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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 64455 avis postés dans la bedetheque
    Erik67 Le 27/09/2022 à 07:29:08

    C'est une BD sur un fait réel survenu en Galicie à la fin du XIXème siècle. Cela raconte l'histoire de deux femmes Elisa et Marcela qui s'aiment et qui vont devoir se battre envers et contre tout afin de pouvoir vivre de leur amour en paix.

    La Galicie est la province espagnole située juste au-dessus du Portugal ayant pour capitale Saint-Jacques de Compostelle. Le mariage gay n'était de loin pas encore entré dans les mœurs de la société. C'était même considéré comme un sacrilège. Mais comment peut-on interdire à deux êtres de s'aimer ? Telle est la question.

    Une idée a alors surgit à savoir que l'une des femmes se transforme en homme pour pouvoir se marier. Mais bon, les villageois ne sont pas dupes et les autorités s'en sont mêlés pour poursuivre les deux contrevenantes aux mœurs.

    En réalité, Elisa était hermaphrodite et de sexe masculin. Les journaux de l'époque ont beaucoup glosé sur les faits que reprend l'auteur en prévenant toutefois qu'il ne s'agit sans doute pas d'une version fidèle à 100% de leur histoire. Oui, vaut mieux prendre des précautions.

    J'ai bien aimé le dessin tout en finesse ainsi que ce récit court mais bien mené. Ce n'est certes pas un chef d’œuvre mais cela se laisse appréhender sur un sujet autrefois polémique. Moi, j'ai trouvé cela très touchant.

    MANU POP Le 26/09/2022 à 19:45:32
    Ric Hochet - Tome 11 - Cauchemar pour Ric Hochet

    Un bon épisode, Tibet est toujours à l'aise pour les scènes d'action, les courses poursuites. C'est très important car cela permet à RIC HOCHET de toujours être dans le coup de nos jours, pour de jeunes lecteurs, notamment. Les couleurs sont bien choisies, j'adore ces tons qui rappellent typiquement ce style des années d'antan (Ah, nostalgie...). Juste elles auraient pu être davantage appuyées pour la réunion dans le bureau du commissaire Bourdon, au début de l'aventure (pages 16-17). J'aime vraiment Tibet. Un grand dessinateur. Admirez son talent pour reproduire les expressions des personnages : elles sont superbement bien rendues (case 6, page 15 / case 2, page 16 / case 10, page 23).
    Finalement, le seul point faible de "Cauchemard pour Ric Hochet" est l'histoire en elle-même, disons surtout son point de départ. l'idée qu'un traître au sein de la P-J soit à neutraliser aurait pu être mieux initiée que par l'usage de ce coffre-fort de son document placé dedans... Je ne trouve pas cela très crédible. Et pour couronner le tout, RIC HOCHET ne cesse de s'en prendre plein la figure et de malgré tout arrive toujours à s'enfuir ou à assommer ses poursuivants. On a de la peine pour lui ! Et là aussi, ce n'est pas très crédible... Des approximations donc mais on reste toutefois admirateur d'André-Paul Duchâteau.
    Allez un petit zoom sur une case sublime de Tibet : case 5, page 22 :-)

    MANU POP Le 26/09/2022 à 19:31:47
    Ric Hochet - Tome 12 - Les spectres de la nuit

    Un chef-d'oeuvre visuel !

    Tibet au maximum de son art. Et ses assistants pour les décors aussi. Regardez les paysages pyrénéens, ces ambiances nocturnes de montagnes, ces images de demeure gothique où vit Léonard Z. Swift... On se croirait dans un film de la Hammer ! Les visages dessinés par Tibet sont plus expressifs que jamais (case 6 page 60 / case 5 page 61 / case 10 page 63 / case 11 page 64 / case 6 page 65) et les couleurs, plus appuyées que sur les autres aventures, finissent de rendre magnifique "Les Spectres de la Nuit".
    Et l'histoire ? Excellente du début jusqu'à la...presque fin ! Oui, j'ai été très déçu par le dénouement, enfin surtout par les explications que nous donne Ric sur les évènements qu'il a vu ou vécu. Comme si A-P Duchâteau semblait être en panne d'inspiration ou vouloir expédier la fin de cette aventure. Dommage car TOUT le reste est splendide...

    MANU POP Le 26/09/2022 à 19:14:39
    L'avocat - Tome 1 - Jeux de loi

    Si j'ai eu peur de tomber au départ dans une histoire avec trop de clichés et de préjugés (comportement des femmes maghrébines au tribunal et plaignante qui choisit d'enlever son voile), le reste de l'album est bon, très bon même. Beaucoup de personnages denses, mystérieux. Et les nombreux thèmes abordés (immigration, Islam, guerre en Irak...), tellement d'actualité, le sont avec soin et profondeur (la situation de Bagdad et ses environs). La vie et le fonctionnement d'un cabinet pénaliste sont très bien décrits. À ce titre, j'ai beaucoup aimé le personnage de Gaëlle, la secrétaire de "LSD". Elle veille sur l'avocat un peu comme une grande soeur et lui est très précieuse dans l'organisation de son travail. Elle me rappelle la secrétaire du Globe, où travaille LEFRANC ou encore Hélène, la secrétaire de NESTOR BURMA. Côté dessins et couleurs, Frédéric Volante et Christophe Bouchard font un bon boulot. J'aurai juste aimé plus de détails dans certaines cases (1, page 3 / 1, page 7 / 4, page 27 / 1, page 42 / 1, page 54). Le choix des couleurs (claires dans l'ensemble) est judicieux même si elles auraient pu être davantage appuyées par endroits (l'immeuble où travaille "LSD", la rue où vit son épouse cachée...).
    La planche 45 est magnifique.

    "L'Avocat" (Tome 1) est une très bonne bande-dessinée que je vous recommande de lire.

    MANU POP Le 26/09/2022 à 19:01:53
    Ric Hochet - Tome 13 - Les compagnons du diable

    Très bon scénario, bien retors (même si la connaissance du coupable principal avec ses complices n'est pas clairement expliquée). Cette aventure est haute en couleurs et riche en effet de scène, finalement comme un numéro de music-hall. Duchâteau la fait jaillir comme un feu d'artifice, avec des "diables" surgissant de partout (pubs, films, défilé de voitures etc...) ! On ne s'ennuie jamais, Ric nous emmène dans 1000 lieux avec toujours autant d'enthousiasme et de courage. J'ai beaucoup aimé le paysage où il se retrouve à "l'Auberge du Diable". Là encore, comme dans "Les Spectres de la Nuit", l'ambiance gothique est superbe. On sent que Tibet aime ce genre de lieux.
    Mes cases préférées : 1, page 105 / 3, page 105 / 7, page 107 / 3, page 111 / 4, page 117 / 11, page 121 / 2, page 126 / 3, page 126 et 4, page 129.
    Les scènes de Ric se rendant au "Nirvana" pour assister au show de Marcus le Diable me rappellent Tintin quand il se rend au music-hall et qu'il voit le numéro de lanceur de couteaux de l'ex général Alcazar.
    "Les Compagnons du Diable" : une excellente aventure de RIC HOCHET !

    MANU POP Le 26/09/2022 à 18:50:49
    Rahan (Intégrale - Soleil) - Tome 2 - La jeunesse de Rahan...

    "La Jeunesse de Rahan" : Passionnant épisode qui revient sur "L'Enfance de Rahan" vue dans le volume 1 des éditions Soleil.
    Personnages aux expressions très bien rendues, script efficace, les scènes d'action sont très bien menées. Elles montrent toute l'ingéniosité deRahan et son courage ! Et la mise en couleurs, châtoyante, est splendide (ex : case 1, page 36).
    Très belle histoire à nouveau, qui illustre à merveille nos origines et notre caractère d'êtres humains. Mention spéciale au personnage de "Cheveux de Nuit"...
    Enfin, pour terminer, je vous recommande de bien lire l'hommage à la carrière d'André Chéret par Louis Cance, en début d'intégrale. Puisque les auteurs et dessinateurs sont nos héros, ils méritent bien qu'on les honore et qu'on connaisse bien leurs parcours !

    MANU POP Le 26/09/2022 à 18:42:44
    XIII - Tome 17 - L'or de Maximilien

    De très beaux paysages (l'île de Charlie Oxbow par exemple : case 1, page 5) tant exotiques que désertiques, avec toujours un très beau travail de Petra (l'épouse de William Vance). C'est le cas, par exemple, pour le terrible Monte Dos Colmillos (page 33). Mais ce qui est peut-être le plus beau dans les dessins de XIII, ce sont les images de pluie. Bande-dessinée sombre, avec un climat lourd qui rend bien l'eau qui tombe et qui masque en partie ce qu'il se passe (case 1, page 29 / case 7, page 32). Le tryptique page 16, 17 et 18 est puissant.
    XIII est grand. William Vance est immense. L'histoire s'apaise un peu. Plus que la quête de l'identité de notre héros, c'est sur Frank Giordino que l'on se focalise. Allez, M. Jean Van Hamme, lâchez les chiens contre cet odieux personnage !

    Arkadi Le 26/09/2022 à 16:10:30
    Philémon (Nouvelle édition) - Tome 2 - Le Naufragé du

    Philémon voyage sur les lettres-iles imaginaires de l'océan atlantique. L'histoire est connue et cela a tant offert de plaisir à lire pour les enfants-lecteurs de Pilote.!

    L'histoire est si connue que l'univers de Philémon est entré dans le Parthénon de la BD Franco-belge. Le naufragé du A est l'introduction féérique et bourrée d'imaginaire poétique à un univers qui s'étalera sur 16 tomes, tous plus farfelues les uns que les autres.

    Ici, Les ressorts sont multiples de contemplativités. Les idées foisonnent de drôlerie, de simplicité et de poésie à l'état pur. Tout est irréel et tout existe. Malgré un récit de 68, la narration est fraiche, drôle sans excessivité et va de surprise en surprise. Toutes les situations sont innovantes, les parties pris détonnant dans la folie d'un auteur avec qui tout est possible.
    Fred reste toutefois dans le cadre. La mise en page est classique mais déjà les pieds de nez apparaissent. Un radeau de la méduse pour touriste, des lampes de salon agressives qui veulent des naufrages, Un cabanon, royaume de la solitude qui est un palais. on ressent bien que Fred se libère petit à petit du carcan classique. Même si dans cet opus, nous ne sommes qu'au frémissement.
    S'en suit ensuite deux petites histoires dont l'une possède un charme fou: Faire dégourdir les pattes des animaux de son manège. L'idée est d'une simplicité métaphorique rafraichissante. Et il n'y a que Fred qui peut nous raconter cela.

    minot Le 26/09/2022 à 14:15:59
    Spirou et Fantasio - Tome 56 - La mort de Spirou

    Un premier album de reprise plutôt réussi pour les nouveaux dessinateur, scénaristes et coloristes de cette mythique série. Le scénario est bien dans le style de la série, c'est-à-dire assez extravagant, avec de l'action à foison et un certain humour finement dosé (content de voir que Fantasio se remet à faire des gaffes et des inventions foireuses !), et le dessin, bien que différent en styles de ceux des précédents dessinateurs, est lui aussi bien dans l'esprit de la série, simple, léger, très lisible et au final plutôt agréable, avec un petit côté rétro qui personnellement me convient bien (même si pour moi le meilleur dessinateur de la série reste à ce jour Janry).
    Une bonne surprise au final, en attendant la suite (et la fin) de cette rocambolesque histoire dans le prochain album.

    (PS : en réponse à "herve26" : SPIROU ET FANTASIO a toujours été une série contemporaine, et non une série figée dans le temps. Les albums dessinés dans les années 50 mettaient en scène nos héros dans des histoires se déroulant dans les années 50, ceux dessinés dans les années 60 se passaient dans les années 60, etc. Jusqu'aux albums actuels qui reflètent le monde des années 2020. Rien de choquant pour moi à ce niveau-là. Mais je comprends que l'on soit attaché aux épisodes des années 50-60 (surtout si l'on était enfant à cette époque-là et que c'est à ce moment-là qu'on a découvert la série, Franquin et nostalgie obligent !) et que l'on ait plus de mal avec les épisodes plus "modernes").

    minot Le 26/09/2022 à 13:54:18

    Le dessin presque "uderzien" par moments et la colorisation très "dessin animé" pourraient induire en erreur, mais non, cette série n'est pas destinée qu'aux ados (bien que ce soit la cible privilégiée). Le scénario non manichéen aux multiples rebondissements inattendus (et à l'humour bien dosé) m'a vraiment embarqué (c'est la cas de le dire), et comme les personnages sont tous très attachants, j'ai vite accroché à la lecture de cette série.
    Action, humour, révélations inattendues ... Une BD d'Aventure bien dans la tradition du genre, qui m'a fait passer un excellent moment de lecture.

