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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 50982 avis postés dans la bedetheque
    Shaddam4 Le 07/05/2020 à 10:13:02
    Les héros de la Galaxie - Tome 1 - Tome 1

    Ma première incursion dans l’univers des Héros de la galaxie remonte à l’arrivée du manga en France, à partir de la sortie du mythique film Akira, des premières publications des mangas par Glénat et des premières tentatives de diffusion de longs métrages animés au cinéma alors que le « dessin-animé » était encore connoté par le Club Dorothée et vu soit comme diffusions jeunesses soit incomprises lorsque arrivait Ken le survivant ou Cobra… A cette époque donc a été passé au ciné un film d’animation intitulé Les héros de la galaxie et présenté par les spécialistes comme un chef d’œuvre. J’y suis allé et me suis endormi, très déçu par une technique antédiluvienne au regard d’Akira (l’étalon de l’époque). Il s’agit en réalité de série de romans extrêmement populaire au japon et qui a donné lieu à un premier manga dans les années quatre-vingt, des OAV, jeux-vidéos et films. Lorsque j’ai vu la parution de ce nouveau manga j’ai donc été surpris et renseignement pris ma curiosité a été attirée par cet univers rétro-futuriste de guerre stratégique spatiale. Si le film était raté le concept a du potentiel, surtout si le dessin suit. Et c’est le cas dans ce premier volume!

    Cette introduction rapide nous pose le contexte tranquillement avec une narration descriptive et met en avant un sujet très présent dans les manga: les classes sociales. Cette réflexion est passionnante et l’on voit donc deux amis d’enfance rentrer à l’académie militaire de l’empire avec pour mission de monter les échelons militaires et renverser finalement l’empereur qui a pris la sœur du héros comme favorite de ses concubines. Dans cet univers à la société hyper-figée rien ne peut remettre en question l’ordre établi. En trame de fonds l’adversité entre cet empire et la République démocratique qui lui fait face, deux concepts de civilisation diamétralement opposés et dont les escarmouches vont structurer le récit. Le volume se lit d’une traite, progresse vite, pose déjà les bases permettant au lecteur de savoir où il embarque et présente un design très élégant. Une vraie réussite que je vais donc continuer sans faute et vous recommande!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/07/lecture-covid-les-heros-de-la-galaxie-1/

    PE Le 07/05/2020 à 08:59:56

    Le second volume dédié à Constance est, je pense, meilleur que le premier.

    Les dessins, les couleurs, les dialogues, le découpage, la fluidité et le dynamisme sont aussi bons que le premier album.

    Le récit est toujours construit de manière chronologique mais il y a ici plus de souffle tout en étant plus fidèle à la réalité historique.

    J'ai toujours pensé que la bd (et les séries tv), quand elle est bien faite, est un merveilleux support pour lire un récit historique et le second volume de Constance en est un exemple frappant. On est ici transporté dans l'Orient du XIIème siècle, on s'attache aux personnages et on admire les paysages, bref que du bon.

    kurdy1207 Le 07/05/2020 à 08:50:48
    Giacomo C. - Retour à Venise - Tome 2 - Tome 2 - Le maître d'école

    La ruse semble être le maître mot de ce retour à Venise de Giacomo. Le Comte Domenici veut une main totale sur la ville et pour ce faire, il tente de faire assassiner à la fois le Chevalier, chef de la truanderie, et Enzo Mazeo, chef de la police. Pour ce faire, il utilise « le maître d’école » personnage sans foi ni loi qui ne rêve que de richesse et de pouvoir. Bien sûr, c’est sans compter sur Giacomo dont la ruse va sauver la république.

    Pourtant, quel n’est pas l’étonnement de tout un chacun quand Giacomo se fait nommer chef de la police à la suite du soi disant assassinat de Mazeo. Tous le croient devenu fou et arriviste mais ce n’est que pour mieux endormir le Comte Domenici qui n’est autre que le véritable traître du Conseil des dix. Giacomo va alors s’appuyer sur un autre membre du Conseil, Del Torre, que l’on dit incorruptible.

    Malgré quelques cases, que j’ai trouvé un peu sacrifiées par Griffo, peu nombreuses heureusement, nous restons encore une fois sur un excellent album avec un scénario, comme souvent avec Dufaux, en béton. Un régal !

