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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 44144 avis postés dans la bedetheque
    kergan666 Le 01/09/2018 à 15:41:33
    Il faut flinguer Ramirez - Tome 1 - Acte 1

    cet album ne m'avait pas vraiment interpellé au départ du fait de ses couleurs trop flashs à mon gout et de son style graphique très éloigné de la ligne franco-belge que j'affectionne.
    mais à force de lire des évaluations dithyrambiques j'ai fini par l'acheter.
    bien m'en a pris car il est littéralement bluffant que ce soit au niveau du scénario et des dessins.
    les couleurs étant pour le coup bien associées.
    le style, très cinématographique, est beaucoup plus proche de Tarentino que d'Edgar P. Jacobs.
    c'est une sorte d'OVNI dans le milieu de la bande dessinée.
    j'ai beaucoup aimé et l'attente va être longue avant le tome 2.

    thieuthieu79 Le 01/09/2018 à 14:26:15
    Nailbiter - Tome 6 - Sanglante vérité

    Il aura fallu attendre 3 ans pour enfin connaître la vérité sur les "Bouchers de Buckaroo".
    Cette série, que j'ai suivi depuis le début, est une vraie réussite.
    Récompensée et distinguée plusieurs fois à travers le monde, cette fable sanglante et horrifique a su convaincre avec un scénario très solide qui a toujours su se renouveler album après album.
    L'auteur a su associer habilement le présent avec les évènements passés, le policier avec l'horreur ou encore l'innocence avec la responsabilité.
    Il en ressort une histoire haletante, angoissante mais aussi touchante.
    Le dessin est lui aussi réussi avec le trait fin et précis d'Henderson qui a su, malgré les couleurs très noires et très sombres, donner toute la lumière nécessaire à la compréhension de son dessin.
    Ce duo d'auteur nous livre une série totalement réussie même s’il reste quelques points sombres et inexpliqués dans l'histoire. On dira que cela fait partie du mystère des "Bouchers de Buckaroo"...

    pysa Le 01/09/2018 à 10:53:56
    Les compagnons du crépuscule - Tome 2 - Les yeux d'étain de la ville glauque

    Les compagnons du crépuscule continuent leur quête où le danger rêvé ou réel n'est jamais loin. François Bourgeon signe une épopée de tout premier ordre.

    tomek14 Le 01/09/2018 à 10:34:41
    Ghost war - Tome 1 - L'aube rouge

    Acheté et lu...
    Sans grand intérêt... Il y a quelques tentatives d'humour noir mais ça prend pas.
    48 pages, et à la fin on ne sait rien, à part ce qui est déjà dit dans le pitch... Les protagonistes apparaissent comme venu de nulle part, et avec des "capacités" on ne sait d'où.
    Bref... à part le dessin, l'histoire n'a aucun intérêt pour moi... rien qui me donne envie d'y accrocher, rien qui me donne envie d'attendre la suite...

    Monkey D. Arno Le 01/09/2018 à 00:17:21

    Un manga français de qualité malheureusement arrêté en cours de parution, mention spéciale au personnages et aux dessins

    biggyjay Le 31/08/2018 à 20:03:14
    Les enquêtes auto de Margot - Tome 5 - Coccinelles et Scarabées

    Un album sympathique dans la lignée des 4 précédents.
    Le scénario est assez ambitieux et malgré quelques facilités ci-et-là, ça marche plutôt bien. Olivier Marin fait fort dans le développement de l’histoire de Margot dans un épisode marquant de l’Histoire de France. C’est osé et ça a le mérite de ne pas être plan-plan.
    Côté dessin, en revanche, tout est trop statique selon moi. Van Der Zuiden avait un style très élégant qui, hélas, n’est pas celui de Marin. Jérôme Philippou a quant-à-lui, su, grâce à Betsy, dépoussiérer et dynamiser cet univers-là. C’est ce qui m’amène à écrire que le dessin de cette série n’est plus ce qu’il était. Dommage.
    Ce petit regret personnel n’enlève rien à la qualité de cet album qui ne promet pas plus que ce qu’il propose et qui demeure une lecture agréable.

    Shaddam4 Le 31/08/2018 à 15:36:38
    Divinity - Tome 3 - Divinity III : Stalinevers

    Divinity 3 est intitulé Stalinverse: il s’agit clairement d’une uchronie permettant aux auteurs de s’amuser et d’inviter d’autres auteurs de personnages Valiant pour la récréation. Dans ce volume, sans lien directe ou évident avec les précédents, l’Union soviétique a conquis le monde et les héros Valiant sont des héros soviétiques. Hormis quelques nœuds de rébellion, rien n’échappe à la mainmise de la grande Russie. Cette uchronie permet de nombreux renversements, à la fois graphiques (l’épisode isolé sur le Kommandar Bloodshot est superbement mis en image par Clayton Crain avec un design totalement fou) et scénaristiques, inversant gentils et méchants. Résultat de recherche d'images pour "divinity 3 hairsine"Contrairement aux précédents volumes, on a ici une Union soviétique en empire du mal totalitaire et aucune réflexion sur les deux systèmes et les raisons de l’adhésion des héros à ce régime dictatorial. Cela devient plus manichéen et c’est dommage. Les quatre chapitres de Divinity 3 sont intercalés avec des one-shot sur la naissance (en mode dystopique) des héros, Archer & Armstrong, Bloodshot, X-O Manowar ou Shadowman mais aussi des personnages moins connus comme Babayaga… Ces épisodes assez sympa coupent le récit et je trouve que l’éditeur aurait du les regrouper à la fin de l’histoire Divinity.

    Paradoxalement, alors que j’attendais beaucoup de ce troisième volume (et que j’adore les uchronies), il est le moins réussi de la série même si le récit Divinity réussit à retomber sur ses pieds très élégamment avec une parabole entre les pouvoirs démiurges des Divinity, des auteurs de BD et de l’imaginaire des livres, faisant de cette série une jolie pépite dans le catalogue Valiant qui en outre ne nécessite pas de connaître le catalogue de l’éditeur. Une suite à cette saga, nommée Eternity, sera publiée en octobre et je l’attend avec impatience.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/31/divinity-2-3/

    Shaddam4 Le 31/08/2018 à 15:35:50
    Divinity - Tome 2 - Divinity II

    Pour qui a lu le tome 1 de Divinity la fin pouvait laisser entendre un format one-shot. Les auteurs ont su prolonger cet épisode qui peut donc se lire seul, en changeant le traitement et les thématiques sur le tome 2, créant plus qu’une série en trois volumes, trois one-shot ayant leur identité propre et liés très intelligemment par le principe du temps modifié comme je vais vous l’expliquer. Pour la question éditoriale, reportez-vous à ma critique du tome 1, les deux autres volumes sont du même acabit, avec des couvertures chaque fois plus belles et du contenu making of réellement conséquent.

    Divinity 2 fait donc intervenir Mishka, une des trois cosmonautes envoyés vers l’Inconnu par les soviétiques et qui revient sur Terre désolée de la disparition de l’idéal communiste et bien décidée à rebâtir une temporalité où l’URSS a perduré. Si la dimension émotionnelle et intérieure d’Abram Adams prédominait dans le premier volume, ici l’affrontement idéologique entre les deux êtres supérieurs se déroulera dans le temps, basculant sans cesse d’une réalité à une autre, où l’URSS a conquis le monde /où l’URSS a disparu. La dimension politique assumée est surprenante dans cet album qui fait intervenir Staline, Gorbatchev et Poutine et assume la réflexion sur le conflit idéologique entre l’égalitarisme et l’individualisme. Matt Kindt reste distant quand à la critique habituelle de l’empire soviétique dans les comics américains. S’il montre des clochards et la soupe populaire cela n’est pas sans parallèle avec le cynisme des personnages américains et le nationalisme impérialiste des généraux fait face à des dirigeants incontrôlables de firmes militaro-industrielles américaines dans l’univers Valiant. Aucun jugement du scénariste donc, mais plutôt une mise en perspective à laquelle nous n’avons pas l’habitude et qui est vue au travers du prisme d’un soldat idéal voué fait et cause à sa patrie et revenant dans un monde où sa raison d’être n’est plus.

    L’affrontement (très graphique, avec par exemple cette incroyable planche en forme de livre) sera donc plus conceptuel que physique entre les deux Divinity (comment pourrait-il en être autrement avec de tels pouvoirs?), Abram tentant de convaincre Mishka qu’elle a le droit d’avoir ses propres espoirs et d’aimer. Dans ce volume les héros Valiant sont quasi inexistants car dès le début Divinity rappelle que lui seul peut s’enfermer dans une « prison ». S’il semble avoir gagné à la fin, il nous est fait subtilement comprendre que lorsque le temps est modulable, un rien peut le modifier et que de profonds changements peuvent ne pas avoir été perçus…

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/31/divinity-2-3/

    kurdy1207 Le 31/08/2018 à 14:19:07
    Nicolas Le Floch (Les Enquêtes de) - Tome 1 - L'énigme des Blancs-Manteaux

    Je ne connaissais, ni les romans, ni la série TV concernant Nicolas Le Floch mais j’ai été séduit par le personnage ainsi que par l’histoire qui nous est proposée dans l’énigme des blancs-manteaux.

    Nicolas n’est ni un héros ni un anti-héros. Il s’agit d’un policier consciencieux avec qualités et défauts que rien ne semble arrêter pour résoudre énigmes et affaires. L’inspecteur Bourdeau l’aidera dans sa quête qui concerne la disparition d’un autre policier, le commissaire Lardin.

    Les surprises ne manquent pas et l’histoire tient en haleine jusqu’à sa conclusion. Des dessins très « propres » viennent compléter un album plutôt bien réussit. A suivre…

    kurdy1207 Le 31/08/2018 à 08:26:48
    Charlotte Impératrice - Tome 1 - La Princesse et l'Archiduc

    Quel phénomène ce Fabien Nury !!! Il enchaîne les scénarios géniaux les uns après les autres. WEST, il était une fois en France, L’or et le sang, Tyler Cross, Silas Corey, Katanga et maintenant Charlotte Impératrice. Quelle incroyable série de succès ! Et il n’a que 42 ans. Pour moi, ce Monsieur est définitivement au Panthéon des grands scénaristes comme Jean Van Hamme, Greg ou bien encore Jean Dufaux.

    Pourtant cette histoire de Charlotte Impératrice n’avait pas lieu de m’attirer. De plus cette période mexicaine est aussi racontée dans Sauvage de Yann et Meynet. Mais il s'agit de Fabien Nury, alors j’y suis allé… Evidemment, je n’ai pas été déçu. Car même dans les « One shot » comme Fils du Soleil ou Comment faire fortune en juin 1940 nous sommes toujours dans l’excellence.

    Et puis que dire du choix des dessinateurs ? Toujours le bon. Ici Matthieu Bonhomme, dessinateur entre autres du génial Marquis d’Anaon et d’Esteban, nous livre des planches de très grandes qualités.

    Quant à l’histoire ? Poignante ! Elle commence en douceur avec Maximilien et Charlotte qui se découvrent et se lient d’ailleurs plus d’une belle amitié que d’un bel amour. Maximilien rêve de hautes fonctions et sera d’abord le jouet de son frère l’empereur François Joseph puis celui de Napoléon III. Son premier échec à Venise le fera tomber dans la luxure et la syphilis l’éloignera définitivement du lit de son épouse Charlotte.

    Je ne peux que conseiller cet album, encore une fois une belle réussite de Fabien Nury et bien évidemment celle aussi de Matthieu Bonhomme.

    gazouz Le 31/08/2018 à 00:42:37
    Corentin (Cuvelier) - Tome 7 - Le royaume des eaux noires

    Un peu trop de surnaturel à mon goût. Il n'empêche, on prend un plaisir indubitable à la lecture. Les dessins sont formidables et il y a plein de rebondissements. Un regret cependant, la jeune héroïne est prétendument nue à un moment, mais on ne distinguera qu'une infime partie de son anatomie. Compte tenu des talents du dessinateur, ceci est vraiment dommage !

    kingtoof Le 30/08/2018 à 22:53:49
    Y le dernier homme (Urban Comics) - Tome 5 - Volume V

    Un démarrage dans la veine du 3ème et 4ème tomes : histoire trop hachée, on passe d'une scène à l'autre sans transition...

    Ensuite, le rythme s'accélère pour le final et c'est très bon.
    Excellente conclusion... qui donne (redonne) du crédit à cette série.

    Je ne suis pas près d'oublier Yorick, le dernier homme.

    Blueberry13 Le 30/08/2018 à 22:41:36
    La cathédrale des Abymes - Tome 1 - L'Évangile d'Ariathie

    Un tome 1 de très bon cru, le scénario de Jean Luc Istin est assez retord sans non plus nous perdre, on s'attache aux personnages dans un monde sans pitié où les pires bassesses sont monnaies courantes. Pas très original ? Mais attendez la suite réserve tout de même son lot de surprise.

    Mais alors le gros gros point fort de cette nouvelle série est à n'en point douté les planches de Sébastien Grenier qui nous avait déjà gratifié d'un graphisme noir et magnifique sur Arawn.

    Les armures et les costumes, les décors et arrières plans, les gueules qui peuplent cet univers... Quel travail magnifique... Mention spécial aux armures templières et à la magnifique cité d'Anselme (je vous laisse la surprise;)

    L'artiste travail au pinceau, à la gouache qui salit et rien n'est jamais parfait mais il parvient à créer une dimension très personnel de ce monde à la manière d'un Serge Pellé de manière jubilatoire.

