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Les avis de - Pulp_Sirius

Visualiser les 88 avis postés dans la bedetheque
    Pulp_Sirius Le 05/01/2022 à 02:56:54
    Donjon Crépuscule - Tome 112 - Pourfendeurs de démons

    Arghhh, les Crépuscule ne s'améliorent toujours pas! Je trouve l'écriture particulièrement faible dans cet album, voire parfois étrange. L'humour est assez banal. De plus, soudainement, on "censure" la nudité en ne la dessinant pas (une nudité sans détails), ce qui est une première pour cette série et je trouve cela bizarre.

    Il y a quelques bonnes idées, et j'aime bien le dessin d'Obion, mais au bout du compte je trouve que l'album est très décevant.

    Pulp_Sirius Le 24/12/2021 à 19:07:35
    Mages - Tome 3 - Altherat

    D'accord avec les deux avis précédents. Le meilleur des quatre premiers tomes. Excellente histoire d'un mage pris au service d'un roi qu'il déteste.
    Tome 1 médiocre, tome 2 affreux, tome 3 excellent, tome 4 plutôt bon.

    Pulp_Sirius Le 18/12/2021 à 22:31:59
    Dans la tête de Sherlock Holmes - Tome 2 - L'Affaire du Ticket Scandaleux 2/2

    Benoit Dahan serait-il un génie? Je ne m'attarderai pas sur l'intrigue ici, mais je passe juste pour dire que j'ai rarement lu des BD aussi bien écrites, avec un français aussi impeccable, où l’imagination dépasse l'entendement, que celles de Benoit Dahan. D'ailleurs, je recommande très fortement le Psycho-Investigateur du même auteur si vous aimez le style, pour le même genre d'histoire avec une touche fantaisiste en plus.

    Dans une entrevue accordée à la chaîne Youtube Sher[UN]Locked, Cyril Liéron mentionne qu'ils sont des amoureux de l'ère victorienne et de tout ce qui a trait à Sherlock Holmes. Ça se voit. L'époque fait craquer les coutures de partout, ça dégouline de clins d’œil aux histoires de Sir Arthur Conan Doyle, et l'histoire a été méticuleusement créée avec respect pour l’œuvre originale. C'est intelligent, c'est divertissant, c'est beau. Un véritable délice.

    Léger bémol pour le message qu'ont voulu faire passer les auteurs, par contre. Dans la même entrevue, Liéron souligne qu'ils voulaient dénoncer des travers de l'époque et pas seulement écrire un polar. Mais à quoi ça sert? Même si je crois qu'ici à peu près tout le monde va être d'accord pour, par exemple, condamner les pratiques abjectes qui se pratiquaient à l'époque, ce ne sera pas nécessairement toujours le cas si dans de futures histoires d'autres sujets sont amenés. La société occidentale, européenne, francophone ou même française n'est pas un gros bloc monolithique où tout le monde pense de la même manière. Heureusement, les auteurs évitent de tomber dans l'anachronisme quant aux réactions et personnalités des personnages. Ils évitent aussi la lourdeur qu'injectent certains auteurs à leurs histoires lorsqu'ils veulent faire passer des messages, et on peut apprécier l'effort fourni pour que les personnages demeurent ancrés dans leur époque.

    Autrement, rien à redire. Un véritable petit bijou de la bande dessinée. À lire et vivement la prochaine enquête!

    Pulp_Sirius Le 17/12/2021 à 01:48:10

    Depuis que j'ai acheté cette BD (ou roman graphique, si vous préférez), je la relis systématiquement chaque année durant le temps des fêtes. C'est devenu un classique de ma bibliothèque, et tout simplement l'une de mes BD préférées.

    Attention, je n'ai lu et ne possède que la version originale anglaise, alors je tiens pour acquis ici que la traduction française ne gêne en rien le plaisir que l'on peut gagner de cette lecture. Si vous êtes à l'aise en anglais, je recommande que vous lisiez l'édition originale, évidemment.

    Seconds, c'est l'histoire des 'si'. Ce que tout être humain s'est déjà posé comme question au moins une fois dans sa vie -- et si j'avais fait ceci au lieu de cela? Qu'est-ce qui aurait changé? Tout serait-il mieux allé? Aurais-je enfin eu la vie parfaite?

    Notre héroïne, Katie, est blasée. Le restaurant qu'elle a mis sur pied, Seconds, bien perché sur sa petite colline, est très populaire chez les citadins, mais elle veut s'en ouvrir un deuxième. Un qui est vraiment à elle. Mais la restauration du vieux bâtiment coûte cher. Sa vie amoureuse poireaute également sur zéro. Son ex, Max, qu'elle recroise justement dans son resto, fait encore battre son cœur, mais tout est compliqué. Elle vit une amourette sans avenir avec un cuistot qui travaille dans ses cuisines. Et, comble de la malchance, une serveuse du resto se brûle sévèrement les bras avec de l'huile, alors que Katie traîne dans les cuisines. Katie se sent coupable.

    Mais voilà, un esprit de la maison lui apparaît et lui offre un champignon. Elle n'a qu'à écrire son erreur dans un petit carnet, avaler le champignon, aller se coucher, et tada! Une nouvelle chance s'offrira à elle.

    Ainsi commence la première révision. La serveuse qui s'était brûlé les bras n'est plus brûlée. Et Katie découvre d'autres champignons. Ainsi, d'erreur en erreur, de déception en déception, elle tentera sans cesse d'améliorer sa vie en la changeant. En lui imposant des révisions. Mais l'esprit des lieux la met en garde -- ingérer trop de champignons est une mauvaise idée. Katie ignore les mises en garde. Elle veut que tout soit parfait. Et à chaque nouvelle révision, de petits changements s'opèrent dans le monde autour d'elle. Les choses semblent devenir de plus en plus étranges...

    J'ai déjà tenté par le passé de lire le grand succès de Bryan Lee O'Malley, Scott Pilgrim, mais j'ai moyennement aimé. Pourtant, dans Seconds, quelque chose m'accroche. L'humour est souvent très drôle, avec beaucoup de sarcasme et d'ironie. Beaucoup d'expressions faciales qui en disent long sur l'émotion des personnages. Les personnages sont attachants, pour la plupart. Et ce basculement progressif vers l'étrange et le fantastique au fil des champignons ingérés me plaît énormément.

    Le dessin, avec ses petits personnages aux grosses têtes, ne plaira pas à tout le monde. Moi, je le trouve parfait pour ce genre d'histoire. Et même si le récit a une portée universelle, le ton et l'ambiance demeurent très américains, ce qui pourrait empêcher certains lecteurs francophones de "connecter". C'est toujours intéressant de voir comment, même à travers la BD, la culture transsude et se ressent.

    L'histoire se déroule pendant l'hiver. Les paysages enneigés sont beaux. Ça aide, pour l'esprit du temps de Noël. Si vous avez la chance de vivre dans un endroit où il neige l'hiver -- installez-vous confortablement devant un feu de foyer, enroulez-vous d'une couverture douillette, posez un bon chocolat chaud à vos côtés, et laissez-vous embarquer par cette aventure magique!

    Pulp_Sirius Le 17/12/2021 à 01:45:12

    Depuis que j'ai acheté cette BD (ou roman graphique, si vous préférez), je la relis systématiquement chaque année durant le temps des fêtes. C'est devenu un classique de ma bibliothèque, et tout simplement l'une de mes BD préférées.

    Attention, je n'ai lu et ne possède que la version originale anglaise, alors je tiens pour acquis ici que la traduction française ne gêne en rien le plaisir que l'on peut gagner de cette lecture. Si vous êtes à l'aise en anglais, je recommande que vous lisiez l'édition originale, évidemment.

    Seconds, c'est l'histoire des 'si'. Ce que tout être humain s'est déjà posé comme question au moins une fois dans sa vie -- et si j'avais fait ceci au lieu de cela? Qu'est-ce qui aurait changé? Tout serait-il mieux allé? Aurais-je enfin eu la vie parfaite?

    Notre héroïne, Katie, est blasée. Le restaurant qu'elle a mis sur pied, Seconds, bien perché sur sa petite colline, est très populaire chez les citadins, mais elle veut s'en ouvrir un deuxième. Un qui est vraiment à elle. Mais la restauration du vieux bâtiment coûte cher. Sa vie amoureuse poireaute également sur zéro. Son ex, Max, qu'elle recroise justement dans son resto, fait encore battre son cœur, mais tout est compliqué. Elle vit une amourette sans avenir avec un cuistot qui travaille dans ses cuisines. Et, comble de la malchance, une serveuse du resto se brûle sévèrement les bras avec de l'huile, alors que Katie traîne dans les cuisines. Katie se sent coupable.

    Mais voilà, un esprit de la maison lui apparaît et lui offre un champignon. Elle n'a qu'à écrire son erreur dans un petit carnet, avaler le champignon, aller se coucher, et tada! Une nouvelle chance s'offrira à elle.

    Ainsi commence la première révision. La serveuse qui s'était brûlé les bras n'est plus brûlée. Et Katie découvre d'autres champignons. Ainsi, d'erreur en erreur, de déception en déception, elle tentera sans cesse d'améliorer sa vie en la changeant. En lui imposant des révisions. Mais l'esprit des lieux la met en garde -- ingérer trop de champignons est une mauvaise idée. Katie ignore les mises en garde. Elle veut que tout soit parfait. Et à chaque nouvelle révision, de petits changements s'opèrent dans le monde autour d'elle. Les choses semblent devenir de plus en plus étranges...

    J'ai déjà tenté par le passé de lire le grand succès de Bryan Lee O'Malley, Scott Pilgrim, mais j'ai moyennement aimé. Pourtant, dans Seconds, quelque chose m'accroche. L'humour est souvent très drôle, avec beaucoup de sarcasme et d'ironie. Beaucoup d'expressions faciales qui en disent long sur l'émotion des personnages. Les personnages sont attachants, pour la plupart. Et ce basculement progressif vers l'étrange et le fantastique au fil des champignons ingérés me plaît énormément.

    Le dessin, avec ses petits personnages aux grosses têtes, ne plaira pas à tout le monde. Moi, je le trouve parfait pour ce genre d'histoire. Et même si le récit a une portée universelle, le ton et l'ambiance demeurent très américains, ce qui pourrait empêcher certains lecteurs francophones de "connecter". C'est toujours intéressant de voir comment, même à travers la BD, la culture transsude et se ressent.

    L'histoire se déroule pendant l'hiver. Les paysages enneigés sont beaux. Ça aide, pour l'esprit du temps de Noël. Si vous avez la chance de vivre dans un endroit où il neige l'hiver -- installez-vous confortablement devant un feu de foyer, enroulez-vous d'une couverture douillette, posez un bon chocolat chaud à vos côtés, et laissez-vous embarquer par cette aventure magique!

    Pulp_Sirius Le 14/12/2021 à 17:39:51
    Androïdes (Soleil) - Tome 7 - La Dernière Ange

    Saviez-vous que le mot 'ange' est épicène? Cela désigne soit un mot qui n'existe qu'au masculin ou au féminin, soit un mot qui reste pareil au masculin ou au féminin. Le mot 'ange' est du premier type. Il ne se dit pas au féminin. "Une ange", ça n'existe pas. C'est *un* ange, que l'ange soit de sexe masculin ou féminin!

    Bon, les entorses à la langue dans la littérature, il y en toujours eu, mais celle-ci me dérange parce qu'elle semble émaner d'une incompréhension du langage plutôt que d'une volonté de créer. D'ailleurs, le scénariste lui-même semble avoir de la difficulté avec, puisqu'à la page 31, un personnage traite soudainement notre héroïne d'ange correctement : "Et toi, tu es un ange."

    Parfois, ça semble moins grave. "Une androïde", "une elfe" -- mais il demeure que ces formes ne devraient pas être utilisées. Si un jour un scénariste met en scène une marmotte de sexe masculin, l’appellera-t-il "un marmotte"? "Je suis LE marmotte que vous attendiez!" Mickey Mouse est-il UN souris parce qu'il est masculin?

    Saviez-vous que le mot "digital" en français ne renvoie qu'aux doigts? Dans le sens de "numérique", c'est fautif. Cette faute est tellement répandue qu'elle me rend fou, mais passons. À la page 6, nous avons la bulle suivante : "Mais la connexion directe à travers les capteurs digitaux est 150 fois plus rapide." J'ai tout de suite cru à une erreur, mais en observant, je me suis rendu compte qu'elle captait effectivement les souvenirs avec ses doigts. Incroyable! Le mot digital est bien utilisé, ici. Mais il porte à confusion puisque le sujet est un androïde. Pourtant, si cette erreur ne s'était pas infiltrée dans la langue moderne (mot calqué sur l'anglais 'digital', soit dit en passant), informatique ou pas il n'y aurait pas d’ambiguïté.

    Sinon, le scénario est correct. J'ai trouvé les phrases saccadées un peu étranges. L'album se lit très rapidement. La finale arrive trop vite, comme si l'auteur avait manqué de pages. L'idée est bonne, mais le développement de l'histoire laisse à désirer. Pas le pire album de la série, mais pas particulièrement bon non plus.

    Pour terminer, la phrase suivante, page 51 :
    "Si j'étais cynique, je dirais que quelque part, ils sauvent des vies car on sait combien les guerres de décolonisation font de victimes..."

    Hein? L'éradication de planètes entières coûte moins cher en vies que les guerres de "décolonisation"? J'ai dû louper quelque chose.

    Pulp_Sirius Le 13/12/2021 à 17:28:06
    Androïdes (Soleil) - Tome 6 - Les déserteurs

    Christophe Bec, c'est toujours du "hit or miss". Ça peut être très bon, ça peut être très mauvais. Ça commence souvent très bien, et ça se termine souvent en queue de poisson. Comme dans cet album.

    J'aime le départ, très classique dans son approche, mais aussi terriblement efficace. Des robots envoyés pour combattre des extraterrestres. Les pages 8 à 11 sont probablement les meilleures de l'album. La tension est là. Les robots, en plus, pour la première fois de la série, n'ont pas été conçus pour que leur enveloppe corporelle ressemble trop à celle des êtres humains.

    Mais voilà, au lieu de se concentrer sur l'aspect le plus intéressant de l'histoire, on s'enlise dans de la philosophie bas de gamme. Et le problème, ce n'est pas seulement que je ne sois pas d'accord, c'est aussi que c'est, selon moi, plutôt mal écrit!

    En particulier, les conversations entre les deux robots déserteurs sont effectivement absolument ridicules, comme mentionné par alboundy plus bas. Voir la page 37, par exemple. La conversation est très artificielle, mécanique... (et oui, je me rends compte de l'ironie de ce que j'avance ici.) Mais ces robots sont censés avoir un "cerveau" de loin supérieur à celui des humains!

    Autre chose, page 16 : "En quoi la 'mort' d'un être entièrement robotisé et sans états d'âme pourrait émouvoir l'opinion publique?". Ouf, quelqu'un ne connaît pas bien les êtres humains. Alors oui, et heureusement, les robots ici ne ressemblent pas à des êtres humains. Mais avez vous vu le film Ex Machina, qui explore beaucoup mieux la question? Il est sûr à 100 % que l'être humain s'attacherait plus aux machines qu'à ses propres pairs, surtout si elles leur ressemblent, comme il le fait déjà pour les animaux. Au moins, les animaux sont véritablement vivants.

    En fin de compte, au lieu de nous livrer une histoire de guerre entre humains et extraterrestres par l'entremise d'androïdes, on nous livre une fable beaucoup trop superficielle et naïve sur l'humanité des robots. Dans le genre, je préfère de loin le court-métrage Hoshi no koe (La voix des étoiles) de Makoto Shinkai, qui n'était pas parfait non plus.

    Pour terminer, appréciez ce "délicieux" extrait de dialogue qui apparaît vers la fin de l'album. Deux androïdes se parlent.

    - Nous avons peut-être aussi été programmés pour être parfois stupides?
    - Lol. Puissance maxi??

    Tout est dit.

    Pulp_Sirius Le 23/11/2021 à 16:10:24
    Nains - Tome 1 - Redwin de la Forge

    - Avis sur les 20 premiers albums -

    Ouf. Tant à dire sur cette série. Je ne suis pas grand fan de la série mère, Elfes, que je trouve trop souvent médiocre. Même constat pour Les brumes d'Asceltis, du même auteur, que j'avais trouvée tout aussi médiocre. J'ai donc entamé Nains avec une certaine appréhension. Autant dire que je ne m'attendais à rien de génial. Mais voilà, mais voilà...

