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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 51459 avis postés dans la bedetheque
    thieuthieu79 Le 07/08/2020 à 15:27:00
    Le convoyeur - Tome 1 - Nymphe

    Je suis très surpris de voir tous ces commentaires négatifs sur une nouvelle série qui, pour ma part, porte en elle un gros potentiel.
    Le concept de base est déjà très intéressant, mais il vient s'y greffer en plus toute une panoplie d’événements qui rendent l'ensemble très accrocheur. On a véritablement envie d'en savoir plus :
    - Qui est le convoyeur, cet homme très mystérieux ?
    - Quelle est sa véritable quête ?
    - Quel est cet œuf mystérieux qui conclue chacun de ses pactes ?
    - Qui est la femme que l'on découvre en fin d'album ?

    Bref, l'auteur a pris soin de garnir son scénario de nombreuses petites idées anticipatrices et plutôt inédites, certaines teintées d'héroïc fantasy qui piquent immédiatement l'intérêt.
    Il nous livre ainsi une série qui sort des sentiers battus du traditionnel post apocalyptique.

    Le dessin de Dimitri Armand est quant à lui toujours aussi savoureux. Avec son trait très expressif, les gueules des personnages sont puissantes, les décors à la fois détaillés et soignés, et la mise en couleur est des plus immersive.

    L'ensemble est très rythmé, sans temps mort et donne plus qu'envie de poursuivre la mission du Convoyeur à ses côtés.

    thieuthieu79 Le 07/08/2020 à 15:07:46
    Nevada (Duval/Pécau/Wilson) - Tome 2 - Route 99

    Ce second tome monte d'un cran. L'histoire, même si encore une fois se cantonne d'une simple chasse à l'homme, se trouve être habilement scénarisée. On sent qu'un fil rouge de plus en plus important se tisse au travers des différents albums. L'ensemble se complexifie et gagne en intérêt.
    Le dessin lui aussi s'est bonifié. Plus détaillé, plus juste et plus puissant, il nous immerge dans cet univers de western moderne à la Al Caponne.
    Nevada a su rapidement interpeller et gagner la confiance des lecteurs.
    Pour ma part, je suivrais avec passion ses prochaines péripéties.

    kingtoof Le 07/08/2020 à 09:35:15
    My Hero Academia - Tome 12 - L'examen

    Excellent album qui lance un nouveau cycle.
    J'adore les compétions et tournois dans les manga, et là j'ai été bien servi.

    judoc Le 07/08/2020 à 00:40:48

    Une biographie très plaisante avec cet album qui est un concentré de tranches de vie absolument délicieux. Joies, peines, incompréhension, amours, expatriation, rires, colères, pleures, non-dits, famille... Bref la vie dans toute sa splendeur, sa simplicité, sa singularité et sa complexité.

    Je m’arrêterait sans doute là si la passerelle avec "le chanteur perdu" de Didier TRONCHET paru il y a quelques semaines n'était pas aussi surprenante. Quel drôle de truc au final ces deux albums qui se croisent sans crier gare... Messieurs les auteurs (Gaston et Tronchet), vous ne pourrez pas faire l'économie d'explications à vos lecteurs bien longtemps ! Je vous dis donc à très bientôt (enfin j'espère) et, amis lecteur, se serait dommage de lire "Sur la vie de ma mère" sans découvrir "Le chanteur perdu"...

    kingtoof Le 06/08/2020 à 20:31:03

    La BD de l'été 2020 !
    On est tout de suite embarqué par l'histoire de Jacques.
    Un scénario sombre, dure et émouvant à la fois.
    L'histoire de petits loubards, qui se font une place dans le milieu du crime avant d'en payer l'addition, peut sembler très classique, cependant il y a une valeur ajoutée par les auteurs.
    Les personnages, mêmes secondaires, ont de "vrais gueules".
    Bref, c'est un très bon album.

    Shaddam4 Le 05/08/2020 à 12:23:21

    Attention, ce second tome consiste pour l'essentiel en 100 pages (oui, oui) de démontage de zombie sans dialogues (certes virtuose... mais tout de même!) et de quelques textes sur l'univers. Voir ma critique du tome 1 et sans doute attendre le tome 3 qui poursuit véritablement l'"histoire".

    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/08/05/the-shaolin-cowboy-1/

    Shaddam4 Le 05/08/2020 à 12:18:55

    Geoff Darrows appartient à une mouvance d’illustrateurs nés au mauvais endroit! Avec les Richard Corben (Grand prix d’Angoulême 2018), Simon Bisley et ses peintures barbares dantesques qui ont influencé notamment Olivier Ledroit, l’italien Liberatore , la mouvance ultra-réaliste trash japonaise, et plus récemment les albums d’Eric Powell il fait partie des auteurs en liberté totale dont l’amitié avec Moebius n’est pas anodine tant son travail semble tout droit sorti du magazine Métal Hurlant. Son nom est sorti du cercle des initié en 1999 lorsque les sœurs Wachowski l’embauchent avec les yeux de Chimène pour mettre en place l’univers visuel et le storyboard des films Matrix. Quand on voit la finesse de son travail on les comprend…

    Ce double album (j’y reviens) est un trip sous acide, un mélange entre le artbook déchaîné d’un auteur maniaque, le storyboard détaillé d’un film d’animation qui n’existe pas et une grosse farce sacrément gonflée. Ne cherchez pas de message, de sous-texte ou je ne sais quelle vision! Geoff Darrow utilise son Shaolin Cowboy pour latter du gang dégénéré, du zombie, du requin géant et du cadavre possédé… Vaguement frustrant du fait de la structure totalement apocalyptique du « récit », l’ouvrage est d’une générosité graphique folle car l’auteur ne connaît pas la contrainte. Ainsi le second volume, outre un texte de trois pages relatant des évènements potentiellement précédents et une nouvelle de soixante pages en fin d’ouvrage, reprend le récit au travers d’une sidérante séquence de démontage de zombie sur… cent pages! Cent pages muettes de baston virtuose, le plus long plan séquence de l’histoire du cinéma qui n’en est pas un, bref, quelque chose de jamais vu et qui ne sera certainement jamais refait. Gonflé, d’une précision diabolique, un peu lassant au bout de cinquante pages, mais quelle expérience! [...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/08/05/the-shaolin-cowboy-1/

    Zouzou666 Le 05/08/2020 à 11:40:02

    Kal-H, j'ai exactement la même chose. A mon sens se sont de nouveau tirage de la première édition. Se sont donc pas des premiers tirages, forcément. Comme il y a des tirages réguliers les ISBN changent mais globalement ces tirage reste un peu rare à trouver puisqu'il correspondent tout de même à une édition antérieur à celle des édition des humanoïdes associés

    sebastien01 Le 05/08/2020 à 10:56:12
    Wytches - Tome 1 - Tome 1

    Cette série, plutôt orientée fantastique / horreur, ne m’avait jamais vraiment attiré jusque-là et j’ai profité de mes vacances pour l’emprunter à la bibliothèque. Il semblerait que je n’ai pas loupé grand-chose puisque, cinq ans après sa sortie, il n’y a toujours qu’un seul tome de paru. Voilà ce qui arrive lorsque l’on mène plusieurs projets de front (plus lucratifs sans doute, à l’instar du spin-off Le Batman Qui Rit du même duo d’auteurs) ; Urban Comics pourrait presque inscrire au dos de l’album "série à suivre avec une infinie patience". Bref, sa lecture a confirmé mon impression première (Wytches 2014, #1-6).

    Les "sorcyaires" dont il est ici question n’ont en réalité que bien peu à voir avec celles auxquelles nous sommes habitués : exception faite de leur marmite, il s’agirait en effet plutôt de créatures filiformes, nues, voûtées, à deux paires d’yeux, assoiffées de sang, terrées au plus profond de leur forêt et qui n’ont assurément rien d’humain (elles me font un peu penser aux créatures imaginées par Bec et Raffaele dans la bande dessinée Sarah). Quant au scénario, la relation père-fille est bien fichue mais cela m’a tout l’air d’être le mythe de Faust revisité dans lequel un personnage vend – ou, en l’occurrence, promet – son âme au diable (voir Bazaar de Stephen King pour ceux qui aiment le concept).

    Plus que son scénario et son final de série B aspergé de "jus de promesse", ce sont surtout les couleurs de Matt Hollingsworth qui me rebutaient. Jock a assurément un style bien à lui et contribue à l’ambiance horrifique, voire un tantinet gore par moments, du récit. En revanche, son coloriste abuse des taches de couleurs jusqu’à en mettre dans toutes les scènes, même les plus quelconques, alors qu’il eut fallu les réserver aux plus intenses. Dommage de surcharger ainsi ces planches. Enfin, bon point que l’ajout des textes de Scott Snyder en fin d’ouvrage ; cela permet d’en savoir un peu plus sur le processus créatif et l’implication de l’auteur dans son histoire.

    bd.otaku Le 05/08/2020 à 10:34:31
    Les cahiers d'Esther - Tome 5 - Histoires de mes 14 ans

    Le « Esther » nouveau est arrivé ! Avec une régularité de métronome (bousculée un tout petit peu à cause du confinement cette fois), dès que 52 pages ont été prépubliées dans « l’Obs », comme autant de semaines qui composent une année, paraissent les « cahiers d’Esther » de Riad Sattouf aux éditons Allary. Le dessinateur, qui s’appuie sur les histoires authentiques que lui raconte la fille d’un couple d’amis, a décidé de la suivre depuis ses 10 ans jusqu’à ses 18 ans. Il est donc parvenu à la moitié de l’aventure avec l’« Histoire de mes 14 ans » et, dans ce tome pivotal, la petite fille se transforme en jeune fille dont les mémoires ne sont pas si rangées que cela !

    Retour au collège

    Riad Sattouf est sans conteste un spécialiste ès ados ! Après « retour au collège », « la vie secrète de jeunes », en bande dessinée et « les Beaux gosses » au cinéma et tandis qu’il écrivait simultanément « l’Arabe du futur », ses souvenirs d’enfance autobiographiques, il a choisi de s’atteler au pendant féminin de ses jeunes héros. En effet, il avait l’impression d’avoir en tant qu’homme et en tant qu’auteur « bien expérimenté la fabrique des garçons, mais celle des filles (lui) était étrangère » et comme il n’avait jamais lu quelque chose sur ce qu’elles pensaient vraiment, il a décidé de le faire lui-même avec l’envie « d’aller dans un autre monde comme un voyage spatio-temporel ».

    Esther, contrairement aux personnages des séries précédentes de Sattouf, n’est pas du tout exclue et mal aimée. Elle fait partie des élèves « populaires » même si elle est scolarisée par dérogation dans un collège « de bourges » alors qu’elle n’en est pas une comme elle le rappelle dans l’incipit. Et, contrairement aux précédents albums des « Cahiers » qui se déroulaient souvent plus dans la sphère familiale qu’à l’école, ici, les parents et les frères de l’héroïne apparaissent beaucoup moins. De nombreuses planches ont pour cadre l’univers scolaire à Paris ou lors de voyages. On notera d’ailleurs que certaines aventures ont tendance à se poursuivre sur plusieurs pages, dans ce volume, comme l’épisode hilarant du voyage chez le correspondant espagnol qui ne manquera pas d’évoquer des souvenirs à beaucoup !

    La vie secrète des jeunes

    Régulièrement, donc, celle qui se cache derrière Esther se confie à Riad Sattouf. Elle lui parle de ses chanteurs et acteurs préférés du moment (pas un seul survivant des tomes précédents !), de son quotidien, et lui raconte même des « secrets » qu’elle cache à ses parents comme ses premières soirées alcoolisées par exemple. Ceci est retranscrit par l’intermédiaire de la narration à la première personne dans les récitatifs avec un double destinataire : l’auteur et le lecteur. Ainsi, ce dernier a l’impression que tous ces secrets lui sont confiés. Elle nous révèle ainsi pourquoi les ados se promènent en T-shirt par -10°, disserte sur l’abyssale stupidité des garçons qui passent leurs journées à faire des blagues graveleuses ou des gestes obscènes en matant les filles et elle fait même l’amer constat que parfois cela perdure en observant le regard libidineux que pose sur elle le père d’une de ses copines. Celle qui n’est plus une petite fille fait cependant le constat paradoxal qu’elle se sent malgré tout attirée par eux !

    Elle commence également à s’intéresser davantage au monde extérieur. Dans les volumes précédents, elle était quelque peu autocentrée, ici, elle est choquée devant l’incendie de Notre-Dame ou la présence de SDF dans la rue ou bien elle s’interroge sur les vertus de la gentillesse et cherche à se tourner vers les autres en souriant par exemple à une handicapée. Elle effectue même un peu d’introspection en retrouvant Mitchell un garçon que sa classe harcelait en primaire et en éprouvant du remords. Quand elle s’insurge contre les injustices sociales (elle parle aussi du mouvement des gilets jaunes) ou l’absence de conscience écologique, elle se pose des questions naïves mais fondamentales qui mettent souvent en relief l’inertie et l’individualisme des adultes.

    L’épisode sur Mitchell n’est pas le seul qui revient sur le passé d’Esther. Elle se penche sur celle qu’elle fut et devient nostalgique de son enfance dans la planche intitulée « Une autre personne » en retrouvant son vieux journal intime électronique « Kidisecrets » dont il était question dans le tome 1 : « je me suis dit que c’est fou comme le temps passe et comment on change en se rendant compte de rien. La fille que j’étais à cette époque, c’est plus moi aujourd’hui. Elle est comme morte en fait. Et celle que je suis aujourd’hui, va-telle aussi disparaître ? Oui … ». Elle, qui vivait dans l’instant, prend conscience de sa finitude et même si la planche se finit sur une pirouette humoristique on ressent une certaine mélancolie, inédite jusqu’à présent.
    Enfin, pour la première fois on a une mise en doute de la réalité des anecdotes qui nous sont contées depuis cinq ans maintenant : on apprend qu’Esther ne nous avait pas tout dit ! Elle avait omis de nous parler de son doudou, par exemple, qu’elle désigne toujours par une périphrase embarrassée « le petit objet » ou bien de son premier IPhone qu’elle avait finalement obtenu de haute lutte. Ceci crée une faille : les lecteurs étaient persuadés de tout savoir de l’héroïne et ils s’aperçoivent rétrospectivement qu’elle avait tu, par pudeur ou par honte, des dimensions essentielles de son existence. Ceci leur rappelle qu’un filtre est aussi apposé sur les anecdotes par l’auteur dans une double énonciation.

    L’écriture dessinée

    Ainsi, Riad Sattouf indique subtilement qu’il ne se contente pas de retranscrire : il adapte et transforme comme l’indique immanquablement en fin de planche la mention « d’après une histoire vraie racontée par Esther A » et donne à l’anecdotique une portée nouvelle.
    Ce n’est pas un hasard si Riad Sattouf a illustré la couverture de l’édition 2020 du Petit Robert : il éprouve une véritable passion pour les mots qu’il nous fait partager. Le bédéiste adore retranscrire la langue parlée, le rythme, les expressions nouvelles, voire plus anciennes qui redeviennent à la mode, dans les longs textes qui émaillent « Les Cahiers ». Il retranscrit les mots d’enfants du petit Gaëtan amateur de « dessins allumés » mais il met surtout en lumière le langage « jeune » en en mimant « le phrasé » et les expressions dans sa double narration : les longs récitatifs qui laissent s’exprimer l’adolescente à la première personne et bien sûr les dialogues des phylactères. Ceci est savoureux pour le lecteur adulte qui se retrouve parfois en « terre inconnue ».

    Comme le soulignent les pages de garde qui reprennent en mosaïque les couleurs utilisées dans la bd selon leur ordre d’apparition, la couleur a également un rôle essentiel chez Sattouf et sert de guide. Ses pages sont toujours en bichromie car il applique les préceptes de Johannes Itten qui attribue une valeur symbolique aux couleurs. Les planches des « Cahiers » avec leur graphisme ligne claire très épuré et les expressions un peu surjouées des personnages et souvent proches de la caricature sont donc très lisibles : il y a toujours une couleur principale et une secondaire qui souligne un moment un peu fort dans la page et crée une ambiance et une émotion chez le lecteur ; le bédéiste en joue tout particulièrement dans ce tome.

    Enfin il y a, pour la première fois dans ce cinquième volume, un jeu métalinguistique. Ainsi, dans la planche où Esther vient visiter l’expo consacrée à Riad Sattouf à la BPI un visiteur plus âgé s’insurge contre la grossièreté du langage de l’héroïne et met en doute la valeur documentaire et linguistique de l’œuvre de Sattouf en prenant à témoin Esther qui en éprouve un vertige presque pirandellien ! De même, lorsqu’elle interrompt une anecdote qu’elle est en train de raconter et en donne une nouvelle version en déclarant que toute la première partie de la planche n’était qu’un « délire de dessinateur », elle casse, par ce biais, l’effet de réel et invite le lecteur dans un gros plan face caméra hors gaufrier digne de « la nouvelle vague » à être suspicieux et à ne pas oublier la part fictionnelle du récit !