    Arkadi Le 26/09/2022 à 08:05:04
    Philémon (Nouvelle édition) - Tome 1 - Avant la lettre

    Fred, le maitre du 9ème art, a fait comme tout le monde. En cette année 1968, il dessine deux histoires su personnage qui n'est pas encore LE Philémon d'anthologie pour courir les magasines de l'époque afin de se vendre. "Spirou" n'en veut pas mais Goscinny et "Pilote" adore. "Goscinny m'a sauvé la vie" racontera Fred.
    Pourtant la parution des 2 histoires ne plaira pas aux lecteurs de Pilote.. Trop naïf, trop d'incompréhension poétique, un dessin trop maladroit. Les lecteurs ont raison. Fred étire jusqu'à la limite deux intrigues qui tiennent sur post-it. Il n'y a pas d'inspirations particulières, pas de trouvailles poétiques qui font rebondir la narration. Et son dessin est scolaire, pétri de faux raccords et même parfois proche de l'amateur.
    Pourtant les lecteurs ne voient pas ce que ressent Goscinny: Une formidable promesse d'un auteur visionnaire. Ici, on sent déjà les champs du possible. Fred, déjà, s'amuse à construire des lettrages qui offrent l'émotion et, en toile de fond, oui, il y a déjà un univers d'une belle poésie qui pointe son bout du nez.

    Pourtant, et c'est là l'incompréhension, Fred a déjà publié ce qui est à mes yeux son chef d'œuvre dans les pages d'Hara-Kiri: "Le petit cirque". Peut être que Fred voulait faire comme tout le monde: Une structure narrative carré, une mise ne page en gaufrier, une histoire avec un début, un milieu et un fin. Et, ainsi, obtenir le sésame de l'édition en entrant, ainsi, dans le moule. Peut être qu'à la rédaction du "Petit cirque", Fred n'en avait rien à fiche du moule pour vivre de son art. Et puis ce chef d'œuvre est une multiplicité de courtes scènes alors qu'ici Fred apprend l'histoire qui dure plus de 4 pages. Bref Fred veut faire comme tout le monde et pouvoir payer son loyer.

    heureusement pour nous, l'auteur sortira des sentiers battus dès le véritable 1er tome de la série. Et deviendra le magnifique poète d'illustration que nous aimons tant. "Avant la lettre" est une curiosité à lire.: celle de découvrir les gammes d'un auteur en devenir immense.

    Erik67 Le 26/09/2022 à 07:32:38

    C'est un personnage tellement fascinant qu'il inspire encore aujourd'hui que ce soit dans la littérature ou bien dans la bande dessinée. L'année dernière, j'avais gagné dans le cadre d'un masse critique « le petit Léonard de Vinci » où il était dans une phase d'apprentissage par rapport à de multiples inventions.

    Là, malgré le fait que c'est également destinée à la jeunesse, cela m'a semblé plus mâture et plus proche du réel. Heureusement, il ne s'agit pas d'une simple répétition des faits mais d'une phase bien précise dans la vie du jeune Léonard qui décide d'accompagner son père à Florence afin d'apprendre un métier. Il décide de devenir peintre puisqu'il ne pourra devenir notaire pour suivre la tradition familiale.

    Cependant, il est tout de suite fasciné par une coupole resté inachevée et qui a été construite par le grand Brunelleschi malheureusement décédé. Il n'a pas laissé de plan et beaucoup d'ingénieur se demande comment il a pu réaliser une telle structure imposante qui tient en équilibre. C'est un mystère que le jeune Léonard va tenter de résoudre à travers cette BD.

    J'avoue avoir beaucoup aimé cette angle d'attaque malgré une petite introduction assez classique. Léonard de Vinci est vraiment l'homme de la renaissance. C'est un véritable génie qui a été repéré par l'ami de son père à savoir le maître Verrocchio.

    Au rayon de ce que je n'ai pas trop aimé, nous avons un dessin assez classique qui magnifie les rues de Florence qu'on a l'impression d'être dans un parc d'attraction sans aucun déchet. Bref, cela fait trop carte postale et cela ne reflète sans doute pas la réalité de l'époque.

    Pour autant, j'ai vraiment apprécié cette lecture qui m'a véritablement apporté quelque chose de nouveau sur ce personnage célèbre. Je n'étais pourtant pas le public visé. C'est tout bon !

    Arnault392a Le 25/09/2022 à 19:27:49
    Ric Hochet (Les nouvelles enquêtes de) - Tome 6 - Le tiercé de la mort

    Le meilleur album de reprise de Ric Hochet par Zidrou et Van Liemt, superbe scénario, dessins bluffants et dénouement épique avec une grosse intensité sur la scène finale et un Ric Hochet enfin digne du héros de la série d'origine (Nadine lui ayant jusqu'ici beaucoup volé la vedette dans les 5 premiers tomes). Un régal.
    Pour ce qui a été reproché sur la cohérence, je retiens plus le fait que le véhicule reparaisse neuf au bas d'une page où il explose en haut que l'imprécision sur les hippodromes (le monde hippique/équestre était complètement nouveau pour Van Liemt et je trouve que son dessin s'en tire parfaitement bien pour autant) mais il est vrai que c'est Saint-Cloud/Longchamp/Auteuil alors que Vincennes est évoqué, à tort. En conclusion, on est sur une reprise qui, si elle continue ainsi, ne sera plus très loin des meilleurs Ric Hochet d'origine.

    Laryzidance Le 25/09/2022 à 18:50:43

    Iris nous présente ses carnets de voyage, ses angoisses et son syndrome de l'impostrice. (! ou imposteure... à moins que ce soit impostifère?) Elle décrit ses différentes rencontres pendant ses résidences d'auteure. (! autrice? Non, mais.. Ça va pas recommencer!) Des récits en dents de scie (si, si)
    La rigueur ou les contraintes imposées (une page par jour) viennent souvent bousculer un punch qui aurait pu être mieux ficelé. Par contre, l'ensemble se lit bien et est agrémenté de jolies vignettes aux personnages d'oiseaux qui résument le moment fort des pages précédentes.
    Ces oiseaux sont dignes, à eux seuls, d'une publication. Je verrais bien les aventures philosophiques des oiseaux iris et Zviane analysant de courtes saynètes illustrant des tics relationnels. Ce serait un duo d'analystes qui commenterait les travers de drôles d'oiseaux. (Voilà le titre...C'est gratuit!)
    Mais revenons à notre lecture qui est pour le moins inspirante et enthousiasmante. Un plaidoyer pour les nomades qui ont besoin d'isolement tout en étant ouverts à la rencontre des autres...mais pas trop.

    Yovo Le 25/09/2022 à 11:04:12
    Marshal Bass - Tome 8 - La mort misérable et solitaire de Mindy Maguire

    Darko Macan serait-il un scénariste de génie ? Je pose la question sérieusement tant son 8ème opus m’a semblé flamboyant. Ou inspiré, plutôt. Comment fait-il pour constamment se renouveler ainsi, constamment surprendre le lecteur et nous emmener systématiquement là où on ne l’attend pas ? Cette « mort misérable et solitaire de Mindy Maguire » en est un exemple éclatant, un petit bijou d’humanité sans filtre, rugueuse et désarmante. Une écriture fine et fluide qui jette une lumière nouvelle, plus chaleureuse, sur l’univers habituellement désenchanté de « Marshal Bass ».

    River Bass, qui nous avait accoutumé à plus de noirceur et de cynisme, révèle son empathie à la faveur d’une battue en territoire indien. Escapade au cours de laquelle tous les personnages prennent une ampleur remarquable, à commencer par le rôle-titre, Mindy Maguire. Prostituée en cavale, maladroite et boulotte qui nous en apprend plus sur le prix de la liberté que n’importe quel cow-boy viril en poncho. Puis Cameron Defoe, qui s’avère être beaucoup plus complexe que le boulet empoté qu’il semblait être, et Enapay le Sioux qui ne peut échapper à sa nature prédatrice, pleine de fureur et de tension. A noter que la séquence dans laquelle il mime la bataille de Little Big Horn est exceptionnelle et parvient à captiver avec très peu de moyens.

    Un scenario mélancolique et brillant qui questionne la liberté sous toutes ses formes en prenant le lecteur à contrepied. Comme celle d’une femme, a fortiori une putain, dans cet Ouest dépravé où elle n’est qu’une marchandise ; celle d’un homme de loi à l’éthique variable, piégé entre devoir et conviction ; celle d’un frère, d’un fils, aux épaules trop frêles pour la mission dont il a la charge ; celle enfin d’un indien dont le redoutable instinct de guerrier sombre dans la réalité qu’il est censé combattre. Bref une femme et des hommes presque ordinaires dans ce contexte dont les destins vont se jouer ensemble le temps d’une rencontre. Sans emphase ni héroïsme, et sans jugement aucun, comme toujours dans « Marshal Bass ». C’est justement de cette rudesse âpre et banale que nait l’émotion, palpable dans ce tome.

    Pour la première fois, la double planche présente dans chaque épisode arrive tout à la fin comme pour clore en majesté cette parenthèse où le lecteur croit avoir entraperçu une forme de tendresse. Elle n’en n’est que plus belle.

    Un propos subtil, des scènes d’action cinglantes au découpage parfait, un deuxième arc narratif orchestré avec une précision jubilatoire qui relance la série en quelques cases. Si l’on rajoute en plus l’humour de répétition avec la reddition des prisonniers, on obtient un album formidable, mon préféré jusqu’à maintenant. Mais il faut avoir lu et aimé les précédents pour l’apprécier et vraiment comprendre ce qu’il a de si particulier.

    Erik67 Le 25/09/2022 à 09:23:26
    Neptune (Leo) - Tome 2 - Episode 2

    Voici l'épisode 2 de Neptune qui réunit Kim et de Manon qui se retrouve ensemble dans cette série pour de nouvelles aventures collectives. Visiblement, j'apprends par un petit stickers collés sur la couverture que c'est déjà la fin du cycle. On peut dire que c'est la parution la plus courte des cycles du Monde d'Aldebaran.

    Mais bon, parfois, plus c'est court, meilleur est la consistance. J'avoue que je ne suis pas trop fan des séries à rallonge. J'ai par conséquent bien aimé ce cycle qui répondra à toutes les questions sur ce mystérieux vaisseau ayant parcouru la galaxie à la recherche d'un monde habitable à savoir le nôtre. Actuellement, ce vaisseau cylindrique tourne en orbite autour de la planète Neptune d'où le titre de la série. Mais bon, cette planète également bleu ne jouera pas de rôle déterminant.

    Kim entraîne Manon dans une mission périlleuse de sauvetage des êtres humains capturés par ces extra-terrestres. On se rend compte que la menace se situe autour d'un ordinateur assez puissant pour contrôler des robots destructeurs et surtout des nanorobots mortels pour notre organisme.

    S'il y avait un match entre Kim et Manon, c'est cette dernière qui remporterait la mise. On se rend compte que Kim a passé l'âge pour toutes ces conneries. Kim a manqué de discernement et cela aurait pu lui coûter la vie. Visiblement, c'est Manon qui va prendre la relève. Côté cœur, Kim a retrouvé sa relation avec Marc ce qui renoue avec les débuts de cette saga. La boucle est bien bouclée.

    C'est toujours de la bonnes science-fiction qui a le mérite d'apporter de la crédibilité grâce à une intelligence des mises en situation. Tout est expliqué et cela tient debout comme par exemple les soucoupes volantes de forme ovale que nous avons beaucoup vu dans les années 50 en matière d'ufologie ou encore les enlèvements par des extra-terrestres. Je pense d'ailleurs que c'est l'un des meilleur scénario de toute la saga. Il est vrai que cet univers me fascine depuis des années déjà.

    Et puis, au niveau du dessin, tout est parfaitement maîtrisé. C'est du grand art.

    On ne peut que remercier Léo pour ce diptyque très réussi.

    Eotran Le 24/09/2022 à 23:04:29
    Conquêtes - Tome 9 - Sahondra

    Une énième déclinaison de cette série concept. Une ethnie, un peuple, une communauté qui a du, pour des raisons plus ou moins obscures, quitter notre chère planète bleue. Ils se retrouvent ,après un long exode interstellaire, devant une planète qu'il va falloir coloniser, car leur équipement est arrivé en fin de vie.
    Tout le mystère étant dans ce qui les attend sur cette planète visiblement accueillante.
    Si on passe ce canevas commun à quasi toute la série, on peut apprécier ce nouvel épisode qui arrive avec quelques notions originales.
    Le dessin qui est bon "sans plus", arrive quand même à nous livrer quelques vignettes d'une beauté et d'une inspiration très élégante.
    Une bonne bd même si on n'a plus l'effet de surprise du début de la série.

    Eotran Le 24/09/2022 à 23:00:59
    Sillage - Tome 5 - 'J.VJ,..'\_

    Depuis le deuxième tome, le moins que l'on puisse dire c'est que les auteurs passe des messages politiques forts, même si par certains aspects ils enfoncent des portes ouvertes.
    En mettant le dernier représentant de la race Humaine sur un piédestal jugeant les attitudes, tantôt misogyne, tantôt capitaliste, tantôt colonialiste, tantôt corporatiste des races constituants la population de sillage, les auteurs nous mettent face à un miroir et nous montrent leur foi en l'humanité.
    En dissociant le coté humain, bienveillant, sensible et le coté gestionnaire d'une grande communauté avec tout les manœuvres politiques que cela implique les auteurs nous donnent une vision bien amère de notre propre monde et en tirent un portrait réaliste et peu flatteur.

