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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 49603 avis postés dans la bedetheque
    Bourvil Le 20/01/2020 à 01:30:38

    J'ai acheté cet album sans rien en savoir et sans rien attendre, juste attiré par la couverture, et je le trouve tout simplement formidable.

    Bom660 Le 19/01/2020 à 23:02:54
    Eolyn - Tome 3 - Tome 3

    Encore une fois, mais dans une autre tonalité, les dessins sont superbes. A lire dans la foulée des deux tomes précédents.

    Cellophane Le 19/01/2020 à 20:02:07

    Ben…
    C’est du dessin de presse en fait…
    Alors, vu par un belge, soit.
    Mais la vision belge n’éclaire pas grand-chose de plus que ne le ferait un Plantu (ou un Delestre pour ceux qui vivent dans l’Est…).
    C’est parfois drôle, parfois bien vu, parfois plat ou sans intérêt ou je comprends pas le truc…
    C’est plutôt bien fait sans rien d’exceptionnel.

    jmperez zapico Le 19/01/2020 à 20:01:11

    Muertos, c'est mortel, une tuerie! Tout d’abord l'objet album, superbe ouvrage cartonné au dos toilé qui sent bon le livre chaud et qui tient bien en main. On a de suite envie de le dévorer. Puis vient le graphisme, précis, élégant, valsant entre de denses aplats de noirs, lumières fines et contre-jours. Pierre Place maîtrise de mieux en mieux son art pour le plaisir de nos yeux. S'en suit la mise en page, des cadrages qui donnent de la minuscule vignette à la double page, la caméra qui surplombe ou qui rampe, un graphisme maîtrisé qui pose l’étonnement, la stupeur, puis la terreur sur les visages. Puis monte l’histoire, qui relève plus un scénario de thriller que de western. La tension est là dès les premières cases jusqu'à la toute dernière. Les cavaleras (qui ne sont pas zombies, faut pas tout mélanger!) engagent une poursuite mortelle derrière un groupe qui représente, par sa composition la société mexicaine du début du 20° siècle, juste avant la Révolution. Mais c'est peut-être de là que vient la faiblesse de cet album pourtant splendide, un récit trépidant, certes, mais somme toute linéaire, une traque sans merci qui ira jusqu’au bout de sa logique ultime, sans digression, ni retournement. Mais même si je suis resté un peu sur ma faim avec le récit de cette aventure cadavérique, je trouve que cet album est une réussite graphique exceptionnelle qui finalement... m'a tué.

    Yovo Le 19/01/2020 à 19:47:42
    Moby Dick (Chabouté) - Tome 2 - Livre second

    Chabouté est un artiste du clair-obscur et cette 2ème partie de Moby Dick en est une belle démonstration. Les ambiances de nuits d’orage, de cales éclairées aux lampes-tempêtes ou de lueur de forge sont saisissantes. Elles font écho à la folie du capitaine Achab, enragé, possédé par sa traque du cachalot blanc, qui rapproche à chaque page le "Pequod" et son équipage d’une fin tragique. Ce rythme funeste étant créé par les courts chapitres qui conservent et présentent l’essentiel du récit.

    L’ensemble manque sans doute de force à cause des personnages trop passifs et mornes, qui semblent être spectateurs de leur propre aventure. Mais cette réserve mise à part, cela reste une solide adaptation et une prouesse graphique.

    Cellophane Le 19/01/2020 à 19:47:35

    Bon…
    Le combat du début est très joli.
    Soit.
    Et puis on passe totalement à autre chose.
    Bon.
    J’ai pensé que c’était un recueil de diverses histoires…
    Mais non. Après avoir suivi Toulouse-Lautrec dans diverses histoires anecdotiques, un lien se fait avec la première partie. Pas totalement compréhensible, d’ailleurs…
    C’est assez joliment dessiné, c’est plutôt entraînant, ça passe vite car il y a souvent des cases sans dialogue…
    C’est réussi mais ça ne me restera pas en tête vu que je n’ai pas compris où ça voulait en venir… Juste joli – ce qui est déjà pas mal…

    Yovo Le 19/01/2020 à 19:47:02
    Moby Dick (Chabouté) - Tome 1 - Livre premier

    Belle adaptation d’Herman Melville, fidèle et parfaitement respectueuse, dans l’esprit comme dans les mots.

    Ayant lu le roman à l’adolescence, j’en avais gardé un souvenir vibrant que Chabouté a su raviver par un travail graphique admirable. On y retrouve la rudesse, l’exaltation et la folie qui caractérise « Moby Dick ».
    Le noir et blanc très contrasté convient idéalement aux multiples vues du Pequod, le navire du capitaine Achab, sur lequel se déroule le récit. Voiles, cordages, chaloupes… Chaque élément, précis et détaillé, est sublimé par l’intensité des aplats noirs.

    Achab lui-même est la grande réussite de l’album : yeux névrotiques, visage élimé, balafré, fermé par un rictus glaçant. Il est le charisme et l’effroi personnifiés.

    Après – et c’est une constante, hélas, chez Chabouté – les personnages n’ont la plupart du temps, qu’une sempiternelle expression de tristesse. Du coup, l’ensemble est un peu morose et manque de dynamisme et de profondeur. Forcément, ça limite aussi l’immersion dans l’histoire et l’empathie que l’on pourrait avoir pour eux. A la longue, même si on peut le voir comme une signature de l’artiste, je trouve ça lassant.

    kingtoof Le 19/01/2020 à 18:48:01
    Le château des Animaux - Tome 1 - Miss Bengalore

    Très bon album, je n'ai rien à redire sur les dessins qui donnent un style à l'oeuvre.
    Vivement la suite !

    Cellophane Le 19/01/2020 à 18:42:01

    J’adore Munuera.
    Déjà, partant de là, il pourrait me raconter n’importe quoi, je serais fan.
    Critique peu objective, donc…
    Les dessins sont, comme toujours, magnifiques, plein de mouvements et d’expressivité, avec des cadrages sympas. Quelques jolies images en noir et blanc, même si on aurait pu espérer un travail plus fin sur les décors…
    L’histoire se suit bien. Peut-être une fin un peu légère par rapport au méchant que l’on suit, j’aurais aimé quelque chose de plus fort, percutant, vaste…
    Mais c’est sympa.

    Cellophane Le 19/01/2020 à 18:35:37

    C’est très joliment fait.
    Un peu éparpillé, jusqu’à la conclusion, on suit l’avancée des divers personnages sans trop savoir auquel il faut s’attacher…
    Du coup, on passe de l’un à l’autre sans totalement creuser complètement chacun. Au début, je suivais à fond Grenoye. Et puis on s’intéresse au roi, la reine… Je m’intéressais bien au monde d’en bas et pouf, on ne s’en occupe plus. Une traque ? Ah ben oui, mais non…
    Bref, ça part un peu dans tous les sens et ça m’a légèrement dérouté.
    Ce qui est dommage parce que le final est pas mal du tout.
    Mais ça aurait mérité quelque chose de plus soit linéaire, soit plus développé de chaque côté, sans oublier les autres personnages (comme Grenoye mis entre parenthèses un bon moment).
    Cela dit, les dessins sont très chouette !

    kergan666 Le 19/01/2020 à 16:59:40
    Les mentors - Tome 2 - Seydou

    je n'ai pas tout compris au scénario et carrément rien à la fin.
    pourtant le 1er tome était très prometteur mais le second part dans des explications plus tordues les une que les autres.
    les dessins sont corrects sans être transcendants.
    une série juste correct dommage.

    sebastien01 Le 19/01/2020 à 14:56:17
    Batman Eternal - Tome 4 - Tome 4

    Suite et fin plutôt mitigée de la série hebdomadaire Batman Eternal. Une lecture dont on ressort avec le sentiment que le scénario de Snyder et Tynion IV s’est perdu dans tellement d’intrigues et de personnages secondaires que le pitch de départ en est complétement oublié (Batman Eternal 2014, #40-52 et Batman 2011, #28).

    Entamer les 52 épisodes de Batman Eternal c’est en avoir au moins pour toute une dense après-midi de lecture... et on est bien content quand on referme enfin ce T4. Il faut dire que les derniers épisodes n’ont plus guère de lien avec l’intrigue policière de départ. On s’ennuie au contraire avec des intrigues secondaires vite résolues et les pirouettes des jeunes de la Bat-Family. On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser que ces trop nombreux sidekicks ont des rôles quelque peu forcés, en particulier Harper Row. Et il est vraiment pénible de voir un nouvel adversaire sortir opportunément du chapeau presque à chaque nouvel épisode ; il n’y a plus aucune hiérarchie ni cohérence, tout le monde veut dominer tout le monde. Ce n’est pas parce que le Batverse est innombrable qu’il faut procéder de la sorte pour garder l’attention du lecteur. Bref, ce ne sont pas des albums qui marqueront l’histoire de Batman, ni même que l’on relira un jour.

    Mais l’exercice, bien qu’un peu longuet, reste intéressant pourvu que l’on accepte de se farder tout le casting – des héros comme des vilains – et que l’on soit bon public (c-à-d. sans pester à chaque fois que le scénario se perd dans ses méandres et à chaque nouvelle apparition téléphonée). L’histoire aurait sans doute gagné à être moitié moins longue. Elle serait plus simple, moins dispersée et le dessin gagnerait en régularité (on finit avec quasiment un dessinateur différent par épisode). Mais l’on aurait alors perdu la symbolique des 52 numéros et c’était finalement sans doute là le seul intérêt éditorial de la série : réussir à sortir un épisode par semaine et, ce, quel que soit la qualité – très moyenne en l’occurrence – de la série.

    sebastien01 Le 19/01/2020 à 14:55:54
    Batman Eternal - Tome 3 - Tome 3

    Alors que l’on était reparti du bon pied avec une histoire de Batman terre-à-terre, ce troisième volume s’ouvre avec la suite et fin de l’intrigue entre Batwing, Corrigan et Blackfire. Probablement le pire volet de Batman Eternal à ce stade ; que vient donc faire le surnaturel dans cette histoire ? Il est sans intérêt, si ce n’est de permettre opportunément l’évasion de quelques personnages d’Arkham… Heureusement cela ne dure qu’un temps et l’on retrouve rapidement la machination orchestrée par Silence et Jason Bard (Batman Eternal 2014, #27-39).

    Deux points d’ordre général à noter :
    1/ La très bonne écriture de Catwoman : un profil solitaire mais qui n’oublie pas sa relation particulière avec Batman et qui cède à ses tentations criminelles tout en conservant ses bons sentiments ; un bon préambule avant de poursuivre la lecture du personnage dans "Catwoman Eternal".
    2/ La désagréable impression d’assister à un passage en revue des derniers méchants encore inutilisés du Batverse (Killer Croc, Bane, l’Épouvantail, la fille du Joker, Poison Ivy, Mr. Freeze, le Sphinx). Si à petite dose il est toujours agréable de retrouver ces vieux briscards, ils débarquent ici en trop grand nombre et sans la moindre subtilité. Et puis, on avait débuté l’intrigue de Batman Eternal avec des mafieux (Pr. Pyg, Falcone, le Pingouin, Silence, voire Jason Bard) et on la termine avec des bêtes de foire... A croire qu’il fallait obligatoirement les placer quelque part dans cette série anniversaire.

    En ce qui concerne le dessin, une floppée de dessinateurs de succèdent pour un ensemble encore très cohérent, dynamique et agréable à parcourir ; on a toujours l’excellent Jason Fabok, seul Andrea Mutti est un cran en dessous. Il faut en profiter car la suite et fin s’annonce bien plus hétérogène.

    hazeel 91 Le 19/01/2020 à 13:03:56
    Les 5 Terres - Tome 2 - « Quelqu'un de vivant »

    Bravo. Pas beaucoup plus à dire que ce qui a été posté précédemment à part l'évolution d'Hirus qui s'avère plus raisonnable que prévu et qui laisse présager un scénario complexe et captivant.

    italia Le 19/01/2020 à 12:04:45
    Vikingar - Tome 1 - Le Danegeld

    J'ai été très agréablement surpris par cette BD, le dessein est simple mais on s'y fait et on fini par s'y habituer. L'histoire est prenante et on apprend beaucoup sur la mythologie et les traditions vikings. Je vais de ce pas acheter les autres tomes.

    yannzeman Le 19/01/2020 à 11:08:33
    Sara Lone - Tome 1 - Pinky Princess

    Je viens de lire le tome 1 de "Sara lone".
    Comment ai-je pu passer à côté d'une telle série ????

    C'est super bien !
    Je n'en reviens pas de la maitrise des dessins de Morancho, un super dessinateur que je ne connaissais pas, mais dont je vais suivre le travail, maintenant, c'est sur.
    Dessins et couleurs, c'est parfait. Un dessin beau à regarder, qui nous épargne les facilités du genre, la vulgarité (la vulgarité et la violence sont suggérées, pas montrées, et c'est une très bonne chose), et qui laisse aux personnages féminins leur part de charme et de mystère.
    Les visages sont particulièrement réussis, parce que chaque personnage est IMMEDIATEMENT et DURABLEMENT identifiable, sans avoir à revenir en arrière pour comprendre qui est qui.

    Le scenario n'est pas en reste.
    C'est du très bon polar à la James Ellroy ("Daliah noir", "LA confidential"), avec des surprises. Le policier que l'on suit au départ et que l'on pense être un protagoniste principal, laisse sa place à un autre personnage, plus surprenant. On commence aussi à s'attacher à Sara, son personnagge s'étoffe doucement au fil des pages. Et cette balade en Amérique est très agréable.

    La couverture choisie ne donne pas une image juste du contenu de l'album ; mais la surprise n'en est que plus belle.