    Cellophane Le 07/05/2020 à 08:37:53

    Je n’ai pas réellement réussi à entrer dedans.
    J’aimais assez bien les dessins mais dès qu’il y a plusieurs personnages, surtout du passé, j’ai galéré à savoir qui était qui – et je n’ai jamais vraiment réussi dans la bande…
    Et puis parfois, les formulations du texte m’ont paru lourdes et manquant de clarté, pas trop fluide.
    L’idée de ce policier obnubilé par une question n’est pas mauvaise en soi mais il n’y a pas vraiment de révélation, ça ne va pas dans un excès étonnant, ça ouvre des affres modérés… Et puis ça tourne un peu en rond – et moi, je ne me la posais pas au départ cette question qui ne m’a finalement pas vraiment palpité…
    J’ai bien aimé ce côté vieillot, l’ambiance et plusieurs fois, j’ai bien accroché sur plusieurs pages. Mais pas à l’ensemble.

    PE Le 06/05/2020 à 19:23:00

    J'ai beaucoup aimé cet album, d'un point de vue formel, les dessins sont beaux et les couleurs excellentes. Le récit est dynamique, très clair avec d'excellents dialogues.

    Du point de vue du récit, c'est un scénario chronologique assez logique pour ce type d'histoire. Pour ce que je connais des croisades, l'histoire me semble assez respectée même s'il y a parfois quelques libertés artistiques (Zengi fut bien assassiné mais pas à Edesse par exemple). Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est que le contexte lui est, me semble-t-il, vraiment bien représenté.

    yannzeman Le 06/05/2020 à 11:01:47
    Liberty Meadows (1999) - Tome 1 - No title

    En lisant "liberty medows", à condition de maitriser un peu l'anglais tout de même, vous vous embarquez dans un comic book atypique, assez éloigné des bd de superhéros type Marvel ou DC.
    Ici, c'est l'humour qui prédomine, pour ces recueils des strips parus dans des journaux US.

    C'est même parfois totalement déjanté, à la Tex Avery, dans une vision un peu plus adulte (mais qui reste paradoxalement très bon enfant), avec par moment des pastilles d"émotion pure.

    On s'amuse (beaucoup), on pleure (un tout petit peu), on rit (énormément), c'est la vie de... Brandy !

    Une merveille de comic book, un dessin qui ne va cesser de s'améliorer et de trouver son rythme de croisière assez vite.

    A posséder absolument.

    Shaddam4 Le 06/05/2020 à 10:16:02

    Nouvelle transposition d’un ouvrage de l’auteure SF Julia Verlanger chez les Humanos (après L’ange aux ailes de lumière, chroniqué sur le blog par Dahaka), l’Autoroute sauvage est un projet multimédia puisque écrit par le scénariste chevronné Mathieu Masmondet et en cours de production pour une version cinéma. Excellente nouvelle tant cette histoire faite de paysages naturels et de relations entre personnages peut donner un excellent métrage sans nécessiter un budget faramineux. L’intégrale (lue en numérique, je ne peux donc donner d’informations sur d’éventuels bonus) comprend les trois volumes de l’adaptation dessinée par l’excellent chinois Xiaoyu Zhang (dont on peut trouver des ouvrages chez Mosquito et dont le trait rappel l’un de ses compatriotes Dongzi Liu). Une édition fourreau est parue précédemment. Étrangement l’illustration de couverture, très jolie, tranche pas mal avec le dessin intérieur que reflétait mieux les couvertures originales.

    Longtemps après la catastrophe, nous dit l’incipit… Après une attaque sur sa communauté privilégiée de l’ile de Porquerolles, Hélène voit sa sœur enlevée par une horde de sauvage. Lancée sur les routes de France vers Paris où est séquestrée sa frangine, elle affronte la violence sauvage de ce monde dévasté et réalise vite qu’elle doit trouver des alliés pour surmonter l’insurmontable. Lorsqu’elle rencontre le colosse Mo, presque muet, elle voit en lui le protecteur qui pourra l’aider à assouvir sa vengeance. Mais les kilomètres de l’autoroute sauvage vont aussi les rapprocher…

    Le premier mérite de l’Autoroute sauvage est de se passer en France… Cette assertion peut paraître chauvine mais dans un monde archi-dominé par la culture anglo-saxonne au point de généraliser des titres d’ouvrages en anglais (stratégie d’exportation?) et où la quasi-totalité des invasions extra-terrestres se déroulent étrangement sur le continent américain, le déplacement d’une histoire type du genre post-apocalyptique en Europe et dans des lieux bien connus sonne presque comme une originalité! Un peu comme pour le très réussi Soleil froid le fait de poser un contexte connu participe au réalisme de cette histoire posée dans un futur mad-maxien où la sauvagerie (et le cannibalisme) ont pris le dessus sur toute idée de civilisation. On ne sait pas grand chose du cataclysme qui a détruit les sociétés mais la vision régulière de la lune détruite laisse imaginer l’ampleur du cataclysme. Autre idée intéressante (que l’on retrouvait également dans Amazing Grace) que de nous placer une génération après la chute, ce qui permet à certains personnages d’expliquer comment était le monde avant en renforçant l’aspect inconcevable de la situation.
    [...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/06/lautoroute-sauvage-integrale/

    kurdy1207 Le 06/05/2020 à 08:07:17
    Giacomo C. - Retour à Venise - Tome 1 - Tome 1