    « Les Cahiers d’Esther » sont un grand succès de librairie (650 000 exemplaires vendus des quatre premiers tomes) et trouve désormais du succès non seulement auprès des adultes mais aussi des adolescents qui s’amusent à les lire à rebours pour se rappeler comment ils étaient « avant ». Si Claire Bretécher publiait ses planches acérées sur les bobos des « frustrés » et l’adolescence ingrate d’« Agrippine » dans « le Nouvel Obs », Riad Sattouf creuse le sillon dans le même hebdomadaire rebaptisé « L’Obs » avec le même sens de l’humour (voire de la satire), de l’observation, de la précision et de la langue. Comme ses prestigieux aînés, « Les cahiers d’Esther » sont donc une bande dessinée qui fera date comme témoignage à la fois sensible et incisif sur notre époque avec peut-être, dans ce cinquième opus, une savoureuse dimension réflexive supplémentaire…

    Saigneurdeguerre Le 04/08/2020 à 11:43:46
    Le temps des cités - Tome 3 - Mohand

    Momo, Pap, Rachid et Patrick, quatre jeunes de la cité des Mirabelles, ont bien joué leur coup. Ils ont pris la place du vieux gangster, Elvis, en Espagne, qui réceptionnait la drogue en provenance du Maroc. Ils mènent la belle vie, conseillés par leur avocat, issu de la même cité qu’eux, Maître Lamidi. Ils assurent le transport de la came depuis la côte espagnole dans des voitures super rapides jusqu’à leur cité où elle est écoulée.
    Ils ont réussi à rouler les « A », vieux routiers du gangstérisme.

    Tout semble leur sourire et leur ascension se remarque de façon tapageuse…

    Critique :

    Ce troisième tome met un terme aux aventures des 4 amis, Momo, Pap, Rachid et Patrick. Un vrai polar, même si on se doute de la fin. L’aventure, écrite par Pierre Boisserie et Frédéric Ploquin, est nerveuse, le dessin de Luc Brahy, dynamique et terriblement efficace, aidé par la mise en couleur du studio Goldfinger. L’aventure s’achève en beauté.

    J’ai opté pour l’intégrale, disposant déjà du deuxième tome en grand format. D’abord, parce que j’aime les intégrales, ensuite parce que j’étais curieux de voir si le petit format s’en tirait avec les honneurs. Je n’ai guère été déçu. Son format 183 x 244 mm se prête très bien à la lecture… Et qui plus est à petit prix ! 16 EUR ! Ce serait dommage de s’en priver à un prix pareil… D’autant que l’histoire en vaut la peine !

    kingtoof Le 03/08/2020 à 20:05:03
    Les enfants de la Résistance - Tome 4 - L'escalade

    Les albums se suivent et sont toujours aussi bien réalisés.
    J'apprécie de suivre les aventures d'Eusèbe, Lisa et François qui sont devenus de véritables résistants.
    Et les dossiers qui terminent les albums sont très bien documentés et très pédagogiques.

    sargondakkad Le 03/08/2020 à 17:49:27

    Côté dessin, c'est correct mais de la ligne claire, contrairement à ce qu'il faisa⁢ dans Météor, dessin plus "classique", "ancien", où le NB se suffisait à lui même.
    Côté scénario: bof, pas passionnant, beaucoup de stéréotypes: un héros forcément physiquement fort, et sa compagne qui ne sert à rien, en dehors du fait de montrer un décolleté très profond.
    Les féministes ne vont pas aimer le scénario et la fin du livre, rien de méchant mais pour "hommes".
    A n'acheter que pour collectionneur, comme moi, car j'aime comparer et suivre des auteurs sur leur carrière.

    Thomaswae Le 02/08/2020 à 23:54:44

    Titre accrocheur ! Récit très juste et bien mené
    C’est histoire m’a vraiment plu
    Le ton ironique permanent de Jacques et son destin sont parfaits et les dessins servent bien l’histoire
    On se risquerais même à ouvrir une carte pour trouver le bled ou tout à commencer dans cette région occitane
    Je recommande la lecture de cette bd vraiment un bon moment

    Saigneurdeguerre Le 02/08/2020 à 20:37:01
    Le temps des cités - Tome 1 - Les mirabelles

    Septembre 1976. Banlieue parisienne.

    Mohand Belhadj, dit « Momo », un gamin de la cité des Mirabelles est emmené au poste par deux policiers. Malgré son jeune âge, 14 ans, il a volé une mobylette qu’il a été fracasser contre le véhicule de police. Le gamin, déjà « bien connu des services de police », semble connaître la musique et donne bien du fil à retordre aux agents. Le brigadier Jean-Paul Karolzack propose de s’occuper du morveux qu’il connaît très bien… Ils sont de la même cité…

    Septembre 1984.

    Maurice Roma, dit Bolo, s’apprête à sortir de prison. Le brave homme a déjà un joli pédigrée : receleur, proxénète, braqueur, et probablement dealer ! Dans une voiture, deux policiers attendent patiemment de voir qui vient le cueillir à sa sortie de « zonzon ». Deux jeunes viennent le chercher. Le plus ancien des deux policiers, Roger, est surpris ! Il ne les connaît pas ! Mais à ses côtés se trouve Jean-Paul Karolzack qui, lui, les identifie tout de suite : Mohand Belhadj, dit « Momo », et Rachid Boufroura, dit « Ferrari », deux jeunes de la cité des Mirabelles qu’il ne connaît que trop bien !

    Critique :

    Les auteurs plongent tout de suite le lecteur dans le bain. Cité peuplée de jeunes désœuvrés, ayant pour la plupart renoncé depuis longtemps aux études. Alors, on se « débrouille » … Caïds qui cherchent des petites mains parmi cette jeunesse issue de l’immigration pour la plupart et qui rêvent de richesses sans avoir à perdre leur précieuse énergie dans des boulots éreintants et mal payés.
    Nos 4 « héros », Momo, Pap, Rachid et Patrick, vont subir les déconvenues des débutants, mais réagiront à leur manière pour s’assurer une place au soleil.

    Pendant ce temps, les boss de l’Office Central de Répression du Banditisme ne voient rien venir et n’imaginent pas un instant que ces gamins des cités qu’ils méprisent s’apprêtent à devenir les futurs grands gangsters qui vont donner bien du fil à retordre à la police.

    kingtoof Le 02/08/2020 à 14:27:04
    Machines de guerre - Tome 3 - Dream Team

    J'ai apprécié cette aventure de l'équipage de la Dream Team des plages de Normandie au cœur de l'Allemagne.
    Les dessins sont perfectibles mais l'histoire est bien menée.

    yannzeman Le 01/08/2020 à 22:54:49
    M.O.R.I.A.R.T.Y - Tome 1 - Empire mécanique 1/2

    Contrairement aux autres avis, je trouve le dessin à la limite de l'époustouflant.

    Et comme le scenario est prenant, les personnages bien campés, je marche.

    D'ailleurs, globalement, les notes sont très positives.

    Dr_Olive Le 01/08/2020 à 20:22:47
    Résilience - Tome 4 - Le tombeau des glaces

    Fin de la série en 4 tomes, à découvrir absolument.

    En ce qui me concerne les personnages vont me manquer.

    Saigneurdeguerre Le 01/08/2020 à 17:53:26
    Aslak - Tome 3 - Le Milieu du mât

    Dans le lit du cruel roi Waldemar…
    Malgré la présence de deux jeune et accortes demoiselles le plaisir du roi est incomplet. Il a besoin de faire souffrir La Bathilde, femme du défunt conteur estourbi par Waldemar et dont les trois fils lui échappent. Elle gît là, à même le sol, un collier relié à une puissante chaîne autour du cou.

    Dans l’autre univers, au Pays des Chimères.
    L’affreux Frowin, sorte de petit démon rougeaud, doté d’ailes de chauve-souris, fouille les restes d’un squelette à la recherche d’une fibule… Mais pas n’importe quelle fibule ! Elle devrait être là, mais elle n’y est pas ! Se pourrait-il qu’un de ces fichus Vikings l’ait emportée ? Et c’est à tire-d’ailes qu’il se rend sur le bord d’un rivage où les équipages de deux navires vikings sont en train de s’entre-massacrer… A ma gauche, les hommes de Roald, brute sanguinaire, et à ma droite, l’équipage de Brynhild, la jolie capitaine d’un équipage vieillot et d’un rafiot qui ne semble flotter que par miracle. Enfin, quand je dis à ma gauche et à ma droite, c’est une image, parce que les troupes sont quelque peu entremêlées dans de furieux combats…

    Critique :

    Au dessin, toujours l’excellent Emmanuel Michalak, et aux couleurs, le très bon Sébastien Lamirand. Et le scénario… A n’en pas douter, il plaira beaucoup à d’aucuns, surtout grâce à l’humour des dialogues de Fred Weytens, mais je n’accroche toujours pas et j’arrêterai sans doute l’aventure Aslak à cet album. Il faut dire que j’ai opté pour la très belle intégrale des tomes 1 à 3, magnifiquement reliée. Un regret : les superbes couvertures des trois tomes ne sont présentes qu’en un tout petit format à l’intérieur de la sur-couverture. Malgré toutes les qualités de cette bande dessinée, je n’ai pas été conquis.

    Saigneurdeguerre Le 01/08/2020 à 16:43:49
    Aslak - Tome 2 - Le Mât du milieu

    Tout débute par des Vikings en très (trop) mauvaise posture, attaqués par de bien vilaines créatures naines qui ont l’air d’hommes préhistoriques.

    Retour chez le cruel roi Waldemar qui se délecte du malheur de « La Bathilde » dont les trois fils sont partis en quête de contes à raconter au souverain lors des trop longues soirées d’hiver.

    Changement de lieu.
    Skeggy, l’ambitieux, le fourbe, l’aîné des trois frères, n’en mène pas large, accroché à un morceau de mât, il tente de survivre dans un univers qui se trouve « de l’autre côté du Monde », au Pays des Chimères.

    Plus loin, dans le même Pays des Chimères, Sligand, son benjamin, ne quitte pas des yeux le grand livre volé au cyclope et s’extasie des histoires qu’il y découvre. Pourtant, le livre est « vide » ! Il n’y a rien dedans ! Serait-il ensorcelé ?

    Critique :

    Voilà un livre qui ne manque pas de qualités, dessin très accompli d’Emmanuel Michalak qui fait parfois penser à la patte d’Albert Uderzo, mise en couleur aux ambiances multiples de Sébastien Lamirand… Et pourtant, je n’ai pas accroché, malgré l’humour présent dans les dialogues de Fred Weytens. Il est de ces scénarios qui ne vous touchent pas et qui finissent par vous ennuyer. Ce fut le cas pour ce tome 2 dont j’ai arrêté la lecture à de multiples reprises par manque d’intérêt malgré les fabuleux dessins et couleurs.

    Rien que dans les quatre premières planches, quatre changements de lieux, de personnages et même d’époque ! Ah, j’oubliais le changement d’univers ! A force de trop vouloir en faire, on finit par égarer le lecteur.

    kingtoof Le 01/08/2020 à 12:09:50
    Machines de guerre - Tome 1 - Cette machine tue les fascistes

    Le thème de suivre le parcours d'une arme est intéressant surtout lorsqu'il s'agit du monstrueux char soviétique Joseph Staline.
    Cependant j'ai trouvé les dialogues très caricaturaux et l'histoire simpliste.
    Donc note de 2,5 étoiles pour moi.

    Bedelisse Le 31/07/2020 à 22:58:38
    Le secret des bois de Lascaux - Tome 1 - Le secret des bois de Lascaux

    Complète très bien la visite de Lascaux II, bien documenté et permet de découvrir d’autres « passages »

    bd.otaku Le 31/07/2020 à 22:31:25

    L’imposant Géante de Jc Deveney et Núria Tamarit vient de paraître aux Éditions Delcourt sous une magnifique couverture dorée « hors collection » : un écrin qui sied bien à ce roman graphique de 200 pages qui a nécessité plus de 4 ans de travail. Dans ses remerciements , le scénariste salue « François R, Jonathan S et Christopher V » : hommage à Rabelais, Swift et Vogler qui souligne la particularité de cette œuvre singulière aux carrefours des genres.

    Un conte pour enfants …

    Tout débute comme dans un conte : un bûcheron , père de six garçons , découvre au fond d’une ravine un bébé abandonné…. Un bébé, certes, mais déjà bien plus grand que lui et bien plus lourd que la charge de bois que son cheval est habitué à tracter… Pourtant, il arrive tant bien que mal à l’amener chez lui, résolu à le déposer à l’hospice le lendemain. Mais il cède aux injonctions de sa femme, si émue quand elle découvre qu’il s’agit d’une petite fille ; ils l’adoptent en lui donnant le doux nom de « Céleste », cadeau des cieux. Elle devient donc leur septième enfant et coule des jours paisibles dans une famille aimante. Mais, le temps passant, ses frères quittent un à un le nid familial ; Céleste aimerait, elle aussi, partir à la découverte du monde. Or on lui interdit, pour la protéger, de se rendre même dans la vallée toute proche…

    On retrouve, d’emblée, les personnages du conte : un enfant trouvé, un pauvre bûcheron, une famille nombreuse. JC Deveney, souligne d’ailleurs lui-même l’archétype en appelant les frères de Céleste par des prénoms qui ressemblent à des numéros : Prime, Segond, Tertio, Quarte, Quintil et Sixte. Le preux chevalier qu’elle rencontre ensuite s’appelle Blanc de Parangon. Or, il est à la fois pur comme l’indique son prénom et modèle comme le souligne son nom. Le grand inquisiteur implacable se nomme, quant à lui, Porphyre comme la roche volcanique ; la méchante belle -mère est la reine Della Attricia (« délatrice » itialianisé) et l’amoureux funambule, Alto. L’onomastique est donc toujours signifiante et participe à la lisibilité du récit.

    La structure du conte est aussi respectée, dans la narration tout d’abord : si on a bien dialogues et phylactères comme dans toute bande dessinée, le récit est aussi porté par de longs récitatifs au passé. Ensuite, il y a des coïncidences et des retrouvailles opportunes : des personnages arrivent à point nommé pour aider les héros quand ils sont dans une impasse (Quintil vient par deux fois au secours de sa sœur quand tout semble perdu, Falca s’oppose contre toute attente à Hapis…). Enfin, la composition en douze chapitres renvoie également à ce que le scénariste Christopher Vogler a théorisé en se fondant sur les travaux de Propp et Campbell sur les contes et le monomythe : « le voyage du héros » et ses douze étapes. Le déroulement chronologique de l’histoire est donc nécessaire puisqu’il marque dans sa linéarité même l’évolution du personnage : aussi géante soit-elle, Céleste « grandit » au fil des rencontres.

    Le dessin aux couleurs pastels et aquarellées de Nuria Tamarit, faussement naïf, semble s’adresser aux enfants. Le titre en lettres gothiques donne un cachet à la fois ancien et mystérieux au livre ; chacun des douze chapitres du conte est introduit par une illustration pleine page qui joue sur le végétal pour créer des ornements semblables à des enluminures et ses couleurs annoncent littéralement la tonalité du chapitre (couleurs sombres pour les chapitres «menaçants », couleurs éclatantes pour les épisodes heureux) à la manière des illustrations de Bilibine. Les personnages aux traits épurés, aux attitudes hiératiques et aux longues robes rappellent, eux aussi, les livres de contes slaves. Mais la dessinatrice joue également avec maestria des codes de la bande dessinée. Nombre d’onomatopées prennent, ainsi, une réelle importance dans la page et insufflent du dynamisme grâce au jeu de polices et de casses tandis que le gaufrier tantôt minimaliste, scindant la page en trois grandes cases horizontales ou verticales, permet des moments de réflexion et d’introspection ou au contraire souligne l’action et le rythme effréné lorsque les cases se multiplient …Tout concourt alors à faciliter la lisibilité du propos.

    Un conte philosophique entre Rabelais , Swift et Voltaire

    Pourtant, malicieusement, JC Deveney choisit de brouiller les pistes en multipliant les allusions aux classiques de la littérature : Céleste adore les livres et c’est parce qu’elle s’amuse à recréer l’épisode du Cyclope qu’elle attire l’attention du colporteur qui la convaincra de partir dans la vallée ; plus tard quand elle évoque les sirènes avec Quintil elle cite « l’Ulyssiade » d’Homéros ; elle partage avec Parangon l’amour pour les romans de chevalerie de Christian de Thèbes et découvre chez Laelith les œuvres de monsieur Alcofribas : « Pantagrua » et « Gargantruel » ou encore « Le méchant gros géant ». Derrière, cet anagramme, ces mots-valises, ces équivalences transparentes ou ces parodies on reconnaît bien sûr les épopées de Virgile et d’Homère, les œuvres de Chrétien de Troyes et les romans de Rabelais ou même de Roald Dahl. Deveney inscrit donc son livre dans une prestigieuse lignée mais en l’émaillant ainsi de références que seuls les adultes peuvent déchiffrer, il donne également un mode d’emploi : son conte a plusieurs niveaux de lecture et s’apparente à un apologue.