    Tome 1 - J'ai trouvé cet album plutôt bon, mais j'avais trouvé l'histoire peu originale, déjà vue ailleurs. Et je trouvais le parler nain un peu lourd.
    Tome 2 - Moins bon que le premier, pas trop aimé.
    Tome 3 - Encore moins bon, je me suis ennuyé.

    C'était assez mal parti pour la série. Sans surprise, me suis-je dit alors. Mais comme il ne faut jamais abandonner...

    Tome 4 - OK!? C'est plutôt bon ça!
    Tome 5 - Excellent!

    Le parler nain, maintenant, je m'y suis fait. Ça donne de l'originalité à cette race de guerriers bâtisseurs nés. Et tout bascule.

    Tome 6 - Excellent!!
    Tome 7 - Excellent!!
    Tome 8 - Excellent!
    Tome 9 - Excellent!
    Tome 10 - Excellent!!!
    Tome 11 - Excellent!!
    Tome 12 - Excellent!!
    Tome 13 - Excellent!
    Tome 14 - Excellent!

    Tant de bons albums consécutifs! Est-ce vraiment possible? Ça ne pouvait durer!

    Tome 15 - Décevant. Beaucoup d'action, aucune profondeur.
    Tome 16 - Mauvais. Je déteste ces histoires qui divisent. Les hommes insultent les femmes, les femmes rabaissent les hommes pour s'élever. Très différent de Tiss ou de Fey, par exemple. Mais j'irai écrire un avis sur cet album plus tard.
    Tome 17 - Correct. Mais il est où mon album intelligent avec jeux de pouvoir et politique sur l'ordre du Talion!?? On a fait sauter un album de l'ordre du Talion!! J'en pleure. :(
    Tome 18 - Excellent!! Mais il aurait dû faire quelques pages de plus...
    Tome 19 - Archimauvais. De loin le pire album de la série.
    Tome 20 - Excellent!!

    Et je n'ai pas encore lu le tome 21.

    Vous comprendrez que, les cinq étoiles, c'est pour l'ensemble de la série. Et non pas pour chaque tome individuel.

    Est-ce bien vrai? Suis-je vraiment en train de lire du Nicolas Jarry? Mais qu'est-ce qui explique cette nette amélioration scénaristique? Sans aller jusqu'à dire que les meilleurs albums soient des chefs-d’œuvre, parce qu'il ne faudrait pas exagérer, j'ai quelques théories à ce sujet.

    1) Est-ce l'absence absolue du nom de Jean-Luc Istin sur les couvertures de la série?
    2) Est-ce parce que, justement, comme Jarry est "seul" à développer l'univers nain, ça lui permet de créer un monde plus cohérent, qui lui laisse la liberté de s'exprimer comme il l'entend?
    3) Est-ce l'absence quasi totale de personnages tirés de la série mère ou des autres séries dérivées, qui briment la liberté artistique en forçant l'intégration de personnages qu'on ne veut pas nécessairement inclure dans l'histoire?
    4) Est-ce la division nette et claire des différents ordres qui ne s'entremêlent pas au fil des albums, qui permet d'écrire des histoires plus concises, donc mieux structurées? J'ai vu plusieurs lecteurs se plaindre de ce format, mais selon moi le fil rouge de la série mère lui a plutôt nui, ruinant tantôt les Elfes blancs, tantôt les Elfes noirs.
    5) Est-ce parce que, dans le fond, l'âme de Nicolas Jarry est véritablement celle d'un nain, endurcie au fil des tranchoirs, et qu'il porte plus d'amour envers cette petite race qu'envers les autres peuples d'Arran?

    Je ne saurais le dire. Mais peu importe les raisons, j'espère que ça va continuer comme ça. M. Jarry, continuez d'écrire des histoires complexes, réfléchies, bourrées de texte (pertinent), adultes, matures, qui nous empêchent de refermer l'album avant d'avoir tourné la dernière page.

    Alors non, tout n'est pas parfait. En passant par des citations probablement glanées sur Internet (voir tomes 12 & 13), à des erreurs de dessin sur un même album, à des fautes de grammaire aussi nombreuses que les étoiles du ciel, à une vulgarité des mots parfois excessive qui n'apporte rien du tout, à des dialogues parfois lourds et tarabiscotés - il y a toujours place à l'amélioration.

    Mais somme toute, ce que nous avons ici est généralement très bon, et de loin meilleur que tout ce qu'il y a à trouver sur les terres d'Arran. Bravo. En espérant que vos pognes, M. Jarry, celles qui étripaillent des crayons, puissent écrire encore longtemps!

    Pulp_Sirius Le 19/11/2021 à 06:31:35
    Elfes - Tome 29 - Lea'saa l'Elfe rouge

    Chers amis,

    Je sais que je tire à boulets rouges sur cette série depuis un certain temps déjà, et honnêtement je m'en étais lassé - à un certain moment, ça ne vaut plus la peine, n'est-ce pas? Mais, laissez-moi le faire une dernière fois. Et si ça peut aider à faire passer la pilule, j'ai quand même trouvé le tome 28 pas si mal, étonnamment.

    Lecteurs, lectrices, auteurs, autrices, dessinateurs, dessinatrices - voici ce qu'il ne faut PAS faire lorsque l'on fait de la bande dessinée. Nous ne sommes plus dans les années 1970, à l'ère des Naufragés du temps, où l'on peut se permettre de tout inventer au fur et à mesure, à tout faire tomber du ciel pour faire avancer son histoire au gré de ses humeurs, pour que nos héros s'en sortent miraculeusement. Enfin, on peut, mais il faut que ça semble plausible!

    La cohérence, la logique, la crédibilité du monde présenté, même fantastique, même imaginaire, doit se tenir. Dans cet album, beaucoup de choses s'écroulent.

    1 - Les terres d'Ogon apparaissent... Belthoran nous dit qu'à l'est de l'Ogrie "se trouve un vaste territoire qui, pour la plupart d'entre nous, demeure légendaire ou inconnu."

    Vous voulez me dire que, parmi tout ce beau monde qui vit sur Arran, personne (ou presque) ne connaît l'existence de ces terres - attendez - de ce GIGANTESQUE territoire!? Ni les elfes, ni les orcs, ni les nai... ah, peut-être les nains.

    2 - Quelques pages plus loin, nos héros se rendent à la frontière qui mène aux terres d'Ogon... devant un gigantesque mur bâti par les nains... (!?). Et puis, "Ça va être long, comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas les seuls à vouloir passer."

    HEIN? Il y a une super longue file d'attente! De gens qui veulent traverser! De quoi!? Je croyais que ces terres étaient pratiquement inconnues! Mais là, une foule d'artisans et de commerçants attend pour traverser! Et tous ces nains de l'ordre du Talion qui savent tout ça et qui font payer un droit de passage! Belles terres "inconnues".

    3 - Non seulement on traverse, mais les commerçants reviendront en terres d'Arran pour revendre ce qu'ils auront récolté! Alors en plus de faire la queue pour y aller, on REVIENT pour vendre son stock et malgré tout, ça ne s'ébruite pas partout que toutes ces choses rares s'y trouvent?

    4 - Mais alors, volons par-dessus ce beau grand mur! Prenons des dragons! Ah, ben non. Les dragons ne peuvent pas se rendre en terres d'Ogon "sans pourrir aussitôt"! Hein!? Quoi? Ah, c'est la seule excuse qu'il nous faut pour expliquer cet imbroglio?

    5 - La magie ne fonctionne pas non plus! Pourquoi? Bof, hein. La magie des mages d'Arran ne fonctionne pas en terre d'Ogon! Très pratique, comme trouvaille, pour empêcher Belthoran de se joindre à notre jolie bande de lurons.

    6 - Un marchand rencontré au hasard se pose la question suivante : "Je me demande bien ce que vont faire une elfe rouge et un orc en terres d'Ogon."

    Attendez une minute, là. Il n'y a plus que QUATRE elfes rouges sur la totalité des terres d'Arran, et non seulement il n'y en a plus que quatre, deux des quatre doivent se peindre en rouge pour, uh, être rouges. Et juste comme ça, notre cher marchand ne trouve pas ça étrange de croiser une elfe rouge, ne se pose pas de questions, n'est pas surpris, rien, tout est beau, les elfes rouges n'existent plus mais bof hein, pourquoi pas leur piquer une jasette comme si de rien n'était!?

    Et deux autres points plus mineurs...

    7 - Irinild, qui trouve ça loin d'aller à la recherche d'elfes rouges, dit à notre chère elfe en question : "Il faut vraiment être complètement fou ou complètement désespéré." Ben oui ma grande, elle vient juste de te dire qu'elle veut donner une chance aux elfes rouges parce que ses enfants sont les derniers de sa race!

    8 - Trop prévisible. L'orage qui s'annonce avant le combat... y a-t-il une seule personne qui n'a pas prédit ce qui allait arriver?

    Mais, hé, j'ai quand même aimé le combat!

    Le problème, avec ce que j'ai mentionné, c'est que ce sont toutes des choses que Jean-Luc Istin a introduites à son histoire parce qu'il voulait agrandir le monde qu'il a créé. D'accord, qu'il l'agrandisse! Mais de grâce, pas comme ça. Pas en lançant des petites phrases à gauche et à droite pour expliquer de si gros bouleversements. L'illusion est dissipée.

    Je crois que j'aurais trouvé plus crédible que nos protagonistes se retrouvent soudainement sur une nouvelle planète!

    Allez, je promets que la prochaine fois je reviens avec un avis positif pour les terres d'Arran!

    Pulp_Sirius Le 17/11/2021 à 22:27:44
    Elfes - Tome 27 - Les Maîtres Ogham

    C'est fou à quel point les scénarios de Jarry sont décevants sur Elfes, comparé à Nains (où là ils sont plutôt excellents). Mais c'est surtout l'écriture, l'élaboration de l'histoire et les péripéties qui laissent à désirer. Nous avons ici une BD qui aurait pu être écrite par n'importe quel auteur; il n'y a absolument rien ici qui ne sorte de l'ordinaire. Pire, le héros de l'histoire est détestable, presque autant que l'était le héros de Jarry dans Mages no 2. Et les petites feintes *me voilà sérieux alors j'esquive à droite" au ralenti sont ridicules.

    En plus, il serait peut-être temps de commencer à payer des réviseurs un peu plus cher. Il n'y a pas un seul album dans cette grande série, pas un seul, que j'ai réussi à lire sans y repérer au moins une faute d'orthographe ou d'accord.
    p. 53 "Ceux du clan des feuilles refusaient obstinément de payer le tribu."

    Ouf. J'ai mal aux yeux.

    Pulp_Sirius Le 15/11/2021 à 05:13:04
    Donjon Antipodes - - Tome -9999 - L'inquisiteur mégalomane

    "Mais enfin! C'est des vaches et des poules! Tu crois qu'elles sont politisées?"

    Enfin! Donjon Antipodes se rachète! Le premier quart de l'album est probablement le meilleur de Donjon que j'ai lu depuis longtemps! Franchement très drôle, avec un humour intelligent, super!

    Mais le début était tellement bon que conserver cette cadence jusqu'à la fin en aurait fait un chef-d’œuvre absolu. Malheureusement, l'album perd un peu de son souffle dans la seconde moitié, et on dirait que les auteurs ont ramé pour arriver à 48 pages. La partie avec les dragons était légèrement moins bonne.

    Cet album nous confirme (ce qu'on avait déjà pu deviner dans le précédent) le comment du pourquoi de l'ascension des anthropomorphes sur Terra Amata. Somme toute, un excellent Donjon! (Et là je me rends compte que j'ai écrit presque la même chose que minot, ce qui prouve que c'est vrai! Une excellente addition à la série!)

    Pulp_Sirius Le 14/11/2021 à 03:34:07
    Nains - Tome 13 - Fey du Temple

    Page 25, "Ces nains n'étaient pas différents de nous, seulement personne ne leur a dit que ce qu'ils voulaient faire était impossible, alors ils l'ont fait!"

    C'est officiel! Marcel Pagnol est le plus grand dramaturge des terres d'Arran! Il est si mythique pour le peuple nain que dans deux albums consécutifs, deux personnages complètement différents le citent! Voir mon avis pour le tome 12.

    Sinon, encore un très bon album. Peut-être un peu trop de bla-bla sur les différents matériaux et techniques nécessaires à la construction du pont, par contre. Je ne cherche pas à devenir ingénieur en bâtiment.

    Légèrement moins bon que les sept derniers, mais quand même meilleur que ce qu'on retrouve dans la série mère!

    Pulp_Sirius Le 13/11/2021 à 16:24:20

    Il y avait déjà plusieurs mois que cet album traînait sur une étagère de ma libraire de quartier. Chaque fois que j'y repassais, je ne pouvais m'empêcher de le feuilleter. Mais sans aucun vote nulle part sur Internet, ni aucune critique à part celle de l'utilisateur El-Rej ici bas, je ne savais quoi penser. Pourtant, c'est bien le label 619, non? Mauvais présage? Peu importe, j'ai fini par l'acheter, j'étais trop curieux.

    Ce qui attirait mon attention avant tout, c'étaient les couleurs. Absolument magnifiques. J'adore quand les couleurs dominantes varient d'une section à une autre et qu'elles sont aussi éclatantes et vives. Ça me rappelle beaucoup l'excellent PTSD de Guillaume Singelin (Je remercie Yovo de m'avoir indiqué que l'album était bien dans la base de données. J'avais pourtant même fait une recherche pour l'auteur, mais en inscrivant le prénom en premier, ce qui n'avait rien donné).

    Les dessins sont également attrayants, sans être particulièrement beaux ou "léchés". Je ne sais pas, il y a quelque chose qui me plaît dans ce style. Par contre, je trouve que l'auteur a de la difficulté à différencier ses hommes de ses femmes. Notre héros Osman, par exemple, bien masculin, même lorsqu'il est torse nu me donne parfois l'impression qu'il a des seins. Les visages sont tous assez féminins aussi, mais peut-être que l'ombre à paupières que tout le monde porte accentue la confusion. En ce sens, ça me rappelle le dessin de Mathieu Bablet, qui lui aussi a beaucoup de difficulté à marquer la différence de sexe dans ses dessins.

    Les lames d'Ashura, c'est un groupe de femmes composé d'un seul homme qui braque des trains pour piller ce qu'il y à bord! Bonne idée! Elles sautent dans le tas, tuent à peu près tout ce qui bouge - il y a beaucoup de scènes d'action qui rappelle le manga. OK, on ne s'ennuie pas! Et puis, trahison! Le clan va vite se diviser en deux! Cool, un peu de suspense, c'est toujours bon!

    Mais là... mais là!!! On finit par dégénérer dans une espèce de croisade antireligieuse. Arghhhh, pas encoreeeeeeeeeee. Hé les gars, ça fait plus de 50 ans que la BD franco-belge s'acharne là-dessus; décrochez un peu, là. Le sujet est éculé, rebattu, réchauffé, usé, ressassé ad nauseam.

    Il y a eu un moment où, petite lueur d'espoir, j'ai cru que l'auteur irait là où je ne m'y attendais pas et qu'il apposerait sa touche unique au sujet. Et, à son honneur, il semble vouloir présenter les deux côtés de la médaille. Du moins, théoriquement. Mais qu'est-ce qui en ressort finalement? Les religions sont cruelles et extrémistes! Elles asservissent les femmes et en font des esclaves! Rebellez-vous! Élevez vos enfants loin de la religion! Évidemment, l'auteur crée de toutes pièces une secte bien dégueulasse, pour être sûr que le lecteur soit d'accord avec lui.

    D'un autre côté, la secte de Shota (dirigée pas des femmes uniquement) est fière d'aider les gens à sortir de la misère. À faire du monde un meilleur endroit. Mais Osman, notre prétendu modéré, qui n'a aucun problème de conscience à tuer et à voler parce que danser par la suite absout tous les crimes, préfère quand même raisonner que la religion de sa sœur est une "secte totalitaire et répressive". Je me suis posé la question suivante : L'auteur est-il réellement en train de nous dire qu'il vaut mieux être athée et tuer, piller et braquer que croyant et aider des gens à se sortir de la misère!?