    J'ai vraiment hate de lire la suite.

    gregory3 Le 19/01/2020 à 02:37:24

    Quand mon libraire me la conseillé je n'étais pas fan du dessin et puis j'ai commencé à lire l'album et je ne l'ai plus lâché jusqu'à la fin.

    gregory3 Le 19/01/2020 à 02:28:29

    Pour une première bd, quelle réussite. Mon coup de cœur de cette année. Une très belle histoire pleine d'émotions et un très beau dessin.A lire absolument.

    kurdy1207 Le 18/01/2020 à 22:15:35
    USS constitution - Tome 1 - La justice à terre est souvent pire qu'en mer

    Le dessin de Franck bonnet est vraiment au top mais cela n’est pas une surprise. Bien que je ne m’y connaisse pas beaucoup concernant les voiliers, les représentations de ceux-ci me paraissent vraiment sublimes. De ce côté-là… un pur plaisir pour les yeux, à voir et à revoir. L’idée de scénario me plait énormément pourtant je me suis un peu ennuyé devant la lenteur des évènements et la manière dont ils sont narrés. Il manque un je ne sais quoi… un peu plus de punch et de peps peut-être. La fin annonce certainement beaucoup d’action à venir, du moins je le souhaite ardemment.

    legepe Le 18/01/2020 à 20:54:21
    Blueberry (La Jeunesse de) - Tome 3 - Cavalier bleu

    (Ceci vaut pour les 3 premiers tomes) Les scénarios sont chouettes mais les dessins mon dieu. Surtout lorsqu’on voit les derniers albums de Blueberry (tout court) dessines par l’excellent Giraud, on a l’impression qu’il a fait ça en va vite entre deux tables. C’est bâclé, les couleurs baves, j’ai même eu difficile de distinguer qui est qui au long des histoires. Et pourquoi les cases sont si grandes ? Et ce racisme affiché qui disparaît soudainement ? Pas très clairs finalement ce Blueberry ;-)

    Sotelo Le 18/01/2020 à 20:52:45
    Mutafukaz - Tome 3 - Révélations

    Trahis par la belle Luna, Lino et Vinz ont été capturés par les Machos et emmenés par ces derniers dans leur base secrète, le Golgotha. Pendant ce temps, les catcheurs de la Lucha Ultima convergent également vers la base, dans le but de trouver Lino, l'Élu de la prophétie des Crânes de Cristal. Un volume riche en informations, notamment sur les origines de Lino et elles s'avèrent assez satisfaisantes. L'action est évidemment toujours présente et une fois de plus elle ne déçoit pas : c'est toujours aussi violent, démesuré et merveilleusement mis en scène Impeccable.

    Sotelo Le 18/01/2020 à 20:52:14
    Mutafukaz - Tome 2 - Troublants trous noirs

    Lino et Vinz sont parvenus à fuir Palm Hill, mais ils sont toujours poursuivis par leurs mystérieux ennemis, qui semblent posséder des moyens illimités. Au menu de ce deuxième volume : la vérité délirante sur les catcheurs de la Lucha Ultima, une mystérieuse prophétie, Lino et Vinz au beau milieu d'une guerre entre yakuzas dans un chapitre en noir et blanc tout simplement ahurissant, un complot gouvernemental et des séquences d'action toujours aussi démesurées. Un régal !

    Sotelo Le 18/01/2020 à 20:51:37
    Mutafukaz - Tome 1 - Dark Meat City

    Angelino et sa tête noire toute ronde, ainsi que son pote Vinz au visage de tête de mort, sont deux losers vivant dans un hôtel miteux, passant leur temps devant la télé et ne vivant que de petits boulots. Un jour, Angelino a un accident en livrant des pizzas et depuis il a d'étranges visions. Certaines des personnes qu'il croise dans la rue lui semble posséder des ombres étranges, en forme de Batman... C'est le début d'une histoire délirante, qui mêle extraterrestres, guerre des gangs, des "men in black" tueurs, des catcheurs fous... Vous l'aurez compris, "Mutafukaz" est un immense délire puisant son inspiration dans les "pulps" américains et la pop-culture, alignant les références comme des perles avec un plaisir jubilatoire. Et si en plus vous ajoutez à tout ça une maîtrise graphique évidente, Run modifiant son style à chaque chapitre pour notre plus grand bonheur, sans parler des nombreuses séquences d'action nerveuses vraiment saisissantes et spectaculaires, il ne reste plus qu'à tirer son chapeau et à se ruer sur la suite !

    Sotelo Le 18/01/2020 à 20:44:08
    FullMetal Alchemist - Tome 5 - Tome 5

    Suite à leur déroute dans le laboratoire numéro 5, les frères Elric décident de partir retrouver leur maître, qui leur a tout appris en alchimie. Un volume sympathique, mais qui ne tient pas vraiment la comparaison avec tout ce qui a précédé. La grosse première partie du volume, qui voit Edward, Alphonse et Winry aider une femme à accoucher, peine à convaincre. Arakawa essaye tant bien que mal de revenir sur l'une des thématiques fortes de la série, le respect de la vie et du cycle naturel, bien évidemment en opposition avec la transmutation humaine que les deux frères ont voulu effectuer en voulant ressusciter leur mère, mais on ne peut pas dire que ce soit vraiment fait de façon très subtile et puis surtout ce n'est pas vraiment passionnant. La deuxième partie du volume remonte le niveau, en voyant les deux frères retrouver leur maître Izumi, un personnage très réussi, et surtout l'arrivée du fameux flashback concernant le passé des frères Elric et le drame qui a gâché leurs vies. Néanmoins, le plus intéressant reste à venir et ce cinquième volume n'aura vraiment été qu'un volume de transition, sans rien de vraiment intéressant à se mettre sous la dent, hormis l'apparition de Izumi. C'est bien maigre.

    jmperez zapico Le 18/01/2020 à 18:25:41
    Walking Dead - Tome 33 - Épilogue

    Ben voilà, c'est fini. Et Franchement chapeau. On a tellement vu par le passé de séries qui n'en finissaient plus de finir et qui se perdaient dans les méandres de prolongements ineptes poussés par le mercantilisme. Là, ça tient la route jusqu'au bout. Je sais, certains diront que la série a connu certains moments d'égarement mais sincèrement, rien de délirant. Kirkman exprime magnifiquement bien dans un texte qui conclue cet épilogue, tous ses efforts à faire rebondir l'histoire, à créer des personnages pleins de courage, de faiblesses, enthousiastes et pathétiques, attendrissants et cruels, en se posant de vraies questions de scénariste pour que l'intrique ne soit pas surfaite, niaise ou réchauffée. Prendre le parti de décrire la tragédie des femmes et des hommes confrontés au chaos plutôt que de s'étaler sur la monstruosité des méchants zombies en le faisant de façon humaine, psychologique, cruelle et sensible, a été une véritable réussite. Pendant toutes ces années j'ai attendu avec patience la parution de l'épisode suivant. Je l'achetais quasiment chaque fois le jour de sa sortie, et je le lisais en une paire d'heures dans la foulée. Je prenais le temps, je dégustais et ... rongeais mon frein jusqu'à la parution suivante. Walking dead est devenu au fil du temps une oeuvre majeure et populaire de la bande dessinée. Merci Kirkman, Adlard et tous ceux qui ont collaboré à la réussite de ce monument, cette série fait partie de votre vie et de la nôtre.

    Grimouille Le 18/01/2020 à 16:54:50
    Capitaine Perdu - Tome 2 - Chapitre 2

    Un très grand et beau diptyque sur le crépuscule de la présence française en Amérique au dix-huitième siècle. Le dessin est magnifique et l'histoire parfaitement documentée est un vibrant hommage à ces colons et à ces sauvages qui ont vécu ensemble pendant plus d'un siècle en se mélangeant et en enrichissant leurs cultures respectives.
    Par ailleurs, on remarquera le fort contraste entre l'expérience coloniale sous la monarchie et celle que la république fera plus tard sous d'autres cieux...
    Une œuvre à lire et à posséder.

    Avollant Le 18/01/2020 à 16:51:14
    Yoko Tsuno - Tome 2 - L'orgue du diable

    Deuxième album de la série et changement de cap complet ; au lieu d’une histoire de science-fiction, nous avons droit ici à un polar d’action typique sur un fond de légende médiévale. Remarquez que le genre « polar d’action » fut très populaire dans les téléséries et le cinéma des années 70.

    Avant de débuter, je désirerais mentionner que j’ai longtemps classé cet épisode parmi celles que j’aimais ou appréciais le moins de toute ma collection. Je lis les aventures de Yoko depuis l’âge de 8 ans et déjà à cette époque, je préférais nettement les récits de science-fiction aux histoires plus terre-à-terre. Mon opinion sur cet ouvrage a quelque peu changé suite à mes deux voyages en Europe, d’abord en 1993 puis en 2011. En voici donc mon analyse :

    Les points forts ; indéniablement, la minutie du détail et de la perspective sont les forces de Roger Leloup. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas de rendre l’imaginaire crédible, mais plutôt de transposer la réalité à un scénario hypothétique. Ici chaque scène est un cliché figé dans le moment exact où l’auteur a compilé ses informations. Les acteurs ont beau y être fictifs, les séquences de vie, elles, sont bien réelles. Autre point ; l’artiste a grandement amélioré les dessins de ses personnages… ils y sont nettement plus proportionner et précis que dans le livre précédent. Seul Pol reste encore assez caricaturé. Détail supplémentaire ; pour cette BD, M. Leloup a utilisé une technique mise en avant par la télévision américaine que j’appelle chapeau blanc et chapeau noir. Les héros y sont habillés de couleurs claire et voyante tandis que le vilain lui, est vêtu dans de tons plus sombres ; quant aux personnages de support, eux, ce sont des teintes plus neutres, ou plus pâles qui leur sont réservées. Cette technique permet d’identifier rapidement les bons des méchants, mais surtout, de faire la différence entre les acteurs vedettes et les simples figurants. Ce qui est assez important si l’on veut les repérer dans une foule.

    Les points faibles ; le seul qui m’accroche est le fait que Yoko agit ici de façon frustrée et autoritaire ; voir intimidatrice. C’est aussi la seule et unique fois dans la série qu’elle menacera directement quelqu’un avec une arme.

    Mon opinion ; deuxième album de cette saga, mais sixième histoire dans l’ordre chronologique. En choisissant ce scénario, Roger Leloup se mettait la barre très haute dès le début. Malgré son apparente simplicité, l’intrigue lui a permis d’y inclure plusieurs twists qui n’ont pas manqué me surprendre. Fait à noter, c’est dans cet album que Yoko abandonnera (temporairement) pour la première fois son ensemble rouge et noir. C’est aussi à partir de ces pages que l’artiste explorera diffèrent styles vestimentaires pour notre héroïne. Une habitude qu’il répètera dans les tomes suivants pour un plus grand réalisme et notre plus grand plaisir. C’est aussi dans ce récit que l’artiste fera l’introduction d’Ingrid Hallberg, une organiste allemande que nous reverrons, plus tard, dans d’autres aventures avec Yoko. Il est particulièrement intéressant de constater comment l’auteur a réussi à faire naitre une forte amitié entre ces deux femmes… une amitié d’autant plus surprenante tant leurs personnalités est à la fois différentes, certes… mais étrangement complémentaire.

    Ce que j’ai apprécié le plus de cet album, c’est le sentiment imposant que ces vieux monuments peuvent nous inspirer. Bien que Roger Leloup soit parvenu à exprimer cette émotion au travers de ses dessins ; ce ne fut que lorsque j’ai visité certains de ces châteaux, que j’ai pu réellement comprendre qu’il a voulu évoquer. Quant à l’antagoniste de l’histoire, Karl Meyer ; il aura été probablement l’adversaire le plus retors auquel Yoko aura eu à faire face au cours de toutes ses aventures. Ce qui en rétrospective expliquerait peut-être son attitude frustrée et agressive… Une frustration qu’elle a clairement exprimée haut et fort par son : « Trois tentatives d’assassinat en une journée, ça vous survolte une électronicienne ! »

    En passant, ce sera aussi, jusqu’à présent, la seule bande dessinée de toute la série dont le titre aura été écrit dans une calligraphie de style « gothique »… Ce choix spécifique a pour effet d’amplifier l’aura de mystère que dégage cette histoire. Ce que je trouve intéressant dans ceci est de voir comment un style calligraphique peut influencer notre prédisposition à nous engager (ou non) dans la lecture de ce même texte. Décidément, le Diable se cache dans les détails. (LOL)

    En conclusion, si cet album ne figure pas parmi mes préférés de cette collection, j’apprécie quand même le temps et l’effort que M. Leloup a consacré à cet ouvrage. C’est un bon polar ; pas trop complexe et très bien mener qui saura pleinement vous divertir.

    Bonne lecture à tous.

    docteur fil Le 18/01/2020 à 15:15:33
    Tanâtos - Tome 4 - Menace sur Paris

    Pourquoi cette série a-t-elle disparue ???
    Super héros maléfique dans un environnement français avant que bien d'autres ne s'y intéressent... Excellente idée, et très bons dessins.
    L'éditeur envisage-il une suite ???

    thieuthieu79 Le 18/01/2020 à 14:38:21
    Les métamorphoses 1858 - Tome 3 - Cochliomyia hominivorax

    Clap de fin pour cette magistrale série qui a su véritablement révolutionner le genre. Dans la lignée de ses prédécesseurs à tout point de vue, ce dernier opus, nous régale de scènes d'action et de rebondissements. Les zones d'ombres s’éclaircissent enfin, les interrogations trouvent leurs réponses et tous les éléments de la trame mis en place depuis le début, s'imbriquent parfaitement bien. Pour rendre tout cet ensemble cohérent, il ne faut pas hésiter à lire et relire les 3 tomes afin que chaque détail, tant au niveau scénario que dessin, soit bien perceptible et permette de donner un sens à l'oeuvre complète.
    Ainsi, tous les points négatifs que j'avais émis pour le second tome n'en sont finalement plus.
    Toujours de très haut niveau et de très grande qualité graphiquement parlant, on se régale encore de part l'approche cinématographique de l'ensemble. La conclusion et l'épilogue en sont d'ailleurs de parfaits exemples.
    Pour leur première collaboration et leur première oeuvre, Alexie Durand et Sylvain Ferret sont rentrés dès le début dans la cour des grands. Ce sont 2 auteurs qui ont su me séduire et dont je suivrais le parcours de prêt.

    Lakazdelonclepol Le 18/01/2020 à 11:22:43
    Sunday - Tome 1 - Mon nom est Sunday!

    Le dessin de Victor de La Fuente est admirable.
    Sunday pêche par une narration et un découpage pas toujours fluides qui nuisent au plaisir de lecture.
    Beaucoup trop d'encarts descriptifs qui suppléent des manques dans la liaison du récit.
    Par ailleurs les histoires et les personnages sont très réjouissants, on peut regretter un défaut d'investissement sur cette tentative qui n'a pas trouvé son public.

    Lakazdelonclepol Le 18/01/2020 à 11:03:32
    Blueberry - Tome 11 - La mine de l'Allemand perdu

    Après moultes relectures le plaisir va encore grandissant.
    Est-ce normal, Docteur ?
    Combien je vous dois ?

    Lakazdelonclepol Le 18/01/2020 à 10:56:35
    Les Êtres de lumière - Tome 1 - L'Exode

    Pour ceux qui sont revenus de tout il reste ce diptyque des êtres de lumière. Dépaysement garanti.
    Une vrai curiosité BD, ça ne ressemble à rien d'autre, ça gravite à plusieurs trillions de parsecs de notre bonne vieille terre. Un bel OBDNI qui ne pouvait pas émerger ailleurs que dans le creuset Métal Hurlant.
    Garanti d'époque.