    La quête débute et pourtant on est entré de plein fouet dans cet univers... Une réussite.
    2019 - Tome 2 : la guilde des assassins

    sebastien01 Le 30/08/2018 à 22:35:56
    Batman Eternal - Tome 2 - Tome 2

    Dans ce deuxième volume, les équipes constituées précédemment poursuivent en parallèle leurs investigations dans ce qui devient une intrigue à tiroirs. Ainsi, Gordon, Falcone et Cobblepot sont à Blackgate pour le fil rouge autour du grand banditisme ; Batwing et Corrigan sont dans les bas-fonds de Gotham pour un trop long volet surnaturel ; Batman, le flic Bard et Killer Croc sont dans les égouts ; Batgirl, Red Hood et Batwoman sont au Brésil ; en enfin Harper Row et Tim Drake sont à Tokyo.

    Puis, à la manière d’une série télé, une grosse révélation relance l’intrigue. Mais surtout elle la recentre sur ses fondamentaux : une histoire avec Batman, avec des ennemis historiques et à Gotham. Il faut dire que l’on commençait à sauter un peu rapidement entre les différentes scènes / équipes / adversaires. Quant à la révélation du #21, il n’était pas nécessaire d’être le plus grand détective du monde pour la sentir venir, quand c’est trop beau pour être vrai... ; même Batman gâche nous un peu la surprise avec ses suspicions. Enfin, on termine ce T2 par un grand classique, amener le chaos à Gotham pour souder la Bat-Family dans l’adversité.

    Côté dessin, on découvre de nouveaux auteurs et on retrouve certains de ceux ayant déjà officiés sur le T1 tels Fabok, Nguyen, Clarke et Simeoni qui reviennent pour deux épisodes ou plus, il y a donc moins d’hétérogénéité et par conséquent la cohérence de l’ensemble en est renforcée.

    sebastien01 Le 30/08/2018 à 22:35:19
    Batman Eternal - Tome 1 - Tome 1

    Batman Eternal est une série hebdomadaire de 52 numéros pilotée par Scott Snyder et James Tynion IV – des habitués des aventures de Batman depuis le dernier relaunch – et lancée à l’occasion du 75e anniversaire de la naissance du Chevalier noir.
    S’agissant d’une série anniversaire, il faut célébrer bruyamment et non faire dans l’originalité ou la subtilité. Et en ce sens, l’exercice est réussi : le point de départ est fort captivant, l’intrigue progresse pas à pas et sert de fil rouge tout au long de la série, une série qui lorgne d’ailleurs davantage vers Detective Comics que vers Batman. Mais il ne faudrait pas s’y tromper, il ne s’agit en définitive que d’un prétexte pour faire défiler et s’affronter en solo ou en équipe tous les personnages du Batverse. Certains vont jouer un rôle de premier plan tandis que d’autres ne sont clairement présents que pour le caméo dans des intrigues secondaires.

    On suit ainsi Batman et toute la Bat-Family dans une enquête visant à découvrir la machination tentaculaire à l’origine d’une bavure du commissaire Gordon. Pour ce T1, on a surtout affaire à une guerre des gangs voyant s’affronter Carmine Falcone alias le Romain à Oswald Cobblepot alias le Pingouin. S’y ajoutent les éléments habituels de l’univers – flics loyaux et ripoux, journalistes, équipes B, jeunes héros et même un brin de surnaturel – et enfin on devine une menace plus grande restant à développer. Classique mais efficace.

    Concernant la partie graphique, qui dit série hebdomadaire dit plusieurs dessinateurs. Et avec quasiment autant de dessinateurs que d’épisodes, on y trouve donc le meilleur (tel Jason Fabok, sur les trois premiers numéros) comme le pire (Ian Bertram). L’alternance entre dessinateurs est une pratique habituelle dans le comics et, si elle est renforcée sur cette série, il faut souligner malgré tout une grande cohérence de styles.

    Shaddam4 Le 30/08/2018 à 12:08:05

    Un des premiers albums publiés par Bliss comics, Divinity comprend 3 tomes de 4 parties et des couvertures parmi les plus somptueuses que j'ai vu depuis que je lis des comics... Le tome 1 comprend de nombreux suppléments en fin de volume dont une galerie de couvertures alternatives, un long (et tout à fait passionnant) commentaires de fabrication détaillant le rôle de l'illustrateur, de l'encreur, du coloriste et du lettreur dans un travail vraiment collectif comme on en voit peu en France. Enfin, comme toujours chez cet éditeur, un sommaire, une page de contexte de la série et une page de guide de lecture pour placer la série dans l'univers Valiant.

    En 1960 les soviétiques envoient dans une fusée secrète un homme vers une destination inconnue, en un voyage qui doit durer trente ans. Il reviendra doté de pouvoirs divins, capable de plier le temps et la matière. Comment va réagir l'humanité face à cette nouvelle entité. Menace? Les héros de la Terre, Aric, Ninjak, Gilad et Livewire sont envoyés pour vérifier cela...

    Lorsque j'ai découvert les comics Valiant je suis tombé sur les planches et les couvertures de cette série très spéciale et mes yeux ont pleuré. La puissance évocatrice de ces peintures est tout bonnement fabuleuse et fort heureusement ne se limite pas aux couvertures (contrairement à une pratique malheureusement fréquente dans l'industrie du comics). L'illustrateur Trevor Hairsine produit sur l'ensemble des pages de la série une partition sans faute et il est saisissant de voir (grâce aux bonus) une BD où aucun des apports (encrages et couleur) ne dénature le dessin d'origine. Une véritable alchimie aboutissant sans doute à la série la plus belle du catalogue Valiant. La maîtrise technique de l'illustrateur est sans faute, le découpage des pages et des cases est exigeant et inspiré par des thématiques graphiques issues du scénario (les formes de Divinity et de son module spatial), enfin le design général inspiré des costumes spatiaux de la guerre froide est très original. Le travail graphique sur le passage du temps (thème central de l'album) accompagne vraiment la lecture et la renforce. Les auteurs de comics sont souvent ambitieux, au risque d'être compliqués, ici le scénario et le dessin (et sa structure) se répondent de façon vraiment réussie.

    Le scénario, donc, est complexe dans une intrigue simple, résumée en début d'article. C'est donc bien le traitement qui fait sa force avec ces pouvoirs quasi absolus de Divinity, dont l'arrivée sur Terre reprends la thématique de Superman (comment réagir face à un être tout puissant susceptible de détruire l'humanité si l'envie le prenait?) en la prolongeant. Car en outre d'être a priori invincible, le personnage contrôle le temps et la matière en proposant de rendre les gens meilleurs, si nécessaire en faisant revenir les morts ou en métamorphosant êtres et objets. Comment déterminer ses motivations et comment réagir face à ce qui peut changer le cours de l'humanité? Fidèles à eux-même les dirigeants humains vont être très terre à terre et craintifs en envoyant les héros de l'univers Valiant (tiens, Bloodshot n'est pas là, pourquoi?). L'introduction de ces personnages familiers est sympathique même si aussi anecdotique que dans The Valiant où face à l'Ennemi leurs pouvoirs apparaissent dérisoires.

    La difficulté réside dans une narration en voix off tantôt au passé tantôt au futur, nous faisant comprendre que Abram Adams, celui qui deviendra Divinity est à la fois maintenant, avant et après. C'est déroutant en même temps que très stimulant en illustrant l'état dans lequel il est et la difficulté à saisir le monde quand la trame temporelle est devenue non linéaire. Cela peut nécessiter une seconde lecture pour bien saisir toutes les subtilités. L'auteur a l'intelligence d'apporter à cette histoire SF un peu philosophique des concepts archétypaux comme la filiation et l'amour de celle qui a été laissée (comme pour Captain America, revenant alors que tous ses proches sont morts). Cela renforce le côté dramatique et l'intérêt pour ce type touchant qui a abandonné l'amour pour la patrie et l'inconnu et se retrouve incapable de rattraper le temps malgré ses pouvoirs.

    Ce premier tome est donc un sans faute qui laisse en suspens l'intrigue et donne très envie d'enchaîner.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/27/divinity-1

    Shaddam4 Le 30/08/2018 à 12:02:22
    Saltiness - Tome 1 - 1/4

    Saltiness est ce que je qualifierais de Manga sociétal, à mi chemin entre la chronique de l'otaku japonais et la critique de cette société. Le personnage principal est un marginal, se considérant comme une sorte de sage supérieur s'extrayant de la communauté humaine (et de ses codes) pour pouvoir les penser. La confrontation avec deux autres personnages marginaux va démontrer sa folie et sa perversion, le transformant en une sorte de gourou doté d'un pouvoir de persuasion phénoménal sur les deux autres et les entraînant à faire des actions délirantes et dévalorisantes. Cette immersion dans les relations tordues de deux paumés exploitant un jeune étudiant influençable met le lecteur mal à l'aise en découvrant ce qu'un homme charismatique peut forcer d'autres à faire par le seul langage. Au-delà du ridicule des situations il y a de la violence dans cette relation, qui reflète sans doute pour l'auteur la violence profonde d'une société japonaise qui a codifié la normalité à un niveau sans doute jamais atteint par aucune société moderne. L'éloignement extrême de la société japonaise vis à vis de nos codes européens fait que l'on ne sais jamais exactement ce qui est pointé du doigt ou ce qui n'est qu'une simple illustration de situations balanes (comme l'histoire des petites culottes). Mais il est certain que Minoru Furuya est l'un des représentants de cette jeune génération de mangaka très critiques sur ses aînés et je japon d'aujourd'hui. Il dispose en outre d'une remarquable technique de dessin, très fine et détaillée notamment dans le dessin des personnages. Tout cela fait de Saltiness un manga adulte comme on en voit peu, qui joint une réflexion profonde avec le plaisir de belles planches.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/28/saltiness

    tisacofa Le 30/08/2018 à 11:18:17
    (AUT) Bœuf, Benoît - Tome 1 - Guerrière Artbook

    Superbe artbook, le premier de l'auteur ! Je ne connaissais pas mais j'ai vite participé au financement ! Benoit Boeuf donnait régulièrement des informations, notait et prenait en compte toutes les remarques...très sympathiques ! Et le résultat est largement dans mes espérances, beau livre, belles Guérrière (au singulier étant donné que c'est au sens large)...J'espère vraiment que Benoit pourra rebondir sur un nouvel exemplaire ou pourra avoir une ouverture dans le monde de la bd !

    Rody Sansei Le 30/08/2018 à 11:02:46

    Excellente première moitié, puis un gros vide scénaristique rend la deuxième moitié curieuse et inintéressante. Dommage, c'eut pu être bien, et ça tombe finalement à plat.
    Graphiquement, c'est en revanche très beau.

    6350frederic Le 30/08/2018 à 07:03:53
    Kookaburra Universe - Tome 4 - Skullface

    Je me suis pas ennuyé à lire cet album , l'histoire est simple et bien menée , et même si les dessins manquent de contraste on suit avec plaisir cette lutte , pas indispensable mais interessant

    pysa Le 29/08/2018 à 23:29:06
    Les compagnons du crépuscule - Tome 1 - Le sortilège du bois des brumes

    Premier volume d'une trilogie signée François Bourgeon. Trois personnages atypiques et torturés perdus dans une forêt où se mêlent rêves et lutins. Classique de la bande-dessinée qui n'a pas pris une ride.

    Rody Sansei Le 29/08/2018 à 17:34:58
    M.O.R.I.A.R.T.Y - Tome 1 - Empire mécanique 1/2

    Une intrigue fourre-tout (même pas originale), un dessin où il est difficile de reconnaitre les personnages d'une page à l'autre et une BD au final qui s'oublie très vite.

    Shaddam4 Le 29/08/2018 à 15:54:50

    Ah Frank Cho! Cet artiste est pour moi un truc fascinant, inatteignable, improbable… Je connais depuis pas mal de temps sa séries Liberty Meadows, Shannah et son amour des jolies filles pêchues mais je n’avais pas eu l’occasion de lire un album entier. Est-ce que le passage de l’illustration à la BD ne perdrait pas de la qualité, comme c’est souvent le cas? La précision anatomique des mouvements, la clarté de son trait et de ses encrages en font un de mes dessinateurs favoris, aussi je me suis précipité par cet album, le premier entièrement réalisé par l’artiste.

    Niveau fabrication, on a un gros volume format comics avec reprise des couvertures des fascicules originaux et galerie de couvertures alternatives comme le font souvent les américains. Rien à redire ni à souligner.

    Après sa résurrection, Lazar eut trois enfants portant le patronyme de Skybourne. Immortels, ils combattent le mal depuis deux-mille ans. Lorsqu’un étrange magicien s’en prend à l’un des membres de la fratrie, Thomas Skybourne est contraint de sortir de sa retraite et de se remettre au service de l’organisation occulte qui protège l’humanité des monstres. Le combat sera violent, rageur, cru…

    Allons droit au but: Skybourne est un petit miracle et une grosse claque dans la gueule! Pas étonnant qu’il soit édité aux Etats-Unis par l’une des petites maisons s’exonérant des réminiscences du Comic code authority: ça saigne et ça parle un langage de charretier (… mais étonnamment pour cet amateur de jolies filles il n’y a à peu près pas de nénés!). Car Frank Cho a la grande qualité d’être directe et de se faire plaisir en même temps qu’il nous fait plaisir. Comme quelques rares films au cinéma parviennent à trouver la pierre philosophale entre le plaisir coupable et la qualité artistique, Skybourne nous propose une révision du mythe arthurien à la mode « pain dans la gueule » en la personne de Grace Skybourne. La bimbo jure tout ce qu’elle peu (on appelle ça « badass » de nos jours…), étripe, désarticule ou tranche du dragon pour le petit déjeuner avec un froncement de sourcil permanent. Il ne faut pas enquiquiner la donzelle! Cela donne lieu à des séquences d’action d’une lisibilité folle, d’une élégance superbe et très loin du politiquement correcte. J’y ai retrouvé un peu de la passion primale que Toulhoat mets dans ses BD.

