumes frais

    Très chouette mais l'idée n'est pas neuve. On la trouve dans certaines histoires de Fred (Philémon) en 73 dans "le fond de l'air est frais" .Puis plus tard dans "Y a plus de saison" avec des histoires en kit et même une bd en 3D ( le personnage parle avec un gars qui frappe a sa porte. La page fait office de porte il faut passer d'une page a celle de derrière et à chaque case pour suivre le dialogue ...

    pouetepremier Le 12/01/2019 à 14:00:21
    Frank Cappa - Tome 4 - Viet-Song

    L'histoire d'un reporter de guerre qui cherche à nous montrer les horreurs de la guerre du Vietnam sans vraiment y parvenir. Ça débute sur 3 pages sur prostitution des mineurs pour basculer vers le kidnapping (par les vietcongs ! ) et l'évasion du héros ...c'est un peu raccommodé cette affaire

    pouetepremier Le 12/01/2019 à 13:46:22
    Il faut flinguer Ramirez - Tome 1 - Acte 1

    Graphiquement splendide, tout y est superbe. Ceci dit, le suspense a beau être parfaitement tenu le scénario reste un peu maigre : Ramirez, réparateur d aspirateurs sourd et muet, est il le plus gros tueur du pays sur 114 pages...mais bon vrai c'est très bien fait

    pouetepremier Le 12/01/2019 à 13:32:01

    Son titre l’annonce, "Martin bonheur" est d’un bonheur absolu...
    Tout est crédible dans cette histoire bluette dont le superbe dessin permet d'embellir le niveau. Le mélange du guide touristique pour une Normandie fantastique et d’un sentimentalisme propre est délicieux.

    Nadel Le 12/01/2019 à 09:41:13
    La venin - Tome 1 - Déluge de feu

    De très beau dessins… Une histoire prenante qui démarre sur les chapeau de roue… On attends la suite avec impatience

    bd.otaku Le 11/01/2019 à 23:52:25

    A l'instar de son titre fondé sur l'homonymie, le détournement et les solides références culturelles de son scénariste (il n'est nullement question de gyrophare ici mais d'une créature mythique croquée par un peintre pompeux) , cet album paru dans la collection -prédestinée!- "poisson pilote est tout bonnement surprenant et jubilatoire.

    Situé aux débuts de l'impressionnisme, il constitue tout d'abord une féroce satire des salons et des peintres académiques (tels Cabanel et Bouguereau que goutait tant Napoléon III )grâce à son portait caustique du peintre raté Gélinet et du critique d'art imbu de lui-même Fulmel et surtout grâce au bonus présent dans la première édition : un faux catalogue d'exposition aux commentaires ampoulés à souhait !

    Mais il ne se réduit pas à la peinture d'un milieu étouffant, hypocrite, corseté et moribond ( qu'on retrouvera une dizaine d'années plus tard dans "Monsieur désire ? " du même Hubert); En effet le scénariste qui est aussi coloriste lui offre une dimension poétique dans une palette pastel ; cet aspect est accentué par le dessin délicat de Zanzim qui magnifie l'héroïne, "sirène défectueuse" ( elle chante affreusement mal et déteste noyer ses amants ) qui, même sans jambes, mène la danse ! Montée à Paris de sa Bretagne , elle va découvrir l'amour mais surtout éprouver un véritable coup de foudre pour … la peinture impressionniste , refuser son rôle de potiche "modèle," ne pas finir tragiquement comme sa cousine de Copenhague et répudier son "prince" pour mener sa vie comme elle l'entend !
    Bref, cet album hommage en creux à la peinture impressionniste est également féministe ! A déguster sans modération !

    Ocatarinetabelatchixtchix Le 11/01/2019 à 22:34:34
    Spirou et Fantasio - Tome 11 - Le gorille a bonne mine

    Encore un tout grand album de Franquin qui se lit avec beaucoup de plaisir. Certes, la deuxième histoire du livre est un peu moins bonne que la première mais cela reste du très haut niveau. Les dessins et les décors sont sublimes, Franquin nous démontre une fois de plus l'étendue de son incroyable talent.

    Bdphildefer Le 11/01/2019 à 20:47:03
    Astérix - Tome 33 - Le ciel lui tombe sur la tête

    Quel honte d'avoir fait une si mauvaise BD, d'avoir sali une si belle série de l'univers de la bande dessinée.
    Un véritable malheur, c'est en lisant des BD aussi débiles qu'on a une mauvaise image de la BD.
    Quand à l'histoire, elle est sans dessus dessous !!!
    A fuir absolument !!!

    Bdphildefer Le 11/01/2019 à 20:41:29
    Blake et Mortimer - Tome 6 - La marque jaune

    La "Marque Jaune" surement le meilleur album de Blake et Mortimer.
    Du grand E.P Jacobs!!
    A lire a-bso-lu-ment.
    Du niveau d'une véritable oeuvre littéraire !!!
    Un très bon 5*.

    Easy-bd Le 11/01/2019 à 19:43:04
    Timoléon - Tome 2 - 4 pas dans l'avenir

    Il est évident que ce deuxième tome n'a pas la force du premier mais tout de même; quelle BD! Et toujours les magnifiques dessins d'Alexis. Et ce scénario. Dix ans avant l'arrivée du jeune Marty McFly et sa DeLorean tout était déjà dit. A lire absolument.

    Easy-bd Le 11/01/2019 à 19:27:42
    Timoléon - Tome 1 - Time is money

    BD indispensable ! Il FAUT avoir lu et admirer les dessins de cette oeuvre qui ma fait définitivement aimer la Bande Dessinée. Pour ceux qui recherche la véritable édition originale, notez qu'il existe une édition de 1978 avec sur la couverture le logo Dargaud avec le mot "éditeur" identique à l'EO. C'est seulement en page 2 que l'on peut lire que le dépôt légal est du troisième trimestre 1978 et non pas de 1974.

    jbge Le 11/01/2019 à 18:12:41

    une belle histoire fictive, mais construite sur des faits historiques, dans une période noire de notre histoire. Je reste fasciné par ces âmes courageuses qui se sont mobilisées contre l'horreur.
    Je recommande chaudement l'album.

    jbge Le 11/01/2019 à 18:03:18
    Nosferatu (Peru/Martino) - Tome 2 - Para bellum

    une bande dessinée qui semblait sympa, avec clairement une histoire de vampire; après on aime ou on aime pas. Malheureusement, ici on mélange tout, il y a des retournements de situations complètement improbables, des personnages qui changent du tout au tout...

    jbge Le 11/01/2019 à 17:58:20

    même si le dessin est de qualité, l'idée de base est peu intéressante, et beaucoup de choses n'apportent rien à l'histoire. Le découpage de la narration pénalise également la fluidité de la lecture... la critique est facile, mais je n'ai vraiment pas accroché.