    Lakazdelonclepol Le 18/01/2020 à 10:47:35
    Walking Dead - Tome 33 - Épilogue

    L'achèvement d'une série fleuve est toujours un exercice très périlleux, Robert KIRKMAN, comme il s'en explique en toute fin d'album, a su terminer de façon inventive, intelligente et maîtrisée cette saga qui entre au panthéon de la BD.
    Enfin une oeuvre bien achevée, qualité qui fait défaut à bon nombre de séries interminables ou dépourvues de dénouement.
    WALKING DEAD restera dans ma bibliothèque.

    chevalierseyar Le 17/01/2020 à 20:52:05
    Le serpent et la Lance - Tome 1 - Acte 1 - Ombre-montagne

    Un album coloré auquel je ne m'attendais vraiment pas. On reconnais bien la touche d'HUB. Je rejoins certains avis où effectivement il faut être bien accroché afin de suivre les flashbacks afin de comprendre qui est qui et est devenu quoi. Certaines longueurs mais au final une BD très agréable de qualité où HUB annonce clairement une trilogie ! Il évoque également le fait qu'il n'a pas souhaité faire des BD supplémentaires autours des personnages de Okko à la mode XIII ou des séries sans fin façon ELFES. Pour cela je l'en remercie car il a préféré prendre son temps et faire de la qualité documentée que du commerce pur et dur ne respectant pas ses lecteurs ! De fait, j'ai hâte que le Tome 2 sorte !

    cdubet Le 17/01/2020 à 17:20:58
    Jour J - Tome 39 - Lune rouge 2/3

    l idee est interessante. le dessin est bon. c est sur que c est pas un chef d ouvre mais ca se laisse lire avec plaisir !

    cdubet Le 17/01/2020 à 17:17:40
    S.O.S. Bonheur - Tome 5 - S.O.S. Bonheur Saison 2 Volume 2

    meilleur que le tome 4 mais nettement en dessous des tome 1 et 2 de la serie originale

    Le scenario est plus credible (on peut pense que le roi de la tele realite qui manipule les gens pour arriver au pouvoir est une sorte de Berlusconi).

    Helas, on a encore la non credible police matrimoniale (serieux qui croit a l interdiction des divorces alors que vous avez aujourd hui une chance sur 2 de divorcer ?). Quant a la rue Petain ... je suis sur que meme l extreme droite ne s y amuserait pas

    Roukain Le 17/01/2020 à 17:05:58

    J'ai reçu ce livre en cadeau d'un ami qui pensait me faire plaisir en m'offrant la dernière création d'un auteur devenu incontournable.
    J'en suis gêné pour lui mais je n'ai pas du tout aimé.
    Le souci tient tant dans le format (livre court et petit, gags en 3 cases seulement) que dans le sujet (une auto-fiction avec pour seul originalité des titres tirés du répertoire des Beatles).
    Finalement on lit vite, et on rit vraiment peu.
    Le dessin d'Evemarie est bien trop sage et peine à produire le moindre effet comique.
    Le texte de Fabcaro appuie tant sur l'auto-dérision et le côté caustique de June qu'on peine à s'y attacher.
    Un ouvrage sans réelle ambition au final (syndrome actuel de la surproduction de BD médiocres d'avant Angoulême), auquel on préférera nettement ceux où Fabcaro est seul aux manettes, ni bridé par un dessin sans saveur ou un sujet de départ bancal.

    Pulp_Sirius Le 17/01/2020 à 14:32:02
    Donjon Monsters - Tome 8 - Crève-Cœur

    Quel récit! Une histoire de vengeance et de cruauté très sombre, narrée par l'unique Alexandra, à la fois attachante et répugnante, mais l'assassin préféré de tous.

    On ne fait pas dans la dentelle, ici - meurtres à foison, torture, viol - c'est l'histoire écrasante d'une vie qui n'a connu que le crime et la douleur. C'est aussi le récit d'un personnage dont on souhaitait connaître les motivations depuis longtemps et qui répond à ces questions.

    D'accord, le style 'brouillon' de Carlos Nine l'est peut-être un peu TROP, mais il réussit tout de même à donner le ton à cet exposé particulier. À lire absolument si vous désirez connaître Alexandra.

    Eole5 Le 17/01/2020 à 14:31:46

    C’est drôle et frais!! June est hyper attàchante, la copine qu’on a envie d’avoir. Fabcaro dans la peau d’une nana ça marche à 100%, le dessin envoie tout en simplicité, à lire, relire on espère une suite!!

    Laurent06 Le 17/01/2020 à 14:17:37
    Lone Sloane - Tome 10 - Babel

    Les dessins sont beaux et le scénario pas trop mal mais on est vraiment loin de la qualité des originaux de Druillet et sa folie créatrice ! Ça manque de détails et de folie ! dommage !

    Yovo Le 16/01/2020 à 21:53:40

    Avant l’achat, je m’attendais à un livre épicurien, hédoniste, louant l’amitié et la convivialité comme la couverture a l’air de le suggérer… Mais non.

    En fait, il ne s’agit que du portrait d’un restaurateur de la Loire, vu par les 8 auteurs aux crayons. Le bonhomme parait sympathique et sa carte excellente mais je ne vois pas vraiment l’intérêt d’un tel album. Quel en est le but à part lui faire une énorme pub ? A ce compte-là, chaque petit chef, chaque gargote étoilée pourrait aussi avoir sa BD !

    Au demeurant, c’est bien que Delcourt prenne des risques avec ce genre de publication, je ne dis pas le contraire, mais y a-t-il vraiment un public ..? Moi en tout cas, je ne suis pas client. Les auteurs eux-mêmes semblent un peu engoncés par l’exercice et n’ont pas grand-chose à dire. Il n’y a guère que Tanquerelle et Jourdy qui s’en sortent bien. Les autres n’ont que peu d’inspiration, et je les comprends. Ils ont sans doute mieux à faire que de s’investir dans des ouvrages promotionnels à la gloire d’untel, à grands renforts de dithyrambe et de superlatifs laudateurs.

    Ce n’est pas forcément inintéressant d’ailleurs (ne serait-ce que pour les chouettes recettes proposées), mais c’est juste qu’en tant que lecteur, j’aurais aimé qu’il y ait plus de truculence, de poésie, d’anecdotes, de sens, tout simplement, et moins de flagornerie à l’endroit d'un cuisinier qui bénéficie déjà, on ne sait comment, des honneurs d’une BD. J’ai du mal à adhérer à ça.

    Dans le même style, « Les ignorants » avait su trouver un bien meilleur équilibre.

    gazouz Le 16/01/2020 à 20:41:15
    La survivante - Tome 1 - La survivante

    Cet album est la démonstration que l'on peut faire de la BD versant allègrement dans l'érotisme torride (aux confins de la pornographie) avec de superbes dessins et, beaucoup beaucoup plus rare, avec un scénario solide et original !

    Pulp_Sirius Le 16/01/2020 à 18:24:13
    Donjon Monsters - Tome 7 - Mon fils le tueur

    "Si vous laissez le peuple choisir ses dirigeants, c'est le règne de l'approximation et de la démagogie... Le pouvoir doit aller à une élite, à des gens qui ont le bagage intellectuel et culturel pour faire de grandes choses..."

    LE meilleur album de toute la série! (jusqu'à l'album 'La fin du donjon')

    Véritable œuvre magistrale, cet album a tout pour plaire. Une intrigue bien ficelée, un rythme soutenu, des dialogues intelligents, un humour à la fois salé et grotesque, un dessin efficace -- y a pas à dire, on ne s'ennuie jamais! Mieux, l'album ne cesse de surprendre! C'est un album qui atteint son pic dès la première page et qui ne relâche pas notre attention une seule seconde!

    Si je ne pouvais emporter qu'un seul album de cette série sur une île déserte, ce serait celui-ci. Chef d’œuvre.

    kurdy1207 Le 16/01/2020 à 13:44:38
    Les chevaliers d'Héliopolis - Tome 4 - Citrinitas, l'œuvre au jaune

    Il faudrait toujours avoir la patience d’attendre la fin d’une histoire.

    Après un premier tome plein de promesses, les deux suivants m’avaient laissé perplexe surtout le troisième. Mais l’histoire prend toute sa dimension avec cet ultime album qui donne enfin un sens aux précédents.

    Le dessin de Jérémy est, bien évidemment, génial et qui aurait pu deviner que le scénario d’Alejandro Jodorowsky pourrait classer ces « Chevaliers d’Heliopolis » dans la catégorie « Science-fiction » ???

    J’en arrive quand même à me demander si Jodorowsky n’a pas changé l’intrigue en cours de route… Ce quatrième et dernier album de la série est assurément une excellente surprise.

    Yovo Le 16/01/2020 à 11:11:54

    Je me suis offert « Les vermeilles » avec plaisir mais à ma grande surprise, je n’ai pas accroché.

    Pourtant je raffole habituellement du travail très créatif de Camille Jourdy. Hélas, je n’ai pas du tout retrouvé l’impertinence, la malice ou la finesse qui faisaient le sel de "Rosalie Blum" et de "Juliette". Évidemment, le registre n’est pas le même puisqu’il s’agit d’un album jeunesse, mais n’empêche, j’ai trouvé ça moyen.

    Je résume : une fillette découvre un monde enchanté lors d’une escapade en forêt et va vivre une aventure rocambolesque avec des compagnons pour le moins bizarres…
    Du déjà-vu 100 fois, quoi. A chaque page, les références sautent aux yeux ; des meilleures (Miyazaki et Lewis Caroll) aux pires (SamSam et Mon petit poney..!). A tel point qu’on se demande si l’autrice a réellement créé quelque chose ou si elle s’est contentée de compiler l’innombrable littérature sur le même sujet.

    Donc, soit je n’ai rien compris (c’est une option !), soit cet album n’a pas grand sens. Il a des qualités bien sûr, c’est frais, c’est tendre, c’est amusant, c’est coloré. D’accord mais à quoi bon ? J’ai eu l’impression que C. Jourdy, en roue libre totale, a improvisé au fur et à mesure son histoire, façon "Lapinot et les carottes de Patagonie"… Ça manque de construction, c’est extrêmement enfantin, peu fluide et parfois peu lisible. Gagné par l’ennui dès le milieu de l’album, je pensais au moins que la chute serait émouvante, philosophique ou burlesque, mais même pas.

    J’ai beaucoup de respect pour Camille Jourdy mais franchement, je n’ai pas saisi l’intelligence du propos et je ne comprends absolument pas l’engouement des critiques. Étant passé à côté, c’est malheureusement une déception pour moi.

    Cela dit je vous encourage quand-même à le lire pour vous faire votre avis.

    kurdy1207 Le 16/01/2020 à 09:52:32
    La venin - Tome 2 - Lame de fond

    Emily, la Venin, poursuit sa vengeance dans un orphelinat au Texas dans la ville de Galveston en ce faisant passer pour une bonne sœur. Sa cible : le révérend Allister Coyle ! Celui-là même qui bien des années plus tôt avait voulu acheter Emily dans un bordel de la Nouvelle Orléans.

    Tout ne va pas se passer exactement comme elle l’avait imaginé bien qu’au bout du compte le résultat soit là.

    L’album est truffé de « flash-back » qui reviennent sur la vie d’Emily. Vie empreinte de fuites et de malheurs divers qu’elle doit surmonter et qui vont forger son caractère.

    Laurent Astier nous délivre une suite aussi flamboyante que le tome 1. Le scénario, plein de surprises, est prenant et les allers retours sur la vie d’Emily ne sont pas un frein à la fluidité de l’histoire qui profite d’un graphisme de haute volée. Bravo et vive la suite !

    Rosalie Le 16/01/2020 à 00:54:27

    Un excellent album. Le dessin n'est pas agréable, mais à mon avis c'est le dessin le plus approprié pour le sujet dont il s'agit. Un dessin au service du récit effroyable. Sans doute Ma retraite est une magnifique bande-dessinée.

    Sotelo Le 15/01/2020 à 20:19:29
    FullMetal Alchemist - Tome 4 - Tome 4

    Dans leur quête de la Pierre Philosophale, les frères Elric se sont introduits dans le laboratoire numéro 5 de l'armée. Mais de sinistres ennemis s'y trouvent aussi. La fin du volume précédent était assez enthousiasmante, malheureusement Arakawa désamorce vite la situation en mettant fin assez abruptement aux évènements du laboratoire. Le milieu du volume, plus calme, sert surtout à raffermir les liens entre les deux frères, en plus d'approfondir les personnages de Winry et de Hughes. Mais c'est surtout la fin, glaçante, qui retient le plus l'attention ici. Une fin dramatique saisissante qui nous rappelle que les ennemis en présence sont tout simplement effrayants et à quel point les frères Elric jouent avec des forces qui les dépassent. Un volume très sombre qui remplit pleinement son office.

    alexiax Le 15/01/2020 à 18:20:31

    3 histoires variées, il faut se creuser les méninges c'est très amusant et on incarne les héros de la BD !

    grail2001 Le 15/01/2020 à 18:18:12

    Magnifique ouvrage consacré à ce Maître de la BD, encore peu connu en fait du grand public, qu'était Alberto Breccia.

    Juste une petite remarque : les illustrations sont en N/B, dommage car Alberto Breccia était aussi un fabuleux peintre et coloriste (voir ses travaux en couleurs directes).

    Rien à redire, je suis super content de l'ouvrage, grand merci à son auteure !

    Dominique P. :o)

    kurdy1207 Le 15/01/2020 à 13:58:53
    Corto Maltese (2015 - Couleur Format Normal) - Tome 13 - Sous le soleil de minuit

    J’avais déjà lu, avec une certaine déception, « Toujours un peu plus loin » scénarisé et dessiné par Pratt sans vraiment avoir accroché. Alors, une reprise ! Mais, en tant que néophyte, j’ai trouvé l’histoire conté dans « Sous le soleil de minuit » beaucoup plus captivante que celle du « Maître ». Côté graphisme, Ruben Pellejero a su parfaire les personnages, dont celui de Corto, ainsi que les décors et les paysages. Il s’agit là de l’avis d’un lecteur peu avisé de l’œuvre d’Hugo Pratt qui a ce jour ne m’a ni attiré ni convaincu. Par contre, cette reprise me donne l’envie de la connaître un peu plus.

    Cet album se place idéalement dans le registre « Aventures » dans le grand nord dont le spécialiste se trouve être Jack London celui là même qui par un courrier à Corto Maltese va le lancer dans de passionnantes péripéties.

    Corto va rencontrer des personnages hauts en couleur qui vivent à la rude dans des lieux reculés sur le territoire du Yukon avec des noms qui sentent bon « la ruée vers l’or » comme le Klondike ou la ville de Dawson. Par contre, il regarde les malheurs et mésaventures des uns et des autres avec hauteur sans vraiment jamais s’impliquer totalement à l’exception de la fin de l’album. Ce qui donne un trait assez curieux à cette histoire.

    les vies des personnages que Corto rencontre peuvent parfois paraître extravagantes mais elles donnent un rythme qui vous retient jusqu’à la dernière page. Franchement, j’ai adoré !