    Riche en émotions ce récit mené de main de maitre, aussi bien graphiquement que scénaristiquement, ne déroge pas à cette règle.

    On notera en clin d'œil, les petits hommages aux différents personnages de BD de cinéma et de dessins animes tout au long de l'album.

    Eotran Le 24/09/2022 à 21:26:33
    Sillage - Tome 4 - Le signe des démons

    Un album très intéressant de part la conception de la série, avec les différentes couches de scénario.
    D'un coté l'histoire de Nävis, agent de Sillage qui dois trouver sa place au sein de ce "consortium", avec ses principes, sa sensibilité, sa spécificité d'Humain (avec un poil de politiquement correct teinté de "chauvinisme") confrontée aux rouages politiques de cette machine à gaz qu'est Sillage.
    De l'autre coté, l'histoire propre de la planète qu'elle doit "aider". Avec un univers différents à chaque album, ce qui permet de changer d'univers et de codes à chaque fois. Et pour l'instant c'est une réussite absolue.

    Le style graphique efficace, nerveux quand il s'agit d'action est digne des meilleures scènes d'actions du cinéma.

    Halage Le 24/09/2022 à 20:52:39
    The goddamned - Tome 1 - Avant le déluge

    Excellent ! Vraiment original : aussi bien le scénario que le dessin.
    C'est rare quand des scènes d'actions sont aussi bien réussies.
    Par contre, c'est effectivement bien glauque ...
    A ne pas mettre en toutes les mains ....

    JohnSheldrake Le 24/09/2022 à 19:43:46

    Très belle histoire assez édifiante qui alterne entre la vie de Nellie Bly et son enquête au cœur même d’un asile d’aliénées où docteurs et infirmières n’ont jamais dû entendre parler du serment d’Hypocrate et prennent un plaisir malsain à maltraiter leurs patients.

    Excellent scénario qui tient en haleine et très bel univers graphique, assez chaleureux ce qui contraste avec cette histoire et ce lieu sordide.

    Erik67 Le 24/09/2022 à 17:07:59
    Bem - Tome 1 - Tome 1

    Je n'ai pas été convaincu par ce titre un peu particulier. BEM est en fait un shonen inspiré de la série TV culte « Yokai Ningen Bem » diffusée pour la première fois au Japon en 1968 et qui est considéré comme un chef d’œuvre du genre, rien que cela !

    BEM commence comme une série policière avant de se terminer par des combats de monstre pour le contrôle d'un quartier d'une ville Libra City où se concentrent les riches et les pauvres d'un côté avec une mafia qui règne sans pitié. Des humains dit améliorés sèment la terreur avec leurs pouvoirs démoniaques.

    On pourrait alors s'attacher aux personnages principaux mais l'alchimie ne se produit pas faute d'une mauvaise exploitation du récit par l'auteur. On s'ennuie ferme au point de ne pas savoir où il veut en venir au juste. Rien n'est vraiment crédible. Je n'ai pas pris de plaisir à cette lecture.

    Le dessin est tout juste convenable et il n'apporte rien de particulier. Graphiquement, ce n'est pas au top question finesse. Tout semble être concentré sur l'action. Par ailleurs, certains phylactères sont agencés bizarrement ce qui complique inutilement la compréhension du récit.

    Ce manga semble mélanger les genres entre le polar et le fantastique sans arriver à joindre les deux bouts. Bref, je ne suis pas preneur et je passe mon tour. C'est une mauvaise pioche pour moi. Cependant, ce manga pourra quand même plaire car il a encore ses adeptes au Japon avec son univers particulier.

    akosh Le 24/09/2022 à 15:45:25
    Ric Hochet (Les nouvelles enquêtes de) - Tome 6 - Le tiercé de la mort

    Désolé mais comment ne pas faire relire avant parution , on est sur
    la 4éme a saint-cloudp p9 p18 ou il y a les tirs - ensuite p16 on te dit que c'est vincennes-p 25 vincennes-p35 vincennes-amateurisme

    Au Fil des Plumes Le 24/09/2022 à 14:17:09

    Suzette est une dame de 60 ans qui va voir sa petite routine bouleversée par sa petite fille. Cette dernière prend la décision de lui faire retrouver son amour de jeunesse.
    Cette BD nous offre un scénario des plus émouvant. Le lien qui lie les deux femmes est très fort. L'une semble dire aurevoir à l'amour, alors que l'autre tatônne dans son début de relation. Suzette et Noémie vont donc s'écouter, évoluer et se soutenir l'une l'autre. J'ai vraiment apprécié cette histoire. La question de l'amour qui peut être connu à tous les âges est centrale. Fabien Toulmé, comme à son habitude, a su avec sensibilité me toucher. Il a vraiment l'art de donner à voir les sentiments humains.
    Esthétiquement, Fabien Toulmé reste fidèle à son style. Les traits sont simples et épurés. L'utilisation de peu de couleurs permet de mettre en avant le propos. Les décors sont peu chargés mais l'illustrateur arrive néanmoins par son dessin à nous transmettre les émotions qui traversent ses personnages.
    Encore une fois, j'ai adoré le travail de Fabien Toulmé et je me suis laissée emportée par l'histoire.

    Eotran Le 24/09/2022 à 13:01:08
    Sillage - Tome 3 - Engrenages

    Les auteurs nous servent un scénario de haute volée dans une ambiance steam punk "soviétique" très réussie. Avec les plusieurs couches de lectures politiques et philosophiques, ce tome est vraiment une belle réussite.

    Eotran Le 24/09/2022 à 12:58:49
    Sillage - Tome 2 - Collection privée

    Un tome très intéressant dans son scénario.
    Le découpage est assez brouillon mais garde une certaine intensité.
    Un bon tome qui nous permet de faire connaissance avec Sillage. Cette gigantesque communauté mobile qui voyage dans tous l'univers.

    BudGuy Le 24/09/2022 à 12:31:51

    Valérie Mangin et Jenolab signent une œuvre d'anticipation intéressante tant certains éléments résonnent avec l'actualité (attentats terroristes, immigration, sécurité, connectivité aux réseaux Internet, illusion de la démocratie, flicage des citoyens…), tant d'autres sont presque une réalité (revenu universel, implants obligatoires).

    Pour les dessins de ce 'one-shot', Jenolab participe pour la première fois et n'a pas à rougir du résultat: les cases et couleurs sont très léchées, mais peut-être trop numérisées à mon goût.
    La vision de cette France du futur est bien amenée et il faut noter la présence de multiples références via des structures (bâtiment François Hollande, Stade Zinédine Zidane), des œuvres littéraires (Universal War bien affichée) ou encore le confinement avec un clone du Conarovirus énuméré.

    Comme dit en préambule, la critique est très portée sur l'hyperconnectivité via Internet et les réseaux (de cas) sociaux (Twitter prend cher), mais également sur les "fake news" et autres sources d'informations officielles manipulées avec soin (les médias et Wikipédia se prennent un bon tacle).
    J'ai grandement apprécié la critique du monde politique dans le sens où il n'y a aucun manichéisme: chaque parti et faction politique en prend pour son grade, il n'y a pas de parti pris. A une époque où le politiquement correct et l'extrémisme sont légions, c'est appréciable d'avoir une bande-dessinée qui expose ces problématiques sans tomber trop à gauche ou à droite

    Malgré Anastasia, l'héroïne, coriace et nuancée à souhait, le récit accumule certains poncifs et phases obligées du genre (poursuite, IA rebelle, complots) vu une bonne dizaine de fois ailleurs. Certains éléments anticipent le twist de fin (ce qui est dommage je trouve), néanmoins la fin est sans concession et raccord avec le reste.

    6350frederic Le 24/09/2022 à 09:42:50
    Le sang de la vigne - Tome 1 - Mission à Haut-Brion

    On a avec cette Bd sur le vin l'impression de lire pour la Xieme fois un peu la même chose , l’enquête est bien mené sans plus et les dessins sont corrects sans plus eux aussi , donc on passe un petit moment sympa sans plus , vite lue , vite oubliée

    Erik67 Le 24/09/2022 à 08:54:57
    La véritable histoire du Far West - Tome 1 - Jesse James

    J'ai beaucoup aimé de découvrir la véritable histoire de Jesse James qui est une légende du Far West. Il faut savoir Jesse James est un célèbre hors-la-loi sévissant aux États-Unis dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, meneur du gang James-Younger.

    On découvrira que des nordistes ont pendu son beau-père sous les yeux de la famille fermière lorsqu'il était adolescent au cours de la guerre de Sécession. On comprend que cet enfant va avoir de la rancœur et un sentiment de vengeance envers les autorités fédérales. Cela va le conduire dans une très belle carrière criminelle où il deviendra un héros surtout pour les sudistes nostalgiques.

    On va assister à ses succès de hold-up qui vont contribuer à sa notoriété d'autant qu'il voulait contrôler son droit à l'image en correspondant par exemple avec des éditorialistes de journaux. Bref, il voulait capitaliser sur une opinion sudiste avide de revanche dans un contexte tendu d'occupation des troupes nordistes après avoir libéré les esclaves noirs.

    Je n'ai pas la même vision de glorification de ce personnage défendant la cause des sudistes qui ne me tient pas à cœur malgré le romantisme d' « Autant en emporte le vent ». Je ne goûte pas trop au charme du Sud et des texans par exemple. Jesse James avait la gâchette possible et il lui était possible de tirer de sang froid sur un pauvre homme désarmé en le confondant avec un autre (oups!).

    Il connaîtra également un triste destin à savoir abattu par ses propres hommes dans le dos alors qu'il n'avait que 34 ans. Bref, c'est âpre et violent comme un bon western à la Clint Eastwood.

    Un petit mot sur le dessin pour dire que je l'ai également grandement apprécié avec un trait vif et puissant. On notera également une excellente colorisation.

    Comme dit, c'est une BD intéressante à découvrir pour se rapprocher de la réalité loin des fictions qui ont été maintes fois déployés dans des films de western.On sera loin du sensationnel, de la légende et du mythe. La réalité est parfois bien plus triste et convenu.

    Pio2001 Le 24/09/2022 à 00:10:14
    Dune - Tome 2 - Muad'dib

    Enfin une adaptation fidèle du roman de Frank Herbert. ! Tout y est : les manigances du comte Fenring, la chambre étrange d'Arrakeen, le partage de l'eau de la vie au siech Tabr, le duel de Feyd dans l'arène, les monologues intérieurs.
    Une façon de se replonger dans le roman sans avoir à tout relire.

    janharmony Le 23/09/2022 à 19:09:10

    Les histoires en images de Miroslav SEKULIC sont peintes dans un style très proche de la peinture populaire congolaise contemporaine, dont je suis également fan. Il suffit de taper Chéri Chérin sur Google et vous verrez ce que je veux dire. Fantastique, donc, que Miroslav SEKULIC puisse utiliser cette technique pour écrire ses romans très pénétrants.

    GMB Le 23/09/2022 à 14:30:52
    Les maîtres Inquisiteurs - Tome 18 - L'Île de la Fin du Monde

    Le dessin depuis plusieurs album est assez mauvais. ça ne ressemble plus à la qualité originelle . Pas de précicion des traits, des formes, des personnages. Tout est devenu assez grossier, souvent on ne reconnait pas le personnage de la bulle, et pire les mouvements ou les proportions sont laids. Ce type serie n'appelle pas un nouveau style qui se détache de l'origine . Tres décevant

    Saigneurdeguerre Le 23/09/2022 à 14:10:11
    La belle espérance - Tome 1 - Le Temps des fruits verts

    Bayonne. Décembre 1933.
    L’affaire Stavisky éclate. Des milliers d’actionnaires sont ruinés. Ils ont été attirés dans les rais de l’escroc qui leur garantissait des rendements exceptionnels… Sale coup pour la France ! Déjà que la crise de 1929, venue des USA, avait frappé le monde entier… Le gouvernement tombe ! Un de plus !
    Sale coup pour les juifs ! Stavisky était juif originaire d’Ukraine. Dans ces années ’30, le fascisme et le racisme progressent partout ! Mussolini en Italie (plus fasciste que raciste), Hitler en Allemagne…

    Bretagne. Juillet 1934.
    Roger est de retour de son pensionnat chez les jésuites. Sa maman, veuve, se tue à la tâche et se prive de tout pour payer les études de son fils, brillant étudiant qui rêve de devenir ingénieur… Et il en a les capacités ! Sa mère épargne sou après sou pour qu’il puisse, une fois qu’il aura passé son BAC, aller étudier à l’université.
    Roger est heureux de revoir sa mère ! … Mais aussi sa cousine, Louison ! Ah, ce qu’ils s’aiment ces deux-là ! Elle, son rêve, c’est de devenir actrice. Une nouvelle Danielle Darieux…

    Critique :

