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Les avis de - Arkadi

Visualiser les 16 avis postés dans la bedetheque
    Arkadi Le 10/05/2016 à 18:11:06
    OmS en série - Tome 2 - L'exom

    Second tome d’une adaptation toujours aussi réussie…

    Tout en continuant son travail de fidélité et de découpage réussi, Morvan densifie les rapports affectifs entre les hommes, (alors que dans le roman, seul les Draags le sont). Ce point de vue nouveau, au travers d’un personnage crée par Morvan (le frère de Terr) donne une saveur supplémentaire à un lecteur tel que moi, adorateur de l’univers Wulien. Surtout que Morvan conserve tout le miel du roman : un peuple « fourmiesque » qui ne peut vaincre et survivre que dans le salut de l’intérêt général malgré la perte d’un grand nombre… (Petit regret tout de même dans l’oblitération des « espions domestiques » de Terr par Morvan dans ce second tome).

    Les dessins d’Hawthorne se bonifient. Toujours classique, il y a une ambiance qui se dégage petit à petit de ce trait plutôt simple sans être simpliste. A la fois sombre et austère lorsqu’est narré le peuple des Oms autant que lumineux et large pour les Draags (mention spéciale d’ailleurs à Maître Shin et ses séances d’interrogatoire qui glace le sang)

    Ainsi donc, Morvan, par un parti pris humaniste à singulariser les caractères de certains Oms, donne une dimension supplémentaire à une adaptation déjà très réussie d’un bouquin génial. (Et les scènes de l’interrogatoire parce que le lecteur a identifié l’un des interrogés, glace plus encore le sang !)

    Vivement la fin !

    Arkadi Le 10/05/2016 à 17:27:27
    OmS en série - Tome 1 - Terr, sauvage

    Attention culte !!!

    « Oms en séries » l’est assurément autant qu’il est considéré comme un classique de notre science-fiction franchouillarde ! Et il est bien vrai que cet œuvre mérite tous ces éloges car elle était incroyablement novatrice pour 1957 et demeure toujours aussi étonnante aujourd’hui !

    D’ailleurs, René Laloux ne s’y ai guère trompé en empruntant sa première moitié pour construire son dessin animé « La planète sauvage », prix du jury du festival de Cannes en 1973. Cet OVNI filmique, aux dessins brulants et sexués de Roland Topor, allie la lente contemplation, l’expérimentation visuelle post soixante-huitarde et les émotions poétiques. Mais « La planète sauvage » n’est pas « Oms en séries » car le roman, lui, s’attèle à la survie d’un peuple « fourmi » d’humains face à une civilisation Draag en déliquescence. Et Terr, le héros, est tout à la fois un Spartacus et, un Périclès moderne, alors que le dessin animé privilégie les Draags…

    Morvan revient, au contraire de Laloux, en la fidélité du roman qui n’a guère besoin de modernisme tant il l’était déjà. Toutefois, le scénariste rajoute un propos filial fort salutaire entre la mère et le héros qui débute et clôt ce premier tome et qui donne la juste mesure de l’asservissement et du renouveau des Oms. Morvan ne cherche d’ailleurs pas à inscrire sa patte personnelle dans cette adaptation : il est au service de l’univers Wulien (et de son roman) qui n’a ni faille, ni vide (à part peut-être les rapports humains un peu trop vague et lapidaire dans le roman) contrairement à beaucoup d’autres œuvres de Stefan Wul.

    Hawthorne, lui, ne rend pas hommage à Topor. Ses couleurs glacés sont aux antipodes des couleurs brulantes du dessin animé. Et c’est, à mon avis, préjudiciable pour la bonne immersion rapide du lecteur dans ce monde….Toutefois, le classicisme de sa plume sert merveilleusement l’histoire…Et la narration visuelle est de toutes les réussites : Les Draags sont superbes tout comme leur civilisation et leur « home, sweet home »…

    Ce premier tome est une belle adaptation, sans parti pris nouveau et risqué certes, mais le roman étant suffisamment dense pour ne pas en rajouter, le découpage et les choix de mises en avant de certains propos romanesques plutôt que d’autres par Morvan sont judicieux et percutant.

    L’homme connaît son boulot pour nous faire aimer Stefan Wul.

    Arkadi Le 10/05/2016 à 10:13:51
    Rayons pour Sidar - Tome 2 - Lionel

    Il y a des BD ou c’est la relecture qui donne tout le sel et les saveurs du bel ouvrage. « Rayons pour Sidar » est de ces œuvres-là.

    Comment faire ? Lire une première fois. Prendre en compte les heurts d’un dessin trop fouillé et certaines entre-scènes trop « cut » qui donne peine à la bonne lecture…puis laisser reposer une semaine, un mois et lire à nouveau. C’est alors que l’œuvre prend tout son essor.
    De la volupté d’illustrations magiques (il n’y a que Civiello qui sache dessiner des poulets-serials killers) à la narration qui privilégie l’émotion. Sans cette relecture, vous risquez de passer à côté.