    Yovo Le 15/01/2020 à 11:52:44

    Très sympa cet album, bucolique, poétique. Ça détend en douceur, c’est tendre, ça fait du bien. Catherine Meurisse cultive la nostalgie avec fraîcheur… En plus, on apprend plein de choses et la couverture est superbe, ce qui ne gâche rien.
    A lire et à relire à volonté.

    Aswin Le 15/01/2020 à 10:00:42
    La peau de l'ours - Tome 2 - Tome 2

    Par rapport au T1, le dessin s'est amélioré, le scénario aussi... Par contre pas de quoi en faire une BD inoubliable de 2020 malheureusement pour moi. Dans le genre BD en Italie qui sent la mafia j'en ai vu des meilleures (5 est le numéro parfait, la cité des trois saints), et aussi j'ai pas compris comment le héros s'en met à tuer d'une page à l'autre alors que la 1e moitié de la BD on se focalise que sur le triangle amoureux.
    Dernier point, je trouve ça confus de donner comme titre à la BD. un "2". Je pensais avoir une suite du 1er. Finalement ça n'en est rien (et c'est pas grave car le 1er ne m'avait pas marqué). Il aurait fallu juste mettre un sous-titre, et créer une collection un peu comme les Melvile. Par contre le lien entre le titre (la référence à "ours") et l'histoire me plaît.

    pierren25 Le 14/01/2020 à 23:46:56
    Le château des Animaux - Tome 1 - Miss Bengalore

    C'est un bon album, avec une histoire bien racontée mais qui n'est pas assez aboutie à mon goût. Il manque quelque chose qui ferait adhérer à cette histoire, qui revisite la fameuse oeuvre de George Orwell.
    Quant au dessin, il est bon mais lui aussi pas assez abouti, et ressemble trop à du Disney. A suivre pour voir ce que donnerons les prochains tomes.

    Saigneurdeguerre Le 14/01/2020 à 22:27:09
    Androïdes (Soleil) - Tome 6 - Les déserteurs

    En direct sur la chaîne 24 NEWS :
    ALIENS PLANET WAR

    « Nous le savons désormais, cette race extraterrestre menace notre planète et l’humanité tout entière !
    C’est une guerre très longue distance qui va se jouer contre les mantas, sur une lointaine planète hostile, balayée par des vents forts… Afin de devancer une probable invasion massive sur Terre. Les mantas… Ces entités aliens capables d’annihiler totalement les capacités de combat des humains !
    La seule parade qui pouvait être trouvée est de leur opposer une gigantesque armée d’androïdes guerriers, sur lesquels ils ne peuvent avoir aucune influence psychique… »


    Critique ;

    Pour rappel, il n’est nullement indispensable de lire dans l’ordre les albums de la série Androïdes des éditions Soleil. Chaque album est une histoire indépendante des autres avec des dessinateurs et des scénaristes différents aux commandes.

    Le pitch de ce sixième album me titillait les neurones : des androïdes, machines à l’intelligence artificielle pourraient-ils déserter ?

    Alors ? Convaincu par le scénario de Christophe Bec ? Heu… Pas vraiment ! Les raisons qui poussent deux androïdes à déserter ne sont pas très claires. Bon, d’accord, pour être parfaitement autonomes, le professeur Mann les a dotées de circuits fonctionnant un peu comme les neurones humains, mais les réactions de ces deux lascars-là ne suscitent aucune émotion et le lecteur que je suis a du mal à éprouver de la sympathie pour eux.

    En toile de fond, il y a l’idée que l’on retrouve dans un nombre croissant de romans que l’intelligence artificielle finira par supplanter l’homme tant elle peut résoudre de problèmes autrement plus vite que le plus actif des cerveaux humains. José Rodrigues dos Santos, l’auteur portugais, dans « La formule de Dieu » arrive à la conclusion que l’homme engendrera une intelligence artificielle qui lui survivra.

    Pour en revenir à cet album-ci, c’est la déception qui m’a cueilli alors que j’en attendais beaucoup ! Je ne vise ni le dessinateur Erion Campanella Avdisha, ni J. Nanjan qui effectue une mise en couleurs impeccable. J’ai l’impression que le scénario a été rédigé par une machine : c’est froid. Sans âme. Dès lors, comment croire que deux androïdes pourraient envisager de déserter ?

    Comparée aux autres couvertures de la série, celle-ci est un peu morne malgré le soin apporté à la conception de l’album.

    Yovo Le 14/01/2020 à 18:07:37
    Aâma - Tome 4 - Tu seras merveilleuse, ma fille

    Quel auteur ce Peeters !
    Par contre, si je considère Aâma comme un chef d’œuvre, il faut quand même savoir que ce n’est pas du tout de la SF meanstream ! On est plutôt dans une vision cérébrale, onirique et très personnelle du space-opéra, comme « Solaris » ou « 2001 » l’étaient à l’époque pour le cinéma. Un lecteur cartésien pourrait donc prendre ce 4ème et dernier tome comme un trip halluciné, cafouilleux et mystique… Pour moi, c’est un final en apothéose qui m’a poussé au bord du vertige, m’a questionné longtemps après la lecture et qui a même réussi à m’émouvoir, notamment par sa dimension humaniste, aussi touchante que désespérée.

    C’est audacieux, intelligent et superbe à la fois. J’en suis à ma 3ème lecture et je trouve ça de mieux en mieux. Bravo !

    Yovo Le 14/01/2020 à 18:07:16
    Aâma - Tome 3 - Le désert des miroirs

    Avec « Le désert des miroirs », Peeters nous fait pénétrer toujours plus loin dans le mystère Aâma : un organisme artificiel révolutionnaire et incontrôlé, dont l’impact, à portée planétaire, est aussi spectaculaire qu’imprévisible.

    Les personnages comme le lecteur suivent exactement la même voie, éprouvent en même temps la même expérience, la même perplexité. Aucun n’est sûr de ce qu’il vit vraiment…

    Il faut se laisser porter et ne pas forcément chercher de sens concret à chaque case, au risque de s’y buter l’esprit. Au fil des pages, imperceptiblement, les idées se révèleront et prendront leur place en toute logique. Frederik Peeters a soigneusement élaboré un scenario complexe mais très cohérent, même si ses rouages semblent échapper momentanément à la raison. Inclassable et brillant !!

    Yovo Le 14/01/2020 à 18:06:47
    Aâma - Tome 2 - La multitude invisible

    Ce 2ème tome, consacré à l’expédition Woland sur la planète Ona(ji), va vite et part loin. Le rythme soutenu alterne flash-back, action pure et séquences intimistes. Les personnages, rapidement confrontés à une situation de plus en plus anxiogène qu’ils ne peuvent ni comprendre ni maitriser, pressentent l’inévitable faillite de la mission...

    Encore un album incroyable, tant par l’étrangeté sidérante du scénario que par la qualité du dessin et des couleurs. Mais il demande un peu de lâcher-prise. A ce stade, il est probable que certains lecteurs trop rationnels se seront déjà perdus en cours de route…
    Les autres, accrochez-vous, le voyage est loin d’être fini !

    Yovo Le 14/01/2020 à 18:06:21
    Aâma - Tome 1 - L'odeur de la poussière chaude

    En la relisant, je me rends compte que je n’ai jamais publié de commentaires sur « Aâma », une de mes séries préférées.

    Alors juste un avis vite fait : pour moi, c’est LA BD qui fait de Frederik Peeters un maître de la SF contemporaine. Toute la trame du scenario est sous-tendue par des thèmes très forts (transhumanisme, nanotechnologies, marchandisation du corps, exobiologie…), mais il priorise toujours les rapports humains ; l’environnement futuriste ne sert qu’à mettre en relief ce qu’il reste de nous en tant qu’Hommes, avec nos ressentis, nos faiblesses, nos jugements, nos choix. Le récit déplace le curseur sur notre conscience. Ce qui donne des scènes intimistes et introspectives qui sonnent souvent très justes. Le tout dans un background à la fois réaliste et super high-tech, rendu par un dessin précis et charnel. Le robot Churchill, par exemple, avec sa dégaine et son cigare, est inoubliable !

    Formidable 1er tome d’une BD majeure mais complexe, aux multiples ramifications.

    Cellophane Le 14/01/2020 à 17:57:08
    Barzoon Circus - Tome 1 - Le jour de la citrouille

    Globalement, c’est amusant.
    On dirait presque du Sammy, de Cauvin. Délirant, des personnages cocasses, des situations étranges et qui vont vite – peut-être un peu plus noir que du Cauvin…
    Ou alors, du Scoobydoo, pour ce mystère qui a un relent d’Halloween.
    Le dessin est rond, gentillet, presque trop guilleret pour le propos, mais ça offre un bon moment.
    Les points négatifs seront peut-être que ça va vite, on n’a pas trop le temps d’installer autant de personnage, le côté Mission Impossible, la malédiction, tout ça en peu de page. C’est donc mené tambour battant sans absolument aucun temps mort pour laisser le temps de profiter, dommage.
    Mais lecture agréable.

    Pulp_Sirius Le 14/01/2020 à 17:47:41
    Donjon Potron-Minet - Tome -97 - Une jeunesse qui s'enfuit

    Un autre excellent album dans la lignée des Potron-minet, même si on vient casser le style avec un Hyacinthe qui apprend à la dure que la réalité est encore plus sombre qu'il ne l'imaginait.

    Infidélités, infections transmises sexuellement, justice malléable au gré de ceux qui l'appliquent -- le monde juste et impartial auquel Hyacinthe voulait croire se dérobe sous ses pieds.

    Le romantisme naïf laisse place à la réalité cruelle. C'est le début d'une transformation. Un peu moins bon que les deux premiers selon moi, mais tout de même de haut niveau!

    Pulp_Sirius Le 14/01/2020 à 17:14:12
    Donjon Monsters - Tome 6 - Du ramdam chez les brasseurs

    Un album qui manque un peu de constance. Plusieurs petites histoires semblent avoir été collées ensemble, et si parfois l'humour fait mouche, parfois il rate sa cible.

    L'histoire met en lumière Grogro, qui doit aller chercher de la bière à Zautamauxime. Un nouvel allié entre en jeu, Tonfa, le lézard au parler grandiloquent. Nous en apprenons aussi un peu sur les origines de Marvin rouge.

    Le dessin de Yoann qui rappelle le pastel et la peinture est très beau. L'un des points forts de la série Donjon, selon moi, est le dessin qui change parfois radicalement de style, et ici, comme dans l'album 'Le noir seigneur', c'est réussi.

    En gros, pas mauvais, mais aurait pu être meilleur.

    minot Le 14/01/2020 à 10:19:54
    Donjon Zénith - Tome 7 - Hors des remparts

    DONJON est une série à ce point unique et géniale (au sens premier du terme) que même lorsque c’est terminé, ce n’est pas fini ! La preuve avec ce septième « Zénith » qui envoie sacrément du bois !
    Un tome essentiel en terme de background qui nous distille tout un tas d’informations intéressantes sur l’univers du DONJON. On y découvre ainsi un nouveau lieu (l’Insondable Tourbillon, Q.G. des Pourvoyeurs Exécutaires !), la manière d’intégrer l’ordre de ces mêmes Pourvoyeurs Exécutaires, les raisons qui ont poussé Marvin, Herbert et Isis à quitter le Donjon, de nouveaux objets magiques, de nouveaux sorts, des informations complémentaires sur la religion draconiste et, cerise sur le gâteau, on assiste aux événements ayant entrainé le réveil de l’Entité Noire !
    L’histoire avance grandement, l’action est spectaculaire, l’aventure est vraiment drôle avec des personnages toujours aussi attachants (notamment un quatuor Herbert-Marvin-Isis-Pirzuine très complémentaire) ; bref la lecture est passionnante. Ajoutez-y le dessin consensuel mais néanmoins inventif de Boulet (avec plusieurs grandes cases qui en mettent plein les yeux) qui convient parfaitement à l’esprit « Zénith », et vous obtenez un « Donjon Zénith » une nouvelle fois exceptionnel. Franchement, par-fait !

    minot Le 14/01/2020 à 10:17:13
    Donjon Antipodes - Tome -10000 - L'Armée du Crâne

    Un nouveau monde chaotique et archaïque, deux clébards en guise de personnages principaux pour former le tandem de "héros" le plus improbable de l'Histoire, de la tuerie de masse dans la joie et la bonne humeur, de l'humour décalé, un univers complètement nouveau à explorer (l'effet - 10 000 !) ... Cette nouvelle ramification de la série DONJON, baptisée "Donjon Antipodes", ne manque pas d'attraits !
    L’album ne m’a pourtant pas entièrement convaincu. Le dessin, déjà, est assez rustique et manque de finesse, et ne m’a pas beaucoup plu. Et puis, ça fait bizarre de lire une histoire de DONJON où quasiment RIEN n'est en rapport avec le fameux édifice ou les personnages, lieux, etc. connus de la série.
    Quoiqu'il en soit, Sfar et Trondheim démontrent avec cet album qu'ils savent encore sortir de leur zone de confort en créant tout un nouvel univers et rien que pour ça, on peut les remercier et être confiant pour la suite !

    minot Le 14/01/2020 à 10:14:16
    Dans la tête de Sherlock Holmes - Tome 1 - L'Affaire du Ticket Scandaleux 1/2

    Cet album rassemble tout ce que j’aime dans une bande dessinée : un dessin original sortant des sentiers battus mais qui reste esthétique à l’œil, un scénario captivant qu’on ne perd jamais de vue, des personnages forts, des dialogues travaillés et un traitement graphique original, entre une mise en page audacieuse et plein de trouvailles graphiques géniales.
    On a vraiment l’impression de lire une enquête inédite de Sherlock Holmes, tant les codes des romans sont respectés (jusque dans les caractères des personnages parfaitement retranscrits, notamment dans l’attitude parfois sarcastique et volontairement un peu humiliante de Holmes à l’égard de Watson). Le dessin un brin torturé convient parfaitement à l’esprit tortueux de Sherlock Holmes. Une super lecture pour ma part. Vivement le tome 2 !

    minot Le 14/01/2020 à 10:11:16
    Le maître de jeu - Tome 1 - Testament

    Un premier tome intéressant. L'ambiance est bonne, le dessin bien maîtrisé (avec un découpage et des cadrages très variés), le scénario habile (avec deux intrigues menées en parallèle). Seuls les personnages manquent - pour l'instant - un peu de consistance. C'est à ce stade moins accrocheur que LE CHANT DES STRYGES, mais ça donne envie de connaître la suite. A suivre.

    minot Le 14/01/2020 à 10:03:55
    Choc (Maltaite/Colman) - Tome 3 - Les fantômes de Knightgrave - Troisième et dernière partie

    Je rejoins l'avis général: les deux premiers tomes étaient extra, celui-ci est moyen. La faute à un scénario confus qui, loin de tout éclairer, embrouille encore plus la compréhension de l'intrigue et fait que la lecture de cet opus est par moments irritante. Dommage, car le dessin reste très bon, bel hommage au style classique de l'âge d'or de la BD franco-belge, tout en y ajoutant une touche de modernité.