    Au travers d’un récit qui suit deux jeunes gens amoureux qui vont devoir, de façon plus ou moins forcée, quitter la Bretagne, les auteures vont nous faire découvrir l’extraordinaire histoire du Front populaire.
    Souvent, certains historiens se sont servis du Front populaire pour expliquer la débâcle de l’armée française au printemps 1940. L’intelligence des autrices, c’est de nous faire découvrir les incroyables mauvaises conditions de vie du petit peuple français, qu’il travaille en usine, dans une maison de haute couture parisienne, aux Galeries Lafayette, ou bien encore à la campagne, en bord de mer ou en mer. Pourtant, la vie de certains n’a rien à voir avec cet enfer des ventres vides et d’un chômage où vous n’avez plus aucune occasion de gagner le moindre franc pourtant bien indispensable pour vous nourrir, payer le loyer d’un logement plus que médiocre, vous vêtir ou vous soigner.
    Chantal Van den Heuvel nous balade d’abord en Bretagne dans une histoire digne de Zola, avant la montée à Paris de deux jeunes gens très amoureux qui vont découvrir, pour l’un l’enfer de la vie en usine, pour l’autre le travail harassant d’une couturière au service d’un jeune et grand couturier.
    L’immense pauvreté, les ventres vides, les terribles cadences dans les usines, vont conduire aux grèves, avec occupation des usines, puis à la victoire aux élections de 1936 de ce Front populaire où l’on retrouve les socialistes de Blum, élu Président du Conseil (premier ministre), les radicaux et les communistes de Maurice Thorez… aux ordres de Moscou ! L’entente entre socialistes et communistes ne va pas durer. Ce que Staline veut, le parti communiste le veut. Le parti est très puissant et peut s’appuyer sur une base solide prête à le suivre aveuglément.
    Au passage, Chantal Van den Heuvel rappelle que les femmes n’avaient pas le droit de vote, mais que Blum « va mettre la charrue avant les bœufs » en en incluant dans son gouvernement aux postes de ministres ! Dans le gouvernement de Front populaire de Léon Blum en juin 1936, trois femmes ont été nommées ministres (ou « sous-secrétaires d'État ») alors qu'elles n'étaient, comme toutes les femmes de leur temps, ni électrices ni éligibles. Mais ne rêvez pas ! Elles ne prirent jamais la parole dans l’hémicycle… Et Léon Blum ne renouvela pas l’expérience lors de la mise sur pied de son second gouvernement.
    Cette BD rend un hommage certain à Léon Blum, esthète intelligent, évoluant au milieu d’un champ de mines d’autant plus dangereux qu’il était juif.
    Vivement la suite de ce roman graphique !

    Eotran Le 23/09/2022 à 12:23:06
    Green Class - Tome 4 - L'éveil

    La venue des grands anciens se rapproche. Tous les protagonistes tournent un peu en rond. Il y a des passages inutiles, ou des tournures de scénarios inutiles et cela dilue la force du récit.
    Ce tome reste intéressant au niveau de l'intrigue seulement ça n'avance pas beaucoup.

    Eotran Le 23/09/2022 à 12:21:40
    Green Class - Tome 3 - Chaos rampant

    On retrouve nos ados canadiens après la clôture tonitruante du tome précédent.
    S'il y avait quelques indices (que je prenais naïvement pour un hommage, voire un clin d'?il) dans le tome précédent ,maintenant c'est indéniable : on est clairement dans un monde "lovecraftien".
    Et il semblerait que le salut de l'humanité se retrouve entre les mains d'ados glandeurs en marge de notre bien-pensante société.
    Un récit prenant, inquiétant et qui semble perdu d'avance.

    Eotran Le 23/09/2022 à 12:19:39
    Green Class - Tome 2 - L'alpha

    On lève le coin du voile sur la situation en dehors de la zone de quarantaine.
    On est un peu comme les ados que l'on suit : perdus. Entre mysticisme et virologie, on ne sait pas (encore?) où est la vérité et cela rend ce deuxième tome très passionnant.

    Eotran Le 23/09/2022 à 12:19:03
    Green Class - Tome 1 - Pandémie

    Malgré quelques faiblesses scénaristiques, on a envie de suivre ces ados en mode "survival". Le dessin est nerveux et efficace.
    Voyons ce que la suite nous réserve !

    BudGuy Le 23/09/2022 à 10:36:44

    Adaptation d'un des romans de Barjavel et sans doute le plus connu de tous, cette version de 'la nuit des temps' par Christian De Metter est appréciable à bien des égards.

    Le dessin de l'auteur est beau et ne m'a pas dérangé, seul bémol au niveau des couleurs et de l'ambiance très sombre qui gêne dans le discernement des traits sur certaines cases.

    L'histoire a été retranscrite à notre époque avec un peu trop de politique à mon goût: les marches contre le réchauffement climatique, les méchants CRS, Internet, les théories du complot… Des passages du roman originel ont été supprimés permettant à la narration d'être recentrée sur l'essentiel à savoir les deux temporalités du récit (notre époque et celle du Gondwana).

    Il manquait peut-être une présentation globale des personnages de l'équipe scientifique puisque le lecteur est largué directement dans l'histoire sans rien savoir.

    Au final, un bon one-shot doté d'une très belle couverture.

    Erik67 Le 23/09/2022 à 07:41:54
    Astra Saga - Tome 2 - Le sang des dieux

    Dans ce second tome, le scénario virevolte avec brio en passant d'une date à l'autre à la façon d'un puzzle pour nous amener à mieux comprendre les enjeux. Il n'y a pas de répit dans l'histoire.

    Cela revêt une dimension géopolitique vraiment captivante. Certes, on pourrait regretter une certaine confusion mais il s'agit de bien suivre pour ne pas perdre le fil.

    La beauté du dessin est toujours aussi transcendante que dans le premier volume. Le style du dessin ainsi que les couleurs respectent parfaitement l'ambiance de l'histoire. J'ai vraiment passé un bon moment devant ces magnifiques dessins, c'est vraiment un régal visuel.

    La réussite est toujours au rendez-vous et le plaisir de lecture est pour ma part un vrai plaisir. Cela se termine par un nouveau cliffhanger un peu mystérieux. A suivre par conséquent.

    A découvrir de toute urgence pour ceux qui aime la SF.

    TDH75 Le 22/09/2022 à 22:17:22
    Immortal Hulk - Tome 9 - Le plus faible qui soit

    « Immortal Hulk, le plus faible qui soit » est un récit Marvel très inspiré de l'univers horrifique prisé par Ewing et Benett.

    Les histoires de l'au-delà ne sont guère convaincantes et les « monstres » crées par Benett réellement affreux.

    Du coté de l'action, voir un Hulk famélique et malade se faire maltraiter par a peu près tout le monde jusqu'à mourir sous les coups de super agents aux pouvoirs élémentaux est assez plutot déplaisant et même si l'album se conclue sur un twist laissant à penser le retour de la brute verte/rouge pour régler ses comptes avec tous ses ennemis, ceci s'avère peser au final bien peu.

    Les années passent, les artistes se succèdent, mais le talent n'est pas là !
    Plus d'informations sur ce lien : https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2022/09/immortal-hulk-le-plus-faible-qui-soit.html

    Eotran Le 22/09/2022 à 19:26:19
    Sillage - Tome 1 - A feu et à cendres

    C'est avec un plaisir non dissimulé que je (re)découvre cette BD de SF.
    Les dessins sont qualitatifs et n'ont pas mal vieilli du tout.
    Le scénario, aujourd'hui, peut sembler réchauffer mais cette bd a quand même prêt de 26 ans.

    La seule chose qui me fait peur, maintenant que je m'apprête à lire la série complète, c'est la quantité de tomes et le risque de perte de qualité que généralement cela engendre.

    Eotran Le 22/09/2022 à 19:24:19
    La quête de l'oiseau du temps - Tome 11 - Folle graine

    Un album très agréable.
    Graphiquement de très bonne qualité. Le dessin a acquit une certaine maturité. Le coup de crayon remarquablement inspiré d'Etien colle parfaitement au caractère des personnages et renforce la perception des émotions.

    Si on devait avoir des reproches, ce serait toujours en comparaison à la série mère qui était plus dense et plus rythmée.
    Il y a aussi quelques incohérences scénaristiques, mais rien qui puisse remettre en cause la solidité du récit.

    Cela reste de la bonne BD, mais ce n'est plus de la BD d'exception.

    Azoris Le 22/09/2022 à 16:16:43

    Adèle Blanc-Sec, c'est une ambiance et le charme du désuet.
    Elle tient le coup parmi le petit comité des BD qui ne vieillissent pas, même après 50 ans.

    Lakazdelonclepol Le 22/09/2022 à 10:21:01

    Une belle surprise que cet album.
    Dans une ambiance urbaine pluvieuse éclairée au néons l'anti-héros se meut dans un quotidien monocorde, animé par le seul espoir de le quitter un jour.
    Graphiquement élaborée cette histoire démarre lentement pour se terminer dans une précipitation d'évènements bouleversants.
    Les ambiances sont parfaitement restituées, tout est là pour nous faire partager le destin de François.

    Erik67 Le 22/09/2022 à 07:42:38
    Astra Saga - Tome 1 - L'Or des dieux

    Après Vinland Saga, voilà Astra Saga qui se passe dans un futur très éloigné vers l'an 3525. C'est un mélange de space-opéra avec les légendes nordiques. Le procédé n'est pas nouveau car Valérie Mangin l'avait déjà expérimenté au début des années 2000 avec la série « Le fléau des Dieux ».

    J'avoue que j'aime bien ce genre de transposition de mythologies avec le space-opéra façon Crisse. Je retrouve également un air de « Dune » avec toutes ces maisons de baronnie et d'un empereur régnant sur la galaxie. Certes, il faut adhérer à cet univers hybride.

    On est tout de suite plongé dans l'action façon bataille spatiale. Cela me rappelle l'introduction du premier Star Trek de J.J. Abrams. Cela nous permet de vivre intensément l'aventure en faisant connaissance avec les différents protagonistes dans cette grande épopée intergalactique.

    J'ai également trouvé les dessins spaciaux de grande qualité car ils sont ultra détaillés. On notera que chaque personnage à un trait du visage qui lui est propre ce qui n'est pas pour me déplaire. Juste un bémol pour la couverture qui me rappelle étrangement celle du Château des étoiles dans son concept graphique. Pour autant, visuellement, c'est superbe, avec certaines planches sortant vraiment du lot.

    Il est vrai que l'intrigue se dévoile petit à petit après un départ plutôt confus. On sent que cela risque de devenir assez intéressant avec cette lutte de pouvoir. Bref, il y a incontestablement une richesse scénaristique. On a hâte de voir la divinité en action retrouvée pleinement ses forces. Là aussi, dommage que le dos de couverture nous dévoile tout de suite son identité.

    Au final, j'ai passé un très bon moment avec cette BD ambitieuse qui sort un peu des sentiers battus. Une série que je conseille vraiment aux amateurs de beaux dessins et de nouvelles expériences.

    6350frederic Le 22/09/2022 à 07:11:23
    S.O.S. Bonheur - Tome 3 - S.O.S. Bonheur 3

    Note pour les 3 tomes : que dire de plus que tout les commentaires élogieux , même si je ne suis pas un fan de Griffo , tout l'histoire , le scenario et son déroulement , les personnages tous plus attachant les uns que les autres avec cette lutte contre les pouvoirs
    , pas spécialement d'un bord politique nous fait passer un tres tres bon moment , A LIRE

    JohnSheldrake Le 21/09/2022 à 23:10:55

    Une bonne série de zombies, dans la lignée de Walking Dead. Ça se passe aux États-Unis, y a des zombies partout qu’on massacre a tour de bras, et puis y a les vivants qui sont parfois plus dangereux que les zombies. Les personnages essayent de s’extraire de la marée zombie et de trouver quelque part un endroit refuge oú ils pourraient souffler et reconstruire, avec l’espoir qu’un remède mettent fin au cauchemar.

    Beaucoup d’action dans ce premier cycle. C’est efficace mais ça ne surprend pas. Les auteurs ne parviennent pas à se démarquer de Walking Dead. Il en résulte une impression de déjà vu qui finit par lasser.

    JohnSheldrake Le 21/09/2022 à 22:58:03

    Une très belle histoire d’initiation, celle d’un jeune provincial qui découvre Paris et surtout Pigalle dans les années 50 et travaille dans une boite pas très fréquentable. Le Paris interlope de ces séries noires qui ont fait le bonheur du cinéma français du temps e Lino Ventura et Jean Gabin.

    Les dessins en noir et blanc, sépia, nous replongent dans l’ambiance de ces films là. La reconstitution historique, les plans, les visages, tout est grandiose. Un vrai régal. J'espère que le tandem Arroyo/Christin se reformera pour un autre album.

    Yovo Le 21/09/2022 à 22:06:00
    Le roy des Ribauds - Tome 4 - Livre IV

    A nouveau cycle, nouvelle esthétique.
    Je partage l'avis de Nettoyor, le dessin s’est considérablement éclairci et n’a plus grand-chose à voir avec les premiers tomes. On peut déplorer cette soudaine simplification du trait, c'est sûr. Mais au moins, il gagne en lisibilité ce qu’il a perdu en force, c’est déjà ça. D’autant qu’il reste tout de même de haut niveau.

    Le scenario subit lui aussi un affadissement notable, tout en conservant heureusement les bases solides qu’on lui connait. Le contexte historique soigné, les différents arcs narratifs, les personnages interlopes et l’atmosphère saumâtre sont tous au programme de ce Livre IV.
    A ceci prêt que le triste sire lui-même n’a plus le premier rôle et se retrouve étrangement transparent et relégué aux arrière-plans.