    Géante ne se contente pas, en effet, de mettre en scène un nouveau spécimen de géant rabelaisien ou swiftien ; il en reprend le message humaniste et de tolérance que feront également leur les philosophes des Lumières : il faut apprendre non de façon purement livresque et formelle mais acquérir un savoir encyclopédique par les sciences et l’expérience. Céleste tire les leçons de ses aventures mais reçoit aussi une formation intellectuelle de la part de Laelith et artistique avec les comédiens du Vaste Monde.

    De même les aventures de l’héroïne ne sont pas purement distrayantes : elles participent à une réflexion. On retrouve dans nombre de cases les grands yeux de Céleste qui jettent un regard ébahi sur « le monde comme il va ». Géante présente une satire de la guerre avec des soldats qui sont littéralement des « pions de l’échiquier » et des ennemis qui attaquent sans motif – comme lors de la guerre Picrocholine- et se font battre à coups de bouse de vache ! Il y a également une attaque, aux accents voltairiens, du fanatisme religieux avec le grand Inquisiteur et son bûcher ou les mortifications encouragées par la mère supérieure du couvent de Ste Eurexie. Enfin, on observe une critique acerbe et subtile de certaines crises actuelles : l’accueil des migrants sur les côtes européennes est ainsi évoqué lors de l’arrivée des réfugiés de l’île des Sirènes et il est aussi question de la remise en cause de l’avortement.

    « Elle était une fois » : Céleste ou le pouvoir des femmes

    C’est cette dernière préoccupation qui souligne la véritable portée novatrice de l’album : sous les oripeaux de la fable, il devient une conte féministe et interroge sur le statut de la femme y compris dans nos sociétés modernes. Ainsi, l’héroïne comprend qu’on a le droit de disposer de son corps et d’avorter sans être jugée grâce à « sa » mentor Laelith dont les propos font écho à ceux d’Aude Mermilliod dans Il fallait que je vous le dise ; de même la scène où les trois andrologues pénètrent littéralement dans l’intimité de l’héroïne se mue en saisissante symbolisation des violences obstétricales dénoncées, elles aussi, par l’autrice dans son œuvre autobiographique. Comme Bianca dans le tout récent Peau d’homme d’Hubert et Zanzim, Céleste cherche à combattre une société patriarcale et, si elle a souvent du mal à trouver sa place, c’est paradoxalement moins en tant que géante qu’en tant que femme. D’ailleurs sa taille fluctue au fil des cases comme pour souligner que c’est finalement moins le monde qui est trop petit pour elle que les esprits qui sont trop étriqués ! Elle bataille ferme pour s’imposer et gagner le respect qui lui est dû et y parvient.

    Ce magnifique portrait de femme était conçu par Deveney au moment où il était également coordinateur de l’ouvrage collectif HERO(ïne)S : la représentation féminine en bande dessinée ». La réflexion menée avec les dessinateurs et les universitaires contributeurs ont nourri ses réflexions sur les représentations de la femme. Il s’applique donc à démonter les stéréotypes : les sorcières n’ont pas de pouvoirs maléfiques et la seule magie qu’elles pratiquent « est celle du savoir et de la connaissance » (p.88) , les sirènes ne sont pas des créatures fabuleuses mais des femmes masquées qui, telles des Amazones, ont décidé de vivre sans hommes. Même Céleste refuse d’être considérée comme une demoiselle en détresse : elle ne rentre pas dans les cases au propre comme au figuré ! C’est aussi pour échapper aux stéréotypes que le dessin « naïf » de Nuria Tamarit acquiert son importance ici : l’héroïne sort des canons esthétiques et de l’hypersexualisation féminine habituellement à l’œuvre dans la BD ; elle forme un oxymore en étant à la fois ordinaire et extraordinaire, impressionnante et touchante avec des traits suffisamment reconnaissables pour qu’on l’identifie immédiatement (ses immenses yeux bleus, sa peau de lait et sa flamboyante chevelure rousse ) et suffisamment flous pour laisser place à l’identification.

    Ce récit d’aventures nous dépayse mais il est avant tout un conte initiatique, philosophique, poétique et féministe qui aborde tout en finesse les thèmes des préjugés, de l’acceptation de soi, de la croyance en ses rêves et parlera à tous et pas seulement à toutes. On pourrait reprendre à son sujet l’éloge que fait Sandro le prince de Dorsodoro à la troupe du Vaste monde : ce livre mêle « le rêve et la réalité. L’intime et l’immense » (p.120) : Géante est un très grand album.

    bd.otaku Le 31/07/2020 à 22:29:24

    Dans le salon rouge du Louvre trône en majesté un tableau aux dimensions imposantes : « le radeau de La Méduse », l’un de plus grands de la collection, l’un de plus célèbres du musée. Mais souvent, dupés par l’esthétique assez classique qui rappelle Michel-Ange dans la peinture des corps, les spectateurs se méprennent et croient avoir affaire à un épisode biblique ou antique. Grâce au roman graphique « Les Naufragés de la Méduse » de JS Bordas et JC Deveney , un one-shot imposant de 176 pages en couleurs directes paru chez Casterman, on apprend tout sur l’origine de cette œuvre. L’album raconte, en deux récits entrecroisés, le naufrage réel de la frégate La Méduse et le naufrage émotionnel du peintre Géricault qui va se plonger dans ce fait-divers pour en tirer une toile d’actualité au détriment de sa vie personnelle et de sa santé.

    Un fait-divers célèbre :

    Le 17 juin 1816, la frégate la Méduse quitte l’île d’Aix pour le Sénégal. Nous sommes au début de la Restauration , après les 100 jours, et son commandant, Hugues Duroy de Chaumareys un ancien émigré qui n’avait pas navigué depuis 25 ans, multiplie des erreurs de navigation et finit, le 2 juillet, par échouer son navire sur un banc de sable au large de la Mauritanie. Pour le désensabler on construit en hâte un radeau de 20 m par 12 qu’on surnomme « la machine » sur lequel on place les canons, et tout ce qui peut alléger la frégate. Mais c’est un échec. On décide d’évacuer trois jours plus tard et, tandis que les notables s’installent dans les canots, le gros de la troupe et le bas-peuple s’entassent à 147 sur « la machine » remorquée par les autres embarcations. Comme le radeau est trop lourd, Chaumareys donne l’ordre de couper les amarres et cette immense « machine » dérivera treize jours durant sans eau, sans vivres. Mutineries, accès de folie, massacres organisés, noyades et scènes de cannibalisme se succèdent dans l’horreur.

    Le 17 juillet, le brick « l’Argus » recueille les survivants. Ils ne sont plus que quinze. A leur retour, deux d’entre eux, Corréard et Savigny, publient leur témoignage qui provoquera une véritable tempête. Le jeune peintre Géricault revient au même moment d’un séjour en Italie. Il est à la recherche du sujet de sa prochaine toile et perçoit d’emblée le potentiel de ce triste fait-divers. Il se met donc en tête de rencontrer les survivants pour mieux comprendre ce qui s’est passé …

    Une enquête minutieuse et une mise en abyme

    Durant plus de quatre années, les deux auteurs, JS Bordas et JC Deveney, se sont consciencieusement et abondamment documentés comme l’indiquent leurs remerciements : ils ont eu recours à l’expertise de Denis Roland conservateur du musée de la marine à Rochefort et à celle de Bruno Chenique spécialiste de l’œuvre de Géricault. Au départ, ils pensaient ne raconter que l’histoire du naufrage mais ils ont décidé d’y adjoindre le personnage du peintre et sa quête afin de pouvoir retranscrire de façon plus originale le récit du fait-divers et éviter de montrer des scènes racoleuses en les racontant par ce biais à la place. On a donc un récit cadre : les recherches de Géricault et la genèse de son tableau à partir de fin 1817 et un récit encadré : le voyage de la frégate, son échouage et la vie sur le radeau en 1816. On passe de l’un à l’autre dans un savant montage alterné qui conserve une très grande lisibilité grâce à un code chromatique spécifique : les pages de 1816 sur le bateau et le radeau , en plein soleil, sont plutôt présentées en couleurs chaudes tandis que celles du Paris de 1818 sont composées dans des tonalités froides.

    Ainsi, après l’embarquement qui permet la présentation des principaux protagonistes du fait-divers issus de couches diverses de la société où des nobles et des civils - les futurs notables de la colonie et leurs serviteurs parfois de couleur- côtoient des troupes qui formeront la garnison du comptoir en plus de l’équipage, on a l’exposition des dissensions qui règnent dès le départ sur le bateau entre des personnes de tous bord politiques (ultras monarchistes, bonapartistes nostalgiques, et même républicains). Puis nous découvrons l’histoire des naufragés en même temps que l’artiste dans une focalisation interne au gré de ses recherches et de ses conjectures. Parfois de nouveaux narrateurs prennent le relais : ainsi le mystérieux informateur du ministère de la Marine permet d’effectuer la transition entre le récit cadre et le récit encadré. Cette variation permet à la fois d’éviter une vision univoque et un exposé monotone et didactique.

    En effet, Géricault, passionné d’exactitude, se lie avec Corréard et Savigny qu’il interroge et représente sur son tableau au pied du mât tout comme il rencontre Valéry Touche-Lavilette le charpentier du radeau dont il fait le portrait et qui lui construit une maquette de la machine. Enfin, il a affaire à un mystérieux informateur qui, voulant laver l’honneur de la marine française, lui fournit les minutes, classées confidentielles, du procès de Chaumareys.

    Les pièces du puzzle s’emboîtent petit à petit. Théodore remet ainsi en cause les témoignages des deux survivants en en découvrant les zones d’ombre et les incohérences grâce aux discussions qu’il a avec sa tante Alexandrine. Ce qui permet dans la narration du fait-divers de montrer un Corréard un peu fat qui, tout scientifique qu’il est, confond des marsouins avec des dauphins, rechigne à prendre ses quartiers près des soldats et refuse de prendre place sur le radeau au moment de l’évacuation ; puis, lorsque Géricault le rencontre, le côté histrionique du personnage est souligné ce qui écorne l’image hagiographique que le survivant donne de lui-même dans son témoignage. De même, dans une conversation avec Savigny lors de la soutenance de thèse de ce dernier, Géricault met en doute la théorie du jeune médecin sur la « calenture » qui les disculpait bien commodément…Puis, lors de ses discussions avec ses amis sur l’événement, il réfute les propos racistes de l’un d’eux qui prétendait que le cannibalisme sur le radeau avait été initié par les Noirs qui s’y trouvaient. Géricault se bat donc constamment durant son enquête contre les préjugés, les légendes et le travestissement de la vérité.

    Cette démarche représente également, dans une mise en abyme, celle des deux scénaristes. Ils sont passés par les mêmes étapes que leur héros : Ils ont consulté les archives du procès Chaumareys (en toute légalité en ce qui les concerne !), les journaux de bord des autres navires, le rôle d’équipage ; ils ont même bénéficié d’une maquette grandeur nature du radeau qui venait d’être recrée au musée de la Marine (ils nous en montrent une photo dans le dossier en fin d’ouvrage). Ils se sont sans doute, enfin, appuyés sur d’autres témoignages de survivants longtemps restés inédits qui prouvaient que les deux témoins initiaux maquillaient la réalité en se donnant pour l’un le beau rôle et pour l’autre une caution scientifique (c’est une fièvre tropicale qui aurait poussé les gens à s’entretuer) ce qui laissait éclater la vérité dans toute son horreur.

    Une réflexion sur l’artiste

    Mais, en faisant de Géricault le personnage principal de leur roman graphique (comme le souligne la couverture dans laquelle le peintre à son chevalet occupe les deux tiers de la page), les deux scénaristes ajoutent en plus une dimension biographique et métalinguistique : ils permettent en effet de mieux connaitre l’homme et donnent à voir sa vision du rôle de l’artiste.

    Le récit cadre évoque en effet la vie palpitante du jeune artiste en vogue qui fréquentait des peintres célèbres à l’époque tel Horace Vernet ou qui le deviendraient ( le jeune Delacroix) et surtout un épisode qui fut soigneusement occulté jusqu’en 1976 de sa biographie officielle : la passion qu’il éprouva pour sa tante par alliance qui avait seulement six ans de plus que lui. Ceci rajoute de « l’humain » à l’intrigue et également du suspense en créant une opposition à l’élaboration du tableau : son oncle, fervent royaliste, veut le dissuader de mener à bien son projet ; or, comme l’artiste l’avoue à celle qu’il aime, son tableau et son amour pour elle sont « ses deux obsessions » et l’on peut alors se demander en quoi cette passion coupable va interférer dans sa création.

    On assiste également aux hésitations de Géricault sur l’épisode à représenter. Auréolé d’une médaille d’or obtenue à seulement 21 ans au Salon, il veut six ans plus tard réitérer cet exploit et frapper fort en innovant : il en a assez « des vieux mythes et de la Bible illustrée « (p.6). On le voit réaliser différentes ébauches : il songe à présenter des scènes de mutinerie ou de cannibalisme qui sont dérangeantes tout en cherchant à donner un résumé de ce qu’il a découvert et à faire partager sa vision de la société. C’est pourquoi il va faire poser l’un des célèbres modèles noirs de l’époque, Joseph. Deveney et Bordas consacrent une longue scène de leur roman graphique à cela. Géricault croit aux idéaux de la Révolution et milite contre l’esclavage. Son tableau pathétique, qu’on croit souvent dédié à l’extrême malheur des hommes face aux éléments, est surtout un message politique. Si l’on regarde bien la toile, on voit que le personnage principal, montré de dos - une première dans l’histoire de la peinture -, est un métis. A sa gauche, on voit un homme de couleur qui regarde vers l’horizon. Et dans l’amas des corps, on aperçoit une main noire et une main blanche qui se serrent fiévreusement en signe de joie. Or, il n’y avait parmi les survivants qu’un seul Noir, soldat venu des Antilles pour servir dans l’armée française. Par solidarité avec les esclaves, Géricault place trois hommes de couleur sur le radeau, victimes lamentables du mépris de classe dont témoigne l’affaire.
    Les deux auteurs soulignent enfin, à plusieurs reprises, comment le jeune homme fortuné n‘avait pas besoin de sa peinture pour vivre et donc pouvait peindre à son rythme et sans se préoccuper de plaire au public et au pouvoir pour qu’on lui achète sa toile. Reprenant les analyses de Bruno Chenique, ils font dire à leur héros « Nous sommes une seule humanité et le radeau est là pour témoigner de toutes ses souffrances » et ils rappellent dans leur exergue la célèbre citation de Michelet : « c’est la France elle-même, c’est notre société toute entière qu’il embarque sur ce radeau de la Méduse ». Les bédéistes racontent comment Géricault va métamorphoser le fait-divers dans une prise de position esthétique mais aussi sociale et politique tout en s’y perdant et … c’est passionnant !

    Alors qu’au départ les deux récits alternent toutes les deux ou trois pages, permettant au lecteur d’éprouver un certain répit après certaines scènes difficiles sur le radeau, ils se succèdent de plus en plus rapidement jusqu’à se télescoper parfois dans des scènes de tension et de violence où les codes chromatiques se contaminent dans une palette uniformément sombre et des pages muettes présentant une fragmentation des images mimétique de l’état de tension psychologique des personnages. Les deux naufrages finissent par se rejoindre dans un clair-obscur géricaldien.

    On sort de cette lecture hanté par la tragédie du radeau et ce qu’elle dévoile de la nature humaine, de l’égoïsme et de la violence de l’homme confronté à des situations extrêmes. Une plongée « au cœur des ténèbres » qui prend d’autant plus de résonnance dans l’époque troublée que nous traversons quand chaque jour voit son lot de naufrages en Méditerranée et quand l’individualisme forcené prime sur la société … Certains lecteurs reprochent aux auteurs de ne pas avoir inclus une reproduction du chef d’œuvre de Géricault dans leur album. Or, ce n’est pas le tableau lui-même qui importe ici mais son « making of » : le fait divers à l’origine de sa création, l’enquête de l’artiste, toutes les interrogations qu’elle suscite auprès de son auteur, le douloureux parcours qui a été nécessaire à son élaboration et sa réception avortée au Salon dans une présentation censurante en haut de la cimaise (comme celui de Claude Lantier dans « l’Œuvre » de Zola) sous un titre générique qui lui reniait sa valeur d’actualité et de brûlot.

    Si ce fleuron du Louvre est, hélas, promis à disparaître car un composant dans la peinture assombrit le tableau progressivement et que son noircissement complet est à terme irrémédiable, JC Deveney et JS Bordas lui ont dressé un véritable « tombeau » (au sens poétique du terme) dans leur magnifique roman graphique. Embarquez-vous sans tarder dans ce récit de naufrages réussi !

    bd.otaku Le 31/07/2020 à 22:27:48
    Charlotte Impératrice - Tome 2 - L'Empire

    « Charlotte impératrice II : l'Empire » de Fabien Nury et Matthieu Bonhomme paraît enfin chez Dargaud deux ans après le premier tome « La princesse et l'archiduc » et continue de nous enchanter en mettant en scène un drame romantique en cinémascope.