    Honnêtement, je ne crois pas, puisque les deux camps finissent en quelque sorte par se "réconcilier". Je crois que Baptiste Pagani a quand même tenté de nuancer ses propos, mais la balance a-t-elle penché d'un côté plus que de l'autre?

    Je ne cautionne aucunement les sectes et les extrémistes, les inégalités et les systèmes d'oppression - par contre, j'en ai vraiment ras le pompon de revoir ce sujet de la religion méchante et maléfique encore et encore et encore dans la bande dessinée... Un peu d'originalité, SVP. Vraiment dommage, parce que l'histoire de Pagani, pour moi, s'est écroulée à cause de ça.

    Deux étoiles pour la première partie, les dessins et les couleurs.

    Pulp_Sirius Le 13/11/2021 à 06:02:25
    Nains - Tome 12 - Kardum du Talion

    Malheureusement d'accord avec Milou le viking! L'erreur de dessin pour Arban est impardonnable.

    Autre chose, à la page 24, Kardum dit ceci : "Ils l'ont fait parce qu'ils ignoraient que c'était impossible... Personne ne le leur avait jamais dit."

    Euh, on copie des citations maintenant? Le véritable auteur de cette citation est Marcel Pagnol qui, en 1967, a écrit : "Tout le monde savait que c'était impossible. Un ignare ne le savait pas : il l'a fait."

    Et après avoir lu Orcs & Gobelins no 2 récemment, je suis allé dans la section des avis et l'utilisateur JeanFrancois71 indique qu'il y a une trop grande ressemblance entre l'album en question et le jeu vidéo Styx... (Je suis allé voir, la ressemblance n'est pas anodine!)

    Eum... signal d'alarme quelqu'un?

    Sinon, un excellent album... je m'en venais encenser Nicolas Jarry... mais là, j'ai comme quelque chose dans le fond de la gorge... un problème de conscience...

    Pulp_Sirius Le 12/11/2021 à 03:27:09
    Elfes - Tome 25 - Vengeance noire

    Je retire ce que j'ai dit sur le tome 18. Le fond du baril, il est ici! Et je m'étais dit la même chose pour le tome 24!

    Pourquoi, ô Grand Pourquoi, avoir donné la suite de la saga des Elfes noirs à Arleston? Je crois que c'est le PIRE album des 25 premiers, et je pèse mes mots! Ça aura au moins eu le mérite de démontrer que n'importe qui ne peut pas écrire d'aussi bonnes histoires que Marc Hadrien!

    Aïe aïe aïe. J'ai l'impression, en tant que lecteur, qu'on m'a trahi. La citadelle de Slurce! Imprenable! Même Lah'saa - oui, même elle, avec son armée de goules - redoutait la citadelle de Slurce! Certes, dans la série Elfes, chaque citadelle ou cité-État ou peu importe est plus imprenable que la précédente, donc ça ne veut pas dire grand-chose. Et elles tombent toujours, l'une après l'autre, en bons clichés, quoi. Mais Slurce, voyons!

    Sauf que, on savait déjà qu'un petit gobelin pouvait y pénétrer en toute impunité pour y voler n'importe quoi. Alors pourquoi pas un seul Elfe et quelques dragons pour la mettre à terre? Ah ben, c'était si facile que ça? Une vraie farce! Mais Gaw'yn, oses-tu vraiment affronter seul les deux plus puissants mestres de Slurce? Et hop! Un gros caillou sur la tête et c'est fini. À mourir de rire! Finalement, un Elfe noir, mestre ou pas, ce n'est pas si spécial que ça! Et attendez, pourquoi un humain sait-il que les Elfes rouges sont plus réceptifs à l'organique et aux roches volcaniques? La race a disparu depuis si longtemps!

    Je ne m'attarderai même pas sur le dessin...

    La spécialité d'Arleston n'est-elle pas les histoires à l'humour répétitif? Eh bien, mission accomplie. Les Elfes noirs sont désormais les Schtroumpfs noirs.

    Sauf que les Schtroumpfs noirs, c'est une sacrée bonne histoire!

    Pulp_Sirius Le 10/11/2021 à 18:33:06
    Freaks' Squeele - Tome 7 - A-Move & Z-Movie

    - Avis pour les 7 tomes -

    Freaks' Squeele, c'est 100 % manga. Si vous souhaitez également y voir un saupoudrage de comics américains, soit. Même si le style ne colle pas vraiment, malgré la présence de "super héros". Par contre, il n'y a pas un iota, pas une once, pas un seul brin de style franco-belge dans cette série. Florent Maudoux a beau être Français, Freaks' Squeele n'a absolument rien à voir avec la BD franco-belge.

    Ah, si, il y a peut-être un truc, quand même. De par sa nature française, Maudoux est incapable de se passer de faire des commentaires sociopolitiques. Pourtant, c'est ce qui fait la beauté des manga japonais. Leur absence totale de propagande idéologique. C'est du pur divertissement, rien d'autre. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il n'y a pas de sujets sérieux ou de matières qui portent à réfléchir. Heureusement, Maudoux évite de creuser le sujet trop loin (sauf, peut-être, pour cette histoire d'école, mais le sujet ne m'est pas familier. Je n'ai pas lu aucune des séries dérivées non plus.). De toute façon, il me semble y avoir une nette contradiction entre les commentaires pseudo-féministes ("C'est quoi ces costumes sexistes qui nous montrent les fesses!?") et l'amour que semble porter l'auteur pour les formes féminines de ses héroïnes.

    Bref, passons. Sinon, c'est quoi, Freaks' Squeele? Une école qui forme des héros, des amitiés entre personnages hétéroclites, de l'action à gogo, un peu de romance, et un besoin de sauver le monde (ou presque)! Le dessin de Maudoux est aussi très beau, très dynamique, très charnel, très cinétique. 100 % manga, quoi. Il n'y a pas à dire, le dessin est sublime. De plus, les chapitres en couleurs qui viennent nous dilater les yeux apportent un style bien plaisant aux albums. 100 % manga, quoi.

    Certaines histoires sont tout simplement jouissives. La meilleure des sept tomes, selon moi, est celle de l'armée de biscuits qui finit par se rebeller et se reproduire toute seule et qui doit être éliminée grâce à des fusils à eau! La descente aux enfers du Tome 6 n'est pas mal non plus. La salle des archives, les deux (?) années que doivent passer Xiong Mao et Ombre ensemble pour forger une épée à Chance... beaucoup de bonnes idées!

    Il y a aussi beaucoup de références à la culture populaire. Généralement, je trouve que c'est une mauvaise idée, parce que ça empêche l'histoire de basculer dans l'intemporalité. Mais bon, ceux qui liront cette histoire dans 100 ans s’arrangeront avec leurs problèmes. Sans compter les références aux manga (évidemment), aux comics américains et aux jeux vidéo, l'univers cinématographique y est aussi beaucoup représenté. Comme le personnage de The Dude (The Big Lebowski), une photo de Sean Connery en Zardoz, ou encore Retour vers le futur.

    En ce qui concerne la flèche lancée aux fautes de français dans les SMS, elle m'a un peu fait rire. S'il fallait que je vous énumère le nombre de fois que j'ai vu une confusion entre le futur simple et le conditionnel dans Freaks' Squeele... Ceci étant dit, j'avoue que Freak's Squeele s'en tire plutôt bien côté fautes. Parfois, j'ai honte de lire certains albums qui ont supposément été relus par des réviseurs avant d'être publiés. Au moins, dans cette série, malgré certaines erreurs, ce n'est pas la catastrophe.

    Mais voilà, tout n'est pas parfait dans Freak's Squeele. Pourquoi Chance est-elle l'héroïne, alors qu'à mon sens c'était Xiong Mao qui avait de l'étoffe? C'est quoi ce style pseudo-documentaire sur les revendications étudiantes qui ne finissent plus de s'éterniser? C'est quoi ces personnages qui finalement ne servent à rien du tout, comme Amanite et Changelin? C'est quoi cette quête d'Ombre qui finit par devenir une sorte de guerre entre différents peuples de la forêt, complètement en marge de l'histoire principale et sans réel intérêt? C'est quoi cette histoire de tontons des Triades qui ne sert à rien du tout? Et c'est quoi ce collant sur mon dernier album qui clame : "Une fin comme vous n'en avez jamais lue!" (sic), alors que j'avais l'impression de lire un copié-collé du tome 42 de Dragon Ball?

    On dirait que, à travers les méandres de son imagination, Florent Maudoux n'a pas su dégraisser sa série pour n'y laisser que les belles tranches, celles qui valaient la peine qu'on déguste. Le potentiel était pourtant bien là! En fin de compte, Freaks' Squeele, c'était correct. Ni excellent ni mauvais, avec quelques étincelles de génie... à prendre ou à laisser.

    (J'ai quand même l'intention de me lancer dans la lecture de ses séries dérivées, comme Funérailles, pour voir ce que ça donne.)

    Pulp_Sirius Le 06/11/2021 à 17:07:41
    Elfes - Tome 18 - Alyana

    Au secours! Un nouveau personnage plus puissant que n'importe qui ou n'importe quoi qui n'ait jamais existé, sauf le gros méchant plus puissant que n'importe quel autre méchant qui n'ait jamais existé, ce n'est JAMAIS intéressant. C'est paresseux. C'est un raccourci facile pour nous faire faire "Ohhh regarde comme ils sont forts waouh!", mais ce ne sont là que les élucubrations d'auteurs en manque d'inspiration.

    En plus, la fin de l'album sur l'origine des Titans est un véritable charabia de surexposition scénaristique qui cherche sans succès à expliquer les origines de ce qui s'en viendrait. Déjà qu'il n'y avait rien d'intéressant à Lah'saa, ici faut-il encore trouver une excuse pour l'incorporer dans l'histoire pour créer un nouveau gros méchant encore plus puissant!

    La série Elfes a toujours été plutôt moyenne, avec quelques bons albums (ceux qui n'avaient rien à voir avec les goules) - ici, on touche au fond du baril. Mais, hé, tant que les éditions Soleil font de l'argent...

    Pulp_Sirius Le 26/10/2021 à 00:19:05
    Les brumes d'Asceltis - Tome 7 - Jérasem

    - Avis pour les 7 albums -
    Bof, bof, bof. Peut-être connaissez-vous Nicolas Jarry et Jean-Luc Istin, parce qu'ils sortent plus de BD dans une année qu'il n'y a de semaines! Bon, j'exagère un peu, mais ils sont partout.

    Malheureusement, Les Brumes d'Asceltis, c'est moyen à son meilleur, risible à son pire. Oui, je l'avoue, j'ai parfois pouffé de rire tellement j'ai trouvé certains revirements de situation ridicules!

    Pourtant, Nicolas Jarry est capable d'écrire de très bonnes histoires. Il l'a surtout prouvé avec la série Nains, selon moi, bien meilleure qu'Elfes. Mais bon, ici, c'est du remâché, du banal et du déjà vu à profusion. Il n'y a pas grand-chose d'original. Diverses races, divers dieux (ou pas de dieu, ou les dieux sont méchants - Jarry semble obsédé par cette idée), se battent pour affirmer leur suprématie.

    D'accord, une histoire bien classique à la base, ça ne me dérange pas du tout. Mais l'exécution est mauvaise, sans surprises, plate. Contradictions dans l'histoire elle-même, dialogues souvent douteux, revirements de situation deus ex machina, explications verbales de l'action en cours par les personnages (au cas où vous auriez pas compris, tsé), aucune subtilité. La cité de Jérasem, mère des trois grandes religions...! Tiens, ça me dit quelque chose!

    Le dessin est beau. Et je dirais même que celui de Léoni est aussi bon, voire encore meilleur que celui d'Istin. Mais un beau dessin ne parviendra jamais à camoufler un scénario trop convenu. Ce n'est pas entièrement mauvais, il y a quelques bonnes idées, mais c'est tout.

    Je ne recommande pas.

    Pulp_Sirius Le 17/10/2021 à 03:03:38
    Donjon Parade - Tome 6 - Garderie pour petiots

    L'un des bons Donjon Parade, selon moi! L'idée de base est drôle et bien pensée et l'histoire demeure très divertissante jusqu'à la fin. Les dessins sont très beaux, faits aux gouaches, acryliques et encres! Comme la plupart des Parade, ce n'est pas un mets principal, mais un à-côté qui fait plaisir.

    Pulp_Sirius Le 15/10/2021 à 03:42:40
    Yragaël - Tome 2 - Urm le fou

    Quelle suite décevante! Peut-être le moins bon Druillet?

    Étrangement, cet album semble suivre les codes de la BD un peu plus qu'a l'accoutumée pour Druillet. Urm, fils d'Yragaël, est appelé à se venger. Et on le suit dans sa course et ses interactions, de case en case. C'est vraiment médiocre comparé au premier album.

    Même les dessins sont... brouillons? Il y en a quelques-uns qui sont très beaux, mais dans l'ensemble c'est peut-être le Druillet le moins plaisant à regarder. J'ai l'impression que l'auteur n'avait pas le cœur à l'ouvrage quand il a dessiné cet album. Ceci s'explique peut-être par la maladie de la femme de Druillet, la date de publication de l'album étant seulement d'une année avant La Nuit...

    Grosse déception après l'excellent Yragaël.

    Pulp_Sirius Le 15/10/2021 à 03:31:37
    Yragaël - Tome 1 - Yragaël ou la fin des temps

    Soyons francs : quand on "lit" du Druillet, on tient surtout un recueil de dessins entre nos mains, une sorte de "art book" où l'histoire est secondaire. Souvent, l'histoire est à la limite de l'incompréhensible. Alors oui, il y a de belles phrases ici et là, de jolis poèmes, mais essayez d'en suivre le fil? On dirait même parfois que certains dessins n'ont aucun rapport avec l'histoire!

    On pourrait peut-être même dire que lorsque l'on a lu un Druillet, on les a tous lus. Ça se ressemble vraiment beaucoup d'album en album, avec des dessins certes très beaux, mais tous très semblables. Je parierais ma chemise que je pourrais intervertir nombre de pages de l’œuvre de Druillet, en prendre une de cette BD-ci et la mettre dans celle-là, retirer celle-ci pour l'insérer dans cette autre BD-là, que personne ne s'en rendrait compte tellement tout finit par se ressembler.

    Ceci étant dit, je trouve qu'on touche au summum avec Yragaël. Les dessins sont d'une inventivité inouïe et je trouve cela encore meilleur que dans Lone Sloane. Même le scénario n'est pas sans plaire, quoique... Peut-être le meilleur Druillet. Dommage que la suite lui soit nettement inférieure.

    "Et tu n'es venu que pour l'aimer...
    Et pour briser mes portes, fissurer mes tours,
    Écraser mes passerelles,
    Déverser la boue des fossés dans le nectar de mes fontaines,
    Planter des poutres étrangères, des os morts,
    Dans mes replis de glaise douce,
    Souffler le feu aux margelles de mes puits,
    Crever les yeux de verre aux fronts de mes sanctuaires.
    Moi qui t'attendais. Moi qui te désire..."

    Pulp_Sirius Le 07/10/2021 à 17:30:17
    Nains - Tome 7 - Derdhr du Talion

    Alors moi, j'ai un avis contraire aux deux avis précédents.
    Les dessins sont assez laids, Créty est le dessinateur que j'aime le moins dans cette série.
    En ce qui concerne l'histoire, j'ai franchement accroché. Si d'habitude, les histoires trop loquaces où l'auteur croit être un génie de l'écriture m'endorment, ici j'ai quand même trouvé ça intéressant à suivre. Je voulais savoir ce qu'il adviendrait d'Ordo. Contrairement au Tome 3, où l'ennui règne en maître, ici au moins le scénario est plutôt bon.

    Pulp_Sirius Le 30/09/2021 à 03:57:35
    Isaac le Pirate - Tome 5 - Jacques

    D'accord avec les avis qui disent que les deux premiers albums sont de loin les meilleurs... et ensuite, Christophe Blain se perd et la série perd quant à elle sa magie. Il n'y a plus d'histoire. C'est divertissant, mais ça ne mène plus nulle part. Et bien évidemment, 16 ans plus tard, la série n'a jamais été bouclée. Ce qui me fait penser qu'on ne verra probablement jamais la fin de Gus non plus. Dommage. Blain peut être un excellent auteur, mais il ne semble pas savoir quand s'arrêter - ou plutôt, il sait comment laisser tomber ses séries déjà entamées dans l'oubli, mais il a de la difficulté à mettre un point final à ses histoires.

