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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 50982 avis postés dans la bedetheque
    fumejac Le 20/05/2020 à 08:43:23
    Conquêtes - Tome 5 - Enorus

    quel manque cruel d'inspiration tome après tome... franchement, je me suis forcé d'acheter les tomes 4 et 5
    c'est clairement des one-shots sur commande, insipide et fade !!!

    kurdy1207 Le 20/05/2020 à 08:17:25
    Bob Morane 11 (La collection - Altaya) - Tome 30 - La guerre des baleines

    Bob el Bill doivent effectuer un reportage en Australie, aux terres de la déception, pour un magazine. Mais une personne voit ce reportage d’un mauvais œil et va faire plusieurs tentatives pour empêcher Morane et Ballantine de rejoindre ces terres par bateau. Ne pouvant faire autrement ils louent un avion.

    Le reportage doit raconter comment aujourd’hui il est possible d'utiliser des dauphins pour garder des baleines tels des chiens de berger pour les guider et les protéger. Ces baleines, ainsi sauvegarder et devant se multiplier, doivent servir de garde-manger à l’humanité.

    Je n’irai pas plus loin dans cette histoire tellement aujourd’hui elle parait extravagante. Nous allons même taire la suite car les écolos pourraient faire interdire le livre. Je plaisante, mais on voit bien que ce scénario invraisemblable est extrêmement daté et s'il part d’un bon sentiment, il frise le ridicule.

    kurdy1207 Le 19/05/2020 à 17:24:20
    Auguria - Tome 1 - Ecce Signum

    La guerre fait rage depuis la disparition de Neron. Titus, fils du général Flavius Vespasien proclamé empereur par ses troupes, poursuit un siège qui dure contre Jérusalem. Mais le plus important est de contrer Vitellius, lui aussi proclamé empereur par les troupes du Rhin.

    Titus décide d’envoyer Claudius Batus en Germanie pour rencontrer le Général Civilis, ami de son père, afin de faire naître la rébellion des Bataves contre les armées de Vitellius.

    Un bon album historique moyennement porté par le dessin qui souffre de la comparaison avec des séries comme « Les aigles de Rome » ou bien encore « Murena ». On sent que l’auteur maîtrise son histoire mais emportée par elle, il fait porter à ses personnages des textes parfois bien trop longs qui empêchent l’action d’être rythmée.

    Il reste une histoire très intéressante avec une fin qui nous montre l’intelligence de Flavius Vespasien offrant une porte de sortie à son ami Civilis qui croyait peut-être en une issue plus glorieuse pour les Bataves.

    kurdy1207 Le 19/05/2020 à 09:46:48
    Bob Morane 11 (La collection - Altaya) - Tome 29 - Une rose pour l'Ombre Jaune

    Tout commence en l’an 1317 après JC en Avignon quand le chevalier Yoland de Motalde fait sa cour à Isabeau de Rocamadour. Espièglement, Isabeau va demander à Yoland de lui trouver une rose qui ne fane jamais condition sine qua non à un éventuel mariage. Celui-ci va prendre la demande au pied de la lettre et va se rendre chez un sorcier très réputé, que l’on dit fils de Belzébuth lui-même, Zan-Hédrin. Ce personnage n’est ni plus ni moins qu’une personne venant du futur.

    En consultant son « ordinateur », le sorcier va s’apercevoir qu’une telle rose existe en 3323 après JC et va propulser Yoland à cette époque pour qu’il récupère la fleur, ce qu’il va faire pour la ramener au XIVème siècle. Seulement, celle-ci appartient à Ming, l’ombre jaune, et la vapeur rose que diffuse la fleur donne force et énergie. Il va donc partir lui aussi dans le passé afin de la récupérer.

    Pendant ce temps, la patrouille du temps qui se tient au courant de tous les voyages temporels va demander à Bob et Bill, voyageurs extraordinaires n° 1 et 2, de rejoindre en 1317, la journaliste Sophia, voyageur extraordinaire n° 3, déjà sur place, afin de remettre les choses dans « l’ordre du temps ».

    Le scénario de cette histoire est extrêmement bien ficelé et intéressant. Un récit d’aventure spatio-temporel comme je les aime. Le seul petit point noir concerne le nom d’Isabeau qui tantôt se fait appeler Isabeau de Rocamadour tantôt Isabeau de Rocadour.

    bd.otaku Le 18/05/2020 à 21:54:55
    Pucelle - Tome 1 - Débutante

    Enfance

    Cet album est le deuxième volet (prévu en deux tomes) de ce qui sera un triptyque autobiographique : après « Cruelle »(paru en 2016) et avant « Jumelle » voici donc « Pucelle ». ce vocable est choisi pour le rythme et la rime certes, mais aussi pour l’évocation d’un langage désuet dans lequel il désigne ( sans moquerie) « une jeune fille vierge et pure » et parce que Jeanne d’Arc qu’on surnomme « la Pucelle » représente une « mythologie » (au sens de Barthes) dans certains milieux catholiques et conservateurs qui la célèbrent le premier mai. Or, c’est à ce genre de milieu qu’appartient apparemment l’héroïne Florence qui fréquente d’abord les riches expatriés de Buenos-Aires, puis les institutions catholiques sélect de province ou de Guadeloupe. Pucelle, c’est elle : une petite fille innocente, une « débutante » (sous-titre de ce volume) qui n’a pas encore fait son entrée dans le monde.

    Ce roman graphique rappelle par l’emploi d’une bichromie de gris et de rouge et par son sujet la série des « petit Christian » de Blutch qui racontait l’enfance de ce dernier en Alsace un peu isolée et dotée d’amis imaginaires issus de la bd, du cinéma et des dessins animés ainsi que ses premières amours dans des saynètes nostalgiques. L’autrice adulte déclare d’ailleurs en récitatif « ma vie était essentiellement constituée d’une suite de scènes adorables empreintes d’un charme naïf » (p.13) Ici, Florence évolue dans plusieurs paradis : celui de Buenos Aires d’abord, puis Nagot en Champagne et enfin la Guadeloupe. A chaque fois , elle leur dédie des pleines pages. La fillette aime la plage, les bois et la nature sous toutes ses formes. Elle présente ces lieux de l’enfance comme « un eden forestier » (p.43) et de façon hyperbolique qui rappelle parfois les dépliants touristiques avec une multiplication de cases pour tenter d’en cerner toutes les beautés. Ces lieux sont pour elle source d‘harmonie et de bonheur. Elle est une reine en son royaume et les pages qui les évoquent sont plutôt classiques, dans des teintes harmonieuses où prédomine le rose et le gris pâles délavés et légers et l’équilibre de la composition. Cette nostalgie n’est pas sans rappeler « les grands espaces » de Catherine Meurisse. Florence est aussi heureuse de la complicité qui la lie à sa sœur Bénédicte, son alter ego, sa jumelle. A elles deux elles semblent avoir recrée le mythe de l’androgyne : Béné est sa moitié, elles vivent entre elles dans une sorte de félicité.

    Ce que savait Florence

    Pourtant ce bonheur est troublé dès la scène d’ouverture qui est une prolepse par rapport au reste du récit qui suit l’ordre chronologique. L’harmonie et la complicité qui règnent apparemment dans la sphère familiale sont mises à mal par l’incompréhension de l’héroïne : elle rit pour faire comme les autres mais ne saisit pas les sous-entendus ; de plus , une telle anecdote sur une nuit de noces racontée par une mère très prude au demeurant, est finalement surprenante voire inconvenante racontée devant ce public d’enfants. Ainsi d’emblée, Florence Dupré Latour met en avant le double langage qui règne dans la société et le décalage existant entre l’héroïne et les adultes : la petite fille n’a pas les codes pour comprendre. De la même façon qu’à la fin du XIXe siècle Henry James jetait un regard caustique sur la société anglaise à la fois puritaine et décadente et en dénonçait toute l’hypocrisie en adoptant le regard « candide » de sa petite héroïne qui voyait sans comprendre le manège des adultes et le ballet des adultères dans « ce que savait Maisie ».
    Mais à la différence du romancier anglais, ici elle ne fait pas œuvre de fiction et rédige ses souvenirs. Ce témoignage est particulièrement intéressant car elle retrouve ses perceptions d’enfant et retranscrit fort bien l’ignorance et l’innocence de l’enfance et toutes ses questions sans réponse. Elle souligne comment la fillette est victime d’une éducation dix-neuvièmiste: elle n’a pas le droit de regarder la télé car même les dessins japonais sont jugés « subversifs, immoraux et séditieux » par sa mère et elle découvre la sexualité en observant les animaux sous un prisme déformant et parfois terrifiant : qu’il s’agisse du coït de ses cochons d’Inde cannibales ou du sexe démesuré du cheval de son cours d’équitation. Florence, bien plus que sa sœur jumelle, pose des questions auxquelles on ne lui donne pas de réponse, alors elle comble le vide par l’imagination. L’autrice met en scène la psyché enfantine, ses raccourcis, ses amalgames.

    Elle fait preuve de beaucoup d’autodérision et de recul et c’est souvent savoureux et très drôle. Mais cet humour et le côté caricatural et presque cartoonesque parfois du dessin cachent, dans une forme de pirouette pudique et polie, l’horreur de la violence psychologique que subit la fillette. On retrouve aussi en effet dans ce récit un côté tragique. L’ouvre se mue en une dénonciation comme le souligne la citation d’Hugo mise en exergue : « L'ignorance est un crépuscule ; le mal y rôde. Songez à l'éclairage des rues, soit ; mais songez aussi, songez surtout, à l'éclairage des esprits ». Il s’élève donc contre l’obscurantisme et l’hypocrisie en montrant comment le non-dit et les culpabilités qui en découlent vont avoir des conséquences désastreuses sur la construction de la personnalité de la petite fille.

    Le procès

    Ainsi ce roman graphique, loin d’être une collection d’anecdotes charmantes ou humoristiques devient un véritable brûlot. Le rose pastel se mue en rouge et Florence apparaît -contrairement à sa sœur jumelle- très souvent en colère.

    On remarque une métaphore filée : celle de l’angoisse et surtout celle des préjugés et diktats de la religion et de l’éducation qui vont « féconder » le cerveau de Florence. Les paroles du prêtre apparaissent ainsi dans les phylactères comme autant de gamètes et le cerveau de la fillette prend l’apparence d’un ovule tandis que dans une double énonciation, la voix adulte de Florence souligne que ces paroles la « pénétraient sans son consentement. Elle inséminaient (s)on beau, (s)on pur, (s)on précieux jardin mental » (p.85-86) tout comme le discours scolaire « chaque jour, l’école ensemençait mon cortex de ses graines pourries » (P.93). Le style bucolique et la vie « en rose » se transforment ici : les noirs et rouges deviennent bien plus présents, la réalité se déforme et devient même difforme : les angoisses se muent en cauchemar et son matérialisés par la figure de l’araignée et d’une boule noire dans la poitrine un peu à la manière des tableaux de Frida Khalo.

    La mère semble être celle qui provoque le plus de traumatismes. Elle est dotée d’un long nez comme Pinocchio (alors que les autres personnages n’en ont pas) pour souligner ses mensonges et ses édulcorations ; elle ressemble à une cane (allusion à sa fonction de « pondeuse ») ; elle se mue enfin en monstre à l’adolescence de la fillette quand celle-ci cherche à exprimer l’aversion et la défiance qu’elle éprouve à son égard. L’agression psychologique à laquelle elle soumet sa fille et les humiliations qu’elle lui fait subir sont marquées dans le graphisme par le jeu de casse et de couleurs qui matérialisent graphiquement le viol de l’espace secret de l’adolescente par les propos maternels. Le paroxysme de cet antagonisme se trouve dans la scène à la fois grotesque et horrifiante du cheval : la mère, comme lors des abus de pouvoirs du père ne fait rien et ne les protège pas.

    Florence Dupré-Latour critique non seulement les représentations de la femme dans la religion et l’histoire mais aussi dans la littérature. Elle montre, en effet, combien dans la bande dessinée et la littérature les représentations sont stéréotypées : Falbala, Bonnemine, La Castafiore, Chihuaha Pearl ou encore Constance Bonacieux sont des « êtres fades, rares et secondaires à peine esquissés, relégués dans le silence, le décor ou des positions subalternes » (p.100). Elle va également souligner comment les minorités sont représentées de façon simpliste en montrant combien ceci cause des préjugés sur es noirs avant son arrivée à la réunion ( « Les aventures de Jo et Zette » les présentent comme des cannibales et les fillettes ont peur de se faire manger) ; Ce grossissement du trait dévalorise les représentations de la femme et des noirs dans la bande dessinée et les ravalent à l’absurde. Non seulement , cela va influencer l’adolescente qui en arrive à la conclusion qu’il lui faut être un garçon « pour faire partie des gagnants » et va nier toute féminité en portant les cheveux courts et des vêtements informes ; mais cela va également laisser son empreinte sur l’artiste qui va vouloir s’affranchir des codes masculins de la bande dessinée et mettra systématiquement en place des héroïnes. On a donc aussi , en creux, un roman de l’artiste.

    On a donc affaire à un récit sans fard, cru parfois mais toujours juste et souvent poignant sous l’humour et la nostalgie. C’est un album très abouti sous son apparente simplicité graphique par un sens aigu de la narration et du découpage. L’autrice déclare que son « enfance la hante et qu’elle a l’impression qu’elle est en train de débarrasser d’elle en écrivant », Cette catharsis est loin d’être nombriliste car l’œuvre dépasse le projet autobiographique pour se transformer en témoignage et manifeste sur l’éducation des filles. Indispensable !

    COCARDASSE Le 18/05/2020 à 18:25:52
    Lefranc - Tome 4 - Le repaire du loup

    Très bien dessiné par Bob de moor et beau scénario de Martin le plus beau album de la série Le franc jusqu’à présent ...a lire

    COCARDASSE Le 18/05/2020 à 18:19:46
    Lefranc - Tome 5 - Les portes de l'enfer

    Un pointé zéro.
    Dessin pas terrible et une aventure de Martin avec un scénario qui n'a ni queue ni tête,comment peut-on donner un 5 étoiles?

    kurdy1207 Le 18/05/2020 à 17:06:28
    Bob Morane 11 (La collection - Altaya) - Tome 28 - Les chasseurs de dinosaures

    Franck Reeves, ami de Bob, a disparu depuis maintenant un mois. Sa femme Carlotta lui indique qu’il partait à la chasse au Dinosaures. Et voilà Bill, Bob et l’inspecteur Spring embarqués dans une machine à remonter le temps pour essayer de retrouver Franck et ses comparses, Marshall, le Professeur Hunter ainsi que son assistant Sam Gray.