    Cellophane Le 14/01/2020 à 09:13:16
    Preacher (Urban Comics) - Tome 1 - Livre I

    Moui…
    Je ne suis pas du genre à me choquer facilement – d’ailleurs, je ne l’ai pas vraiment été par cet ouvrage...
    Mais voilà, il y a une accumulation de violence, de vulgarité, de grossièreté qui est souvent bien gratuite et qui ne m’a pas semblé être très utile. Un Sin City est bien plus efficace dans le genre.
    Et puis, surtout, ça s’étale, ça s’étire, c’est très bavard. Des scènes durent des pages pour dire ce qui aurait tenu en beaucoup moins, sans qu’on sache trop pourquoi. Faire durer la productivité ? Eviter de chercher d’autres idées ? Parce que c’est un style ?
    En tout cas, ça m’a fait trouver la lecture un poil laborieuse.
    Et l’histoire donne aussi l’impression d’y aller à la va comme je te pousser, un mec qui dure la moitié de l’histoire puis disparaît, un flic malchanceux qu’on ne reverra probablement plus, des gens… C’est une sorte de road movie qui paraît sans fin.
    Enfin, je n’ai pas complètement accroché aux dessins, non plus, taillés à la hache, assez rude d’abord.
    Bref, peut-être que ça a quelque chose à dire mais c’est trop fastidieux pour moi pour avoir envie de le découvrir…

    historybd Le 13/01/2020 à 21:41:38

    Décevant et très moyen. Beaucoup de digressions inutiles, un scénario poussif, on ne cesse de tourner en rond pour rien... Vraiment très moyen.

    PAbBDGest Le 13/01/2020 à 17:11:53
    Les aventures de Julius Chancer - Tome 1 - L'Orchidée Arc-en-ciel volume 1

    Adeptes de ligne claire et d’aventure, cette BD est pour vous. Le dessin est un chouia rigide et le traducteur devrait s’offrir un Bescherelle, mais l’ensemble tient vraiment la route et ramène les moins jeunes d’entre nous aux plaisirs simples de notre enfance. Un périodique un peu connu avait fait des 7 à 77 ans le coeur de ses lecteurs. Cette chasse à l’orchidée remplit toutes les conditions pour revendiquer ce lectorat.

    Rebel Le 13/01/2020 à 14:10:54

    Un western dans lequel on discerne quelques influences du film d'Arthur Penn "Little Big Man". Le scénario ne laissera pas un souvenir impérissable mais le dessin de Manara est là, élégant et sensuel. Dans cette oeuvre d'avant "Le Déclic", on trouve déjà dans les formes parfaites de Lapin Blanc la femme idéale dessinée par Manara (je pourrais dire la "femme de papier", en paraphrasant le titre de cette BD).
    Pour démentir l'avis d'ALICECOOPER, je précise que l'histoire ne se finit pas bien du tout !

    DjDav50 Le 13/01/2020 à 12:53:01

    De cet album, je dirais qu'il y du sel, mais pas le poivre nécessaire pour que celui-ci mérite la note maximum. Dessin agréable, bon story board, scénario haletant, seulement voilà, on nous parle de zombies, sans vraiment connaître l'origine de leur mutation. Alors certes, les zombies sont des morts-vivants qui sortent de leur tombe, et qui tuent tout sur leur passage sans faire de pitié, mais là, on se retrouve avec une chef zombie qui cherche à se venger d'un des personnage, accompagnés d'autres zombies qui arrivent d'on ne sait où. Personnellement, j'aurais aimé connaître le pourquoi des zombies.

    pierren25 Le 13/01/2020 à 10:38:40

    J'ai trouvé cette adaptation décevante. Effectivement, comme la plupart des gens, j'ai lu le roman de Albert Camus. Je trouve que cette BD retranscrit bien l'oeuvre originale dans son contexte et dans le lieu, mais sans lui apporter quelque chose de plus. Je ne remet pas en cause le dessin.

    Rody Sansei Le 13/01/2020 à 04:31:52
    Les dominants - Tome 1 - La Grande souche

    C’est pas mal, sans plus. Malgré un pitch original, on reste dans du très classique concernant la lutte entre petits groupes de survivants (cf. toutes les histoires de zombie).
    On verra ce que l’originalité du pitch apportera vraiment à l’histoire par la suite, mais pour l’instant rien d’extraordinaire.

    TWYSTAZ Le 12/01/2020 à 21:49:43

    Très belle lecture !
    Dessin, scénario tout est fluide pour un bon moment de BD...
    Je conseille vivement

    kurdy1207 Le 12/01/2020 à 21:18:30
    Les mentors - Tome 2 - Seydou

    Ce deuxième et dernier tome est pour moi une déception. La première partie de l’histoire accrochait vraiment le lecteur et puis plouf, le flop ! L’histoire devient brouillonne et j’avoue ne pas avoir compris où Zidrou voulait en venir. Côté dessin, rien à dire Francis Porcel a su conserver une qualité qui permet à ce deuxième volume de ne pas sombrer. Tout ça pour ça ! Pas de quoi s’enthousiasmer.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 20:10:40
    Les tuniques Bleues - Tome 27 - Bull Run

    Un bleu, plus bleu que les autres (il vient d'être incorporé) pose la question : « Dites… Vous y avez participé à la fameuse bataille de BULL RUN ? »
    … Silence de mort… Regards hostiles… le caporal Blutch l'oblige à fermer son grand bec et l'entraîne à l'écart pour raconter ce qu'il s'y est passé et dont les soldats nordistes ne veulent pas entendre parler. Et pour cause…

    Critique :

    Un excellent tome des Tuniques Bleues qui en comptent beaucoup. Un moment de détente apprécié car, malgré la gravité de la situation (on parle tout de même d'une bataille qui fit près de 5OOO pertes dont un millier de morts) nous pouvons compter sur le caporal Blutch (antimilitariste convaincu) et l'héroïque sergent Chesterfield pour détendre l'atmosphère par leurs facéties.

    Blutch, fidèle à lui-même, va tout faire pour ne pas servir sa misérable petite carcasse au rayon boucherie de la Grande Faucheuse. Quant au sergent Chesterfield, il subira une vilaine blessure que la décence m'interdit de préciser davantage.

    Raoul Cauvin est un des scénaristes les plus prolifiques et doué de sa génération. Raoul Cauvin a trouvé dans ses personnages des Tuniques Bleues le moyen d'immortaliser son talent.

    Un petit mot quant à la Bataille de Bull Run (la première, car il y en aura une deuxième) : nous sommes encore au début de la Guerre de Sécession, et dans les deux camps on est convaincu que la guerre sera de courte durée. Dans les armées du Nord, les hommes s'engagent pour une durée de trois mois ! Oui, vous avez bien lu : trois mois ! Des personnalités politiques, à Washington, exigent de pourvoir assister au « spectacle » de la bataille qui s'annonce avec famille et amis, complètement inconscients de ce qu'est une bataille. La débâcle des troupes nordistes, troupes largement supérieures en nombre aux sudistes, va entraîner une panique à Washington où civils et militaires en fuite vont semer une solide pagaille. Dès lors, au Nord comme au Sud, on comprendra que la guerre sera longue et très coûteuse…

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 20:09:22
    Boulard - Tome 4 - En mode surdoué

    Mesdames les Enseignantes, Messieurs les Enseignants, si je m'adresse aujourd'hui à vous, c'est pour laver la réputation d'un élève trop souvent malmené par nos a priori ! Combien de victimes innocentes notre aveuglement de profs ne crée-t-il pas dans notre établissement année après année ? Combien d'élèves surdoués avons-nous très injustement méprisés ?

    Mesdames les Enseignantes, Messieurs les Enseignants, je sais que mes paroles vont blesser votre orgueil professionnel. Je sais que beaucoup parmi vous auront du mal à les accepter. Je comprends votre souffrance mais la vérité est sans appel : Boulard, Thierry Boulard, que nous avons hissé au Panthéon de la Crétinitude est un génie ! Ouiiii, Mesdames ! Ouiii, Messieurs ! Nous, enseignants, nous nous sommes complètement vautrés dans les appréciations que nous avons, depuis des années, portées sur le compte de cet élève… Un surdoué ! Nous l'avons méprisé et affublé de tous les maux, de toutes les tares… Et lui, il a accepté, sans protester, en surdoué qu'il est, que nous ne comprenions rien au génie de ses pensées !

    Mesdames les Enseignantes, Messieurs les Enseignants, lorsque Boulard, Thierry Boulard, nous remettait une feuille vierge de toute réponse, nous le prenions pour un crétin ! Oui ! Un crétin ! Je pèse mes mots, je devrais dire LE crétinissime absolu ! Mais, Mesdames les Enseignantes, Messieurs les Enseignants, que voulait dire cette page blanche ? Quel message subliminal, ce génie voulait-il nous faire passer ? N'était-ce pas sa manière à lui de nous montrer qu'il ne s'abaissait pas à répondre à des questions aussi basiques indignes de ses immenses compétences ? Lorsqu'il répondait n'importe quoi, des fautes d'orthographe dans les fautes d'orthographe, n'était-ce pas sa manière de nous tester ?

    Depuis des années, Boulard, Thierry Boulard, brouille les pistes. Pourquoi ferait-il donc cela ? Mais pour nous étudier ! Mesdames les Enseignantes, Messieurs les Enseignants, nous sommes ses rats de laboratoire, l'objet de ses expériences, sans le vouloir, sans le savoir ! Ce surdoué nous teste. Ce surdoué a maquillé son intelligence pour mieux nous égarer, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a parfaitement, en génie qu'il est, réussi dans son entreprise !

    Seuls les tests de notre brillante psychologue scolaire ont réussi à démasquer cet individu d'une intelligence nettement supérieure.


    Critique :

    Ah, BOULARD ! Thierry BOULARD ! Il m'amusera toujours autant et ne manquera jamais de me surprendre. Ce garçon, plein de ressources est un génie ! Je n'en ai jamais douté.

    Une fois de plus, les scénarios et gags d'Erroc m'ont réconcilié avec les cancres (bon, je verrai si l'effet perdure à la rentrée, le 2 septembre, lorsque j'accueillerai mes nouveaux disciples plus indisciplinés les-uns que les autres). Les idées d'Erroc sont parfaitement mises en, valeur par la qualité des dessins de Mauricet et la mise en couleurs de Benoît Bekaert.

    Alors, si vous vous demandez comment Boulard, Thierry Boulard, est passé du stade de cancre inégalable à celui de surdoué inatteignable, une seule solution : ruez-vous sur cet album !

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 20:08:02
    Les chroniques de Braven Oc - Tome 1 - L'Épée de Galamus

    Braven Oc, tu es le dernier espoir de ton peuple car toi seul as pu échapper à l'horrible sort jeté par le Seigneur Torguen, le Maître des Homoplantes. Toi seul peux le convaincre de la bonne foi des villageois qui ont bel et bien payé l'impôt exigé par ce terrible tyran. Méfie-toi du percepteur ! C'est lui qui a détourné une partie de l'impôt à son profit !

    Heureusement pour toi, tu trouveras sur ta route des compagnons fiables pour te soutenir dans tes épreuves, en plus de ton chien, le fidèle Youm. Tamia est une jeune saurienne capable de se fondre dans le paysage bien mieux qu'un caméléon, en un mot, de devenir invisible, quoi ! Amalek, lui, est issu d'un peuple d'archers. Et puis, il y aura Becfigus, le moins doué et le plus maladroit des farfadets dont les pouvoirs magiques se limitent à… dix fois rien ! Et dix fois rien, cela ne fait vraiment pas grand-chose…

    Critique :

    « Les Chroniques de Braven Oc » sont une excellente introduction au monde de la fantasy pour des enfants. (Enfin, ça je le constaterai à la rentrée quand je verrai comment réagiront mes élèves face à cette BD.) A partir de huit ans, ils devraient être en mesure de l'apprécier.

    Le style graphique n'a rien à voir avec l'école franco-belge et est plus proche des « standards » actuels. Comme toujours dans les éditions Kennes, la mise en couleurs est très soignée et alléchante.

    Il y a des drames, de l'action et de l'humour. C'est un gentil album qui s'adresse à un jeune public.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 20:06:18
    Spirou et Fantasio - Tome 7 - Le dictateur et le champignon

    Spirou et Fantasio rendent visite à leur vieil ami, le comte de Champignac. Ils ont hâte de revoir le Marsupilami.

    Le comte, inventeur génial, vient de mettre au point le « Métomol », un gaz qui rend complètement mous les métaux sur lesquels il se dépose. le comte n'en est pas à sa première invention catastrophique, surtout si le Marsupilami s'en empare… Après avoir ramolli la bonne ville de Champignac et causé quelques catastrophes, Fantasio et Spirou estiment qu'il est temps de ramener le Marsupilami dans son pays d'origine, la Palombie où il pourra s'ébattre dans sa forêt vierge à sa guise.

    Après beaucoup de péripéties, nos deux héros accompagnés de Spip et du Marsupilami arrivent en Palombie. le pays est dirigé d'une main de fer par un dictateur qui ne rêve que de guerres et de conquêtes, le général Zantas…

    Critique :

    Plus de quarante ans que je n'avais pas relu cette magnifique BD due au génie de Franquin qui est tout à la fois scénariste et dessinateur ! Ce n'est peut-être pas encore Alzheimer, mais je ne me souvenais plus du contenu de cet ouvrage. Je me rappelais juste que c'était un de mes Spirou et Fantasio préférés.

    Alors, plus de quarante ans plus tard, quel regard porter sur cette oeuvre ? L'intelligence du scénario où tout se tient du début jusqu'à la fin, la nécessité d'avoir des gags à chaque page, de terminer la dernière case de chaque planche par un dessin prometteur de bien du suspense, car il ne faut pas oublier qu'avant d'être publiée en album, la BD était publiée à raison de deux pages chaque semaine dans le « Journal de Spirou », toutes ces contraintes pour Franquin (et les auteurs de son époque) ont donné naissance à quelques chefs-d'oeuvre qui ont permis à la bande dessinée de devenir le neuvième art.

    J'ai retrouvé avec plaisir la gestuelle du dictateur. Franquin s'était inspiré de Charlot dans le film « le Dictateur » pour illustrer les discours de Zantafio. Et Charlie Chaplin, lui-même, avait trouvé son modèle en la personne d'Adolf Hitler…

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 20:04:35
    Le petit Spirou présente... - Tome 3 - Ma prof de calcul

    Le petit Spirou est amoureux ! Amoureux de Suzette ? Ben non ! Elle est amoureuse d'un vieux ! Un cosmonaute ! Elle l'épousera quand elle sera grande.