    Ce premier album de retour à Venise est une vraie réussite. Le scénario bien ficelé réserve une surprise de taille à la fin qui nous fait comprendre certains éléments du début. Il devient alors évident qu’en perdant le fil de l’histoire, celle-ci peut devenir déroutante.

    Le Conseil des dix possède en son sein un traître à la république qui dévoile des secrets au Sultan. Giacomo semble posséder des informations qui pourraient lui permettre d’être à nouveau un citoyen à part entière de Venise.

    Dès son arrivée par bateau, il est arrêté par l’amiral Enzo Mazeo, qui remplace le défunt marquis de San Vere comme chef de la police, et est mené devant le Comte Domenici à qui il livre une lettre. Stupéfait, celui-ci l’autorise à découvrir l’espion qui vérole le Conseil des dix. Quel n’est pas l’étonnement d’Enzo Mazeo qui tout au long de l’album va d’ailleurs être mené en bateau.

    Giacomo aidé de la Malizia, liée à Don Antonio Pocchini un proche du Sultan, va pouvoir monter un subterfuge des plus adroit pour impliquer le Signor Guirlando, l'un des membre du Conseil.

    Cet album, pour moi, est parfait du début à la fin. Le scénario intelligent de Dufaux et le graphisme parfait de Griffo font de ce retour de Giacomo une réussite totale.

    PE Le 05/05/2020 à 17:37:41

    Au départ, j'aime beaucoup l'univers de Wakfu, j'ai joué au jeu, j'ai vu les saisons des dessins animés. J'ai donc acheté cet album pour continuer de me plonger dans cet univers un peu décalé entre fantasy et humour bon enfant et je dois dire que j'ai très bien fait, même si le récit de cet arc est plus sombre que ce qui est généralement proposé dans cet univers.

    Maskemane est un personne traqué et brisé mais puissant, les protagonistes sont cyniques et brutaux. Le scénario est simple mais bien mené, les dialogues sont efficaces, j'ai beaucoup aimé la colorisation, les dessins sont généralement bons mais parfois inégaux.

    En résumé, si vous aimez l'univers de Wakfu c'est une bonne lecture, si vous aimez la fantasy également.

    kurdy1207 Le 05/05/2020 à 10:20:36
    Giacomo C. - Tome 15 - La Chanson des guenilles

    Qui veut la peau de Giacomo ? Le marquis de San Vere bien sûr ! Et cette fois ci cela devient sérieux et toute la police de Venise se lance à ses trousses. Mais les femmes, de toutes conditions, les gueux et autres truands viennent en aide à cet amoureux de la vie qu’est notre Casanova.

    Nous avons encore droit à la souris mimi que San Vere a mis en cage à côté d’un chat famélique. Il s’agit d’un piège pour Giacomo dont la souris lui rappelle à chaque moment son amour Caterina, disparu lors du deuxième album.

    Giacomo va éviter tous les pièges tendus et réussir à fuir Venise après un final qui se jouera au fil de l’épée dans un affrontement avec San Vere.

    A force de fuites en avant, cette fois ci « notre héros » doit fuir la réalité. Son existence même divise la ville, et ce jouisseur qui nargue les lendemains et de ce fait la société des hommes comprend que si avenir il y a, celui-ci sera ailleurs.

    Il s’agit de l’album le plus tempétueux digne des films de capes et d’épées les plus enlevés. C’est effectivement du grand spectacle, à la limite du virtuose dans le genre. La tristesse vient terminer cette série merveilleuse, que j’ai apprécié de bout en bout, avec des personnages souvent farfelus mais cependant attachants.

    PE Le 05/05/2020 à 09:08:13
    U.C.C. Dolores - Tome 1 - La Trace des nouveaux pionniers

    La Trace des Nouveaux Pionniers est un album agréable à lire, un bon scénario, de bons dialogues, de bons dessins et une palette de couleurs chaudes, le tout dans un univers qui a du caractère.

    C'est un peu caricatural, c'est parfois un peu téléphoné mais c'est efficace et au final, on passe un bon moment en lisant cette bd. Si vous cherchez un récit de space opéra, vous pouvez lire cet album.