    Il s’agit là de l’un des très bons albums de Bob Morane avec une aventure au crétacé. C’est captivant et les surprises sont présentes comme celle à la fin de l’album où Bob et Bill rencontrent pour la première fois la fameuse patrouille du temps tout droit arrivée du XXVème siècle.

    Les dessins de Coria agrémentent de manière fort plaisante cet album qui se dévore d’une traite.

    kurdy1207 Le 18/05/2020 à 16:13:24

    L’avis de « thieuthieu79 » résume assez bien l’atmosphère de ce deuxième volume de l’intégrale de Face de Lune. Écrire que cette série est atypique reflète bien cette histoire totalement délirante.

    Le premier volume avait su me séduire mais le deuxième me laisse perplexe tellement l’histoire peut paraître écœurante par instant. Cette débauche affligeante était-elle à ce point nécessaire ? Le concept n’avait pour moi pas besoin de tant d’impudeur.

    On peut se demander parfois si Alejandro Jodorowsky n’a pas de sérieux problèmes. Une bonne psychanalyse n’aurait pas été du superflu... Quoi qu’il en soit pour sortir une telle histoire, il en a certainement fumé de la bonne.

    Certains passages moins licencieux m’ont plu sans pourtant m’amener à apprécier l’ensemble. Et je dois dire que cette dénonciation de la crédulité des hommes me semble confuse et parfois nauséabonde. J’en arrive à douter et à me demander quels sont vraiment les messages que Jodorowsky a voulu faire passer. Je préfère quand cet auteur est moins subversif et plus subtil (si, si, il sait le faire). Cela prête moins à confusion quant au résultat rechercher, à supposer qu’il y en est vraiment un.

    Je suis donc déçu par un scénario qui, de plus, me parait aller parfois à l’encontre même de ce qu’il dénonce. Quelques relents anarchistes parsèment les pages créant un véritable capharnaüm d’idées. Pour tout dire, c’est un peu le bazar dans mon esprit après avoir lu et vu ça.

    hfauve Le 18/05/2020 à 09:27:25
    Le décalogue - Tome 4 - Le serment

    Cet excellent album de la série du Décalogue trouvera une suite dans le spin off le légataire qui en révèlera la suite en particulier dans le tome 4.

    hfauve Le 18/05/2020 à 09:18:26
    Les petits hommes - Tome 18 - Le pickpocket

    L'intérêt du scénario tient au croisement fait avec la série du Scrameustache (n° 14-Les kromoks en folie) qui, à partir d'une intrigue commune, permet de raconter la même histoire avec 2 points de vue. C'est le principal intérêt de cet album inhabituel. Le principal regret vient du fait que ce filon, riche de promesses narratives originale, contient trop de planches identiques avec l'album du Scrameustache ce qui est un peu décevant.

    kurdy1207 Le 18/05/2020 à 08:31:43
    Bob Morane 11 (La collection - Altaya) - Tome 27 - Le président ne mourra pas

    Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas lu un petit Bob. Je n’ai pas choisi le meilleur. On ne s’ennuie pas totalement avec cette histoire et ce complot des « vrais américains » mais je la trouve assez confuse. Ce n’est guère passionnant.

    Dobbs10 Le 17/05/2020 à 20:35:33

    Alors là ! du lourd, du très très lourd, dans tous les sens du terme si j’ose dire.
    Plus de 470 pages pour cette « œuvre » absolument passionnante.
    C’est ambitieux, c’est hyper documenté, c’est superbement travaillé et magnifiquement mis en page.
    J’avais peur de l’aspect scolaire et rébarbatif de certaines scènes, mais non c’est très agréable à lire.
    Ma première BD d’après confinement, récupérer en coup de vent chez mon libraire…et oui n’oublions pas de les soutenir, ils en ont besoin.
    Je suis rester scotché tout mon dimanche à sa lecture avec un grand plaisir.
    Bravo les artistes, la barre est haute…
    Indispensable vraiment. Une BD qui marquera sans nul doute l'histoire du 9ième art.

    Yovo Le 17/05/2020 à 19:57:00
    Le roi des mouches - Tome 1 - Hallorave

    Génial, ce Roi des mouches ! Glauque et morbide mais génial, dans une veine proche de Charles Burns ou Daniel Clowes. L'écriture est brillante et parfaitement en phase avec le dessin pour une plongée dans l'univers dérangeant d'un post ado désœuvré, accro aux cachetons, au sexe et à son costume de mouche !

    L'album est composé de petits sketchs interdépendants de quelques pages chacun, qui dévoilent des fragments de la personnalité psychotique d'Eric, antihéros fragile et déviant, autoproclamé Roi des mouches…

    Un 1er tome hypnotique et fascinant.

    schpountz Le 17/05/2020 à 19:24:57
    Nestor Burma - Tome 12 - Corrida aux Champs-Élysées

    L'inspiration Léo Malet est là, mais ça manque un peu de "la griffe" Tardi de l'univers parisien des années 50.. Manque aussi pour la 1ère fois, la cartographie de cette enquête, et là, je suis frustré, faut vraiment bien connaitre Paris pour savoir où Nestor se promène....

    Shaddam4 Le 17/05/2020 à 11:13:36

    Concentrant mes lectures DC presque exclusivement sur les aventures du Chevalier noir, ce (presque) one-shot m'a vivement fait de l’œil avec son graphisme très particulier et cette enquête au pays des dieux celtes. Car ne soyez pas trompé par le rangement de l'ouvrage dans la collection Wonder Woman: il s'agit bien d'une enquête de Batman dans laquelle est conviée l'Amazone, personnage important mais clairement secondaire ici. Le seul fait que l'univers abordé soit féerique justifie ce rangement.

    Ouvrage du seul Liam Sharp (plus proche des Frazetta, Bisley et des personnages de Vampirella et Judge Dredd que des super-héros en collant du Big Two), La chute de Tir Na Nog est une vraie bonne nouvelle dans le monde du comic mainstream. Organisé comme une enquête des plus classique, la narration se trouve complexifiée à la fois par le graphisme de Sharp jouant sur les cases et leur habillage de fioritures celtique qui font bien plus que décorer l'album et sur une navigation entre les deux mondes. Le cœur de l'intrigue étant de plonger le cartésianisme absolu de Batman dans un univers fait de magie, le dessin se devait de nous immerger dans cet impossible. Car pour une fois ce n'est pas la seule irruption de monstres dentus qui fait le fantastique mais bien Batman qui est une anomalie. Avançant tel Sherlock Holmes en dénichant indice après indice
    jusqu'à révéler une impensable machination, Batman doit faire le lien avec des évènements inexpliqués survenus dans le quartier irlandais de Gotham... Pour une fois aucune implication du bestiaire du Batverse (eh oui, il est chez Wonder woman en guest star!) ne viens troubler son enquête.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/16/wonder-woman-la-chute-de-tir-na-nog

    Shaddam4 Le 17/05/2020 à 11:11:32
    Ex-Arm - Tome 7 - Volume 07

    Décidément cette série aux graphismes toujours impériaux fait les montagnes russes avec une vraie difficulté à maintenir une tension dramatique (sans doute du fait d'une intrigue générale assez légère...). Ce volume n'est pas mauvais en soi mais on sent l'aspect Ecchi gratuit (euphémisme?) prendre le dessus. C'est dommage car on commence par la fin du combat entamé au volume précédent et qui, comme toutes les bastons depuis le début est très bien tourné. Ça reste du corps à corps mais le dessinateur propose ce qui se fait de mieux en Manga en matière de cadrages et de dynamisme. Très vite on retombe ensuite dans de longues explications sur les relations entre les différentes mafia et sur le mystérieux "faucon du désert". Depuis le début de l'arc on a bien compris que tout le monde possédait une Ex-arm et que la baston finale s'annonçait impressionnante. Le volume est donc un (nouvel) intermède permettant de voir Alma nue et les contre-plongées lourdingues sur les jolis arrières trains des demoiselles. On lit rapidos et on attend la suite...

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/04/sushi-baggles-31

    Shaddam4 Le 17/05/2020 à 11:05:09
    Injustice - Les Dieux sont parmi nous - Tome 2 - Année 1 - 2e partie

    Je m'étais pris une grosse claque inattendue en janvier avec ma lecture de la première partie de l'année 1 de cette série. Fort heureusement à partir de l'année 2 de vraies couvertures de comics avec des dessinateurs plus classiques apparaissent et c'est tant mieux... Doté de dessins un peu moins réussis que précédemment, le scénario monte encore d'un cran dans cette fuite annoncée vers le totalitarisme d'un Superman qui a brisé ses chaînes morales. Si la première partie se structurait autour de la constitution de deux camps, la rupture est désormais rompue avec l'équipe du Chevalier noir quand l'Homme d'Acier commet son premier meurtre sur un super-héro... et pas le dernier! Tom Taylor réalise ici ce que personnellement je n'ai vu que dans Watchmen, une déconstruction totale des personnages iconiques, en supprimant tout le vernis éditorial d'autocensure posé jusqu'ici par la horde d'auteurs qui se sont succédé sans jamais oser passer à l'acte. Dans Red Son Superman abordait le rôle de méchant mais avec le soutien de son gouvernement, la dystopie créant une simple bascule d'Ouest en Est. Beaucoup plus ambitieuse la série dirigée par Taylor dit toutes les facettes psychanalytiques sombres des héros, Superman comme Batman, Wonder Woman comme Green Arrow. Tout cet habillage bien pensant auquel on n'a jamais cru, ces bourres-pifs menant les méchants en prison, bref, toute la règle posée par le Comic Code Authority et jamais vraiment démentie jusqu'ici est mise par terre pour nous proposer l'un des premiers récits adultes de super-héros chez DC. [...]

    Lire la suite sur le blog :
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/17/sushi-baggles-33

    Shaddam4 Le 17/05/2020 à 11:03:36
    Centaures (Sumiyoshi) - Tome 4 - Tome 4

    Ce quatrième volume achève (déjà!!) une série qui se classe nettement dans le très haut panier des mangas publiés depuis pas mal d'années. Pour une première publication, ce double diptyque s'avère d'une maturité impressionnante tant par des dessins qui visent à rappeler l'estampe que par l'ambition du découpage et des thématiques utilisées. Pour rappel les deux premiers volumes narrent la résistance du colosse Matsukaze dans un monde qui persécute et mets en esclavage les centaures. L'auteur avait prévu d'achever son récit sur une note sombre au bout de deux volumes mais devant la qualité du récit un second cycle a été lancé qui s'achève avec cet opus. Après avoir découvert que la guerre était finie et qu'humains et centaures apprenaient désormais à vivre ensemble, le fils de Matsukaze dont le père a fait promettre de se battre jusqu'à la fin des persécutions, se retrouve démuni face à ce nouveau monde et la nécessité du pardon. Le dernier tome nous montre Gonta employé pour transporter des bois sur un chantier commun aux deux
    espèces. Là il trouve un amour qu'il ne sait assumer... Elevé en guerrier, aux habitudes très éloignées de la civilisation humaine, de très nombreux questionnements se bousculent dans sa tête, l'empêchant d'envisager une vie paisible et amoureuse qui lui tend pourtant les bras. Le pardon pour les souffrances infligées par les humains, le renoncement au mode de vie ancien (faut-il porter le kimono, présenté comme civilisé par la nouvelle société ou continuer à se promener la croupe à l'air comme toujours?), l'oubli du père en abandonnant son combat, la liberté individuelle de Tanikaze contre la prédestination, sont autant de thématiques très riches abordées dans ce seul et dernier tome d'une série construite comme deux faces, un premier cycle très dur posant la résistance contre une espèce humaine impitoyable et un second beaucoup plus posé, renvoyant les personnages au passé. Imprévue et subtile, cette construction prends tout son sens dans une conclusion potentiellement ouverte et aussi réussie que l'ensemble de la série. Une série majeure assurément!

    Et Glénat annonce déjà la parution du dernier manga (Ashidaka) de cet autrice très talentueuse!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/17/sushi-baggles-33

    Shaddam4 Le 17/05/2020 à 11:02:04
    Ex-Arm - Tome 11 - Volume 11

    On approche de la fin avec ce onzième tome où continue une action effrénée et un enchaînement de révélations. Je le répète, si cette série excellemment dessinée depuis le premier volume a un gros retard à l'allumage, dès le commencement de l'intrigue principale au tome 6 on se rapproche très fort du statut de digne successeur de Ghost in the Shell.  La bataille finale a déjà commencé avec la disparition de la plupart des familles engagées dans le combat pour la possession de la dernière ex-arm. Confrontée à Alma, Minami se voit dans l'obligation d'assumer son rôle de flic, même si cela doit passer par l'élimination de son amie... Alors que l'arrivée de l'Ogre, ce cyborg à la puissance phénoménale est annoncée, la récupération d'Alma devient impérative pour éviter la destruction de tout le site. Seul Akira et sa puissance de Hacking peut pirater ce monstre via l'IA d'Alma. Alors que les Octopod déversent un déluge de feu qui menace de faire s'effondrer le stade, le propre frère de Minami s'apprête à révéler sa véritable puissance...

    Quel plaisir de retrouver ce manga aux scènes d'action parfaites, d'une lisibilité, d'une élégance parfaites et aux thématiques enfin au niveau! Plus que trois tomes avant la conclusion... qui sera prolongée par une suite annoncée et un anime prévu pour cette année. Avec une durée très raisonnable il est vraiment temps de découvrir cette excellente série trop méconnue.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/17/sushi-baggles-33

    judoc Le 17/05/2020 à 09:52:37

    La fin de la seconde guerre mondiale vu à travers deux destins de femmes que tout oppose !

    L'une (infirmière Allemande) anéanti par des années de nazisme a déjà perdu la guerre (ce qui est finalement bien accessoire au vu des épreuves qu'elle a traversé), quand la seconde (Interprète Russe) appartient au camp des vainqueurs sans que ce statut ne puisse lui apporter le soupçon de fierté attendue.