    La structure du drame romantique :

    Cette saga prévue en 4 tomes respecte la composition du drame en trois phases : exposition (tome 1 : l'enfance et le mariage de Charlotte), le noeud (le Mexique : grandeur tome 2 et trahisons tome 3) et la catastrophe (retour de l'héroïne en Europe). D'ailleurs les auteurs parlent d' « actes » et non de « tomes ». La construction de chacun des tomes de la tétralogie est en outre très théâtrale : ils sont composés en scènes et également en tableaux formés de doubles pages – on admire ainsi, au tome 2, le tour de force du tableau du sacre qui reprend la construction de la noce du tome 1 avec en rappel fleurs, colombes et médaillons.

    La « couleur locale » est aussi éminemment présente. Comme le rappelle à nouveau le prologue, le sujet est tiré de l'Histoire. Une fois sur deux les choses dites dans les bulles (sous forme de lettres, de discours ou de dialogues) ont réellement été prononcées ce qui donne une saveur supplémentaire au récit. Matthieu Bonhomme a fourni également un énorme travail de documentation en particulier pour les costumes.

    Mais ce qui évoque le plus l'esthétique romantique dans ce tome 2, c'est le mélange des tons : le « sublime se mêle au grotesque, le beau au laid ». On a ainsi présence de comique avec le général d'opérette mexicain Delmonte et sa tendre moitié (qui fait son double !) mais surtout avec le personnage de Maximilien. Sa coiffure à la mode autrichienne prend tour à tour la forme de cornes de satyre ou d'ailes de papillon et représente de façon imagée son côté lascif et velléitaire ( il papillonne au sens propre !). Il est souvent vu en train d'élaborer des discours ou de prononcer des formules creuses et grandiloquentes. Il n'est jamais montré en action, fait preuve d'une jalousie de mauvais aloi et d'erreurs d'appréciation, se lasse de gouverner au bout de quinze jours et se croit à l'agonie pour un simple bobo au pied ! Il est donc grotesque : même ses mesures généreuses sont tournées en dérision par les auteurs car son aveuglement politique est souligné. A côté de cela, on touche au sublime avec un amour impossible - que Nury et Bonhomme choisissent de développer au mépris de la véracité historique - fait de frôlements, d'entente, de délicatesse et de très gros plans sur Charlotte plusieurs fois en larmes. Bonhomme présente même en une planche complète une scène de confession bâtie sur un champ contre-champ et un gaufrier régulier en douze cases dans laquelle l'héroïne semble se confier non plus au prêtre mais au lecteur. On retrouve ici le thème de « Ruy Blas » et Charlotte émeut au même titre que la reine d'Espagne dans le drame hugolien. Enfin, l'histoire prend déjà des accents tragiques. Comme dans un opéra, il y a en effet une ouverture significative qui orchestre par avance les thèmes à venir : la page de titre et son panorama sur Vera Cruz déserte la nuit avec les ombres menaçantes des époux projetées sur l'eau paraît ainsi de mauvais augure. On observe également des thèmes récurrents : au tome 1, Charlotte et Maximilien assistaient à une représentation de « la force du destin » de Verdi à un moment clé ( la décision de leur envoi au Mexique) ; ce même opéra réapparaît ici lors de la visite de l'ambassadeur français qui va sceller leur sort par son rapport et marquer le début de leur condamnation avec le retrait des troupes françaises. Ce leitmotiv souligne donc qu'ils sont les jouets du destin.

    Une héroïne complexe :

    Si Charlotte apparaît dans ce tome comme une version XIXe de Lady di en étant une princesse malheureuse, humiliée, qui cherche le réconfort ailleurs, soigne les malades du typhus et se préoccupe du sort des pauvres indiens dès son arrivée, la série est loin d'être une hagiographie. Ainsi la scène d'ouverture surprend complètement le lecteur et met à mal une image trop lisse à la Romy Schneider dans « Sissi ». D'emblée, Charlotte apparaît comme un être de chair et de sang. Plusieurs rêves érotiques parsèment ce tome et forment, tant dans leur composition que dans leurs luxuriantes couleurs, un saisissant contrepoint avec la glaciale nuit de noces du tome 1. Les auteurs montrent également qu'elle n'est pas toujours noble et peut devenir machiavélique et piéger Bazaine en se servant de sa concubine Pepita qu'elle fait chanter.

    Ce portrait contrasté de l'héroïne semble doté de plusieurs fonctions. Il contient peut-être une dimension explicative : il souligne les frustrations continuelles auxquelles est confrontée Charlotte qui ne se retrouve finalement ni femme ni mère. Cela crée un suspense : les auteurs sacrifieront-ils à la légende en lui octroyant une relation amoureuse consentie, forcée ? Sera-t-elle mère ? Cette insistance permet aussi une explication clinique puisque petit à petit on comprend ce qui pourra être à l'origine de la folie. Ainsi, on en revient au drame romantique : l'individu broyé par le social. Enfin, ce détour par la fiction historique ne permet-il pas, au-delà du sort « anecdotique » de l'impératrice, de réfléchir sur la société moderne ?

    Une résonance moderne :

    Comme l'indique le titre de la série, la tétralogie met en place une réflexion sur la place de la femme. Dans ce deuxième tome, on remarque dès la couverture une opposition avec celle du premier. Ici, Charlotte est montrée « en majesté » et placée en véritable chef de guerre à la tête d'une troupe dans des couleurs chaudes évocatrices du Mexique, du sang, de la violence et de la passion tandis qu'au tome 1 elle était présentée en frontal, assise, surprise et effarouchée . Elle passe ainsi de jeune fille faible à femme de tête forte et puissante. Elle est très souvent présentée en contre-plongée dans cet acte II : magnifiée, elle siège par exemple debout à la table du conseil, en uniforme, et domine les autres qui sont assis. Elle reçoit même les compliments de son ennemi Bazaine qui l'adoube : « Pardonnez ma franchise, ce pays n'a pas d'empereur mais il a une impératrice. Je vous respecte et je me battrai jusqu'au bout à vos côtés » (p.62). Charlotte prend des décisions, fait passer des lois, gouverne bien mais en sera empêchée par son mari qui veut la remettre « à sa place ». C'est finalement le plus grand drame de l'héroïne comme le souligne en dernière page la reprise des codes graphiques de la pieta qui fait écho la p.2 où Charlotte dans son corset semble emprisonnée dans une cage.

    Mais, comme souvent chez Nury, on a également une réflexion politique. Il dénonce d'emblée l'archaïsme et la vanité de la monarchie avec la présentation du carrosse rococo complètement incongru et plus largement la non répartition des richesses en opposant le luxe et la pompe du cortège impérial et la misère la plus abjecte ( le chien errant qui mange les crottes ou dans un cadrage des plus significatifs , un éclopé qui regarde passer au loin le carrosse ). Comme dans «Katanga », il souligne aussi les méfaits de la colonisation en reprenant l'épisode véridique du calvaire de Pilar. Celui-ci apparaît d'autant plus horrible que rien n'est montré si ce n'est le résultat : des gros plans sur le visage hagard et presque déshumanisé de la jeune fille devenue folle suite à son viol collectif. D'autres exactions de l'armée sont évoquées de façon beaucoup plus crue : les propos -authentiques- de Bazaine sur la politique de la « terre brûlée » mis en récitatif sur des images de massacre comme une justification inacceptable par le lecteur et enfin, dans une distorsion voulue, Charlotte se retrouvant au milieu d'une scène de « tabula rasa » d'un village accusé d'avoir caché des armes de Juarez. Ce dernier épisode semble annoncer certaines pratiques qui auront lieu au Vietnam et en Algérie et indigne à la fois l'héroïne et le lecteur. D'ailleurs on notera qu'à chaque fois que Charlotte explore le pays avec le père Rafaël comme guide, on a des gros plans sur son regard : les yeux de l'héroïne semblent prendre le lecteur à témoin. Enfin, les auteurs soulignent également la collusion de l'église vénale et corrompue (ah, la scène où le nonce du pape engloutit goulûment un éclair !) et des propriétaires terriens qui exploitent sans vergogne les indiens mais ils évitent le manichéisme puisqu'ils mettent également en scène des hommes d'église très vertueux et dévoués.

    Cet acte II est dessiné de main de maître par Matthieu Bonhomme et magnifié par les couleurs chatoyantes de Delphine Chedrut qui guident le regard et permettent d'installer les atmosphères. le dessin en cinémascope nous éblouit à chaque planche ; on a dans ce tome des planches et des intrigues dignes des films de Visconti mettant en scène « violence et passion » et le « crépuscule des dieux ». On s'attend dans l'acte III à du Peckinpah et du Aldrich puisqu'il devrait aborder Camerone et l'exécution de Maximilien. Mais l'on sait d'ores et déjà que c'est une série qui fera date car elle est impériale …

    bd.otaku Le 31/07/2020 à 22:22:46

    « Ama », c’est une longue bande dessinée de 110 pages parue aux éditions Sarbacane fin mai 2020 avec Cécile Becq aux pinceaux et Franck Manguin au scénario. Ce roman graphique raconte de façon à la fois poétique et documentaire, dans des récits entremêlés, l’histoire d’une femme, d’une famille et d’une communauté. Nagisa, une jeune tokyoïte est envoyée par sa mère Chitosé, qui en est partie 20 ans auparavant, sur l’île d’Hegura auprès de sa tante Isoé pour rejoindre les amas (« les femmes de la mer ») et apprendre leur métier. L’album décrit ainsi ce métier, les conflits qui vont éclater entre ces deux mondes si éloignés et les secrets de famille qui émergent peu à peu. L’ensemble créant pour le lecteur un dépaysement nostalgique non dépourvu d’accents féministes et écologiques aux résonances très actuelles.

    Une Bd presque documentaire

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire de prime abord, il ne s’agit pas d’une traduction d’un album nippon : le scénariste, Franck Manguin (qui devait au départ réaliser également les dessins) est bien un auteur français mais il connaît intimement le Japon et la région où se déroule l’histoire. Il est titulaire d’un diplôme de langue, littérature et civilisation japonaise et a vécu trois ans au pays du soleil levant. Il est désormais interprète et traducteur. Il a choisi pour cadre l’île isolée d’ Hegura dans la préfecture d’Ichikawa à l’Ouest du Japon.

    Ama n’est pas le prénom de celle que l’on voit évoluer torse nu dans les fonds sous-marins, sur la couverture, mais bien le nom que l’on donne à ces « filles de la mer » , qui chaque jour, plongent en apnée dans les profondeurs à la recherche d’ormeaux qu’elles revendront ensuite au marché. Quant au « souffle des femmes » dont il est question, il s’agit de la méthode de respiration pratiquée par les pêcheuses, « l’isobué », qui leur permet en hyperventilant de plonger sans risquer d’accidents respiratoires. La couverture marque d’emblée, dans l’attitude gracieuse et guerrière à la fois de la protagoniste, comment ces amas peuvent évoluer de façon fluide et sensuelle dans l’eau (ce qui leur a valu le surnom de sirènes de la mer) grâce au mouvement de la chevelure et à la position du corps tout en courbes mais aussi comment il s’agit d’un dur métier avec le poinçon qu’elle tient comme une arme et son attitude concentrée.

    On en apprend beaucoup sur la vie de ces travailleuses de la mer grâce à une ouverture « in medias res » grâce à laquelle nous nous trouvons directement immergés dans une journée de travail d’une ama, Isoé. On découvre ainsi leur tenue de travail : elles sont vêtues d’un petit pagne appelé « fundoshi » et d’un bandana blanc « le tenugui ». Une simple corde nouée autour de la taille les relie à leur « tomaé » (mari, frère ou ami qui veille sur elles) qui attend dans une barque, prêt à les remonter au moindre signal. Pour éviter un exposé didactique et pesant, Franck Manguin use ensuite d’un stratagème fréquent en narration en mettant en scène un personnage étranger au lieu. La jeune héroïne, va découvrir les us et coutumes grâce à un guide, sa tante ou son oncle Goro, puis en les observant et enfin en faisant son apprentissage avec la jeune Yuko et en devenant l’une d’entre elles ; le lecteur apprend donc en même temps qu’elle. La dessinatrice adopte un regard d’ethnologue sur ces femmes : on pourrait rapprocher certaines cases des travaux photographiques de Fosco Maraini dans L'Isola delle pescatrici (1960) qui, alors que certains photographes comme Yoshiyuki Iwase hypersexualisèrent les amas et en firent des objets de fantasmes en les faisant poser comme des pin-ups, montre au contraire que leur nudité est naturelle et « utile ». Cécile Becq reprend un peu dans son choix de bichromie crème et bleu « chaud » (avec une pointe de rouge, presque pervenche) les couleurs des tirages argentiques de l’Italien et bien sûr les couleurs des fonds marins. Elle travaille beaucoup sur les jeux de lumière dans l’eau et crée une ambiance apaisante qui renvoie un sentiment de plénitude. De nombreuses pages muettes, surtout lors des scènes marines, renforcent cette atmosphère presque irréelle et hors du temps.

    Du côté d’Ozu et de Narusé

    Pourtant, le ressort de l’intrigue est le temps : les trois chapitres qui constituent le roman graphique ont tous une date pour titre : « été 1962 », « automne 1966 », « hiver 1968 » et l’épilogue au « printemps 2003 ». Ce temps qui semble figé dans les pauses narratives qui nous sont présentées avec des journées semblables les unes aux autres dans leurs répétitions passe paradoxalement si vite qu’il donne lieu à des ellipses. On a donc deux temporalités qui s’affrontent : celle de l’extérieur (l’évolution de Tokyo dont parle l’étudiant à Nagisa par exemple) et celle de l’île en apparence immuable. Ce passage du temps pousse Nagisa à devoir se chercher un tomaé pour pouvoir rester ama ; il provoque également l’évolution inéluctable d’une société ancestrale vers la modernité et bouleverse la vie des protagonistes.

    Ce temps et les conflits qu’il engendre est un thème récurrent du cinéma japonais des années 1960. On est alors en droit de penser que les tons bleutés choisis par Cécile Becq rappellent outre les fonds marins le gris bleuté si particulier des films d’Ozu et de Naruse et leur rendent hommage. On remarquera d’ailleurs que le découpage de l’album est très cinématographique et modifie très souvent le gaufrier pour apporter de la dynamique et faire sentir le dur labeur des amas lors des scènes de pêche en choisissant par exemple de longues cases verticales qui montrent la profondeur de leurs plongées en apnée, en ajoutant des inserts qui jouent le rôle de travelling avant ou bien en détourant les têtes de personnages qui remontent à la surface pour imiter le mouvement. Mais il reprend souvent également lors de scène plus intimes en intérieur le plan moyen à ras de terre (dit plan tatami) qui était la signature d’Ozu et crée un rythme lent.

    Ces maîtresses-femmes ne sont pas à l’abri de chagrins intimes ou d’une histoire familiale douloureuse, à commencer par Isoé, la cheffe de la communauté des pêcheuses. Elle a une cinquantaine d’années et a beau aimer son métier, elle vit dans le regret de l’abandon de Chitosé, sa sœur aînée qui a suivi un homme à Tokyo et n’est jamais revenue sur l’île la forçant à endosser à son tour le rôle d’ama traditionnellement dévolu à l’aînée de la famille. La communauté toute entière n’a pas oublié ce « reniement » et accueille fraîchement Nagisa, la citadine, qui devra se faire accepter. Ainsi on a une véritable intrigue qui prolonge le côté documentaire puisque de nombreuses questions devront être résolues : Quelle est la raison de la brouille des deux sœurs avant même la naissance de l’héroïne ? Nagisa parviendra-t-elle à leur prouver qu’elle peut être une grande ama ? Qu’elle n’est pas comme sa mère et qu’elle ne les trahira pas ? Pourquoi a-t-elle choisi de revenir ? Quel est le secret qu’elle cache ? Et comment va-t-elle réagir lorsqu’on voudra lui attribuer un tomaé ?

    La confrontation de deux mondes apparemment opposés permet enfin de montrer comme dans « le voyage à Tokyo » d’Ozu les différentes facettes de la société japonaise (campagnarde et citadine) et provoque pour nous encore plus que pour l’héroïne un dépaysement total.

    Une œuvre féministe et nostalgique

    A la manière des deux célèbres cinéastes , les auteurs soulignent également les conflits personnels et sociétaux qui animent un Japon en mutation : le choc culturel entre deux modes de vie, entre les hommes et les femmes et même entre le passé et le présent.

    Le roman graphique rend hommage à ces femmes fortes et sauvages qui vivent quasiment nues en créant toute une galerie de portraits bien typés et individualisés. Elles n’ont pas leur langue dans leurs poches et à la criée, elle savent, le cas échéant, défendre le fruit de leurs efforts face au revendeur qui veut les gruger. Elles se conduisent comme des hommes aussi et choisissent leurs partenaires pour un soir ou pour la vie et elles en parlent librement entre elles ce qui créent d’ailleurs quelques moments comiques car l’ingénue Nagisa n’est pas habituée à une telle liberté de pensée et de paroles. Ce sont-elles qui prennent les décisions au conseil du village et qui président aux fêtes religieuses lors des cérémonies en l’honneur de la déesse du soleil Amaterasu qui les protège alors que ce rôle est partout ailleurs dévolu aux élus municipaux. D’ailleurs lorsque naît une fille c’est fête et on améliore l’ordinaire du repas, mais quand c’est un garçon on ne célèbre pas ! Leur sort semble tellement enviable que lors des festivals , les hommes de l’île se griment en femmes. Au sein de cette société, l’héroïne s’épanouit et finit par dire tout haut ce qu’elle pense et également par confier son lourd secret à sa tante. On pourrait alors comprendre le titre dans un sens métaphorique : ces femmes sont inspirantes et leur souffle porte l’héroïne.