    On regrette alors, que Valérie Mangin n’est pas approfondie la thématique du duo robotique. Il manque de l’Asimov dans cette adaptation-ci. Wul avait laissé dans le vague cette notion. Il y avait donc tout un champ libre à explorer pour un scénariste. On regrette aussi l'aspect ridicule et trop figé des méchantes chauve souris à cube poitrinaire.
    Mais, on apprécie le final (presque) commun entre la BD et le roman. Car Valérie Mangin donne à Lionel un libre arbitre anti colonial salutaire en notre 21ème siècle.

    Il est vrai qu’une BD peut se lire, se relire et se relire encore si elle se trouve dans votre bibliothèque. Celle-ci est de celle qui prenne toute sa densité dans ce cadre précis. Les dessins-illustrations de Civiello y sont pour beaucoup et Valérie Mangin a bien eu raison de privilégier, dans son découpage, les peintures de cette artiste.
    Si bien sur, on relit l'œuvre. Car sans cela, les lecteurs qui considèrent que cette adaptation est ratée auraient raison...

    Arkadi Le 09/05/2016 à 15:23:51
    Rayons pour Sidar - Tome 1 - Lorrain

    Stefan Wul n’était ni pro, ni anticolonial. Homme de son temps, il n’avait d’opinion que celle de la majorité des français en une époque ou encore la France était coloniale. Et vous ne lirez aucun parti pris sur ce thème dans les romans. D’ailleurs, « rayons pour Sidar » n’est qu’un préambule à « Piège sur Zarkass ». La différence étant que pour l’un, seul deux personnages sauvent toute une civilisation alors que pour l’autre, c’est bien tout le peuple indigène qui se sauve de la main mise d’un futur colon destructeur. Car la civilisation terrienne, dans les deux cas, est bonne pour l’émancipation de ces peuples respectifs. A méditer, lorsque l’on croit que Wul est un dénonciateur. Hélas, bien au contraire.

    En préambule, Valérie Mangin explique clairement la position de Wul et, dans ce premier tome y demeure fidèle. Les peuples rencontrés par les héros sont plus sauvages les uns que les autres, et on comprend les colères multiples de Lorrain, alors qu’il tente de les sauver, face à ces peuples agressifs.

    Si l’adaptation est de bonne facture, fidèle au roman et plutôt réjouissant dans la description de Sidar, les découpages entre scène peuvent parfois heurter le bon déroulement de lecture. Et si le dessin de Civiello est superbe avec des couleurs extraordinaires, là encore, la profusion des détails et l’absence d’ancrage précis heurtent aussi la lisibilité de l’histoire. Ce défaut récurrent, à la fois au dessin et au scénario, nous empêche l’immersion dans cet univers unique. Dommage…

    Valérie Mangin joue la carte de la fidélité au roman jusqu’au boutiste et, comme le roman, n’approfondie pas le thème du duo robotique, tout en laissant la part belle aux dessins.

    En sortant de ce premier tome, il y a toujours cette question qui point à l’horizon. Un dessinateur de bande dessiné peut-il être illustrateur ? Car les illustrations magiques et magnifiques de Civiello dessert la lecture par sa force agressive de trait et l’atypisme de la gouache. Tel Carlos Nine ou Mattoti, Civiello nous prouve le génie de son travail dans cette adaptation. Mais il me semble qu’un dessin dans une BD doit servir avant tout l’histoire. Alors que dans cette BD, l’histoire semble être un simple réceptacle à un vrai savoir-faire pictural, au détriment du lecteur et de sa lecture.

    Arkadi Le 06/05/2016 à 14:42:40
    Piège sur Zarkass - Tome 3 - Gaïa, Go Home !

    Final du triptyque…et continuité en ce tome dernier des grandes réussites autant que du désastre « comique » des deux premiers.

    Bravo à Didier Cassegrain d’abord pour le plaisir visuel véritable et haro à Yann qui réussit une adaptation rythmé en diable au travers d’une mélasse « second degré » qui gâche toute joie de lire.

    Pourtant, le côté « Fin du monde » de « Gaïa, Go home » aurait pu faire recette à la lecture. Tout y étais mis en place pour :
    un dessin franchement sublime et un découpage alerte… mais voilà, il faut que Yann nous y colle une orgie hors-champs (limite viol collectif si l’on en croit le dialogue de la femme qui propose) et tout autre caricature de type macho, macho (wo)man !

    Triste donc de se saborder soi-même.