    Une prémisse d'amitié, furtive mais bien réelle, menée brillamment par à une narration noire et intense, complétée d'un dessin original et d'une colorisation subtile qui tranchent avec la violence des évènements.

    Prenant et Déroutant !

    bertrand4100 Le 16/05/2020 à 22:25:49

    On aurait du mal à décrire mieux que les auteurs les fondements de ce "documentaire dessiné" qui intrique les faits et leur "légende". D'où l'absolue nécessité de lire cette première édition comportant un entretien avec les auteurs dans le cahier ; une "master-classe" qui montre à quel point la réussite de ce livre est rigoureuse et maîtrisée. Une part d'Amérique sur laquelle il faut bien ouvrir les yeux en ces temps dangereux. Une autre dimension du 9ème art à découvrir en attendant le prochain Tyler Cross (viiiite!)

    kurdy1207 Le 16/05/2020 à 22:14:54
    Les artilleuses - Tome 1 - Le Vol de la Sigillaire

    Voici une histoire dans un monde original bien racontée où tout s’enchaine merveilleusement. Le graphisme est très séduisant et l’ensemble s’adresse plutôt à une population entre 8 et 12 ans. Je pense que ceux-ci y prendront beaucoup de plaisir. On avale tout cela d’un trait et on est totalement rassasié par les personnages et les évènements.

    RoRk41 Le 16/05/2020 à 19:35:48

    c'est avant tout un roman graphique qui revient sur la chute d'une petit société (qui s'est faite bouffer par la mondialisation) au travers de la vie d'une famille qui fabrique des ventilateurs.
    Les dessins sont propres et il y a énormément de rappels entre les cases qui renforcent l’envie de décoder toutes les vignettes - mais aussi plein de défauts entre ses rappels qui m'ont agacés.
    5 couleurs suffisent à enluminer ce pavé de 480 pages.
    Je n'ai pas su m'identifier aux personnages présentés, mais j'ai ressenti tout ce qu'ils ont pu vivre: c'est pour moi la force de cette BD, faire passer des émotions que l'on ne voit rarement dans le 9éme art.

    RoRk41 Le 16/05/2020 à 19:27:07

    il faut lire cet album, rien que pour sa valeur historique cela vaut le coup! (et le coût vu la taille du volume).
    C'est parfois un peu trop scolaire et linéaire, mais il n'est pas simple de développer tous les personnages qui sont à l'origine de cette bombe.
    un découpage classique qui part en vrille quand la bombe explose: tout est beau, net et clair.

    RoRk41 Le 16/05/2020 à 19:23:29
    40 éléphants - Tome 3 - Dorothy, la poinçonneuse

    Une super série!
    chaque album développe un personnage au sein d'un univers bien construit et cohérent.
    Le découpage et les couleurs sont classiques, le dessin simple mais dynamique.
    pour moi, un très bon moment de lecture.

    RoRk41 Le 16/05/2020 à 19:13:55

    c'est un album magique.
    Magique par les couleurs, magique par l'ambiance rendue par les publicités et l’architecture omniprésente (un mix Paris - Brussels), magique par le livre rouge découvert par Béatrice, magique par les sensations qu'il m' a donné.

    RoRk41 Le 16/05/2020 à 19:10:15

    J'adore Berthet: de nouveau son dessin, sa mise en page et les couleurs m'ont enchanté.
    Sur l'histoire, je n'aime pas les policiers qui se terminent en deux pages par un flashback qui dénoue le pourquoi de l'intrigue: aucun indice n'a été laissé et on est surpris par cette fin maladroite. Reste alors la vie sociale de quelques riches dépravés à la frontière mexicain dans les années 60 et les relations entre un homme, ses maitresse, ses amis et sa famille.
    pas emballé par l'histoire.

    RoRk41 Le 16/05/2020 à 19:04:20
    Léna - Tome 1 - Le long voyage de Léna

    c'est un long voyage - calme, dépaysant, reposant.
    Mais ce voyage a une finalité beaucoup plus grave sous fond de terrorisme et d'espionnage.
    La conclusion est très peu crédible et trop caricaturale : cela m'a sorti brutalement du du repos amené par les tribulations de Léna.

    kingtoof Le 16/05/2020 à 18:32:46

    Un corpus intéressant même si je trouve que l'intérêt des histoires est déséquilibré : certaines ont peu d'intérêt avec des dessins médiocres, d'autres aventures sont excellentes comme le destin de la jeune Pearl. J'ai apprécié l'opposition entre les vampires européens et les vampires "nouvelles générations" américains.

    PE Le 16/05/2020 à 13:55:36
    Le serpent et la Lance - Tome 1 - Acte 1 - Ombre-montagne

    Le Serpent et la Lance est pour moi l'une des deux révélations de cette année 2020 (l'album est sorti fin 2019). Je dois écrire que j'ai quasiment tout aimé dans cette bd.

    J'ai aimé le style, les couleurs, la réalisation. J'ai aimé également l'intrigue et j'ai vraiment hâte de lire la suite.

    J'ai aimé le contexte, l'Empire Aztèque d'avant l'arrivée des Européens. J'ai vraiment plongé dans cet univers qui m'a fait voyager. Je ne connais pas grand chose à la civilisation aztèque mais j'ai l'impression que Hub a vraiment essayé de retranscrire en bd l'esprit de ce peuple.

    J'ai aimé que Hub ne cède pas à la facilité qu'ont beaucoup d'auteurs occidentaux de la fascination béate ou au contraire d'une vision cauchemardesque. On a ici une société violente par bien des aspects mais également chaleureuse et humaine, c'est une vraie réussite à mon sens.

    J'ai lu plusieurs critiques sur l'utilisation des mots de la langue aztèque (le Nahualt aujourd'hui encore parlée au Mexique), pour ma part non seulement ça ne m'a pas dérangé mais j'ai en fait très apprécié de découvrir, très modestement, un peu de la langue de ce peuple et je trouve que ça aide à entrer dans l'esprit du récit.

    Je me demande d'ailleurs si les éditeurs feront une traduction de cet album dans cette langue.

    Seule critique négative, deux ou trois fois dans le récit, l'organisation des cases et de l'action était un peu confuse et il m'a fallu relire deux ou trois fois ces deux ou trois passages pour comprendre ce qu'il venait de se passer.

    Pour le reste tout est bon, scénario, énergie, graphismes, couleurs et dépaysement.

    judoc Le 16/05/2020 à 09:59:36

    Un crayonné d'un raffinement rare qui donne du poids et dénonce avec justesse les souffrances engendrées par cette ségrégation d'entre deux guerres.

    Comme le dénommé "Kaze" par contre, je trouve que la simplification extrême du scénario, des dialogues et la précipitation des évènements rompent rapidement le charme et le ressenti qui aurait dû opérer avec un sujet pareil et un dessin si soigné.

    Le format (48 pages) était probablement bien trop court pour développer une histoire pareille...

    Thomaswae Le 16/05/2020 à 00:01:50

    Excellente histoire en suivant ce petit vieux qui reprend goût à la vie.
    Le dessin est adapté et le tome se lit d’un trait .
    Un mélange « des vieux fourneaux » et des tranches de vie à la Manu larcenet.
    C’est beaucoup apprécié cette bd et recommande donc sa lecture

    Leo Roa Le 15/05/2020 à 19:26:20

    Enfin un one shot.
    Un one shot énorme.
    Simplement excellent.
    Maitrise narrative, le trait est juste (manque de précision parfois mais rien). et l'histoire est superbe, poignante, terrifiante, saisissante voir drôle pour une Histoire hors norme. Le récit sur deux femmes que tout opposent est magistrale. je vais la relire, la re-relire.
    l'une des tops BD de l'année.
    Bravo Nicolas Juncker et merci pour cette lecture.

    laurent5610 Le 15/05/2020 à 19:07:29

    Pour moi c'est un événement, c'est très rare, je viens de découvrir un auteur. Voilà il ne faut pas se le cacher : j'ai honte, mais je ne connaissais pas Nicolas Juncker. Je viens de lire Seules à Berlin et c'est le choc. Je suis tombé tout de suite amoureux de ses dessins incroyablement personnels et en même temps si facile d'accès. Je suis tombé dedans, j'ai sombré dans l'histoire, je me suis avalé les 200 pages en un après-midi. Là aussi un choc, bon les dessins, je l'ai déjà dit, cadrages incroyables, couleurs exceptionnelles, l originalité folle, du coté de l'histoire., je suis restée bête, con, je ne pensais pas que l'on pouvait me surprendre en me parlant de la seconde guerre mondiale. Bon d'accord le point de vue des Russes ou des Allemands est assez rare mais quand même ! Je dis bravo à l'auteur. Je vais donc maintenant être obligé de foncer vers ses autres créations, car ce n'est pas possible il a du en faire au moins deux à 300 avant d'arriver à ce chef-d'œuvre… Comment j'ai pu passer à côté de tout ça… j'ai envie de pleurer…j'ai envie de pleurer…

    Blue boy Le 15/05/2020 à 19:06:52

    Entre autobiographie et fiction, Daniel Blancou s’est inspiré — très vraisemblablement — de sa propre expérience pour nous livrer cette comédie jubilatoire. L’auteur, qui n’en est pas à ses débuts — il a déjà à son actif six ouvrages — est un bédéaste multi-facettes, aussi à l’aise au pinceau qu’au stylo. Dans le cas présent, cet album fait presque office de carnet intime. Blancou, qui est donc (un peu) Daniel, le protagoniste central, prof de dessin par nécessité, pratique une forme d’autodérision assez poussée (désespérée ?), ne se contentant pas de se mettre dans la peau d’un loser, mais également d’un mythomane utilisant à son profit le talent d’un jeune homme un peu dépressif et couvé par sa mère. Daniel prendra sous son aile le jeune élève brillant et très prometteur, génie naïf qui s’ignore, avant de « subtiliser » ses planches dans le but de propulser sa carrière. Et l’effet comique fonctionne à plein, du seul fait que notre vilain menteur, exultant d’autosatisfaction dans un premier temps, finira par ne plus assumer pas ce succès soudain. Succès qui culminera au festival d’Angoulême avec une razzia sans précédent sur les récompenses — quatre, dont le très convoité prix du meilleur album. Avec un humour subtil que n’aurait pas renié Woody Allen, la narration tourne autour de notre héros en proie à la culpabilité et au doute, terrifié par la pression engendrée par cette notoriété inopinée. Comment réagir face à son éditeur qui le harcèle pour donner une suite à son magnifique plagiat encensé à l’unanimité ? Que répondre aux journalistes qui le comparent à un papillon après des années à n’avoir été que chenille ? Quoi de pire que d’être attendu au tournant par la meute des critiques ? Faire une suite, vraiment, au risque d’être démasqué ? Préférant minimiser son talent, Daniel répète à qui veut l’entendre qu’il n’a qu’une idée en tête : faire « des BD rigolotes », un des gimmicks bien sentis de cet album « désespérément hilarant ».

    Le trait minimaliste, dans sa ligne claire délicieusement enfantine, révèle parallèlement un côté très graphique, parfois très poussé, et qui, chose rare pour une BD humoristique, se laisse volontiers admirer. Comme par exemple ces quelques scènes urbaines dans un style quasi art déco — une rue de nuit bordée par un vieux cinéma Vox, un tramway sous la pluie — ou, plus abstraites, comme ce labyrinthe pleine page symbolisant la confusion mentale de Daniel. Le tout dans des couleurs primaires acidulées à l’agencement étudié, vaguement « vintage », que renforce la très plaisante reliure à dos toilé — avec cette odeur si particulière, presque grisante, que jamais la BD sur tablette ne pourra nous offrir —, de la belle ouvrage à laquelle nous a souvent habitués l’éditeur Sarbacane.

    Nombre de dessinateurs se reconnaîtront sans doute dans ce témoignage décrivant et questionnant avec espièglerie et tendresse les coulisses d’un métier qu’on ne choisit jamais par appât du gain, il faudrait pour cela être totalement inconscient. L’appât de gain viendrait plutôt des éditeurs, qui semblent, comme il l’est décrit avec une ironie désabusée dans plusieurs passages, montrer peu d’empathie à leur endroit, les considérant pour ainsi dire comme des esclaves à leur service. Cette « BD rigolote », faussement joyeuse, est une réussite, révélant un auteur attachant qui n’est certainement pas « en trop ». La bibliographie de Daniel Blancou ressemble beaucoup à son auteur, dilemme vivant, capable de passer du genre documentaire (environnemental, politico-judiciaire) à l’humour décalé. Mais désormais, avec « Un auteur de BD en trop », notre quadra candide nous livre une sorte de synthèse des deux, dans un style clairement plus affirmé qu’à ses débuts. Blancou aurait-il trouvé sa voie ? On a bien envie de le croire, et bien sûr, on attend la suite… oups, désolé pour la pression !

    kurdy1207 Le 15/05/2020 à 17:00:18
    Kebek - Tome 1 - L'éternité

    Je rejoins totalement l’avis de « philjimmy » sur cette histoire inspirée du magnifique roman la nuit des temps de Barjavel. Je ne ressens pas les frissons qu’il avait pu me donner il y a déjà plus de trente ans déjà (mais les aurai-je encore aujourd’hui) mais je trouve que cette BD a su le remettre au goût du jour. Le graphisme est plutôt bon sans être transcendant grâce effectivement au format de l’album et aux grandes cases. J’ai vraiment apprécié la double page (40 et 41) qui montre d’une façon extrêmement pudique l’amour entre Natane et Roy. Maintenant, je souhaite ardemment que le scénario du deuxième album n’aille pas gâcher l’ensemble.

    bd.otaku Le 15/05/2020 à 15:58:43

    Simenon dans la Santa Cruz Valley

    François Combe, l’auteur francophone de romans policiers le plus lu au monde, s’est installé dans un ranch de la vallée de Santa Cruz près de la ville frontière de Nogales avec sa femme Victoria, son fils Marc, sa gouvernante Marieke, sa maîtresse et secrétaire Kay et une jeune bonne mexicaine Estrellita. Le soir, accompagné de Kay , il se rend souvent dans les bordels de la zone mexicaine pour se documenter (et plus si affinités !) et réaliser des photos de jeunes prostituées pour son prochain roman. Ces lieux, surtout le plus sélect d’entre eux « El Cielito lindo », sont également fréquentés par la gentry locale dont Jed Peterson , un riche éleveur, qui est devenu l’ami de François et noie ses déboires conjugaux dans l’alcool. Un soir, avant de retourner au ranch, l’écrivain et sa maîtresse présentent la toute nouvelle recrue , Raquel dite « Querida », à leur ami qui ne semble pas insensible à ses charmes. Or, le lendemain on retrouve le corps de Querida lardé de coups de couteau. Jed a été son dernier client et ne se souvient de rien ; il fait figure de coupable idéal d’autant qu’il est également présent sur les lieux quand un deuxième meurtre se produit ! François décide alors d’endosser le rôle habituellement dévolu à ses héros de papiers et de mener l’enquête dans les bas-fonds de Nogales afin de disculper son ami avec l’aide d’Estrellita qui connaît du monde dans la « zona roja » , « de l’autre côté de la frontière » ….