    Pulp_Sirius Le 04/09/2021 à 23:18:43
    Donjon Zénith - Tome 8 - En sa mémoire

    Le moins bon Zénith depuis longtemps. L'histoire est très anecdotique. D'ailleurs, et le septième et le huitième Zénith semblent s'être écartés de l'histoire principale qui se développait à cette époque jusqu'à présent. À la rigueur, cet album aurait pu être un Donjon Parade, avec un côté un peu moins loufoque. De plus, le dessin de Boulet n'est plus ce qu'il était; je le trouve fade. Je suis prêt à un changement de dessinateur pour cette époque. Pas le pire album de la série, mais loin d'être le meilleur.

    Pulp_Sirius Le 24/08/2021 à 18:07:30
    Varulf - Tome 1 - La meute

    J'ai franchement bien apprécié cette lecture des deux albums dont se compose l'histoire de Varulf. Je n'avais lu qu'une seule histoire de Gwen de Bonneval auparavant - Messire Guillaume - qui m'avait profondément déçu à cause de son troisième tome calamiteux qui gâchait tout. Mais ici, ouf, on arrive à la fin sans trop d'embûches! Enfin, j'aurais vraiment aimé quelques pages de plus pour qu'on nous montre la conclusion - je ne suis pas adepte de ces fins hâtives qui laissent au lecteur le soin de s'imaginer la suite.

    Sinon, à part ce détail, j'ai beaucoup aimé! Je trouve les conversations remarquablement bien écrites, d'un naturel impressionnant. Souvent, dans les BD, même dans celles que j'aime, je n'arrive pas à oublier que je lis un texte écrit. Ici, j'avais vraiment l'impression de suivre de véritables conversations. Bravo pour l'écriture! Sinon, la trame générale est également originale, trame qui évoluera graduellement de plus en plus vers le fantastique. Et, contrairement au chroniqueur, je trouve que les dessins se prêtent merveilleusement bien au récit.

    Un récit qui vaut la peine d'être lu. Les deux tomes se lisent d'une traite et on ne s'ennuie pas un instant. Divertissant!

    Pulp_Sirius Le 21/08/2021 à 07:06:04

    "Mais ma mémoire est-elle fidèle? Tout s'efface si vite sous l'usure des saisons qui défilent sans fin..."

    Un homme, paraîtrait-il immortel, observe une vieille maison se faire démolir... Maison qui renferme des siècles d'histoires, de vies, de gens... Ainsi notre homme se remémora-t-il divers personnages rencontrés au domaine De Lagorce, mais en reculant dans le temps, petit à petit, vers un passé toujours plus lointain.

    Au début (ou est-ce à la fin?), en regardant divers portraits qui ornent les murs du domaine, l'homme déplore l'oubli. Qui se souvient de ce visage? Qui pourrait dire comment elle a vécu? La plupart d'entre eux "ne figuraient plus dans aucun mémoire, dans aucun manuel, dans aucune encyclopédie..."

    Une histoire pour les mélancoliques et les nostalgiques. Pour les amoureux de généalogies et d'histoire. Pour ceux qui s'intéressent à ceux qui ont disparu et que le monde a oubliés. Même si ce ne sont ici que des personnages fictifs. C'est ce que cette BD nous livre. Une histoire à reculons. Des anecdotes qui traversent le temps.

    Cette BD m'a vraiment surpris. Ne vous attendez pas à des rebondissements extravagants, mais laissez-vous bercer par sa mélodie lyrique. J'aurais même aimé en savoir plus, en connaître davantage sur la longue histoire des Lagorce. Hélas, l'histoire est contenue dans un seul album.

    Mais voilà, le temps file...

    Pulp_Sirius Le 15/08/2021 à 17:23:39
    Geminis Panico - Tome 1 - Tome 1

    "Gros méchant, je vais faire de vous un gentil! NoOoOoOnNn pas ça!!!!!!! Je suis un méchant, un méchant, un méchant! J'insulte les gentils! Grrr! Pas de gentils ici! Les gentils sont inférieurs aux méchants que nous sommes! WHAHAHAHAHAHAHHAHAHA!"

    En gros, voilà le résumé du scénario. J'ai été abasourdi par la pauvreté du scénario et des dialogues. Même si c'était une BD pour enfants (et ça n'a pas l'air de l'être!?) ce serait inexcusable. Évitez!

    Pulp_Sirius Le 12/08/2021 à 15:40:47

    Je découvre L'aimant après avoir lu la deuxième BD d'Harari, "La dernière rose de l'été". Même si les paysages ne sont pas aussi invitants que dans cette dernière, en raison de leurs bleus et gris qui donnent froid, j'ai trouvé l'histoire plus satisfaisante.

    Le mystère des thermes à Vals (qui existent vraiment) que notre jeune étudiant architecte tente de déceler (ajoutons-y un élément surnaturel), et les différents personnages que notre protagoniste rencontrera font de l'histoire une fascinante aventure difficile à refermer avant d'avoir lu la dernière page.

    Force est de constater que les histoires d'Harari, malgré leur format géant et leurs nombres de pages, se lisent rapidement et avec une surprenante facilité. Il est certain que je serai au rendez-vous pour sa troisième BD, si jamais il y a.

    Et rassurez-vous, pas besoin d'être élitiste ni snobinard pour apprécier cette BD. Il suffit d'aimer les bonnes histoires.

    Pulp_Sirius Le 10/08/2021 à 04:15:41

    Difficile de ne pas se laisser envoûter par les bords de mer que présentent l'album! C'est beau! Trop beau! Ça donne envie d'y être! L'intrigue, elle aussi, est assez prenante, mais il est vrai qu'à la fin de l'album certains bouts ne seront pas raccordés.. La fin de l'histoire m'a laissé perplexe, pour ne pas dire légèrement déçu, comme arrivée trop rapidement, sans réponses. Un bon moment de lecture, mais qui ne satisfait pas totalement.

    Pulp_Sirius Le 07/08/2021 à 16:11:09
    Donjon Monsters - Tome 13 - Réveille-toi et meurs

    Le dessin de David B est-il généralement aimé? Je trouve que, par son caractère atypique, il se place dans la même sphère que Menu (Le géant qui pleure), Nine (Crève-cœur) ou Stanislas (Le grand animateur) des albums qui se démarquent par un dessin qui saute aux yeux. Dans tous les cas, il colle à l'histoire, surtout narrée, qui réveille notre personnage d'un profond sommeil...

    Ce genre d'histoire, empreinte de nostalgie, m'a toujours plu. Notre héros, mort depuis qui sait combien de temps, tente de comprendre qui il est, et surtout de rester aux côtés de cet autre squelette aux grandes bottes à talons. Lentement, ils s'approcheront de la forteresse...

    Par contre, je trouve que l'album nous laisse un peu sur notre faim. Il ne nous en apprend pas des tonnes. J'aurais aimé en apprendre plus. Une partie de ce qui est dit dans cet album a déjà été dite dans le Crépuscule 102. Et puisqu'il se situe au niveau 79, il semble minimiser l'impact du Crépuscule 102. Combien d'années se sont-elles écoulées entre les deux albums?

    Dans tous les cas, un très bon album, mais il faut aimer le style.

    Pulp_Sirius Le 24/07/2021 à 17:52:28
    Donjon Antipodes + - Tome 10000 - Rubéus Khan

    Et l'on passe du passé lointain au futur lointain! Mais décidément, les deux premiers Antipodes ne me convainquent pas totalement.

    Cette fois-ci, notre héros Robert est un descendant des Vaucanson. Lorsqu'il tombe victime d'un coup monté, il cherchera à se venger et à retrouver son fils. Le mélange de traditionnel fantaisiste au futuriste robot manga dans une ambiance grande ville moderne des États-Unis est assez intéressant - on a un peu de tout : prison, mafia, enquête, bagarres... Malheureusement le tout demeure assez superficiel. L'humour n'est également pas le plus futé que l'on a vu dans la série jusqu'à maintenant.

    D'autres connexions aux époques antérieures sont aussi présentées sans aucune explication - par exemple le nom de Rubéus Khan que se donne Robert. Pourquoi? D'où le prend-il? Quel rapport?

    Quoi qu'il en soit, je crois qu'Antipodes + a du potentiel, et ultimement j'ai hâte de voir comment ça va se développer.

    Pulp_Sirius Le 22/07/2021 à 05:23:59
    Donjon Antipodes - - Tome -10000 - L'Armée du Crâne

    Après Zénith, Crépuscule, Potron-minet, Parade et Monsters... nous voici avec une nouvelle ère, Antipodes! Et en plus, déclinée en deux versions. Une au niveau -10000 pour Antipodes Négatif, et une au niveau 10000 pour Antipodes Positif!

    Alors que la série a toujours mis en scène des animaux anthropomorphiques, celle-ci met en scène des animaux... tout bêtement des animaux. Pas super excitant. Et pourtant, l'histoire est lancée pour expliquer l'avènement de tous ces animaux qui ne seront plus que de simples animaux, justement. Mais sinon, inutile de dire que les liens avec le reste de la série et ses personnages sont pratiquement absents.

    Ce premier album est bon, mais pas extraordinaire. Le dessin de Panaccione est correct. Ça fait Donjon, mais il ne se démarque pas. Je trouve la première moitié de l'album meilleure que la deuxième. On passe quelques bons moments et on se croise les doigts pour que cette époque évolue dans le bon sens!

    Pulp_Sirius Le 18/07/2021 à 14:38:46

    Wow! Je découvre Alexandre Kha avec cet album et je cours de ce pas me trouver ses autres BD!

    Bon, pour le dessin, ce ne sera pas la tasse de thé de tout le monde, mais je trouve que ça colle bien à l'histoire d'horreur qui nous est présentée ici. Simple, mais efficace. Mais ce sont surtout les couleurs qui donnent le ton! En noir et rouge, avec leurs dégradés, nous sommes vraiment plongés dans un univers froid, urbain mais dirait-on sans vie, un monde où le bien-être semble ne pas exister.

    Parfait alors, pour l'histoire à la fois terrifiante, voire choquante, et poétique sur les bords que nous propose son auteur. Au départ, pour les 15-20 premières pages, je trouvais ça vraiment nul. Un épouvantail qui prend soudainement vie tue son propriétaire et part à la recherche de travail en ville avec son ancienne amante, mais les corbeaux qui ne cessent de les suivre leur rendent la vie difficile... Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, avec ses personnages qui s'enrichissent et ses nouveaux personnages qui surgissent, il devient très difficile de poser cette BD qui ne cesse de captiver et de surprendre.

    D'un propriétaire de théâtre qui emploie les mal-aimés pour monter une pièce d'épouvante, à notre héroïne sans-papiers qui s'éprend de tout le monde, en passant par un défiguré qui se cache le visage, mais qui part espionner des femmes le soir en grimpant sur les toits, jusqu'au loup-garou possessif et jaloux, la table de l'inattendu et du rocambolesque est mise.

    L'inventivité du scénario et la qualité des textes, qui mêlent une sorte de flair romantique à l'horreur dont s'imprègne le récit, sont impressionnantes. Je recommande très fortement cette histoire à quiconque cherche à lire quelque chose d'à la fois différent et détonnant.

    Pulp_Sirius Le 18/07/2021 à 06:04:05
    Donjon Zénith - Tome 7 - Hors des remparts

    Nous sommes de retour! Suite directe du précédent Zénith, c'est exactement ce qu'il fallait.

    Humour bien pensé, drôle; mélange habile entre une histoire d'amour et des scènes de violence insensées - une belle recette qui démontre que Donjon est toujours Donjon! Marvin est amoureux d'une femme de Cochonville et veut se fiancer avec elle, tandis qu'on cherche à infiltrer un Ordre bien gardé pour que le gardien regagne son Donjon.

    Seul le dessin de Boulet commence à me refroidir un peu.

    Pulp_Sirius Le 15/06/2021 à 15:20:09

    Un homme qui cherche à arrêter de fumer se retrouve sur la chaise d'une hypnotiseuse qui lui offre l'hypnose comme solution alternative. Sceptique, il accepte de jouer au jeu pour faire plaisir à sa femme. Ainsi, il est projeté dans le passé, en 1985, en pleine école secondaire (lycée), alors qu'il avait 15 ans.

    Surgit alors une véritable contemplation, où notre personnage principal se pose des questions sur tous ceux qu'il revoit et se remémore sa vie - Ah oui, eux! je me demande ce qu'ils sont devenus. - Ce prof de maths est-il passionné ou est-ce seulement un travail? - J'avais oublié tous ces posters dans ma chambre! - Ah, ces voisins, ils ont déménagé dans les années 90. - J'avais le béguin pour cette fille. - etc.

    C'est pratiquement une œuvre nostalgique sur tout ce dont on se demanderait, tout ce qu'on remarquerait si, avec notre cerveau d'adulte, nous retournerions à l'époque de notre jeunesse. Sa petite sœur, à l'avenir troublé, ne peut être qu'observée le cœur lourd. Sa mère, fatiguée, ne peut être qu'écoutée.

    Le dessin ne plaira peut-être pas à tous, et l'histoire ancrée dans sa nostalgie profonde n'est peut-être pas pour tous, mais le langage des années 80 (américain), l'observation d'une époque révolue, la redécouverte d'amis disparus, et une fin qui ne cesse de me faire verser des larmes chaque fois je relis l'histoire font de cette BD, pour moi, une histoire chaleureuse à conserver.

    Pulp_Sirius Le 08/04/2021 à 06:43:01

    Agréablement surpris! Cette histoire m'a captivé tout le long!

    À l'instar du chroniqueur J. Milette, j'aurais préféré que l'album soit en couleur plutôt qu'en violet uniquement, mais on s'y fait. De plus, j'aurais vraiment aimé plus de vues d'ensemble de la planète ou des installations sur Titan. L'accent est très humain et il manque un peu de recul pour que le lecteur puisse se faire une idée visuelle, lui aussi, de cette planète en danger.

    Mais sinon, cette quête de l'ADMN Da Silva, un Terran (humain) qui doit délicatement trouver une façon d'augmenter la productivité de la planète et à la fois comprendre les Terrans et les Titans qui y résident, est très intéressante à suivre. Les Titans qui sont en fait des humains géants génétiquement modifiés et employés par les Terrans pour travailler. Les divers personnages ont chacun une vision particulière de la situation et leurs propres considérations. Ne reste qu'à y mêler une histoire d'amour entre un Terran et une Titan pour brouiller les cartes. Si la fin de l'histoire est un peu trop standard, on s'investit dans son déroulement.

    Les contractions de langue sont peut-être un peu poussées pour représenter le langage parlé, "en c'moment", "j'croyais qu't'étais", "le moment est v'nu d'vous rendre", etc. mais sinon c'est pas trop dérangeant.

    J'aurais probablement donné à l'album 3,5 étoiles moi aussi, mais puisque je ne peux pas, je préfère lui donner 4 que 3. Si François Vigneault écrit un jour une nouvelle BD, je serai au rendez-vous!

    Pulp_Sirius Le 04/04/2021 à 21:31:38

    Mauvais! Un scénario sans queue ni tête ni intérêt, des dialogues truffés de blagues de papa et une surutilisation du parler québécois en guise d'humour, des dessins médiocres au mieux et une action souvent difficile à suivre.

    Quand ton fil conducteur ne tient qu'à faire parler tes personnages en québécois et qu'il n'y ait absolument rien d'autre de pertinent, c'est plate à dire mais c'est plate.

    Pulp_Sirius Le 17/03/2021 à 03:20:24

    Difficile de savoir si Mathieu Bablet cherche à vous divertir ou à vous endoctriner. Toutes ses BD sont à peu près pareilles, et même si j'avais aimé Sangri-La, là, je commence à trouver ça lourd.

    L'histoire avait tellement de potentiel. Deux androïdes qui découvrent le monde à leur manière. Les humains vieillissent et meurent, mais eux traversent le temps. Une I.A. omnisciente. Des paysages grandioses. Et malgré tout, on trébuche plutôt en s'arrêtant sur de gros titres de journaux sortis tout droit du... 21e siècle. L'Europe est xénophobe; tous les pays signent des accords sauf les États-Unis; les inégalités sociales perdurent... c'est d'une superficialité déconcertante, digne d'une BD de lycéen.