    De qui, alors ? Ben de Mademoiselle Chiffre, tiens ! Sa prof de calcul et de plein d'autres choses. Pour la séduire, Spirou (le petit) va devenir un as en calcul. Les autres garçons jaloux de son succès ne vont pas tarder à copier son attitude ! Bande de tricheurs !

    Malheureusement, Mademoiselle Chiffre est amoureuse de Melchiorichou, celui qui est musclé comme une lasagne ! Et dire qu'il préfère les crèmes glacées et le scrabble aux poutous de Mademoiselle Chiffre ! le monde est injuste !

    Critique :

    Faut-il encore présenter le petit Spirou, cet être gentil mais facétieux qui rêve du grand amour, de l'impossible amour avec sa prof ?

    Cette BD est parfaite pour qui a envie de rire de bon coeur et qui a gardé un coeur d'enfant. Je suis toujours surpris de constater que je me marre bien plus que mes élèves à la lecture de cette BD, mais c'est peut-être parce que mes pioupious de dix, onze ans, ne comprennent pas forcément toutes les allusions. Néanmoins, ils lisent les histoires du petit Spirou avec plaisir et s'amusent beaucoup, notamment à cause des dessins. Les couleurs sont belles et pleines de vie.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:59:03
    Les foot-maniacs - Tome 5 - Tome 5

    Le FC Palajoy est un club exceptionnellement… médiocre !
    Quelques commentaires dans la presse : « Et comme chaque week-end, nouvelle défaite du F.C. Palajoy, l'équipe qui fait rire ! »
    « Match au niveau de l'équipe… C'est-à-dire nul ! »
    « C'est une honte qu'on abîme l'herbe d'un stade tous les samedis pour y faire une parodie de foot ! »
    Bon, d'accord ! Ce n'est pas demain que le F.C. Palajoy remportera un match, mais il en faut bien plus pour démoraliser Marcel Dubut, supporter qui ne vit QUE pour son club ! Marcel et l'entraîneur ont une méthode infaillible pour repérer les meilleurs joueurs. Une méthode unique basée sur l'observation des plus grands footballeurs : plus leur femme ou leur copine est jolie… Je vous laisse deviner la suite… Il fait trop chaud pour que mes quelques microgrammes de matière grise se consument pour vous narrer l'inénarrable !

    Critique :

    Les dessins d'Olivier Saive font honneur à la BD francobelge. Ils sont vivants et drôles. Les scénarios se moquent gentiment de cet univers tout en donnant l'impression que les auteurs ne sont pas loin de la vérité et qu'ils se sont mués en sociologues des stades.
    Vous n'aimez pas le foot ? Lisez « Les Foot Maniacs » ! Après cela, vous n'aimerez peut-être toujours pas ce sport, mais vous aurez passé un agréable moment de détente.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:16:02
    L'agent 212 - Tome 28 - Effet monstre

    Dans cet album, le pauvre Agent 212 sera à plusieurs reprises confronté à un monstre… Sa belle-mère ! (Les hommes me comprendront, les belles-mères me maudiront, me haïront, me harcèleront, m'écrabouilleront, ainsi va la vie, mais je me dois d'être objectif, la vérité, aussi cruelle soit-elle, doit se présenter au grand jour sans fards, nue dans sa splendeur… Enfin, pour la splendeur, on repassera…)

    Les mésaventures du policier le plus drôle de la BD ne se limiteront pas à ses confrontations avec le mons… avec sa belle-mère ! Doté d'un certain crétinisme, voire d'un crétinisme certain, le policier le moins doué de sa génération, commettra une fois encore des bêtises dignes de figurer dans une anthologie, si pas dans le livre des records.

    Les dessins de Daniel Kox sont parmi les plus hilarants de la BD classique franco-belge et Raoul Cauvin l'un des meilleurs scénaristes pour créer des gags à profusion. La mise en couleurs est très aboutie grâce à « Laurent »… « Laurent » qui ? L'album ne le précise pas.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:14:35
    L'Élève Ducobu - Tome 10 - Miss Dix sur Dix

    Ducobu va-t-il enfin succomber aux avances de Mademoiselle Léonie Gratin ?

    L'amour de Léonie la poussera-t-il à céder ses réponses aux questions les plus ardues au sieur Ducobu, le cancre le plus célèbre que les instituteurs du monde entier envient à monsieur Gustave Latouche ?

    Monsieur Latouche va-t-il enfin trouver les mots qui feront écho à l'amour que lui porte mademoiselle Götebjörk ?

    Autant de questions que se posent les cancres de Tokyo à Paris, de Québec à Prétoria, de Londres à Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit (le nom en thaïlandais de Bangkok, comme vous le savez tous)…

    Critique :

    Rien de tel pour l'instituteur que je suis que de s'offrir un peu de détente pour oublier les affres d'une année scolaire que de lire un bon Ducobu !
    Godi et Zidrou, docteurs en cancrologie appliquée, nous émerveillent album après album avec les inénarrables aventures de ces spécimens de l'enseignement que sont, honneur aux demoiselles, Léonie Gratin, première de classe inamovible, et ces messieurs remarquables chacun dans leur rôle : monsieur Gustave Latouche, instituteur 24h/24, 365 jours par an, et Ducobu, génie créatif, jamais à court d'idées pour s'approprier le dur labeur de la petite Léonie.

    Cependant, au terme de cette lecture, je n'ai pas trouvé de réponse à une question existentielle qui me hante depuis l'apparition de ce personnage en 1992 dans le journal Tremplin des éditions Averbode : quel est le prénom de l'élève Ducobu ???

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:12:40
    Le caravage - Tome 1 - Première partie - La palette et l'épée

    Quelle vie que celle du Caravage ! Avant de lire cette bande dessinée qui est une biographie aussi fidèle que possible de la vie du Caravage, je ne me doutais pas à quel point elle avait été mouvementée !

    La BD commence au moment de son arrivée à Rome. Arrivée très mouvementée, probablement fort différente de la réalité. Il est possible que Milo Manara se soit octroyé quelques libertés vu qu'à l'époque ils ne disposaient ni de Facebook, ni d'Instagram ou autres réseaux sociaux pour les suivre dans leurs moindres faits et gestes. Oui, je sais, cela peut paraître incroyable à certains que l'humanité ait pu vivre sans Internet !

    Manara nous fait découvrir les difficiles conditions de vie à cette époque. Il s'attarde en particulier sur le sort très peu enviable des prostituées (mais sont-elles mieux traitées aujourd'hui) … Pour l'anecdote, sachez que le très Saint Père Pie V, le pape quoi, ordonna en 1569 que ces pauvres femmes soient parquées dans une sorte de ghetto, l'Ortaccio, muré et fermé par deux portes la nuit. Gare à elles si elles se faisaient prendre dehors, la nuit, sans arborer un châle rouge. Un terrible sévisse les attendait à la prison. Et tiens, comme c'est surprenant, il y avait déjà des souteneurs pour s'approprier les gains de ces dames… Et pour les passer à tabac, parfois juste pour le plaisir.

    Mais que mes propos ne vous induisent pas en erreur ! Ce livre nous fait avant tout découvrir l'oeuvre du Caravage avec des toiles fort bien rendues dans la bande dessinée. D'ailleurs le dessin est au top ! Tout comme le scénario ! Evidemment, il y en a qui regretteront la mise en couleurs qui use beaucoup des ocres, des gris bleutés et de toutes les variétés de bruns, alors qu'ils auraient aimé sans doute voir des couleurs plus variées, plus vives et plus guillerettes. Moi, j'apprécie le choix de l'artiste car beaucoup de scènes se déroulent le soir ou la nuit, et comme les lampes LED n'étaient pas très répandues à l'époque, les couleurs sont plutôt sombres. En plus, elles contribuent à cette atmosphère lourde, pesante car on étripait facilement les gens que ce soit pour des motifs religieux (on était vite hérétique) ou pour des raisons liées à la criminalité ou supposée telle.

    Il va falloir que je me procure le second volume…

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:08:53
    Gaston - Tome 9 - Le cas Lagaffe

    Que serait le monde aujourd'hui si Gaston Lagaffe n'avait pas existé ? Grâce à lui, combien de vocations d'inventeurs ne sont-elles pas nées ?

    Toujours de bonne humeur, Gaston veille sur la santé et le bien-être des animaux qu'ils soient domestiques (chats) ou sauvages (mouettes).

    Hélas, ce grand génie était souvent, comme la plupart des grands créateurs, complètement incompris par la plupart des humains de son entourage, aux notables exceptions de ‘moiselle Jeanne, Bertrand Labévue, Jules-de-chez-Smith-en-face.

    Poursuivi par la tyrannie policière d'un brigadier-chef, Joseph Longtarin, Gaston peine à avancer dans la vie (il faut dire que son vieux tacot n'est pas des plus rapides, lui non plus d'ailleurs, nous y reviendrons).

    Bien avant que ce ne soit d'actualité, Gaston, en grand précurseur qu'il était, prônait les économies d'énergie, la sienne en particulier ! Toujours en recherche d'un endroit pour roupiller, quand il n'en trouvait pas, il effectuait ses déplacements et son travail en « slow motion » (ralenti, pour nos amis anglophobes anti-brexiteurs post Boris Johnsonniens).

    Critique :

    Quelle jouissance (non ! non ! rien de sexuel !) de retrouver ce bon Gaston Lagaffe qui me fit me poiler dans ma tendre jeunesse grâce aux talents de dessinateur de l'incroyable Franquin qui conférait un dynamisme fou, à l'exception notable de Gaston et de ses copains, à ses personnages !
    Des décennies plus tard, ces gags me font toujours autant marrer. Mais les enfants d'aujourd'hui seraient-ils encore autant amusés par les gaffes de Gaston ?

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:07:08
    Les tuniques Bleues - Tome 39 - Puppet blues

    Mais c'est qu'il n'est pas content le général Cochran ! La guerre contre le sud bat son plein et il faut toujours plus d'hommes pour alimenter le rayon boucherie de la Guerre de Sécession.

    Comme le Service Cinématographique aux Armées n'existe pas encore, il faut se contenter de ce qu'on a. Et de quelle technologie dispose-t-on dans les années 1860 ? Hé bien, d'une invention révolutionnaire, la PHOTOGRAPHIE ! Par ce biais, le « brave » général envisage de motiver des hommes à s'engager dans l'armée nordiste. Seulement, voilà… Les photos prises par Gardner, Brady et Sutton ne répondent pas aux attentes de notre « intrépide » général ! C'est quoi ces cadavres de soldats yankees, ces regards ternes, ces tenues dépenaillées ? Est-ce ainsi que l'on va susciter des vocations ? C'est cela qui va motiver des jeunes à s'engager sous les drapeaux nordistes ? Non ! Non ! Et non ! Sutton se voit réprimandé pour ces clichés : il faut de l'héroïsme, du mouvement… du mouvement ? Avec le temps de pose alors nécessaire pour qu'une photographie soit prise ? Techniquement impossible ! Alors, la technique, on va un petit peu l'aider… Mais c'est sans compter sur le caporal Blutch…

    Critique :

    Je renoue avec les héros de ma jeunesse (plus on vieillit, plus on retombe en enfance).
    Raoul Cauvin, le scénariste, met ici en évidence, la nécessité pour tout belligérant d'utiliser la propagande pour vanter ses exploits, donner l'image la plus pitoyable possible de l'ennemi et susciter des vocations afin de recruter de la viande fraîche, de futurs héros, bientôt réduits à l'état de zéros, une fois écrabouillés par la machine de guerre.

    La propagande ! Voilà une idée originale et pour le moins inattendue dans une BD des Tuniques Bleues. Malheureusement, il y a un côté répétitif qui atténue le plaisir de lecture même si les dessins de Willy Lambil sont toujours aussi expressifs et drôles.

    Petite précision : les photographies prises durant la Guerre de Sécession n'ont rien à voir avec les mises en scène grotesques d'un Sutton dans cette BD. (Sutton est un personnage purement fictif.) Ces photographies montrent essentiellement des champs de bataille, des cadavres, des hommes aux regards vides, épuisés, sales… Beaucoup sont l'oeuvre de Gardner, cité dans la BD, qui travaillait pour le général George McClellan. Petite parenthèse : ce général fut le plus populaire de tous les généraux yankees car il était celui qui se souciait le plus d'épargner la vie de ses hommes et il veillait à améliorer leurs conditions de vie. Malheureusement, il était un peu timoré sur le champ de bataille, hésitant à engager toutes ses troupes et ne connut pas de véritables succès militaires, malgré ses talents de logisticien.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:05:07
    Brian Bones, détective privé - Tome 1 - Roadmaster

    Brian Bones, surnommé « Nonosse » par les crétins, est expert-enquêteur auprès d'une société d'assurance automobile, la MAAC.

    Bergson, son boss, en a marre de rembourser pour de sérieux dégâts qui concernent tant la voiture que le conductreur. Dans un tournant, même pas méchant, les voitures sortent de route et finissent contre un rocher dans le fossé. Brian s'en va voir sur place s'il y a une explication à cette étrange loi des séries… 4 accidents 4 Buick Roadmaster…


    Critique :

    Le surnaturel dans les histoires de détectives, est-ce une bonne idée ? Moi, cela ne m'emballe pas trop… Même si un indien, mi-garagiste, mi-shaman, traîne dans le coin. Si j'ai bien un reproche à adresser à l'auteur, Rodolphe (Daniel Jacquette est la suite de son nom), un Français, c'est ce mélange de deux genres qui pour moi ne sont pas très compatibles… J'aime la crédibilité dans une histoire de détectives, alors quand un auteur s'en éloigne, mon sang se fige et l'histoire perd de son intérêt…

    Heureusement, une BD, c'est aussi le dessin (et c'est indispensable, aurait dit La Palisse s'il avait connu ce genre, mais à l'époque de François Ier, ce type de littérature était tellement mineur qu'on n'en a aucune trace) ! Et là, je déguste cette bande dessinée, typiquement franco-belge, grâce à la ligne claire de Georges van Linthout. Ce Belge parvient à reproduire de magistrale façon les lignes des grosses américaines (je parle des Buick et autres engins motorisés, je ne veux pas me ramasser un procès parce que j'aurais offusqué une quelconque ligue de femmes made in USA). Les décors ont l'air d'être tout ce qu'il y a de plus amerloques, du moins pour l'Européen que je suis et qui n'y a jamais mis les pieds. J'apprécie les couleurs qui contribuent à rendre les atmosphères des différentes scènes. Georges van Linthout a retrouvé les formes et les couleurs des véhicules des années cinquante, et c'est un régal pour les yeux de ceux qui s'en souviennent.