    Malgré un final plutôt réjouissant ou Yann met en avant les personnages de Zinn, Louis et Marcel avec une chute qui diffère un tantinet du livre (savoureuse et étonnante histoire d’amour) ainsi qu’une transformation de chenille franchement bien vu…le lecteur que je suis ne peut être que songeur et un peu triste.
    Dans cette trilogie, Yann ne s’est pas mis au service de l’univers « Wulien ». C’est Stefan Wul qui s’est mis au service de l’humour potache de Yann. Et si le fond de cette adaptation est franchement réussi, c’est la forme (style « faut rigoler ! ») qui nous laisse la bouche pâteuse. Cela manque de finesse, c’est certain. Cela manque surtout de recul.

    Loin d’être aussi mauvaise que l’adaptation de « La peur géante », « Piège sur Zarkass » n’arrivera tout de même pas à la hauteur d’un « Temple du passé », « retour à zéro » ou « Niourk » et « Oms en séries », les quatre grandes réussites à ce jour de cette collection.

    Surtout parce que ce n’est pas drôle alors que le scénario était fait pour et que Yann a cru peut être que ça l’était.

    Et voilà tout…

    Arkadi Le 06/05/2016 à 11:08:40
    Piège sur Zarkass - Tome 2 - New Pondichery mon amour

    Dans ce second tome, les auteurs continuent à creuser leurs sillons entamés par le premier…

    Et c’est grand oui pour Didier Cassegrain ! Sa retranscription visuelle de l’univers de Wul est superbe ! Son trait unique et incisif, les décors de la jungle, du fleuve et même des quartiers pauvres zarkassiens donne au lecteur, que je suis, un plaisir véritable. Les cases larges vont à l’essentiel du propos tout en nous offrant une immersion totale dans ce monde imaginaire. Il y a aussi du mouvement, de la fluidité, des couleurs superbes et des espaces tout en équilibre. Son traitement des bêtes et des personnages sont tout autant réussis. Les zarkassiens ne peuvent être autrement que comme il les imagine graphiquement, les bêtes sont superbes (particulièrement les chenilles) et les femmes sont très belles…et il y a même un clin d’œil à Vatine pour son adaptation de « Niourk « fort sympathique.

    Et c’est un grand oui pour Yann dans son traitement de cette civilisation ! Yann fouille, la culture zarkassienne, densifie le rapport d’un peuple d’autochtone plutôt sauvage et naïf face à des colons expropriateur entre collaboration de pouvoir, mimétisme de certains (plutôt drôle ici contrairement au roman) et rejet pour la plupart.

    Ces deux grands « oui » aurait dû offrir au lecteur une adaptation de l’œuvre de Wul de belle qualité ?
    Et bien non ! Car Yann veut nous faire rire avec des dialogues aux seconds degrés et il force tant le trait dans la caricature et la facilité des bons mots que cela gâche beaucoup le plaisir de lecture.

    La faute est due à son traitement de la civilisation terrienne car les femmes ont pris le pouvoir et, pour Yann, les femmes sont des hommes misogynes, vulgaires, à la testostérone galopante, comme les autres. Les militaires, les gouvernantes sont des « bad guys » tout droit sorti du film « Expendables » avec la drôlerie de camionneuse. Tout ceci est peut être juste pour nous faire rire ? Je répondrais alors que tout ce qui est excessif devient insignifiant.

    Pourquoi avoir généralisé à toute une civilisation ce qui faisait la truculence de Marcel ? Car, oui, si j’aimais le second degré à la Fréderic Dard pour ce personnage, je ne comprends pas son clonage à l’ensemble des femmes terriennes. Et toute cette pantalonnade indigeste, nous fait oublier, au fil de lecture, la finesse d’une adaptation réussie et la qualité d’un découpage sans temps mort.

    Yann se met une balle dans le pied tout seul et c’est bien dommage…

    Arkadi Le 06/05/2016 à 09:55:47
    Piège sur Zarkass - Tome 1 - Une chenille pour deux

    Sans être culte (tel que « Niourk », « Oms en séries » ou « Retour à 0 ») « Piège sur Zarkass » n’en demeure pas moins un roman réussi de Stefan Wul. Une écriture automatique maitrisée et une foisonnante imagination sur le thème de la jungle (thème de prédilection de l’auteur) sont les raisons de cette réussite.

    Le dessin de Cassegrain fait merveille sur ce dernier point. L’écosystème de Zarkass, imaginé par Wul, est parfaitement retranscrit. Grace à un trait unique, aplats réussis et tonalités des couleurs plutôt pastel du dessinateur, le lecteur est immergé avec leurs héroïnes dans ce périple en terre inhospitalière. Mention spéciale, d’ailleurs, aux planches superbes des rêves prophétiques.