    Silicium de dire : "S'il suffisait de lire les écrits des grands philosophes pour devenir instantanément intelligent, le monde serait un havre de paix." Ah, bon? Parce que les problèmes du monde sont dus à notre manque d'intelligence? Parce que les philosophes ont toutes les réponses? Étrange réflexion...

    Carbone critique quant à elle l'humanité en disant que celle-ci n'est pas capable de créer autre chose que quelque chose à son image. Qu'elle ne peut créer ce qui ne lui ressemble pas. Ce serait donc pour ça que l'humain échoue : parce qu'il est égoïste.

    Et pourtant, Mathieu Bablet prouve encore et encore qu'il n'est pas capable de s'extirper de ses propres convictions. Tous ses personnages, dans toutes ses BD, vivent des crises existentielles métaphysiques. Il prêche du haut de sa BD, mais pèche en couchant sur papier ce qu'il critique sans cesse -- des androïdes qui ne sont en fait que le reflet de son esprit. Des androïdes que l'on aurait pu appeler, au final, Mathione et Bablicium.

    Ironique, non?

    Pulp_Sirius Le 09/08/2020 à 16:51:02

    Il y a longtemps que j'attendais une intégrale pour lire cette série, et je l'ai enfin obtenue!

    Le format réduit de ces intégrales ne me plaît généralement pas, parce que le dessin perd forcément de sa valeur, mais pour cette BD, il me dérange moins, puisque le trait de Peeters est gros et qu'on n'a pas besoin de plisser les yeux pour y retrouver des détails. Cela étant dit, les dessins "humains" de Peeters me plaisent moins; ce sont surtout ses paysages, ses créatures et sa vision qui sont magnifiques!

    L'histoire est captivante d'un bout à l'autre, et si elle commence de manière plus prolixe, plus elle avance, plus elle se focalise sur l'émerveillement et les silences. Les dialogues sont tantôt percutants, tantôt philosophiques, et le monde dans lequel évolue notre personnage principal, Verloc Nim, ne manque pas de nous fasciner.

    Dommage, alors, que certains aspects de l'histoire montrent que Peeters n'est qu'un auteur du 21e siècle. Au lieu de se perdre complètement dans son univers de science-fiction, certains angles divulguent la véritable ère humaine dans laquelle Peeters écrit son histoire, comme s'il cherchait à plaire à un public bien ancré dans son 21e siècle avec ses idées du 21e siècle. C'est minime, et ça n'ébranle pas de façon draconienne le divertissement que l'on peut en tirer, mais ça saute tout de même aux yeux.

    Ultimement, même si Aâma n'est pas parfaite, il demeure que son épopée interplanétaire intelligente se laisse déguster lentement afin d'être mieux absorbée et mieux appréciée. Une BD qui mérite absolument d'être lue.

    Pulp_Sirius Le 01/04/2020 à 04:05:16

    Quelle déception qu'a été cette lecture!

    Premièrement, analysons ce que le dos de la couverture arbore fièrement :

    1) Violence -- Pour être violent, c'est violent. Sang, tueries, décapitations... tout y passe. Pas de problème ici.
    2) Langage grossier -- D'accord, c'est grossier. Ça amène un autre problème par contre... c'est à peu près 95 % du dialogue de l'histoire.
    3) Sexe -- Alors là, non. Sur les 572 pages que font cette intégrale, il n'y a qu'une page... UNE que l'on pourrait considérer comme étant 'sexe'. Fausse publicité?
    4) Discrimination -- Mouais... Chinois contre Japonais, quelques commentaires sur certaines ethnies... je dirais que c'est pas vraiment le nœud de l'histoire.
    5) Drogues -- Hein? Quelles drogues? J'ai souvenir d'une référence à des stéroïdes... mais sinon?
    6) Original Gangsters -- D'accord, il y a des gangsters. Par contre, s'ils sont originaux... c'est discutable.

    Imaginez votre film de mafioso préféré. The Godfather... Goodfellas... Casino... Scarface... Et là imaginez que 95% du dialogue soit des "***** ta mère je **** ta **** va te faire ****"... encore.... et encore.... et encore.... et encore.... et que ce soit tout ce qu'il y ait! Je parierais qu'il n'y a pas 10 planches sur les 572 où il n'y a pas quelqu'un qui se fait traiter de taré!

    J'imagine Run devant ses planches... "Ah ouais on va lui faire dire BOUM VA **** ça va être trop flippant! Et là il va rétorquer T'ES UN VRAI CONNARD! haha trop marrant! Et là lui va dire...."

    Parce que lancer des obscénités à n'en plus finir, c'est la meilleure façon de masquer un scénario que l'on n'est pas capable d'écrire.

    Et voilà où réside le problème avec Mutafukaz. Les dialogues sont nuls. Nuls mais vraiment vraiment nuls. À tel point que je m'ennuyais carrément. On dirait une histoire écrite par des gamins de première. Mais l'idée, à la base, est bonne! Ça se veut épique et grandiose avec des fils tissés dans tous les sens! Malheureusement, le dialogue ne tient pas la route! C'est sans intérêt! C'est monotone et monocorde!

    Et c'est sans parler de la pseudo-philosophie à 5 sous que l'on trouve tout au long de l'histoire... "Si Dieu a tout créé, qui a créé Dieu?" Bon, vous voyez le genre. Il y a également énormément de clichés... genre Wily, l'éternel couard en qui ses amis continuent de croire malgré tout parce que... parce que? Parce qu'il faut bien un personnage débile qui trompe nos héros sans cesse voyons! Saura-t-il se racheter à la fin vous croyez? SUSPENSE!!! (non pas vraiment)

    S'il y a quelque chose de bon par contre, c'est bien le dessin de Run. Le style change tout le temps, c'est on ne peut plus original. Parfois en couleurs, parfois en noir et blanc, parfois entre les deux. Run s'amuse à varier les genres et le design graphique est absolument superbe.

    C'est dommage parce que côté graphique, c'est 10/10 facile! Mais les dialogues ne sont pas au rendez-vous! C'est puéril! Enfantin! Un rêve d'adolescent (sans le sexe)!

    Si vous aimez le genre, allez plutôt lire Lorna, de Brüno, par exemple. Ou encore mieux, allez lire la grande série Donjon de Trondheim et Sfar. Vous aurez quelque chose d'un peu plus intelligent à vous mettre sous la dent, tout en étant trash!

    Run est un excellent dessinateur... mais il devrait peut-être se contenter de dessiner les histoires des autres.

    Pulp_Sirius Le 21/03/2020 à 02:50:48

    50 pages trop court!

    C'est bien ce qu'on se dit en arrivant au bout du récit. À mesure qu'il avance, on se dit... non ça ne peut pas déjà finir? Quoi plus que 40 pages? Quoi plus que 20? Plus que 10? Et boum c'est fini!...

    C'est dommage, parce que plusieurs points sont laissés en suspens, dont les histoires de Tamara et de Luxe-Butol père. L'histoire aurait vraiment gagné à être un peu plus longue!

    Sinon, même si elle commence de manière un peu lourde, plus elle avance, plus elle devient palpitante. Brüno s'en tient aux films de série B, ou plutôt Z, et ne se gêne pas pour envoyer le scénario dans tous les sens. Un monstre mutant créé par un laboratoire contre un extraterrestre qui a la forme d'une femme nue de 130 pieds de haut? Ouais, du gros n'importe quoi.

    N'empêche que Brüno sait nous tenir en haleine page après page, et finalement, on peut déplorer qu'il n'existe pas plus de BD de ce genre qui soient aussi audacieuses. Trop souvent dans le paysage de la BD franco-belge, quand on essaie d'être trash, on échoue lamentablement. Une BD qui se veut trash cache souvent un scénario pourri. Mais ici, c'est réussi avec brio.

    Pulp_Sirius Le 27/02/2020 à 17:17:47
    Donjon Crépuscule - Tome 111 - La fin du Donjon

    Légèrement meilleur que la première partie du diptyque, cet album peine quand même à convaincre. Alors que cet album était censé être le dernier au moment de sa publication, on en ressort quand même avec l'impression que les auteurs étaient en manque d'inspiration.

    Certaines idées sont captivantes, telles que le voyage d'Herbert au royaume des morts; et certains personnages obtiennent enfin le rôle qui leur est dû, comme Elyacin, mais si on en ressort un brin nostalgique grâce à tout ce que la série Donjon a réussi à nous offrir au cours de ses nombreux albums, impossible de ne pas être chicoté par toutes ces questions qui sont demeurées sans réponses.

    L'histoire vaut la peine d'être lue directement après 'Haut septentrion' afin d'en comprendre le maximum, mais finalement, la série Crépuscule aura vraiment perdu en qualité au fil des albums. Quatre des cinq derniers Crépuscule étaient plutôt médiocres, voire carrément mauvais.

    Au moins, il y aura toujours les Potron-minet, les Zénith et les Monsters pour nous rappeler à quel point la série peut frôler le génie.

    Et de nombreuses années plus tard, la série reprendra de plus belle. Allez, on se revoit dans le prochain Zénith!

    Pulp_Sirius Le 27/02/2020 à 16:57:38
    Donjon Crépuscule - Tome 110 - Haut Septentrion

    Les deux "derniers" Crépuscule se déroulent en simultané, mais on ne suit pas les mêmes personnages. Celui-ci suit Marvin rouge et Zakûtu. L'idée, à la base, est excellente.

    Le problème avec cet album, c'est que l'humour est d'une puérilité excessive. On parle de tripotage et de seins beaucoup trop longtemps, alors que l'album devrait se concentrer sur la dernière bataille contre l'Entité noire. C'est la fin qui devrait nous tenir en haleine, mais on trébuche plutôt sur de l'humour grivois qui n'est même pas réussi.

    Au moins, on a quelques révélations intéressantes. Ultimement, par contre, c'est extrêmement décevant.

    Pulp_Sirius Le 19/02/2020 à 14:19:38
    Donjon Crépuscule - Tome 106 - Révolutions

    Le dessin d'Obion est beau. C'est tout. 1 sur 5.

    On tombe exactement dans le panneau que les auteurs nous ont laissé à la fin du dernier Crépuscule. 'Les nouveaux centurions' se terminait de façon illogique, et en voici la suite. Cette histoire ne sert à rien, ne nous apprend rien, ne fait avancer rien et n'est ni vraiment drôle ni vraiment captivante. Cet album est à peine meilleur que 'Le dojo du lagon'.

    Quel dommage de voir que la série Crépuscule se soit engouffrée dans l'insignifiance.

    Pulp_Sirius Le 16/02/2020 à 23:07:47
    Donjon Potron-Minet - Tome -83 - Sans un bruit

    " - C'est bon signe qu'ils sortent des armes?
    - Oui... pour asseoir leur conviction."

    Cet album diffère de tous les autres Potron-minet puisque Hyacinthe n'en est pas le personnage principal, qui laisse sa place à son père Arakou et la bru de ce dernier, Alexandra. Cormor (qui est très présent depuis quelques albums), y joue également un gros rôle. Ici, l'humour, quoique présent, est moins frappant, et on fait de Potron-minet la grande BD d'aventures à l'atmosphère noire et pesante qu'elle s'acharne à développer depuis quelques albums déjà.

    Gaultier reprend la plume de Blain de manière quasi-identique, et la transition est magnifiquement réussie.

    C'est cet album qui clôt (pour l'instant) l'époque Potron-minet, et tant de questions demeurent toujours sans réponses. Quoi qu'il en soit, cette ère est celle qui m'a donné les émotions les plus fortes en lisant Donjon, y compris les Monsters qui se passent à son époque.

    Un véritable tour de force.

    Pulp_Sirius Le 11/02/2020 à 16:02:45
    Donjon Monsters - Tome 12 - Le grimoire de l'inventeur

    Le livre qui clôt, d'une certaine manière, la trilogie consacrée à Vaucanson et aux automates, est une réussite.

    Le professeur Cormor retrouve le grimoire du créateur des automates, Julien de Vaucanson (que l'on avait connu dans l'album 'Le grand animateur'), et une véritable course à la création de nouveaux automates est lancée. Le scénario se tient bien, l'humour est généralement drôle et, bien sûr, difficile de ne pas remarquer les dessins de Keramidas.

    Son style très Disney est très agréable pour les yeux, même si on peut se demander s'il colle véritablement à l'univers Donjon. Quoi qu'il en soit, difficile de s'en plaindre!

    Un album essentiel à la série.

    Pulp_Sirius Le 08/02/2020 à 23:27:53
    Donjon Zénith - Tome 6 - Retour en fanfare

    Ouf! Le niveau de l'ère Zénith ne baissera pas d'un poil! Un superbe album qui fait à la fois suite au dernier Zénith et à l'album "Le grand animateur" (côté 'lore' -- on est à Vaucanson et on parle des automates), il n'y a pas à dire, c'est de très haut niveau!

    On est déjà habitué aux dessins de Boulet (qui sont beaucoup plus petits cette fois-ci; ce que j'aime parce que l'histoire est plus développée malgré le même nombre de pages), et si les scènes d'action sont moins remarquables que dans le dernier Zénith, qui faisait parfois penser à un manga, on a quand même droit à des scènes de toute beauté.

    Côté narration, c'est bien ficelé, bien dosé, bien humoristique, bien sérieux, bien ancré dans l'univers, bien réfléchi pour lier les différentes époques Donjon ensemble. Mais les objets du destin ne cessent de surprendre -- finira-t-on un jour par découvrir l'ultime vérité?

    Dire qu'il faudra attendre un peu plus de 12 ans pour lire le prochain...

    Pulp_Sirius Le 08/02/2020 à 23:12:31
    Donjon Monsters - Tome 11 - Le grand animateur

    Si vous êtes rendus ici dans la série, c'est que même si le chemin parcouru a été jonché de plus de questions que de réponses, vous avez persévéré en espérant un jour être illuminé. La mine d'or est ici!

    Si l'album ne répond pas à tout, il répond à bien des questions que l'on avait. Des origines des automates au Mal absolu aux objets du destin à d'autres anciens porteurs de l'épée au Professeur Cormor à Vaucanson et jusqu'à l'Entité, c'est boum boum boum allez les informations on y va!

    Le dessin de Stanislas est assez particulier et peu paraître assez fade, et même si ce n'est pas mon préféré, j'aime que le style se démarque sans cesse dans cette série. Sinon, l'histoire avance vite et sans temps morts.

    Si on peut lui reprocher quelques détails, cet album mérite d'être lu par tout fan de la série.

    Pulp_Sirius Le 04/02/2020 à 16:45:58
    Donjon Parade - Tome 5 - Technique Grogro

    Avec le premier, celui-ci est mon Donjon Parade préféré. L'humour mélange le subtil et le grotesque, on y découvre non pas une mais deux anciennes civilisations, on en apprend un peu sur le personnage de Grogro et finalement quand on lit la dernière page, on se dit : "Quoi, déjà fini?"

    L'album avance à un rythme rapide et l'histoire ne se contente pas du simple duo Grogro-Zongo pour nous faire rire. Il y a quelque chose autre que des tilapins à se mettre sous la dent. Cet album aurait gagné à faire le nombre de pages habituelles (tous les Parade ne font que 32 pages au lieu de 48).

    (J'aimerais mentionner, pour la postérité et pour signaler le goût un peu douteux des auteurs, que la civilisation hyperménoréenne que l'on voit dans cet album a un nom basé sur un mot qui existe vraiment...
    hyperménorrhée : menstruations anormalement abondantes et prolongées.
    Super...)

    Pulp_Sirius Le 04/02/2020 à 14:37:22
    Donjon Crépuscule - Tome 105 - Les nouveaux centurions

    "Je crois qu'il vaut mieux que cette histoire se termine en bain de sang."

    Si l'album est en grosse partie excellent, il se termine regrettablement en queue de poisson. Soggoth, qui revient du précédent Crépuscule, est l'un des personnages les plus intéressants. Mi-austère, mi-naïf, les meilleures scènes de l'album sont avec lui. Herbert tente de reprendre le pouvoir des mains de Fayez et Papsukal tente lui aussi de faire son grand retour. Elyacin joue également un plus grand rôle qu'à l'habitude.