    Krompir Le 11/01/2019 à 15:04:43

    Les pantalonnades d'un macho insécure qui navigue au milieu de femmes libérées. Si la plupart des sketches naviguent entre le nombril et le divertisseur, un fond émotionnel est présent pour rendre les personnages attachants.
    Dessin basique, mais approprié afin de ne pas se prendre la tête avec les situations.

    darwin03 Le 11/01/2019 à 10:27:54
    Blake et Mortimer - Tome 25 - La Vallée des Immortels - Tome 1 - Menace sur Hong Kong

    Bonjour je me permet de rajouter un petit commentaire .Apres une seconde lecture l album est toujours aussi bon et j ai découvert le capitaine Haddock !!!Une fois de plus bravo aux auteurs et dessinateurs Phil

    Yovo Le 11/01/2019 à 07:23:31
    U.C.C. Dolores - Tome 1 - La trace des nouveaux pionniers

    Une chose est sûre c’est qu’après une telle promo, les râleurs diront "tout ça pour ça" et ils auront sans doute raison... D’un autre côté les bons publics pas trop exigeants seront contents de s’être fait gentiment rouler en achetant UCC Dolores !
    En bref, ce n’est pas complètement nul, il y a du bon même, mais c’est loin d’être transcendant non plus… Du calibré très grand public, basique et stéréotypé, sans la moindre surprise.
    Un premier tome qui se lit à une vitesse fulgurante, les maigres éléments du scénario ne parvenant pas à retenir l’attention. Restent les clins d’œil ici ou là aux références du genre que les quarantenaires nostalgiques s’amuseront à chercher, et l’espoir (bien mince, soyons honnête) que l’histoire s’emballe et monte de plusieurs niveaux au prochain épisode…

    Krompir Le 11/01/2019 à 04:57:07
    Humphrey Beauregard - Tome 2 - Saltracaz

    Péripéties typiques de détective, avec des saynète inattendues. Quelques calembours savoureux.
    Le privé Beauregard gagnerait à avoir une personnalité plus marquée que son faire-valoir, Teacup.
    Faciès typés, décors ordinaires, cadrages variés.
    Un accessit pour la belle coloration.

    pysa Le 10/01/2019 à 10:18:17
    Le templier de Notre-Dame - Tome 1 - L'envoûtement

    Un jeune templier est chargé de comprendre quel enchantement maléfique perturbe la construction de Notre-Dame. Sa quête le mènera à Montségur et à Jérusalem. L'intrigue est un peu confuse et manque de vraisemblance. Les dessins sont plutôt réussis.

    picot750 Le 10/01/2019 à 09:24:07
    (AUT) Bœuf, Benoît - Tome 1 - Guerrière Artbook

    Vu et feuilleté chez un copain qui avait participé à la souscription pour ce livre. Franchement, quand je vois ce genre de livres, je me dis que le financement participatif et l'auto-édition n'apportent pas que du bon, et que les éditeurs, aussi critiquables soient ils, ont au moins le mérite de faire un tri, ce qui permet de ne pas publier n'importe quoi.
    Guerrières est un livre de dessins, très amateurs, pas vraiment moches, mais pas vraiment beaux non plus. Les femmes ne font pas rêver, et, la plupart du temps, il s'agit de fan art et pas de créations originales.
    En plus, l'auteur nous gratifie de jeux de mots un peu pourris, disons-le, à chaque page, avec des noms de guerrières sortis tout droit d'une cours de récréation d'école maternelle. Je vous en cite un ou deux : Amy Whiteblouse, une infirmière ; Macciavelita l'angélique ; Kindera la surprenante ; Ogram la picte... PFFF...

    Beaucoup de dessins ressemblent à des choses déjà vues, je pense qu'il y a dans ce livre des tentatives d'imitations d'Ana Mirralès, de Thierry Girod, pour ne citer que ceux là.

    D'un point de vu purement "dessin", il y a de nombreuses erreurs, les proportions sont souvent mauvaises, beaucoup de mains ratées, des têtes souvent trop grosses, des jambes trop petites ou trop fines. Des erreurs de débutant.

    C'est d'ailleurs sans doute là la pus grande faiblesse de ce livre. Sans doute a t-il été fait trop tôt dans la carrière du dessinateur, qui manque peut-être de maturité au moment où il l'a publié. Certains dessins sont d'ailleurs plus réussis, mais trop peu méritent, à mon avis d'être publiés. S'il lit mes lignes, j'espère qu'il ne s'en offusquera pas, mais au contraire que mes critiques lui donneront envie de s'améliorer, de prouver qu'il sait peut-être faire mieux.
    Et qu'il ne se précipite pas pour republier un autre livre, il doit encore progresser, parfois les meilleures écoles sont celles du temps et de la pratique. Le premier manque de ce livre est, visiblement, un manque de recul de la part du dessinateur, je me permets donc de lui conseiller de prendre son temps et de retenter sa chance pour un second livre quand il sera vraiment au point. Lui comme ses lecteurs en sortiront gagnants.

    kurdy1207 Le 10/01/2019 à 08:12:31

    Excellent comme d’habitude ! Patrick Prugne nous offre une fois de plus une bd qui est un délice pour les yeux. L’histoire manque peut-être un peu de tonicité pour que j’adhère complètement. On ne retrouve pas la poésie que l’on pouvait ressentir dans le grandiose « Canoë Bay » malgré un superbe graphisme. L’histoire s’y prête peut-être un peu moins (pourtant avec ces îles magnifiques…). Ces commentaires, c’est vraiment pour faire du mal aux mouches car j’ai vraiment aimé.

    Sofian385 Le 10/01/2019 à 06:49:29
    Garfield - Tome 1 - Prend du poids

    Une BD à un humour incroyable cynique et sarcastique avec Garfield un car auquel on s'attache beaucoup.Mieu que certaines BD humouristique francophone !!!Même si l'humour et le sens du gag est TRÈS dur à comprendre (j'ai dû relire plusieurs fois)j'invitnaux gens qui font de mauvaises critiques à relire et comprendre pas seulement la chute mais la méchanceté envers son maître et l'égo du chat.L'humour anglophone est selon moi le meilleur je vous recommande fortement de relire la BD et d'en découvrir d'autres.(5 étoiles selon moi)

    Yovo Le 09/01/2019 à 21:23:14
    Marshal Bass - Tome 1 - Black & white

    Bonne entrée en matière pour ce western assez classique. Il ne m’avait pas forcément emballé au départ, ce sont plutôt les bons commentaires qui m’ont convaincus.
    Ambiance et personnages sont au rendez-vous, c’est vrai, mais j’avoue que j’en attendais mieux au niveau du dessin. Les visages, notamment, sont parfois assez médiocres. En revanche paysages, décors et couleurs sont superbes. Je ne regrette pas l'achat et vais prendre la suite en espérant qu’elle soit un peu meilleure scénaristiquement parlant.