    Le scénario de Yann peaufine l’univers en construisant des liens économiques et symbiotiques entre indigènes et chenilles. Tout comme il est bien vu de sa part, de donner corps et cultes à une civilisation « Zarkassiennes », alors que Stefan Wul ne narre rien, ou très peu, à ce sujet. Et il est bon de suivre, au fil des découvertes sur ce peuple, les ressentis des personnages principaux, entre dégout, curiosité et parfois adhésion.

    Yann peaufine aussi les héros. Des deux agents spéciaux en mission du roman, il créait un duo mal assorti, tel que dans « L’arme fatale » de Richard Donner, avec de vraies personnalités et vrais nécessités personnelles à remplir la mission. Il y a Louis, par qui nous découvrons l’univers de Zarkass, et Marcel, la reprise de justice aux verbes fleuries. Les dialogues de Marcel sont plutôt drôles dans ses injures à la misogynie inversée. Et même si l’usage de l’humour « pipi, caca » est un tantinet outrancier, cela fonctionne particulièrement bien pour dessiner la personnalité de Marcel.

    Mais Yann, hélas, ne limite pas cet humour potache à la seule bouche de Marcel. Il le généralise sur l’ensemble des femmes qui ont pris le pouvoir terrien. Carton rouge, donc, pour la scène du pénitencier ou prisonnières, gardes et même directrice de prison (pseudo-domina BDSM à talon aiguille et matraque) ont le même comportement que Marcel. Cette seule scène indigeste rend la lecture de ce premier tome nauséeuse malgré le monologue bien vu de Marcel face à la directrice sur les agissements des colonisateurs.

    Alors que dans « le temple du passé » l’inversion d’une norme rend la lecture jubilatoire, celle choisi par Yann aurait dû être source de ressort scénaristique novatrice, mais son traitement n’est qu’une simple accumulation de blagues d’ado et comportements de mauvais gout ou les femmes ne sont que des hommes cavernes comme les autres. Il n’y a de plaisir à voir ces femmes au pouvoir que par leurs plastiques superbes (Cassegrain les dessine merveilleusement !)

    Bref, voici une BD à ne pas faire lire à une féministe qui rêverait d’une civilisation « Girl Power ».

    Arkadi Le 04/05/2016 à 09:07:46
    Le temple du passé - Tome 2 - Envol

    En voici un superbe diptyque ! !

    Peut-être la plus réussi, à ce jour, dans cette collection.
    D’abord parce que le scénario explore avec brio les espaces de narration vide du roman. En effet, Wul va à l’essentiel sur son propos « mutation génétique » et ne développe aucun autre ressort annexe. Hubert, lui, explore tous les chemins de traverse, oubliés par Wul, avec grande subtilité narrative, construisant ainsi une adaptation à plusieurs niveaux.

    Tout comme le premier tome, le voici jouant à la poupée russe (pour notre plus grand plaisir) et l’Histoire principale englobe une histoire qui englobe une autre histoire. Tout d’abord, une histoire à trois peuples distincts (le roman n’en narre que deux et n’utilise le troisième pour prétexte à explication finale). Ensuite, il y a une histoire d’amour onirique à trois concluant ainsi, avec brio, le parti pris de la civilisation homosexuelle dans le premier tome. Et, enfin, une histoire à trois temporalité (passé, présent et futur après sommeil).

    Le thème de la tierce, déjà exploité sur le premier tome (le héros est dans son vaisseau qui est dans « Monstro ») se transforme ainsi en thématique de la trinité car chacune des trois civilisations sont imbriquées les unes aux autres dans leurs créations jusqu’à leurs destructions. Et il y a de la divinité en notre héros (d’où le titre du roman).

    C’est aussi de solitude et d’incompréhension entre les êtres que narre cette adaptation magistrale ! Le héros rêve au lieu d’avoir vécu ses désirs ; c’est à cause de la peur d’être seul que tout un peuple est addictive en la divinité et c’est par incompréhension que l’on hume la destruction dans un hors champ scénaristique final…

    Voilà ce qui se nomme une adaptation parfaitement réussi car Hubert est fidèle au roman tout en insufflant un air frais de modernité aux partis pris risqués. Cerise sur le gâteau, le final (presque) analogue au roman est une claque qu’auraient adoré lire les lecteurs de « Métal Hurlant » !

    Du côté du dessin, Etienne Leroux est au diapason du scénario. Le classicisme de son trait sert le propos avec maestria. On pourrait parfois regretter qu’il n’y ait que très peu de narration visuelle, il n’empêche qu’on sent bien le plaisir d’Etienne Leroux à avoir dessiné notamment sur les flashbacks et les rêves du héros. Et son plaisir est aussi le nôtre.