    L’ensemble s’est donc amplement dévitalisé et c’est assez regrettable tant cette série a su façonner sa marque dans un registre de polar médiéval, crépusculaire, amoral et retors, taillé sur mesure pour elle.

    J’aurais préféré arrêter là ce tableau quelque peu mitigé mais j’ai gardé le pire pour la fin : des erreurs de dessin incompréhensibles que j’ai du mal à pardonner à un auteur aussi admirable et capé que Ronan Toulhoat. Mis à part les mauvais raccords de décors que j’ai notés page 26, la faute monumentale vient de la balafre du roi Philippe qui a toujours éborgné son œil GAUCHE depuis le 1er tome et qui - alors qu'elle est pourtant bien placée p. 41 - se retrouve du côté DROIT de son visage dans le reste de l’album (bien visible pages 25, 53, 91, 92). Certains le tiendraient pour un détail mais c’est rédhibitoire pour moi. Une fois que je l’ai vu, impossible d’en faire abstraction et mon plaisir de lecture fait pschitt…
    Personne ne relit donc chez Akileos ?

    aspireyp Le 21/09/2022 à 21:23:07
    Victor Billetdoux - Tome 4 - les voleurs de lune

    L'histoire est sympa. On nage dans une science fiction située au début du XXème siècle. La conformité des dessins est la marque de fabrique de l'auteur qui a toujours utilisé de la documentation rendre une image fidèle des objets. Très belle série.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 21:22:54
    Victor Billetdoux - Tome 3 - La nuit de l'Horus rouge

    L'histoire est sympa. On nage dans une science fiction située au début du XXème siècle. La conformité des dessins est la marque de fabrique de l'auteur qui a toujours utilisé de la documentation rendre une image fidèle des objets. Très belle série.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 21:22:44
    Victor Billetdoux - Tome 2 - Les ombres de nulle part

    L'histoire est sympa. On nage dans une science fiction située au début du XXème siècle. La conformité des dessins est la marque de fabrique de l'auteur qui a toujours utilisé de la documentation rendre une image fidèle des objets. Très belle série.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 21:22:19
    Victor Billetdoux - Tome 1 - La pyramide oubliée

    L'histoire est sympa. On nage dans une science fiction située au début du XXème siècle. La conformité des dessins est la marque de fabrique de l'auteur qui a toujours utilisé de la documentation rendre une image fidèle des objets. Très belle série.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 21:15:45
    Il faut flinguer Ramirez - Tome 2 - Acte 2

    Je suis plutôt déçu par ce tome n°2 de la série. Le dynamisme du tome n°1 a disparu. A mon avis, les auteurs ont manqué d'inspiration pour le scénario. Il eu été plus judicieux de sortir le tome n°2 après avoir bâti une oeuvre pouvant égaler le tome n°1. On a là un album que je considère comme bâclé et sorti avec trop de précipitation. Dommage, les auteurs nous avaient habitué à mieux.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 21:02:16
    Il faut flinguer Ramirez - Tome 1 - Acte 1

    Cette BD est un feu d'artifice de subtilité, d'action, d'humour. Les dessins sont époustouflants et proches de la photographie. La mise en couleur est agréable et dynamique. Je recommande.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 21:00:45
    Marc Jaguar - Tome 1 - Le lac de l'homme mort

    On découvre dans cet album les prémisses de ce que seront les personnes Félix et Gil Jourdan créés par Maurice Tillieux.
    C'est un excellent album à découvrir !

    aspireyp Le 21/09/2022 à 20:56:07
    Timoléon - Tome 3 - Joseph le borgne

    Joseph le borgne boucle cette excellente série Time is money.
    C'est un chef-d'œuvre de subtilité et d'humour. On découvre que quand la science croise l'incompétence, il faut s'attendre à tout pour notre plus grand plaisir.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 20:50:52
    Timoléon (16/22) - Tome 4 - 4 pas dans l'avenir (II)

    Cette balade dans le temps est délirante. Time is money est un chef-d'œuvre de subtilité et d'humour. On découvre que quand la science croise l'incompétence, il faut s'attendre à tout pour notre plus grand plaisir.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 20:50:37
    Timoléon (16/22) - Tome 3 - 4 pas dans l'avenir (I)

    Cette balade dans le temps est délirante. Time is money est un chef-d'œuvre de subtilité et d'humour. On découvre que quand la science croise l'incompétence, il faut s'attendre à tout pour notre plus grand plaisir.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 20:50:21
    Timoléon (16/22) - Tome 2 - Time is money (II)

    Cette balade dans le temps est délirante. Time is money est un chef-d'œuvre de subtilité et d'humour. On découvre que quand la science croise l'incompétence, il faut s'attendre à tout pour notre plus grand plaisir.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 20:50:09
    Timoléon (16/22) - Tome 1 - Time is money (I)

    Cette balade dans le temps est délirante. Time is money est un chef-d'œuvre de subtilité et d'humour. On découvre que quand la science croise l'incompétence, il faut s'attendre à tout pour notre plus grand plaisir.

    aspireyp Le 21/09/2022 à 20:48:23
    Cellulite (16/22) - Tome 2 - Les états d'âme de Cellulite Tome 1 (II)

    Cet album présente la ''charmante'' Cellulite avec son militantisme féminin porté à son paroxysme. Cellulite est attendrissante. Ses états d'âmes nous font rires mais son caractère exécrable ne nous donnent pas envie de la croiser dans la rue. :)

    aspireyp Le 21/09/2022 à 20:48:10
    Cellulite (16/22) - Tome 1 - Les états d'âme de Cellulite Tome 1 (I)

    Cet album présente la ''charmante'' Cellulite avec son militantisme féminin porté à son paroxysme. Cellulite est attendrissante. Ses états d'âmes nous font rires mais son caractère exécrable ne nous donnent pas envie de la croiser dans la rue. :)

    frankygoz Le 21/09/2022 à 17:35:06
    Lapinot (Les nouvelles aventures de) - Tome 6 - Par Toutatis !

    Alors c'est un Asterix ou c'est pas un Asterix ? La question mérite d'être posée alors , je me la pose. A priori, c'est pas un Asterix mais pourtant, tous les marqueurs sont là: les légionnaires idiots, les baffes dans la gueule, les sangliers, le sympathique village avec les tous sympathiques gaulois avec leurs sympatix patronymes, les bagarres, les poissons, les bagarres autour des poissons, le chef sur son bouclier, puis en vrac dessous, puis de nouveaux dessus, les pirates, le festin...Et même plus, une histoire solide, des running gag, des jeux de mots,... Y a tout quoi! WTF ? Et bien, Trondheim a bien assimilé la recette magique de Goscinny et Uderzo mais a fait un petit pas de côté, et ce petit pas, qui est un grand bond scénaristique, fait tout le sel de cette bd très réussite. Il n'a pas trahi Asterix car ce n'est pas un Asterix. Sinon c'est Albert René Editions qui se serait chargé de nous le proposer, c'est pas une preuve ça? En résumé, c'est pas un Asterix, pas une parodie, pas un pastiche, peut-être un hommage... C'est avant tout un Lapinot, et un bon Lapinot. Cet opus trouve même sa place dans les covers réussies de ces dernières années, le Lucky Luke de Bouzard, celui de Bonhomme, le Mickey de Loisel, le Spirou de Bravo...

    aldabar Le 21/09/2022 à 16:09:31
    Jeremiah - Tome 39 - Rancune

    dessin intéressant comme toujours. Par contre le scénario est mauvais... très mauvais, on s'ennuie à mourir...

    Erik67 Le 21/09/2022 à 07:20:54

    Je n'ai pas trop aimé cette BD cyberpunk dont l'action se situe dans le futur.

    Le dessin est déjà très spéciale avec ses couleurs criardes et son trait anguleux. Il faut vraiment aimer ce style graphique datant des années 70. J'ai eu vraiment beaucoup de mal.

    Par ailleurs, au niveau du scénario, nous avons un récit assez chaotique qui met en scène des personnages assez bizarres dans un monde en perdition et profondément injuste. Le ton est assez décalé avec un peu d'humour malgré tout.

    Le thème est celui du tourisme spatial qui peut détruire l'environnement. C'est une île où les habitants semblent être dépossédés de leur coin. Le responsable est un puissant lobby qui œuvre à l'aménagement du territoire pour son plus grand bénéfice. On peut dire sans se mouiller que c'est une transposition de ce qui se passe en Corse.

    Je préfère pour une fois passer mon tour. On ne peut pas tout aimer dans la BD. C'est ainsi.

    ancillaire Le 21/09/2022 à 03:23:18
    Les 7 Vies de l'Épervier - Tome 14 - Le fils d'Ariane

    La question est: ou est passé Juillard? Jovanovic et Juillard ont un point commun: leur noms commencent par un "J". Mais à part cela le niveau de dessin n'est plus la. Le scenario est bizarre, un peu distopien, mais bon, cela ouvre un peu les horizons. Si Jovanovic s'applique et qu'il prend 2 ans pour faire le prochain volume cela sera sans doute ok. Sinon, dur dur. Dans l'absolu c'est une bd solide, mais en comparaison aux albums précédants c'est correct sans plus.

    Blue boy Le 20/09/2022 à 20:28:31

    Après avoir obtenu la récompense suprême à Angoulême pour son exaltante « Saga de Grimr », Jérémie Moreau avait-il encore quelque chose à prouver ? A 35 ans, celui-ci fait désormais partie des créateurs les plus originaux de sa génération en matière de 9e art, et cet album vient une nouvelle fois le confirmer, non sans panache. Jérémie Moreau est de ceux qui explorent et tentent constamment de se renouveler, et si l’on ressentait une certaine déception avec « Penss et les plis du monde », malgré ses qualités indéniables, « Le Discours de la panthère » est venu nous rassurer sur sa capacité à nous surprendre. Avec « Les Pizzlys », il s’attaque au sujet du moment, de plus en plus prégnant et souvent anxiogène, le réchauffement climatique, en situant l’action en Alaska, là où les effets sont encore plus visibles et spectaculaires que sous nos latitudes.

    La magnifique et mystérieuse couverture à elle seule peut résumer la sensation qui nous étreint à la lecture, celle d’être transporté à travers la flamboyance d’une aurore boréale aux couleurs époustouflantes. Quant au titre, l’auteur fait référence à ces ours issus d’un croisement entre grizzlys et ours polaires, des ours au pelage marbré de blanc et de marron qui ne sont qu’un des effets du changement climatique dans le Grand nord, les ours blancs quittant les pôles en raison de la fonte des glaces. Ainsi, Jérémie Moreau reprend un de ses thèmes de prédilection : l’action de l’Homme sur son environnement et la perte progressive de ses racines « terriennes » favorisée par une technologie toujours plus sophistiquée.

    Pour ce faire, l’auteur va nous mettre dans les pas de plusieurs personnages : Nathan, jeune chauffeur de taxi en charge de son frère Etienne et sa sœur Zoé, suite à la mort vraisemblable de ses parents. Lors d’un accident dû au surmenage, il va faire connaissance avec Annie, l’une de ses clientes qui s’apprête à prendre l’avion pour retourner dans son pays natal, l’Alaska. Prise d’empathie pour ces orphelins en proie à la confusion, la vieille dame, d’origine indienne, va les emmener dans sa « cabane » perdue du Grand Nord, où elle n’avait pas remis les pieds depuis son mariage avec un occidental il y a quarante ans. Obligée de laisser derrière elle tous ses repères, la fratrie va devoir réapprendre ce qu’est la vie dans un environnement radicalement différent, loin du tumulte du monde « civilisé ». Le choc est rude, et les écrans tactiles restent le plus souvent noirs. Passées une difficile période de « sevrage technologique », les jeunes enfants finiront par s’accoutumer à leur nouvelle vie, contrairement à Nathan qui ne parvient pas à s’extraire d’un brouillard psychique qui le laisse tel un pantin désarticulé, sans boussole…

    Comme souvent seul aux manettes, Moreau nous offre une narration fluide et bien construite, sans surcharge de dialogues, servie par une ligne claire ronde et délicate qui laisse transparaître les influences manga de son auteur. Le tout confère une touche très moderne à l’objet, mais qui ne se limite pas au dessin. A ce titre, c’est le travail sur la couleur qui est juste renversant. L’auteur recourt à une palette audacieuse alliant des tonalités très chamarrées avec des incursions fluos, qui étonnamment ne piquent pas les yeux. Le résultat est même somptueux et ces assemblages atypiques donnent lieu à des planches de toute beauté. Comme on le sait, l’auteur travaille sur ordinateur et apporte ici la preuve que l’on peut le faire à bon escient. Ce traitement numérique des grands espaces nord-américains nous en fait saisir toute leur magnificence mais aussi les bouleversements dramatiques qui les menacent, tels ce terrible feu de forêt représenté vers la fin de l’ouvrage. De même, les séquences décrivant les sensations ou les rêves des personnages sont de véritables œuvres d’art — osons ce terme généralement réservé au domaine musical — néo-psychédéliques, où poésie et chamanisme ne font qu’un — précisons que dans le récit, les habitants de cette région d'Alaska sont d’origine indienne. Et comme Jérémie Moreau ne laisse rien au hasard, sa mise en page est aussi libre que réfléchie : cases de guingois hyper-morcelées alliées à un cadrage dynamique zoomé au max, vues cinématographiques époustouflantes sur deux pages, notre homme ne s’interdit rien…

    Si avec « Les Pizzlys » Jérémie Moreau nous éblouit, il nous interroge et nous bouscule aussi, s’abstenant de tout jugement péremptoire et préférant évoquer une responsabilité collective concernant l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. La situation qu’il décrit est un constat, effrayant certes, mais encore une fois, l’auteur ne joue pas sur la peur, qui comme chacun sait, inhibe l’action et peut réveiller nos instincts les plus primaires. Ainsi, la conclusion est assez inattendue, ni pessimiste ni optimiste, pour décrire quelque chose qui nous dépasse et devrait nous rendre plus humbles, désarmés que nous sommes face à la toute puissance de la nature qui ne fait que nous renvoyer les conséquences de nos actes. En ces temps anxiogènes où la confusion semble parfois gagner les esprits, notamment à travers les réseaux sociaux où « fake news », haine et peur, font figure de trio infernal, cette bande dessinée est une véritable bouffée d’oxygène. A l’instar de J.R.R. Tolkien, Jérémie Moreau s’efforce de réenchanter le monde, en réconciliant l’Homme moderne avec le « temps du mythe » et la sagesse ancestrale des peuples autochtones. Inutile d’ergoter davantage, « les Pizzlys », par ses qualités artistiques et son propos intelligent qui arrive pile-poil après une période hors-normes (canicules, incendies, sécheresse…), n’est rien de moins que l’album de l’année, un chef d’œuvre « pré-apocalyptique » qui réussit même à surpasser « La Saga de Grimr ».