    Pourtant, ces femmes à la peau tannée, musclées, au bagout réjouissant, aux corps si variés et offerts à la vue sont bien loin de l’image habituelle de la femme douce et discrète qu’ont en tête les Japonais. Ceci est présenté dans l’album à travers le regard de l’étudiant en ornithologie (Hegura est une réserve naturelle) qui les surprend au bain. C’est le seul moment où les corps des pêcheuses sont érotisés : quand le regard masculin extérieur à l’île est là, les femmes redeviennent des proies. Il en est de même lorsque de jeunes touristes viennent au festival sur l’île : ils veulent imposer leur domination. Enfin, les règles de la société patriarcale qui ne semblent pourtant pas avoir cours au quotidien au sein de cette communauté rattrapent la jeune femme in fine … et Nagisa va opter pour un choix radical, féministe et courageux dans ce Japon des années 1960.

    Les Amas, quant à elles, luttent pour préserver leur dignité qu’il faut chaque jour reconquérir, face au regard des Japonais de l’extérieur bien plus patriarcal et surtout face aux avancées technologiques qui rendent leur activité de plus en plus datée : les bateaux chasseurs de poulpes qu’elles surnomment « dragons de mer » provoquent la surpêche, les ormeaux se font plus rares du fait du réchauffement des eaux (déjà !) tandis que dans l’île d’à côté on ne pêche plus de la même façon et on renie les traditions en optant pour des combinaisons de plongée en néoprène… Les jeunes fuient Hegura : le fils d’Isoé préfère ainsi devenir « salary man » plutôt que « tomaé » et les filles rechignent à une vie aussi rude … On trouve donc en filigrane une critique de la société moderne qui écrase les traditions pour davantage de profit. Pour survivre les femmes de la mer doivent donc opter pour des compromis comme nous l’explique l’épilogue nostalgique qui se déroule trente ans plus tard dans lequel nous suivons une Nagisa vieillie qui retourne sur les lieux de son bonheur passé.

    De toute beauté (et façonné avec grand soin comme toujours aux éditions Sarbacane) , ce « souffle des femmes » coupe le nôtre ! Pour leur entrée en bande dessinée Franck Manguin et Cécile Becq ont réussi un coup de maître. On peut qualifier « Ama » d’album tout public mais dans un sens nullement péjoratif !On y trouve différents niveaux de lecture : il parle aux adultes bien sûr mais il peut également trouver un écho auprès des adolescents par son côté « roman de formation » puisqu’il aborde les sujets de l’indépendance et du combat pour trouver sa place dans un groupe et dans le monde. Enfin il constitue une œuvre mémorielle qui rend hommage à un métier et à une communauté en voie de disparition et apporte ainsi sa pierre au mouvement qui cherche à faire inscrire cette tradition des amas au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un roman graphique magnifique et émouvant dans lequel vous devriez vous plonger !

    Eric DEMAISON Le 31/07/2020 à 21:49:52

    Très beau livre. Comme le dit précédemment Hervé cela ressemble visuellement à un carnet de voyage, mais parfois retravaillé. C'est à dire que certaines images sont "achevées", par exemple complétées et mises en couleurs. Côté images chacun à le choix de dire ce qu'il aime le plus, et peut faire la comparaison entre croquis instantané noir et blanc et image couleurs plus aboutie. En complément le texte aussi est beau ce qui ne gâte rien. Doux, poétique, nostalgique.
    L'édition soignée de D. Maghen est à noter.
    Certes ce n'est pas une BD au sens puriste du terme, car point de bulle ni de case. Mais c'est bien plus qu'une histoire illustrée. Ne boudez pas votre plaisir lisez ce livre. Il en vaut le coup

    kingtoof Le 31/07/2020 à 15:09:53
    Fairy Tail S - short stories - Tome 1 - Tome 1

    Du vide.
    Des petites histoires pour les collectionneurs.
    Cela n'apporte rien à l'ensemble de la série.
    Mashima en profite de laisser libre-court à son imagination de pervers pour aller plus loin dans le sexy, cela frise le mauvais goût.

    BudGuy Le 31/07/2020 à 14:17:09
    Gloria Victis - Tome 4 - Ludi romani

    Cet avis prend en compte les trois opus précédents.

    Gloria Victis relate les (més)aventures d'un fils de "aurige" ou conducteur de char durant la Rome antique, de ses débuts en tant qu'esclave jusqu'à son arrivée à Rome.
    Au programme de ces quatre opus donc: de l'action, des rebondissements, des courses de char, des combats de gladiateur, de l'amour, de la vengeance... C'est suffisamment bien géré en terme de rythme pour que l'on ne s'ennuie pas à la lecture, malgré le fait que le sujet et l'époque retranscrite en BD ne soient pas neufs.
    Les dessins sont très bons, les ombres et les couleurs sont de tout beauté ! Les auteurs se sont également bien renseignés sur le sujet (citations latines, décors...) et cela se ressent dans les dessins.
    Certains personnages sont un peu stéréotypés et/ou unidimensionnels, heureusement cela n'entrave en rien le récit.

    En somme un bonne série de quatre albums qui pourrait s'arrêter à cet album :)

    Yovo Le 31/07/2020 à 10:32:15

    Enjouée, décomplexée, burlesque, émouvante, d’une impertinente modernité... Jen Wang, que je ne connaissais pas, livre avec « Le prince et la couturière » une histoire irrésistible portée par une énergie qu’on aimerait voir plus souvent ! De plus, elle est idéalement incarnée par des personnages tous plus réussis les uns que les autres. Le résultat est fluide, intelligent, généreux, sans moralisme ni caricature, plein d’enseignement, de sagesse et d’amour.

    Autre qualité, l’ensemble est d’une grande modestie, l’autrice employant des moyens graphiques et littéraires très simples. Et cette économie sur la forme valorise d’autant plus le fond par la justesse du propos. De fait, aucune scène, aucune réplique ne manque jamais sa cible. D’une part cela encourage le lecteur à faire preuve de tolérance et d’empathie mais surtout, grâce à cette approche sans chichi, les questionnements assez profonds qui émergent au fil du récit sont rendus parfaitement abordables, même pour un jeune public.

    En définitive c’est le seul conte de fée qui m’a vraiment donné envie d’y croire !

    MAL75 Le 31/07/2020 à 00:20:19
    Ter - Tome 1 - L'étranger

    Original dans le scénario et le dessin. Les 3 tomes sa valent. juste « très très bien ». De la grande SF.

    MAL75 Le 31/07/2020 à 00:20:18
    Ter - Tome 1 - L'étranger

    Original dans le scénario et le dessin. Les 3 tomes sa valent. juste « très très bien ». De la grande SF.

    MAL75 Le 31/07/2020 à 00:10:23

    Pardon à Monsieur Oubrerie dont je ne suis pas fan. Mais le scénario est top ! On s’y croirait !!! Et je confirme côté cyber réalité, c’est romancé. Juste ce qu’il faut. Oui, cet album est indispensable !!!

    MAL75 Le 31/07/2020 à 00:06:42
    Cyberwar - Tome 2 - Chaos

    Allez lire « Arctica » ou « Golden City », vous y trouverez à chaque fois un scénario de Pecqueur qui mérite votre attention de BDphile. La, ce tome 2... comment dire...

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:59:07
    Conan le Cimmérien - Tome 2 - Le Colosse noir

    Pourquoi 5/5 ? Vous savez qui sont les auteurs ? Brugeas et Toulhoat ! Comme Conan, ce sont deux seigneurs !!! Juste une merveille d’album !

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:52:35
    Conan le Cimmérien - Tome 7 - Les Clous rouges

    Je sais, le dessin de Cassegrain, on aime ou on n’aime pas. Et bien, pource volume de Conan, c’est top de chez top. Une vraie réussite !!!

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:49:32
    Conan le Cimmérien - Tome 9 - Les Mangeurs d'hommes de Zamboula

    Conan ? Thème sympa. Mais avec Gess aux platines ? UNE PURE MERVEILLE. Ne comparez pas avec le reste de la série, lisez... savourez.. dégustez...

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:44:16
    Carmen Mc Callum - Tome 1 - Jukurpa

    Une des meilleures séries de SF des 20 dernières années. Si vous accrochez sur ce tome 1, vous lirez tous les suivants !!!! Déjà un classique, dont les thèmes sont toujours d’actualité. Une série culte (je me répète ?)

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:35:55
    Exo - Tome 3 - Contact

    Super série de SF !!! Dessin original et attachant. Scénario bien ficelé. Juste « très bien ». De la BD comme j’aime (et j’en lis beaucoup)

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:32:26
    Optic Squad - Tome 1 - Mission Seattle

    Excellente SF ! Allez lire sans hésiter ! Vivement le tome 2. Vu ce premier opus, impossible que la suite ne soit pas à la hauteur.

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:32:16
    Optic Squad - Tome 1 - Mission Seattle

    Excellente SF ! Allez lire sans hésiter ! Vivement le tome 2. Vu ce premier opus, impossible que la suite ne soit pas à la hauteur.

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:26:44
    Conquêtes - Tome 5 - Enorus

    Ben moi, j’ai beaucoup aimé ! Sans devoir comparer avec les tomes précédents. C’est de la très bonne SF en BD !

    sargondakkad Le 30/07/2020 à 23:12:15

    Coté histoire, ce n'est pas exceptionnel, loin de là.
    Côté dessin, Giordan faisait mieux dans les années 1950, même si les couleurs sont un ajout ici utile. On est davantage dans la ligne claire.
    Des héréos super stéréotypés. Le mec, forcémént balaise, l'héroine ne sert à rien, à part montrer un décolleté plongeant, avec une poitrine proéminente, comme toutes les Amazones de la BD.
    Bref, une fin où l'auteur se "lâche", un peu de nues mais je n'en dirai pas davantage pour le "suspens";

    A n'acheter que dans un objectif de collectionneur, car sinon, du space opéra stupide bourré de clichés. Décevant.

    MAL75 Le 30/07/2020 à 23:01:35
    Les 5 Terres - Tome 3 - "L'Amour d'un imbécile"

    Yovo et kurdy1207 (voir ci dessous) ont attendu ce 3eme tome MAGNIFIQUE pour enfin reconnaître l’exceptionnelle qualité de cette série ! Allez lire déjà ces 3 tomes, vous allez vous régaler !

    Touriste-amateur Le 30/07/2020 à 21:13:30
    Undertaker - Tome 5 - L'Indien blanc

    Vraiment très satisfait de la lecture de cet album aux dessins parfaits (ça donne envie de re-découvrir ce grand Ouest américain!) et au scénario qui tient en haleine.

    Je ne mets que 4étoiles car je trouve que, malgré les répliques décalées de Jonas Crow dans son interprétation de la bible, c'est un album noir, parfois sinistre, où je n'ai pas retrouvé les moments de légèreté et de rires des premiers opus.

    A noter que, vu de moi, les éclairages apportés sur le passé du héro permettraient presque de lire cet album sans avoir découvert les précédents.
    Même si ce serait dommage!!!

    thieuthieu79 Le 30/07/2020 à 18:25:16
    La voie du Sabre - Tome 3 - L'incendie de l'esprit

    Cet avis porte sur la trilogie complète. Une véritable réussite.
    Le jeune Mikédi nous conte sa propre histoire, son propre destin aux cotés de son vieux maître.
    Mathieu Mariolle a réalisé un super travail de narration. Il prend le temps de développer toute l'histoire de ces 2 protagonistes tout en déroulant l"intrigue très rapidement.
    Scènes de combats épiques s’enchaînent avec des moments plus doux. Les contes et légendes côtoient une réalité bien dure. La découverte de soi-même se marie avec la magie.
    Bref beaucoup d'univers différents qui s’entremêlent et se complètent parfaitement bien.
    Le tout est largement magnifié par le dessin époustouflant de Carlo Ferniani. De multiples détails fourmillent dans les planches. Les visages sont expressifs et puissants, les décors magnifiques.
    La mise en couleur complétée par de très belles lumières nous dévoile une fresque impériale de toute beauté.
    La voie du sabre aussi belle et puissante soi-elle a su préserver toute sa complexité et son mystère.
    Mon seul regret aura été qu'elle s'arrête aussi vite au bout des 3 albums.

    ALICECOOPER Le 30/07/2020 à 13:41:43
    Alter (Pelaez/Laval NG) - Tome 1 - Ceux qui partent

    Tout est presque dit pour ce remarquable album. Un prix modéré pour 92 planches, des annexes et une superbe qualité de relié-collé. Des cases bien remplies, et enfin un scénario qui va très fort avec de l'action en continu et un petit twist en milieu d'album. Les transitions spatio-temporelles sont bien maîtrisées. Les couleurs sont du plus bel effet. Mon imagination m'a offert non pas un voyage spatio-temporel comme c'est le cas ici, mais plutôt l'écho d'une Terre détruite par des ogives électro-magnétiques avec une telle déflagration que l'univers en a été ébranlé créant ainsi cet écho. La rencontre de son "moi" et les apparitions des deux mondes sont tout simplement réussies.

    Toutefois si ce volume est un remake de "Parallèle", bien que je ne connais pas cette série, je suis contraint d'enlever une étoile pour manque d'originalité. Ensuite c'était dommage d'avoir fait un amalgame "Zombies" avec des êtres sans paroles. Ils sont soi-disant organisés (c'est le cas à certains endroits du volume) ils ressemblent en tous points à des humains, mais ont, au départ, le comportement de zombies (tous le même objectif, tous dans la même direction), et enfin à la fin de l'histoire, ils sont pacifiques et semblent savoir ce qu'est un échange et savoir ce qu'ils veulent mais moi, en tant que lecteur, je ne sais pas ce qu'ils veulent si ce n'est que l'écho-héros veut récupérer son épouse, à la sauce des créatures dans "I"m a Legend" qui a mieux rendu l'effet mais là, c'est un peu moyen. Des bribes de communications entre les deux espèces aurait été un plus. J'ai trouvé que les jonctions entre la Terre indemne et les créatures sur l'écho étaient un peu chaotiques, me laissant en souvenir quelques zones un peu obscures et incompréhensibles. J'ai beaucoup de mal à comprendre les deux planches page 44 et 45 qui en fait ne sont que répétitions de plans, sauf la femme au volant qui tourne la tête, le gamin sur la route avec une autre position et enfin la voiture en bas de page avec suppression de la plus grosse feuille. Ceux qui ont lu la BD sauront de quoi je parle.

    Un dialogue un peu plus développé aurait été du plus bel effet entre les deux espaces-temps, clarifiant alors davantage la situation. Il reste trop de zones d'ombres. Le dessin est un peu trop crayonné à mon goût. Je n'ai pas bien réussi à m'attacher aux personnages.

    Cet album n'en reste pas moins, un excellent moment d'anticipation, une BD des plus sympathique. Je recommande.

    Yovo Le 29/07/2020 à 14:59:04
    Les chroniques de l'Univers - Tome 1 - La Thrombose du Cygne

    Très divertissant !
    Un album grand public qui permet une belle immersion grâce au soin apporté aux personnages et aux décors du vaisseau. Du coup, les lieux et les acteurs deviennent très vite familiers. Ça n’est pas si courant et c’est une qualité que j’apprécie.

    Mais c’est surtout le rythme qui dépote !! Pas une seconde de répit. Dès la 1ère page on est happé dans l’histoire pour n’en ressortir qu’à la dernière, complètement essoré !

    C’est cela que je préfère en retenir car le contenu est assez basique et n’a pas le moindre fondement un tant soit peu réel. Inutile d’y chercher quoi que ce soit de crédible. Mais franchement, on s’en fout. C’est fun, pêchu, dépaysant, dans un esprit très ado, voire régressif. On peut critiquer, ça ne conviendra pas à tout le monde mais moi ça m’a suffi.

    Si cette dynamique se poursuit dans les prochains tomes, cette série pourrait même aller taquiner « Sillage ».
    Une bonne introduction. 3,5/5

    Yovo Le 29/07/2020 à 14:49:29
    Isola - Tome 1 - Tome 1

    Très sympa cette BD. Quand on aime l’Heroic Fantasy, franchement, difficile d’être déçu. Le dessin à lui seul mérite des éloges. Les personnages, décors, créatures sont parfaitement réalisés et bénéficient de cadrages dynamiques et super efficaces. Les couleurs informatiques sont bien gérées et posent de très belles ambiances. Visuellement c’est un régal.