    Arkadi Le 14/03/2016 à 15:07:05
    Le temple du passé - Tome 1 - Entrailles

    « Le temple du passé » est d’abord un roman plutôt bien construit dans sa narration avec un joli final « Push-line » (Ce qu’appréciaient particulièrement les éditions « Fleuve noir anticipation » de l’époque). Il est donc plus aisé à adapter que d’autres œuvres de la bibliographie de Stefan Wul. Mais c’est avant tout l’élaboration d’un thème principal d’une totale innovation pour l’époque : la mutation génétique. Et si, en 2016, ce thème est lié intrinsèquement à notre civilisation, dans les années 60, le seul fait d’en parler vous pronostiquez fin fou. C’est dire le visionnaire qu’était Stefan Wul.

    Hubert construit son adaptation tout autour de cette base solide, tout en insufflant la technique scénaristique de la poupée russe. Ainsi, les héros (tout petit) sont à la fois enfermés dans leur vaisseau en perdition (plus grand univers hostile mécanique), lui-même emprisonné dans une sorte de « Monstro », La baleine de Pinocchio (Encore plus grand univers hostile chimique). La mise en abime des infinies fonctionne parfaitement car la règle en est bouleversé. C’est l’infiniment petit, tel un virus intelligent et mécanique, qui transforme l’infiniment grand qui est chimique. Il y a là un vrai bonheur de lecture à tiroir. Lecture qui est, par bien des cadrages, magiquement anxiogène.

    Mais là ou Hubert excelle dans son adaptation, c’est par l’inversion d’un apostat. Car dans la civilisation de « le temple du passé », l’homosexualité est la norme. Cela aurait pu être juste un effet de style, mais Hubert construit tous les rapports entre personnage sur cette base. Et il démêle dans ses dialogues ce postulat comme un fil de laine interrelationnel. Chaque personnage en devient attachant, humain, sans caricature. Et on s’attache très vite à l’ensemble des protagonistes, même ceux qui n’ont qu’un passage bref dans l’histoire.

    D’ailleurs, si l’intrigue principale est dans un environnement clôt (couleur noire, horizon muré), l’histoire périphérique est aérée (couleur chaude, ciel et espace) et le choix esthétique d’un peuple aux allures gréco-romaines pour inspirer une civilisation finie et homosexuelle est parfaitement bien vu.

    Etienne Leroux assure un dessin avec grande maitrise. L’ancrage et le découpage permettent une lisibilité sans faille, alerte mais tout en prenant le temps de la narration. Les personnages sont identifiables les uns des autres tout en étant désuet dans les tenues et coiffes, servant le propos admirablement. Mais c’est dans les choix des couleurs que Mr Leroux excelle. Couleur froide et noire pour le vaisseau, verte et sombre pour Monstro, chaude et claire pour l’histoire passé.

    Ainsi donc, l’adaptation d’Hubert et d’Etienne Leroux, en plus d’ être parfaitement fidèle, magnifie le propos par des idées nouvelles pleines de richesses et incroyablement bien vu. Une réussite véritable…

    Arkadi Le 11/03/2016 à 10:03:44
    La peur géante - Tome 3 - La guerre des abysses

    Le tome 2 était tout en psychologie reaganienne ? Le tome 3 sera un feu d’artifice ! Il y aura des pleurs, du sang et des larmes et vous allez voir ce que vous allez voir !!! Hélas, pour le lecteur, tout est du déjà vu si l’on connait bien les faiseurs de film à la Georges Pan Cosmatos (Rambo 2 et 3) des années 80, et l’on ne frémit pas une seule seconde.

    La faute au roman de Stefan Wul trop manichéen ? Certes. L’auteur, à l’incroyable imaginaire, était aussi un homme de son temps. Ni idéaliste, ni idéologue, Wul était, comme beaucoup de français de l’époque, plutôt colonial et craintif de la guerre froide. Certes donc, mais pas seulement.

    Denis Lapière est, lui aussi, un homme de son temps. De notre temps. Il aurait pu, grâce aux multiples pistes offertes mais pas utilisées du roman, construire une adaptation autrement plus riche que la simple notion de bien et de mal. Il n’en fait rien. Pire encore, il en rajoute.

    Ici, les militaires sont des altruistes (pléonasme ?). Alors que le peuple mondial est assuré d’extermination et crevant la dalle sévère, les voilà nanti à profusion de haute technologie couteuse au plus haut point. Leurs valeurs humaines sont si infinies, qu’aucun d’entre eux ne doute du cap à tenir : exterminer avant d’être exterminé. Et on ne peut que rire sous cape lorsque ceux-ci hurlent un « Yeaaahh ! », en rang par deux derrière leur général, à la vision des lasers de satellite qui défoncent leurs ennemies en même temps que tout l’écosystème de l’océan. . Même que le général « Dobey » est triste d’annoncer à son généralissime à lui :-« il faudra peut-être négocier… » Tout cela est peut être légitimé par le propos haineux du dernier Torpède emprisonné ? En tout cas cela légitime le prosélytisme du scénario pour Denis Lapière visiblement.