    Pour équilibrer cela son grand frère Thomas est d’un caractère posé, organisateur, mais tout aussi increvable, ce qui lui permet de faire du plane-jump sans parachute, de se réchauffer avec des bombes atomiques ou de faire digérer un dragon… Si le premier épisode de la série ne nous montre pas le troisième Skybourne on peut supputer que Cho en garde sous le coude pour les prochains volumes. Les cent-trente pages filent à deux-mille à l’heure dans un impressionnant équilibre scénaristique. Soyons clair: Skybourne est une BD d’action façon blockbuster mais qui instille rapidement plein de bribes d’informations sur l’univers. Pas de temps d’exposition, on entre sans aucun temps mort dans l’intrigue et l’on comprend (je parlais de lisibilité graphique, elle est aussi scénaristique) très bien qui est qui et ce qu’il se passe dans ce monde occulo-technologique. On pourra alors dénoncer une vision caricaturale mais n’est-ce pas le propre des albums de genre et d’action? L’équilibre entre maintien du mystère et avancée de l’action est remarquable. L’auteur a clairement pris le parti de mettre dans une grosse BD qui fait « boom » tout ce qui lui plait (… et qu’il dessine tellement bien): des immortels, des militaires, une organisation occulte dotée de moyens infinis, l’implication du Vatican, des dragons, minotaures et autres sirènes, des mafieux turcs et des bourre-pif qui ne se finissent pas qu’avec un coquard…

    Bien entendu (on est chez Frank Cho) le personnage le plus attrayant est celui de Grace Skybourne, bourrine au possible, plastiquement sublime, tête de cochon et sans peur. Le personnage de Dorison sur Red Skin reprenait clairement les grandes lignes de l’héroïne « Choïenne », pour notre plus grand plaisir. A côté d’elle son frère désabusé par sa vie immortelle n’arrive pas à se concentrer pour contrer la menace. Très charismatique également, il est entouré d’un cardinal très moderne (sic), d’un général bourru et d’un méchant très puissant en la personne de Merlin! Si les traces arthuriennes sont très ténues (on espère que la série prendra le temps de développer le background), l’idée de rattacher l’époque moderne à un Merlin passé du côté obscure est très bonne.

    Que dire du dessin de Cho? Si vous ne connaissez pas vous risquez de tomber amoureux de son trait (très subtilement colorisé)! Le bonhomme sait tout dessiner et sa pratique de longue haleine du format strip (sur Liberty Meadows) lui permet d’insérer nombre de scènes très drôles reprenant les codes de ce format.

    Skybourne est une grande réussite dans un esprit « sale gosse » que j’ai adoré et où j’ai beaucoup ri. Ce n’est pas très fin, le langage est très fleuri (et les échanges verbaux très drôles du coup), l’immortalité permet à l’auteur de faire joujou avec ses personnages et on se régale autant à la lecture qu’aux images. Skybourne est pour moi l’un des gros plaisir BD de cette année 2018!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/06/07/skybourne/

    6350frederic Le 29/08/2018 à 11:05:51
    Les portes du Ciel - Tome 1 - Les Louves

    C'est vrai qu'au niveau pirates on est loin de " long john silver " , le scénario est intéressant mais les personnages sont peu crédibles ( pirate avec des jarretières !!!! ) et surtout font plus rires que peur , un peu léger

    philjimmy Le 29/08/2018 à 09:43:53

    Les adaptations de Wul chez Ankama ( et Comix buro) étaient assez inégales. Le Niouk de Vatine était plutôt bon et j'attendais depuis longtemps cette adaptation de la mort vivante.
    Nul doute que ceux qui ont lu le roman entreront très facilement dans ce récit. Vatine respecte l’œuvre originale et Varanda nous livre une fresque gothique de très haut niveau. Il semble habité par l'esprit du regretté Bernie Wrightson. Du grand art. Je vais de ce pas me trouver l'édition collector en noir et blanc.

    Cyber_wolf22 Le 29/08/2018 à 01:54:50
    Blacksad - Tome 1 - Quelque part entre les ombres

    Lecture que je viens de terminer, j'en avais entendu parler mais sans plus. Quelle erreur !

    Mais j'étais sur quelle planète ??? C'est toute une claque que je me suis pris ! Je vais résumer ça en peu de mots, c'est "Une BD SUBLIME" !!!

    J'ai été hypnotisé par la beauté des planches, c'est peut-être la plus belle BD que j'ai lue, rien de moins ! Je ne sais pas si ce style graphique peut plaire à tout le monde mais moi, j'ai trouvé ça absolument splendide !

    Pour l'histoire, rien de vraiment original mais elle est efficace et bien menée.

    Il ne me reste plus qu'à lire les suites avec empressement !

    Juste pour la beauté des dessins, cette BD mérite facilement un excellent 9.5/10 !

    Heoster Le 28/08/2018 à 22:47:58
    (AUT) Bœuf, Benoît - Tome 1 - Guerrière Artbook

    Un très bon artbook, surtout pour un premier.
    L'auteur a eu l'intelligence de traiter les guerrières dans le sens large, sans contrainte d'époque ou d'univers.
    En plus, comme rappelé dans d'autres commentaires, les participants à la campagne étaient régulièrement informés sur l'avancée et le style du projet, donc si ça ne correspondait pas à nos goûts nous pouvions nous retirer, à condition de lire les mails de news bien évidemment.

    Pierre Sibadi Le 28/08/2018 à 22:17:29
    Deux hommes en guerre - Tome 2 - Trahison d'État

    Très bonne surprise, d'autant que les derniers Desberg ne m'avaient pas emballés ( terrible John Tiffany ! ). Cette-fois c'est du solide. L'intrigue est originale, les protagonistes retors ou attachants, le contexte politique intéressant et bien documenté. Bravo !

    Pierre Sibadi Le 28/08/2018 à 22:10:13
    Macao (Thirault/Duraffourg/Nardo) - Tome 2 - L'Envol du phénix

    Excellente bd, haletant, bien dessiné, scénario solide. Le contexte est intéressant historiquement, et les deux personnages principaux extrêmement bien campés. Un polar de haut niveau.

    sbob38 Le 28/08/2018 à 20:45:41
    (AUT) Bœuf, Benoît - Tome 1 - Guerrière Artbook

    Très bon début pour ce nouveau venu dans la bd, un autodidacte en pleine évolution
    Fier d'avoir participé au financement de cet artbook

    6350frederic Le 28/08/2018 à 13:15:12
    Pampa (Zentner/Nine) - Tome 1 - Lune de Sang

    Je me suis ennuyé , je ne supporte pas les dessins et les dialogues minimalistes compliquent plus que tout , à eviter

    6350frederic Le 28/08/2018 à 12:12:24
    Dracula l'Immortel - Tome 1 - Tome 1

    J'aime bien les histoires de vampire mais la je n'accroche pas , l'histoire est compliquée et les dessins et les couleurs sont fades pour ce type de sujet , je me suis ennuyé , dommage car l'adaptation est interessante

    bru Le 28/08/2018 à 10:05:20
    Le jour où... (Beka/Marko) - Tome 3 - Le jour où elle n'a pas fait Compostelle

    Un album à réserver à ceux qui avaient bien aimé les deux premiers tomes. On ne change rien : de très beaux dessins mais un scenario qui n'est qu'un prétexte pour nous infliger quelques morales à deux sous et principes de vie mièvres et insipides, vus et entendus maintes fois.

    pysa Le 28/08/2018 à 09:06:36
    Trio Grande - Tome 1 - Adios Palomita

    De l'or, un truand, une blonde, une brune, et un chasseur de prime pour un western violent et détonant.

    kurdy1207 Le 28/08/2018 à 08:25:59
    Les hiboux - Tome 2 - Livre 2

    Poursuite dans l’originalité. Cet album est un peu meilleur que le premier surtout dans le dessin où les personnages semblent un peu moins figés et j’ai trouvé Les couleurs magnifiques. J’espère que l’auteur va poursuivre la série que je suis toujours prêt à financer sur Sandawe. Je le remercie d’ailleurs pour la petite dédicace…

    kingtoof Le 28/08/2018 à 07:36:58

    J'ai apprécié cette histoire en 3 tomes.
    La vision de ce monde carcéral sous-marin est intéressante. Et j'ai suivi avec intérêt l'organisation de la tentative d'évasion.
    Même si je comprends les critiques données dans les autres avis sur cette série : le manichéisme des personnages, la facilité pour résoudre certains points du scénario, les serpentoïdes...

    herve26 Le 27/08/2018 à 23:56:39

    Je ne vais pas être aussi dithyrambique que certains sur cet album.
    J'avoue avoir eu du mal à entrer dans ce pavé de 200 pages.
    Ne parlons pas du dessin, assez sommaire, pour aborder le récit.
    Il nous offre parfois des moments drôles voire très drôles (ah, le fonctionnement des WC sur l'ISS!!)mais aussi des pages laborieuses que j'ai seulement survolé tant je me suis ennuyé en les lisant.

    A la lecture de cet album, j'ai eu la curieuse impression qu'il s'adressait plus à des personnes qui n'achetaient pas des bd habituellement mais qui , sur l'hyper médiatisation de l'aventure spatiale de Thomas Pesquet, voulaient en savoir plus; qu'aux vrais amateurs de bd comme moi.

    J'ai emprunté cette bd à la médiathèque mais, en aucun cas, j'en ferai l'achat.

    herve26 Le 27/08/2018 à 23:22:07
    Charlotte Impératrice - Tome 1 - La Princesse et l'Archiduc

    J'ai hésité un peu avant d'acheter cet album pour plusieurs raisons. D'une part, avec le temps, je ne me lance plus guère dans les séries, fussent-elles assez courtes, d'autre part, en feuilletant l'album je n'ai pas trouvé les couleurs réussies.
    Finalement, j'ai cédé à la tentation sur la version n&b éditée par canal bd (limitée à 1500 exemplaires) et sur les seuls noms de Fabien Nury et Matthieu Bonhomme.
    On ne présente plus Nury, qui depuis "Il était une fois en France" à "Tyler Cross", en passant par "W.E.S.T." et "Katanga", nous offre des scénarii originaux et prenant.
    Quant à Matthieu Bonhomme, depuis "L'âge de raison", je suis sa carrière de près.
    Hasard de mes achats, je possède les éditions n&b de "Tyler Cross", de "Katanga", du "Marquis d'Anaon" et "l'homme qui tua Lucky Luke", alors je ne pouvais que me tourner sur cette édition en n&b.

    Derrière une couverture assez réussie, les auteurs nous offrent, malgré un titre à la "Sissi" une histoire assez sombre sur le destin de Charlotte, qui épousa Maximilien, futur empereur d’opérette de Mexique, qui connu une fin tragique. Le scénario est habile mêlant récit historique, mariage arrangé et portrait d'un Maximilien, humilié par le poids écrasant d'un frère empereur de l'Empire Austro-Hongrois. Nous avons même droit à un bref aperçu du caractère assez cynique de l'impératrice Elysabeth, loin de l'image du film "Sissi" avec Romy Schneider.
    Ce décalage est assez amusant et nous offre quelques répliques cinglantes (voir l'épisode du chien)
    Côté dessin, l'édition n&b permet d'admirer le travail de M.Bonhomme. Des scènes intimes entre les époux, teintées de noir, aux fastes de Venise et de la Scala de Milan, en passant par la double page du mariage, le dessin est superbe.
    La dernière page se termine sur le visage de Charlotte qui semble plus déterminée que jamais, après avoir subi tant d’événements sur ce premier volume.

    Cet album n'est sans doute pas l'album de l'année mais j'ai pris un plaisir fou à la lecture de ce premier opus.

    Une belle surprise.
    Vivement le prochain volume

    Yovo Le 27/08/2018 à 21:29:50
    La quête de l'oiseau du temps - Tome 9 - L'emprise

    Comme je n’avais jamais laissé d’avis sur l’ensemble de "La quête", je passe sur les 4 tomes historiques, tout a été dit, la série est un chef d’œuvre total.

    Sur la suite, je suis largement plus mitigé… Les disciples de Loisel chargés du dessin ont plutôt bien fait le job, et même si les scenarios n’ont plus rien à voir en termes d’inventivité, ce n’était pas si mal que ça jusqu’à "La voie du Rige"…
    Mais avec "L’emprise", la chute dans la surexploitation commerciale est abyssale. Ce tome n’apporte rien et ne s’inscrit en rien dans la lignée. Les personnages sont insipides, l’artifice de l’amnésie est grossier, recuit, indigne. Faire de Bragon un pantin est une idée frigide. Même la tuerie finale, médiocrement mise en scène, sans tension ni émotion, m’a laissé indifférent. Deux pages plus loin, allez hop, tout est oublié, plus aucun problème !