    ZOULOUBREDIN5 Le 09/01/2019 à 20:29:21
    Nestor Burma - Tome 13 - Corrida aux Champs-Élysées

    Album intéressant une impression peut être plus moderne toutefois un nouvel opus qu'on dévore sans modération Longue vie à Nestor Burma

    Krompir Le 09/01/2019 à 18:51:10

    En plus de nous remémorer quelques jurons savoureux passés de mode, cet album combine avec un rare bonheur l'imprécation explosive, celle que l'on éjacule lorsqu'on se cogne le petit orteil sur le pied du lit, avec une vignette d'une élégante finesse.
    Leur combinaison est imparable ! Cet album pourrait venir avec une garantie de remboursement si on ne s'esclaffe pas aux deux pages...

    Easy-bd Le 09/01/2019 à 18:34:26

    Il existe également une édition de 1973 (date indiquée en page 2), dos plat, texte vertical et 4eme plat avec "ISBN 2-8001-0094-X imprimé en Belgique" puis D. 1972/0089/80

    6350frederic Le 09/01/2019 à 18:12:13
    Secrets - Samsara - Tome 2 - Samsara tome 2

    Je suis fan : les dessins nous mettent tout de suite dans l'ambiance , le scenario est superbement mené avec des rebondissements pour nous maintenir en haleine et on suit donc ces 2 expéditions avec plaisir

    PAbBDGest Le 09/01/2019 à 17:54:18
    Lefranc - Tome 24 - L'enfant Staline

    Enfin un dessin maîtrisé et un bon enchaînement des vignettes, cela faisait longtemps. Le scénario, si l’on fait abstraction d’un certain simplisme consensuel, est bien ficelé. Pourvu que cela doure.

    Pascal Garin Le 09/01/2019 à 17:42:55
    Champignac - Tome 1 - Enigma

    Voilà une excellente surprise : quelques clins d’œil malicieux (Pacôme amoureux, la marque à la pomme, etc.) et une intrigue solidement charpentée, crédible sur fond de vérité historique (la description méticuleuse de la machine Enigma fut une révélation pour moi, pourtant passionné de nouvelles technologies). L’humour est aussi présent et donne à la lecture un côté très plaisant : bravo pour ce premier opus. On attend la suite !

    PAbBDGest Le 09/01/2019 à 17:15:45
    Lefranc - Tome 23 - L'éternel shogun

    Sentiment mitigé. Le dessin tient la route mais verse parfois dans la simplicité. Il faut dire que donner de l’expression aux personnages de Martin n’est pas facile. Le scénario est tout à fait correct avec, comme souvent chez Lefranc, des transitions très ... transitives. Le plus ennuyeux, ce sont les fautes d’orthographe, ça m’a gêné.

    Rody Sansei Le 09/01/2019 à 09:31:46
    Champignac - Tome 1 - Enigma

    C'est la "fameuse" histoire de Turing qui nous est racontée ici, par les yeux de Pacôme de Champignac.

    J'ai trouvé "intéressante" l'explication des codages (qui est absente de l'excellent film "Imitation game", mais elle brise le rythme de lecture, et c'est dommage (et n'est pas vraiment accessible aux plus jeunes, à mon avis).

    Pour ceux qui ont vu le film (issu lui-même du livre plus difficile à lire et dont j'avais abandonné la lecture en cours), il y a clairement une redite par rapport au film, et je pense que je n'achèterai pas la BD pour ça (même si j'adore le dessin).

    Il n'est pas facile d'intéresser les lecteurs sur un domaine assez technique, et cette BD sera j'espère un pas dans ce domaine (même si c'est avant tout cette histoire méconnue qui à elle seule vaut le détour).

    kingtoof Le 09/01/2019 à 06:58:32
    Tintin - Divers - Tome 72 - Le Tournesol illustré

    Une biographie du célèbre professeur pleine d'humour et de tendresse, offert aux passionnés de Tintin, par Albert Algoud.

    Sotelo Le 08/01/2019 à 20:52:34

    Voici une oeuvre tout simplement essentielle : le premier manga publié par le "dieu du manga" Osamu Tezuka. En réalité, la version qui nous est présentée ici date de 1984 et il s'agit d'une version remaniée de l'oeuvre, les planches originales de 1947 ayant été perdues. Si le scénario n'a rien d'extraordinaire et peut même sembler assez simpliste, on peut déjà apprécier le sens du rythme de Tezuka et ce découpage si particulier, qui feront plus tard sa légende. Si cette nouvelle île au trésor est plutôt recommandée pour les enfants, les adultes et les amateurs sauront aussi y trouver leur compte et apprécier le premier succès de l'un des plus grands auteurs de bandes dessinées au monde.

    Johnny Fletcher Le 08/01/2019 à 16:07:28
    Xan - Tome 1 - L'or de la mort

    Un formidable premier épisode. Martin au scénario est terriblement inspiré, précis, maniant les rouages romanesques comme jamais, insufflant du mystère et, projetant des ombres effrayantes sur un recit qui nous tient en haleine de la première à la dernière case.
    Quant aus dessins de Pleyers, ils atteignent comme rarement dans les séries historiques des sommets de puissance évocatrices de l'univers médiéval. Chaque case développe une force de représentation qui mériterait à elle seule l'achat de cet album. Le trait est tout en délicatesse, les couleurs ont le charme de ce qui ne se fait malheureusement plus. Le classicisme dans ce qu'il a de plus fascinant.
    Du très grand art, sur tous les plans.

    6350frederic Le 08/01/2019 à 13:46:34

    J'ai bien aimé cet album , le héros est très humain , l'histoire attachante , le dessin simple mais parfaitement efficace , on passe un bon moment et on dévore ces 80 pages avec plaisir

    Wingfoot Le 08/01/2019 à 13:31:12
    Kalimbo - Tome 1 - Mata-Mata

    Commençons par le positif : le dessin des personnages est très beau. L'argument est intriguant : un vieil éléphant quitte le troupeau alors qu'il sent son heure arriver. Il apprête à accomplir son dernier voyage, accompagné de son meilleur ami...
    Au bout de quelques pages, force est de constater que l'on n'aura rien d'autre. Le dessin de Besson est beau mais froid et les décors, très pauvres, manquent cruellement de vie. Le pire reste toutefois le scénario. L'argument a un potentiel énorme mais le scénario de Crisse n'est qu'une tisane qui emprunte à droite et à gauche (de Kipling à l'Âge de Glace) et aligne lieu commun sur lieu commun. Les dialogues vont de médiocres à affligeants de bêtise. La scène finale à elle seule suffit à enterrer cet album pourtant si prometteur.
    Bref, c'est générique, ça fait le taf mais ça prend surtout nos enfants pour de (futurs) idiots.

    francoispef Le 08/01/2019 à 12:03:05
    Il faut flinguer Ramirez - Tome 1 - Acte 1

    Scénario, dessins, mise en page, couleurs, univers, atmosphère, humour, les petits plus insérés ici ou là, excellents!