    « Ligne noire »

    Cette expression , trouvée par Régis Hautière pour qualifier le style de Berthet « qui traite de récits sombres dans un ligne claire » est devenue le nom de la collection dédiée à Philippe Berthet chez Dargaud. Celle-ci fonctionne à contrecourant de ce qui se faisait traditionnellement dans les séries concepts – dans « Le décalogue » de Giroud par exemple - où un scénariste officiait avec différents dessinateurs ; ici un dessinateur unique, Berthet, est servi par les plus grands du moment mettant en scène des polars dans des lieux différents . Après, Hautière et Cuba dans « Perico », Zidrou et l’Australie pour « le crime qui est le tien », Runberg et la Norvège dans « Motorcity » et enfin Raule et Barcelone pour « l’art de mourir », Fromental se consacre à l’évocation de la ville frontière de Nogales située entre le sud-ouest des USA (Arizona) et le Nord du Mexique (Sonora et basse Californie). « De l’autre côté de la frontière » avait sa place logique dans cette collection même si l’éditeur a préféré en faire un one shot indépendant.

    L’ambiance est donnée dès la couverture : décor aride hérissé de « saguaros » ( les hauts cactus en forme de chandeliers), au moment où une femme qu’on identifie par sa posture et sa tenue comme une prostituée discute ses tarifs avec son potentiel client qui demeure invisible derrière la vitre fumée dans la pénombre. La voiture devient l’incarnation du mal : en légère contre-plongée elle apparaît menaçante et monstrueuse et ses phares se transforment en yeux globuleux. Les couleurs reprennent les codes du genre : le jaune et le noir comme sur la couverture de « Perico », l’œuvre inaugurale qui rendait hommage à la série noire, mais aussi le rouge (de la violence et du sang) et le bleu-gris (couleur des voitures de police et évocateur de mystères). D’emblée, les thèmes sont posés.

    Ce récit est plutôt sobre dans sa forme : il est court (62pages), concis et percutant à la manière des romans « à l’os » de Simenon. Fromental a travaillé pour le cinéma et il a donc l’habitude de l’ellipse et évite les scènes inutiles. La trame est efficace : des indices sont donnés au lecteur pour qu’on sache d’emblée que le suspect est un faux coupable. Comme dans les enquêtes du commissaire Maigret, on a un coup de théâtre final : le coupable était insoupçonnable et l’explication du mobile des crimes permet de réorchestrer tous les thèmes abordés : le stupre, la violence, l’inégalité sociale.

    Ce classicisme se retrouve aussi dans le dessin : les cadrages sont travaillés mais sans esbroufe et le gaufrier demeure plutôt sage. On remarque un gros travail sur la répartition des noirs et des ombres portées qui créent une atmosphère soulignée par les couleurs parfois violentes dans les scènes de meurtre : les dessins des sévices subis par les femmes sont crus et parfois insoutenables lorsque les viscères sont par exemple exhibés. La colorisation joue sinon de la nostalgie pour les années 1940 en donnant un côté rétro avec des couleurs pastel. Comme dans les films noirs hollywoodiens , on trouve notre lot de femmes fatales : Berthet magnifie les femmes comme le rappelle son récent artbook intitulé sobrement « Ladies ». Il dessine également de superbes voitures et des décors grandioses : la ville de nuit, le désert et la ghost town. La mythologie du polar en rencontre alors une autre : celle du western. Berthet conjugue, dans ce one-shot, son amour des années 1950 avec celui du western et l’on se souviendra qu’il a dessiné « Chiens de prairie ». De tels décors inspireront d’autres artistes et l’on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec le film d’Orson Welles « la soif du mal» qui s’intéresse sous forme d’enquête aux trafics divers dans une ville frontière mais aussi à la frontière entre le bien et le mal chez l’homme et révèle des personnages « gris » situés entre les deux. On a alors affaire à un album qui ne se résume pas à des meurtres de prostituées et à l’identification d’un tueur en série mais prend cette intrigue comme un simple prétexte et devient l’équivalent de ce que Simenon appelait « un roman dur » .

    Un « roman dur »

    Dans ses « romans durs », l'écrivain s'affranchissait du fameux commissaire Maigret et des codes du polar pour mieux renouer avec sa grande obsession : la peinture de l'homme nu et seul au monde. Il y dépeignait des héros au cœur noir, plongeait dans les ombres de l'âme humaine et appliquait sa devise d'écrivain : « Comprendre mais pas juger ».

    Le héros François Combes n’est ni sans peur ni sans reproches et Jed Peterson, l’accusé à tort, loin d’être innocent : tous deux sont des prédateurs. Ils n’hésitent nullement à consommer de la chair fraîche et à satisfaire leurs désirs y compris en blessant leurs proches (les femmes de Combe, Opale) . Pourtant, malgré tout, ils gardent une forme de sens moral : l’écrivain porte secours à son ami tandis que Jed veut racheter les fautes de son père. C’est d’ailleurs ce qui leur vaudra bien des ennuis.

    Comme certaines des œuvres de Simenon qui ont cette prestigieuse étiquette – « Les rescapés du Télémaque » par exemple - , cet album s'inscrit dans le cadre traditionnel d'une enquête menée par un homme qui n’est pas du tout policier. Dans le roman de Simenon, c’était le frère jumeau du suspect, simple employé de chemin de fer qui menait son enquête et démasquait le vrai coupable. Ici c’est un écrivain qui s’improvise enquêteur et entraîne même avec lui une jeune femme qui fait partie des « invisibles » : la jeune bonne mexicaine.

    La frontière est en effet moins géographique que sociale. Elle sépare distinctement une population blanche aisée et décadente qui s’était aménagé une retraite dorée afin de pouvoir se livrer dans l’impunité à tous les excès d’une population mexicaine miséreuse, au service des premiers ou vivant d’expédients, de trafics et de la prostitution. On a une coexistence de deux mondes dans un rapport quasi colonial. Estrellita, qui vient du côté mexicain mais travaille chez François, fait le lien entre les deux.

    Cela permet à Fromental, comme chez Simenon, de creuser sa veine réaliste du monde des petites gens. Dans les « rescapés du Télémaque », l’écrivain évoquait les conditions de vie des marins et du petit peuple de Fécamp ; ici le scénariste met en scène, par-delà l’histoire d’un « Jack l’éventreur » mexicain et de l’enquête, de riches débauchés et des femmes misérables. Il s’intéresse d’un côté aux proies, de l’autre aux prédateurs et dépeint un monde où la spoliation est généralisée et où règne l’abus de pouvoir masculin qui a laissé pour compte de nombreuses victimes depuis des décennies tant dans la population mexicaine servile que chez les propriétaires victimes de la spéculation et de la récession. Ainsi l’album revêt un côté documentaire, voire social, et acquiert des résonnances particulières sur la place de la femme dans le climat actuel.

    D’ailleurs on notera que c’est à la jeune bonne mexicaine qu’incombe la narration. comme dans le précédent opus de Fromental « le coup de Prague »où c’était Elisabeth Montaigu qui contait l’histoire de Graham Greene et la genèse du troisième homme. La femme n’a donc plus un simple rôle de faire-valoir mais guide aussi bien le héros que le lecteur : elle nous permet de comprendre l’univers de Nogales, mais aussi celui de François Combes . Là aussi on se retrouve « de l’autre côté de la frontière » : dans les coulisses de la création et de la vie d’un célèbre écrivain.

    Le roman de l’écrivain

    Estrellita sert de « double » à Fromental car on peut retrouver dans cet album une sorte de biographie fictionnelle et fantasmée de la part d’un scénariste talentueux qui connaît son Simenon sur le bout des doigts.

    En 1945, Simenon fuit l’épuration : il est accusé de collaboration avec l’ennemi car il a travaillé pour la firme allemande Continental qui a adapté certains de ses romans au cinéma; il veut aussi conquérir le marché américain alors, après un passage au Canada, il part pour Hollywood dans l’espoir d’y adapter ses œuvres et s’installe dans le Connecticut puis découvre New-york, la Floride, l’Arizona et la Californie. Le héros porte ses traits, il est un peu empâté et ridé, d’ailleurs Berthet explique qu’il n’était pas forcément à l’aise pour ne pas dessiner un bel homme semblable à ses héros habituels (tel Philippe Martin dans « L’art de mourir » par exemple). Au début de son séjour américain, Simenon était accompagné de sa femme Tigy et de son fils Marc alors âgé d’une dizaine d’années, de sa maîtresse et secrétaire la jeune Denyse Ouimet et de sa gouvernante Boule (qui est elle aussi était sa maitresse également ! ). On retrouve dans l’album, ce côté polygame chez le héros et l’atmosphère irrespirable de rivalité qui régnait dans ce gynécée. On a même un clin d’œil au nom de la maison qu’occupait la maîtresse de Simenon dans la vraie vie (Stud barn) dans le nom choisi par Fromental pour le ranch de Combe : Stallion farm (la ferme de l’étalon). Combe partage la même appétence pour la gent féminine et en particulier pour les prostituées que son illustre modèle qui se vantait d’avoir eu 10000 femmes dont 8000 professionnelles ; Fromental explique d’ailleurs, dans le dossier final, qu’il a créé la scène d’ouverture, à partir d’une photo qui l’a marqué : on y voyait « sa voiture arrêtée devant un bordel à la frontière mexicaine [avec] à son bord, Denyse, sa secrétaire et maîtresse qui l’attend ».

    Il émaille, de plus, cette biographie à clefs de références à l’œuvre de Simenon. Ainsi , le nom de deux des protagonistes : François Combe et Kay vient de « Trois chambres à Manhattan » qui racontait la rencontre entre Simenon et sa secrétaire. Certaines descriptions que l’on trouve dans la bande dessinée (notamment la chevauchée en compagnie du fils et la découverte du village fantôme) reprennent l’unique western de Simenon « la jument perdue » tandis que l’alcool qui coule à flot dans santa « booze » valley chez les ranchers quand le crues de la rivière les isolent et les adultères pour tromper l’ennui viennent directement du roman « Le Fond de de la bouteille ».

    Enfin, à l’épilogue, le roman qu’envoie François à Estrellita est finalement l’album qu’on vient de lire : l’écrivain et sa charmante acolyte y deviennent donc personnages ! On pourrait voir dans cette mise en abyme un ultime hommage à Simenon qui fera de même dans « mémoires de Maigret » où, imaginant une rencontre entre le commissaire et le romancier, il se mettra en scène avec son héros fétiche et les fera disserter, se contredire et dialoguer sous cet angle double : la réflexion sur la vocation de policier - et sur celle d'écrivain dans un savoureux jeu de miroirs.


    Ce sont ces deux dernières dimensions sociales et littéraires qui font toute l’originalité de ce magnifique album. On aurait même aimé que la pagination soit plus importante pour développer davantage la psychologie des personnages. On appréciera enfin particulièrement les éclairages qui sont donnés sur le côté anthropologique et biographique grâce à la postface et au dossier iconographique final qui retrace l’histoire de la Santa Cruz Valley et l’itinéraire américain de Simenon.

    kurdy1207 Le 15/05/2020 à 08:49:56
    Magasin général - Tome 9 - Notre-Dame-des-Lacs

    Toute la petite communauté a eu sa part de bonheur depuis le retour de Marie même si les trois sœurs Gladu partent gentiment en vrille. Notre Curé Réjean va trouver l’amour avec Serge qui va devenir père par procuration des enfants de Marie. Le Bateau de Noël va enfin pouvoir prendre l’eau avec une grande fête de village pendant la Saint jean et « comme il se doit », au grand désespoir de Noël, le bateau finira dans les flammes.

    L’escapade de Marie à Montréal et son retour auront modifié l’âme du village et le comportement de ses habitants qui décident enfin de vivre leur vie en dehors du carcan habituel du travail sans plaisir. Je ne suis pas certain que de tels comportements aient pu exister à cette époque mais la joie de vivre des personnages et la sérénité qui se dégage de cette communauté donne du baume au cœur.

    La série se termine par un album photo et donne l’impression de regarder un album de famille après avoir suivi pendant neuf tomes cette histoire à nulle autre pareille. Magnifique !

    Shaddam4 Le 15/05/2020 à 08:46:04
    On Mars_ - Tome 1 - Un monde nouveau

    Comme beaucoup de BD éditées par Daniel Maghen cette série m’a intrigué par des couvertures très esthétiques et une thématique SF qui titille systématiquement mon imagination. Chacun des albums, outre un format très confortable, est doté d’un cahier graphique luxueux (coutumier chez Daniel Maghen), dont le second prend la forme d’un journal que l’on retrouve dans l’intrigue et qui développe le background.