    Je songe avec nostalgie au rythme intense de la série-mère qui était l’une de ses qualités cardinales... et un modèle du genre! Chacun des 4 tomes avait sa propre intrigue, son compte à rebours, ses personnages clés, sa pièce du puzzle… Le tout en parfaite cohérence jusqu’à ce dénouement magistral. La matière était si riche que chaque tome aurait pu facilement en faire 2. Mais à l’époque, le moteur des auteurs devait être la qualité, non la quantité ; ils inventaient quelque chose. Avec "Avant la quête" c’est le contraire : chaque tome n’a pas la moitié de la matière qu’il faudrait mais se dilue à n’en plus finir.
    Dans ces conditions je doute fort, hélas, que le prochain soit le dernier…

    biggyjay Le 27/08/2018 à 19:58:33

    Une aventure surprenante pour ne pas dire déroutante et plutôt mauvaise au final.
    L’entrée en matière surprend, amuse et très vite perturbe. Pourquoi Spirou dans l’espace ? Qui est-il ? Qu’est-ce que la Fondation Z ?
    On imagine alors ce que pourrait donner un exemple du même genre : D. Vador est employé de bureau et son chef, Monsieur Sidious lui en fait baver mais, de temps en temps, il garde le fils de sa voisine, le jeune Luke à qui il apprend à jouer au freesbee. Tout ça n’a ni queue ni tête... mais l’impression qu’on a en lisant cet album est la même. C’est compliqué. Donc, pour lire Fondation Z, il faut s’accrocher. Alors, on s’accroche. Mais vraiment, pour le coup. Puis on semble percevoir des éléments connus et enfin arrive le dénouement ! Et là, on se dit : « Ah ouais ! Tout ça pour ça !? »
    Ce qui pêche dans cet album, c’est le scénario. Pas dans l’écriture mais bien dans le concept ! Le dessin est plutôt sympathique bien qu’un peu naïf !
    Sortir un tel album est osé et même dangereux car Dupuis montre qu’il ne maîtrise plus rien de ce qui fait Spirou... Pendant ce temps, l'éditeur annonce l’arrêt de la série principale (Spirou), de la série parallèle (Le Spirou de...) mais il va poursuivre les aventures de Spirou début XXe par Émile Bravo et lancer SuperGroom, un Spirou super-héros !
    On sent bien la maîtrise du personnage et de son héritage, là ! M'est avis (oui je sais, c'est toujours facile de critiquer) qu'il aurait fallu lorgner sur les américains qui savent faire perdurer des héros depuis plus de 80 ans. Je dis ça, je dis rien.
    Quoi qu'il en soit, ruiner le devenir d'un héros de BD, quel qu'il soit, n'a pas de prix. Merci Dupuis !

    Cellophane Le 27/08/2018 à 15:49:14
    Le surfer d'Argent (L'intégrale) - Tome 3 - Volume 3

    Un tome qui a le mérite de la variété.
    L’ensemble de l’album est scénarisé par Stan Lee et dessiné par John Buscema, ce qui donne une cohérence imparable au tout.
    Pas de surprise dans le dessin, qui reste identique d’un bout à l’autre. Il est daté début 70, certes, mais il est efficace, les mouvements sont parfaitement maîtrisés et les personnages bien marqués.
    Les scénarios nous emmènent dans des aventures très diversifiées, du Hollandais volant à Spiderman en passant un petit village d’Amérique du Sud, on voit de la sorcellerie comme un dôme sécurisé sur une île.
    Les décors, les lieux, les protagonistes varient souvent et on ne se lasse donc pas.
    Si en général, tout est trop facile pour le Surfeur, ça reste bien sympa à suivre.

    1. Requiem pour une âme ! – 3,5
    Suite de l’épisode précédent (dans le tome précédent). Le combat est plutôt sympa car le Hollandais a de la ressource mais il reste ce côté larmoyant du Surfeur qui rend le tout un peu lourd…

    2. Etranger en ce monde – 4/5
    Une histoire qui se suit bien, avec logique et émotions. Bien écrite, avec un petit côté « tragédie shakespearienne », un petit côté espionnage rébellion.

    3. Amère victoire ! – 2,5/5
    Suite de l’épisode précédent. C’est bien traité, les attaques, les complots, mais ça manque de passion et je n’ai pas été ému par le déchirement du Surfeur.

    4. Rassemblez-vous sorcières ! - 4
    Episode intéressant même si le Surfeur gagne facilement, mais la sorcellerie, l’Abomination, sont des pistes bien exploitées.

    5. L'Homme de l'Apocalypse – 4,5/5
    Très bon épisode, on découvre les choses petits à petit, c’est original, diversifié et dans le propos et dans la résolution, le tout servant parfaitement les questionnements du surfeur sur l’être humain.

    6. Le Surfer et l'Araignée !... – 4/5
    Ça se tient pas mal. L’aventure manque certes d’envergure mais la rencontre entre le surfeur et Spider Man est sympa. Elle ne va certes pas très loin, la conclusion est un peu fade mais l’ensemble reste agréable à suivre.

    gazouz Le 27/08/2018 à 15:35:45
    Jeannette Pointu - Tome 2 - Quatre x quatre

    Jeannette n'est pas précisément du genre à passer ses journées à faire du point de croix, retirée dans une abbaye.
    En effet, Jeannette exerce la trépidante profession de reporter-photographe. Rien que dans cet album, elle couvre le Tour de France, un attentat à Paris, un grand-prix de Formule 1 (où accessoirement elle extrait un pilote de sa voiture en flamme), le conflit Libanais (où incidemment son collègue meurt, abattu par balles devant ses yeux) et le Paris-Dakar !
    Le scénario manque un peu de de profondeur et de liant Dommage car l'ensemble est plaisant à lire et bien documenté.

    pysa Le 27/08/2018 à 14:02:54
    Reich (Das) - Tome 1 - Citadel

    Mars 1945, Londres est détruite par une bombe atomique allemande. Des années plus tard, Jo et Buz se retrouvent dans une forteresse-prison japonaise où le seul enjeu est la survie. Rodolphe et Plumail signent un album atypique mais l'uchronie n'est malheureusement pas du tout exploitée.

    ALICECOOPER Le 27/08/2018 à 13:08:13
    La cathédrale des Abymes - Tome 1 - L'Évangile d'Ariathie

    Très belle entrée en matière malgré un début un peu étrange. Dommage pour le prénom de Sinead, je ne l'aime pas du tout. Le décor me semble excellent avec des deux hémisphères et des gardiens géants, empêchant les guerres, il faudrait parler une fois de leur origine ce sera peut-être dans un autre volume. En tout cas cette BD est belle, le dessin est beau et original. L'histoire n'est qu'a ses prémices. La suite semble promettre de belles choses. Je recommande dans tous les cas...

    Franckchen Le 27/08/2018 à 11:31:32
    Last Hero Inuyashiki - Tome 1 - Vol. 1

    Je suis resté scotché pendant les 10 tomes. Impossible de décoller de la série avant de l'avoir bouclée !

    On peut reprocher à ce manga de se lire très rapidement, mais on est tellement dans l'univers, que les pages défilent à une vitesse !!

    Le dessin est extraordinairement fin, à base de 3D modelling, et incrustation des dessins dessus. On aime ou pas. En tout cas, cela donne un environnement hyper réaliste. MAGNIFIQUE.

    Le lecteur appréciera aussi l'immersion dans le Japon moderne et une utilisation intelligente des pouvoirs des supers robots pour aller bidouiller toutes les nouvelles technologies : les "héros" exploitent à fond toutes leurs capacités pour le meilleur comme pour le pire.

    Enfin, morale intéressante puisque le vieux décrépi devient l'idole nationale. J'ai envie de croire à un message qui serait : une meilleure compassion fraternelle entre les humains. Car on ne sait finalement pas qui est un héros ou un blaireau. Bref, aimez-vous les uns les autres et ne vous fiez pas (trop) aux apparences. :bisou:

    ---
    Hâte que ce mangaka sorte une série de cette qualité ! :food:

    thieuthieu79 Le 27/08/2018 à 09:44:12
    Il faut flinguer Ramirez - Tome 1 - Acte 1

    J'ai longuement hésité à acheter cet album quand il est sorti. Les multiples critiques positives m'ont fait franchir le pas, et je ne regrette vraiment pas. Cet album est digne d'un bon film Américain, tant dans le scénario que dans le dessin, la couleur et même toute la lourde mise en scène autour de l'album. En effet, celle ci est particulièrement réussie. L'album est composé d'une introduction, de chapitres, de pages de pub, d'un résumé du prochain épisode, d'un générique, et d'un bonus sur le réalisateur Nicolas Pétrimaux... Même la couverture en jette et annonce d'emblée la couleur.
    Le mélange d'action et d'humour des années 80 est très réussi. L'histoire est constituée d'un ensemble de petites choses, de petits détails qui nourrissent l'album (le fait que Ramirez soit muet, qu'il répare des aspirateurs, qu'il est une voiture pourrie, que les méchants soient un peu neuneu...).
    Pour son premier album, l'auteur nous livre un album totalement abouti et particulièrement réussi. On a hâte de découvrir la suite.

    Cyber_wolf22 Le 27/08/2018 à 01:58:07

    Lecture terminée. Pas mauvais, loin de là mais pas excellent non plus. Peut-être considéré comme la première grande aventure de Spirou. L'histoire est intéressante, surtout à partir du tiers de l'album mais j'ai surtout eu beaucoup de difficultés avec les dessins. Je considère ceux-ci trop caricaturales, un style avec lequel j'ai beaucoup de difficultés.


    Je lui donne quand même un 6.5/10.

    sebastien01 Le 26/08/2018 à 23:14:34
    Ultimates (Marvel Deluxe) - Tome 3 - Independence Day

    Après qu’Hulk et Thor aient été écartés des Vengeurs, c’est au tour du reste des super-héros d’entrer en scène dans ce troisième Deluxe non sans quelques surprises mais aussi une bonne dose de violence gratuite et peu commune chez les super-héros. Il y a manifestement quelque chose qui cloche dans leur équipe et rapidement Loki et les "Libérateurs" sortent du bois pour une gigantesque bataille qui durera jusqu’au terme de cette seconde saison des Ultimates (Ultimates 2 2005, #7-13).

    Disant agir en représailles à l’interventionnisme américain – une justification en lien avec le propos latent développé jusqu’alors –, ces Libérateurs ne sont malheureusement que des antagonistes bien peu originaux des Vengeurs (la Dynamo pourpre vs. Iron Man, l’Abomination vs. Hulk, Perun vs. Thor, Abdul Al-Rahman vs. Captain America, Hurricane vs. Vif-argent et Swarm vs. la Guêpe). Il eut été plus intelligent, mais peut-être moins vendeur auprès des amateurs de comics, d’imaginer une menace plus subtile et en lien avec la diplomatie des Etats-Unis post 11-septembre. D’autant plus qu’à tous ces super-héros et super-vilains, s’ajoutent encore les super-soldats européens, les surhumains bons et méchants, les Rocket Men, les Giant Men, les robots du Dr. Pym, les Quatre Fantastiques et Spider-Man, le bestiaire d’Asgard et les Vikings...

    Si Bryan Hitch reste au top (avec notamment une impressionnante planche en huit volets), Mark Millar termine cette seconde saison par du grand n’importe quoi, un scénario qui se résume à une stupide mêlée doublé d’une véritable overdose super-héroïque. Et les séquences émotion conclusives pour Iron Man et Captain America ne suffisent pas à sauver l’histoire.

    sebastien01 Le 26/08/2018 à 23:14:17
    Ultimates (Marvel Deluxe) - Tome 2 - Secret d'État

    Dans ce deuxième Deluxe (Ultimates 2 2005, #1-6), on retrouve les Ultimates dans la continuité de leur première série. Ainsi, Bruce Banner est jugé pour le massacre qu’il a commis précédemment en tant que Hulk, les médias continuent de s’interroger sur la pertinence du maintien d’une équipe de super-héros et, surtout, le thème déjà évoqué de l’interventionnisme américain revient au premier plan avec Captain America en Irak puis encore ailleurs au Moyen-Orient ou Thor en manifestant "pacifiste".

    Du côté des nouveautés, sont introduits des super-soldats européens, les surhumains réservistes et les "Defenders", sorte de super-héros sans super-pouvoirs auxquels Hank Pym, alias Ant-Man, ex-Giant Man, tente de se raccrocher. Une multiplication à outrance des super-héros en quelque sorte ; pas les meilleures idées de Mark Millar mais heureusement il ne s’agit que d’intrigues mineures. En ce qui concerne la partie graphique, Bryan Hitch est toujours très appliqué et aurait mérité un encrage plus relâché et une colorisation moins mainstream.

    Pour finir, un gros bémol en ce qui concerne l’édition. D’une part, contrairement au T1 qui proposait l’intégralité des treize épisodes de la première saison des Ultimates, ce T2 n’en propose que la moitié et il faut se reporter au T3 pour lire la suite. D’autre part, par compensation, Panini a jugé bon d’inclure en fin d’ouvrage trois épisodes sans lien avec l’histoire que nous venons de lire (Ultimate Marvel Team-Up 2001, #2-3 et #14) ; soit une soixantaine de pages de bagarres diverses dessinées dans un style cartoony, du pur remplissage.

    sebastien01 Le 26/08/2018 à 23:13:42
    Ultimates (Marvel Deluxe) - Tome 1 - Super-Soldat

    Avec les Ultimates, Mark Millar et Bryan Hitch modernisent les Vengeurs. En s’affranchissant de la continuité, cette première série (Ultimates 2002, #1-13) offre un très bon point d’entrée dans l’univers Marvel : les super-héros traditionnels se voient attribuer de nouvelles personnalités moins manichéennes, évoquent des thèmes plus adultes et sociétaux qu’à l’accoutumée et évoluent dans le monde contemporain d’alors (l’administration Bush, la guerre contre le terrorisme et son coût faramineux).
    Ainsi, l’équipe se renouvelle : Nick Fury est fourbe et devient noir (sous les traits de Samuel L. Jackson, celui-ci interprétera d’ailleurs le personnage au cinéma quelques années plus tard), Iron Man est séducteur, blagueur et alcoolique, Hulk est une brute meurtrière à tendance cannibale et Thor est dépeint en altermondialiste ; seul Captain America reste le patriote un peu vieux jeu qu’il a toujours été. Se greffent également à l’équipe Hank Pym alias Giant Man, Jan Pym alias la Guêpe et, plus en retrait, la Veuve noire, Œil de faucon, la Sorcière rouge et Vif-argent.