    Tous les ingrédients étaient là pour faire de cet album l'un des meilleurs de la série (comme cette fameuse scène qui n'a cesse de me faire réfléchir et qui mélange adroitement trois concepts moraux - infidélité, viol et meurtre - lequel est le plus grave?), mais malheureusement, probablement parce que les auteurs voulaient laisser la porte entrouverte pour une suite, l'histoire se termine sur un non-sens . C'est dommage.

    Pulp_Sirius Le 01/02/2020 à 05:18:17
    Donjon Zénith - Tome 5 - Un mariage à part

    "Quelle sorte de père serais-je si je laissais un roturier lever la main sur ma fille, sans l'occire de mon sabre?"

    C'est fou à quel point cette série ne cesse de changer. Ici, les dessins de Boulet rendent tous les personnages plus 'organiques', plus matures. Par contre, ce n'est pas la première fois que la série change radicalement de style de dessin. Mais Boulet dessine les scènes d'action pratiquement à la manière d'un manga. En fait, on dirait presque qu'on est dans une nouvelle BD.

    Côté scénario, les détails commencent à rentrer en trombe. Beaucoup de choses se passent et l'histoire bascule vers un tournant important. Le Gardien tente de ne pas perdre son donjon, Herbert tente d'annuler un mariage, les relations entre Herbert et Marvin se détériorent... on embraye vivement pour la suite.

    Un album qui ne laisse pas indifférent.

    Pulp_Sirius Le 29/01/2020 à 23:49:08
    Donjon Potron-Minet - Tome -84 - Après la pluie

    Après la pluie vient la noirceur. Décidément, ce sont les Potron-minet qui nous amènent le plus près du bon roman d'aventures. Cru, certes, mais d'aventures quand même. L'humour est subtil -- toute la place est laissée au désespoir.

    On décèle une vraie courbe évolutive dans les Potron-minet que les autres époques ont de la difficulté à rejoindre. Cet album met également l'accent sur le professeur Cormor, que l'on avait déjà aperçu et que l'on reverra. Hyacinthe et Alexandra sont bien sûr les deux autres protagonistes. L'histoire fait directement suite à l'album 'Crève-cœur'.

    Potron-minet ne cesse de surprendre et de s'enrichir -- du pur délice.

    Pulp_Sirius Le 28/01/2020 à 14:28:14
    Donjon Monsters - Tome 10 - Des soldats d'honneur

    Quel album! J'ai beaucoup hésité entre lui mettre 4 ou 5 étoiles, et comme le 4,5 n'est pas un choix que BDGest m'offre... j'y vais avec 4 pour quelques détails.

    Mais waouh! Cette série ne cesse de surprendre! Je trouve que cet album rappelle un peu le 'Crève-cœur' de Nine, mais les dessins de Bézian sont exactement ce qu'auraient dû être ceux de Nine. Tourmentés mais clairs, sombres mais distincts, ils complémentent le récit à merveille.

    De plus, on a un album 100 % narration, qui fait pratiquement penser à un roman. Quand on vous dit que la série Donjon ne cesse de muer et d'évoluer, cet album en est la preuve. C'est une histoire qui, ultimement, ne fait pas avancer grand-chose dans l'univers Donjon, mais qui n'a pas besoin de le faire non plus. Il sert surtout à démontrer le règne oppressant du Grand Khan et la pression qu'il exerçait sur ses sbires. Si les premiers Crépuscule présentaient les sacrifices du Grand Khan à la farce, ici, on ne rit plus du tout.

    Je n'arrive pas à la même conclusion que l'utilisateur minot en disant que c'est "incontestablement le meilleur Monsters de la série" (cette distinction revient à 'Mon fils le tueur' selon moi), mais je suis d'accord pour dire que c'est un très grand album. Du grand art.

    Pulp_Sirius Le 25/01/2020 à 22:26:03
    Donjon Crépuscule - Tome 104 - Le Dojo du Lagon

    Affreux. C'est le pire album de la série.
    On est vraiment dans Crépuscule? Qu'est-ce que c'est que ça?

    De l'humour de garçon prépubère, une ambiance à la Donjon Parade, une histoire anecdotique qui ne fait rien avancer, les dessins les moins attrayants que la série a connus jusqu'à présent, un thème très anti-religion (souvent présent dans les BD de Trondheim d'ailleurs)... ark.

    Ce livre ne sert pratiquement à rien à part pour deux ou trois détails que vous ne le liriez pas que ça changerait rien.

    Comme le dit Marvin à la page 30 : "Tu es fier de cette loi-là? Moi j'en ai honte." Eh bien moi j'ai honte d'avoir cette BD dans ma collection et de savoir qu'elle fait partie de cette série.

    Un beau gros zéro.

    Pulp_Sirius Le 24/01/2020 à 22:12:11
    Donjon Parade - Tome 4 - Des fleurs et des marmots

    C'est un album qui a pour contexte premier le caca. Un dragon qui joue à la nounou malgré lui, et une descente en fosse septique. Ce n'est généralement pas mon genre d'humour, mais au moins ici il y a quand même un univers à découvrir dans tout ce gros caca, comme des insectes mortels qui vont s'attaquer à nos héros.

    Pas mon Parade préféré, mais pas le moins bon non plus.

    Pulp_Sirius Le 23/01/2020 à 05:14:57
    Donjon Monsters - Tome 9 - Les Profondeurs

    Les profondeurs est un album particulièrement troublant. Déjà que la série ne se gêne pas pour aborder des sujets assez sérieux, celui-ci met le paquet!

    Sinon, l'histoire présentée ici est intéressante et montre à quel point le Grand Khan était craint de tous. Il est plaisant de revoir certains personnages seulement aperçus dans un album auparavant, comme Shiwomihz et Papsukal.

    Unique dans son contenu.

    Pulp_Sirius Le 17/01/2020 à 14:32:02
    Donjon Monsters - Tome 8 - Crève-Cœur

    Quel récit! Une histoire de vengeance et de cruauté très sombre, narrée par l'unique Alexandra, à la fois attachante et répugnante, mais l'assassin préféré de tous.

    On ne fait pas dans la dentelle, ici - meurtres à foison, torture, viol - c'est l'histoire écrasante d'une vie qui n'a connu que le crime et la douleur. C'est aussi le récit d'un personnage dont on souhaitait connaître les motivations depuis longtemps et qui répond à ces questions.

    D'accord, le style 'brouillon' de Carlos Nine l'est peut-être un peu TROP, mais il réussit tout de même à donner le ton à cet exposé particulier. À lire absolument si vous désirez connaître Alexandra.

    Pulp_Sirius Le 16/01/2020 à 18:24:13
    Donjon Monsters - Tome 7 - Mon fils le tueur

    "Si vous laissez le peuple choisir ses dirigeants, c'est le règne de l'approximation et de la démagogie... Le pouvoir doit aller à une élite, à des gens qui ont le bagage intellectuel et culturel pour faire de grandes choses..."

    LE meilleur album de toute la série! (jusqu'à l'album 'La fin du donjon')

    Véritable œuvre magistrale, cet album a tout pour plaire. Une intrigue bien ficelée, un rythme soutenu, des dialogues intelligents, un humour à la fois salé et grotesque, un dessin efficace -- y a pas à dire, on ne s'ennuie jamais! Mieux, l'album ne cesse de surprendre! C'est un album qui atteint son pic dès la première page et qui ne relâche pas notre attention une seule seconde!

    Si je ne pouvais emporter qu'un seul album de cette série sur une île déserte, ce serait celui-ci. Chef d’œuvre.

    Pulp_Sirius Le 14/01/2020 à 17:47:41
    Donjon Potron-Minet - Tome -97 - Une jeunesse qui s'enfuit

    Un autre excellent album dans la lignée des Potron-minet, même si on vient casser le style avec un Hyacinthe qui apprend à la dure que la réalité est encore plus sombre qu'il ne l'imaginait.

    Infidélités, infections transmises sexuellement, justice malléable au gré de ceux qui l'appliquent -- le monde juste et impartial auquel Hyacinthe voulait croire se dérobe sous ses pieds.

    Le romantisme naïf laisse place à la réalité cruelle. C'est le début d'une transformation. Un peu moins bon que les deux premiers selon moi, mais tout de même de haut niveau!

    Pulp_Sirius Le 14/01/2020 à 17:14:12
    Donjon Monsters - Tome 6 - Du ramdam chez les brasseurs

    Un album qui manque un peu de constance. Plusieurs petites histoires semblent avoir été collées ensemble, et si parfois l'humour fait mouche, parfois il rate sa cible.

    L'histoire met en lumière Grogro, qui doit aller chercher de la bière à Zautamauxime. Un nouvel allié entre en jeu, Tonfa, le lézard au parler grandiloquent. Nous en apprenons aussi un peu sur les origines de Marvin rouge.

    Le dessin de Yoann qui rappelle le pastel et la peinture est très beau. L'un des points forts de la série Donjon, selon moi, est le dessin qui change parfois radicalement de style, et ici, comme dans l'album 'Le noir seigneur', c'est réussi.

    En gros, pas mauvais, mais aurait pu être meilleur.

    Pulp_Sirius Le 12/01/2020 à 00:00:59
    Donjon Monsters - Tome 5 - La nuit du tombeur

    "J'arrive jamais à séduire les filles, moi. Elles me trouvent trop intellectuel et inaccessible."

    Un très bon album. Horous en est le personnage principal, et cette histoire d'hypnose se déroule comme un bon film à suspense. Plusieurs personnages jouent dans cette histoire, et certains sont préparés pour de futurs albums, tandis que d'autres nous font découvrir leurs débuts. Il n'y manque pas d'humour non plus, mais il ne prend pas toute la place comme il a pu le faire dans d'autres albums.

    Un agréable moment de lecture.

    Pulp_Sirius Le 10/01/2020 à 16:12:05
    Donjon Monsters - Tome 4 - Le noir seigneur

    L'un des meilleurs de toute la série Donjon!

    Cet album est absolument fantastique, tant au niveau de l'histoire qu'au niveau du dessin! En effet, le dessin de Blanquet est si unique et si fascinant qu'on souhaiterait presque ce soit lui qui dessine toute la série!

    Le scénario est tout aussi bon, avec intrigues politiques et jeux de pouvoirs dans cette Terra Amata nouvellement démantelée. Un album qui vous tient en haleine. De plus, on en apprend davantage sur l'univers Donjon, dont les objets du destin et les hommes de main d'Herbert.

    Un véritable plaisir. Indispensable.

    Pulp_Sirius Le 09/01/2020 à 16:47:50
    Donjon Monsters - Tome 3 - La carte majeure

    L'histoire de cet album se déroule en parallèle avec le troisième Crépuscule, au niveau 103. Malheureusement, celui-ci est vraiment plus faible, côté scénario, que sa contrepartie.

    Au lieu de suivre l'histoire de Marvin, on suit celle de Marvin Rouge, et comme on pouvait s'y attendre, le scénario est très axé sur l'humour. Hélas, ce n'est pas ce que l'on trouve de mieux dans l'humour Donjon.

    Marvin Rouge qui doit jongler entre deux femmes, ça aurait pu être mieux, et les moines anti-magie qui découvrent les Chattes (...oui, ce sont vraiment des chattes, des félins...), ça se révèle être plutôt bof. Ce qu'il y a de bon, ce sont les Olfs que je trouve drôles (mais leur passage est bref), et l'on apprend des choses sur la Grande histoire, comme un nouvel objet du destin qui fait son apparition.

    "Obligatoire" si l'on veut suivre la grande trame narrative, mais sinon, probablement celui que j'aime le moins jusqu'à maintenant...

    Pulp_Sirius Le 05/01/2020 à 22:20:40
    Donjon Crépuscule - Tome 103 - Armaggedon

    " - Sire, depuis l'abolition de la peine capitale, la Machine Fatale est au musée.
    - Allez la chercher."

    La planète est détruite, des morceaux du monde flottent un peu partout. Marvin est désormais éternel... Cet album donne un nouveau souffle à l'époque Crépuscule, où tout a changé et où toutes les races de Terra Amata doivent s'adapter à leur nouvel environnement.

    Nous avons droit ici à un album assez sombre, où le désespoir règne en maître. La quête de Marvin pour retrouver ses bras perdus et son adaptation à ce nouveau monde détruit est assez passionnante. Ici, le seul but est de survivre à l'hostilité. De plus, un regard rapide vers le passé de Marvin étoffe de nouveau son personnage.

    Les dessins sont plus petits, et j'approuve. Ça permet de bourrer plus d'histoire dans un même nombre de pages. Le style représente bien le monde post-apocalyptique.

    Un excellent album.

    Pulp_Sirius Le 04/01/2020 à 05:58:57
    Donjon Parade - Tome 3 - Le jour des crapauds

    Un bon album, avec de bonnes blagues. Entre les crapauds qui infiltrent le donjon et les vampires qui cherchent à devenir maîtres du monde, on a droit à un épisode assez comique.

    Pulp_Sirius Le 01/01/2020 à 23:33:05
    Donjon Zénith - Tome 4 - Sortilège et avatar

    "Merci, monsieur. Je n'avais jamais vu les poils, la morve et les excréments faire triompher si dignement l'esprit chevaleresque."

    Un album pratiquement parfait! Je n'ai absolument rien à redire! L'histoire prend de l'expansion et beaucoup de choses sont introduites, tandis que d'autres sont expliquées.

    Nous y découvrons les Manavores, des êtres indestructibles; un dragon surpuissant; les automates, qui ne peuvent attaquer les canards de Vaucanson; la raison de la survie de Guillaume de la Cour à l'épée du destin; un nouvel objet du destin en sus; le dévoilement de Cochonville, ville de magiciens...

    L'histoire avance rapidement, l'action est emballante, l'humour est drôle : le tout est très bien ficelé! Contrairement à ce qu'un autre utilisateur raconte dans sa critique, il n'y a rien du tout d'anecdotique dans cet album!

    Franchement remarquable. Le meilleur Zénith à ce jour!

    Pulp_Sirius Le 31/12/2019 à 15:57:20
    Donjon Monsters - Tome 2 - Le géant qui pleure

    "Et alors j'ai léché ses pieds et je lui ai dit que vue d'en dessous, elle ressemblait à une déesse sexuelle..."

    Unique et drôle! Le géant Biscara est en peine d'amour, alors l’œil que possède Alcibiade inonde le donjon! C'est donc à Alcibiade et à Horous d'aller le consoler! Mais ce ne sera pas si facile, puisque Sonia la grosse, dont il est amoureux, est difficile à charmer...

    Le dessin de J-C Menu, que plusieurs semblent ne pas aimer, est très expressif, et je trouve qu'il colle très bien à l'histoire. Le visage du géant est exubérant; j'aime beaucoup! C'est un style qui se démarque beaucoup de tous les albums précédents jusqu'à maintenant.

    Je trouve par ailleurs l'humour bien déjanté, et l'histoire pour le moins originale, même pour l'univers Donjon! Connaissez-vous une autre BD où un géant qui souhaite devenir l'amoureux d'une géante qui s'envoie en l'air avec un dragon doit devenir son esclave en exécutant des tâches ménagères telles que la vaisselle et l'épluchage de patates?

    Je ne pensais pas, non.

    Pulp_Sirius Le 29/12/2019 à 03:00:50
    Donjon Parade - Tome 2 - Le sage du ghetto

    "Réfléchissez bien avant de faire ce vœu, car si vous devenez sage, vous aurez le sens de la justice et vous n'aurez plus d'esclaves..."

    J'avais bien aimé le premier Donjon Parade, mais celui-ci est vraiment moins bon. L'humour est enfantin, la morale de l'histoire un peu naïve.

    Une lampe magique, un sage, des oiseaux esclaves... si toutes les idées sont là pour en faire un album comique, il est dommage de constater qu'on ne s'en sort qu'en murmurant : "Mouais..."

    Pulp_Sirius Le 28/12/2019 à 19:07:47
    Donjon Monsters - Tome 1 - Jean-Jean la Terreur

    Le premier Donjon Monsters de la série est sûrement l'un des moins bons. Il est vrai que l'on en apprend beaucoup sur divers personnages, et que pour cette raison seule il vaut tout de même la peine de le lire, mais l'histoire globale manque de punch.

    Je n'ai pas grand-chose à dire sur cet album, sauf que je le trouve plutôt moyen. Pas mauvais, mais bof. Idem pour le dessin de Mazan, que je n'affectionne pas particulièrement. C'est sûr que, suivant directement le sublime dessin de Christophe Blain dans le précédent, le contraste frappe plus.