    Arkadi Le 20/09/2022 à 13:22:22

    Simplicité et poésie. Et peut être même un petit majeur tendu bien haut de la part de Fred. Car, si monsieur Mousse ( puisque l'on ne voit pas le visage) ce serait Fred ? Alors son propos serait délicieux.
    Lui qui n'a pas la télévision, qui vit dans son propre univers et ses propres histoires à l'ombre même de la lune céleste. Et moi j'aime cette idée que c'est peut par là la source du bonheur: la déconnexion, le cocon de l'imaginaire avec les amitiés qui vont avec. Et cette simple histoire pleine de poésie à l'allure de conte pour enfant deviendrait une allégorie philosophique sur le choix, aussi, de vivre serein en étant déconnecté de toute électricité et matraquage médiatique. Ni même lire, ni même découvrir puisque monsieur Mousse vit dans son lit. Juste rêver et écouter les histoires.

    Car le message final est également un message plein d'amertume sur le monde connecté, ce peuple dans l'impossibilité de rêver par soi même. Le final est d'une infinie tristesse. Alors que toute l'allégorie était à la fois cynique et naïve.

    Du coté des dessins, Fred explore toujours autant les cadrages du gaufrier qui déborde de toute part, les lettrages qui racontent bien plus que les simples mots. il y a toujours chez Fred, le plaisir absolu des planches bourrées de trouvailles et d'émotions visuelles.

    La lecture est double de poésie. Visuelle d'abord ou le plaisir curieux de découvrir à chaque planche une narration visuelle qui en met plein les mirettes et plein les émotions. sémantique ensuite car les mots de Fred sont toujours empreint de légèreté et lourdeurs car l'émotion prime toujours chez cet auteur incroyable.

    Arkadi Le 20/09/2022 à 13:22:21

    Simplicité et poésie. Et peut être même un petit majeur tendu bien haut de la part de Fred. Car, si monsieur Mousse ( puisque l'on ne voit pas le visage) ce serait Fred ? Alors son propos serait délicieux.
    Lui qui n'a pas la télévision, qui vit dans son propre univers et ses propres histoires à l'ombre même de la lune céleste. Et moi j'aime cette idée que c'est peut par là la source du bonheur: la déconnexion, le cocon de l'imaginaire avec les amitiés qui vont avec. Et cette simple histoire pleine de poésie à l'allure de conte pour enfant deviendrait une allégorie philosophique sur le choix, aussi, de vivre serein en étant déconnecté de toute électricité et matraquage médiatique. Ni même lire, ni même découvrir puisque monsieur Mousse vit dans son lit. Juste rêver et écouter les histoires.

    Car le message final est également un message plein d'amertume sur le monde connecté, ce peuple dans l'impossibilité de rêver par soi même. Le final est d'une infinie tristesse. Alors que toute l'allégorie était à la fois cynique et naïve.

    Du coté des dessins, Fred explore toujours autant les cadrages du gaufrier qui déborde de toute part, les lettrages qui racontent bien plus que les simples mots. il y a toujours chez Fred, le plaisir absolu des planches bourrées de trouvailles et d'émotions visuelles.

    La lecture est double de poésie. Visuelle d'abord ou le plaisir curieux de découvrir à chaque planche une narration visuelle qui en met plein les mirettes et plein les émotions. sémantique ensuite car les mots de Fred sont toujours empreint de légèreté et lourdeurs car l'émotion prime toujours chez cet auteur incroyable.

    Shaddam4 Le 20/09/2022 à 10:30:17
    Elecboy - Tome 3 - La data croix

    On ne l’attendait plus, Jaouen Salaün lâche enfin les freins dans cet album charnière tout en révélations. Ce qui nous fait nous demander pour quelle raison il a opté pour un format en quatre plutôt qu’une trilogie plus équilibrée… passons. Outre le titre un peu wtf on a tout bon dans ce troisième volume qui aurait été un carton s’il avait été le premier. Gageons qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une série lancée!

    Cette accélération de rythme nous prend de cours puisque les premières pages forment un surprenant flashback en mode rapide qui détonne diablement avec la torpeur et le contre-temps sur lequel était construite la série jusqu’ici. On nous raconte ainsi l’élimination brutale de cet être par ses proches avant les longues révélations que lui procurent un être synthétique au sein de la Bibliothèque de la Connaissance passée, logée dans une formidable croix formée par un séquoia géant. Le lien entre Joshua, les wastlands, les séquences spatiales et les combats épiques vus jusqu’ici se fait enfin pour notre plus grand plaisir!

    On bascule ainsi résolument dans de la grande SF qui précise son propos sur le Transhumanisme ou le post-humanisme (sujet également abordé dans la récente réédition d’Eden en version Perfect ou encore le grand album récent qu’est Carbone & silicium). Le récit devient alors très classique mais passionnant grâce aux images toujours magistrales de l’auteur. On regretterait presque que la séquence passe si vite tant le déroulé de cette fin du monde nous happe par la richesse des thématiques abordées. Les séquences d’action ne sont pas en reste puisque si cette fois il n’y a pas trace de moins guerrier, l’affrontement mécanisé entre les puiseurs et le clan de Sylvio est tonitruant en une bataille tout à fait explosive. Entre les deux Salaün nous glisse une dénonciation du totalitarisme religieux, plus habituel mais logique dans cet univers, le tout avec un design aux élégances qui montent encore d’un cran.

    Bref, on passe pas loin du coup de cœur pour un tome qui coche toutes les cases de la bonne et belle SF et qui réhausse très fortement l’intérêt d’une série qui, si elle maintient ce niveau pour son ultime volume pourrait bien être assez vite réévaluée comme une quadrilogie majeure…
    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2022/09/07/elecboy-3-la-data-croix/

    Shaddam4 Le 20/09/2022 à 10:28:39
    Lord Gravestone - Tome 2 - Le Dernier Loup d'Alba

    Zut, mille fois zut! J’ai une vraie tendresse pour Nicolas Siner, aussi talentueux qu’adorable et modeste et étais ravi de voir enfin arriver une nouvelle série aussi assumée dans le registre gothique. Malheureusement, si le premier tome réussissait parfaitement son entrée en matière entre fan-service vampirique et background travaillé, cet album charnière tome assez à plat en ne parvenant pas à relier l’introduction au combat final contre l’empereur du Mal. L’action tonitruante précédente laisse ici la place à une fort longue convalescence du héros mordu une fois par Camilla la vampire qui cherche à se venger de sa lignée mais qui va commencer à douter de la malfaisance de ce chasseur de dentus. Outre un rythme qui oublie d’alterner révélations historiques, action et scène intimistes pour laisser dérouler une assez interminable romance dans un château en ruine, l’intrigue tombe dans pas mal d’incohérences logiques: des loups-garou du titre on n’en entendra finalement guère parler, de la redoutable vampire transformée en douce servante on a du mal à imaginer le cœur guimauve qui la fait désobéir à la loi de la Nuit,… Alors soyons juste, de belles idées surgissent comme cet état d’Incube en sursis entre l’état d’homme et celui de vampire et les dessins magistraux de Nicolas Siner qui nous plongent dans une Ecosse où le jour ne semble jamais se lever. C’est d’autant plus dommage que l’on voit bien où voulait en venir Jérôme le Gris dans un format ternaire en faisant de cet héritier lisse un héros tragique en rupture avec son héritage, en liant le bon et le mal. Mais il semble se prendre les pieds dans son déroulé, gardant sans doute trop pour le final ce qui aurait dû alléger la linéarité sur ce second tome. Rien n’est perdu puisqu’avec un joli matériau graphique comme thématique la pente peut être remontée sur le final. Surtout avec une conclusion qui replace un état dramatique nécessaire en rendant le héros soudain plus intéressant. Le rythme est décidément un bien dur exercice en matière de scénario…

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2022/09/09/lord-gravestone-2-3-le-dernier-loup-dalba/

    Shaddam4 Le 20/09/2022 à 10:26:57

    Il était peu probable de me voir me plonger dans une aventure de Supergirl, son super-chien Krypto et son super-cheval capé Comète… Pourtant, un auteur aussi brillant que Tom King qui arrive depuis quelques années à utiliser la substantifique moelle des personnages DC (sur Mister Miracle ou Strange Adventures par exemple), associé à l’incroyable étoile montante des dessinateurs latino a suffit à me convaincre de tenter l’expérience… confirmant comme chaque fois que le Black Label est une garantie quasi absolue de must-read!

    Commençons par les planches, juste sublimes de bout en bout et folles de détails. Dans une technique toute européenne, la brésilienne Bilquis Evely (qui a déjà sublimé la reprise de Sandman) nous subjugue dans une alchimie parfaite avec son coloriste Mateus Lopez. Alors que je constate une mode peu convaincante pour des colo criardes dans les comics, le duo reste très tradi avec des planches peu encrées mais fourmillant de détails, jusqu’à cet épisode final qui décroche la mâchoire. L’inspiration issue de Jean-Claude Mezière et ses galaxies foisonnantes est évidente, mais l’on peut également trouver du Lauffray, voir du Moebius dans ces décors extra-terrestres parcourus laborieusement dans des cars galactiques pourris et autres auberges orbitales puantes. Abusant de traits de mouvement et de perspectives, l’artiste n’est jamais avare de créativité et de contenu, donnant à ses deux voyageuses une élégance qu’accompagne un texte inspiré.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2022/09/10/supergirl-woman-of-tomorow/

    Shaddam4 Le 20/09/2022 à 10:24:47
    Shi (Zidrou/Homs) - Tome 5 - Black Friday

    Retour de la grande série socio-politique avec un second cycle que l’on découvre, surpris, annoncé en deux albums seulement. Reprenant la construction temporelle complexe juxtaposant les époques sans véritables liens, Zidrou bascule ensuite dans un récit plus linéaire et accessible où l’on voit l’affrontement entre la naissance du mouvement des Suffragettes et la société bourgeoise qui ne peut tolérer cette contestation de l’Ordre moral qui étouffe le royaume. Les lecteurs de la série retrouveront ainsi les séquences connues, à la fois radicales, intimistes, sexy et violentes. Et toujours ces planches sublimes où Josep Homs montre son art des visages.

    L’itinéraire de Jay et Kita se croise donc avec un échange épistolaire original à travers les années avec la fille de Jay, sorte de fil rouge très ténu qui court depuis le début sans que l’on sache sur quoi il va déboucher. L’écho contemporain bascule cette fois dans les années soixante (on suppose) où un policier enquête sur une disparition qui le mène sur la piste des Mères en colère. Pas plus d’incidence que précédemment mais l’idée est bien de rappeler que les évènements du XIX° siècle débouchent sur un combat concret à travers les époques.

    Avec la même élégance textuelle comme graphique, Shi continue son chemin avec brio et sans faiblir. On patiente jusqu’au prochain avec gourmandise!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2022/09/14/shi-5-black-friday/

    Erik67 Le 20/09/2022 à 07:33:49
    La belle espérance - Tome 1 - Le Temps des fruits verts

    Cette BD va nous montrer la France du fameux Front Populaire en 1936 alors que des ligues fascistes ont marché sur l'Assemblée nationale dès 1934 suite à l'affaire Stavisky, un escroc d'origine russe qui a eu de nombreuses relations dans les milieux politiques mais également de la plolice, de la justice et de la presse.