    La première moitié de la série est de loin la plus intéressante à lire. L’équipe est introduite pas-à-pas sans qu’aucune connaissance préalable de l’univers Marvel ne soit nécessaire et on y découvre un Bruce Banner – déçu par l’échec de son programme de recherche sur le sérum du super-soldat, jaloux de la réussite des Pym et touché par son éloignement d’avec Betty Ross – qui redevient Hulk et commet un massacre dans le but de mettre en service les Ultimates alors désœuvrés. Un membre des Vengeurs comme première menace constituait une très bonne idée. Puis, une dispute du couple Pym permet de traiter du thème de la violence conjugale et de la réponse complexe à y apporter (violence, compassion, amour à redécouvrir). Cependant, la seconde histoire ne brille pas par sa subtilité et, en éludant quelques péripéties, se résume à une grosse bagarre entre les Vengeurs et des extraterrestres mi-Chitauris mi-nazis.

    Tant par la modernité du scénario de Mark Millar que par le dessin très, voire trop, soigné et détaillé de Bryan Hitch, ce premier Deluxe consacré aux Ultimates constitue une très bonne série de super-héros. Toutefois, elle n’est pas sans défauts : la caractérisation se montre simpliste (Captain America est un militariste et Hulk un bourrin), les thèmes sociétaux – tels que la violence conjugale ou l’interventionnisme – sont survolés et, au final, entre Hulk, Giant Man et les extraterrestres, la moitié du bouquin est consacré aux affrontements.

    pysa Le 26/08/2018 à 22:50:47
    Gueules cassées - Tome 1 - Au bénéfice des lâches

    Au sortir de la grande guerre, une amitié insolite habite deux anciens combattants, le français Augustin Dagneau et l'allemand Noah Feuchtner. Ils enquêtent sur le pillage des champs de bataille. L'intrigue est intéressante mais les dessins manquent de profondeur.

    Cyber_wolf22 Le 26/08/2018 à 22:08:03

    Après l'excellent "Le journal d'un ingénu" d'Émile Bravo, la pression devait être forte sur les auteurs qui avaient la lourde tâche de succéder à un tel album !

    Je crois qu'on peut dire que c'est mission accomplie. Ainsi, cet album se déroule pendant la seconde mondiale, soit quelques années après celui de Bravo qui, lui, était un prélude à la guerre qui allait se déclarer. Je peux dont dire que le ton et l'ambiance de cette BD sont pratiquement les mêmes que le tome précédent.

    La grosse différence pour moi entre ces deux albums, c’est probablement les personnages auxquels je me suis beaucoup moins attachés que ceux du tome 4, à l'exception de Spirou bien sûr qui lui fait montre d'un courage qu'on s'est habitué à côtoyer lors de ses différentes aventures.

    Sans atteindre la qualité exceptionnelle du Journal d'un ingénu, le 5e album s'en tire très bien. Un très bon 7.5/10.

    judoc Le 26/08/2018 à 20:03:23
    Il faut flinguer Ramirez - Tome 1 - Acte 1

    La grande classe !

    Un dessin vif et dynamique accompagné d’un scénario de la même trempe. Bourré d’action, d’une multitude de personnages charismatiques et dopté d’un ton décalé qui ferait presque rougir notre Fabcaro national. Une BD à ne pas raté !

    Cyber_wolf22 Le 26/08/2018 à 18:36:59

    Ce troisième intégral conclut de façon magistrale cette épique histoire horreur-fantastique de la famille Locke.

    Dans cette saga qui s'étire sur plus de 200 ans, on y apprend l'origine de la fabrication des clés et la raison pour laquelle ceux -ci ont été conçues. On y apprend également le destin funèbre de ce qui a amené Luke "Dodge" Caravaggio à devenir aussi diabolique. Toutes les questions amenées lors des deux premières intégrales trouvent réponses dans cette conclusion, disons-le, tout simplement magistrale !

    Les dessins, que dire des dessins, ils sont effrayants, ils sont aussi lumineux qu'ils peuvent être sombres, ils sont surtout majestueux, ils sont parfaits.

    Tout dans cette œuvre inspire le respect et l'admiration, et celle-ci doit faire partie du panthéon de la littérature au même titre que les meilleurs romans littéraires. "Masterpiece" !

    Sans hésitation, ça mérite la perfection ! 10/10

    kergan666 Le 26/08/2018 à 18:11:04

    j'ai beaucoup aimé cet album que je n'ai pu abandonner avant d'arriver à sa fin.
    les dessins conviennent parfaitement à l'atmosphère sombre de l'histoire.
    le scénario laisse place à l'imagination du lecteur qui peut chercher par lui même les innombrables questions restées sans réponses.
    un bon album que relirai avec grand plaisir.

    pysa Le 26/08/2018 à 16:17:57

    Denis est musicien et le succès pourrait enfin frapper à sa porte. Pourtant un mauvais rêve le hante . Dieter et Emmanuel Moynot signent polar désabusé. Les dessins sont sombres, gris avec quelques tâches bordeaux, comme l'intrigue.

    ledaic Le 26/08/2018 à 11:58:07
    Tintin - Divers - Tome 50 - Le timbre voyage avec Tintin

    Analyse et décryptage de l'univers tintin au fil des pages.
    Les timbres sont illustrés par les personnages de la série.

    Milou le viking Le 26/08/2018 à 11:28:44
    Blake et Mortimer - Tome 6 - La marque jaune

    Une bédé ancienne dont le style n'a plus aucun rapport avec ce qui se fait aujourd'hui. Sans doute à réserver aux bédéphiles chevronnés dont je ne fais pas partie.

    Une très mauvaise expérience pour moi! Et une énorme déception vu l'engouement pour cette série, et pour cet album plus particulièrement.

    Comme de nombreux lecteurs, je suis rebuté par la lourdeur de chaque pages. Pour moi autant de description par case et de dialogue par bulle, c'est n'avoir rien compris au concept de la bande dessiné dans laquelle on recherche un équilibre, une symbiose entre image, texte et scénario, aujourd'hui parfois même sans texte. Une faute pardonnable pour une BD datant des débuts de la bande dessinée, et qui reste malgré tout une oeuvre majeur sans plus être une référence.

    Mais le style même du texte est une horreur. Et là il n'y a pas d'excuse, la littérature existait depuis plus de 2 millénaires.
    A pratiquement chaque page, on trouve un "Cependant...", un "Aussitôt...", un "Tandis que..." et souvent plusieurs fois par page sans compter la lourdeur des adverbes. J'ai failli vomir quand j'ai avalé un immonde "Cependant, tandis que...".
    Là j'ai refermé le livre et me suis efforcé de ne pas le brûler directement. Après tout, n'est-ce pas un chef-d'oeuvre ? On ne peut pourtant pas dire que le dessin sauve la mise.

    Malgré le respect que j'ai pour le grand âge de cette oeuvre, je ne peux pas me résoudre à donner autre chose que la pire note pour ma pire expérience bédéthesque. Il s'agit de la seule BD que je ne suis pas parvenu à terminer.

    Au Fil des Plumes Le 26/08/2018 à 11:20:46
    Museum - Killing in the rain - Tome 1 - Volume 1

    Sawamura enquête sur de mystérieux meurtres qui visent à rééquilibrer la justice. Les scènes de crime sont sanglantes et violentes. C'est gore à souhait.

    Le scénario est diabolique. Je suis rentrée dedans de suite et j'ai vu la fin de ce tome 1 arriver avec tristesse. Ce premier tome donne effectivement le ton et donne vraiment envie de découvrir la suite. L'histoire est le point fort de ce manga.

    Il y a néanmoins certains bémols. Les personnages sont sous- exploités, ce qui est vraiment dommage. Nous découvrons à peine Sawamura mais cela semble normal car il y a plusieurs tomes. D'autres personnages, passent sans réellement marquer l'histoire et j'avoue que cela m'a déçu.

    Autre bémol, tout arrive trop vite. Ce que j'apprécie dans les thrillers, c'est le fait que tout prend le temps de s'installer de façon subtile. Certes, ici ce n'est pas le format roman et les impératifs sont différents mais j'aurai nettement préféré que l'auteur prenne le temps de faire les choses et que le suspens s'installe.

    L'esthétique est typique du manga. Néanmoins, dans cet opus, la  noirceur domine. C'est sombre et glauque à souhait.

    http://aufildesplumesblog.wordpress.com

    Shaddam4 Le 26/08/2018 à 10:05:25
    Renato Jones - Tome 1 - Saison une : Les Un%

    Lors de la sortie de l'album l'éditeur Akileos, plutôt doué pour dénicher des perles souvent assez graphiques, avait mis le paquet en com' et le relais blogs et réseaux sociaux avait été excellent. L'ouvrage étant lu en numérique grâce à ma collaboration avec l’éditeur, je ne peux pas faire de commentaire sur la fabrication. Le travail de maquette et de mise en page (de l'auteur) en revanche est particulièrement recherché et vire même presque au concept (on retrouve un peu la démarche de Nicolas Petrimaux sur Il faut flinguer Ramirez), avec de fausses publicités et des doubles pages très design qui débordent très largement les pages de titres de parties.

    Renato Jones est l'héritier d'une grande fortune... sale. Vivant dans le monde des 1%, un monde de cynisme, de violence et de plaisirs orgiaques, il assume également le costume de justicier parti en croisade pour éliminer ces abus. Et pour éliminer il faut tuer!

    Graphiquement Kaare Kyle Andrews est dans une filiation assez directe du Frank Miller de Dark Knight et Dark Knight returns... ce qui implique un trait assez années 80. La filiation ne s'arrête pas là et je qualifierais directement l'auteur de fils spirituel du dessinateur de Sin City, aussi paradoxalement que cela puisse paraître: si Miller est connu pour ses positions réactionnaires qui avaient fusionné avec les options expéditives du Batman dans les années 80, Andrews se cale dans le sillage d'Occupy Wall Street en proposant avec Renato Jones une des BD les plus politiques qui soient! C'est d'ailleurs la principale qualité de cet album que sa radicalité totalement punk à une époque d'ultralibéralisme triomphant.

    Pour l'habillage, Renato Jones est un Batman politique et politiquement incorrecte, totalement émancipé du comic code authority, un Batman que même un Alan Moore n'aurait pas fait. Milliardaire incarnant ce qu'il traque, il est formé par le majordome pour venger les pauvres et assassiner les plus démoniaques des 1%.

    Andrews est énervé et entre des fausses publicités pour objets de luxe en mode photo (très drôles) il propose des scènes de massacres au découpage apocalyptique, pas toujours évident à lire avec son trait parfois grossier, mais terriblement imaginatif et recherché! L'album (et son justicier) est très poseur (on reste dans le style super-héros) et le jeu sur les plans, les contrastes et les textures est vraiment remarquable. Je ne dirais pas que Kaare Kyle Andrews est un grand dessinateur (son trait reste assez grossier, comme celui de Miller) mais il est un remarquable maquettiste et designer. Par exemple l'ensemble des séquences présentant l'enfance de Renato sont habillées de trames et fausses pliures qui donnent un aspect de vieille BD et qui ajoute de la classe à la lecture.

    Honte d'être riche? C'est lui qui vous jugera... Renato Jones, justicier de luxe"

    Le discours en mode Punisher pourra choquer certains même si les personnages éliminés sont tout abominables. Mais l'auteur assume son propos: nous avons affaire à des vampires assoiffés de sang, de sexe et de pouvoir que rien ne peut arrêter. Face au mal il ne faut pas tergiverser. Dans un scénario sommes toutes assez linéaire la subtilité arrive avec l'amie d'enfance du justicier, fille d'ultra-riche et totalement aliénée par son univers fortuné. Renato se retrouve à aimer une personne incarnant ce qu'il abhorre... La fin de l'album, très maîtrisée, donne envie de lire la suite et posant un rebondissement un peu tardif selon moi.

    Ce premier volume très rafraîchissant montre (comme un Lupano en rogne) que la BD peut être un loisir tout en prenant position dans le monde cynique qui nous entoure. Graphiquement original bien qu'imprécis, Renato Jones apporte la même nouveauté de ton et de traitement que le Dark Knight de Frank Miller Jadis. D'une lecture un peu complexe du fait d'un découpage haché mais diablement intelligent, il me fait penser, dans un genre moins intello, au récent Black Monday Murders, pour sa puissance évocatrice et sa capacité à proposer un album sorti de tout compromis. Une belle découverte.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/20/renato-jones-1

    Shaddam4 Le 26/08/2018 à 10:03:04

    L'album que j'ai lu est l'intégrale de 2010, identique à celle de 2008 avec notamment des pages complémentaires en fin d'album et un DVD contenant le reportage vidéo de la chef d'équipe MSF. Seule la couverture change et pour les raisons que je vais expliquer plus bas je trouve celle de 2008 bien plus pertinente. Je regrette l'absence de préface ou d'introduction expliquant la genèse de l'ouvrage et du voyage lui-même, ce qui aurait permis de rentrer plus facilement dans l'album. L’ensemble est propre mais un peu austère, comme souvent chez Air Libre et peut-être volontairement dans l'esprit "docu".