    Il est vrai que le scénario est un peu confus par moment, surtout quand s’entremêlent visions chamaniques et réalité, mais ça n’empêche en rien de comprendre l’histoire, d’ailleurs fort simple. Ça manque juste de fluidité.

    Ce n’est donc pas parfait mais c’est une belle découverte. Et même si j’attends mieux pour la suite, je suivrai la série.

    Yovo Le 29/07/2020 à 14:43:07

    Excellent album ! Je pense qu’il faut le voir comme une pure fiction et non comme un plaidoyer écologiste. L’écologie n’étant que le contexte de ce scénario palpitant.

    Le canevas scientifique est parfaitement crédible, les personnages sont bien approfondis et le rythme très efficace crée une ambiance de polar haletante, inattendue pour un récit se déroulant dans une forêt suédoise... bref, l’histoire est particulièrement solide et s’inscrit plus dans le fantastique que dans le catastrophisme.

    Si l’on rajoute une partie graphique d’une grande finesse, élégante et expressive, on obtient une belle BD, aussi originale qu’intelligente.

    Moi qui suis un grand admirateur de Francis Hallé, le plus grand botaniste du monde, je ne peux que me réjouir que ses travaux (et son visage) aient inspiré Zep. De plus en plus étonnant ce Zep d’ailleurs... un auteur très singulier au talent immense !

    minot Le 29/07/2020 à 14:11:54
    Les voleurs de Carthage - Tome 1 - Le Serment du Tophet

    J'ai toujours bien apprécié le dessin plein de vie de Tanquarelle donc déjà à la base je partais avec un bon à priori. Mais en plus il faut reconnaître que le scénario est sacrément accrocheur. Mêlant humour et aventure, cette histoire de "casse du siècle" version antique est bien prenante; on ne s'ennuie absolument pas. De l'action, des situations abracadabrantes, des personnages variés et bien trouvés ... vivement la suite.

    minot Le 29/07/2020 à 14:03:07
    Ingmar - Tome 2 - Crâne Noir

    Un second tome à la hauteur du premier. C'est toujours aussi frais, aussi drôle, aussi bien imaginé. Les joutes verbales entre INGMAR et la vieille bique puis entre notre héros et la jeune Cunnen sont bien marrantes. Une série qui ne fait pas de bruit mais qui est vraiment bien rigolote.

    minot Le 29/07/2020 à 13:55:27
    Ingmar - Tome 1 - Invasions et chuchotements

    Avec son petit côté branleur à la Herbert de Vaucanson et son physique de sauterelle, INGMAR n'est pas vraiment l'archétype du gros viking sanguinaire. D'ailleurs, INGMAR ne supporte pas la vue du sang et défaille à la vue de la moindre goutte d'hémoglobine. Tout le contraire de son frère cadet Epson, dont les invasions, les massacres, les pillages et les viols sont le passe-temps favori. Aussi, quand leur père - chef de clan de son état - doit passer la main, le conseil des sages décide qu'une épreuve de navigation les départagera pour savoir qui sera digne de devenir le nouveau chef de clan. Autant dire que c'est mal barré pour INGMAR, qui en plus a le mal de mer ...

    Ceux qui cherchent un vent de fraîcheur dans le paysage de la BD humoristique risquent d'être comblés. Le scénario est drôle et inattendu, les dessins simples mais efficaces, les répliques pleine d'humour ... bref, c'est sans prétention mais on passe un très bon moment de lecture.

    Shaddam4 Le 29/07/2020 à 09:02:35
    Raven (Lauffray) - Tome 1 - Némésis

    Toute publication de Mathieu Lauffray est un événement et titille mes rétines, tant son imaginaire graphique est légendaire dans le monde du graphisme et de la BD. Toujours associé à de grands scénaristes et d’une productivité BD assez réduite (huit albums de BD dessinés en intégralité), sa première expérience en solo attire d’autant plus l’attention qu’il retourne avec grand plaisir sur le genre où il a explosé, la piraterie. Outre la gestion du scénario, il continue dans un genre ou il s’était éclaté avec Lupano sur Valérian, l’aventure légère et humoristique.

    Nemesis nous emporte ainsi dans les Caraïbes de 1666 où les Nations européennes bataillent avez les navires pirates dans le dédale d’îles qui parsèment ces latitudes ensoleillées et orageuses. L’intrigue, un peu hachée, prends le temps de nous présenter les « exploits » de Raven, avant de lancer sa quête de trésor qui va le voir confronté à la grande réussite de l’album: Lady Darksee. Malgré un nom un peu appuyé, elle éclate tant graphiquement que par ses actes, cruelle et impitoyable… en contraste avec la bouffonnerie du héros éponyme. Car c’est une des faiblesses majeures de cet album que le ton choisi par celui dont les encrages ténébreux et violents hantent une génération de lecteurs. Ce projet est-il comme d’autres avant lui destiné à ses enfants ou simplement a t’il eu envie de changer de registre après une carrière dans l’ombre de Cthulhu? Toujours est-il que tout le monde n’est pas Lupano et que si les facéties de l’album restent sympathiques, elles sont décalées par rapport aux attentes et au style de l’auteur. Dans l’esprit on est ainsi à dix-mille kilomètres d’un Long John Silver et on reluquerait plutot vers du Lanfeust. Tenez le vous pour dit.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/07/29/raven-1-nemesis/

    judoc Le 29/07/2020 à 03:53:34

    Quitter le nid, prendre son envol, aimer, se confronter, se heurter, tomber, se relever... pour revenir au source lorsque le crépuscule de l'existence pointe son nez... C'est finalement, et tout simplement, l'histoire de la vie que nous compte cette adaptation des aventures de Mowgli, Bagheera et consorts à travers ce très bel intégral.

    A mettre en toutes les mains, pour retrouver les personnages de Kipling (et/ou de Disney) sous un angle plus adulte et donc plus tragique.

    Bien raconté et plutôt bien dessiné, cet intégrale vaut plus qu'un détour... Très agréable au final !

    MAL75 Le 28/07/2020 à 23:33:07
    Sea Shepherd - Tome 1 - Milagro

    Un excellent premier album autours d’un thème personnel et d’un acte militant. Un talent certain du dessinateur qui ne demande qu’à s’épanouir plus encore. Accroche-toi MAZU !

    MAL75 Le 28/07/2020 à 23:32:00
    Sea Shepherd - Tome 1 - Milagro

    Un excellent premier album autours d’un thème personnel et d’un acte militant. Un talent certain du dessinateur qui ne demande qu’à s’épanouir plus encore. Accroche-toi MAZU !

    kingtoof Le 28/07/2020 à 22:12:40
    Alpha - Tome 12 - Petit tour avec Malcolm

    La suite du tome 11. L'histoire est toujours aussi prenante.
    Le dessin est moins bon, mais le scénario et l'ambiance prennent le dessus.
    Quel plaisir de revoir Scala !

    kingtoof Le 28/07/2020 à 21:59:02
    Alpha - Tome 11 - Fucking patriot

    Un album explosif !
    Alpha devient un fugitif traqué par son propre gouvernement.
    Une machination est de nouveau en cours au plus haut niveau de l'Etat.
    Excellent.

    kingtoof Le 28/07/2020 à 21:55:08
    Alpha - Tome 10 - Mensonges

    Un album tampon entre la saison 1 et 2.
    Cela me fait penser au niveau du format et du concept à "l'enquête" dans la série XIII.
    Pour les collectionneurs.

    MAL75 Le 28/07/2020 à 20:42:13
    Déluge (Pona/Hervás Millán) - Tome 2 - Compte à rebours

    Ete 2020. Je relis « déluge ». Ben... c’est très très bien. Scénario très original, dessin au top. De la grande SF innovante, intéressante. Bref, une vraie réussite pour les amateurs du genre qui ne craignent pas d’aller hors des sentiers battus

    Sotelo Le 28/07/2020 à 20:37:37
    I'll generation basket - Tome 9 - Complex Venus

    Les choses sérieuses commencent pour Kouzu. Ils doivent absolument remporter le premier tour des éliminatoires du prochain tournoi, une défaite entraînant la dissolution de l'équipe... Après un huitième tome décevant, "I'LL' revient à un bon niveau. Les vrais match commencent pour Kouzu et même s'il ne sont pas impressionnants, ils permettent, aussi bien aux personnages qu'aux lecteurs, de se rendre compte de tout le chemin parcouru par nos héros. Kouzu est devenu un collectif fort et soudé, dont tous les membres partagent le même objectif de victoire finale. Replacer les anciens coéquipiers d'Akane dans l'intrigue est une très bonne idée qui vient renforcer cette thématique centrale du tome en soulignant de belle manière l'évolution de notre héros depuis le début de la série. Un très bon tome qui remet la série sur de bons rails.

    Madel1966 Le 28/07/2020 à 17:22:38
    Centaures (Herzet/Loutte) - Tome 2 - Cri de guerre

    Il m'a fallu attendre 9 ans pour enfin lire la suite de cette très décevante histoire d'aventure qui pourtant démarrait bien mais je rejoins tout à fait Yannzeman. Si le graphisme est maîtrisé, l'histoire tant au niveau du scénario que de sa réalisation graphique ne l'est pas. Il y a beaucoup de raccourcis qui semblent être le fruits de coupes dans le scénario de base qui la rendent incompréhensibles et me donne cette impression que le travail a été bâclé car il fallait absolument boucler en 2 tomes. Et à cause de ces raccourcis, on s'y perd. Je ne sais combien de fois, j'ai vérifié si deux pages n'étaient pas collées. Par exemple, Gecko se réveille près de la zone où sont gardés les otages après avoir été étourdi par son éjection et retrouve très très vite la pleine possession de ses moyens. Arrive l'agent de la DGSE venu le récupérer, en un clin d'oeil, ils font alliance pour sauver les otages et peu après leur première intervention arrivent en renfort les commandos de marine avertis on ne sait par qui ni comment. Yannzeman a raconté la récupération improbable du putschiste qui s'est autoproclamé président. Bref du grand bâclage et c'est juste un exemple.

    Il y a également dans le tome 1 une insert (pp 25 à 28) dont je me demande après plusieurs allers-retours entre les deux albums ce qu'elle venait faire alors qu'il n'y aura par la suite aucune allusion. Ou alors j'ai mal compris. Pourtant, j'ai cherché.

    Il m'a fallu également faire plusieurs allers-retours entre les deux tomes pour comprendre qui était la fausse infirmière et son mobile pour assassiner le président putschiste d'un façon complètement rocambolesque.

    A la fin de l'histoire, on est guère éclairé quant aux mobiles des marins qui ont fourni des informations sensibles aux putschistes et au sort qui leur sera réservé. A moins que ça fasse partie du tome 3 mais l'histoire est sensée avoir été bouclée à la fin de ce deuxième tome et je n'achèterai certainement pas le prochain quand il sortira dans dix ans.

    Avoir mis dix ans pour nous sortir un tel nanar est une honte et je me sens floué.

    yannzeman Le 28/07/2020 à 14:19:57
    Le meilleur de DC Comics - Tome 8 - Joker : le deuil de la famille

    Ce livre est une petite escroquerie, dans le sens ou il s'agit en réalité du comics "Batman", et la suite directe de "cour des hiboux".

    Sauf que c'est un nettement moins réussi que "cour des hiboux".

    Il n'existe pas de comics estampillé "joker", car les auteurs ont, pour le moment, le bon gout de laisser les super-méchants en faire-valoir, en idiot utile, des histoires de super-héros.

    A lire, pour celles et ceux qui voudraient savoir ce que snyder et capullo ont proposé pour la "saison 2" de la relance de Batman. loin d'être indispensable, mais à tenter, vu le prix de 4,90 €.

    yannzeman Le 28/07/2020 à 14:14:51
    Le meilleur de DC Comics - Tome 2 - Batman : La cour des hiboux

    DC relançait une fois de plus tout son univers comics de super-héros, et si l'ensemble est assez affreux (le pire étant ce superman en jean et grosses godasses ! oh mon dieu...).

    Batman n'échappait pas à ce "reboot" (comme disent les anglophiles), se retrouvant avec une flopée d'enfants autour de lui.

    Mais pourtant Snyder et Capullo vont nous proposer une histoire haletante, avec ce "cour des hiboux", très réussi et laissant espérer plein de bonnes choses ensuite.

    hélas, l'essai ne fut pas transformé, et la suite se révéla sans intérêt.

    Il n'empêche, ce livre est chaudement recommandé et un vrai cadeau à 4,90 €.

    yannzeman Le 28/07/2020 à 14:08:49
    Le meilleur de DC Comics - Tome 7 - Batman : silence

    La quintessence du comics US.

    Quand vous mettez ensemble l'un des meilleurs scenaristes de Batman et le meilleur dessinateur de sa génération, ça ne garantie pas toujours un chef d'oeuvre assuré.

    Mais là, la magie a opéré.
    Une super mini-série, accessible pour tout néophyte, mais qui s'adresse aussi aux puristes.

    bref, que du bon, et à 4,90 €, c'est vraiment cadeau. La plus belle affaire du lot.

    yannzeman Le 28/07/2020 à 11:14:24
    Le meilleur de DC Comics - Tome 5 - Superman : Red son

    Cette publication, pour gonfler articiellement la pagination, ajoute une histoire scenarisée par joe Kelly, un mauvais scénariste.

    Comme l'histoire racontée de son côté par Millar ne tient pas toutes ses promesses (pas très soviétique, au final, le superman popov), heureusement que Urban propose cette version à 4,90 euros.
    Ca compense.

    yannzeman Le 28/07/2020 à 11:12:03
    Le meilleur de DC Comics - Tome 1 - Batman : White Knight

    Cette mini-série brille plus pour son dessin que par un scenario mettant en valeur Batman. D'ailleurs, elle devrait s'appeler "Joker - white knight", et c'est très clair dès la couverture que c'est lui le personnage principal.

    Mais sean Murphy réalise des dessins incroyables de virtuosité, qu'il est difficile de passer à côté de cette oeuvre qui détrône, haut la main, le "dark knight" de Miller qui prend un méchant coup de vieux.

    Alors à lire, en espérant que les suites mettront enfin Batman en valeur.

    LucBrahy Le 28/07/2020 à 11:04:20
    Julie Doohan - Tome 1 - Spirit of Bourbon

    Tres cher Raphan:
    Je vous suggere de changer vos sources ou d'etudier le sujet avec un peu plus d'attention :)
    La tommy gun est l'embleme de la prohibition! N'affirmez pas qu'elle a été utilisé a partir de 1942.
    elle fut produite dès 1921 (elle etait en bureau d'etude depuis des années et devait sortir avant l'armistice de 1918) et a été utilisée pendant toute la duree de la prohibition (et ensuite bien sur).
    C'est devenu LA reference visuelle de la prohibition . la pegre l'utilise des le debut des années 20.
    alors si vous critiquez mon album , vous devriez reecrire l'histoire et changer tous les films hollywoodiens et series qui traitent le sujet à coup de tommy gun :) amicalement Luc Brahy.

    yannzeman Le 28/07/2020 à 10:55:03
    Le meilleur de DC Comics - Tome 6 - Justice League : La promesse

    Une très bonne surprise.

    Je connais très bien le travail de alex Ross, je ne suis donc pas surpris par la qualité de cette mini-série, mais pour autant elle m'avait échapé à sa sortie en VO.

    Avec cette sortie en VF à 4,90 euros, j'ai rattrapé mon erreur, et même si l'édition que j'ai eu en main s'autodétruisait à la lecture (les pages ne tiennent pas) et puait la colle, j'ai eu grand plaisir à lire cette histoire.

    C'est du grand spectacle, avec du sens et de très beaux dessins.
    Je recommande vivement.

    yannzeman Le 28/07/2020 à 10:52:23
    Le meilleur de DC Comics - Tome 4 - Wonder Woman : Année un

    Ce livre est réservé à un certain public, dont je ne fais pas parti.

    C'est assez gnangnan, pas tout à fait ce que j'ai l'habitude de lire de la part de Rucka, et je suis surpris (dans le mauvais sens) par le résultat.

    C'est plutôt correctement dessiné, mais destiné à un lectorat féminin, voire un lectorat féminin qui n'est pas trop porté sur les hommes, tant le récit est truffé de personnages lesbiens et/ou détestant les hommes.

    C'est du girl power poussé à l'extrême, et assez proche d'une ambiance "Barbie et Ken" (où "Ken" est vraiment le seul homme dans l'histoire, tant il y a de personnages féminins).

    L'histoire ne décolle jamais vraiment, des éllipses scenaristiques nous privent des meilleurs moments de bastons possibles, et quand le grand méchant arrive enfin, bin ça ne décolle pas.

    Une grosse déception, que j'aurais qualifié de "à fuir" si le dessin n'était pas correct.

    ALICECOOPER Le 28/07/2020 à 01:26:30
    Androïdes (Soleil) - Tome 8 - Odissey

    C'est un bon album mais il est, malgré cela, encore à des années lumières du tome 1 pour ne citer que celui-là. C'est dommage que ça parte dans tous les sens au départ mais on retrouve vite le déroulé de l'affaire. Le dessin ne me plaît pas, j'ai le sentiment qu'il a été trop assisté et/ou trop épuré. Lorsque j'ai lu les commentaires de "alboundy" et de "MAL75" je me suis dit qu'il doit y avoir quelque chose avec cet album ou que je ne vais pas être déçu ou encore qu'il ne faut pas que je passe à côté. Terrible désillusion... Je reste sur ma faim et la fin de l'histoire est moyenne. J'abandonne définitivement cette série qui est loin de l'esprit d'Asimov ou de Dick.