    Il n'aurait pas fallu grand-chose dans le scénario pour en faire un vrai polar tout à fait crédible…

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:02:00
    Brian Bones, détective privé - Tome 2 - Eldorado

    Paru dans le « California Stars » :

    « Aujourd'hui, le cinéma est en deuil. C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de la célèbre actrice Carol Goddard survenu lors d'une sortie de route de la magnifique Cadillac Eldorado conduite par son mari, le producteur Claude Goddard.
    Plus connue sous son nom d'actrice, Carol Goddard, n'est autre que Carol Lorraine.

    L'accident s'est produit peu après la station-service de Beppo. Monsieur Goddard était au volant lorsque le véhicule a échappé à son contrôle et est allé se fracasser, côté passager, contre un muret. Carol Lorraine a été projetée contre le parebrise et a été tuée sur le coup. Sous le choc, la portière côté conducteur s'est ouverte et monsieur Goddard a été expulsé à quelques mètres du véhicule. Miraculeusement, il s'en sort avec quelques bosses et hématomes. Un appel téléphonique a prévenu les secours qui, hélas, n'ont rien pu faire pour madame Goddard mais se sont diligemment occupés de monsieur qui était inconscient. Au nom de nos lecteurs et de notre rédaction, nous lui présentons nos plus sincères condoléances pour cette inestimable perte. »

    « Los Angeles Investigator » :
    « Il semblerait que tout ne soit pas clair dans la sortie de route mortelle qui a vu la disparition de madame Carol Goddard. En effet, de source bien informée, nous apprenons que pas moins de deux experts mènent l'enquête pour déterminer les circonstances réelles de l'accident…
    Il ne nous appartient pas de nous lancer dans des suppositions gratuites quant à ce tragique événement, cependant, n'est-ce pas troublant d'apprendre que la MAAC a chargé son enquêteur, Brian « Nonosse » Bones, d'investiguer ? Rappelons que c'est lui qui, il y a peu, a permis d'élucide ces accidents avec des Buick Roadmaster qui avaient, notamment, coûté la vie à Billie May ! LA Billie May qui semblait destinée à un destin d'actrice majeure et dont le talent et la beauté étaient loués par tous ceux qui l'ont approchée, ou tout simplement contemplée à l'écran.
    Une autre source nous apprend que monsieur Bones est appuyé dans ses investigations par monsieur Joe Norton, enquêteur pour la banque Brood. Cette banque s'est lancée dans l'assurance-vie. Pourquoi y aurait-il de telles investigations si n'est parce qu'une grosse assurance aurait été contractée auprès de l'organisme financier ?
    Chers lecteurs, vous savez que vous pouvez compter sur votre journal favori, le Los Angeles Investigator, pour vous tenir informés des développements futurs de cette curieuse affaire… »

    Critique :

    Petite piqûre de rappel « Roadmaster » et « Eldorado » sont deux bandes dessinées de la série Brian Bones publiées chez Paquet dans une collection appelée « Calandre »… qui fait la part belle aux voitures…

    Georges van Linthout a parfaitement assimilé l'art de donner vie à ces véhicules des années 50' et 60' dans un dessin très ligne claire qui distingua pendant de nombreuses années l'école franco-belge de la BD lui conférant d'indéniables lettres de noblesse. Grâce à des artistes comme Georges, ce style renaît d'une bien belle façon.

    Cette fois-ci, Rodolphe nous concocte un véritable polar sans spiritisme à la clef, et je lui en suis gré. L'histoire connaît beaucoup de rebondissements tout en nous faisant découvrir le monde du cinéma puisqu'Hollywood est à deux pas.

    Les couleurs ont été confiées à Stibane, Luc van Linthout de son vrai nom, le frère de Georges van Linthout, le dessinateur de Brian Bones. J'aime beaucoup son travail qui met bien en évidence les voitures, les décors et les personnages.

    Je sais que d'aucuns n'apprécient pas que la bande dessinée s'empare du polar. Ils estiment que les histoires ne sont pas assez développées vu le nombre limité de planches. Pour ma part, lorsque le scénario est rondement mené, cela ne me gêne nullement de voir du policier ainsi traité. de fastidieuses descriptions peuvent ainsi disparaître au profit de coups de crayons bien ajustés qui suffisent à créer une ambiance. « Eldorado » en est un bel exemple.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 19:00:47
    Eagle, l'aigle à deux têtes - Tome 1 - Un destin dans l'orage

    Seamus O' Brady fait partie de l'escadrille Lafayette en 1917. Suite à des ennuis mécaniques, il se plante avec son avion. Un pilote allemand en profite pour le mitrailler alors qu'il est sans défense. Touché par de nombreuses balles, il survit miraculeusement, mais ses deux jambes brisées vont non seulement l'empêcher de voler, mais aussi, probablement l'empêcher de marcher normalement un jour. Il rentre à Boston le 23 décembre 1917 où l'attendent sa femme et son fils, James. C'est un homme aigri qui ne va faire de cadeau à personne. Seule compte son ascension sociale et l'accroissement de la richesse familiale. La crise de 1929 va sérieusement contribuer à l'engraisser car il se montre sans pitié envers les faibles. Petit à petit, il se met à admirer les nazis…

    Contrairement à son cousin, Joe, qui ne pense qu'à s'amuser, James, le fils de Seamus, est le garçon sérieux de la famille. Il brille dans les études et dans les sports. Il passe deux années à Berlin où il se lie à Erika, la fille d'un professeur, fière nazie. Choqué par la lâche agression de deux policiers sur un enfant juif, James intervient et flanque une belle ratatouille aux deux cerbères. C'est le début des ennuis…

    Critique :

    Cette série repose sur l'idée d'un bouleversement dans la vie de deux hommes, deux pilotes, qui au cours d'un orage se retrouvent intervertis dans le corps l'un de l'autre.

    Autre particularité, chacun des pilotes bénéficie d'un scénariste et d'un dessinateur différent. Etrange pour des histoires complémentaires ! J'aime beaucoup les dessins et les couleurs de Julien Camp. Ses avions sont particulièrement réussis. le scénario de Wallace, qui fait démarrer l'histoire en 1917 est un petit rappel des grands événements entre 1917 et 1942.
    Je regrette le changement de dessinateur vu que le style Damien Andrieu n'a rien de similaire.

    J'ai lu beaucoup d'âneries à propos de cette BD. Non, le dessinateur ne s'est pas trompé dans les couleurs des uniformes des fantassins français qui tirent vers le kaki au lieu du bleu horizon… Ce sont des troupes coloniales françaises, probablement des Marocains ! Jetez un oeil à https://www.guerre1914-1918.fr/category/uniformes-1914-1918/page/5/

    Autre critique, le svastika sur un avion de l'escadrille Lafayette ! Normal ! Rien à voir avec les nazis ! http://fandavion.free.fr/lafayette.htm
    Raoul Lufbery, as américano-français ou franco-américain, comme vous préférez, l'a affichée en grand sur l'un de ses avions : http://www.as14-18.net/Lufbery
    Bref ! C'est pour moi de l'excellent boulot !

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:58:41
    Adler, l'aigle à deux têtes - Tome 1 - Le Choix du mensonge

    L'histoire commence en 1917 à Munich. Hans Raeder est au chevet de son frère gravement malade et lui narre les exploits aériens de leur père… Tout est faux ! Werner Raeder était un simple fantassin, mort dans une tranchée, tué lors d'un mitraillage effectué par un avion. Hans va construire sa vie autour de ce mensonge.

    Le docteur Wisberg, un juif, trouve le moyen de faire gagner un peu d'argent à Hans en lui confiant l'entretien de son jardin. Hans tombe amoureux de la belle épouse du docteur…

    Critique :

    L'histoire démarre dès la prime enfance de Hans Raeder et nous fait vivre, en quelques tableaux, l'évolution en Allemagne avec l'antisémitisme et la montée du nazisme, le tout dans un contexte d'extrême pauvreté. La mère de Hans va faire tout ce qu'elle peut pour son fils tout en détestant sa manie de façonner un destin d'as aviateur à son père. Notre personnage ne manquera pas de se comporter de façon ignoble et fera tout pour que ses rêves de pilote s'accomplissent…

    Si le scénario de Patrice Buendia est intéressant, je n'ai pas été particulièrement touché par la grâce des dessins de Damien Andrieu qui ne me semblent pas assez aboutis et dont les personnages ne sont pas assez différenciés.

    Cette BD est indissociable de Eagle : L'Aigle à deux Têtes tome 1 : Un destin dans l'orage.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:57:04
    Empire (Pécau/Kordey) - Tome 1 - Le Général fantôme

    Voilà une bande dessinée qui commence par la 4e de couverture ! Si vous voulez comprendre où vous mettez les pieds, commencez par la lire car dès la première planche, vous êtes plongé dans une action qui risque de vous décontenancer…

    Le contexte :

    1799, après la prise de Saint-Jean-d'Acre, les Français flanquent une rouste à l'Empire ottoman qui tombe entre les mains de Bonaparte, mais comme l'ogre est insatiable, il dévore aussi les Indes anglaises (il n'y a pas de petits plaisirs) …

    Nos deux héros :

    Saint-Elme, fringant officier de cavalerie, né en Inde, enfant-loup, aventurier, tête-brûlée…
    Charles Nodier : (alors, dans le désordre) espion, poète, savant, hurluberlu, amateur de phénomènes paranormaux…

    C'est en Afghanistan que nos deux héros vont faire connaissance. Alors que les hommes de Saint-Elme sont dans une situation désespérée face à des Afghans déchaînés, arrive la cavalerie, en l'occurrence des chars mus par la vapeur, l'artillerie automobile du XIIIe cuirassé. L'état-major envoie Charles Nodier pour qu'il accomplisse une mission spéciale avec Saint-Elme. Les deux hommes vont être transportés par le célèbre corsaire Robert Surcouf jusqu'à Bombay, ville détenue par les Français. Au passage, notez que la fameuse machine à crypter des nazis, Enigma, est déjà en service dans l'armée française, elle se nomme le « piano à écrire Enigma » et que les dirigeables n'ont plus aucun secret pour les Français…

    Critique :

    Deux siècles plus tard, les Français n'ont toujours pas digéré la défaite napoléonienne de Waterloo, alors ils se rattrapent comme ils peuvent ! Rien de tel qu'une uchronie pour se libérer du joug de la défaite… (Il m'arrive encore de rencontrer sur le champ de bataille de Waterloo des Français qui expliquent à leurs enfants ou petits-enfants que Waterloo fut la plus grande victoire de Napoléon… Heu… Ils ont dû beaucoup sécher les cours d'histoire, ces braves gens, non ?)

    Le scénario de Jean-Pierre Pécau est très plaisant si vous êtes amateur d'uchronies. Il y a une grande richesse de « découvertes technologiques » rendant le contexte crédible, le tout saupoudré d'humour.
    Petit bémol quant aux dessins d'Igor Kordey, si comme moi vous n'êtes pas spécialement amateur de « comics » … On est loin de la BD franco-belge… Igor Kordey, Croate, a beaucoup travaillé pour les comics américains, domaine dans lequel son travail a été largement apprécié. Comme je ne suis pas fan, je fais contre mauvaise fortune bon coeur tout en me disant que j'aurais apprécié un autre style de dessin pour une BD « liée » à l'histoire de France, fût-elle uchronique !

    Ne reculant devant aucun sacrifice, les auteurs glissent dans l'ouvrage l'équivalent des « orgues de Staline », les lance-roquettes multiples, quoi ! Hé puis, la photographie est là elle aussi, appelée « dessin héliographique ». Mais le fin du fin, c'est le docteur Frankenstein, devenu suisse pour la circonstance et qui crée une intelligence artificielle. Non, décidément, les auteurs ne se refusent rien ! Ils voient grand ! … Pour notre plus grand plaisir ? A vous d'en juger ! Moi, j'entreprends de ce pas la lecture du deuxième album…

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:56:22
    Empire (Pécau/Kordey) - Tome 2 - Lady Shelley

    Amis Français, si vous êtes marins, passez votre chemin car, même dans les uchronies, la flotte française se retrouve plus souvent au fond des océans que naviguant fièrement, pavillon flottant au vent !

    C'est en effet par les débris de l'escadre française de Bombay que débute cet épisode ! Un seul survivant, mais pas n'importe lequel : Surcouf !

    Mais où donc sont passés nos deux fiers héros, Saint-Elme, le militaire et Charles Nodier, le civil, savant, vivante réincarnation de personnages qui connurent mille vies ? Ils sont chez les British, dans les Indes qu'ils possèdent encore, en mission spéciale. Bref ! Ils sont là en tant qu'espions, ayant pris l'identité de deux officiers britanniques faits prisonniers (voir tome 1). Après un voyage difficile, comptant une rencontre avec le Yéti, ils se retrouvent à contempler lady Mary Shelley, femme savante, féministe avant-gardiste progressiste qui, en plus de sa splendide nudité ne manque pas de leur réserver d'autres surprises…

    Critique :

    Commençons par être désagréables : je ne me fais absolument pas aux dessins de Kordey… Ce style « comics » me désole pour une telle BD qui mériterait un traitement bien plus soigné, comme on est capable de le faire dans nos bandes dessinées européennes… Voilà ! J'ai craché mon venin ! Je me sens mieux… Poursuivons !

    Nous sommes dans une uchronie qui ne se refuse rien. Comme d'habitude, certains trouveront cela excessif alors que d'autres entreront dans le jeu et apprécieront…

    Cette fois, nous allons découvrir les premiers cuirassés modernes avec des tourelles pivotant presque à 360 degrés et dotées de canons à très longue portée. « Les poissons avec une trainée argentée », vous avez une idée de ce que cela pourrait bien être ?

    Jean-Pierre Pécau, ne se refusant rien, met en scène lady Mary Shelley, personnage historique remarquable qui était une radicale (on pourrait dire qu'elle était à l'extrême-gauche sur le plan politique) une féministe également. Mais… Elle est surtout connue comme étant l'auteure de… « Frankenstein » ! Hé ! Oui ! Mesdames et Messieurs, le sieur Pécau engage du beau monde dans ses scénarii !