    Le lecteur que je suis est déçu voire même triste. Oui, c’est vrai, il est difficile d’adapter un roman déjà très bancal, bourré d’abracadabrantesques situations (notamment le retour de Bruno à la surface). Mais, ce n’est pas le pire roman dans l’œuvre de Stéfan Wul. « Odyssée sous contrôle », « la mort vivante » le sont bien plus… mais il est navrant de lire un scénariste, aussi talentueux d’habitude, à ne pas essayer de dépoussiérer, de rendre contemporain une histoire qui possédait de vrais thèmes d’aujourd’hui sous-jacent à l’intrigue principale. Pire encore, d’en exagérer le propos des méchants qui sont vraiment méchants et les gentils qui sont si gentils.

    Et lorsque Bruno murmure un « Désolé, je suis désolé » dans le musée des horreurs…j’ai l’impression que c’est Denis Lapière qui me le murmure à l’oreille.

    Mention spéciale toutefois à Raul Arnaiz qui reprend sans faute la patte si singulière de Mathieu Reynès. Il nous livre, par ce mimétisme réussi, une lecture visuelle sans heurt véritable entre les trois tomes. En plus, il y a un très joli clin d’œil à « Pacific Rim » bien foutu et au bon moment.

    A lire donc si vous aimez Stalonne période « Cobra », sinon foncez sur « Niourk », « retour à zéro » et « Le temple du passé ». Surtout ce dernier !

    Arkadi Le 08/03/2016 à 16:21:10
    La peur géante - Tome 2 - L'Ennemi des profondeurs

    Le problème dans une trilogie en bande dessinée est souvent le second tome. Il est le passe plat entre l’univers construit et proposé du premier et le final (qui se doit être feu d’artifice) du troisième. Hélas, ce deuxième opus de « La peur géante » n’échappe pas à la règle.

    Stefan Wul avait construit son roman en deux parties. La première narrait l’attaque des Torpèdes (excellent choix d’ailleurs de les représenter ainsi dans cette adaptation !) puis la seconde relatait la contre-attaque des humains. Entre les deux, un incroyable « deus ex machina » d’à peine quelques phrases permettait le lien. Denis Lapière décide, lui, de le traiter en axant ce second tome sur le seul personnage féminin de l’histoire…

    Cette vision féminine aurait pu proposer une alternance psychologique intéressante à cette flopée de bonhommes, tous plus caricaturaux les uns que les autres déjà présent dans le premier tome. Hélas, non et même que son traitement est bien pire.

    Mais, d’abord les hommes. Les voilà devenu des super héros ! Avec les blagues potaches de super héros, le physique de super héros (Mathieu Reynès les a gonflé de muscles plus encore qu’au premier tome et c’est peu dire)…Mention spéciale, au général qui a un corps de super héros ventripotent, mais musclé tout pareil, avec la tête du Capitaine Dobey (Bernie Hamilton dans la série starsky et Hutch). Ils sont aussi des militaires…sympa…qui sont triste du sort du peuple mondial et comprennent pourquoi le peuple est si colère contre eux…mais sont conscient d’être le dernier rempart de la civilisation et donc évitent d’y penser ! D’ailleurs, je suppose qu’ils n’ont ni famille, ni enfants…

    Puis, vient la femme…C’est par le biais de son regard novice qu’est traité l’histoire de ce tome. D’abord apeurée (un peu), elle devient elle-même bon soldat et, par une réflexion que même un ingénieur dans « Star Trek » aurait du mal à saisir du premier coup, elle découvre le plan machiavélique des Torpèdes en base militaire…

    Quid de la situation des peuples ? Rien. Quid de la catastrophe écologique ? Rien non plus. Quid de la situation politique d’Afrance ? Toujours rien.
    Denis Lapière se borne à une construction de série B digne des années 80 ou Stalonne et Sharwzy mettaient de côté toute notion psychologique pour laisser place à toute la testostérone Reaganienne. Et Mathieu Reynès, par son dessin réussi et ses cadrages rythmés confortent dans ce sens.

    Voilà donc une bonne série B de facture classique, sans prétention et qui se lit vite. Dommage, la matière du roman aurait pu nous amener bien au-delà mais tous les thèmes, qui auraient pu nous rendre riche en émotion, ont été écartés…

    Arkadi Le 08/03/2016 à 15:00:27
    La peur géante - Tome 1 - La révolte des océans

    « La peur géante » est avant tout un roman bancal. L’écriture automatique de stefan Wul atteint ici ses limites. Si les 70 premières pages sont, comme toujours chez Wul, bourrées d’idées incroyablement novatrices pour l’époque et sincèrement bien vu (la catastrophe écologique narrée ici est une des premières dans les années 60), les 70 dernières sont, hélas, empêtrées de « deus ex machina » franchement risibles. L’auteur doit terminer son propos et visiblement n’y arrive pas correctement.