    Ancien policier d’élite antigang, Jasmine se retrouve condamnée à l’exile martien suite à une bavure. Là-bas elle découvre rapidement que la colonisation vendue à la population terrienne comme l’avenir de l’humanité repose sur des bagnards abaissés à leur seule force de travail. Laissant deux enfants sur Terre et ne se résignant pas à passer le restant de ses jours sur la planète rouge, elle décide d’entrer dans la nouvelle Eglise dont l’activité sur place semble jouir d’une grande influence sur le pouvoir local…

    Sylvain Runberg étant un scénariste d’expérience capable du très bon comme du très banal je me suis attaqué à cette série carcérale prévue en trois tomes avec interrogations. Plongé sans introduction au sein de ces prisonniers patibulaires, on comprend rapidement que On mars ne fait que transposer les récits du bagne guyanais ou calédonien dont regorge la BD historique. Contre toute attente vous trouverez ainsi plus de proximité avec des ouvrages comme Forçats qu’avec de la SF space-opera ou worldbuilding. Si le sujet vous intéresse cela ne posera pas de problème, mais j’avoue que j’ai été surpris. Dès le second volume l’histoire s’oriente vers une révolte que l’on sent monter, plus pour des raisons de conspiration politico-religieuse que d’oppression des prisonniers. Le scénariste n’oublie pas le passage obligé des maltraitances diverses et procède à des flash-back nous relatant ce qui a amené l’héroïne dans ce enfer ou quelques séquences terriennes (un peu courtes…) destinées à densifier le contexte. De cela ressort, sur le premier tome surtout, une impression de mise en place, certes très belle, mais peut-être un peu longue à démarrer. La galerie de personnages est touffue et les intrigues entrecroisées relativement nombreuses, ce qui ne facilite pas forcément une lecture très fluide. Comme je l’avais ressenti sur Orbital, j’ai trouvé que Runberg tardait à dévoiler ses cartes, ce qui empêche de pénétrer pleinement dans une aventure que l’on pressent glorieuse. Soyons juste, On mars ne manque pas de coups fourrés, révélations et fausses pistes assez bien tenus et l’on prend un plaisir sadique à tenter de deviner si ce nouvel allié de Jasmine va la trahir ou mourir quelques pages plus loin… [...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/15/on-mars_/

    judoc Le 14/05/2020 à 21:47:29

    Un regard peu commun sur le conflit Israélo-palestinien lors de la première intifada en 1991.

    Joe Sacco, journaliste en immersion dans les territoires occupés et les camps de réfugiés, relate l’insupportable existence des Palestiniens à cette époque sous l'occupation Israélienne.

    Comme souvent dans ces situations, bien trop de colons ont adopté des comportements despotiques qui n’honore en rien la nature humaine, si ce n'est la bêtise, la haine et la sauvagerie.

    Toujours difficile et souvent insoutenable, c'est un angle du conflit qui n'est que trop rarement rapporté jusqu'à nous autres occidentaux. Difficile de croire, au vu des situations et des nombreux détails qui fourmillent dans l'album qu'il n'est pas le juste reflet des semaines qu'a passé Joe Sacco il y a presque trente ans maintenant auprès de ces malheureux livrés à eux mêmes et à leurs occupants.

    Concernant la BD à proprement dit, le développement étant souvent axé sur les témoignages des personnes rencontrées, sa lecture s'avère par moment et sur la longueur un peu fastidieuse. Heureusement, le dessin prend de l'ampleur et se bonifie au fil des chapitres, grâce à l'intégration de plans larges (bien trop absents au début de l'ouvrage) qui donnent un éclairage intéressant sur les lieux, les rues et les conditions de vie de ces habitants.

    Si le parti pris de Joe Sacco est évident et assumé et peut lui être reproché, son album à le mérite de trancher avec les informations (elles aussi partisanes) des médias traditionnelles dans leur ensemble. De ce point de vu là, cet album est précieux !

    Tiburce2 Le 14/05/2020 à 17:02:43

    Waouh ! Une grande, très grande bande dessinée. C'est remarquablement raconté, dessiné, documenté.
    Les dessins sont exceptionnels de dynamisme, d'expressivité, avec un découpage impeccable. L'histoire est dense, riche, et se lit comme un polar, avec un rythme et une tension qui ne baissent jamais en intensité.
    J'ai dévoré les 472 pages en une journée, c'est tout dire. Un vrai gros "coup de cœur", une œuvre indispensable qui va sûrement devenir une référence.
    5/5 sans la moindre hésitation.

    Hugues1 Le 14/05/2020 à 13:53:47
    Complot - Tome 4 - Le naufrage du Titanic

    Album tout à fait captivant, bien sûr.

    Une interrogation sur la logique du scénario, toutefois: pourquoi le second personnage, Lord Buckington, a t-il sauvé de la noyade l'héroïne, Margaret, sachant qu'il était le criminel et le comploteur?
    La laisser se noyer avec l'indic aurait été plus simple, logique... tout en clôturant d'entrée de facto toute cette aventure ?! :-)

    kurdy1207 Le 14/05/2020 à 13:51:05
    Capitaine Sabre - Tome 7 - Sur la route mandarine

    Je suis d’accord avec l’avis de « mgoimgoi », la fin de l’histoire manque d’explication et me parait un peu abracadabrante. Je trouve même qu’elle gâche l’ensemble de l’histoire. Une assez grosse déception pour cette fin de série.

    kurdy1207 Le 14/05/2020 à 09:03:01
    Capitaine Sabre - Tome 6 - Le dieu cargo

    Sans doute le meilleur album de la série qui mélange bateau fantôme, île perdue et nazis. Tout commence avec un capitaine Sabre perdu au milieu de l’océan suite à un naufrage. Son esquif va être percuté par un cargo qu’il va pouvoir rejoindre de justesse. Dans celui-ci pas âme qui vive à l’exception d’une personne qui a sombré dans la folie.

    Dans les cales du bateau des « Rai », grosses pierres qui servent de monnaie dans les îles Yap en Micronésie. Le cargo va s’échouer sur une île où les indigènes prennent le bateau pour un Dieu et le capitaine Sabre pour son interlocuteur privilégié. Heureusement pour lui car il a affaire à des cannibales.

    Dans un autre lieu, des nazis sont à la recherche du navire disparu car il renferme bien autre chose. Et voilà Sabre embarqué dans une nouvelle aventure où il va retrouver Do Campos, personnage déjà entrevu dans deux albums précédents.

    Suspens et dépaysement sont au rendez-vous de ce sixième tome d’une série qui prend de l’ampleur. Enfin ! Mais ceci est bien dommage quand nous savons qu’il s’agit de l’avant dernier album.

    secoteen Le 13/05/2020 à 21:00:41
    Brigada - Tome 1 - Tome 1

    Je viens d’acheter la nouvelle édition , intéressée par le dessin, mais pas d’histoire... Quelle déception !

    kurdy1207 Le 13/05/2020 à 17:46:25
    Capitaine Sabre - Tome 5 - Écrit par la tempête

    L’histoire se déroule dans le petit état du Bhaïlam. Le capitaine Sabre va être manipulé par les services secrets Français par l’intermédiaire d’un livre qui va semer le trouble et la discorde. Dans ce livre, il est dit qu’un libérateur qui ressemble étrangement au capitaine va venir délivrer le peuple de la tyrannie. Mais ce n’est qu’un subterfuge des français pour empêcher toute velléité de domination de l’empire britannique sur le micro-état. L’histoire est bonne et l’on retrouve même l’ami Samu, qui je trouve arrive un peu dans l’album comme un cheveu sur la soupe.

    PE Le 13/05/2020 à 12:09:50
    Le troisième Testament - Tome 4 - Jean ou le jour du corbeau

    Ce tome termine la saga du Troisième Testament. J'ai hésité sur la note car si la réalisation est toujours aussi bonne, si la fin à quelque chose d'épique, elle laisse tout de même l'impression d'être un peu précipitée et un peu improvisée, bref qu'elle aurait pu être encore meilleure.

    J'ai mis toutefois la note de 4/5 car l'histoire vaut le coup d'être lu, on est tout de même sur une excellente bd qui mérite amplement une bonne critique et une bonne note.

    Lakazdelonclepol Le 13/05/2020 à 11:23:29

    Cette intégrale me laisse un peu perplexe. Partagé par le plaisir de visiter les méandres politico-judiciaires d'un pays d'où nous viennent de véritables perles BD et cinématographiques et la gêne d'une méthode narrative manquant de clarté.
    Bien des retours en arrière sont nécessaires pour reconstituer le fil des récits et bien identifier les personnages.
    Le dessin de Solano Lopez est assez agréable, même si on peut noter parfois des erreurs de proportions grossières dans l'anatomie des acteurs notamment Evaristo.
    Le climat et le ton ont la singularité argentine que l'on apprécie quand on s'ouvre aux cultures et aux sociétés étrangères.
    Le commissaire Evaristo est un personnage, psychologiquement et physiquement parlant.

    kurdy1207 Le 13/05/2020 à 09:30:13
    Capitaine Sabre - Tome 4 - La croisade des saltimbanques

    Pour ce quatrième volet nous avons droit à un scénario des plus inventif. Un couple de personnes aisées souhaite offrir à leur jeune fille un anniversaire digne de ce nom comme chaque année. Par contre cela est un peu plus compliqué pour ces vingt cinquièmes anniversaires car la demoiselle se trouve en pleine jungle. Ils vont donc commanditer le capitaine Sabre avec son bateau et une troupe de comédiens et saltimbanques pour faire la surprise, dont la fameuse « Visage ». Ce chemin à travers les méandres du fleuve ne sera pas de tout repos et la surprise à l’arrivée le sera tout autant.

    Encore du mieux pour cet excellent album qui fleure bon ces films d’aventures des années cinquante avec une fin très originale.

    PE Le 12/05/2020 à 19:42:51
    Le troisième Testament - Tome 3 - Luc ou le souffle du taureau

    Luc ou le souffle du Taureau est le troisième tome de la série le Troisième Testament. On y retrouve le souffle épique des deux premiers tomes, la très belle réalisation graphique de cette série et une intrigue qui s'épaissit dans une tournure inattendue (en tout cas pour moi).

    Inattendue car le premier tome nous laissait entendre qu'on était dans un thriller inspiré du Nom de la Rose (c'est clairement l'inspiration du Troisième Testament) mais là où le Nom de la Rose était une enquête cartésienne dans un monde médiéval très religieux et superstitieux, le Troisième Testament prend le chemin inverse et se dirige vers une intrigue où le personnage cartésien (Elisabeth) remet en question ses certitudes.

    kurdy1207 Le 12/05/2020 à 17:34:32
    Capitaine Sabre - Tome 3 - Le double neuf d'or

    Voici notre Sabre embringué encore dans des ennuis à tout va. Il va faire route avec Do Campos avec qui il avait eu maille à partir dans le premier tome. Cette fois, ils doivent composer ensemble pour récupérer une précieuse cargaison que Do Campos à caché dans un temple de Shiva. Et mal lui en a pris.

    Gine nous a composer un troisième album qui a de l’allure et même si certaines répliques sont d’un autre temps et certaines, parfois, peuvent prêter à sourire, l’aventure est bien au rendez-vous.

    Il faut dire que Sabre avec ses grands principes frise par instant la niaiserie. Ce besoin constant de sacrifice en fait un être vraiment à part et le met à la limite de la décence. Mais il s’agit d’un héros d’un autre temps où le courage irraisonné était mis en avant.

    dgege Le 12/05/2020 à 16:00:15

    Je suis d'accord avec Rody.
    Si le propos est original, le traitement est caricatural et graphiquement, malgré une certaine élégance du mouvement, j'ai eu du mal à suivre la partie de ballon prisonnier un peu brouillonne... bref, plutôt déçu.

    Sotelo Le 12/05/2020 à 14:01:35
    I'll generation basket - Tome 1 - Diamant secret

    Akane et Hitonari sont deux petits génies du basket. Alors qu'ils s'apprêtent à rentrer au lycée, ils ont tous les deux pris la même décision : arrêter leur sport, mais pour des raisons très différentes. Akane ne considère le basket que comme une distraction et souhaite passer à autre chose. Hitonari, dont le frère aîné est un grand joueur et le père l'entraîneur de l'une des meilleurs équipes de jeunes du Japon, souhaite arrêter pour échapper à la pression étouffante de sa famille. Mais le destin va remettre en question leur décision : ils se retrouvent dans le même lycée... Un début peu surprenant, les deux protagonistes principaux manquent encore de matière pour vraiment s'attacher à eux, l'intrigue est prévisible au possible, l'humour tombe à plat... Même le dessin s'avère peu maîtrisé, même si les séquences de basket s'en sortent mieux. Un premier tome poussif.

    kurdy1207 Le 12/05/2020 à 13:58:09
    Capitaine Sabre - Tome 2 - Miss Visage

    Un peu plus de profondeur dans ce deuxième épisode. Le capitaine Sabre est mêlé, encore une fois malgré lui, à une histoire qui va le mettre dans l’embarras.

    Samu, à Honk Kong avec le capitaine, doit se rendre en zone chinoise pour voir un ami. Une mésaventure arrivant à Sabre va pousser celui-ci à partir à la recherche de Samu, là où sévissent les hommes de Tchang Kaï-chek. Une fois son compagnon retrouvé l’objectif est de rejoindre la zone occupée par les anglais en évitant de se faire capturer. Lors de ce retour, le Capitaine va de nouveau croiser le chemin de « Visage », femme vénale et ambitieuse, qui s’est trouvée un nouvel homme très riche mais aussi très dangereux.

    Ce second album nous livre une histoire complète et graphiquement mieux maîtrisée, ne serait-ce que pour les visages des personnages. C’est bon, sans pour autant ce petit plus qui captive vraiment le lecteur. Mais je commence à apprécier la série.

    krougna3 Le 12/05/2020 à 11:40:03

    Bande-dessinée instructive nous racontant dans quel contexte Robert Badinter a été amené à abolir la peine de mort. Les dernières affaires y sont évoqués, puis l'élection de Mitterrand. Même, si l'auteur semble avoir pris parti pour l'abolition, il n'en reste pas moins qu'au vu des différentes affaires évoqués, que l'abolition puisse faire toujours débat.

    jot001 Le 12/05/2020 à 04:59:39

    Une BD facile à lire même si parfois quelques cases, sont difficiles.

    J'ai été surpris que j'ai bien aimé malgré le peu de dialogue mais le rendu est juste une pure merveille. Si vous aimez les histoires à la fois facile, mais parfois un peu violente, et placer votre imagination dans la plupart des cases, alors, je vous la conseille de lire. Sinon, c'e n'est pas faits pour vous.

    ALICECOOPER Le 12/05/2020 à 03:08:21
    Exo - Tome 1 - Darwin II

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour ce dernier volet du Journal des Confinés #23. Oui chaque bonne chose à une fin mais l'expérience m'a permis de faire d'agréables découvertes et des choix sur de futurs achats de BD, comme celle-ci d'ailleurs.