    En 1986, pendant l'occupation soviétique d'Afghanistan, MSF commande un reportage photo à un jeune photographe autodidacte, Didier Lefebvre. Celui-ci accompagnera pendant plusieurs mois cette mission partie du Pakistan et entré clandestinement en Afghanistan vers une vallée totalement isolée du nord du pays. Un voyage éprouvant pour les corps et pour les esprits, à travers des montagnes de plus de 5000 m, dans le dénuement total de coins qui semblent sortis de l'histoire. Une aventure humaine incroyable.

    Le Photographe fait partie des albums que les amateurs de BD savent devoir lire un jour, qu'ils voient fréquemment sur les étales des libraires et les rayons des bibliothèques. Une histoire primée partout, y compris à l'étranger, montrant que seul le monde de la BD a pu rendre compte de cette incroyable odyssée dont très peu de publication photo a pu être faite. C'est sidérant tant on a conscience en fermant l'album que nous sommes en présence d'une œuvre journalistique de niveau mondial, parmi les plus grandes, les plus fondamentales. C'est l'histoire de l'essence des choses, d'hommes et de femmes brillants, voués à des carrières bien rémunérées de chirurgiens, qui quittent tout pour partir à pied clandestinement dans un pays en guerre habité par des hommes aussi hospitaliers que frustes, dans un périples de plusieurs centaines de kilomètres à travers une montagne qui peut vous tuer de mille façons et qui vivront plusieurs semaines dans un village sorti du moyen-âge et où la compétence médicale qu'ils apportent change quelques vies parmi de nombreuses vouées à la maladie, le handicap, la mort.

    Le don de ces humanitaires est proprement incroyable tant les risques qu'ils prennent seuls paraît disproportionné avec le peu qu'ils procureront. Mais les quelques récits de blessés que nous présentent l'album suffisent sans doute à convaincre ces véritables héros de la pertinence de leur mission. Une fois repartis, les paysans et Moudjahidin retourneront à leur isolement mais ils auront appris quelques rudiments de soins et de précautions. C'est peu, très peu, mais tellement à la fois pour ces quelques vies sauvées. La lecture des quelques textes post-face racontant ce que sont devenus les différents personnages du documentaire est indispensable et montre le cynisme de ce monde où toutes les stars du Show-bizz sont décorées de la légion d'honneur quand ces gens, donnant de leur personne, sans rien attendre, sans soutien d'aucun État, retournent ensuite à leur anonymat. C'est honteux et renforce encore la puissance de cette aventure.

    On retrouve pas mal de points communs entre cet album et La lune est blanche d'Emmanuel Lepage accompagné de son frère photographe François: le récit en directe avec ses incertitudes, contretemps et vides (assumés en considérant que tout est intéressant dans un récit de voyage), l'alternance de photos et de dessins, l'aventure extrême d'un périple au jour le jour au bout du monde... La principale différence (et de taille) c'est le dessin. Autant Lepage est reconnu comme un très grand dessinateur proposant des planches superbes qui valent pour elles-même, autant je n'ai pas du tout accroché au dessin de Guibert. On va dire que c'est une histoire de goût et que dessiner une telle odyssée sur les seuls témoignages du photographe, sans aucune base autre que les photos rapportées ne doit pas être évident pour un illustrateur. Mais autant je reconnais sa qualité sur La guerre d'Alan, autant ici les planches sont vraiment minimalistes et n'apportent selon moi pas grand chose à un récit photographique qui aurait pu être dispensé de dessins. L'auteur sait reproduire assez fidèlement les visages des protagonistes mais graphiquement j'ai trouvé cela pauvre.

    Guibert, à l'origine de ce projet, explique que l'objet de l'album était un hommage à Didier Lefebvre (décédé juste après son prix à Angoulême) et à son aventure en même temps qu'à celle des gens de MSF, les dessins n’étant là que pour combler les trous. Cela n'aurait pas empêché d'apporter une plus-value graphique et artistique. Dommage. Mais Le Photographe reste, en tant que documentaire photographique une expérience majeure de lecture et un magnifique projet empli d'humanité. Un album qui pose également la question du statut de documentaire BD lorsqu'on connaît certaines techniques de dessin repassant sur des photo ou des expériences comme La fissure, "docu BD" fait exclusivement à partir de photos (que je chroniquerais bientôt ici)...

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/19/le-photographe

    Shaddam4 Le 26/08/2018 à 10:00:18
    Freaks' Squeele - Funérailles - Tome 2 - Pain In Black

    J'ai beaucoup aimé le premier tome, du coup j'enchaîne (toujours plus confortable de lire une série dans la foulée). Pour le descriptif matériel se reporter à la critique du tome 1. La tranche du premier volume arborait un profile de Spartacus, ici celui de l'Araignée et l'ensemble proposera une frise continue du plus bel effet. J'aime toujours quand l'éditeur porte attention au rangement des séries dans l'étagère.

    Une idée en passant, vu que l'on est sur un format comics et que la série principale regorge d'annexes texte et images originaux, ce serait très agréable d'avoir des bonus, sur Funérailles...

    Les deux frères ont été séparés, l'un envoyé à l'académie formant l'élite dirigeante de Rem, l'autre au camp militaire où l'on prépare la chair à canon des légions de la République. Ne perdant pas de vue leur serment de faire tomber cette République, ils poursuivent leur apprentissage tout en tisant des liens avec de futurs alliés. Pendant ce temps, leur mère, ravagée par le désespoir de l'exécution de Spartacus, retourne dans le château familial où des révélations l'attendent auprès de la matriarche du clan...

    La structure du récit de se second tome est assez simple, répartie entre Scipio d'un côté, Pretorius de l'autre, la veuve noire enfin. Les deux héros vont parfaire leurs capacités et démontrer qu'ils sont des leaders. L'album s'attarde plus sur Pretorius dont la conviction en fait une menace pour l'institution militaire qui ne considère les gueules cassées que comme de la piétaille bonne à aller mourir sur le champ de bataille. L'inspiration de cette partie est clairement celle des films sur le Vietnam, comme l'illustre le titre inspiré de la chanson des Stones (et rattachée à la guerre asiatique) et les jeux de mots (toujours!) sur le Nam', qui est ici la République de Namor, éternel rivale de Rem. On a ici une ambiance de caserne qui colle bien à l'humour de l'auteur et correspond plus à la série mère que les séquences dans la haute société. La grande force de la série reste les personnages, divers, attachants et bien caractérisés. On est ici en terrain connu mais les différentes séquences de constitution d'un groupe de fidèles à Pretorius sont parfaitement menées et intéressantes.

    La partie sur Scipio nous révèle de nouvelles informations concernant le fonctionnement de la République et voit l'arrivée d'un alter-égo, Aelius le héros parfait que le caractère rebelle de Scipio mets en danger malgré leur amitié. Cette partie nous propose surtout une magnifique séquence d'action magique sur des planches noir et blanc tramées (style manga) qui donnent un effet très original et permettent d'apprécier les encrages toujours aussi magnifiques de Maudoux. Les manigances autour de l'Araignée permettent enfin de comprendre la conspiration politique qui a lieu pour la prise de pouvoir sur la religion d’État et nous en apprennent plus sur les règles génétiques très particulières de cette société: il semblerait que les femmes n'accouchent pas toujours de jumeaux et que ceux-ci fusionnent parfois en un seul être tel Janus...

    Florent Maudoux élargit sa palette sur cet album en proposant une variété très riche (qui prépare son futur Vestigiales): une couverture peinte de toute beauté, des intérieurs tantôt colorisés, tantôt noir et blanc, des planches en effet crayonné, d'autres très encrées... tout cela est très riche et varié avec une qualité moyenne très élevée. Je remarque également l'utilisation d'effets de flous et d'une économie sur certains arrière-plans quand d'autres (architecturaux notamment) sont très fouillés. Ce n'est pas du tout problématique et l'aspect général est vraiment très beau, avec quelques séquences sexy pour agrémenter le tout.

    Cette série est décidément remarquable d'équilibre, chaque tome étant très bien défini et abordant un genre spécifique tout en faisant progresser l'intrigue générale et la découverte de l'univers. Si j'avais quelques réticences sur Freak's Squeele, Funerailles montre que Florent Maudoux est un remarquable scénariste et j'ai hâte de continuer ma découverte de la geste de Scipio et Pretorius!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/15/pain-in-black

    Shaddam4 Le 26/08/2018 à 09:57:45
    Je, François Villon - Tome 1 - Mais où sont les neiges d'antan ?

    Le travail éditorial n'a rien de particulier (on est chez Delcourt). Les albums sont en grand format, très aéré, les couvertures de Luigi Critone sont très belles et homogènes (j'aime bien quand les couvertures d'une séries suivent une ligne). Les chapitres au sein de chaque album reprennent quelques vers des poèmes de Villon.

    François Villon naît le jour du bûcher de Jeanne d'Arc, à Paris, d'une pauvre mère qui ne survivra pas longtemps à une Justice expéditive pour les gueux. Pris sous l'aile d'un clerc qui lui procurera formation universitaire et situation, Villon, jeune étudiant rebelle écrira des poèmes relatant sa vie et celle de ses congénères et qui entreront dans la postérité.

    Lorsque Jean Teulé publia son ouvrage sur l'illustre écrivain médiéval puis Critone son adaptation en BD j'ai eu l’œil attiré par ces superbes couvertures et par le fait que j'ai étudié Villon pendant mes études. L'idée d'une illustration de sa vie dissolue en BD m'a tenté et j'ai heureusement trouvé la trilogie en bibliothèque. Et je dois dire que c'est une très belle adaptation que propose un dessinateur que je ne connaissais pas et dont le trait et les couleurs marquent la rétine et donnent envie de voir ce qu'il proposera ensuite. Alternant les dessins classiques mais très fins et lavis, il maîtrise parfaitement différentes techniques et propose de vastes pages très lisibles et belles à regarder. Ses arrière-plans sont soit en peinture directe soit en encrages très détaillés et donnent une vie à ce Paris médiéval que l'on ne se lasse pas de redécouvrir. Malgré un trait plus classique et moins sombre que celui de Ronan Toulhoat, j'ai trouvé pas mal de ressemblance avec la série le Roy des ribauds, dans la peinture de la vie des bas-fonds, la justice expéditive aux mains des puissants et la façon qu'ont les pauvres de jouer du système de classes pour parvenir à leurs fins. C'est une existence dure et violente où la vie n'a que peu de valeur, qui nous est contée.

    Ce premier volume est très enthousiasmant. Pour une adaptation littéraro-historique (pas franchement grand public en général), le travail de Luigi Critone remplit parfaitement la double tâche de proposer un ouvrage accessible, attrayant et beau. Le cadre du Moyen âge et de ses petites gens a déjà maintes fois été adapté. Pour ma part la version de Notre-Dame de Paris de Recht (qui sort en fin d'année un Conan qui s'annonce énorme) et le Roy des Ribauds donc m'ont beaucoup plu. On a ici en plus l'idée (fausse mais tenace) que la vie de Villon est plus historique que des ouvrages de pure fiction. On s'attache très vite à ce pauvre gamin jeté très tôt dans le malheur de la vie médiévale d'où son choix de se vouer corps et âmes à ses passions et de croquer ce que la vie peut lui apporter. Ce tome nous relate donc l'apprentissage, de l'amour, de l'espièglerie, du courage et enfin cette tentation d'entrer dans une confrérie criminelle dirigée par un personnage que Toulhoat reprendra visiblement dans sa trilogie.

    Ce qui ressort (outre les dessins superbes donc) c'est la violence de cette société marquée par une justice qui décide très vite d'une main coupée ou d'un ensevelissement vif! Cette chronique de la vie d'en bas m'a fait penser par une certaine compassion dénonciatrice au Manga Innocent de Shin'ichi Sakamoto, qui dépeint crûment ces tortures et exécutions baroques et atroces que l'on a du mal à imaginer comme habituelles. Un très bel ouvrage qui nous fait voyager dans le temps et donne envie d'en savoir plus sur l'un des auteurs majeurs de la littérature française.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/08/22/je-francois-villon

    pysa Le 26/08/2018 à 00:04:47

    Wayne Redlake apprend que son ami et associé Dudley Barnes a été assassiné. Il veut le venger. Western mexicain violent et désabusé.

    pysa Le 25/08/2018 à 22:29:23

    Une mine d'or peu rentable et un braquage de train au programme de ce western signé Olivier Vatine. L'histoire est classique mais les dessins sont efficaces.

    misterjac Le 25/08/2018 à 20:25:45

    je le possède en plus ou moins bonne état et voudrais le vendre me contacter sur jacquyl@hotmail.com si intéressé je suis de belgique

    Cellophane Le 25/08/2018 à 18:03:16

    J’ai eu du mal à entrer dans la BD (jusqu’au 4/5ème environ, c’est dire…).

    D’un côté, il y avait les dessins, qui étaient de très bonne qualité, présentant un monde futuriste crédible et intéressant. Un petit style vieillot, peut-être, dans le trait, volontairement certainement, mais qui ne m’a pas totalement emballé.

    De l’autre, il y avait le scénario.

    D’abord, il était un tout petit poil complexe à suivre. Mais surtout, ensuite, parce que je ne comprenais ni la cohérence ni la pertinence de l’histoire.