    Mais soyons rassurés - les Monsters deviendront parmi les meilleurs que la série a à offrir.

    Pulp_Sirius Le 21/12/2019 à 14:30:34
    Donjon Potron-Minet - Tome -98 - Un justicier dans l'ennui

    "J'ai forcé votre fenêtre pour déposer un modeste témoignage d'amour chaste..."

    Attention, coup de maître! Cet album est assurément l'un des meilleurs de toute la série Donjon!

    Les envolées lyriques de Hyacinthe dans cet album sont sublimes. L'humour y est désopilant. L'histoire est bien ficelée. Les scènes d'action sont prenantes. Les dialogues sont habilement écrits. Les dessins grandioses de la ville d'Antipolis la nuit ressemblent parfois à des œuvres d'art.

    C'est l'un des multiples points forts de la série Potron-minet, d'ailleurs : le dessin qui raconte sa propre histoire y est plus présent.

    Un album magistral.

    Pulp_Sirius Le 19/12/2019 à 03:30:30
    Donjon Crépuscule - Tome 102 - Le Volcan des Vaucanson

    " - Tu me trouves grosse?
    - Oui. J'adore ça. On dirait que tu es faite de pain."

    Un très bon Crépuscule! Alors, si je ne suis pas fan de cette époque, on peut dire que celui-ci est vraiment très bon!

    L'infiltration dans l'antre du Grand Khan, les retrouvailles avec Marvin, les enfants du Grand Khan (Papsukal, Zakûtu et Elyacin), le duel d'Hyrka, il y a beaucoup d'éléments intéressants. Parmi les enfants, je trouve que Papsukal est le plus intéressant; c'est celui qui veut se prouver à son père, et en même temps se prouver à lui-même qu'il est capable de diriger.

    L'univers Donjon a toujours été sombre et cruel, et à cette époque où les sept objets du Destin ont été rassemblés, un noir seigneur semble croire que le monde tient sur ses épaules, et qu'il lui faut des sacrifices pour le faire tenir en place. La guerre est donc loin d'être terminée.

    Marvin rouge est parfois le point faible de l'album, comme d'habitude, mais sinon il a aussi quelques bonnes répliques et l'album demeure très drôle.

    Si seulement cette tendance pouvait perdurer...

    Pulp_Sirius Le 17/12/2019 à 22:09:37
    Donjon Parade - Tome 1 - Un donjon de trop

    Donjon Parade, ce sont des mini-albums. Ils ne font que 32 pages au lieu de 48.

    Tous les Parade se déroulent entre le niveau 1 et 2. Ce sont tous des histoires assez légères, qui n'ont pas d'incidence sur la trame principale; ils sont uniquement destinés à faire rire.

    Ce premier album réussit bien sa mission. Un nouveau donjon est créé à côté de celui du gardien, et tous les anciens clients du donjon préfèrent soudainement le nouveau. Pourquoi? Qu'offre-t-il de mieux? Attractions, salaires, accueil... on pourrait en tirer une analogie aux commerces réels de notre monde.

    J'aime!

    Pulp_Sirius Le 17/12/2019 à 00:25:29
    Donjon Zénith - Tome 3 - La Princesse des barbares

    "Mon pays, c'est la steppe, et le vent, et les hautes herbes et les étoiles!"

    Excellent album! Le meilleur des trois premiers Zénith!

    Les Kochaques font leur apparition, ces chats qui veulent sauver leur princesse, Isis, qui elle-même deviendra une régulière de la série. Ici, le contraste entre Hyrka et Isis, qui sont frère et sœur, est le point phare de l'album.

    Nous y rencontrons également les Trolls, qui nous mettent bien mal à l'aise par leurs coutumes... barbares. Ils mangent des bébés. Mais les Trolls sont si puissants que même Marvin en a peur. Ils demeureront cependant sous-exploités au courant de la série, selon moi.

    L'histoire est entraînante, l'humour bien décapant. Une réussite!

    Pulp_Sirius Le 15/12/2019 à 00:00:02
    Donjon Potron-Minet - Tome -99 - La chemise de la nuit

    "D'un point de vue strictement littéraire et par égard pour les générations futures qui chanteront vos louanges... il me semble que 'La chemise de LA nuit' sonnerait mieux."

    Potron-minet, c'est la meilleure époque de l'épopée Donjon! Quel bonheur que de lire ces albums qui regorgent d'aventure, d'humour raffiné, d'intelligence et de lyrisme!

    Avec ce premier album de l'époque Potron-Minet, on recule dans le temps. Avant le Donjon, avant qu'Hyacinthe n'en devienne le maître, il n'est qu'un jeune homme naïf qui ne souhaite que justice soit rendue. Son père l'envoie chez son oncle, et c'est là qu'il y découvre la ville, corrompue, violente, noire, où se mêlent difficilement les politiques, les traditions et l'argent.

    Beaucoup de dilemmes moraux se présenteront à Hyacinthe, dont Jean-Michel, l'homme de main de son oncle de qui il devra tout apprendre, mais qui est infiniment corrompu, ne cherchant qu'à flouer tout le monde. La sulfureuse Alexandra, dont il tombera amoureux, mais qui est un assassin professionnel. Et des lutins qui deviendront ses amis, mais qui vivent dans des galeries que son oncle veut s'approprier pour construire son métro...

    Pour moi, Potron-minet représente l'époque avec les dialogues et les concepts les plus "intelligents" de toute la série. Une sorte de satire de la société écrite de manière absolument délectable grâce à l'univers dans lequel cette série évolue. L'humour y est encore plus drôle. Les personnages y sont encore plus captivants. L'histoire y est encore plus riche.

    Du génie.

    Pulp_Sirius Le 12/12/2019 à 18:30:24
    Donjon Crépuscule - Tome 101 - Le Cimetière des dragons

    Pour le troisième album de la série, nous tombons dans la série Crépuscule. C'est selon moi la moins bonne des époques Donjon.

    L'humour est soudainement pour les jeunes ados, du genre caractère explosif du personnage principal, baston à foison et langage familier ou vulgaire parce que haha.

    Marvin rouge, le héros de l'époque Crépuscule, est un personnage débile qui dit n'importe quoi et agit presque toujours de manière irréfléchie. Je trouve toujours difficile d'apprécier ce genre d'humour trivial bas de gamme sans ambition.

    Cela étant dit, ce premier album est correct. Le Marvin original est vieux et recherche le cimetière des dragons pour aller mourir. Marvin rouge, un lapin rouge (eh oui!), part avec l'original parce qu'il a été nommé et expulsé de son village à cause de lui. Nous avons droit ici à une aventure où nos héros devront se frayer un chemin par le sang pour arriver à leur but.

    L'identité du Grand Khan (le méchant de Crépuscule) est une belle surprise qui donnera des munitions au développement de l'époque Zénith.

    L'album demeure assez plaisant; je l'ai plus aimé à la relecture que la première fois. Pas mal.

    Pulp_Sirius Le 11/12/2019 à 03:49:04
    Donjon Zénith - Tome 2 - Le roi de la bagarre

    "Si je me cache ainsi, c'est parce que j'ai vu les horreurs tapies derrière ce château d'allumettes que vous nommez réalité."

    Moins bon que le premier, mais quand même divertissant.

    Cette fois, Herbert doit apprendre à se battre. Le maître de Marvin est un personnage intéressant qui ne manque pas de nous faire philosopher avec ses remarques et commentaires. C'est un personnage qui, si je ne m'abuse, est confiné à ce seul tome, et c'est dommage, parce qu'il semble qu'il y aurait à faire.

    D'autres nouveaux personnages apparaissent encore, y compris certains anciens porteurs de l'épée que l'on reverra par la suite.

    Certains termes anglais sont utilisés ici, et oui, je sais qu'on est dans un univers fantaisiste, mais ça me donne une impression d'anachronisme qui me tracasse un peu. Comme le mot "cool" et les personnages de "Green Man" et "Blue Man". Un détail.

    La deuxième partie de l'album, dans l'antre aux gobelins, est moins bonne que la première, mais c'est ici que Marvin fera son premier Tong Deum, son attaque caractéristique qui reviendra sans cesse.

    Un bon album. C'est à partir du prochain, le premier Crépuscule, que les choses se corsent un peu.

    Pulp_Sirius Le 08/12/2019 à 20:44:09
    Donjon Zénith - Tome 1 - Cœur de canard

    "Et dans vingt ans, je reviendrai brûler cette ville. Leurs enfants paieront pour eux."

    Ah, Donjon! Une série que j'ai découverte grâce à un album aléatoire que j'avais lu dans une librairie, et qui m'a tout de suite amené à aller acheter tous les livres de la série!

    Ceci étant dit, tous les albums ne sont pas bons. Certains sont des chefs-d’œuvre, d'autres sont plutôt mauvais. Mais dans l'ensemble, ils sont assez bons. C'est surtout l'ampleur du récit, le "lore" créé par les auteurs, l'histoire qui s'étend sur des générations qui fait de cette série un véritable bijou.

    L'intelligence de ses dialogues, son lyrisme, sa poésie, sa pénombre, son humour noir, sa violence inouïe, sa désinvolture et sa cohésion globale en font une série indispensable, selon moi, dans l'histoire de la bande dessinée.

    Alors que je recommence à lire la série du début à la fin en préparation des nouveaux albums qui s'en viennent, j'écrirai une critique pour chacun des albums. Attention, elles ne seront pas toutes tendres!

    Le premier album, Cœur de canard, est très bon. On n'en est pas encore aux sommets que la série atteindra beaucoup plus tard, mais les bases sont là.

    On y découvre Herbert le canard, héros malgré lui; le gardien, maître du donjon; et Marvin, puissant allié et bientôt meilleur ami d'Herbert. Ces trois-là deviendront les principaux acteurs de la série, du moins pour l'époque Zénith.

    Mais le détail que contient ce premier album est impressionnant. En passant de l'épée du destin à l’œil du géant, d'Horous à Alcibiade et de la photo d'Alexandra (qui n'est pas encore un serpent?) au village de lapins qu'est Zautamauxime, tout est là pour nous surprendre grâce à un récit qui s'en trouvera invariablement plus enrichi par ses personnages et son Histoire avec un grand H.

    C'est le début d'une grande aventure.

    Pulp_Sirius Le 11/04/2019 à 15:51:20
    Guilio et le drôle de monde - Tome 2 - L'auberge de la Tarasque

    "Moi j'ai fait le vœu que cette curieuse aventure se termine au mieux."

    Pour lire mon avis sur ce deuxième tome, voir le premier.

    Pulp_Sirius Le 11/04/2019 à 15:39:08
    Guilio et le drôle de monde - Tome 1 - L'auberge du bossu

    "Prévisible! Drôle de mot pour quelqu'un dont l'itinéraire est jonché de situations aussi étonnantes qu'inattendues!"

    Attention : chef-d’œuvre monumental!

    Les deux albums de 'Guilio et le drôle de monde' sont un concentré du meilleur que l'on peut retrouver dans 'La malédiction des sept boules vertes', sans aucun de leurs écueils, sans aucune de leurs failles!

    C'est...

    1) Des paysages époustouflants. Et ici, on ne se gêne pas pour les donner! À chaque fin/début de chapitre, boum! deux pages consécutives que le dessin remplit. Des mini œuvres d'art. Je disais que j'aimais le dessin de Parcelier? Ici, il n'a jamais été plus magistral, jamais plus foisonnant!

    2) Une histoire sacrément originale! Un diablotin est expulsé de l'enfer et Satan lui donne un an pour compléter son épreuve. Sur terre, il prendra forme humaine, et à l'aide de Guilio qu'il rencontrera sur son chemin, ils iront d'auberge en auberge à la recherche de clés en faisant face à des situations toujours de plus en plus fantastiques. Le scénario est brillant. L'amplification graduelle du spectaculaire de la trame narrative est superbe. Les deux albums se lisent d'une traite!

    3) Des dialogues intelligents, percutants, adroitement écrits, sans fautes! Un texte légèrement ponctué d'humour, mais subtil, recherché, et drôle! Des personnages attachants, intéressants et amusants.

    Si j'ai toujours dit que les tomes 1 et 5 de 'La malédiction des sept boules vertes' étaient mes préférés dans la série principale, il n'en demeure pas moins que même ces albums contenaient des éléments que j'avais à leur reprocher.

    Ici, il n'y a... rien. C'est un récit grandiose, imbu de lyrisme, de fantastique, de fraîcheur et d'ensorcellement. Tout fonctionne, de la première à la dernière page... une œuvre capitale!

    J'ose espérer qu'un jour, nous verrons ces deux tomes réunis en une intégrale "de luxe", avec des couleurs refaites mais qui respectent les originales, pour que d'autres puissent découvrir cette magnifique bande dessinée.

    Que dis-je? Je veux juste la racheter encore et encore pour la relire encore et encore...

    Pulp_Sirius Le 10/04/2019 à 23:51:14

    "On croit souvent connaître les gens, les choses... Et, en fait, on ne sait rien..."

    Ah, le Lutin farceur... ce livre hors-série qui vient répondre à la question qui nous laisse sur notre faim à la fin de la série principale... Que se cache-t-il à l'intérieur de cette salle du temps?

    L'idée, à la base, est géniale. Guilio va revivre une partie de son destin deux fois, en même temps. Une histoire se lit sur la page de gauche, l'autre se lit sur la page de droite. Peut-on échapper à son destin, même en tentant de revivre sa vie différemment?

    Malheureusement, plusieurs choses déçoivent dans cet album.

    1) Les dessins sont plus brouillons, dessinés on dirait hâtivement. On ne trouve plus les détails auxquels Parcelier nous avait habitués. De plus, les couleurs débordent de partout, ça dépasse tout le temps. Ça aurait mérité le recoloriage de Samuel Épié qui s'était chargé des couleurs pour les éditions Paquet. Par contre, comme je me suis habitué aux albums des éditions Paquet, il se peut que la différence soit désormais plus marquante pour moi en lisant cet album. Il serait peut-être plus juste de le comparer aux autres éditions originales.

    2) Les fautes de grammaire. Déjà que les albums précédents n'en étaient pas exempts; ici, certaines font mal aux yeux.

    3) Si l'idée d'histoires similaires, mais contrastées est bonne (par exemple, dans l'histoire de gauche Guilio s'enfuit de quelqu'un, dans la droite il court après quelqu'un), les 'deus ex machina' nuisent à l'histoire. Par exemple, un toboggan géant pour descendre en bas d'une tour. (!!!)

    Jeune, le Lutin farceur était certainement l'un de mes préférés. Mais adulte, je trouve qu'il tient difficilement la route. C'est dommage, parce que l'idée de base, comme je l'ai dit, est franchement superbe. Cette idée aurait dû être un peu mieux développée pour en faire une véritable pépite.

    Quoi qu'il en soit, cela demeure quand même une agréable lecture, même si elle s'avère moins éclatante que prévu.

    Pulp_Sirius Le 09/04/2019 à 17:19:28
    La malédiction des sept boules vertes - Tome 5 - Le rire de la sorcière

    "Il arrive parfois que le temps s'oppose aux joyeuses retrouvailles longuement savourées à l'avance."

    Attention : chef-d’œuvre!

    D'aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours été fasciné par les histoires qui ont un lien avec le temps. Voyages temporels, univers parallèles, chronologies, arbres familiaux...

    Il n'est alors pas étonnant que le cinquième tome de la Malédiction des sept boules vertes ait toujours été l'un de mes deux préférés dans la série. Je ne saurais dire si je préfère le premier ou celui-ci, mais ce sont décidément les deux meilleurs. Celui qui ouvre et celui qui clôt, le début et la fin, deux monuments de l’œuvre de Laurent Parcelier. D'accord, je ne suis pas aussi objectif que je le suis avec d'autres BD quant à cette série, mais je dis quand même ceci en toute franchise : elle devrait être lue au moins une fois par quiconque se dit amateur de bandes dessinées.

    L'araignée a tissé sa toile, et l'harmonie de son ensemble se dévoile enfin. Le cinquième tome relie tous les éléments des précédents qui poussent Guilio vers sa dernière destination : la salle du temps. À peu près tout ce que vous avez vu dans les albums précédents passe ici en rafale.

    Mais Guilio ne vieillit plus, tandis que le monde autour de lui continue sa course. Combien d'années passera-t-il avant que Guilio tombe sur les médaillons dont il a besoin?