    J'ai omis d'écrire dans le 1er tome que Charles Nodier, l'un de nos deux héros, exista bel et bien. Il était écrivain et fut notamment l'auteur d'un pamphlet, « La Napoléone », pour lequel il se dénonça auprès du Premier Consul, ce qui lui valut 36 jours à l'ombre aux frais de l'Etat français. Il est considéré comme un des grands précurseurs des romantiques français. Victor Hugo, notamment, reconnut son incontestable influence. Académicien, il fut l'auteur d'une somme conséquente d'écrits parmi lesquels on trouve de ce qu'aujourd'hui on appellerait de la « fantasy ». Il mit, notamment, les vampires à l'honneur…

    Il est régulièrement fait allusion à lord George Gordon Byron, poète britannique ô combien célèbre, qui endosse le rôle de maître-espion depuis le premier tome, mais que l'on ne croise pas physiquement dans ces deux premiers épisodes… Pour mémoire, il fut le père de lady Ada Byron, connue pour avoir réalisé le premier programme informatique, lors de son travail sur un ancêtre de l'ordinateur : la machine analytique de Charles Babbage. Hé tiens, comme c'est étrange, dans cette histoire, il y a une …CENSURÉ…

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:55:18
    Empire (Pécau/Kordey) - Tome 3 - Opération Suzerain

    Le 3e opus d'Empire commence par un rêve qui se termine de bien humide façon dans les appartements de lady Mary Shelley, avant de se poursuivre à bord d'un dirigeable russe, manié par des cosaques, et où nos deux héros se retrouvent prisonniers…

    Critique :

    Vous ai-je dit que je n'appréciais pas spécialement le style « comics américains » d'Igor Kordey ? Comment ? Je me répète ? Ben, lui aussi ! Passons !

    Dans ce scénario, oeuvre de Jean-Pierre Pécau, comme les précédents, la technologie va encore nous surprendre avec des ballons captifs fort ingénieux… Et lourdement armés… Des « rockets », transformées ici en curieuses machines de course déjà rencontrées dans l'album 2 sous une autre forme… D'autres surprises attendent ceux qui se donneront la peine de lire « Empire, tome 3 : Opération Suzerain ».

    A ce propos… « Opération Suzerain », cela ne vous rappelle rien ? Je vous aide ? « Suzerain » en anglais devient « Overlord » ? Comment ? Vous ne voyez toujours pas ? Si je vous dis que cette opération est prévue pour le 6 juin 1816… Vous ne voyez toujours pas de quoi il pourrait s'agir ? Alors, je ne peux rien faire pour vous mettre sur la voie sans tout déflorer…

    Je n'ai malheureusement pas trouvé d'informations quant à "la sahiba noire", dont il est question dans cet épisode, une femme rusée et sans scrupules (on dirait un mec, quoi, mais avec des appâts féminins).

    L'armée française des Indes est menacée d'extinction, nos héros seront-ils en mesure d'empêcher la catastrophe ??? Une seule solution : plongez-vous dans la lecture de l'album !

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:54:20
    Empire (Pécau/Kordey) - Tome 4 - Le Sculpteur de chair

    Cinq longues années se sont écoulées depuis les dernières aventures de Saint-Elme et de Charles Nodier.
    1820, jubilé d'argent de l'empereur des Français. Cathédrale Sainte-Sophie à Constantinople.

    On annonce à l'empereur que l'ambassadeur Chateaubriand patiente depuis une heure. Lorsque l'empereur le reçoit, le vicomte sort un pistolet dans le but évident de raccourcir la présence sur Terre de Napoléon. L'attentat est évité de justesse grâce aux réflexes d'un mameluck de la garde, mais lorsque ceux-ci se saisissent du déplaisant personnage, ce dernier implose projetant ses entrailles et des morceaux de bifteck tout autour…
    C'était un « assassin mirage » venu de Russie… Là, l'empereur des Français, il n'est pas content content…

    Pendant ce temps, Saint-Elme tente d'infiltrer les troupes du khan des Safi en Afghanistan avec l'aide de son complice Baba, voleur patenté… Mais la situation tourne au vinaigre… Vont-ils s'en sortir ?

    Critique :

    J'aimerais d'abord faire mon numéro de singe savant ! Vous permettez ? L'auteur, dans la deuxième case de la première planche fait dire : « Après avoir conquis l'Egypte et l'Empire ottoman, Napoléon s'était fait sacrer empereur à Istanbul, redevenu pour l'occasion Constantinople. » Tsss ! Petit ignorant ! Constantinople n'est devenue officiellement Istanbul qu'en 1930 ! (28 mars 1930)

    Je n'aime toujours pas le style « comics sauce américaine » de Kordey même s'il nous livre une excellente planche page 20 du phare d'Alexandrie et du port. C'est du grand art. Idem pour la dernière planche avec le canal de Suez.

    Jean-Pierre Pécau continue ses délires de plus belle. Il transforme ce bon Honoré de Balzac en marchand, et accessoirement espion, venu en Egypte pour se remplir les poches car il rêve de repartir en France, les poches pleines, pour s'adonner à sa passion, l'écriture.
    1820, voitures ! Belles carrosseries dessinées par Kordey. Apparition aussi des hélixpterons ! Avez-vous deviné ? Sinon, je vous renvoie au bouquin où vous aurez encore le plaisir de découvrir moultes autres inventions.

    Petite phrase prononcée par Napoléon après l'attentat qui l'a loupé de peu : « Je veux que les coupables soient châtiés. Je les poursuivrai jusqu'au fond des chiottes, s'il le faut !! » Cela ne vous rappelle pas un personnage contemporain ? Comment ça, vous voulez un indice ? Je suis trop bon. Je cède : V. P. ! Toujours pas trouvé ?

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:53:48
    Empire (Pécau/Kordey) - Tome 4 - Le Sculpteur de chair

    Cinq longues années se sont écoulées depuis les dernières aventures de Saint-Elme et de Charles Nodier.
    1820, jubilé d'argent de l'empereur des Français. Cathédrale Sainte-Sophie à Constantinople.

    On annonce à l'empereur que l'ambassadeur Chateaubriand patiente depuis une heure. Lorsque l'empereur le reçoit, le vicomte sort un pistolet dans le but évident de raccourcir la présence sur Terre de Napoléon. L'attentat est évité de justesse grâce aux réflexes d'un mameluck de la garde, mais lorsque ceux-ci se saisissent du déplaisant personnage, ce dernier implose projetant ses entrailles et des morceaux de bifteck tout autour…
    C'était un « assassin mirage » venu de Russie… Là, l'empereur des Français, il n'est pas content content…

    Pendant ce temps, Saint-Elme tente d'infiltrer les troupes du khan des Safi en Afghanistan avec l'aide de son complice Baba, voleur patenté… Mais la situation tourne au vinaigre… Vont-ils s'en sortir ?

    Critique :

    J'aimerais d'abord faire mon numéro de singe savant ! Vous permettez ? L'auteur, dans la deuxième case de la première planche fait dire : « Après avoir conquis l'Egypte et l'Empire ottoman, Napoléon s'était fait sacrer empereur à Istanbul, redevenu pour l'occasion Constantinople. » Tsss ! Petit ignorant ! Constantinople n'est devenue officiellement Istanbul qu'en 1930 ! (28 mars 1930)

    Je n'aime toujours pas le style « comics sauce américaine » de Kordey même s'il nous livre une excellente planche page 20 du phare d'Alexandrie et du port. C'est du grand art. Idem pour la dernière planche avec le canal de Suez.

    Jean-Pierre Pécau continue ses délires de plus belle. Il transforme ce bon Honoré de Balzac en marchand, et accessoirement espion, venu en Egypte pour se remplir les poches car il rêve de repartir en France, les poches pleines, pour s'adonner à sa passion, l'écriture.
    1820, voitures ! Belles carrosseries dessinées par Kordey. Apparition aussi des hélixpterons ! Avez-vous deviné ? Sinon, je vous renvoie au bouquin où vous aurez encore le plaisir de découvrir moultes autres inventions.

    Petite phrase prononcée par Napoléon après l'attentat qui l'a loupé de peu : « Je veux que les coupables soient châtiés. Je les poursuivrai jusqu'au fond des chiottes, s'il le faut !! » Cela ne vous rappelle pas un personnage contemporain ? Comment ça, vous voulez un indice ? Je suis trop bon. Je cède : V. P. ! Toujours pas trouvé ?

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:49:53
    Zeppelin's War - Tome 1 - Les Raiders de la nuit

    Mi-novembre 1916.

    Alors que Raspoutine tente de convaincre l'impératrice russe de lui confier un dirigeable pour se rendre au Spitzberg où il prétend trouver une solution miraculeuse pour soigner le tzarevitch Alexis, une flotte de zeppelins se dirige pour bombarder Paris vers minuit. L'un des dirigeables est commandé par un certain Adolf Hitler. A son bord, un pilote de renom, Herman Göring. Il rêve d'en découdre avec l'as français Guynemer. Hé, oui, sous son ventre, chaque dirigeable allemand dispose de 5 avions « détachables » pour assurer sa protection.
    A mi-chemin entre le front et Paris, une dantesque bataille aérienne se livre entre Français et Allemands. Qui survivra verra…

    Critique :

    Les combats au sol stagnent. Les troupes s'enterrent. le moment est venu pour l'Allemagne de se livrer à une guerre totale grâce à ses zeppelins puisqu'à elle seule, elle en possède plus que tous les autres pays réunis.

    Les combats aériens sont reproduits avec un dynamisme tel qu'on a l'impression de voir les engins volants bouger. C'est là le point fort du dessinateur catalan Villagrasa. Les dessins des personnages par contre sont souvent à peine esquissés.

    Le scénariste, Richard D. Nolane, de son véritable nom Olivier Raynaud, écrit une histoire pleine de rebondissements, mais, comme à son habitude, ne peut s'empêcher d'y glisser de la magie, la technologie ne lui suffit pas. Il fait jouer à Raspoutine un rôle pour le moins inattendu. D'autres personnages historiques, en plus d'Adolf Hitler, d'Herman Göring et de Guynemer apparaissent également dans le récit. C'est ainsi que Rudolph Hess devient l'adjoint d'Hitler à bord de son zeppelin.

    Une excellente uchronie dans la droite ligne de Wunderwaffen, mais une guerre plus tôt.

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:48:21
    Zeppelin's War - Tome 2 - Mission Raspoutine

    Décembre 1916.

    Hitler et Göring sont convoqués par un général de brigade. Il leur demande de suivre un traitement médical destiné à supporter les grands froids comme ceux que l'on rencontre à très haute altitude. C'est valable pour tout l'équipage d'Hitler comme pour les pilotes de Göring. L'expérience menée sur des prisonniers russes a mal tourné pour ces derniers, mais Hitler, convaincu de la supériorité de la race aryenne ne doute pas un instant de la réussite du projet.

    Pendant ce temps, Raspoutine, qui travaille pour les Allemands et qui n'a qu'une envie, se faire exfiltrer, est invité chez le prince Youssoupoff…


    Critique :

    Par rapport au 1er épisode, il y a nettement moins de combats aériens et l'on s'attarde moins sur la finesse de détails des avions. Les personnages sont toujours taillés à la serpe.

    Malheureusement, le scénariste, Richard D. Nolane, cède à son vieux travers : il passe dans le monde magique et surnaturel. J'avais déjà cessé de suivre la série Wunderwaffen à cause de cela, alors que j'appréciais le côté uchronique de l'histoire avec la technologie de pointe permettant au IIIe Reich de résister aux alliés. Il nous refait le coup ici avec un Raspoutine increvable et tout puissant. Chiche qu'au Spitzberg, il va encore s'en passer de belles ?
    Entre temps, le pauvre Guynemer qui n'avait plus ni bras ni jambes se voit lui aussi transformé…

    Trop, c'est trop ! Pas sûr que j'achèterai le 3e tome des délires de Richard D. Nolane !

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:46:31
    Le pilote à l'Edelweiss - Tome 2 - Sidonie

    Novembre 1917.
    Sur le front, trois poilus veillent. Soudain, ils voient un homme ramper vers leur position. Prêts à tirer, ils s'aperçoivent que c'est un pilote français empêtré dans les fils de fers barbelés. le plus jeune, fraîchement arrivé au front, se rue hors de la tranchée pour tailler les barbelés et le secourir. le lieutenant Henri Castillac est sauf mais son sauveteur ne verra plus jamais le soleil se lever…


    Critique :

    C'est le deuxième tome d'une série de trois qui ravira à coup sûr les amateurs d'histoire et ceux que l'aviation passionne. La qualité des dessins et des couleurs de Romain Hugault est tout simplement fabuleuse. Rien que pour cela, il mérite la cote maximale…

    J'ai lu des critiques quant au scénario qui n'est pas assez ceci, pas assez cela… On ne peut pas plaire à tout le monde, mais les efforts faits par Yann pour coller à la réalité de l'époque méritent un coup de chapeau. Hé, oui, pas de science-fiction, ici ! Certains pourraient être surpris par le SPAD-canon. Celui-ci a pourtant bel et bien existé. « le SPAD XII fut très peu produit. Il possédait l'inconvénient d'être, pour les novices, très difficile à manier. de la fumée remplissait le cockpit après le tir et l'avion alourdi avait une tendance à piquer du nez. Cependant, aux mains d'as tels que Fonck et Guynemer, il obtient de nombreuses victoires. » : https://fr.wikipedia.org/wiki/SPAD_S.XII

    Je ne vais pas m'étendre quant au récit parce qu'en parler serait spoiler l'intrigue, car pour peu crédible qu'elle puisse paraître, nous sommes tout de même dans une construction romanesque, elle est située dans un contexte qui colle de très près à l'histoire. C'est ainsi que j'ai découvert, non sans surprise, qu'un pilote japonais, Kiyotake Shigeno, avait fait partie de la célèbre escadrille des cigognes ! Un article très complet sur ce pilote : http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Pilotes_Japon.htm

    Saigneurdeguerre Le 12/01/2020 à 18:45:06
    Typhoon - Tome 1 - Tome 1/2

    Janvier 1943

    Au siège de la Gestapo de Bruxelles, les Nazis sont perplexes…
    Après le mitraillage de leur siège par un avion Typhoon de la RAF, avenue Louise à Bruxelles, parmi les cadavres se trouve un officier dont les Allemands ignorent tout car tous les papiers qu'il a sur lui sont faux…


    Critique :


    Typhoon, histoire en deux tomes, avec énormément de flashbacks, est une version romancée de l' « exploit » accompli par l'aviateur belge Jean de Selys Longchamps.

    Concernant la bande dessinée à proprement parler, je sors la grosse artillerie : je n'ai pas été entièrement convaincu ni par la qualité du dessin des personnages ni par la mise en couleurs. Quant au scénario, il a fallu à l'auteur, Christophe Gibelin, se lancer dans une romance teintée de rivalité et d'amitié entre deux frères, l'un s'occupant de résistance en Belgique occupée, l'autre devenant pilote de chasse dans la RAF… Il s'est inspiré d'une authentique histoire « belge », celle du baron Jean de Selys Longchamps. J'aurais, et de loin, préféré qu'il s'en tienne au récit authentique de ce personnage au lieu de trop divaguer car il y a suffisamment de farine au moulin de l'histoire de Jean de Selys Longchamps pour en faire un scénario authentique.

    (Suite et fin dans la critique de Typhoon 2.)