    Pour les bons côtés, ce volume clôt la saison 2, au moins j'aurai les deux saisons complètes, le papier est agréable et glacé. Il y a de nombreuses planches, avec pas mal de dessins, de nombreux personnages, le scénario est assez bon, il y a beaucoup de textes et beaucoup d'action. La deuxième case de la page 41 où la terroriste détourne la tête après qu'un gars de l'équipage se fasse exploser la tête et qu'une giclée de sang la souille, est carrément originale et sublime. On sent malgré tout une amélioration par rapport aux deux ou trois navets précédents, un travail intense et riche pour construire ce Space-Opera qui est assez correct.

    Mais pour ma part, et encore une fois, ce volume m'a déçu. Je vais m'attaquer à ALTER. J'espère que ce sera mieux.

    graffica Le 27/07/2020 à 15:54:56
    Herbert le Dromadaire - Tome 4 - Comment en est-on arrivé là ?

    HERBERT est à la recherche des origines de son monde anthropomorphique ! y arrivera-t-il ? On croise BLAKE ET MORTIMER ; GIL JOURDAN et plein de clin d'oeil à la BD franco-belge ...

    minot Le 27/07/2020 à 13:49:00
    Léonard - Tome 24 - Temps de génie

    Encore un très bon LEONARD ! La majorité des gags fait mouche (l'opération de chirurgie esthétique sur Mathurine, le jeu de réalité virtuelle testé par Raoul et le disciple ...). Ce que j'apprécie également dans cette série, c'est la quantité de texte conséquente et le vocabulaire employé qui est souvent recherché. En bref, l'humour ne passe pas seulement par le dessin (pourtant très soyeux et bien agréable), mais également par le texte.

    minot Le 27/07/2020 à 13:43:26
    Léonard - Tome 20 - Ciel, mon génie !

    Encore un chouette album. Beaucoup de gags sont bien drôles (l'invention du télescope, de la pétanque, de l'horloge pointeuse, la puce greffée sur le cerveau du disciple pour le forcer à travailler, le voyage dans le temps à la rencontre de l'ancêtre de LEONARD aux temps préhistoriques ...). On rigole pas mal, d'autant que le dessin a à présent atteint son rythme de croisière et est tout à fait satisfaisant.

    minot Le 27/07/2020 à 13:37:52
    Léonard - Tome 21 - Un air de génie

    Un LEONARD bien rigolo. Beaucoup de gags sont très bons (le rêve en aérosol, l'invention du représentant de commerce, du rugby, du théâtre ...). Les dessins sont plein de détails humoristiques et les personnages fidèles à eux-même. Une chouette lecture.

    minot Le 27/07/2020 à 11:41:21
    Léonard - Tome 22 - Cadeau de génie

    Un bon LEONARD. La plupart des gags sont amusants (le milliardaire américain, l'invention du pique-nique ...). Comme toujours dans cette série, le déroulement des histoires est souvent plus drôle que les chutes elles-mêmes. Une lecture sympa.

    ODGEST Le 25/07/2020 à 21:34:29
    I.R.$ - Tome 21 - La chute des anges

    si le dessin a regagné en qualité suite au dernier album, le scénario traîne en longueur nous amenant indubitablement vers un second album, cela a pour conséquence un manque de rythme et on ressort de cet album avec une sensation de non aboutissement !

    Yovo Le 25/07/2020 à 20:37:14
    Méto - Tome 3 - Le monde

    J’ai trouvé « Le monde » un peu plus convenu que les tomes précédents. Le 1er avait pour lui un univers carcéral très oppressant, le 2ème de l’action et des rebondissements. Ce 3ème et dernier opus s’attache à répondre aux questions posées depuis le début et amener un dénouement plutôt sage et sans réelle surprise.
    Le dessin, parfois imprécis dans le traitement des visages, ne parvient pas non plus à tirer véritablement l’album vers le haut. Mais au final, je ne suis pas déçu. Ce chapitre reste cohérent et clôture une trilogie assez originale et agréable à lire, au-delà du public adolescent ciblé.

    Saigneurdeguerre Le 25/07/2020 à 19:19:19
    Le scorpion - Tome 2 - Le Secret du Pape

    Religion, que de crimes on commet en ton nom ! Il ne fallait pas grand-chose pour qu’une femme (plus souvent qu’un homme) soit accusée de sorcellerie… Et pour se débarrasser d’une sorcière, l’expérience démontre qu’un bon bûcher reste la solution idéale ! C’est le triste sort que connut feu la mère du Scorpion grâce à une Eglise dont les représentants à certaines époques n’ont pas dû très bien comprendre le passage des Evangiles : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

    Bébé Scorpion était destiné à être noyé puisque d’aucuns redoutaient qu’il ne fut le fruit de la « semence » du diable… Heureusement, un cavalier même pas masqué, est arrivé à point nommé pour sauver le bébé d’une noyade qu’il n’avait pas sûrement pas réclamée…

    Il aura fallu au Scorpion trois jours et trois nuits pour émerger d’un sommeil non désiré provoqué par une sorte de bohémienne, Méjaï, empoisonneuse de première classe qui est convaincue que les ordres qu’elle a reçus pour éliminer ce Scorpion de la face de la Terre sont légitimes puisqu’ils émanent de l’Eglise (plus exactement de quelques-uns de ses représentants haut placés, mais pas désintéressés). Méjaï a été payée aussi pour « nettoyer » Rome. L’Eglise semble même vouloir assassiner son pape…

    Critique :

    Après avoir planté le décor dans le tome 1, et fait vivre pas mal d’aventures au Scorpion, le tome 2 poursuit sur la lancée avec encore beaucoup de capes et d’épées et un sacré complot contre un pape qui est un brave homme soucieux de se mêler au peuple et de lui donner des droits dont il a grandement besoin… Mais quelle erreur ! Pauvre homme, il semble bien mal inspiré…

    Du très bon Desberg et comme Marini, au dessin, n’est pas en reste, c’est une BD qui se dévore en un clin d’œil, même si ce dernier et son frère peuvent s’arrêter pour jouir des dessins et des couleurs qui mettent en valeur le scénario.

    lancelot74 Le 25/07/2020 à 19:13:55
    Wanted (Rocca / Girod) - Tome 1 - Les frères Bull

    Le héro est moins "propre" que Blueberry, c'est un style différent, pas du tout "politiquement correct", avec un humour particulier, et c'est ça qui fait son charme.
    J'aime beaucoup le graphisme et les couleurs : pour moi, ça vaut celui de GIR.
    Le scénario est bien fait, il y a du suspens et de l'action.
    Je recommande cette série à tous les amateurs de western!

    Saigneurdeguerre Le 25/07/2020 à 18:35:52
    Le scorpion - Tome 1 - La Marque du Diable

    La chute de Rome semble inéluctable, peu importe quand. Neuf patriciens, représentant chacun neuf familles extrêmement riches puissantes (pléonasme) se réunissent dans le plus grand secret dans la ville éternelle pour préparer l’avenir, à savoir que, quel que soit le gouvernement mis en place, ils vont continuer à tirer les ficèles. Pour ce faire, ils disposent d’un atout. Une nouvelle religion qui prêche la lutte du bien contre le mal ! Une religion amenée à Rome par l’apôtre Simon-Pierre. Pierre qui a un successeur : le pape ! Le monde nouveau qui renaîtra des cendres de l’empire romain, sera celui de cette Eglise qui se revendique d’un certain Jésus-Christ. Oh, bien sûr, aucune de ces familles ne souhaite se convertir, mais plutôt… s’en servir ! Une Eglise qui a fait sienne cette étrange invention « le bien et le mal », une religion qui suscite des consciences forgées dès l’enfance, élevées à discerner le vice de la vertu, à repousser la tentation et obéir à l’autorité... Que pourraient espérer de mieux ceux qui savent qu’ils ne respecteront jamais ces règles ?

    18ème siècle. Rome.
    Pour le Scorpion, la mort n’a aucun sens. Il se livre à un jeu dangereux qui lui rapporte énormément d’argent. Le scorpion est un voleur agile, le scorpion est un voleur habile… Le Scorpion sait aussi se servir d’une épée avec une maestria qui donne bien des soucis aux meilleurs soldats, y compris les gardes suisses. Le Scorpion a le flair pour dénicher de saintes reliques et pour les vendre à une clientèle avide de ces petits (ou grands os) qui lui permettront d’accéder au paradis le moment venu ou de les mettre à l’abri des misères qui s’abattent sur le pauvre monde. Le Scorpion sait profiter de la vie ! Notamment avec les dames à la vertu peu farouche qui négligent de se faire payer s’il s’agit de s’allonger à ses côtés. Mais le Scorpion est généreux.
    D’où lui vient ce nom si peu flatteur mais ô combien inquiétant ? Il est né avec une marque rouge dans le dos, une marque en forme de scorpion, un signe infernal à n’en pas douter !

    Critique :

    Vous aimez les trois mousquetaires, les romans de cape et d’épée ? L’aventure ? Les grands complots remontant loin dans le temps, mais plus présents que jamais ? Les fourberies humaines ? Les thrillers historiques, peut-être ? N’hésitez pas ! La série « Le Scorpion » est faite pour vous. Le scénario du belge Desberg est digne d’un Alexandre Dumas. Marini est un digne descendant des grands peintre italiens. Bon, d’accord, il ne peint pas, mais qu’est-ce qu’il dessine bien !

    Belasco Le 25/07/2020 à 13:49:22
    Deadpool (Marvel Dark) - Tome 1 - La nuit des morts-vivants

    Deadpool est par nature complètement déjanté. Il est donc normal de le retrouver parfois dans des récits complètement barrés ! "La nuit des morts-vivants" fait partie de ces œuvres et c'est une réussite. Voir Deadpool façon "28 jours plus tard" ou "The Walking Dead", c'est très original. Mais il m'est difficile de juger ce volume indépendamment de la suite "Le retour du Deadpool-vivant".

    Belasco Le 25/07/2020 à 13:45:45

    Deadpool fait sa première apparition en 1991 mais n'a sa première série dédiée qu'en 1997. Mais que s'est-il passé pour lui entre 91 et 97 ? "Les origines" vous permettront d'en découvrir un peu plus. Très bon ouvrage !

    Belasco Le 25/07/2020 à 13:43:58

    SI comme moi vous avez adoré les films Deadpool et que, comme vous, vous avez envie de découvrir l'énergumène dans son élément, à savoir dans les comics, alors n'hésitez pas à commencer par cet ouvrage. "Je suis Deadpool" vous invite à parcourir la vie du mercenaire disert depuis sa toute première apparition. Après, libre à vous, comme moi, de vous lancer dans la Deadpoolmania en achetant petit à petit l'intégralité des comics.

    bd.otaku Le 25/07/2020 à 10:49:44
    Une nuit à Rome - Tome 4 - Livre 4

    Au moment où il achevait le deuxième tome d’ « Une nuit à Rome », en 2013, Jim ne pensait pas à un deuxième cycle car « dans sa tête l’histoire [était]bouclée ». Puis, il approcha des 50 ans et, comme à la fin du premier diptyque les héros se donnaient rendez-vous dix ans plus tard, il se mit à écrire la suite. Une suite beaucoup moins romantique et plus mélancolique dont le premier tome parut en 2018. En voici l’épilogue édité aux éditions Bamboo dans la collection « Grand Angle » sorti le 10 juin 2020. Tempus fugit ….et la mort s’invite.

    L’invitation

    « On s’était dit rendez-vous dans dix ans » disait la chanson . Et c’est avec cette idée en tête que Raphaël, redevenu célibataire au tome 3, choisit d’organiser une grande fête pour ses 50 ans. Dans la lettre qu’il joint au carton d’invitation, il écrit à Marie : « on s’est promis qu’on se reverrait le jour de nos cinquante ans … Bien sûr je sais qu’on ne pourra pas revivre ce qu’on a vécu de la même façon, ces moments-là ne se volent qu’une seule fois …. Alors je t’invite. Un ami me prête un grand appartement à Rome, pas très loin du Trastevere, et j’ai envie de fêter ça avec les gens qui comptent. J’aimerais vraiment que tu sois là. Je veux te présenter aux gens que j’aime et que tu entres dans ma vie. Par cette invitation, j’ai bien conscience de prendre le risque de casser quelque chose, un peu de la magie entre nous … ». Or, la magie, il semble bien l’avoir cassée Raphaël ! Marie, hésitante, l’a finalement rejoint à Rome ; mais, à son arrivée à l’appartement, elle apprend par sa demi-sœur le décès de leur mère malade. Elle part donc précipitamment avant même d’avoir revu son amant qui, dépité, lui envoie un texto assassin et couche avec une autre fille. Au matin, réalisant son erreur, Raphaël se précipite à la poursuite de son amour de jeunesse pour s’excuser. Il retrouve Marie, comme on l’avait laissée à la fin du livre III, coincée à l’aéroport de Ciampino à cause d’un mouvement social. Elle ne veut plus avoir affaire à lui et doit repartir à Sète au plus vite pour soutenir ses proches. Elle appelle, par dépit, la seule personne qu’elle connaît à Rome : Alexandre, l’ami français du tome 1, qui accourt à sa rescousse. Mais Raphaël ne se décourage pas pour autant et s’incruste dans la voiture de l’expatrié…

    Avant même le début du second cycle, Jim faisait réapparaître ses personnages fétiches dans « Les Beaux moments » (2016)un recueil de nouvelles en bande dessinées : dans le premier récit, Marie était présentée comme énigmatique : elle faisait des photos de charme et se dévoilait pour mieux se cacher ; dans l’autre Raphaël, devenu père de deux petites filles, croisait sans le savoir son premier amour dans les rues de Paris. Les héros vieillissent donc en même temps que leur créateur et que les lecteurs, un peu comme dans la trilogie de Klapisch : « l’Auberge espagnole », les Poupées russes et Casse-tête chinois ». On remarquera d’ailleurs que, comme chez le cinéaste, Jim narre une histoire d’amour certes mais également l’évolution d’une bande de potes. Le cadre est contemporain, le langage très actuel et la voix off dans laquelle Raphaël s’adresse à lui-même reprend le procédé cinématographique adopté (on entendait la voix de Romain Duris en fil rouge) mais de manière originale. En effet, comme dans le Nouveau Roman, Jim emploie la deuxième personne ce qui a pour effet d’inclure le lecteur et de lui donner l’impression que le narrateur s’adresse à lui.

    Où sont passés les grands jours ?

    Comme chez Klapisch également, le héros se présente comme un anti-héros : de nombreux lecteurs avaient, semble-t-il, été déçus par un tome 3 jugé bavard et décousu dont les protagonistes étaient des ados attardés pathétiques qui ne pensaient qu’à boire et faire la fête pour refuser de se voir vieillir. En témoignait par exemple le faire-part d’un goût douteux envoyé par Raphaël à ses amis : « Raphaël a la douleur de vous convier aux obsèques de sa folle jeunesse ». Or, le tome 4 va reprendre et approfondir tous les éléments en apparence disparates du précédent pour en montrer la profondeur sous l’apparente superficialité et mettre l’accent sur le temps qui passe.

    Jim utilise fort à propos les décors et les avancées technologiques pour le souligner : on revient sur les mêmes lieux que dans le premier cycle mais ils ont changé. Ainsi, l’hôtel de leurs retrouvailles torrides a été racheté par un grand groupe : il n’a plus son cachet ancien et est comme standardisé, un peu clinquant, et une clef magnétique ouvre désormais la chambre ; la ville éternelle est, elle-même, défigurée par les échafaudages et surtout les personnages ont vieilli.

    Le bédéiste travaille d’après photos comme il le confiait dans « Les Dessous d’une nuit à Rome » (2014) et il s’est inspiré pour ses deux protagonistes d’un de ses amis, le chanteur St Rémy, et de sa propre femme Delphine qui prête ses traits à Marie. Il a donc pu les vieillir de façon très crédible en observant la réalité. Même la belle héroïne se retrouve ainsi avec des cernes sous les yeux et de petites rides aux commissures des lèvres ; la couverture de l’édition de luxe souligne encore davantage le passage du temps en striant de blanc, grâce au ruissellement de l’eau, ses cheveux. De même, la scène en apparence superflue, dans laquelle Arnaud, le copain de toujours, fait son jogging (p.20) permet de montrer son essoufflement et donc sa perte de vitalité. Enfin, lorsque la bande d’amis se promenait dans Rome, au tome 3, le même Arnaud grappillait un prospectus pour l’ouverture d’un bar « de jeunes » dans lequel ils se retrouvent tous au tome 4 avec l’impression de ne pas être à leur place en prenant ainsi brutalement conscience de leur « has beenitude ».