    Spirou qui est le frère de Seccotine, petit-fils du Comte de Champignac, avec tout un tas de lien bizarre entre les personnages…

    J’ai eu énormément de mal à me dégager de ça, à me demander « mais pourquoi ils ont pris Spirou pour compliquer cette histoire futuriste qui aurait pu être très bien si elle avait raconté une histoire One Shot ??? ».

    Et puis, il y a la fin…

    La fin qui justifie toute l’histoire et qui est absolument excellente, faisant passer cette BD d’un gros « bof » à un grand « Ah ! Ouais, quand même ! »

    Ne pas se décourager, donc, la fin est bonne !

    Cellophane Le 25/08/2018 à 17:28:05
    Ralph Azham - Tome 11 - L'engrenage

    L’épisode est, comme toujours bien construit.

    Les dessins restent égaux à eux-mêmes, efficaces, simples mais probants.

    Il y a, toujours, de l’imaginaire, de bonnes idées, une nonchalance de Ralph qui fonctionne bien…

    Mais pourtant, j’ai de plus en plus de mal à entrer dans l’histoire. Ça m’intéresse de moins en moins.

    Peut-être parce qu’il n’y a plus d’aventures majeures, d’épopées, de véritable chemin initiatique : Ralph est devenu dirigeant, c’était intéressant de le voir y parvenir. Gouverner, ça m’intéresse beaucoup moins.

    Pourtant, on a notre petit lot de surprises mais c’est moins palpitant…

    Cellophane Le 25/08/2018 à 15:47:42
    Marsupilami - Tome 31 - Monsieur Xing Yùn

    On dirait qu’il y a deux albums dans cette BD.

    D’abord, l’histoire de monsieur Xing Yun qui, si elle fait penser à Vito la déveine dans Spirou et Fantasio, reste agréable à suivre car amusante, pleine d’inventivité et d’humour.

    Et puis, il y a la seconde histoire – qui n’en est même pas une. C’est la description, laborieuse et interminable, du caractère des Marsupilami. On a tous les adjectifs possibles, illustrés de toutes les façons possibles.

    Les deux ou trois premières fois, c’est amusant. A la vingtième, je n’en pouvais plus.

    Alors qu’il aurait été tellement plus intéressant de développer l’histoire de Xing Yun et comment il parvient à obtenir des poils de marsu, ou ce qu’il advint après…

    A moitié satisfaisant.

    Aswin Le 25/08/2018 à 15:44:36
    Charlotte Impératrice - Tome 1 - La Princesse et l'Archiduc

    Je trouve le sujet assez prenant. Une princesse historique belge oubliée ou juste pas vue dans les cursus scolaires (il y a plein d'autres princesses européennes au destin tragique), qui vit un conte de fée et qui finalement vivra une triste descente aux enfers, tout ça raconté par Nury, moi je dis bravo! Nury a le talent de choisir ces personnages tourmentés et de les rendre intéressants. Le dessin arrondi de Bonhomme lui a l'avantage de rendre la BD accessible au grand public. Perso j'ai du mal à lire des BD de Napoléon ou autre collection historique chez Glénat pcq justement j'ai du mal avec le trait de dessin employé et l'histoire qui suit pas. Voilà voilà, pas la BD du siècle mais tout de même le début d'une bonne saga, je trouve. Et puis je suis Belge c'est peut-être pour ça que le sujet m'attire un peu plus!

    pysa Le 25/08/2018 à 15:42:44

    Intégrale de la saga des Feux d'Askell comprenant les trois premiers tomes et les premières planches du quatrième volume inachevé. L'intrigue d'Arleston est rythmée et prenante. Les dessins de Mourier sont réussis. L'ensemble est parfois un peu lourd mais la lecture est plaisante.

    Cellophane Le 25/08/2018 à 15:35:21
    Dad

    Je n’ai pas bien saisi le total intérêt de l’objet.

    Sournoisement, je me suis dit (et de la pub a été faite en ce sens), que c’était la chose idéale à vendre à la fête des pères et qu’il y avait un côté bizness là-dessous – ce qui n’est peut-être pas le cas mais ce fut le plus évident.

    Parce que les conseils qu’on y trouve sont souvent assez basiques ou évidents.

    Les illustrations sont rarement hilarantes et se bornent, finalement, à être des illustrations.

    Les sujets ne sont pas particulièrement originaux.

    C’est un album qui se lit un peu comme un magazine chez le médecin, on n’apprend pas grand-chose mais ça fait passer le temps…

    Du coup, malgré le format réfléchi (un thème par double page, une bande en bas pour faire des clins d’œil amusants), je suis totalement passé à côté.

    Cellophane Le 25/08/2018 à 15:20:52
    Boni - Tome 1 - La dernière bouchée de carotte

    Boni, c’est des petits strips humoristiques en 3 cases, comme il en existe partout.

    Le dessin y est ultra simpliste mais possède un style propre qui donne une identité à la série, avec un côté rond plutôt agréable.

    Les personnages sont plutôt diversifiés dans la forme et le caractère, identifiables et pas mal trouvé.

    Mais comme toute série de ce genre, il y a du bon, du moins bon, du banal…

    L’humour est souvent gentiment cynique, parfois limite scato, tendance noir.

    L’ensemble se lit assez agréablement même si ce n’est pas l’album qui révolutionnera le genre.

    Cellophane Le 25/08/2018 à 15:05:01
    Les cavaliers de l'apocadispe - Tome 1 - Les cavaliers de l'apocadispe maîtrisent la situation

    J’adore Libon.

    Du coup, même si les histoires peuvent être inégales, moins intéressantes, je m’en fiche : j’aime.

    Je trouve son humour absurde et faussement enfantin toujours percutant. Quelque soit le sujet, il parvient à traiter l’histoire avec un décalage, une finesse du dérisoire et du déjanté qui marche pleinement.

    Ses dessins simplistes, aux lignes pas clairs, aux couleurs basiques, convient parfaitement à la (fausse) simplicité des histoires.

    Les personnages sont caricaturaux mais toujours très drôles à mon goût…

    Bref, j’adore !

    pysa Le 25/08/2018 à 14:08:25
    Les feux d'Askell - Tome 3 - Corail sanglant

    La troupe d'aventuriers hétéroclites vogue vers l'archipel de Brazonte pour participer à un concours de spectacles mais une tempête survient. Dernier tome de cette série interrompue. Arleston montre tout son talent avec un intrigue rythmée et plaisante.

    jmarcv Le 25/08/2018 à 09:56:55
    Astérix (Autres) - Tome 4 - Alcolix, la vraie Parodie

    L'intérêt de faire des parodies avec des personnages de BD connus c'est de les utiliser à contre emploi de l'original.
    Là c'est du grand n'importe quoi. sauf peut être le personnage zinzin

    yannmo31 Le 24/08/2018 à 21:50:52
    (AUT) Bœuf, Benoît - Tome 1 - Guerrière Artbook

    premier art book d un jeune dessinateur auto didacte talentueux avec pour theme les guerrieres.
    durant toute la periode du finacement sur ulule ,l auteur nous a montre regulierement les dessins et leur progression ! au fil de la construction du art book le trait du dessin est devenu de plus en plus sur . Certe il y a quelques petits defauts ( ca existe la perfection ????) mais il n y a aucun doute sur le fait que l auteur y a travaille serieusement pour proposer un art book de qualite !
    bravo encore a Benoit pour cet art book ! un dessinateur prometteur a suivre !!!!

    Massmedia Le 24/08/2018 à 21:31:47
    (AUT) Bœuf, Benoît - Tome 1 - Guerrière Artbook

    J ai suivi le financement participatif de Benoît et j ai acheté son Artbook
    Quand je lis certains avis je me pose beaucoup de questions! À savoir s il ne confonde pas je n aime pas avec c est mauvais!
    Certes pour un premier Artbook il n est pas parfait et il peut présenter quelques défauts, cependant à la qualité des dessins et le perfectionnisme dont il a fait preuve est exemplaire! De plus l Auteur s est compliqué la tâche en essayant de faire plaisir à ces lecteurs en rajoutant différentes guerrières de différents univers et cela n a pas de prix
    On sent que Mr Benoît Bœuf a mis ses tripes dans ces dessins et y a investit son cœur .
    Moi j ai adoré cet Artbook et ces dessins sont le choix monochrome m a agréablement surpris et séduit
    Je recommande donc à tous ce premier opus et j attends avec impatience le prochain qui devra être meilleur que ce premier opus.
    Bravo l Artiste pour ce beau travail

    Ashrush Le 24/08/2018 à 21:08:07
    (AUT) Bœuf, Benoît - Tome 1 - Guerrière Artbook

    Un livre en financement participatif qui se veut un ouvrage consacré aux femmes, aux guerrières , avec un parti pris graphique intéressant. Si on à pris le temps de suivre B.B on peut constater une évolution, de ces premiers croquis sur des réseaux à ce projet Ulule, on ne peut que s'apercevoir du travail accompli. Alors certes tout n'est pas parfait, ou au gout de chacun mais cet artbook, cette galerie de guerrières offre un joli tour d'horizon d'un artiste en devenir, et sur un exercice peu évident, à savoir représenter des femmes, dans des poses, des univers, des personnalités différentes et c'est plutôt réussi, la pluralité est bien là. Techniquement les choix de ton sont unifiés et logiques, le descriptif Ulule était clair dés le début, on n'est donc pas trompé sur la marchandise. L'encrage est bon, parfois un peu trop léger à mon gout personnel, mais il colle au style .
    En somme l'ouvrage est bon, perfectible, l'artiste tout autant. Un ouvrage sur des femmes guerrières, ou au détour d'une page, une lectrice ou un lecteur pourra se faire plaisir en voyant une représentation plaisante d'un modèle fort et féminin.

    Il est toujours plus intéressant de soutenir un jeune auteur sur son premier jet ! Surtout sur ce sujet .

    A voir pour un vol 2 sur ce sujet ou un autre avec à n'en pas douter une orientation graphique encore une fois assumé!

    biggyjay Le 24/08/2018 à 19:49:16
    Lazarus - Tome 5 - Génocide programmé

    Excellente fin de cycle !
    Le développement et la progression de l’histoire et des personnages sont très bons. Les personnages sont toujours aussi bien écrits et Forever est toujours aussi attachante.
    Malgré un style bien à lui, Michael Lark réalise une bonne adéquation avec le scénario de Rucka. Même si les cases ne sont pas parfaites, la narration et l’ambiance sont d’un très bon niveau.
    Cette série ne m’a pas encore déçu depuis le 1er tome !

    Blueberry13 Le 24/08/2018 à 19:46:45
    Durango - Tome 17 - Jessie

    Iko reprend le flambeau : OUF !!!
    Ce n'est pas Swolfs, c'est différent mais c'est certainement pas moins bon !

    Quel plaisir de retrouver un vrai Durango !
    Les détails sont soignés, les décors travaillés, les visages, les regards ... tout ... un soulagement et un réel plaisir. Même si Iko est encore plus impressionnant sur Ténébres (4 tomes à ce jour).

    Comme mes prédécesseurs l'ont fait si bien remarqué, le clin d'oeil au méchant d'il était une fois dans l'est : Franck est bien sympa... Depuis les débuts l'on sent que Swolfs a été profondément marqué par ce film mythique.

    Pour le scénario, une bonne histoire digne des one shot de Durango renforcé sans aucun doute par l'énorme potentiel d'Iko
    (on y revient encore;).

    Soigné et aider pour un vieil ami Shérif, aussi droit dans sa ligne de conduite que notre pacificateur, Durango poursuit inlassablement son entrainement, jusqu'à ce qu'une banale histoire de saloon vienne perturbée ce calme relatif.

    Un poil en retrait, Durango subit quelques événements de l'histoire, Jessie la fausse putain, Franck le chef d'un groupe de desperados, le Shérif Larry et les Maxwell tenanciers peu scrupuleux mènent l'intrigue sans que cela ne dérange vraiment.
    C'est plutôt bien fait étant donné que Durango se repose, recherche un peu de calme pour se remettre.
    Il n'interviendra que lorsqu'il sera directement concerné.

    Contrairement à d'autres avis, j'ai l'impression de retrouver le durango des premières histoires. Dans l'esprit.
    Reste à attendre le 18.

    Pour Kergan666 qui doit être aussi fan que moi d'Y.Swolfs ;)
    Ce n'est pas tant la couleur qui m'a un poil dérangé, mais plutôt les traits trop noirs, trop épais (je ne suis pas spécialiste en technique de dessin) qui pour moi assombrissent trop certains passages.

    Rody Sansei Le 24/08/2018 à 19:30:46
    Charlotte Impératrice - Tome 1 - La Princesse et l'Archiduc

    C'est pas mal.
    Le dessin est bon, mais pas du tout transcendant (en fait, c'est même assez quelconque, mais il y a une rondeur dans les visages qui fait que ça sort un peu du lot). J'ai préféré le travail du dessinateur sur Lucky Luke.
    L'histoire ne me parle absolument pas, cette période n'étant absolument pas abordée dans notre cursus scolaire (et ne m'intéressant que peu à l'Histoire de manière générale).
    Donc, ça se lit bien, vite aussi (même pas une demie-heure pour finir le livre), mais j'aurai vite oublié l'histoire. On est très loin des hits de Nury quand même.

    Blueberry13 Le 24/08/2018 à 19:18:55
    Durango - Tome 16 - Le crépuscule du vautour

    Voilà le dernier album du triptyque de Girod ...

    Un trio d'albums qui monte crescendo, en avançant dans les tomes (du 14 au 16) Durango remonte le fil vers à chaque fois vers un plus gros poisson jusqu'à la tête pensante et ses plans diaboliques.

    Le dessin, la mise en scène et surtout la colorisation souffrent moins sur ce tome.