    Cellophane Le 08/01/2019 à 10:10:00

    Un bien joli ouvrage.

    La trame en est assez linéaire et logique – encore que venir chercher un « héros de pacotille » pour sauver un état est une base assez amusante.

    Mais surtout, ce qui est plaisant, c’est l’histoire sait prendre son temps. On ne chemine pas pendant trois jours en deux pages. Les situations sont toutes développées de façon plus que satisfaisante pour nous laisser nous immerger totalement dans cette épopée.

    Le scénario n’hésite devant rien – et si les deux scènes d’ouverture sont les plus extrêmes, c’est parce qu’elles le méritaient plus. Le reste, là encore, suit joliment la logique.

    Les personnages m’ont semblé suffisamment fouillé pour être crédible même si chacun n’a globalement qu’un caractère majeur.

    Les dialogues sont bien développés et ne manque pas d’humour.

    Enfin, le dessin est efficace, soigné, et on a régulièrement droit à de jolis paysages ou décors, avec des personnages aisément reconnaissables.

    Bref, une belle fresque de l’ouest sauvage.

    Segaman Le 08/01/2019 à 02:48:40
    Les passagers du vent - Tome 5 - Le bois d'ébène

    Une conclusion dantesque avec de multiples rebondissements.

    Le scénario parfaitement travaillé donne une aventure toujours plus rythmée et efficace. Un must.

    Une question demeure cependant : y avait-il beaucoup de gens qui, comme l'héroïne, remettaient en cause l'esclavage à l'époque de l'esclavage ?

    Néanmoins cette œuvre semble apporter un témoignage plutôt bien documenté sur cette période de la traite négriere et du commerce triangulaire à la Révolution.

    Segaman Le 08/01/2019 à 02:40:01
    Les passagers du vent - Tome 2 - Le ponton

    Ce deuxième épisode débute sur un faux rythme... Très peu de temps. Car l'aventure repart vite de plus belle avec tous ces rebondissements qui font aimer cette œuvre comme un roman de Dumas.

    Le dessin, toujours typique et agréable, est parfois irrégulier d'une image à l'autre. Mais la force de cette aventure et les aléas de l'histoire avec toujours plus de morts (un peu comme dans Game of Throne, toute proportion gardée cependant) capte l'attention du lecteur en permanence.

    L'épilogue ouvre déjà l'appétit pour le prochain tome... Et dire qu'à sa sortie il fallait attendre un an ou deux pour lire la suite.

    Segaman Le 08/01/2019 à 02:31:00
    Les passagers du vent - Tome 1 - La fille sous la dunette

    Ce premier tome préfigure l'aventure qui attend le lecteur durant cette première série de 5 volumes.

    Des dessins caractéristiques, une trame historique parfaitement étudiée à chaque détail tant dans le dessin que dans le récit, un rythme endiablé, voilà F. BOURGEON qui nous offre une aventure à rebondissements des plus prenantes.

    Un premier volume dont la lecture vous dira si vous souhaitez en découvrir davantage ou pas. Mais sincèrement, quel rythme !

    À découvrir ou re-découvrir.

    Bourbix Le 07/01/2019 à 23:17:41
    Champignac - Tome 1 - Enigma

    Champignac sort de sa zone de confort et c'est tant mieux. Un album mêlant fiction et faits historiques, sous la houlette d'auteurs inspirés. Sabre de bois, je ne m'y attendais pas !

    Shaddam4 Le 07/01/2019 à 15:47:28
    Le caravage - Tome 2 - Seconde partie - La grâce

    A l'occasion de la parution du tome 2 de conclusion de cette histoire dessinée par le maître Manara j'ai entrepris la lecture du double album dans son intégralité. Si j'admire le talent de l'artiste italien, comme beaucoup sa bibliographie m'a déçu et je ne parle que des albums non érotiques. La saga ultra violente de Jodorowsky sur les Borgia dépeignait les mêmes lieux (Rome et l'Italie) un siècle avant où Manara reprenait déjà ses thématiques graphiques à la fois fascinantes et redondantes: la plèbe, les ruines de la Cité, les paysages de l'Italie, la violence et la crudité de la vie. Peu attiré par le sujet je profite de l'occasion pour découvrir un double album apaisé où l'on découvre les mœurs de l'époque mais aussi beaucoup le quotidien artistique, le travail des peintres de la Renaissance que l'on n'a jamais aussi bien vu en action.

    Michelangelo Merisi arrive à Rome en provenance de Milan après une formation dans l'atelier d'un disciple du Titien. Jeune homme fougueux, ambitieux, son talent est rapidement repéré par un cardinal humaniste qui tente de le protéger de son envie de vérité qui le mets en danger face à deux ennemis: l'intégrisme de la foi et les souteneurs des prostituées qu'il utilise comme modèles...

    Les BD sur le Moyen-Age ont ceci de fascinant qu'elles ont souvent un côté naturaliste qui dénote totalement avec les images d’Épinal ou de la Fantasy anglo-saxone. Elles permettent en outre de mettre en lien une vie quotidienne crue et simple avec des œuvres ou événements mis sur des piédestal dans les musées ou narrés par la Geste historique officielle. A ce titre l'album de Milo Manara sur le Caravage ressemble à la magnifique trilogie de Luigi Critone sur François Villon, où l'on retrouvait en outre un style graphique italien de paysages vaporeux (visuels qui inspirent aussi Marini sur sa série Scorpion). Il y a beaucoup de similitudes dans le traitement de ces deux personnages, grands artistes inspirés et hommes simples, soumis à des pulsions violentes qui les entraînent dans des déboires judiciaires. Seule l'admiration de puissants seigneurs humanistes les sauve de leurs démons. La violence des époques, la sexualité et la corruption de sociétés basées sur la force  et la religion sont dépeintes dans ces deux séries.

    Dans Caravage les deux albums sont relativement distincts, et c'est ce qui rend la série intéressante. Si les décors romains occupés par des foules besogneuses ont déjà été illustrés par Manara dans d'autres BD, le second album intitulé "Grâce" (dans l'attente de la grâce judiciaire du Caravage suite à son combat du premier album), se déroule dans le sud, entre les territoires lumineux du château de Malte et les villages de Sicile. Quand le premier volume se situait au cœur du pouvoir et des arts, la suite nous dépeint une société d'ordre militaire, celle des chevaliers de Malte, et montre combien ce monde de la Renaissance tout juste échappé du Moyen-Age est morcelé, éloigné et illustre l'absence de Nation italienne à l'époque. Le découpage est un peu abrupte avec une continuité assez décousue et des deus ex machina qui indiquent que Manara reste un grand dessinateur avant d'être un grand scénariste. Mais l'histoire est intéressante et prends par moment la forme de récits d'aventure et de cape et d'épée de par la propension violente du grand peintre. L'auteur a la bonne idée de ne pas faire de sa série  un précis d'histoire de l'art qui aurait étouffé la vision épique. Avec un premier tome plus porté sur l'acte de création et un second plus aventureux, la lecture s'enchaîne très légèrement.