    Alors, comment adapter un roman moyen ?

    Le choix, ici, est de réactualiser un futur, possible d’aujourd’hui, à un roman de science-fiction des années 60. Le dessin de Mathieu Reynès est une pure réussite sur cette thématique. Le dessinateur (et c’est ce que j’aime chez un dessinateur de BD) a une patte unique, une signature personnelle qui le dissocie du travail des autres dessinateurs.

    Puisque les 70 premières pages du roman sont bons, voire très bons, le premier tome de cette histoire ne peut que suivre une narration réussie. Et c’est le cas. Le découpage va à l’essentiel tout en conservant l’imaginaire de Wul …mais, hélas, aller à l’essentiel, c’est aussi s’handicaper. Car le roman est, par la suite, moyen voire médiocre…et les 70 premières pages sont traitées, dans cette adaptation, dans les 30 premières de l’album.

    Et après ? Comment un scénariste peut-il adapter un roman plein d’ « Eus ex machina » ? En les oblitérant, et pour cela transformer le propos ? Ou en les inscrivant dans la narration afin d’être fidèle? Denis Lapière fait le choix de la fidélité et il réussit, par un découpage rapide d’action, de mouvement et rythme effréné, à nous faire passer la couleuvre des énormités du roman (sincèrement, a-t-on déjà vu une base stratégique militaire déplacée « manu-militari », après un génocide, dans un appartement, surtout que c’est celui du héros ? l’U.E.M., Mieux qu’Allo Pizza ?).

    Mais, là où je grince les dents, c’est le traitement des personnages, toujours lisse dans les romans de Wul et propice, donc, à une prise en main du scénariste. Dans cette adaptation, c’est raté. Voici, des militaires…sympa…avec un côté super héroïque assez agaçant. Mathieu Reynès, hélas, n’en atténue pas leurs complexes de supériorité par des physiques massifs, noueux de muscles, au style capillaire footballistique à la mode de chez nous et implant technologique « marvelesque »….

    D’ailleurs, petit clin d’œil de Mr Reynès j’imagine, Wolverine passe sa retraite à Oran et il est bedonnant. On le voit siroter un phénix à la piscine de l’hôtel… Ah ! Et, au fait, il n’y plus d’arabe à cette époque en Algérie ?

    Bref, voici un BD « pop-corn », comme je peux les aimer aussi. Un dessin à l’ancrage et au dessin sûr et sans faille ; Un scénario rythmé et limpide… Mais le meilleur du roman a été traité en trente pages alors que restera-t-il pour les deux prochains tomes ? et si, en plus, le traitement des personnages se trouve être caricatural ? Alors ?

    Arkadi Le 08/03/2016 à 10:46:22

    Voici la légende : Madame Perrault aurait lu un très mauvais roman de science-fiction, le signifie à son mari qui, pris au jeu, aurait écrit en une quinzaine de nuit « Retour à « O » et ce mari est le futur Stefan Wul.

    Dans « retour à « O », l’imagination d’une écriture automatique maitrisée y est foisonnante ! Certains spécialistes pensent d’ailleurs que Larry Niven aurait emprunté la thématique de la sélection naturelle à « retour à « O » » pour son « anneau-monde », tout comme Richard Fleischer et la guérison de l’homme par une équipe d’hommes miniatures dans le corps du malade pour son film « Le voyage fantastique »…C’est dire l’imaginaire débridé de ce roman qui, au-delà de ses deux exemples, a bien d’autres idées incroyables pour ces années-là !

    Du roman, l’auteur construit une trame réussi avec un final « push-line » comme on l’aimait dans les années cinquante. Par contre, et comme toujours chez Wul, les personnages y sont lisses.

    Pour l’adaptation, Thierry Smolderen ne dépoussière pas, n’actualise pas le propos et assume pleinement les idéologies de l’époque (guerre froide, misogynie latente…). Au contraire, il rend un hommage appuyé au « Pulp » d’antan. Le scénariste, d’ailleurs, ne peaufine pas d’avantage les personnages, n’améliore pas la trame du roman, bourrée de situations abracadabrantesques, mais son découpage est plus incisif. La lecture va à l’essentiel et c’est une BD véritablement Pulp que nous lisons
    .
    Au dessin, Laurent Bourlaud construit une vision à la fois rétro et très contemporaine. Le dessinateur assume les formes avec excès, comme s’il exagérait le propos géométriques de Stanley Kubrick dans « 2001 », film de fin 1960 tout comme le roman. Certes, il y a une adaptation forcée pour le lecteur en tout début d’album mais l’expérience est belle par la suite : les cases aérées et inspirées, les cadrages toujours novateurs, la couleur et l’ancrage servant parfaitement le propos du concept-art.