    Tandis que le premier fait rêver par sa quête de l'inconnu, le dernier fait rêver par son temps qui coule pour tous sauf un.

    Il est inutile de préciser que Parcelier nous offre une fois de plus des décors à couper le souffle, même si, parfois, j'ai l'impression d'y retrouver un peu moins de finesse que dans les albums précédents.

    Seule ombre au tableau : l'histoire ne se termine pas vraiment. Même si ces cinq volumes sont censés former une histoire entière, le résultat final n'est pas révélé. Il faudra lire l'album "hors-série", Le lutin farceur, pour découvrir les derniers joyaux que peut offrir cette série. Les éditions Paquet n'ont d'ailleurs jamais republié Le lutin farceur, ce qui signifie qu'il vous faudra partir à la recherche de l'édition Casterman, assez rare, semble-t-il, pour le lire.

    Autre petit détail : cette fameuse bouteille à la tête de diable n'a jamais été expliquée. Que représentait-elle, finalement? Mystère...

    Si l'aventure avait commencé de manière enchantée au premier tome, elle se termine de façon prodigieuse au dernier. C'est grâce à ces deux tomes que, d'année en année, je relis cette série que j'affectionne particulièrement.

    Sublime.

    Pulp_Sirius Le 08/04/2019 à 20:05:48
    La malédiction des sept boules vertes - Tome 4 - La chasse au dragon

    "Le voilà reparti, sacré petit Guilio! Qu'est-ce qui te pousse ainsi en avant, finalement?"

    En effet, on se le demande. Cet album est, selon moi, le moins bon de toute la série.

    Premièrement, Guilio n'est pas crédible. Il demeure incrédule quant aux pouvoirs des boules vertes, même si celles-ci lui ont sauvé la vie à maintes reprises auparavant, et même s'il a déjà lui-même dit que parfois il se sentait attiré par elles, parfois repoussé. Mais ici, "fadaises que tout cela!" Ah, bon?

    Ensuite, le personnage d'Hérion est ultimement décevant. L'auteur se sert de lui et finit par s'en débarrasser de manière beaucoup trop rapide. Un pétard mouillé.

    L'humour présent dans cet album est aussi insipide. Tout d'un coup, le mot préféré de Guilio devient "cochonnerie"! Une autre fois, un peu ivres, nos héros n'ont plus peur de rien. Très drôle. Mais pas besoin d'être saouls pour être téméraires, ils foncent souvent tête baissée vers le danger sans réfléchir, ce qui nous donne l'amère impression que les personnages font n'importe quoi.

    Ce qu'il nous reste, ce sont les beaux paysages de Parcelier. Côté histoire, la seule facette intéressante, ce sont les effets des boules vertes auxquels certains personnages tentent de résister.

    Il demeure que, si vous voulez lire la fin de l'histoire (et vous devriez!), il serait préférable que vous passiez par cet album. Dommage.

    Pulp_Sirius Le 07/04/2019 à 04:49:02
    La malédiction des sept boules vertes - Tome 3 - La poursuite

    "Le peuple crève de faim alors qu'au palais, une cour stupide et décadente se vautre dans un luxe insensé! Vive la révolution!"

    Après un deuxième tome qui se termine bien, nos amis se retrouvent bien malgré eux dans des péripéties qui les mèneront de nouveau aux boules vertes.

    Le troisième album des Boules vertes commence assez mollement. Comme tout va bien, l'auteur donne une excuse banale aux personnages (une expérience magique) pour qu'ils se retrouvent dans la grande ville d'Ondoria. Une fois arrivés en ville, c'est là que l'histoire trouve son souffle.

    Une révolution fomente et une véritable histoire d'infiltration et d'évasion nous est présentée. Il est excitant de voir Guilio se faufiler dans le palais et lentement préparer son coup.

    Ce tome n'est certainement pas mon préféré, mais la seconde moitié de l'album demeure absorbante.

    Il y a également un problème de cohérence que j'ai relevé dans cet album. Ozgur, en tentant de quitter son paradis par les grottes, dit : "Surtout avec cet océan en furie."
    Or, souvenez-vous qu'à la fin du premier album, ni lui ni Guilio n'avaient déjà vu l'océan, ils ne savaient même pas comment le nommer! Guilio appelle l'océan "un vaste étang", et Ozgur ne peut pas croire qu'un étang soit si gros. Comment peut-il alors connaître ce mot, alors qu'il n'a jamais vu personne depuis Guilio? Guilio lui aussi emploie ce mot dans cet album, mais on peut plus facilement l'expliquer grâce à son contact au monde extérieur, dont Odi, qui aurait pu le lui apprendre.

    Bref, c'est un détail qui ne manque pas de m'accrocher chaque fois que je le lis. Comment l'auteur ou l'éditeur ont-ils pu ne pas remarquer quelque chose d'aussi évident?

    Malgré tout, cela reste tout de même un très bon album qui mérite d'être lu si vous avez aimé les deux premiers.

    Pulp_Sirius Le 05/04/2019 à 14:47:28

    "Enfin, si un jour tu avais vraiment besoin d'aide, souviens-toi de ce paradis."

    Le deuxième album commence par nous citer de nouveau la légende des sept boules vertes trouvée dans le premier album, sauf que cette fois, nous savons qui parle. Et c'est ainsi que Guilio et Ozgur poursuivent leur chemin pour aboutir dans une sorte de paradis caché. Mais Guilio, qui ne peut s'arrêter de bouger, décide rapidement de continuer son chemin, seul. Il fait alors la rencontre d'un nouveau compagnon, Odi. Ensemble, ils devront protéger la boule verte.

    Pour ce deuxième album, nous retrouvons un scénario un peu plus classique que celui que nous avions dans le premier. C'est une histoire de magie et de poursuite dans un monde merveilleux. Ce n'est pas que ce n'est pas bon, mais c'est un peu moins original.

    Les décors de Parcelier sont toujours aussi beaux et agréables à scruter. L'histoire s'enchaîne rapidement, et les personnages demeurent attachants. Il y a aussi une plus grande dose d'humour dans cet album, ce qui normalement ne me plairait pas vraiment, mais ici il est bien dosé et s'intègre bien au récit.

    Le deuxième album des Boules vertes est assurément moins bon que le précédent, si comme moi vous aviez aimé la fraîcheur du premier. Si, par contre, le premier vous avait un peu ennuyé, il est probable que vous préfériez ce deuxième tome, où tout va plus vite.

    Quoi qu'il en soit, c'est une très bonne suite et une belle expansion de son univers.

    Pulp_Sirius Le 04/04/2019 à 14:39:02
    La malédiction des sept boules vertes - Tome 1 - Le voyageur imprudent

    Ah, Guilio! Pauvre petiot!

    J'avoue que je suis un peu partial quant à cette série. Dans ma jeunesse, je l'empruntais sans cesse à la bibliothèque. J'ai dû la lire au moins vingt fois. En vieillissant, j'ai voulu l'acheter, mais elle était devenue introuvable. Alors quand l'éditeur Paquet l'a republiée plus de 25 ans plus tard, quel bonheur! J'ai tout de suite sauté sur l'occasion de l'acheter. Malheureusement, le dernier album qui conclut véritablement l'histoire (Le lutin farceur) amorcée ici ne sera jamais republié.

    Ce premier album est pour moi un petit chef-d’œuvre que j'ai le plaisir de redécouvrir chaque année.

    Notre héros principal, un peu tête en l'air, un peu arrogant, un peu naïf, rêve de découvrir ce qui se cache au-delà de son royaume. Son royaume est entouré d'une immense forêt impénétrable, mais un seul chemin dont personne n'a jamais vu la fin semble traverser la forêt. Qu'y a-t-il à l'autre bout? Guilio, grâce à son fidèle oiseau, est entré en possession d'un objet jusqu'alors inconnu dans son royaume, mais que l'auteur nous garde bien de nous révéler. Piqué par la curiosité, Guilio décide de partir.

    À l'aide d'un compagnon rencontré à la dernière minute, le colosse Ozgur, nos amis se mettent en route sur le chemin... Arriveront-ils au bout? Ou la forêt les engloutira-t-elle?

    C'est cette quête, cette marche vers l'inconnu qui m'a toujours fait rêver, moi. Il faut dire que le dessin de Laurent Parcelier est sublime. Ce sont ses décors qui font sa force. Pas étonnant qu'il soit devenu peintre et qu'il a abandonné la BD. Les chaumières donnent envie d'y être. Les paysages donnent envie de les traverser. Les rochers, les broussailles, les bâtiments qui peuplent ses panoramas aux couleurs de l'automne rappellent un air de campagne plus pur, plus serein, plus paisible.

    Jamais je n'ai autant eu envie d'entrer dans une BD, c'est pour dire! Encore que, puisque j'ai découvert cette BD assez jeune, peut-être ces décors m'auront-ils plus marqué qu'autrement.

    L'aventure qui commence ici se lit très bien en elle-même, même si elle n'est pas "complète". Ces fameuses boules vertes, dont on nous expose l'histoire de façon sommaire avant même le début de l'aventure, deviendront au fil des albums le point central de l'histoire. Guilio en trouve une très tôt dans le récit, mais son rôle ici demeure minime.

    Il est vrai que notre héros est un peu pleurnichard, et qu'il fonce souvent tête baissée sans réfléchir. Cela fait parfois de lui un personnage agaçant. Par exemple, de lancer à son compagnon Ozgur avant leur départ, "Voilà deux jours que nous perdons en préparatifs inutiles!" C'est un chemin dangereux, dont personne n'a jamais vu la fin, et ces préparatifs sont "inutiles"? Et lorsque les provisions seront épuisées, qui s'en plaindra le premier, pensez-vous?

    Cela étant dit, Guilio reste attachant par sa persévérance, son courage et son désir d'aventure. C'est ce qui, au bout du compte, le mènera toujours plus loin. La fin de la l'album est également surprenante et simple, ce qui fait d'elle une agréable surprise.

    "Le voyageur imprudent" n'est pas un livre parfait. Mais c'en est un imprégné de rêves, de fantasmes et de légendes. C'est la déambulation d'un jeune homme qui souhaite découvrir le monde. Quelles merveilles se cachent au-delà de nos horizons?

    Pulp_Sirius Le 02/04/2019 à 21:02:22

    Les négatifs :
    1) Alors oui, c'est un peu cliché, un peu niais, un peu facile comme critique de la société.
    2) Mathieu Bablet ne sait pas dessiner les femmes. Ce sont des hommes avec des seins, tout simplement.

    Les positifs :
    1) La trame narrative complète est excellente. Il y a des 'punchs' et des revirements de situation surprenants. Beaucoup d'idées intéressantes malgré les clichés. On s'investit dans la quête de Scott, qui ne sait plus vers qui se tourner. On retrouve ici une science-fiction assez captivante.
    2) Hormis les êtres humains, les dessins sont époustouflants. Des pages saturées de couleur, en bleu, orange, noir ou sépia, c'est à couper le souffle. Les détails dans les machines, les vaisseaux et les planètes sont sublimes. Un véritable paysage que cette BD.
    3) On ne s'ennuie jamais. Malgré les 222 pages, ça se lit d'une traite!

    Non, cette BD n'est pas parfaite. Mais elle mérite quand même 5 étoiles sur 5 selon moi.

    Pulp_Sirius Le 28/03/2019 à 19:12:15
    Abélard - Alvin - Tome 1 - Abélard - La danse des petits papiers

    Que dire d'Abélard? Sa poésie, sa philosophie, son ambiance, la naïveté de son personnage principal, le monde cruel vu par ses yeux de jeunot, ses rencontres froides et réelles, ses questions, sa quête, son espoir inaltérable...

    Tout cela fait d'Abélard (les 2 tomes ensemble) un chef-d’œuvre de la BD, un coup de poing dans le ventre qui saura vous faire verser une ou deux larmes et vous faire réfléchir longtemps après avoir tourné la dernière page.

    Pulp_Sirius Le 07/08/2018 à 21:29:28

    Bon, allez, on review les histoires une après l'autre.
    (Jamais lu les versions originales à cause des critiques moyennes, mais comme celles-ci ont supposément été votées comme les meilleures, j'ai tenté le coup)
    EDIT: Les commentaires de ma copine après les miens.

    1. Mort ou vif - 3/5
    Bon, avec une fin un peu comique, je n'ai pas grand-chose à dire sauf que c'était au bout du compte un peu simple.

    2. Samurai - 5/5
    L'une des deux meilleures histoires de l'anthologie. Les dessins et les couleurs sont sublimes, l'histoire est très bonne. J'ai vu la fin venir des pages d'avance car trop clichée, ce qui me donne presque envie de donner à cette histoire un 4/5, mais bon, ça demeure l'une des meilleures de l'anthologie alors 5.

    3. Wintekowa - 2/5
    Bof, l'histoire ne ma pas plu tant que ça. Pas grand-chose à dire.

    4. Lupus - 5/5
    L'autre meilleure histoire de l'anthologie, j'ai beaucoup aimé, et je n'ai pas vu venir la fin, fait rare ici. L'histoire était bonne, le dessin agréable, je recommande.

    5. Dia de muertos - 2/5
    Bof? Un truc de cartels pis tout ça, rien de bien excitant selon moi.

    6. The Border - 3/5
    Bon, ici commence l'étrange fascination des Français pour les É.-U. dans cette anthologie et en particulier le conflit mexico-américain. Deux gars tirent du monde à la frontière pour empêcher les Mexicains d'entrer. Voilà. On y voit des traces de surnaturel, ce qui rehausse la saveur sinon assez plate de l'histoire.

    7. Welcome Home Johnny - 4/5
    Encore les É.-U. Cette fois-ci, un homme revient de la guerre et son village d'arriérés l'accusent de traître sans raison. Assez troublant comme histoire, basée sur le véritable lynchage de trois hommes au Madagascar il y a quelques années. Vaut la peine d'être lue.

    8. Times Scare - 3/5
    Encore les É.-U. Un homme se déguise en mascotte et se met à tirer sur la foule à Times Square. Pas mal, mais la fin manque de punch.

    9. Death of a Nation - 2/5
    Encore les É.-U. BLEH! Des Américains s'amusent à tirer sur des zombies dans un parc d'attractions. Oh oh oh. Surtout sur les Arabes et les Vietnamiens. Ces maudits Américains. Ça tourne mal, comme on peut se l'imaginer. Plutôt mauvais.

    10. The Last President - 3/5
    Encore les É.-U. Encore une affaire de mur pour contrer les Mexicains. Hé l'originalité on l'a! Au moins, ça s'améliore rapidement avec le président dans son bunker et la brève observation des effets de l'isolation totale sur l'esprit humain. La fin est également surprenante. Malheureusement, le fond de trame éculée sur l'immigration bla bla bla m'empêche de donner à cette histoire un 4.

    Note moyenne totale, 3/5.

    ====
    Bon, ma copine les a aussi lues, et ses avis sont COMPLÈTEMENT différents des miens! Voici ses commentaires :

    1. Mort ou vif - 4/5
    Bonne histoire, troublante. Bien écrit. Je suis entrée dedans.

    2. Samurai - 1/5
    Beau dessin et thème intéressant, mais c'est tout. Excessivement prévisible, histoire moralisatrice, pas horreur.

    3. Wintekowa - 5/5
    Bonne histoire, fin surprenante, personnage attachant, suspense ++. Dessins bof.

    4. Lupus - 2/5
    Dessins moyens, Histoire très bof. Pas entrée dedans. Aucune profondeur.

    5. Dia de muertos - 3/5
    Fin bizarre. Sinon bonne histoire. Personnages + complexes. Beaux dessins.

    6. The Border - 4/5
    Troublant +++. Fin surprenante, malaise intense. Aurait pu être plus longue.

    7. Welcome Home Johnny - 3/5
    Bonne histoire fluide, beaux dessins. On comprend bien l'effet d'amplification.

    8. Times Scare - 1/5
    Pas aimé les boîtes rouges. Pas d'horreur ni de suspense.

    9. Death of a Nation - 4/5
    Bien aimé, beaux dessins, malaise assuré. Syndrome du héros et parc de tir WTF. Relation Richard-Linda +. Fin plus ou moins surprenante.

    10. The Last President - 3/5
    Pas horreur, mais bonne histoire. Drôle.

    ===
    Vous voyez, les goûts, ça ne se discute pas!