    La Nouvelle Union populaire écologique et sociale initiée en 2022 semble s'inspirer de ce mouvement dans la contestation des injustices qui ne font que s'aggraver dans notre société devant un capitalisme sans foi, ni loi. En 1935 déjà, il y avait 200 familles de multi-millionnaires qui tenaient la France face à des milliers de miséreux au chômage victime de la crise de 1929.

    Le principe est de construire une fresque historique à travers le destin individuel de certains personnages comme Roger, ce jeune breton qui avait de si belles ambitions et qui se retrouve soudainement ouvrier dans l'usine Renault du fait de la mort brutal de sa mère, seul parent qui lui restait. Si seulement l'oncle cupide n'avait pas mis la main sur l'argent !

    C'est intéressant de voir une BD qui s'interresse à ce mouvement qui a marqué une période de l'histoire française juste avant l'abominable Seconde Guerre Mondiale. Je me souviens de ces français se déplaçant en masse avec leurs familles dans les trains pour voir pour la première fois la mer.

    J'avoue que j'ai eu un peu de mal avec ce dessin qui m'a paru assez approximatif dans l'approche avec un trait pas très maîtrisé. Mais bon, il faut bien faire ses armes et évoluer. Cela reste asse simple mais quand même soigné.

    Cela se laisse lire très agréablement d'autant qu'on s'attache vraiment à notre couple qui quitte le giron familial malsain pour tenter l'aventure.

    Hinosense Le 19/09/2022 à 22:45:38
    Blacksad - Tome 1 - Quelque part entre les ombres

    Excellente BD, à lire absolument. A noter cependant qu'il existe une EO que je possède où ne figure pas la mention "A nos parents" page 49...

    BudGuy Le 19/09/2022 à 21:28:56

    Après 'Evil road' que j'avais bien apprécié malgré sa (trop) courte pagination, Dominique Monféry nous revient avec ce nouveau 'one-shot'.

    Cette fois-ci, plus de pages pour une histoire simple, certes mais explorant les tréfonds de l'âme humaine et les dilemmes moraux du personnage principal, le tout se déroulant dans le Klondike lors de la ruée vers l'or.

    Il y a des longueurs à certains moments provoquant un ralentissement du rythme, néanmoins l'histoire se suit sans problème et ménage quelques moments bien mis en page par l'auteur. Je pense notamment à la scène d'exécution avec ses teintes rouges ou encore la survie et confrontation dans la forêt face à une meute de loups.

    Au final, une œuvre réussie, malgré quelques ralentissements, et dotée de magnifiques dessins.

    MAL75 Le 19/09/2022 à 19:03:05
    Valhalla Hotel - Tome 3 - Overkill

    Le titre du tome 3 de cette série est tout à fait approprié : c'est un délire complet.
    C'est vraiment très bien dessiné, un grand bravo à Monsieur Bedouel.
    En plus, la chute est tout à fait inattendue pour la compréhension de certains des personnages.
    Un très très bon moment de BD.
    J'ai adoré !

    mike1303 Le 19/09/2022 à 14:38:13

    Excellent album, autant le dessin que le scénario .
    N'a pas vieilli d'un pouce , toujours autant plaisant à lire..
    Album qui paraissait dans le génial magazine "Special USA"

    TDH75 Le 19/09/2022 à 12:54:21
    X-Men (L'intégrale) - Tome 29 - X-Men : L'intégrale 1991 (II)

    malgré ses hautes ambitions et la présence de Claremont et Byrne « X-men, l’intégrale 1991, tome 2 » ne parvient pas à ressusciter la magie des années 80.

    En cause ? Des histoires emberlificotées, une profusion d’équipes entrelacées X-men, Facteur-X, X-Force, Hellions et même New Warriors se marchent sur les pieds dans des histoires confuses ou aucune personnalité forte n‘émerge…

    Il y a certes le Roi d’ombre ou Proteus des ennemis de tout premier plan mais ses personnages ne sont pas non plus exploités à leur plein potentiel…

    Lorsqu’en plus le style des dessinateurs changeant continuellement se montre moyen voir médiocre (Tom Raney, Terry Shoemaker), on peut alors parler de déclin pour ses X-men des années 90.

    Et si le temps n’était pas venu de faire le ménage dans toutes ses équipes de mutants de seconde zone ?
    Plus d'informations sur ce lien : https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2022/09/x-men-lintegrale-1991-tome-2-chris.html

    Arkadi Le 19/09/2022 à 07:56:29

    Album atypique ou la couverture est la représentation exacte d'une case de l'album ( d'ailleurs assez moche et peu représentative de l'histoire) que celui-ci.

    Ici, nous suivons les premières aventures de Taxi, enquêtrice casse cou et journaliste canon qui ose tout malgré une naïveté sur les évènements qu'elle engendre. Et cette héroïne qui connaitra deux autres aventures traduites en français (nous y reviendrons) ne sera jamais représentée nue ou sexuée par l'auteur espagnol. Ce qui est un évènement pour les femmes en papier des années 80/90!

    Dans "Le labyrinthe du dragon", l'intrigue est somme toute classique pour un polar conspirationniste des années 80. Une multinationale, un organe de presse à sa solde, des meurtres racistes sous couvert d'une épidémie et d'un parti à l'extrême droite...bref, tous les ingrédients sont présent. Mais le final détonne. le petit arrangement entre amis offre un propos plus réel, donne un vertige plus grand.

    C'est du coté du dessin que le plaisir est total. Alfonso Font illustre une ville espagnole avec superbe, osant des contre plongées magnifiques et des scènes fluides d'une maitrise absolue. Ici, un accident de voiture est dantesque de précisions. le détail des décors, les corps en mouvement offrent une immersion totale dans ce monde des années 90 parfaitement daté dans les vêtements, les véhicules et les modes de communication et de technologie.

    Un beau retour en arrière, vers le passé avec toutes les thématiques matricielles de ces années qui fleurent bon tout de même ceux d'aujourd'hui.

    Erik67 Le 19/09/2022 à 07:41:18

    Nous suivons le parcours d'une femme maîtresse de maison dans la Hollande du XVIème siècle où naît véritablement le capitalisme avec ses marchands qui sillonnent le monde jusqu'à Batavia.

    Amélie est une femme qui est plutôt du genre inventive mais elle est dominée par un mari dans une société qui n'accorde que peu de droits aux femmes. Hans n'est pas méchant, il est plutôt bel homme mais Amélie n'est guère satisfaite de sa condition et se rebelle tout doucement.

    Il va partir pour un long périple et revenir avec une esclave asiatique avec laquelle il entretiendra des relations plus intimes. On pourrait penser à un triangle amoureux mais il y a encore la belle et jolie servante un peu écervelée qui n'a d'admiration que pour Hans.

    C'est clair que c'est un mariage arrangé car elle est issu d'une noblesse désargentée. Mais comme dit, l'argent ne fait pas le bonheur conjugal, loin de là !

    La couverture laisse à penser à un rapprochement intime entre deux femmes mais il n'en n'est rien. Ce rapprochement se fera par la découverte de l'autre pour se rendre compte qu'entre une femme et une esclave, il n'y a pas beaucoup de différence à cette époque. En effet, la maîtresse de maison devait également s'occuper des courses et nettoyer la maison afin que cela soit parfait pour le mari qui rentre du travail. Oui, c'est bien une triste époque.

    On ne connaît pas l'auteure Yudori qui est coréenne et qui livre là son premier roman graphique. Sur le plan de la forme, c'est une belle parution plutôt soignée. Il y a même un marque-page intégré sous forme de petit ruban bleu.

    Je dois dire qu'on est assez éloigné du genre de manga habituel. En effet, la mangaka apporte réellement une autre touche de sensibilité mais également d'intelligence dans le propos. C'est loin d'être par exemple stéréotypé. Cela fait du bien de s'éloigner de ces standards classiques.

    Un petit bémol concernant certains personnages qui se ressemblent d'où des confusions possibles. Dans l'ensemble, l'aspect graphique est totalement bien maîtrisé dans une véritable précision du trait qui concourt par exemple à la beauté des paysages

    On découvrira subtilement le rapport entre les classes sociales mais surtout la condition féminine qui doit lutter pour sa survie. Cela rappelle que ce combat doit encore continuer dans certains pays peu ouvert à la liberté des femmes et ce pour parvenir à une égalité de traitement. C'est véritablement un album assez engagé.

    ancillaire Le 19/09/2022 à 01:48:40
    Spirou et Fantasio - Tome 56 - La mort de Spirou

    c'est bien, inventif, léger, amusant. le dernier Spirou remonte a 2016. Alors bon, merci! Mais ... il va faloir attendre un an pour avoir la fin de l'histoire.
    Alors bon, un peu moins merci.

    J'espère etre toujours vivant d'ici là!

    ancillaire Le 19/09/2022 à 01:23:15
    Corto Maltese (Quenehen/Vivès) - Tome 1 - Océan noir

    Une ballade rafraichissante. Quenehen et Vivès donnent un nouveau souffle a l'esprit de Pratt la ou Pellejero et Diaz font de leur mieux pour continuer a faire du Corto. Tout est transposé en 2001, Corto utilise un téléphone portable, il parle avec Colin Powell, il a une copine anglaise (couverture). Il est au Japon et dans les andes destinations inexplorées jusqu'a présent par "l'autre" Corto. Mais Raspoutine est la, on lui offre un "Connecticut Cigar", on lui dit "je pourrai te tuer" et ses pensées sont bien la: "si vous voulez atteindre quelqu'un en pleine tete, visez le coeur c'est plus simple", "Quand on cherche suffisamment une chose qui n'existe pas, elle finit toujours par exister", "j'ai une tete de vieux fasciste?". Je viens de finir Nocturne Berlinois. Tout est compliqué, les dessins, les pensées, la trame de l'histoire. C'est plus beau, plus fouillé mais lourd. Ici Corto est léger, insouciant et marquant. Je vais placer Nocturnes Berlinois dans un coin, a coté du Jour de Tarowean et Ocean Noir a portée de main.

    Cassius33 Le 18/09/2022 à 21:18:09
    Olivier Rameau - Tome 3 - Le château des 4 lunes

    Dans cet album, Olivier Rameau et ses amis sont confrontés à deux escrocs qui injectent le poison de la cupidité chez nos paisibles et joyeux habitants de Rêverose. Le scénario de Greg est toujours aussi inventif et rafraîchissant. Le dessin de Dany est poétique à souhait. Un ton très seventies quand l'utopie et l'onirisme se mêlaient étroitement. Un très beau voyage !

    Cassius33 Le 18/09/2022 à 21:01:26

    Un magnifique album., où se laissent entrevoir les craquelures de l'Empire soviétique. De vieux apparatchiks de différents pays communistes, aux carrières mouvementées, se réunissent pour quelques jours de chasse dans la campagne polonaise. C'est l'heure des souvenirs amers et des rancoeurs mal cachées. La nouvelle garde du Kremlin saura-t-elle se défaire de ces ombres du passé ? Le scénario de Christin est implacable, et le dessin de Bilal est à son apogée. Un must have !

    Captain_Eraclés Le 18/09/2022 à 18:21:22
    Léviathan (Kuroi) - Tome 2 - Tome 2

    Comme prévu, ce tome 2 tourne rapidement au "Battle Royal" . C'est toujours très beau, mais ça se focalise exclusivement sur l'action et le gore, ça se lit très vite .
    Très peu de psychologie , les personnages sont creux, on apprend rien de plus . Beaucoup de morts, aucun prénom retenu . Pas le temps de s'intéresser aux personnages, leurs histoires sont balancées en 2-3 pages, en reprenant les clichés du genre .

    J'attends du tome 3 un sursaut de qualité, un travail de fond sur les derniers survivants .

    Halage Le 18/09/2022 à 17:29:26
    Judge Dredd (Delirium) - Tome 4 - Contrôle

    Excellent. Dessin remarquable d'efficacité et de maitrise.
    Scénario pas toujours au top mais humour intact :-)

    Laryzidance Le 18/09/2022 à 17:11:57
    Folk - Tome 2 - Épisode 2

    Cette seconde partie de ce que l'on nous promet être un triptyque, frappe une poche d'air, mais reprend son équilibre en plein vol.
    La quête du Studio Delta se poursuit. Jug et ses musiciens étirent le trajet avec quelques péripéties. Malgré tout, ce passage obligé vers le troisième volume est fort agréable grâce à l'humour de l'auteure et son style graphique qui me charme à chaque fois. On y passe un bon moment en espérant que le troisième volume ajoutera une valeur de rattrapage à ce pont nécessaire entre les volumes un et trois.

    MAL75 Le 18/09/2022 à 15:07:58

    un album magistral tout en noir et blanc.

    Le scénario est une uchronie tout à fait plausible vu le contexte de l'époque.

    La mise en page est exceptionnelle.

    oui, cet album est bien un "petit bijou".

    Je ne dirai plus jamais "Bedouel" à propos du dessinateur, mais "Monsieur Bedouel" !

    Eotran Le 18/09/2022 à 15:06:15
    La quête de l'oiseau du temps - Tome 10 - Kryll

    Cela reste agréable à lire mais manque un peu de consistance (surtout si on compare à la série mère).
    S'il y a de très bonnes idées scénaristiques, le récit semble être dilué.
    La mise en place remarquable des personnages et des références au premier cycle donne de l'intérêt. Cependant un peu plus de rythme aurait été le bienvenu.