    Moi j'ai particulièrement bien apprécié ce premier volet. Il n'y a pas que le clin d’œil à Cosmos 1999 mais également à quelque chose de plus subtil encore : le premier visage sur la terre ressemble d'abord et très étrangement à Roy Thinnes dans le rôle de David Vincent dans "Les Envahisseurs", dont il est question ici, ce qui est très en corrélation avec le scénario. Ensuite il y a également quelques clichés, comme le militaire qui aime plus l'armée que son épouse, la jeune fille très mignonne, qui ressemble étrangement à la fille de Iam Nieson dans "Taken", très jeune, avec un sale type et une bande de décérébrés. J'ai même l'impression sur une demi-planche qu'il y a un clin d'oeil à Renfield de Dracula, rôle tenu par l'excellent chanteur Tom Waits.

    L'histoire commence peut-être également sur un cliché ou sur du déjà vu mais les auteurs ont entamé l'histoire à plusieurs endroits et il a certainement été très difficile de raccrocher les morceaux.

    Je n'avais pas terminé mon commentaire et là maintenant ma lecture s'éloigne. Dans tous les cas une très bonne BD.

    PE Le 11/05/2020 à 19:05:39
    Le troisième Testament - Tome 2 - Matthieu ou le visage de l'Ange

    Matthieu ou le Visage de l'Ange est donc le second tome de ce récit en quatre parties et dans les pas du premier nous suivons cette intrigue policière et théologique médiévale.

    Le récit est maîtrisé et se complexifie avec l'apparition de nouveaux personnages, de nouveaux protagonistes dont les Templiers, icônes du Moyen-Âge et objet de tous les fantasmes scénaristiques.

    Ce tome est dans l'ensemble très plaisant à lire.

    deanstevebowie Le 11/05/2020 à 17:27:10

    La grande force de cette Ukraine réside dans ses graphismes inhabituels. Le tome peut être lu comme une histoire complète, mais laisse place à une suite.

    BobArdKor Le 11/05/2020 à 17:22:17

    Ce genre de dessin "vite fait", ça passe quand même mieux quand les gags sont drôles. Là... c'est juste naze (et moche).

    kurdy1207 Le 11/05/2020 à 15:58:23
    Magasin général - Tome 8 - Les femmes

    La Marie est enceinte mais elle ne sait pas qui est le père. Pas grave, Serge se propose pour élever l’enfant avec elle. Ce qui est plus inquiétant pour la communauté, c’est le curé pas loin de se défroquer. Après tout, lui aussi a envie de vivre sa vie. Tout semble partir à vau l’eau au village, mais cela n’inquiète pas grand monde car un air de liberté et de renouveau souffle pour beaucoup de monde. Voici un album vivifiant comme l’air d’hiver et la neige qui ont pris possession du village et de la nature environnante.

    kurdy1207 Le 11/05/2020 à 14:55:49
    Capitaine Sabre - Tome 1 - Le vol du Pélican

    Ce premier volume nous présente le capitaine Gilbert Sabre et son aide Samu à travers six petites histoires. Cela nous permet de nous faire un premier avis sur le personnage et son caractère. Le dessin des années 80 n’est pas désagréable mais porte vraiment son époque. Il est vrai qu’aujourd’hui il y a tellement mieux que nous sommes tentés de faire la fine bouche…

    kurdy1207 Le 11/05/2020 à 10:58:36
    Magasin général - Tome 7 - Charleston

    La joie est vraiment le mot qui rythme ce tome. Philomène va coudre des robes pour nombre de femmes du village leur apportant une once de bonheur. Marie, elle, donne de l’affection, de l’amour, de l’allégresse aux deux frères Ernest et Mathurin.

    Un bien bel album où les hommes avant d’aller courir les bois en cette fin d’automne tentent de trouver un nouveau maire au village. Réalité ou prétexte pour ce lancer dans des fêtes autour d’une nouvelle danse, le charleston. Pendant quelque jours les hommes n’ont plus la tête au travail et de nombreuses femmes s’essayent à cette nouvelle danse.

    J’aime beaucoup la dernière case de la page 64 avec le canard, le chat, le chien et l’ourson qui côte à côte sont une image du bien vivre ensemble et de sérénité. Il faut aussi signaler l’excellent passage où l’ourson va « licher » la vieille bigote madame Gladu. un bel album au comique débridé.

    Loisel et Tripp s’éclatent dans cette série en nous narrant un monde aujourd’hui disparu où il suffisait de peu pour s’approprier une tranche de bonheur malgré la dureté de la vie.

    yannzeman Le 11/05/2020 à 09:10:50

    Ce livre est assez décevant, par rapport au formidable "Lino Ventura et l'oeil de verre", dans la même collection.

    Le dessin est sobre et en noir et blanc, alors que la vie de Leone et le monde dans lequel il a vécu étaient en couleurs.

    Il n'est pas toujours facile de s'y retrouver, avec les personnages, dont on ne sait pas toujours qui ils sont (on nous donne leurs noms, mais il faudrait sans arrêt s'arrêter de lire, pour aller chercher sur internet qui ils étaient, ce qui est un peu pénible).

    Une biographie quand même, pas inutile, même si l'essentiel à retenir de Léone est dans ses films.

    bd.otaku Le 10/05/2020 à 21:48:57

    Béatrice est vendeuse au rayon maroquinerie des galeries La Brouette. Chaque jour, cette célibataire discrète et rêveuse prend le train avec des milliers d’autres pour se rendre à son travail et dévore un roman durant le trajet. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes : elle entre par l’entrée du personnel, passe au vestiaire, enfile sa bouse rose, monte dans l’ascenseur avec ses collègues et rejoint son poste. Elle vérifie le fond de caisse, replace des étiquettes, range et achalande les présentoirs, conseille de nouveaux clients, leur vend gants de luxe et portefeuilles, et emballe leurs emplettes dans du papier de soie. Le soir venu, elle refait le trajet en sens inverse : ascenseur, porte de service, entrée dans le flot des voyageurs qui se pressent pour rejoindre la gare et lecture dans le wagon avant de rejoindre son petit appartement niché sous les toits et ses deux chats. Un quotidien qui n’a rien de dramatique mais qui est insipide et prévisible.
    Un jour, alors qu’elle se rend à la gare, elle remarque un sac rouge abandonné près d’un pilier, le soir il est encore là et le lendemain matin aussi. Il semble l’attendre… De retour de sa journée de labeur, prise d’une soudaine impulsion, elle s’en empare. Ce qu’elle y découvre va bouleverser son existence et révéler la jeune femme à elle-même ….

    Ultra moderne solitude

    L’histoire se déroule à la fin des trente glorieuses comme nous l’apprennent un néon publicitaire qui vante l’arrivée de la collection hiver 1972 aux galeries La Brouette , les façades des cinémas qui passent « Le Cercle rouge » avec Montand et Delon et les Renault 4 et 16, Peugeot 404 et 504, et autres Citröen DS qui sillonnent les rues. Elle prend place dans une ville imaginaire emblématique qui mélange certaines caractéristiques de Paris et de Bruxelles. La Tour « Glouglou » avec son néon circulaire qui se détache sur fond de ciel nocturne rappelle l’ancienne tour du centre international Rogier surmontée du logo d’un célèbre apéritif italien ; le « Café Faust » évoque, quant à lui, les célèbres cafés bruxellois « Falstaff » et « Cirio » avec les miroirs, les hauts plafonds et les splendides vitraux du premier et les célèbres banquettes rouges, colonnes dorées et lustres ouvragés aux motifs floraux du second. On retrouve également le monumental escalier des galeries Lafayette dans celui des galeries La Brouette, les immeubles haussmanniens en pierre de taille, la gare de Lyon rebaptisée « gare centrale » (comme celle de Bruxelles), le jardin des Tuileries et les minuscules appartements avec vue sur les toits de Paris .

    Dès la première (double) page en plongée ans, où les passants grouillants sont réduits à de simples bonhommes filaires hâtivement crayonnés au milieu du flot ininterrompu de voitures toutes semblables, on comprend que, dans cette métropole, règnent la frénésie et le consumérisme. « On nous fait croire/ Que le bonheur c'est d'avoir/De l'avoir plein nos armoires/Dérisions de nous dérisoires» comme le rappellera quelques décennies plus tard une chanson mélancolique. La ville ne dort jamais et est comme défigurée par tous les messages publicitaires qui saturent l’espace et qui scintillent dans la nuit dans une débauche de néons et d’électricité. Les galeries La Brouette sont le temple de la consommation et les nombreuses pages qui y sont consacrées ne sont pas sans rappeler les descriptions qu’effectuait Zola dans « Au Bonheur des dames » mais tout cela dans une succession de vignettes muettes !

    En effet, aucun texte, aucun phylactère, aucune légende dans cette œuvre de 112 pages hormis les titres des cinq chapitres qui le constituent et les mots des affiches de cinéma, des panneaux publicitaires et des néons. Ce parti-pris est assez rare en bande dessinée : on pourrait évoquer « Un océan d’amour » de Panaccione et Lupano, bien sûr, récit muet pétillant de malice, mettant en scène un duo improbable ( un vieux marin malingre et sa matrone imposante ) dans des situations cocasses et un rythme échevelé empruntant au burlesque. Mais, dans l’album de Mertens, cette absence de paroles ne relève ni du comique de l’œuvre précédente ni de l’exercice de style gratuit. Elle acquiert, au contraire, une fonction dramatique. Dans cette fourmilière, magistralement évoquée dans la double page inaugurale citée plus haut mais aussi dans de grandes cases en plans d’ensemble et en plongée, les gens sont littéralement « écrasés » par les bâtiments et le flot des humains se déplace de façon machinale sans aucune expression sur les visages (passage en plan rapproché), les yeux baissés. Personne ne se parle, ni même ne se regarde ! Dans ces pages au trait presque rough, « malgré la chaleur des foules/ dans les yeux divers/ c'est [donc] l'ultra moderne solitude ».

    La vie par procuration

    Alors, pour trouver un peu de réconfort, pour sortir de sa routine abrutissante, Béatrice se plonge dans les livres : une bibliothèque est l’un des seuls meubles que l’on trouve dans son appartement mansardé et on la voit lire à chacun de ses longs trajets. Elle dévore ainsi « Bonjour Tristesse » de Françoise Sagan et part alors loin de la pluie parisienne dans les landes d’été des années 1950 où elle peut mener comme la jeune héroïne Cécile la rebelle une vie trépidante qui n’est pas la sienne. Elle vit, encore, les aventures sentimentales du chirurgien exilé Ravic et de sa jeune amie Jeanne la petite chanteuse d’origine roumaine à l’aube de la guerre 1939-45 dans le roman « Arc de triomphe » d’Erich Maria Remarque.

    Elle ne choisit jamais des romans contemporains et plonge déjà vers le passé. La découverte de l’album photo va être un tournant dans sa vie. En contemplant ces souvenirs d’un amour parfait dans les années 30, Béatrice va - version réaliste - pousser sa faculté d’identification à son comble , se fantasmer en alter ego de la femme des photos et tomber amoureuse du compagnon de cette dernière ; ou bien - version fantastique- Mertens nous donne une réinterprétation du pacte avec le diable, à la Buzzati, avec un album de photos à la place du « veston ensorcelé » comme le laisserait à penser le nom du café -Faust- où tout bascule.

    Quelle que soit la version que l’on souhaite privilégier, l’album intrigue et fait rêver l’héroïne ainsi que le montre le montage alterné : cases en couleurs au présent avec des gros plans sur les réactions de Béatrice mélangées avec la présentation des clichés en N&B. Elle va donc se lancer sur la piste du jeune couple , un peu comme la protagoniste solitaire et introvertie mais pleine de fantaisie du film de Jeunet « Amélie Poulain » se mettait en quête de retrouver l’adulte qui avait caché enfant ses trésors dans la boîte en métal qu’elle venait de découvrir derrière une plinthe descellée de sa salle de bains. Les deux protagonistes ont le même visage lunaire et expressif et l’on observe dans la bande dessinée les mêmes teintes sépias que celle choisies par le cinéaste avec seulement quelques touches de couleurs vives : le rouge. Ici il s’agit de celui du manteau de Béatrice ou du sac renfermant le précieux album. La narration est extrêmement visuelle : le lecteur est « happé » par ces taches rouges et, cherchant Béatrice au milieu de la grisaille monochrome des passants, s’élance à sa suite. Elle qui empruntait toujours le même chemin rassurant va dévier de sa route et s’aventurer dans des quartiers qu’elle ne connaissait même pas sur la foi des maigres indices qu’elle trouve sur les photos. Les rues prennent alors des couleurs et dans sa quête , elle découvre sa ville et se découvre elle-même ….

    Et, si les pages deviennent ensuite paradoxalement en noir et blanc, c’est là qu’elle vit vraiment pleinement pour la première fois. Ces cases si vivantes forment alors un vibrant hommage aux films muets, comme le film à succès « The Artist » : on retrouve l’équivalent de la grammaire cinématographique d’antan dans l’alternance rapide de petites vignettes où l'on passe d'un personnage à l'autre en champ/contrechamp comme s'il y avait un dialogue mais dans lequel le message ne passe que par les visages exagérément expressifs. Les personnages semblent devenir comme des acteurs des années 1930 dont il prennent les poses tandis que leurs voyages ou leurs occupations sont présentés selon les codes des affiches de cinéma de l’époque avec polices spéciales, juxtaposition de plans, et médaillons. Mertens qui a travaillé pour le cinéma et la télévision en tant que directeur artistique et storyboarder réalise ici des planches au découpage très innovant. Il est aussi photographe et semble rendre hommage dans son histoire au côté consolateur de cet art qui fixe l’éphémère.

    A la recherche du temps perdu

    En effet, alors qu’elle se lance dans son enquête, Béatrice se heurte au passage irrémédiable du temps : les lieux qu’elle recherche ont disparus : ainsi, la patinoire « Pôle Nord », désaffectée, va être rasée et laisser place à un complexe immobilier. On remarquera même une distorsion avec la réalité pour souligner la perte: si l’adresse « 30 rue neuve » est bien celle du cinéma Métropole (et non Métropolis) à Bruxelles et s’il a bien été transformé en magasin de confection d’une grande enseigne espagnole bon marché, cette reconversion a eu lieu dans les années 1990 et non 1970. Mertens accélère ainsi cette évolution pour montrer la disparition du passé heureux des années folles.