    PE Le 05/05/2020 à 08:39:57

    Florida est un récit brillamment mené, un récit de voyage, un récit psychologique, un récit religieux et récit historique sur un épisode méconnu de notre histoire, la tentative de colonisation de la Floride par les Français. C'est subtile, c'est délicat, c'est tragique bref c'est un bijoux. Seul bémol, quelques longueurs au début du récit mais c'est très vite oublié.

    Les graphismes sont sublimes, des dessins efficaces et une palette de couleurs que j'ai beaucoup aimé.

    ALICECOOPER Le 05/05/2020 à 01:55:35
    Parasites - Tome 1 - Duke

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour le Journal des Confinés #20

    Merci surtout de m'avoir fait connaître cette BD ; une agréable surprise pour cette BD extraordinaire, originale, noire, loufoque et sans limites, des répliques acérées et surtout toujours inattendues, une BD d'un nouveau genre, un humour glaciale décalé ou pas d'humour du tout, on ne sait pas sur quel pied danser, un déroulé parfait, avec un antihéros (au moins au départ) qui déboîte grave, complètement cintré, qui je crois, a même engrossé sa belle sœur avec laquelle ils ont eu une fille qui lui ressemble. Cette BD je la trouve carrément surprenante et hors du temps. Une corrélation parfaite de deux type de parasites. Lequel est le plus à craindre ? Une horde de zombies étranges, malades, extra-terrestres ou un type dont les réactions sont les plus inimaginables, les plus inattendues, les plus choquantes et les plus inopportunes dans la vie en société, un gars plus malchanceux que malchanceux, un truc scénaristique génial. Une histoire imaginée, tracée et colorisée par un seul homme. Notre héros n'est pas un parasite (sauf pour sa famille et pour lui même) en réalité, c'est un héros d'un genre nouveau. A lire absolument!!!

    Je considère dorénavant cette bande-dessinée comme l'une de mes favorites, pour moi dans tous les cas. Je vais me l'acheter dès que possible (en EO) Avis aux amateurs de zombies, je déteste ce thème, mais là je crois que vous n'aurez jamais rien lu d'aussi bon. C'est vraiment le TOP niveau. Si vous avez des doutes, essayez. Vous pourrez toujours critiquer après coup.

    PE Le 04/05/2020 à 21:25:09

    Avant de lire les Indes Fourbes, j'avais entendu beaucoup de bien de cet album. J'en ressors plutôt mitigé.

    Les dessins, le découpage, la réalisation, les dialogues, l'énergie de cet album , tout est bon, je n'ai pas grand-chose à écrire sur ça, c'est un excellent travail.

    Le scénario, lui, me laisse plus sceptique. Je comprends naturellement qu'on essaye de m'emmener dans un récit picaresque et j'avoue ne pas avoir les codes pour ce type de récit. J'ai trouvé cependant que si la première partie est réussie, la seconde me laisse assez froid.

    Assez froid dans le sens où l'intrigue est lisible, trop lisible et sans surprise, lisible et sans surprise, sauf la fin. Sauf que la fin, je n'ai pas du tout accroché, je n'ai pas adhéré. Peut-être que c'est justement là que mon manque de culture par rapport au roman picaresque m'empêche de goûter à cette fin, peut-être.

    C'est donc, entendons-nous bien, un bon album, je ne regrette pas de l'avoir lu et il mérite amplement sa place dans une bibliothèque. Je n'ai juste pas été aussi enthousiaste que la plupart des gens.

    PE Le 04/05/2020 à 20:19:29
    Conan le Cimmérien - Tome 8 - Le Peuple du cercle noir

    Fidèle à la nouvelle d'Howard, autant que je m'en souvienne, cet album est agréable à lire, servi par une bonne intrigue (comme toutes les nouvelles de Conan) et des dessins tout à fait corrects.

    Ce qui m'empêche de mieux apprécier cet album, c'est un découpage et des plans parfois un peu brouillons, il me semble, et un graphisme et des couleurs pas toujours à mon goût (c'est naturellement tout à fait subjectif).

    Peut-être pour conclure aurait-il fallu une ou deux pages de plus à cet album pour mener un récit plus abouti, bien que ce dernier mérite tout à fait d'être dans une bibliothèque des inconditionnels de Conan le Cimmérien.

    kurdy1207 Le 04/05/2020 à 16:39:15
    Giacomo C. - Tome 14 - Boucle d'or

    Giacomo noie un amour perdu dans le vin à cause d’un cruel manque d’argent quand le jeune m’as-tu-vu Matteo Del Poggio marche sur mimi. Giacomo lui demande de s’excuser et reçoit pour réponse de se faire fortement rosser.