    Mais le vieillissement n’est pas la seule ombre au tableau : on notera dans ce deuxième cycle l’omniprésence de la mort. Le prologue du tome 3 met, de façon déceptive, en avant le malaise cardiaque du héros et Marie perd sa mère à la fin de cet album. On assiste, dans le dernier opus, à une crémation et à une dispersion de cendres et ceci se retrouve même sur la couverture de l’édition classique : on y découvre à côté des amants enlacés une urne funéraire qui trône comme dans une vanité du XVII e et semble murmurer au lecteur : « memento mori » ! La mort s’invite donc in fine et amène les héros à se questionner sur leur vie.

    De beaux moments

    C’est grâce à ce nouveau thème que le deuxième cycle se différencie vraiment du premier : il ne s’agit ni d’une reprise ni de l’album de trop (comme avait pu le laisser croire le tome 3) mais d’un approfondissement. On passe en effet du vaudeville à la comédie douce-amère en abandonnant l’unité de lieu de temps et d’action pour un étalement plus long dans l’espace et le temps au tome 4. Ceci s’accompagne d’un travail sur la psychologie des personnages. Une fois encore, des petits riens en apparence insignifiants acquièrent une grande importance : au tome 3 la mère de Raphaël l’appelle plusieurs fois mais il ne décroche pas ; lors de la fête, sa bande se permet même des commentaires insultants et graveleux à propos de cette dernière. Or, dans le tome 4 l’un des planches le plus émouvantes qui constitue une pause narrative, est celle où sortant de la crémation Raphaël l’appelle pour lui dire qu’il l’aime. C’est un « beau moment » que capture l’auteur ; il le met en valeur en décrivant également l’effet produit sur sa destinataire. Cette pause participe cependant à l’économie du récit en montrant l’évolution de son personnage qui grandit enfin …

    De même, Marie , stéréotype de la femme fatale toxique (Raphaël se patchait même contre elle au tome 1 !) et énigmatique comme son portrait peint par son jeune amant, se voit davantage ancrée dans le réel. On comprend son attitude fuyante grâce à un traumatisme d’enfance, on a accès à son intériorité grâce à la transcription de certains de ses cauchemars dans une superbe succession de pages muettes mais également parce qu’elle se voit aussi dotée d’une voix off au tome 4. Elle s’incarne même réellement puisqu’on la voit non plus dans une attitude hiératique ou aguichante mais dans une pose triviale que normalement on évite en bande dessinée (aux toilettes découvrant qu’elle a ses règles). Là non plus ce n’est pas gratuit … Tout prend sens dans le récit par rapport à la finitude. Les deux héros deviennent dans ce dernier opus profondément humains, réellement attachants, et suscitent tous deux l’intérêt du lecteur. D’ailleurs c’est sur ce tome final qu’il apparaissent pour la première fois réunis en couverture, heureux et apaisés…

    Jim fait souvent référence dans la tétralogie à des morceaux de musique emblématiques de l’époque, réalisant comme une bande-son de son histoire ; il compose aussi, finalement, son récit comme une partition. On retrouve dans le deuxième cycle des lieux du premier : les coupoles du Sacré Cœur entraperçues par le velux de l’appartement de Marie font ainsi échos à celles des églises romaines ornant la couverture du tome 2 ; les pièces de puzzle semées dans le prologue du tome 3 s’explicitent et se déploient dans le 4 ; l’excipit reprend le titre même de la série et enfin l’ensemble des tomes est lié par les couleurs récurrentes de Delphine qui crée une sorte de bichromie de couleurs complémentaires alliant les cieux bleus aux tons orangés et sensuels des bâtiments de Rome, de Sète ou de la capitale. L’auteur, comme un musicien, pratique également le contrepoint voire la dissonance. Il choisit une fin en forme de pirouette et pourtant tellement cohérente : ironique comme la vie …. Ce qui évite au récit de tomber dans une bluette irréaliste à la Marc Lévy !

    « Voilà, c’est fini » … on a retrouvé avec plaisir les deux héros d’ « Une nuit à Rome » et replongé dans leurs aventures. Ce deuxième cycle plus grave a permis de donner davantage de profondeur à l’histoire et aux personnages. La passion des vingt ans se mue petit à petit en autre chose... Pas de nostalgie cependant : car la jeunesse n’y est pas forcément présentée comme une panacée ! La série nous incite à profiter des « beaux moments » et à ne pas nous demander sans cesse « où sont passés les grands jours » ! La couverture de l’édition classique du dernier tome est construite en écho à celle du tome 1 et les personnages forment par leur attitude semblables et inversées comme les deux parties d’une parenthèse. Et c’est bien une parenthèse que vivent les lecteurs le temps de leur lecture : un voyage qui les emmène à Rome mais aussi dans leur passé en les interrogeant en même temps sur leur devenir …. Une nuit à Rome est une série très écrite et aboutie qui nous accompagne longtemps et qu’on quitte sur un espoir à défaut d’une promesse : celui qu’un jour Jim se décide à narrer, dans un préquel, les « tendres années » de ses deux héros …

    Shaddam4 Le 25/07/2020 à 09:19:52

    Sharkey est un looser. C’est aussi un chasseur de primes. Côtoyant les redoutables guerriers de la profession, l’état de ses finances l’incitent à répondre au mandat posé sur la plus redoutable terroriste de l’univers… Déjà mal barré avant qu’un gamin ne lui demande de le ramener chez lui…

    Mark Millar sait attirer dans ses filets les dessinateurs les plus en vue du circuit. Rarement pour le meilleur tant les Scalera, Immonen ou Bianchi ont produit bien mieux que sur leur collaboration avec le golden boy du comic. Ma lecture du récent Space bandits m’avait plutôt déçu la semaine dernière… et ce n’est heureusement pas le cas de ce nouveau Millar!
    Dans un scénario aussi léger que les autres réalisations de l’écossais, ce volume attire pourtant une grande sympathie grâce à l’improbable réussite du personnage de Sharkey et son duo avec le gamin. Le scénariste a chargé la barque pour cet anti-héros chauve, naviguant dans un camion à glace reconverti et sauvé chaque fois par des amis ou ennemis quand ce n’est pas par la providence. Toutes les séquences d’action se vautrent dans la facilité mais ce qui intéresse les auteurs ce sont les dialogues et les situations très drôles basées sur les idées farfelues et vaguement naïves de Sharkey mais surtout sur l’innocence désarmante du gosse avec ses yeux de cocker qui voient en ce gros naze de chasseur de prime le plus grand héros de la galaxie. Sharkey le chasseur de prime est donc bien une comédie d’action fleurant bon les comédies improbables du cinéma mettant en association des gros costauds et des êtres chétifs…[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/07/25/sharkey-le-chasseur-de-primes/

    Sotelo Le 24/07/2020 à 17:44:42
    I'll generation basket - Tome 8 - Rouge or

    Maintenant que Hitonari a réintégré l'équipe de Kouzu, Akane et ses compagnons peuvent se projeter vers l'avenir et le prochain tournoi. Mais ils doivent d'abord accueillir leur prochaine manageuse... Après plusieurs tomes réussi, "I'll" connaît une grosse baisse de régime avec ce tome de transition incroyablement ennuyeux. Entre une première moitié de tome poussive consacré à l'arrivée de Saeki dans le club, et une deuxième partie plus intéressante mais très lente, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Heureusement que le prochain tome promet de remettre le basket (pratiquement absent ici) au coeur de l'intrigue.

    alboundy Le 24/07/2020 à 07:12:00
    Androïdes (Soleil) - Tome 3 - Invasion

    Le pire tome avec le T6. Je pense même que celui ci à la palme. j'ai eu un mal fou à le terminer ...

    alboundy Le 24/07/2020 à 07:07:11
    Androïdes (Soleil) - Tome 6 - Les déserteurs

    Je rejoins assez ALICECOOPER.
    Pour moi, Le pire album de la série avec le T3, malgré un pitch intéressant.
    Tout ce qui sort de la bouche des 2 robots déserteurs n'a absolument aucun sens. C'est même à la limite du ridicule. Sauf que voilà ... leur désertion, c'est qd même le point central du scénario ... (Je pense que je ne spoile rien, c'est le titre de la BD).
    La fin quand à elle n'a absolument AUCUN intérêt.
    Le dessinateur fait ce qu'il peut, il y'a des beaux champs de bataille mais malheureusement, à l'instar d'un bon acteur dans un navet, il n'arrive malheureusement pas à faire passer le gout très amer de ma lecture.
    Au dela des 5 première page c'est une des pires BD que j'ai lu depuis 2 ans et je suis qq'un de TRES bon public.

    alboundy Le 24/07/2020 à 07:01:46
    Androïdes (Soleil) - Tome 8 - Odissey

    Un des tops albums de la série pour moi. Un vrai petit film sur planches. J'ai adoré malgré un dessin parfois légèrement approximatif et un enchaînement de cases pas toujours très clair.

    PEB Le 23/07/2020 à 21:09:09
    Bernard Prince - Tome 1 - Le Général Satan

    Le premier album de Bernard Prince fleure bon la nostalgie des années 60 (voir la blonde Burma Diego, physiquement caricaturale, ou encore la représentation des sauvages africains, aux relents vaguement racistes). Le scénario est typique des bédés d'aventure de l'époque, avec un héros sans peur et sans reproche confronté à mille péripéties, et dont il parvient toujours à triompher avec astuce et le minimum de violence.

    Clairement démodé, à réserver aux fans de la première heure (la nostalgie des bédés de son enfance, c'est comme les goûts: ça ne se discute pas!), et aux fans de Hermann, qui débute dans la bande dessinée avec cette série.

    sargondakkad Le 23/07/2020 à 19:05:25

    Pour l'histoire, ce n'est franchement pas terrible, très naif et un peu bebête, mais nous sommes en 1946, un jeune dessinateur... mais est-ce plus puéril que les premiers Hergé ou Jijé ??? Non, soyons honnêtes.
    Côté dessin, très dynamique, très frais, très mouvementé, comme les futurs Tif et Tondu. Bon, c'est un dessin assez simpliste (pas plus que le premier Tintin ou les premiers jijé) mais très expressif, très cinématographique. Ce qui est surprenant, c'est le fait de voir des "méchants" mourir, contrairement aux autres BD similaires.

    Conclusion: à découvrir avec beaucoup de bienveillance, pour collectionneur averti.

    kingtoof Le 23/07/2020 à 18:58:47
    Alpha - Tome 9 - Scala

    Un diptyque explosif ! (tomes 8 et 9)
    J'adore le rythme et le concept de cette série.
    Sur ces deux albums les héros Alpha et Sheena sont en retrait, spectateurs des manigances gouvernementales orchestrées par le propre directeur de la CIA.
    Le personnage de Scala est exceptionnel ! Une figure de 9ème Art. Qui elle ne fait pas de figuration et sait faire le ménage autour d'elle.

    Cellophane Le 23/07/2020 à 14:36:27
    Saga Valta - Tome 1 - Tome 1

    Bon, ben j’ai peiné.
    Je ne suis pas fan, a priori, de fantasy ou autre conte moyen-âgeo-baroques.
    Celui-ci n’a rien eu pour m’emballer.
    Déjà, il y a 50 000 noms à rallonge de lieux, personnages et autres.
    Et puis c’est assez bavard pour une histoire classique qui traîne au fil des pages sans réelle surprise.
    Bref, j’ai ramé à suivre qui était qui et l’ensemble classique ne m’a pas réellement intéressé – pas plus que des dessins qui ne m’ont pas happé l’œil.
    Déception.

    bd.otaku Le 23/07/2020 à 12:15:57

    « Ils sont venus, ils sont tous là »… ce devait être pour l’anniversaire de la Mamma, ce sera pour ses funérailles … Et voici que de l’au-delà, la matriarche de la famille Morreale de Palerme raconte, à la manière de Joe Gillis dans l’ouverture de « Sunset boulevard » de Billy Wilder, en voix off, comment elle en est arrivée là et commente avec férocité les réactions de ses cinq enfants.

    Une entrée en matière originale pour un livre dont la composition ne l’est pas moins ! A la manière de délicieuses lasagnes, il y a plusieurs « couches » de narration : d’abord des pages datées (de 1969 à 1991) en couleur sépia qui constituent des flash-backs et racontent la rencontre puis la vie de couple et de famille de Maria Morealle et de son époux Pierre jusqu’au départ de ce dernier. Entre chacune de ces tranches de vie, un chapitre est consacré à chacun de leurs enfants et brosse leur portrait grâce au monologue intérieur et également grâce à leurs actes et des dialogues dans des pages en noir et blanc qui retracent les dernières heures de leur quotidien avant qu’ils n’apprennent le drame. On fait ainsi connaissance avec : Giovanni l’aîné de la famille, un professeur un peu veule et sa femme Anna qui n’est absolument pas faite pour lui ; Agata, l’artiste ratée de la famille ; Diego Maria l’homosexuel flamboyant et intéressé ; Rosalia, la préférée, belle infirmière qui vient d’épouser un médecin et enfin Santo le baroudeur journaliste petit dernier et fils prodigue. Et pour finir cette savoureuse galerie de névrosés, un sixième chapitre les met tous en présence et permet de révéler des secrets de famille dans une joyeuse hystérie à la Almodovar tandis qu’un épilogue apporte un ultime twist final à l’intrigue …

    Comme le cinéaste espagnol, Guilio Macaione (au dessin et au scénario) prête une grande attention à ses personnages dans un style graphique qui rappelle celui des mangas surtout par l’attention portée aux expressions et aux visages. Il s’intéresse aussi comme lui à la tolérance et aux préjugés et souligne ainsi le racisme et les ragots dont est victime la nounou originaire de l’ïle Maurice tandis qu’il tord, en même temps, le cou à certains clichés en mettant en scène par exemple deux protagonistes masculins bien loin du macho italien ! Mais comme Almodovar également, il laisse éclater sa nostalgie pour son pays (exacerbée peut-être à l’époque de la rédaction de « Basilico » par un exil professionnel aux Etats-Unis) en composant une véritable ode à sa ville de Palerme dont il recrée l’atmosphère à l’aide d'expressions vernaculaires ou en évoquant pêle-mêle, au gré des pérégrinations de ses héros, le festival de Santa Rosalia, le bord de mer à Cefalu, les nuits festives de Vucciria mais surtout, comme le titre l’indique, en célébrant la gastronomie italienne !

    En effet, Maria la matriarche, ne faisait l’unanimité auprès des siens que sur un point : sa délicieuse cuisine ! Elle rêvait d’ailleurs d’écrire un livre de recettes. La mort ne lui en aura pas laissé le temps mais qu’à cela ne tienne, Macaione choisit d’agrémenter son récit d’authentiques recettes traditionnelles qui ouvrent chacun des chapitres consacrés aux enfants Morreale. Simple couleur locale ? pas si sûr …

    Un livre savoureux ( si on ajoute en plus que la couleur des pages sépia est élaborée à base de …café) , un vrai régal que je vous invite à consommer sans modération ! De plus les éditions Ankama l’ont édité dans un format intermédiaire (proche du manga) mais avec une belle couverture cartonnée alors vous pourrez sans problème le glisser dans votre sac de plage ou de randonnée pour cet été !

    kingtoof Le 23/07/2020 à 10:29:47
    Obie Koul - Tome 1 - Un week-end sur deux chez mon père

    Un album de science-fiction pour collégien.
    Je n'ai pas été emballé par le scénario qui reprend un certain nombre de clichés SF.
    Le travail des auteurs est assez bon mais cet ouvrage est plus à orienter pour des lecteurs ados.

    Bourbix Le 23/07/2020 à 09:45:49
    Percevan - Tome 16 - La magicienne des eaux profondes

    Notre héros se retrouve une fois de plus dans une galère fantastique. Le retour de grands personnages alliés à de nombreux clins d’œil à l'ensemble de la série en font un véritable ouvrage pour fan. Le tout est trop court pour que l'histoire soit développé correctement, mais c'est aussi la limite du format classique. Le dessin est toujours lui, au top. A ce propos, le papier glacé moderne ne rends pas du tout hommage au dessin et à la couleur, altérant le tout à l'impression. Regrettable. Mais Percevan est de retour et c'est ce qui compte !

    PEB Le 22/07/2020 à 23:04:35
    Durango - Tome 1 - Les chiens meurent en hiver

    Un western très classique, clairement sous influence des westerns spaghettis (Durango ressemble à Clint Eastwood aussi bien physiquement que par son mutisme, et les personnages féminins sont également manifestement très inspirées des héroïnes de Sergio Leone). La neige donne une saveur particulière à cette histoire dont le scénario très convenu. Le dessin de Swolfs est clairement le point fort de cet album, aussi bien les personnages que les décors.

    Un bon divertissement.

    PEB Le 22/07/2020 à 21:17:42
    Djinn (Dufaux/Mirallès) - Tome 3 - Le tatouage

    Je n'ai pas pu aller plus loin dans la lecture de cette série. Je n'ai même pas réussi à finir ce volume tant c'est mauvais. Et c'est même de pire en pire avec chaque album successif.

    je vous renvois à ma chrnoqie du premier volume pour une critique plus complète.