    MAL75 Le 18/09/2022 à 15:04:18
    Valhalla Hotel - Tome 1 - Bite the Bullet

    Mais quel bijou ce tome 1 ! Ils sont tous dingues dans cette histoire improbable. Les dessins et les couleurs sont superbes et ça flingue tant et plus. Franchement ? Ça déchire !

    Moi, j’adore !!!

    5 étoiles méritées !!!

    Lakazdelonclepol Le 18/09/2022 à 09:59:18
    RIP - Tome 1 - Derrick - Je ne survivrai pas à la mort

    La sortie du tome 5 de cette série m'a permis de me la rappeler et de rattraper un oubli coupable, celui d'avoir laissé de coté ce diamant pur du IXème Art.
    Il n'est jamais trop tard pour bien faire, je déguste maintenant les 5 albums disponibles en attendant le prochain et l'ultime.

    Erik67 Le 18/09/2022 à 08:25:15
    Colère nucléaire - Tome 1 - L'après catastrophe

    Je dois bien avouer que j'en ai parfois un peu marre de toutes ces personnes qui sont systématiquement contre. En l’occurrence, notre héros est totalement contre le nucléaire d'où sa grande colère. J'ai eu l'impression de lire une BD qui utilise une catastrophe exceptionnelle pour faire un pamphlet en défaveur de cette énergie qui nous apporte également des bienfaits quand tout est sous contrôle. C'est assez orienté et plutôt simpliste.

    On peut être également pour car le nucléaire permet de lutter contre le réchauffement climatique. Cela serait l’énergie la plus saine pour l’environnement car une centrale nucléaire n'émet ni dioxyde d'azote, ni dioxyde de soufre, ni particules fines ni poussières, qui contribuent à la pollution de l'environnement (air, eau et forêts). On peut être également pour car cela procure une indépendance énergétique au pays ce qui n’est pas rien face aux monarchies du Golfe à l’origine de la crise de 1973 quand ils ont coupé les vannes ou plus récemment à la Russie despotique de Poutine. On peut être pour car en l’état actuel, les énergies renouvelables ne permettent pas de remplacer l’énergie nucléaire et cela permet également d’économiser les autres ressources naturelles de la planète (gaz, charbon, pétrole) qui s’amenuisent. On peut être pour car cela crée des emplois ce qui est toujours un atout positif pour la société. On peut être pour car on sait gérer le nucléaire ou ses déchets avec un haut niveau scientifique sur notre territoire national. On peut également déplorer le risque nettement exagéré (d’après l’OMS, Tchernobyl n’a fait que quelques dizaines de morts avérés). Maintenant, je ne serai absolument pas contre une autre énergie de substitution comme les éoliennes ou le solaire. Cependant, il en faudrait partout et que cela soit assez rentable pour la population mondiale qui ne cesse de croître. Les choses sont loin d’être aussi simples et évidentes quand on voit les levées de bouclier contre l'installation d'une éolienne dans un champ.

    Par contre, il est vrai que le lobby nucléaire a souvent entrainé les gens sur le terrain de la désinformation ou du mensonge par omission. Ce manga dénonce clairement la gestion de la crise de Fukushima où nous suivons un héros qui se pose beaucoup de questions plutôt pertinentes. Les conséquences d’une telle désinformation peuvent être graves pour les gens qui vivent à proximité des zones contaminées.

    Pour autant, il faut être convaincu comme le héros que le seul objectif est la sortie coûte que coûte du nucléaire pour éviter une nouvelle catastrophe. Ou faut-il accepter de vivre avec le nucléaire ? Je dirai que c’est un peu la même chose avec les voitures qui font un million de morts par an dans le monde et là, on ne se pose pas réellement la question. Idem pour la cigarette. On peut également vivre en dehors des zones côtières tout en évitant la montagne qui présente également des dangers. Et puis, il faudrait éviter de vivre en Californie en raison de l’imminence du Big one. Bref, le risque zéro n’existe pas. C’est comme en matière de terrorisme.

    Nous avons un manga avec un héros très grande gueule et plutôt vulgaire par rapport à des opinions contraires (il dit d'ailleurs merde à la France pour ses choix). D'ailleurs, ce manga porte très bien son titre car le héros est constamment en colère. Mon avis un peu plus tempéré est d'ailleurs également une forme de réponse franche et honnête. Pour le reste, je ne sanctionne pas les avis divergents bien au contraire. C’est important de pouvoir s’informer et d’avoir le maximum d’information sur des sujets aussi graves. Chaque point de vue mérite que l’on s’y attarde. Dans le même genre, j’ai avisé il y a très peu de temps la série « Au cœur de Fukushima » sur exactement le même sujet mais traité de manière assez austère. Là, nous avions un auteur beaucoup plus mesuré sur les responsabilités. En l'occurrence, l'auteur va plus loin sur un mode alarmiste sans doute pour faire évoluer les mentalités.

    Je considère que le risque que nous fait courir le nucléaire est bien proportionné par rapport aux bénéfices surtout si on compare avec d’autres industries comme le chimique ou les autres modes de production d’électricité (le barrage des Trois Gorges en Chine destiné à utiliser une énergie propre et renouvelable a nécessité le déplacement de plus d’un million de personnes afin de noyer la vallée). C’est dommage tout simplement que l’auteur ne s’est pas posé toutes ces questions qui aboutissent au constat que produire beaucoup d’énergie avec des combustibles classiques ou renouvelable présente plus d’inconvénients que le nucléaire civil. Après, c’est plutôt un choix idéologique du style à revenir sur notre mode de consommation capitaliste. Et ceci est un autre débat.

    C'est la lecture récente du « Monde sans fin » qui m'a convaincu de publier cet avis car il faut aller au-delà des attertoiements idéologiques de principe en se posant toutes les bonnes questions. Bien entendu, la précaution absolue doit rester la règle de base. Si on pouvait s'en passer du nucléaire, on le ferait mais ce n'est actuellement pas possible à moins d'accepter de ne plus consommer.

    Eotran Le 17/09/2022 à 23:14:34
    Batman - The Dark Prince Charming - Tome 2 - The Dark Prince Charming 2/2

    Super Graphisme. Des dessins punchy et violents (à la manière de Christopher Nolan). Le deuxième tome est plus accrocheur que le premier. A peine le récit prend de l'ampleur que c'est déjà finit. Dommage, cela aurait mérité quelques tomes de plus.

    Avec un ou deux tomes en plus et un scénario un peu plus consistant cela aurait pu entrer dans le panthéon de la saga !

    Eotran Le 17/09/2022 à 23:08:16
    Batman - The Dark Prince Charming - Tome 1 - The Dark Prince Charming 1/2

    Graphiquement intéressant, scénaristiquement beaucoup moins. Une œuvre qui se laisse lire, mais sans créer de réelles tensions dramatiques.
    Les personnages sont bien dessinés (au propre comme au figuré).
    Mention spéciale pour le joker et sa personnalité qui est toujours jouissivement timbrée.

    Advieu Le 17/09/2022 à 19:36:07
    Papyrus - Tome 23 - Le cheval de Troie

    D'accord avec yannzeman...
    La coupe de cheveux de Théti-Chéri est pour le moins saugrenue...
    Mais à part ça, je ne sais pas comment elle se retrouve dans le navire phénicien !
    J'ai dû raté quelque chose dans le scénario...

    MAL75 Le 17/09/2022 à 18:11:35
    Renaissance (Duval/Emem) - Tome 5 - Les hybrides

    Relisez bien le T04 avant de lire celui-ci.

    Cet album est dans la droit ligne des 4 précédents : une tuerie ! L'intrigue est tout à fait étonnante, les dessins toujours au top et la colorisation vraiment frappante.

    Vivement la suite dans le T06 qui devrait clôturer ce 2° cycle exceptionnel.

    C'est vraiment une de mes séries de SF préférées de ces dernières années.

    5 étoiles méritées !

    Saigneurdeguerre Le 17/09/2022 à 17:44:45

    Le Comte de Dardille se fait du souci ! Beaucoup de soucis ! Le brave homme, militaire dans l’âme, mais retiré depuis peu des champs de bataille, est marié à une splendide comtesse, Amélie de Figule, qu’il n’arrive point à satisfaire comme il conviendrait à un époux afin ne fut-ce que de s’assurer une descendance qui puisse porter fièrement le nom des Dardille et le transmettre aux générations futures. Son épouse ne saurait imaginer sa vie sans donner naissance à des enfants… Et comme la procréation assistée n’est pas encore au point en ce siècle des lumières, son mari se doit de faire monter son « sabre » aussi haut et fièrement que possible pour ensuite décharger son patrimoine génétique dans la gente dame.
    Celle-ci a donc fait appel au « Congrès ». Mais qu’est-ce donc ? C’est une épreuve où, sous l’œil de Dieu et d’un public, le mari doit prouver son « adresse à contenter bibliquement son aimée ». Dans le cas où il échouerait, le mariage est annulé et la femme, reprenant sa liberté, est libre d’épouser un autre homme.
    Complètement désespéré, notre brave comte fait appel à un expert, le marquis dit « le Membré »… Allez savoir pourquoi !
    Celui-ci va l’entraîner dans une quête afin de permettre au comte de faire jouer sa virilité et de réussir l’épreuve du Congrès haut la main, ou plutôt haut le…

    Critique :

    J’aime, quand après une lecture, j’ai le sentiment d’avoir appris quelque chose. Je n’en croyais pas mes yeux en lisant cette histoire de « Congrès », trouvant que l’auteur ne manquait pas d’imagination… Mais comme un petit doute me tenaillait (serait-ce possible, après tout ?) j’ai effectué quelques recherches… Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le scénariste, Aurélien Ducoudray, n’avait en rien exagéré ! Je vous renvoie vers le site « Histoire pour tous », qui, mieux que moi, vous expliquera en quoi consistait cette pratique avec pour exemple, le cas du marquis de Langey. Ainsi donc, si l’histoire vous paraît croquignolesque, elle n’en repose pas moins sur une vérité historique propre à la France.
    Vu l’époque, le langage employé fleure bon celui de Molière ou celui de Corneille et permet d’adoucir le propos qui aurait pu déraper fâcheusement et sombrer encore plus profondément que le Titanic, non dans l’Atlantique Nord, mais dans une sordide vulgarité.
    Ce récit est aussi une dénonciation de l’hypocrisie propre à cette époque, la nôtre n’en manque pas, mais elle se présente d’une façon quelque peu différente.
    La couverture donne le ton. Le trait, très caricatural et très cru de Nicolas Dumontheuil, n’invite pas à laisser de jeunes âmes innocentes poser leurs yeux sur des scènes de « débauche ».
    Je ne me suis pas esclaffé en découvrant cet album qui contient des scènes assez parodiques, soit, mais j’ai été séduit par la découverte des mœurs de cette époque où la prostitution présentait, pour ceux qui en avaient les moyens, des mises en scène bien plus riches et variées que ce qu’on pourrait imaginer.
    Une très belle découverte que je dois à Babelio et aux éditions Delcourt. Qu’ils en soient remerciés.

    Solomon Le 17/09/2022 à 15:43:04
    Valérian par... - Tome 3 - Là où naissent les histoires

    Étrange album.

    D'un côté, il est la suite de la série-mère (souvenez-vous de la fin de "L'Ouvre-Temps"...), donc il n'est pas vraiment un "Vu par" stricto sensu (à l'instar de celui de Larcenet), sauf pour le changement de dessinateur ; de l'autre, il est parfaitement lisible par un néophyte, et il n'y a quasiment rien de ce qui a fait "Valérian" la bande dessinée que nous connaissons : in primis, la science fiction, qui est presque absente vu que l'histoire se déroule entièrement sur notre chère, vieille Terre, dans un patelin de l'ex Union Soviétique (ancien intérêt de M. Christin — voir le chef d'œuvre "Partie de chasse").

    Le pitch laissait présager un album de mauvais goût, comme les derniers épisodes de la série historique, dont certains étaient vraiment débiles (voir "L’orphelin des astres", ou la trilogie finale...). Ce n'est pas le cas: heureusement, il est scénarisé et dessiné de manière correcte et équilibrée ; malheureusement, il est aussi ennuyeux et, en fin de compte, littéralement dispensable, vu qu'il ne se passe presque rien.

    Dans une entretien publiée sur le site BD Zoom, M. Christin disait qu'il voulait faire une sorte d'album "jeunesse". Mission accomplie : il pourrait effectivement plaire à un public de jeunes. Mais les meilleurs albums "jeunesse" sont ceux qui offrent différents niveaux de lecture, comme les grands classiques de la BD franco-belge ("Spirou", "Philémon", les premiers "Valérian" eux-mêmes... vous les connaissez). Ici, je ne vois pas grands motifs d'intérêt pour un public plus averti (à part un gros membre viril en première plan dans la planche 17 — pas vraiment approprié, en effet, dans un album qui se veut "jeunesse"...) : la critique du monde du spectacle est très légère et l'histoire est d'une simplicité extrême.

    Correct, sans plus.