    Tout comme « Amélie Poulain » et « The Artist », « Béatrice » est une œuvre nostalgique. Mertens nous place souvent en caméra subjective : ainsi , quand il choisit de mettre deux portraits du couple des années 1930 en vis-à-vis et en pleine page, il semble que nous ne tenions plus l’album de bande dessinée entre nos mains mais bien l’album photo. Nous sommes donc à la place de l’’héroïne et nous éprouvons ses sentiments. Ces pages muettes nous rendent actifs : nous devons combler les vides, faire le lien, créer l’histoire. En même temps, cette absence de texte loin d’appauvrir le sens le rend plus riche : les interprétations se multiplient et l’album se mue en poème. Les années 70 qui y sont décrites deviennent nos années 30 dans cette mise en abyme. La nostalgie nous étreint à notre tour : ne dit-on pas que cette période était «une parenthèse enchantée » prospère et sans chômage et n’effectuons-nous pas à la vue de lieux d’autrefois aujourd’hui disparus ( la tour Martini et la Tour Lotto par exemple) notre propre voyage dans le temps ?

    L’épilogue se déroulant de nos jours, comme l’indiquent à nouveau les véhicules (Mini Cooper, Renault Captur, l’ambulance belge …) n’en devient que plus saisissant et poignant par son apparition dans une rupture de construction. Il orchestre dans ce final sublime tous les thèmes abordés : la solitude, l’amour, la nostalgie, la vie par procuration et même la vie qui continue malgré tout grâce à l’épanadiplose douce-amère !

    Joris Mertens prend le pari fou de créer sa première bande dessinée à 52 ans, une bande dessinée muette qui plus est ! Il était inconnu mais ne devrait pas le rester : son premier essai est un coup de maître. Il crée un véritable petit bijou au charme fou : le découpage, les cadrages, la colorisation et même le floutage sont les rouages essentiels de l’ensemble. Ces pages vous laisseront … sans voix !

    PE Le 10/05/2020 à 19:25:39
    Le troisième Testament - Tome 1 - Marc ou le réveil du Lion

    Marc ou le Réveil du Lion est un excellent album d'introduction pour la série du Troisième Testament, récit dans la droite lignée du roman et du film le Nom de la Rose (un des moines du début de la bd est d'ailleurs un enquêteur portrait du personnage incarné par Sean Connery).

    d'une grande maîtrise formelle avec de superbes dessins, le scénario est parfaitement maîtrisé dans ce thriller médiéval ou le personnage d'Elisabeth joue le rôle de la conscience contemporaine et le personnage de Conrad la conscience médiévale.

    Touriste-amateur Le 10/05/2020 à 16:38:51
    Shi (Zidrou/Homs) - Tome 4 - Victoria

    Série magnifique, prenante, haletante, dessins très détaillés. J'adore!

    Il m'aurait manqué dans ce dernier opus le lien avec l'époque actuelle qui apparaît dans les premiers tomes.
    Ca sera pour la prochaine saison !

    Touriste-amateur Le 10/05/2020 à 16:25:02
    U.47 - Tome 13 - Sous les griffes de la SS

    Je mets 2 plutôt que 1 pour le dessin des bateau et sous-marins qui restent très détaillés et nous transportent bien dans l'univers.

    Pour le reste, c'est la cata.
    Je n'ai rien compris du début à la fin. Je n'ai pas du tout accroché au scénario totalement irréaliste, sans rebond, sans intérêt, avec des détails de personnages secondaires qui sont inutiles.

    Bref, la série s'éternise inutilement, vivement la fin, heureusement que c'est pour le prochain tome ...

    Touriste-amateur Le 10/05/2020 à 16:22:57
    U.47 - Tome 13 - Sous les griffes de la SS

    Je mets 2 plutôt que 1 pour le dessin des bateau et sous-marins qui restent très détaillés et nous transportent bien dans l'univers.

    Pour le reste, c'est la cata.
    Je n'ai rien compris du début à la fin. Je n'ai pas du tout accroché au scénario totalement irréaliste, sans rebond, sans intérêt, avec des détails de personnages secondaires qui sont inutiles.

    Bref, la série s'éternise inutilement, vivement la fin, heureusement que c'est pour le prochain tome ...

    kurdy1207 Le 10/05/2020 à 15:40:17
    Magasin général - Tome 6 - Ernest Latulippe

    Cette série est vraiment reposante malgré la dureté de la vie qui y est exposée. Le village se désespère de revoir Marie et surtout que le Magasin Général ouvre à nouveau ses portes. Mais Marie aime sa nouvelle vie à Montréal.

    Malgré les déchirures encore en elle, celle-ci décide d’abandonner la ville et tous ses attraits pour revenir vers ces personnes qui, au fond, comptent beaucoup pour elle.

    Dès son retour, elle est mise dans le bain en acceptant de soigner Mathurin, qui a été blessé par un ours, chez elle et ne peut empêcher à nouveau certains commérages. Mais son séjour à Montréal lui a fait gagner en assurance et elle se jure bien de ne plus se laisser marcher sur les pieds.

    L’histoire n’est pas débridée, l’action se contente de la vie et des accidents de tous les jours. Histoire sans prétention, dure mais douce aussi, menée par un duo d’auteurs qui offre du plaisir et semble en prendre tout à la fois.

    Eric DEMAISON Le 10/05/2020 à 15:09:53
    Iznogoud - Tome 10 - Iznogoud l'acharné

    Toujours aussi bien.
    L'humour de Goscinny, la virtuosité de Tabary. Toutes les histoires sont décalées et excellentes.
    Supporte aisément la relecture pour comprendre plus de jeux de mots et de situations.

    Eric DEMAISON Le 10/05/2020 à 12:06:30

    Ce livre contient deux récits de Stevenson. Le célèbre "lîle au trésor" et le moins connu au moins pour les lecteurs francophones "David Balfour". 2 histoires de pirates de marine de bons et de méchants et d'adolescents propulsés au rang de héros. Passionnant et palpitant, si on retourne un peu en enfance.
    Mais que vaut se traitement BD fait par Hugo Pratt quand il séjournait en Argentine et repris en 1980 par les Humanoïdes?
    Le trait est nerveux, la mise en case est très réussie (avec des cadrages quelques cadrages qui rendent bien compte de l’exiguïté des navires) et la mise en page aide à nous maintenir en haleine. En complément la mise en couleur qui favorise les jaunes orangés et marrons est très réussie.
    Même si Hugo Pratt a par la suite progressé vers son univers graphique et imaginaire, ce livre est vraiment à découvrir. Il se dévore.

    Yovo Le 10/05/2020 à 11:57:04

    Super bien dessiné, parfaitement scénarisé et découpé, fluide, haletant, passionnant, intelligent, intense et rigoureusement documenté.

    Une mine d'informations doublé d'un rare plaisir de lecture !

    Une des BD de l'année à ne surtout pas rater.
    Pour moi, clairement indispensable.

    Yovo Le 10/05/2020 à 11:43:35

    Une histoire imbriquée dans une histoire, elle-même imbriquée dans une histoire etc...

    Le texte est dense, pointu et plutôt bien écrit, même si les situations s'enchainent de manière un peu artificielle. Il aurait toutefois fallu une réalisation plus ambitieuse pour nous y faire croire et nous sentir touché par le sort des personnages. Il faut dire que j'ai trouvé le dessin quelconque. En le refermant je ne savais même plus à quoi ressemblaient les protagonistes, tant ils sont peu incarnés, peu expressifs, austères, comme étrangers à ce qui leur arrive. J'avais pourtant fort apprécié le trait de C. Gaultier sur "Robinson Crusoé" et "Kuklos", notamment. Mais là, j'ai moins accroché.

    Cette fable, très littéraire et verbeuse, a quand même un vrai potentiel et reste donc originale et intéressante. Mais à condition d'y prêter beaucoup d'attention, voire d'en faire une relecture. C'est bien, mais je ne conseillerai pas pour autant ce "porteur d'histoire".

    rayman2 Le 10/05/2020 à 10:09:14
    Spirou et Fantasio - Tome 19 - Panade à Champignac

    Deux histoires très inégales dans cet album :
    Panade à Champignac dans laquelle Franquin détruit ostensiblement l'univers de Spirou et Fantasio qu'il avait lui-même pourtant porté à un très haut niveau. Même si le dessin est évidemment remarquable, l'histoire et son déroulement m'ont paru sans intérêt et inutiles pour la saga. A oublier !
    Bravo les Brothers qui est, elle, remarquable dans l'univers de Gaston, dessins et Gags sont au top de l'auteur.

    Tumbler Le 10/05/2020 à 09:12:57
    Soleil froid - Tome 3 - L'armée verte

    Un 5/5 pour la série entière, ce dernier tome ne déroge pas ! une lente progression (au pas de Marguerite) vers la vérité. La fin n'est pas si bâclée que ça , elle laisse songeur, et on se prend à imaginer des suites haletantes ! Il est bon ce Pécau !!!

    PE Le 09/05/2020 à 19:35:42

    Entrez dans la Danse est un album adapté du roman de Jean Teulé.

    Dans sa réalisation formelle, la bd est excellente, de beaux dessins le tout dans un cadre dynamique qui se lit très bien.

    Dans son histoire, il y a du bon et du moins bon. Le bon c'est le décors, l’événement choisi et l'histoire brodée autour de cet événement. Les personnages sont également réussis, sauf un.

    Je reprocherais en effet le côté caricatural de l'évêque et de la représentation de l'Eglise en générale, cupide, stupide et fanatique.

    Je ne connais pas la vie de l'évêque en question et la page wikipédia qui lui est consacrée n'apprend pas grand chose. Peut-être était-il cupide et stupide comme il est représenté ici mais personnellement j'ai toujours du mal quand le méchant de l'histoire est représenté ainsi sans contrepartie, sans explication, sans nuance, il est juste cupide, stupide et fanatique, un point c'est tout.

    La bd est bonne et se lit bien mais on peut reprocher ce manque de nuance qui gâche un peu la qualité du récit.

    kurdy1207 Le 09/05/2020 à 19:30:57
    Chinaman - Tome 9 - Tucano

    Un dernier album ou la bande de Wild Catty va jouer le tout pour le tout à Tucano. Un règlement de compte dans une ville pour un Western, voici un scénario déjà vu et revu. Peu importe quand c’est bien fait et bien dessiné. La fin est telle que je me l’était imaginée, donc sans surprise mais peu importe. Chinaman est une très bonne série qui a absolument tout pour redémarrer un jour, exception faite, peut-être, de la volonté des auteurs.

    Tumbler Le 09/05/2020 à 18:01:21
    Ghost war - Tome 2 - Faucon blanc

    Une excellente suite ... le mystère s’épaissit ! Bon, les "résistants" ont qq facilités avec des vieux stocks d'armes cachés ... mais on prend du plaisir a suivre cette aventure ! j'attends le ° 3 avec impatience ..

    Tumbler Le 09/05/2020 à 17:58:17
    Ghost war - Tome 1 - L'aube rouge

    Acheté il y a qq temps et mis au rencard, je profite du "confinement" pour me mettre à jour: Très bonne BD, un scenario qui se tient, des personnages attachants, des petits clins d’œil à "la guerre des mondes" , du suspense ! divertissement réussi !

    kurdy1207 Le 09/05/2020 à 17:38:59
    Chinaman - Tome 8 - Les pendus

    Chinaman poursuit sa vie en solitaire loin de Ada. Il a été embauché comme convoyeur par Mr Byrne qui l’apprécie contrairement à certains employés toujours méfiants envers les chinois. Il va rencontrer Zed Ashes un joueur de poker professionnel quelque peu loufoque mais surtout ne sachant jamais s’arrêter quant il le faut, se mettant ainsi dans des situations peu enviables. Heureusement pour lui, Chinaman va le prendre sous son aile.

    Son patron le charge de convoyer un chargement de Sel jusqu’à la ville de Tucano. Chemin faisant, en compagnie de Zed, ils vont sauver la vie d’un homme, Curry, qui tentait de se pendre. Celui-ci à participer à l’attaque d’une banque avec la bande de Wild Catty. Pendant celle-ci un enfant a été tué, il s'agit de l’enfant d'un certain Crawford qui va se muer en tueur implacable de tous les membres de la bande.

    Voilà nos trois gaillards en route pour Tucano. Chinaman pour livrer son sel, Curry voulant expier ses erreurs et Zed rêvant de l’argent volé à la banque.

    Encore un scénario parfait avec de multiples acteurs dont les chemins vont forcément se croiser dans l’album suivant. C’est prenant et captivant mais surtout graphiquement très réussi comme toujours avec TaDuc.

    kingtoof Le 09/05/2020 à 17:31:34

    Une BD complètement décalée avec un style "roman photo" qui ne me donnait pas envie de me mettre dedans.
    À l'arrivée un hommage à l'humour des Nuls et des passages délirants qui font sourire.

    Rbaccus Le 09/05/2020 à 17:31:23

    Bel ouvrage pour une bonne oeuvre. Titeuf est le personnage parfait pour ce rôle. Court, simple et drôle.

    Merci Zep !

    Tumbler Le 09/05/2020 à 15:59:18
    Optic Squad - Tome 1 - Mission Seattle

    Je trouve le scenario excellent , et le dessin très dynamique. Cela pourrait devenir immédiatement un "story board" pour mise en scene d'un film. Suspense prenant , et nous attendons le 2 volet avec impatience !! Effectivement, beaucoup de couleur bleu, mais beaucoup d'actions se font la nuit ... A suivre !!

    kingtoof Le 09/05/2020 à 10:25:25
    Wild West (Gloris/Lamontagne) - Tome 1 - Calamity Jane

    Un western original : la vie d'une femme dans une ville paumée de l'Ouest américain.
    Tout en gardant les ficelles d'un scénario classique de cow-boy : le saloon, son bordel, ses bagarres et ses parties de poker, un shérif alcoolique, une ville sous l'emprise d'une crapule et un chasseur de prime qui fait sa loi.
    Un album de grande qualité.

    yannzeman Le 09/05/2020 à 09:29:52
    Drakko - Tome 2 - La Nébuleuse des serpents

    Ma notation vaut pour les 2 tomes.
    Car ils sont indissociables, et qui veut lire le 1er tome doit s'attendre à la déception d'une histoire qui, au final, est d'une grande banalité.