    Les dessins ne sont pas les plus précis qu'ait réalisés Manara mais son style est toujours aussi clair, esthétique et ses colorisations rendent parfaitement des ambiances toutes particulières, celle des paysages méditerranéens ou des intérieurs du XVII° siècle, avec nombre de citations graphiques de Piranese et d'autres peintres de la Renaissance. La plèbe permet au dessinateur de montrer les belles formes habituelles de ses demoiselles, mais sans excès, restant sur son sujet. Les expressions faciales en revanche sont réellement très percutantes.

    Manara s'est toujours intéressé à la création et l'histoire de l'art (le Giuseppe Bergman critiqué sur ce blog portait déjà sur le sujet). Sa description de l'homme Caravage plus que du peintre permet un récit populaire d'une époque fascinante. Très équilibrée, sa série est probablement l'une des plus intéressantes et accessible de la bibliographie du maître de l'érotisme, associant intérêt graphique, historique et artistique. Il est bien dommage que Glénat n'ait pas anticipé la publication d'une intégrale augmentée pour les fêtes de Noël tant Caravage ferait un très beau cadeau.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/12/26/le-caravage

    Shaddam4 Le 07/01/2019 à 15:25:33

    Le second et dernier volume de la série Jupiter's Legacy, intitulée "le soulèvement" reprend la couverture originale de l'édition US dans une maquette simple mais élégante de Panini. L'album comprend la traditionnelle galerie de couvertures additionnelles en plus d'un carnet de croquis et d'une bio à jour des auteurs. A noter que le coloriste du volume 1 a changé, avec une petite perte de qualité à ce niveau. L'album se termine avec une possibilité de suite et les Millar a produit avec un autre dessinateur un préquel, Jupiter's Circle racontant les aventures de Skyfox, le meilleur ami d'Utopian, sorti entre les deux tomes de la série mère. Le potentiel de l'univers est évidemment gigantesque même si Millar continue rarement ses séries sur de longs arcs.

    La rébellion a sonné pour les descendants d'Utopian décidés à libérer les super-vilains, seuls à même de former une armée pur mettre à bas la dictature de Brandon et son oncle. Parmi eux, Skyfox, le chef des méchants, ancien meilleur ami du fondateur Utopian et accessoirement grand-père de Jason...

    La lecture du premier tome m'avais subjugué, comme c'est souvent le cas avec les scénarii de Mark Millar. Le sentiment d'avoir sous les yeux un album majeur au même titre que son Red son, uchronie plaçant Superman dans un univers soviétique. Si la cesure entre les deux tomes peut surprendre (la coupure chronologique de plusieurs années avec l'arrivée du jeune Jason était intéressante mais aurait pu être placée entre les deux tomes), l'intrigue reste linéaire et passionnante, avec le cadre classique des derniers espoirs contestant un pouvoir dictatorial. La petite faiblesse tient à la moindre surprise, le basculement entre le monde d'avant, celui d'Utopian et celui de son frère se faisant dans le tome précédent. Du coup on attend des surprises du même ordre qui tardent à venir. le principal intérêt repose dans ce volume sur la vérité variable selon le camp que l'on occupe, avec un Skyfox présenté comme le super-méchant qui se trouve être en réalité un simple contestataire de l'ordre établi. Ici la dimension politique qui rend la série passionnante revient en illustrant que ce sont les détenteurs du pouvoir qui déterminent qui est bon et qui est méchant. Avec en petit bonus l'attitude très bad-ass du grand-père de Jason, sa clope au bec et son nihilisme égoïste. En revanche la virulence du propos économique retombe presque totalement et l'on se retrouve avec un comic plus classique, moins sulfureux. Quand Jupiter #1 trouvait l'alchimie parfaite entre l'entertainment graphique virtuose (les inventions délirantes de Quitely sur les pouvoirs) et le pamphlet à la Renato Jones, le deux se contente d'achever ce qui a été lancé. Il est probable que les deux volumes doivent se lire à la suite et devrait être désormais édités en un unique volume comprenant Jupiter's Circle tant la coupure n'est scénaristiquement pas pertinente.

    Hormis ce bémol, cette clôture reste de très haut niveau, avec toujours ce découpage très horizontal du dessinateur écossais qui permet une formidable lisibilité et un dynamisme digne d'un manga. La puissance des explosions, envols, la gestion de la temporalité des cases est affolante et rappelle par moments les jeux graphiques de Trevor Hairsine sur Divinity (les deux illustrateurs britanniques partagent d'ailleurs un style très crayonné et organique). La grands originalité de Jupiter's Legacy, dans un cadre de Super-héros très formaté, repose sur les trouvailles quand aux pouvoirs et effets physiques: la téléportation d'un train en action sur une rangée de soldats, la manipulation mentale ou l'héroïne qui voyage sur les électrons sont des exemples d'idées très motivantes. Le changement de coloriste pose des textures moins subtiles que sur le premier tome, ce qui est dommage, même si la cohérence entre les deux n'est pas remise en question. Le design des héros reste génial et original. On ressent l'envie de changement et la liberté créatrice des auteurs. Cette série est une telle fraîcheur!

    La déception principale après avoir lu cette incroyable réinvention du genre super-héroïque est donc bien la brièveté de ce concept que l'on aimerait voir prolongé sur d'autres arcs. L'alchimie entre le scénario et le graphisme est telle que l'on est déçu de voir tant d'idées qui n'ont pas le temps d'être développées. Je lirais à coup sur Jupiter's Circle par curiosité et vous invite très vivement à vous procurer les deux volumes de Legacy, que vous soyez férus de comics ou novices. Il s'agit d'un grand moment de lecture que l'on a plaisir à reprendre en attendant comme toujours chez Millar, une adaptation ciné qui promet d'être grandiose pour peu que l'équipe parvienne à reproduire ce miracle dessiné.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/12/31/jupiters-legacy-vol-2

    Shaddam4 Le 07/01/2019 à 15:19:40

    Très belle édition intégrale des Arènes, avec une couverture toilée et titre gaufré au vernis sélectif sous une jaquette avec illustration originale. La quatrième est illustré par des vers de Voltaire dans la Henriade. Les trois tomes s'enchaînent comme trois chapitres (sans les couvertures originales des albums). L'ouvrage se termine par un cahier graphique de croquis de  six pages. Très joli travail même si du fait du sujet et du sérieux de la BD j'aurais apprécié une préface ou un texte de contexte historique en accompagnement. L'éditeur pourra toujours prendre cette initiative dans une future réedition.