    Le scénario est quand à lui de qualité tout au long de cet album... Du bon Durango... Bien plus sombre dans sa personnalité qu'il ne l'était déjà auparavant.
    Le sort des indiens parqués en réserves, abusés par l'alcool et la folie des hommes blancs est bien palpable.

    Sous couvert d'un excellent western spaghetti, Yves Swolfs nous distille sur toute la série, sans que cela entache le pur divertissement, une critique de la société, telle qu'elle fut et telle qu'elle est encore.
    Le crépuscule d'un vautour nommé Steiner n'est qu'une poussière dans les maillons de la machine infernale.
    Mais qu'importe la conscience est avant tout individuelle.
    A nous d'y porter attention ou non.

    3.5/5
    (3 pour le dessin, 4 pour le scénario)

    Dunyre Le 24/08/2018 à 17:44:55
    Orcs & Gobelins - Tome 4 - Sa'ar

    Je trouve de nouveau que cette série est excellente. Si Elfes et Nains peuvent sembler s’essouffler, Orcs et Gobelins renouvelle vraiment la série.

    Ici pas d’histoire de noblesse, de courage ou d’heroisme. On est vraiment sur des truands, des voyous et des trafics en tout genre. Le rythme est enlevé, les dessins splendides et pour une fois le suspens est vraiment incroyable. La fin nous laisse pantois.

    yannzeman Le 24/08/2018 à 16:43:06
    Le sentier de la guerre - Tome 1 - Fort Buford

    J'ai passé un "bon" moment de lecture, si tenté qu'on puisse se délecter d'un sujet aussi dramatique que l'holocauste des indiens d'Amérique.

    Le sujet est fort, intéressant, lorgne du côté de "danse avec les loups" (inévitablement...), et ne donne pas forcément une juste image des indiens, de ce qu'ils ont vécu.

    Leur côté guerrier, par exemple, je n'y crois pas plus que ça.
    L'Europe a passé son temps à se faire la guerre, à travers les siècles, d'une région à l'autre, d'un pays à l'autre, et ce n'est pas l'indien qui est belliqueux, mais l'homme, quand il est question d'espace vital et d'expansion.

    N'empêche, l'histoire se lit bien, parce qu'elle est bien écrite.
    Le scénariste sait y faire, et ce n'est pas une surprise pour qui lit déjà "pirates de Baratavia".

    Le dessin, par contre, mériterait plus de netteté.
    Le dessinateur sait positionner ses personnages, dessiner des décors, illustrer le mouvement, mais les visages sont un peu moyen.
    A une autre époque, ce dessinateur aurait continué à travailler comme assistant d'un dessinateur confirmé.

    La suite ne s'annonce pas joyeuse, fatalement.
    Un album à réserver aux personnes non dépressives !

    Aswin Le 24/08/2018 à 16:41:04

    La BD est sans surprise, je dirais, qui se lit assez facilement. Recommandable à des grands ados. L'histoire d'une femme indienne forte que la vie n'a pas gâtée, et qui est digne d'un grand film... Je conseille par après de voir des vidéos de Phoolan Devi, c'est assez "flashant" (comme disent les jeunes) de la voir en vrai car la BD reprend tel quel les événements tristes de sa vie tumultueuse.

    fufur8 Le 24/08/2018 à 15:27:21
    Cúchulainn - Tome 1 - Trois Corneilles

    Une belle trouvaille que cet album ! Un dessin absolument dément. Une plongée dans l'Ulster mythologique qui va plaire aux férus d'histoire mais qui s'avère relativement accessible pour les non initiés même si ce tome pose les bases d'une trilogie et, comme les saison 1 des séries tv, forcément c'est très dense ! vivement la suite!

    pysa Le 24/08/2018 à 11:25:07
    Les feux d'Askell - Tome 2 - Retour à Vocable

    Fin du premier diptyque. Nos héros doivent se faire enlever le parasite qui les oblige à boire du slah tous les jours. Une troupe de héros hétéroclites, de l'aventure et du rythme pour un album sympathique.

    Cellophane Le 24/08/2018 à 09:45:18

    J’ai pensé à la course du rat, dans cette histoire d’homme qui se cherche, qui oscille entre sa femme et sa maîtresse.

    La différence, c’est que c’est moins fouillé dans cette BD.

    Chez Lauzier, il y avait tout un cheminement, un changement de vie, une présentation d’une catégorie sociale et d’une époque.

    Là, c’est « juste » les réflexions des personnes prises dans le couple, les doutes, la chambre d’hôtel, le petit chalet… Le tout est assez bavard et beaucoup moins intéressant.

    En revanche, les dessins sont superbes ! Chaque case pourrait faire une petite aquarelle encadrée tant il y a de qualité à chaque fois. J’ai parfois eu du mal avec les visages des personnages, mais principalement parce que je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire qui m’a parue un peu fade…

    Blueberry13 Le 24/08/2018 à 06:02:16
    Durango - Tome 15 - El Cobra

    3/5 car le dessin, la couleur, et le découpage ne sont plus ce qu'était Durango.
    La case qui reprend la couverture :( limite moche
    Mais Girod sait dessiné les femmes ça c'est sûr. Du reste ....

    Durango de plus en plus sombre part sur les traces des commanditaires.
    Un tome qui démarre sur les chapeaux de roues pour installer son intrigue ensuite, ce nouvel ennemi argentin El Cobra est redoutable.
    Dommage le duel de fin est raté à mon goût !

    Heureusement le scénario suit !!

    pysa Le 23/08/2018 à 15:38:28
    Les feux d'Askell - Tome 1 - L'onguent admirable

    Cybil, danseuse érotique, Dao X’ian, mercenaire, Brumaire, voleur et lanceur de couteaux, Keresquin, poète et Title, mousse se retrouvent réunis par le plus grand des hasards. Cet équipage hétéroclite est poursuivi par les prêtres articuleurs. Le premier épisode de cette saga fantasy est plaisant avec un scénario vivant.

    docteur fil Le 23/08/2018 à 10:59:25
    (Recueil) Spirou (Album du journal) - Tome 300 - Spirou album du journal

    Je pense qu'il y a une erreur sur le site.
    Il y a une seule édition spéciale à 3000 exemplaires avec 16 pages sur l'histoire du journal, et un ex-libris d'Emile Bravo.
    D'ailleurs les ISBN notés sur ce site sont identiques pour les deux (3000 exemplaires et 2900...)

    fom51 Le 23/08/2018 à 10:27:39

    De longs mois d'attente avec la peur d'une déception malgré les noms prestigieux présents sur la couverture...
    Et un grand soulagement à la lecture tant mes espérances ont été atteintes et même dépassées. Le scénario est fluide et entrainant, Olivier Vatine a su adapter le roman au format BD et même le rendre plus actuel que l'original. Et que dire des dessins! Une oeuvre magistrale d'Alberto Varanda, la technique utilisée est étonnante de précision et d'efficacité tant elle est maitrisée. Pour les amateurs du dessinateur (dont je suis) c'est un régal. Le lecteur baigne dans un univers étrange quelque part entre Blade Runner et Frankenstein à la fois sombre et lumineux.
    Seul bémol, la vision un peu caricaturale de l'avenir empruntée à Stefan Wul mais qui sert uniquement de toile de fond pour cette histoire captivante.

    Blueberry13 Le 23/08/2018 à 09:59:50
    Durango - Tome 14 - Un pas vers l'enfer

    Le maître s'en est aller laissant les pinceaux à Girod, heureusement il garde les stylos du scénario.

    Un riche groupe de prospections minières cherche a créer un monopole afin de contrôler l'offre et surtout les prix.
    Ils sont évidemment passé par Nortonville et je vous laisse découvrir le pourquoi du comment Durango part a leurs trousses...
    Un pas (de plus) vers l'enfer pour notre homme et la traque ne laissera place a aucune pitié !

    Girod parvient à garder l'entité de Durango, bien que sa mise en scène soit différente, il n'a pas le soucis du détail de Swolfs, surtout pour les attroupement de foule, certaines bonnes surprise, d'autres cases moins bonnes.

    On arrive toutefois a se laisser porter par l'histoire et après 13 tomes Durango est bien ancré dans notre imaginaire.
    Le dessin n'est pas mauvais mais je suis beaucoup moins fan !

    A lire pour comprendre les événements de la vie de Durango... Et j'ai plutôt hâte de voir ce qu'Iko nous donne dans le tome 17.

    Blueberry13 Le 23/08/2018 à 09:47:09
    Durango - Tome 13 - Sans pitié

    Dernier tome réalisé entièrement (scénario et dessin) par le père de la série.

    Durango quitte sa retraite dorée au près de Celia pour poursuivre un braqueur de banques et tueurs en série : Louie.
    Sans pitié pour les femmes et les enfants qu'il croise.
    N'y a t'il pas de meilleur prétexte pour reprendre le chemin de la traque ?
    Louie retraite vers sa ville natale où il a commis ses premiers crimes, protégé pour de sombres raisons par le shérif et une mère tyrannique et autoritaire.

    Un récit de pure cruauté qui sonde les bas fonds de l'âme humaine. Swolfs nous gratifie encore et toujours de ses superbes plans et dessins (notamment celui du canyon et de l'aigle).
    Heureusement la terre porte des gens tel Durango pour faire parler la justice.

    Le maître va nous manquer sur sa série mère... Heureusement pour nous... Il revient en très grande forme pour Lonesome.

    pysa Le 23/08/2018 à 08:48:13
    Les maîtres de l'Orge - Tome 8 - Les Steenfort

    Clap de fin sur la saga des Steenfort. Jean Van Hamme dévoile quelques zones d'ombre avec de courts récits de quatre pages. Loin d'être indispensable mais plaisant.

    Sunderclock Le 22/08/2018 à 21:57:04

    A la hauteur des meilleurs Hellblazers, beau dessin et scénario impitoyable et peaufiné qui dégoutera les fans de superslips...

    pysa Le 22/08/2018 à 17:01:02
    Les maîtres de l'Orge - Tome 7 - Frank, 1997

    La saga Steenfort des Maîtres de l'orge se termine avec l'histoire de François, Franck pour les américains. Accusé du meurtre de son beau-père, il croupit en prison depuis huit longues années. Cette histoire policière est bien menée par Jean Van Hamme mais si la résolution est un peu rapide.

    Au Fil des Plumes Le 22/08/2018 à 10:34:59
    Le journal de mon père - Tome 1 - Le grand incendie

    Mon amour pour Jirô Taniguchi est infini et à chaque oeuvre découverte, je suis complètement envoûtée. Avec Le Journal de mon Père, le mangaka nous livre un opus d'une sensibilité à fleur de peau.

    À l'annonce de la mort de son père, Yoichi doit retourner dans sa ville natale pour la veillée funèbre. C'est à cette occasion, qu'il redécouvre son père et se rend compte que ses rancœurs l'ont empêchées de profiter de ce père maintenant disparu.

    Le scénario est sublime alternant moments présents et souvenirs du passé.

    Ce roman graphique est profondément émouvant et prend aux tripes. C'est triste, plein de regrets mais il y a aussi de vrais beaux moments.

    L'esthétique est sublime et impeccable comme d'habitude. C'est fin et délicat, avec pleins de petits détails.

    Pour plus d'avis: http://aufildesplumesblog.wordpress.com

    chatmatou Le 22/08/2018 à 10:20:58
    Châteaux Bordeaux - Tome 1 - Le Domaine

    Je suis très étonné par le caractère négatif de certains commentaires sur cet album (et les suivants) du même acabit. Évidemment chacun dit ce qu’il pense et je vais faire de même, mais je voudrais souligner certains aspects qui me semblent particulièrement injustes.
    1 - Le dessin n’est pas du tout mauvais, au contraire ! Sébastien Espé « sait » dessiner.
    2 - Les couleurs ne sont pas pâteuses et encore moins hideuses.
    3 - Quelle importance si, pour certains, « cela sent Photoshop à plein nez ». De plus cela reste à prouver….
    4 - Le scénario n’est pas soporifique, ni « plan-plan ». J’ai lu ce 1er album d’une traite ! Si certains évènements sont prévisibles (inutile de dire « à l’avance » cher Coyote14!) où est le préjudice ? Pourquoi faudrait-il en permanence des coups de théâtre ?
    5 - En quoi le fait que Corbeyan ait été stimulé par le « Maitre Van Hamme » discrédite-t-il son projet dans l’univers des vins ? C’est lui faire un procès d’intention. Regardons d’abord l’œuvre avant de spéculer sur d’éventuelles rivalités (ou émulations) personnelles. Tous les artistes, même les plus grands subissent des influences, c’est un truisme.
    Ce qui personnellement me plait beaucoup dans cette série, c’est précisément cette fluidité du scénario, qui contrairement à beaucoup, ne part pas dans tous les sens. Souvent, c’est tellement tordu qu’il semble que l’auteur soit le seul à comprendre de quoi il s’agit. J’aime surtout cette absence de violence physique, hélas de plus en plus systématique. Il n’est pas besoin d’une bagarre ou d’un cadavre toutes les 3 planches pour stimuler l’intérêt. Oh les relations psychologiques entre les personnages sont loin d’être calmes ! Mais on ne raisonne pas avec ses muscles. D’ailleurs les personnages ont un comportement intelligent, (ce qui, pour autant, ne les dispensent pas tous de cynisme !) Bref, Corbeyran réussit à leur donner une certaine épaisseur psychologique, ce qui est moins facile à exprimer en bd que dans un roman.
    En conclusion, oui, comme dit Bibi37, un « sans faute » !