    Le tome 1 laisse à penser qu'on aura droit à une nouvelle saga du duo qui a produit "le fléau des dieux", mais il n'en sera rien. 2 petits albums et puis s'en va, une histoire un peu bâclée, des dragons sous-exploités.

    Une grosse déception au final, et 2 albums que je vais m'empresser de refourguer à un revendeur d'occasion.

    Sans intérêt.

    yannzeman Le 09/05/2020 à 09:28:56
    Drakko - Tome 1 - La Treizième Horde

    Ma notation vaut pour les 2 tomes.
    Car ils sont indissociables, et qui veut lire le 1er tome doit s'attendre à la déception d'une histoire qui, au final, est d'une grande banalité.

    Le tome 1 laisse à penser qu'on aura droit à une nouvelle saga du duo qui a produit "le fléau des dieux", mais il n'en sera rien. 2 petits albums et puis s'en va, une histoire un peu bâclée, des dragons sous-exploités.

    Une grosse déception au final, et 2 albums que je vais m'empresser de refourguer à un revendeur d'occasion.

    Sans intérêt.

    PE Le 08/05/2020 à 19:21:12
    Sept - Tome 4 - Sept missionnaires

    7 missionnaires est le seul album de la série "sept" que j'ai lu mais quel excellent album, superbe en tout, dessins, couleurs, scénario, dialogues, humour.

    Ce n'est pas un récit historique mais le décors de fond (l'Irlande de la fin du VIIIème siècle et début du IXème) est très réussit.

    Les 7 missionnaires, dont chacun correspond à un péché capital, nous régalent de leurs turpitudes, du très bon.

    ALICECOOPER Le 08/05/2020 à 18:51:02
    Green Class - Tome 1 - Pandémie

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour le Journal des Confinés #22.

    Je découvre cette BD après l'avoir déjà eue entre les mains et avoir hésité à l'acheter. Encore une fois ce n'est pas le genre de scénario que j'affectionne mais j'ai été happé dans cette aventure palpitante, dans laquelle malgré un scénario faible, le mouvement est manifeste avec des excellents effets de profondeurs et autres techniques du genre, ainsi qu'une bonne bande de pauvres jeunes "Perdus" comme il n'y en a plus chez nous, ce qui nous garde en haleine et qui a rendu ma lecture géniale et imperturbable. Le résumé de kurdy1207 est excellent et tout à fait conforme.

    Par contre pour les notes, je les trouve un peu dures, surtout lorsque je regarde les notes données au tome 2. (Les gars, vous avez la possibilité de les revoir) Surtout que sur d'autres BD, j'ai vu des 5 étoiles pour de vrais navets (je ne parle pas de vous). C'est à croire parfois que certains ne lisent vraiment pas beaucoup ou d'autres encore sont tout contents quand il reçoivent un nonosse.

    La première planche avec les bayous est franchement sublime. Nos héros sont également très bien imaginés, avec leur caractère bien trempés, leurs faiblesses, leurs sentiments profonds et attachants, leur traumatismes. On pourrait un peu reprocher aux auteurs qu'ils s'en sortent tout de suite bien en milieu hostile mais on comprend aussi que ce sont des jeunes avec des problèmes familiaux au départ, ils sont plus durs. On ne sait pas assez sur eux malheureusement.

    Les passages en forêt sont très réussis. Les arrières plans sont réalisés avec des flous artistiques, impressionnistes parfois, qui sont également très réussis. Toutefois, certaines autres cases manquent de fond, certains visages parfois d'identification. J'ai, malgré tout, passé un excellent moment. Le volume est plus que satisfaisant.

    Dans le contexte du virus qui sévit actuellement dans le monde, le nombre de morts y est bien plus faible. En dehors des créatures que j'appelle des "Je s'appelle Groot", l'histoire de cette BD apocalyptique et eschatologique pourrait bien devenir une réalité dans le style de confinement que nos chers politiciens risque de nous imposer dans le futur. Le Futur est obscur.

    C'est une très bonne BD.

    ALICECOOPER Le 08/05/2020 à 18:22:19
    Hôtel Étrange - Tome 1 - L'hiver au printemps

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour le Journal des Confinés #21.

    Pour les petits rats de la lecture je suis obligé de mettre un bon 4 étoiles. Je dois avouer que je n'ai pas réussi à terminer cette BD mais presque, en même temps j'ai été très dérangé pendant ma lecture et de plus, ce n'est pas trop de mon âge, ni de mon goût. Je suis moi-même un peu un vieux papa.

    Mais si les gens notent uniquement ce qui leur plaît, comment un enfant qui sait juste lire peut-il lui-même apposer une note ou un commentaire, il faut bien que quelqu'un le fasse. Et bien je me suis décidé, pour BDFugue, à apporter un commentaire pour les parents de jeunes enfants. Et j'aimerai encore dire à BDFugue que je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de tout petits qui lirons en ligne cette bande dessinée. C'est gentil de votre part et je suis également conscient et sensible au fait que vous ne faites pas ce que vous voulez mais ce que vous pouvez. Les enfants ont besoin de supports. La suivante est bien plus captivante pour moi.

    Elle s'adresse donc plutôt à un public jeune ou à des tout petits qui prennent goût à la lecture parce que, pour les 3/4 que j'ai lus, le dessin, l'écriture scripturale et les couleurs sont simplement très agréables, les personnages marrants, des répliques drôles, c'est scolaire et enfantin, mais avec peut-être un peu trop de tohu-bohu, une histoire qui bouge beaucoup... J'ai presque eu du mal à m'attacher aux personnages. Très bien pour les petits lecteurs, avis aux parents. Je recommande.

    Shaddam4 Le 08/05/2020 à 16:17:17

    Les trois premiers volumes du Lama blanc sont passionnants de souffle, le scénariste employant les techniques de la grande aventure exotique et de la fantasy pour emmener le lecteur dans les premières années (terribles de souffrance, comme tout ce que fait Jodo!) de Gabriel. L’histoire nous fait suivre donc l’apprentissage de ce jeune tschilinga, réincarnation du dernier Maître alors que la lamasserie a été accaparée par un usurpateur qui trahit toutes les valeurs du bouddhisme. Pour qui a lu les autres œuvres du chilien et notamment les Méta-Barons, on trouve déjà l’essence de ses obsessions, avec cet enfant tout puissant devant assumer une souffrance inouïe, seul, rejeté par les siens et dont acquisitions de compétences supra-naturelles fera naître un être supérieur. Hormis dans le dernier tome qui tombe un peu dans un prosélytisme mystico-boudhique faute de combattant (ne jamais oublier l’adversité dans une histoire!), Jodo arrive à parler de spiritualité comme dans toute histoire de mages et de dragons. On adopte facilement cette vision des expériences extra-corporelles (expérimentées par l’auteur lui-même et utilisées dans une autre de ses sagas majeure, Alef-Thau) et du monde immatériel. [...]

    lire la suite sur le blog:

    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/08/le-lama-blanc-premier-cycle/

    kurdy1207 Le 08/05/2020 à 16:15:47
    Chinaman - Tome 7 - Affrontements à Blue Hill

    Plutôt qu’affrontements à Blue Hill, cet album aurait pu s’appeler déferlement de violences à Blue Hill tellement le carnage final est infernal et l’incompréhension entre les communautés irréparable.

    Pourtant Chinaman et Ada désirent plus que tout vivre paisiblement en bonne entente avec tout le monde. Mais une grande partie des blancs méprise les chinois et les ceux-ci ne veulent pas de l’éducation des blancs. Ce n’est pas nouveau car ne pas aller vers les autres et s’obstiner dans sa culture que l’on croit la meilleure perdure à travers les siècles comme un fardeau que la plupart des hommes trainent de leur naissance à leur mort.

    La bêtise guerrière des « coqs » va entrainer Chinaman vers des combats qu’il ne désire pas. Affronter le meilleur, celui qui tire le plus vite, qui manie l’épée le mieux, battre une légende pour obtenir le prestige et la reconnaissance, c’est ce langage universel guerrier dont Chinaman va être la cible.

    L’école des arts martiaux de San Francisco va envoyer plusieurs élèves et maître Yuen affronter Chen. De cet affrontement final à Blue Hill naîtra une avalanche de violence qui laissera sur le carreau un bon nombre de personnes.

    Voici un tome excellent qui en 46 pages dévoile plusieurs aspects de l’âme humaine qui à la fin laissera coi Chinaman d’une certaine façon. Prisonnier de son éducation, il va préférer s’enferrer dans des duels plutôt que de fuir ceux-ci avec Ada. Avait-il le choix ? Telle est la grande question, mais voulait-il vraiment faire un autre choix…

    Les auteurs nous proposent l’un des meilleurs albums de la série avec un scénario très dense et un graphisme absolument magnifique. J’ai avalé ce tome avec une grande gourmandise.

    kurdy1207 Le 08/05/2020 à 15:00:32
    Chinaman - Tome 6 - Frères de sang

    J’avais stoppé ma lecture de la série il y a maintenant quatre ans et je la retrouve toujours avec autant de plaisir qu’un épisode de Kung Fu avec David Carradine.

    Un scénario western avec la spoliation des chinois de leurs terres par une loi tout à fait inique votée par le gouvernement américain. Chinaman a retrouvé l’amour auprès d’Ada mais déjà de sombres nuages passent au-dessus des amoureux et de leurs amis.

    Chen (Chinaman) va retrouver son ami Chow. Celui-ci a du mal à accepter cette nouvelle vie que c’est choisi son « frère » et a toujours une opinion méprisante pour les femmes blanches et donc de surcroit pour Ada.

    Mais l’amitié est plus fort que tout et les deux amis font faire obstacle à Hopper et à sa soif d’argent.

    Le dessin de TaDuc est toujours aussi agréable à regarder et cette série malheureusement aujourd’hui finie aurait pu durer dans le temps. C’est vraiment dommage mais il me reste encore trois tomes de plaisir.

    kingtoof Le 08/05/2020 à 12:48:33
    Les chefs-d'œuvre de Lovecraft - Tome 3 - Dans l'Abîme du temps

    Un magnifique ouvrage.
    Une adaptation à la sauce Tanabe.
    Je trouve que le début est long à se mettre en place... et au contraire j'ai trouvé sa version de la fin de la nouvelle très pertinente : la visite des ruines de la Grande-Race est bien retranscrite et l'auteur rajoute des discussions par rapport à l'oeuvre originelle entre le Professeur Peaslee (le héros de la nouvelle) et le Professeur Dyer (hommage au héros des montagnes hallucinées), j'ai trouvé cela très intéressant. Un hommage aux héros de Lovecraftien qui ont aperçu l'Indicible.

    yannzeman Le 08/05/2020 à 11:34:57

    Un album classé dans la catégorie "humour", alors qu'il s'agit d'un drame.
    C'est tout le malentendu de cet album, qui m'a déçu, à cause de sa fin dramatique, et d'une vision un peu caricaturale des croisés.

    A l'instar des "3 mousquetaires", que le cinéma s'entête à transformer en aventures sympathiques centrées sur l'amitié alors qu'il s'agit de drames déchirants, cet album est résumé par les avis ci-dessous comme jubilatoire, avec de la gaudriole dedans.

    Pourtant, en refermant le livre, c'est la tristesse qui l'emporte, et ce sentiment d'avoir été trahi par le scénariste, qui a bien caché son jeu.

    Pour ceux qui voudront découvrir cet album, sachez-le, si le début est amusant, la fin ne l'est pas du tout. Vous êtes prévenu.

    Reste de beaux dessins de Porcel, mais cela n'a pas suffit, me concernant.

    yannzeman Le 07/05/2020 à 23:46:11

    Indispensable pour 2 raisons :

    D'abord, parce que c'est une biographie très agréable à lire sur le fondateur d'un mouvement qui s'étendra sur la planète entière, et qui demeure, plus de 100 après, toujours d'actualité, le scoutisme.
    Tout scout (ou toute personne attirée par ce mouvement et cette éducation) devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie ce livre.

    Ensuite, c'est un travail de Jijé, au sommet de son art, et qui n'a pas pris une ride. Il est dommage que Dupuis ne propose pas une réédition de ce dyptique, si réussi.

    Un indispensable, à posséder dans toutes les bibliothèques, au côté des "Tanguy et Laverdure" et des "Valhardi" du maitre.

    yannzeman Le 07/05/2020 à 23:45:42

    Indispensable pour 2 raisons :

    D'abord, parce que c'est une biographie très agréable à lire sur le fondateur d'un mouvement qui s'étendra sur la planète entière, et qui demeure, plus de 100 après, toujours d'actualité, le scoutisme.
    Tout scout (ou toute personne attirée par ce mouvement et cette éducation) devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie ce livre.

    Ensuite, c'est un travail de Jijé, au sommet de son art, et qui n'a pas pris une ride. Il est dommage que Dupuis ne propose pas une réédition de ce dyptique, si réussi.

    Un indispensable, à posséder dans toutes les bibliothèques, au côté des "Tanguy et Laverdure" et des "Valhardi" du maitre.

    judoc Le 07/05/2020 à 19:59:31

    Je ne crois pas avoir lu Didier TRONCHET avant cet album, mais "le chanteur perdu" est plutôt une bonne surprise. Si je ne suis pas fan du graphisme des personnages, les dessins d'ensemble et la tonalité de cette aventure extrêmement plaisante compensent largement.

    Partir à la recherche d'un chanteur dont personne ne se souvient 30 ans après son dernier disque n'est probablement pas synonyme d'une santé mentale optimale, mais l'aventure que Jean (ou plutôt Didier) a vécu à travers cette quête "impossible" est sans doute bien plus régénératrice qu’un séjour prolongé chez un psy (aussi sympathique et compétent soit-il). Et peut-être même que d'un point de vu économique c'est finalement plus rentable...

    J'ai souvent souri avec cet album et c'est bien là l'essentiel ! Quant au chanteur "évaporé" dont les chansons à texte sont disponibles sur le site de Didier TRONCHET, ces compositions gagnent à être connu !

    A lire et écouter pour prendre l'air, en ces temps de confinement nous en avons tous besoin.

    hfauve Le 07/05/2020 à 11:45:09
    Buck Danny - Tome 31 - X-15

    Un Buck Danny avec une intrigue sans grand intérêt. Les trois héros y jouent presque un rôle de second plan.