    Alors que les protestants ont marqué une étape importante dans la guerre civile qui les oppose aux seigneurs catholiques, sous le regard calculateur de la Couronne, le mariage de leur chef Henri roi de Navarre (futur Henri IV) avec la sœur du roi Charles IX va donner lieu à un assassinat planifié des principaux chefs de guerre huguenots à Paris, le 24 août 1572. Ce récit nous rend témoins de ces évènements au travers des yeux d'Elie Sauveterre, un jeune noble dont la famille est impliquée des deux côtés de la religion...

    Je ne suis pas très attiré par les BD historiques classiques de chez Glénat, leur préférant des œuvres plus sombres ou penchant vers la fantasy comme le Roy des Ribauds ou Servitude. Mes très bonnes relations avec l'éditeur Les Arènes (qui publie peu mais globalement de très bons albums sur des projets d'auteurs) me permettent de découvrir cette BD que je n'aurais probablement pas ouvert en librairie. Comme quoi on gagne à sortir de ses habitudes...

    Si Saint-Barthélémy est sorti en trois albums, le découpage et la chronologie des évènements en fait plus un gros one-shot qui mérite grandement d'être lu d'une traite. Une lecture concentrée et rapide tant ce survival est dense et tortueux, comme les ruelles de Paris que le personnage principal parcourt dans tous les sens afin d'accomplir sa mission et échapper aux fanatiques guisards. Pour qui ne connaît pas bien cette partie de notre histoire, le complexe jeu politique entre les membres de la couronne (le roi fou Charles IX d'un côté, son frère guisard et futur Henri III ou la Reine-mère Catherine de Medicis de l'autre), les protestants (Henri de Navarre futur Henri IV) ou les rajouts narratifs du scénariste Pierre Boisserie) pourra paraître très complexe. Pourtant la construction scénaristique et l'intelligence de mettre la focale sur Elie de Sauveterre et le drame familial qu'il découvre permettent au lecteur une lecture agréable qui aide à suivre en parallèle un récit d'action dramatique entrecoupé des débats ciselés dans les chambres du Louvre.

    La grande force de cette BD est de nous mettre en plein cœur d'un des évènements majeurs de l'histoire de France et de l'histoire du christianisme (les Arènes avaient déjà publié une histoire politique de l’Église que j'ai chroniqué ici). La puissance visuelle du film de Chéraud La reine Margot est dans toutes les têtes et il est toujours difficile d'aborder cet évènement sans citer le film. Les auteurs y parviennent en se concentrant sur le témoignage de Sauveterre. L'histoire peut être répartie en trois thèmes: les errements de ce dernier dans Paris et son témoignage des massacres, l'évolution presque heure par heure de cette nuit et des jours qui l'entourent ainsi que les motivations politiques des différents responsables politiques, enfin, pour cadrer le tout, le récit de la fratrie de Sauveterre, répartie entre les trois parties de la BD et dont les révélations expliqueront en partie les décisions d'assassinats. Encore une fois la subtilité des discussions politiques est vraiment remarquable! Si le fanatisme est bien sur au cœur du récit (avec quelques exagérations graphiques de Stalner dans les séquences de foules), tout est politique et l'on comprend vite que la finalité de l'affaire reste bien la prise du trône de France: dans un contexte de guerre civile qui affaiblit la couronne Valois avec un souverain fou sur le trône, dynasties protestantes comme catholiques cherchent à récupérer la dignité royale à l'aune d'une crise majeure.

    Avant de commencer la lecture je ne voyais pas bien l'intérêt d'une BD sur un évènement en particulier. J'ai été détrompé en découvrant une remarquable construction aux multiples points d'intérêt, notamment graphiques. Eric Stalner propose des planches très détaillées avec notamment des visages impressionnants. La colorisation est un atout majeur des planches en apportant élégance et détails à des encrages déjà très maîtrisés du dessinateur. On pourra tiquer sur quelques tics comme ces textures sanglantes omniprésentes même sur les habits des nobles qui n'ont pas quitté le Louvre mais cela participe à une ambiance morbide de folie collective qu'avait déjà fort bien représenté Corbeyran sur son Charly 9. N'ayant rien lu de Stalner précédemment, je découvre un dessinateur confirmé et de caractère. Les quelques faiblesses des arrières-plans ou de décors seront mis à sa décharge sur la quantité de travail de l'ensemble du projet.

    D'une lecture complexe, cette BD donne le sentiment d'un temps suspendu, de minutes de conciliabules politiques en même temps que du déroulement des massacres. Une sorte de théâtre dramatique en trois actes. Un ouvrage maîtrisé de bout en bout, jusque dans le travail d'édition. La portée du projet peut sembler restreinte du fait d'un cadre serré, presque documentaire, mais l'ampleur historique de l'évènement suffit à balayer ces impressions en aboutissant à une BD importante.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/01/02/saint-barthelemy

    Shaddam4 Le 07/01/2019 à 15:12:47

    Dans ce sympathique épisode de Red Sonja (l'alter ego de Conan, créée par Robert E. Howard et vue dans le film Kalidor avec Scwarzie), la guerrière vêtue d'un bikini en écailles de dragon se retrouve transportée à New-York à notre époque du fait d'un portail ouvert par le maléfique sorcier Kulan Gath.  Ce dernier a en effet pris l'identité d'un magnat capitaliste et envisage très naturellement de détruire le monde... Si le scénario, simple mais très bien tenu dans un second degré léger est assez anecdotique, la qualité première de cet album réside dans les dessins de Carlos Gomez, dessinateur argentin talentueux et rare. On est dans un style graphique de l'Ecole hispanique et perso j'adore! Red Sonja est montrée sous toutes les coutures avec sa tenue très aérée, sans que les dessins ne virent dans le vulgaire (la différence entre le fan-service made in USA et le japonais comme chez Boichi). Ça combat, la donzelle est aussi fine que Conan et les interactions anachroniques entre la bourrine amatrice de bibine et les personnages du XXI° siècle souvent drôles. La série est à suivre et le scénario de fantasy, bien qu'improbable, est suffisamment travaillé pour que l'on ait envie de poursuivre... pour peu que les dessins restent à la hauteur. Cet album m'a un peu fait pensé aux albums de Frank Cho genre Shanna. Du coup je vais essayer de dénicher d'autres albums de Gomez, notamment sa série Dago, vraisemblablement introuvable. Si quelqu'un a un filon...