    Tous ces partis pris audacieux font de cet album un objet rare et précieux ou la recherche graphique est aussi innovante que fut le roman en son époque. Une franche réussite, limite un chef d’œuvre…

    Arkadi Le 21/12/2015 à 11:22:53
    NiourK - Tome 3 - Alpha

    Le final n'est pas celui du "Niourk" roman...Et tant mieux....car, si certes le final choisi par Vatine est ordinaire à d'autres grandes oeuvres SF, comment peut-il en être autrement?

    Si Olivier Vatine a privilégié le dessin à la reconstruction scénaristique d'un roman daté des années 50 sur les 2 premiers tomes ( Et il a sacrément bien fait de s'éclater à dessiner!) Le voici changeant l'histoire tout en gardant le sel et les thématiques indispensables du roman....

    Et c'est du bon!!!!

    Moi, qui n'appréciais que modérement la plume d'un auteur que je considérais paresseux avant "Niourk", me voici aujourd'hiui le défendeur d'un auteur qui va à l'essentiel, qui gère le vide, l'absence tout en étant parfait d'émotions sur un trait, une ligne...( Les yeux de l'ours par exemple autant que sa tête)....

    Vatine a du style et c'est à son adaptation de "Niourk" qu'il le doit, à mon humble avis.....Vatine est un fan de Wul et sa vision de "Niourk" en est la preuve, à la fois fidèle et sincère tout en le transformant pour que les nouveaux lecteurs adhèrent d'avantage à notre dentiste/romancier préféré....

    Arkadi Le 21/12/2015 à 11:07:42
    NiourK - Tome 2 - La Ville

    Du "Niourk" roman, Vatine ajoute encore deux ou trois personnages supplémentaires, et surtout des femmes. Car les femmes sont totalement absentes des romans de Wul....

    Pourquoi ces rajouts? Pour donner un sens à l'itinéraire pris par l'enfant noir ainsi que pour créer un cliffhanger final réellement réussi!!!!

    Olivier Vatine est à la fois le gardien du temple du roman ainsi que le dépoussiereur nécessaire pour une histoire tel que celle-ci, des années 50....

    Olivier Vatine rajoute aussi des robots....Et la poursuite d'avec le personnage principal est parfait de mouvement dessiné...

    Car Olivier Vatine devient un maître de la BD. On peut aimer ou ne pas aimer son trait, sa plume....Il est tout de même impossible de le confondre avec un autre! Vatine est une plume à part entière et je crois que c'est l'aventure "Niourk" qui l'a fait grandir, qui l'a fait devenir mature!
    Car le découpage et les cadrages sont particulièrement osés mais servent totalement le propos....Les couleurs entrent dans le shéma de lecture. Les dispositions decors, visages, corps dans les cases sont symboliques, rares et complexes....tout cela avec de grands espaces libres, vides. Pour n'aller qu'à l'essentiel....

    "Niourk" version Vatine est une oeuvre rare, jouissive....Vivement la fin.

    Arkadi Le 21/12/2015 à 10:45:30
    NiourK - Tome 1 - L'Enfant noir

    Afficionados de l'univers de Stefan Wul, dentiste/romancier, l'annonce d'une adaptation de l'ensemble de son oeuvre en BD m'a réjoui au plus haut point.

    "Niourk" est l'oeuvre la mieux écrite de Wul. Celle ou la narration est la mieux maitrisée, avec un final véritable. Car, chez Wul adepte de l'écriture automatique, parfois le final est "un brin foireux" comme le disait René Laloux, créateur des "Maitres du temps" dessin animé tiré de l'oeuvre "L'orphelin de Perdide".

    "Niourk" est pourtant l'oeuvre de Wul à la meilleure des narrations, celle qui est la plus maitrisée.

    Alors que va faire Olivier Vatine?

    A part le préambule contant l'homme comme la cause de cet univers apocalyptique, rien ne change. Et c'est tant mieux. Car pourquoi changer une narration qui fonctionne?
    Alors, quoi? Pourquoi cette belle note?
    Car Olivier Vatine nous raconte, par ses dessins, le silence spaghettis, les grands espaces fordiens, les personnages à la Leone. Car, "Niourk" devient un western à la Pierre Boule ( auteur de "La planète des singes") avec du "il était une fois..." dedans.

    Vatine explose son découpage, avec sa plume et ses couleurs...
    Vatine réussit le tour de force inouie de créer du moderne avec de l'ancien. Et sa plume est enfin reconnaissable entre mille!!!

    Vatine devient un style! On sentait cela poindre à l'horyson avec ses anciennes créations mais ne pas avoir de scénariste ( ou celui d'un roman) lui permet de nous en mettre plein les mirettes.

    Vivement la suite....