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/01/07/sushi-et-baggles-7

    Shaddam4 Le 07/01/2019 à 14:57:33
    Ninjak - Tome 3 - Opération : au-delà

    Je continue ma lecture de Ninjak un peu dans le désordre (j'avais lu Shadowman intégrale et Rapture à sa sortie et commence juste à comprendre certaines choses). Une chose est certains, Valiant est monté d'un niveau graphique entre ses premières séries et les reboot récents. Ça reste très correcte mais disons que ce ne sont pas les dessins qui vous feront acheter l'album. Dans le troisième volume en forme de crossover Ninjak est envoyé avec Punk Mambo dans le monde des morts pour récupérer La Pie, la nouvelle forme de Shadowman (je ne spoil pas et vous envoie lire l'intégrale avant la nouvelle série à paraître en France en 2019). On a donc quelque chose proche de ce qui est proposé dans Rapture et qui se passe essentiellement de l'autre côté. Ninjak est toujours aussi invincible et un peu trop lisse par rapport à son inspiration (Batman) à mon goût. L'interaction avec la magicienne vaudou et les Loa est très sympa et les épisodes sont entrecoupés par la légende de la Pie. On oubliera la facilité à entrer chez les morts et à s'y promener  pour profiter de la grande réussite graphique du personnage du porteur de Loa. On est donc plus dans l'esprit de Shadowman et j'avais bien aimé cette série, du coup j'ai préféré ce troisième volume aux précédents même si je ne comprend pas pourquoi l'éditeur associe aussi fréquemment le seul héros sans pouvoirs à son personnage le plus magique, les deux univers ne collant pas selon moi. Si vous attendez des combats Ninja et de l'espionnage il faudra repasser.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/01/07/sushi-et-baggles-7

    Shaddam4 Le 07/01/2019 à 14:54:41
    Batman Metal - Tome 3 - Matière hurlante

    Attention, accident industriel! De mémoire de lecteur je n'ai jamais lu un tel effondrement sur une série en trois tomes. Parfois on a une disparition graphique en cours de route (Aquablue, Volunteer, ...). Ici cela ne pose pas réellement de problème puisque l'on est dans un agencement d'épisodes d'un Event majeur de DC. Si Urban a généralement réussi plutôt bien à proposer aux lecteurs français une sélection d'épisodes centraux permettant de lire des Event sans se taper toutes les publications, ici cela a tenu deux volumes avant l'explosion en vol. Mes chroniques des tomes 1 et 2 étaient plutôt enthousiastes malgré et laissaient la possibilité aux lecteurs non habitués à DC de lire les albums. Ici tout devient totalement incompréhensible mais pire, les quelques WTF vus dans les deux volumes précédents semblent devenir la norme. On se pince dix fois pour être sur qu'il ne s'agisse pas d'une liberté de traduction mais la correspondance de l'image ne laisse pas de doute: c'est du grand n'importe quoi! Je ne sais pas si les personnages débiles de cet album existent de longue date dans le catalogue DC mais les auteurs (et pourtant pas des moindres) semblent avoir mis un point d'honneur à ressortir tout ce qu'il y a de plus aberrant chez cet éditeur (entre Starro l'étoile de mer, le singe-Batman ou l’œuf de plastic-man...). Bref, j'arrête ici la mise à mort mais je dois avouer que la déception alliée à l'épuisement de cette lecture m'a vaguement dégoûté de tenter d'autres Event de chez DC... Heroes in crisis me tentait bien. J'attendrais sagement les retours avant de me lancer.

    A lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/01/07/sushi-et-baggles-7

    6350frederic Le 07/01/2019 à 12:45:51
    14-18 (Corbeyran/Le Roux) - Tome 2 - Les chemins de l'enfer (septembre 1914)

    Superbe série , on se régale : un dessin sublime ( décors , scènes d'action , etc ) avec un scenario mêlant sordide , tristesse de la guerre et des moments de joie , d'humour et de camaraderie , A LIRE ABSOLUMENT , un grand moment du duo

    6350frederic Le 07/01/2019 à 11:23:47
    Sept - Tome 6 - Sept Yakuzas

    Si l'histoire nous tient en haleine , je n'aime pas du tout les dessins , trop mangas et le glossaire en fin pour les explications nous fait déplacer chaque fois ( plus pratique en bas de page ) , heureusement que le scenario bien mené nous délivre à la fin

    bertrand4100 Le 07/01/2019 à 10:04:39
    Champignac - Tome 1 - Enigma

    Une belle histoire bien dessinée, le scénario reprend utilement des faits historiques sans que la qualité du roman en souffre. On en sait plus sur Pacôme et on ne le regrette pas. Vivement le tome 2!

    kurdy1207 Le 07/01/2019 à 08:39:45
    Le caravage - Tome 2 - Seconde partie - La grâce

    Artistiquement, il n’y a rien à dire. Les deux albums sont sublimes ! Un artiste de grand talent balaye la vie d’une légende de la peinture. Pour moi, il s’agit d’une BD fabuleuse. Comme bien souvent, les grands artistes ne sont pas payés de leurs talents. Mais le Caravage restera à tout jamais dans la légende. Je n’en écrirais pas plus sauf pour exprimer ma gratitude à Milo Manara de nous avoir concocté une telle merveille graphique.

    6350frederic Le 07/01/2019 à 08:37:56
    Ardeur - Tome 6 - Jack le Vengeur

    Je suis partagé , si le dessin en noir et blanc parait très adapté à ce type d'histoire , il manque quelques choses : un peu de netteté , de détails , quand au scenario on est des fois perdu mais l'ensemble se lit bien et est bien mené

    judoc Le 07/01/2019 à 04:49:04
    Charlotte Impératrice - Tome 1 - La Princesse et l'Archiduc

    Une bonne entame pour cette série qui s’annonce, comme bien souvent avec Fabien NURY, très prenante. Des hommes et des femmes de pouvoir, de l’intrigue, des trahisons, du suspens et tout un tas d’ingrédients qui font un bon scénario. Les dessins, très éléguants, servent á merveille le sujet et nous donne une excellente BD dont on attend déjà la suite.

    pysa Le 06/01/2019 à 23:03:18
    Monster (Urasawa) - Tome 8 - Mon héros sans nom

    Le docteur Tenma est décidé à tuer Johann étrangement passif dans ce 8e tome. La tension monte tout au long du volume. Un thriller captivant.

    yopinet Le 06/01/2019 à 22:47:48

    J'ai pas adhéré. Je rejoins le commentaire de Blackfrag. Le parti pris est très cliché et moralisateur.

    Mais ce qui m'a plus repoussé, c'est ce dessin et ces couleurs. Les personnages se ressemblent tous et après quelques pages, on est perdu. Quant aux couleurs, cela pique aux yeux. Cela fait aussi mal qu'un logo jaune sur un fond blanc. Pour ma santé occulaire, j'ai stoppé la lecture après une trentaine de pages… Donc je n'ai pas d'avis très légitime sur le scénario de cette brique 'qui ne restera pas dans ma bibliothèque)

    herve26 Le 06/01/2019 à 21:53:18
    L'arabe du futur - Tome 4 - Une jeunesse au Moyen-Orient (1987-1992)

    J’ai relu les trois premiers volumes de "l’arabe du futur",dont le dernier remonte à 2016 avant de me lancer dans la lecture de cet imposant quatrième opus de 280 pages que j’ai dévoré d’une traite.
    J’ai trouvé cet opus encore plus passionnant que les autres pour plusieurs raisons. Peut-être que les années « collèges » de Riad Sattouf m’ont directement fait écho à certains souvenirs personnels. Les rapports entre le père et la mère de Riad , de plus en plus tendus, donnent à cette histoire du piment à cette aventure. D’ailleurs plus on avance dans l’histoire personnelle de Riad Sattouf, plus on a de la sympathie pour cette femme, qui a tant endurée. Et puis, il y a les premières amours du petit Sattouf qui sont assez drôles
    Au début des albums, le père apparait comme le plus souvent maladroit, radin, distrait et drôle, souvent loin des considérations matérialistes mais au fur et mesure des livres, l’obscurantisme de son père devient flagrant (on se demande encore comment un docteur diplômé de la Sorbonne puisse s’offusquer d’une reproduction d’un Degas affiché dans l’appartement) pour arriver à la page dramatique finale.
    Quelle évolution ! Car ce n’est pas seulement de sa jeunesse que nous parle Riad Sattouf, mais aussi d’une certaine vision politique de notre société.
    Bref, j’ai adoré ce quatrième opus. Pour tout dire, j’ai lu en deux jours les quatre volumes qui composent cette saga familiale encore inachevée. Vivement le suivant.

    une de mes meilleures lectures pour un livre de 2018.

    pysa Le 06/01/2019 à 19:35:52

    Adaptation fidèle des trois premiers épisodes de la saga Star Wars. Les intrigues sont respectées et le découpage moderne. Seuls les personnages sont ratés et ressemblent peu aux acteurs.

    PAbBDGest Le 06/01/2019 à 18:39:20
    Lefranc - Tome 21 - Le châtiment

    Le monde de l’édition est certes incompréhensible pour le commun des lecteurs, mais le bon sens et une certaine forme de satisfaction de la belle ouvrage devraient suffire à empêcher la sortie de ..... çà!

    kurdy1207 Le 06/01/2019 à 17:34:06
    China Li - Tome 1 - Shanghai

    J’aime beaucoup ce que font Maryse et Jean-François Charles et pourtant j’ai longuement hésité à me lancer dans cette série. A tort ! L’histoire de la jeune Li dans cette Chine de la guerre de l’Opium est des plus passionnante.

    Vendue après avoir perdu aux cartes elle se retrouve aux mains de l’eunuque Zhang craint de tous même des autorités occidentales. La passion pour le dessin et la peinture va les rapprocher jusqu’à ce que Li devienne, en quelque sorte, la fille adoptive de Zhang.

    Le célèbre dirigeant chinois Tchang Kaï-chek va se lier à Zhang. Celui-ci va l’aider à arriver au pouvoir. C’est là que le bât blesse dans cette histoire. Car en page 50, le scénario laisse entendre que Tchang Kaï-chek oblige Zhang à collaborer alors qu’il semblerait que Tchang Kaï-chek le considérait comme son « maître »…

    Ce tome raconte néanmoins l'histoire vraie de Zhang même si celui-ci n'a pas aidé uniquement qu'une seule jeune fille.

    Le graphisme est vraiment très bon et les pleines pages (6, 19, 39 et 54) magnifiques. Vite, la suite !

    bd.otaku Le 06/01/2019 à 17:22:40
    Hypnos - Tome 1 - L'Apprentie

    Attirée tant par la superbe couverture que par le nom du scénariste dont j'apprécie beaucoup le travail, je me suis plongée dans cet album.
    S'il dresse de beaux portraits de femmes ( Camille l'héroïne mais également Albertine) et déroule une intrigue assez originale et intéressante ( avec tout particulièrement le personnage de Clémenceau retors à souhait), j'ai été très déçue par le dessin : les protagonistes masculins sont peu identifiables et on a tendance à les confondre ; Camille quant à elle est méconnaissable d'une case à l'autre. Il y a certes une grande attention portée aux décors, les cases sont dynamiques et le gaufrier loin d'être "planplan" mais le manque de lisibilité lié au traitement graphique des personnages nuit à l'histoire et c'est dommage !
    J'attends néanmoins avec curiosité la suite des aventures de cette héroïne tellement humaine malgré ses dons extraordinaires !

    kergan666 Le 06/01/2019 à 17:11:49
    La jeunesse de Staline - Tome 1 - Sosso

    j'aime bien le travail d'Eric Liberge et cet album est particulièrement réussi.
    concernant l'histoire proprement dite s'attaquer à la jeunesse de celui qui deviendra Staline est un défit parfaitement relevé.
    je connais bien Staline mais je connaissais très peu Djougachvili.
    montrer Staline dictant ses mémoires à un pauvre homme est très bien pensé.
    la peur de l'écrivain qui sait que ce qu'il apprends par la bouche du Vojd le condamne à une mort quasi certaine car montrer les faiblesses du petit père des peuples est un crime.
    Staline avait cette particularité de provoquer la terreur dans son entourage aussi puissant qu'il put être.
    je conseille cette série qui est particulièrement bien documentée.

    kurdy1207 Le 06/01/2019 à 17:06:39
    Apache Junction - Tome 3 - Les invisibles

    Au bout du compte, je suis assez déçu par cette série. Peut-être que l'histoire est trop conventionnelle. Je me suis un peu ennuyé avec ce dernier tome et je n'ai pas trop compris le rôle de Géronimo dans cette histoire ???

    omoide Le 06/01/2019 à 15:55:09

    (note:7/10)
    Skins Party nous raconte une soirée festive qui tourne à la tuerie, à travers les points de vue croisés de 5 adolescents. Ainsi, chaque scène-clef est vécue plusieurs fois, sous le regard d'Eve, Alexandre ou Marion, ... chacun amenant une part de vérité supplémentaire au lecteur.

    Cette trame tissée de plusieurs récits rappelle forcement les premiers romans (en particulier "les Lois de l'Attraction") de l'étasunien Bret Easton Ellis, influence revendiquée en 4ième de couverture.

    Et, en effet, la construction en puzzle constitue le principal intérêt de "Skins Party".
    Mais aussi la principale difficulté : approfondir la psychologie d'autant de personnages, comme on le ferait dans un roman de 400 pages, est-ce possible?
    Un défaut de cet album est donc une impression de superficialité, de vide émotionnel, même pour certains personnages qui auraient mérité plus de générosité. Dans ce contexte, les scènes de sexe peuvent paraitre racoleuses.
    Néanmoins, on termine la lecture avec une impression positive.

    Graphiquement, l'album est réalisé à la tablette avec un dessin simple, proche de l'animation. Le trait est maitrisé (la perspective, moins), mais j'aurais préférè un dessin plus réaliste, moins candide.