    La jeune Flavia promise à Matteo Del Poggio ne rêve que de son jeune étudiant et amant le dénommer Fabrizzi. Cependant son père lui ne rêve que du nom Del Poggio et ce qu’il apporterait à ses affaires.

    De ces postulats de départ sera démontré que la vengeance sur une personne bien née n’amène que le malheur. Pourtant Giacomo aura adroitement mené son affaire, bien aidé en cela par son fidèle Parmeno.

    Ainsi une tragédie va se nouer et le destin va encore jouer des tours à notre invétéré séducteur dont la revanche victorieuse ne sera que de courte durée. La porte est désormais ouverte pour San Vere qui voit enfin comment se débarrasser définitivement de Giacomo en modifiant quelque peu la vérité. Il va de surcroit forcer la main du Doge par l’entremise du père de Matteo Del Poggio pour lui faire signer l’arrestation de Giacomo.

    Un album par moment un peu plus léger que le précédent mais pourtant toujours aussi tragique. Les derniers albums de la série sont décidément excellents. Agréable à lire et à regarder. Certains scénaristes de séries récentes au long cours pourraient s’inspirer de la qualité des textes de Dufaux sur lesquels il n’y a pas grand-chose à dire.

    Pouaf Le 04/05/2020 à 11:25:58

    Bonjour,
    Un sacré coup de poing cette bande dessinée.
    Je n'ai pu m'arracher de sa lecture qu'à la dernière page dès l'avoir commencée.
    Ce livre devrait être disponible dans les écoles, tant les faits sont relatés avec justesse et compréhension.
    le dessin permet une autre approche aux plus jeunes de se documenter autrement que dans des livres scolaires rébarbatifs.
    très bonne initiative de ne pas avoir découpé cette histoire en plusieurs tomes. ce "pavé" est parfait.
    Vraiment un coup de coeur pour cette "oeuvre"
    Merci à vous Alcante, Bollée, Rodier

    kurdy1207 Le 04/05/2020 à 10:01:06
    Giacomo C. - Tome 13 - La fuite

    Giacomo et la Fiamina se retrouvent sur le pré pour un duel fratricide. Giacomo grâce à la formation récente d’un maître d’armes réussi à parer la botte secrète de la Fiamina. Il tient alors la belle au bout de son épée mais se refuse à la tuer.

    San Vere prévenu de ce fait par un ami du prince Di Gazzi tué par la Fiamina dans l’album précédent fait alors appel au bandit « La Hache » ainsi qu’à ses sbires pour en finir avec la Fiamina mais aussi avec Giacomo qui n’a pas tenu sa parole.

    Dans ce tome, Giacomo va apprendre le nom de son père, celui de sa mère, se trouver une demi-sœur et il me semble aussi un demi-frère, Alberto, fils du Comte de Seingall. Il s’agit peut-être de l’histoire la plus dramatique de la série avec un nombre d’évènements important. Giacomo va, entre autres, se présenter au Doge et menacer ouvertement San Vere.

    Cela aurait pu être un superbe album sans l’intervention encore une fois grotesque de la souris mimi. C’est le seul point noir de cette histoire très prenante et le dessin proposé par Griffo la magnifie.

    kurdy1207 Le 04/05/2020 à 09:58:47

    Des vagues énormes, telles des tsunamis, se jettent sur l’île de Damanuestra et sa ville unique lieu d’une dictature des plus stupide. Les gouvernants profitent de ces vagues pour libérer les contestataires et les éliminer.

    Mais lors de la dernière vague, des caméras montrent un personnage se jouant d’elle… Face de Lune. Ce personnage fait peur et les dirigeants envoient leur police pour mettre la main dessus. S’ensuit une fuite de Face de Lune aidé par Isha à travers les méandres sous terrains de la ville soulevant derrière eux toute une population de désœuvrés.

    Un scénario très original, de magnifiques dessins où l’on reconnait sans peine le trait de Boucq, pour un album proposant une myriade de surprises. Le seul bémol que j’émettrais concerne la grossièreté ordurière dans les textes d’Alejandro Jodorowsky. Heureusement elle n’est que sporadique, mais je la trouve bien inutile.

    judoc Le 04/05/2020 à 08:53:31

    Il est toujours un peu "casse-gueule" d'adapter un roman, que ce soit pour le grand écran ou ici le 9ème art. L'exercice souffre toujours de la comparaison avec l'original.

    Avec cet intégral j'ai replongé avec plaisir dans un roman lu il y a fort fort longtemps. Et si je gardais le souvenir d'une histoire bien plus difficile, le scénario parvient à retranscrire la teneur des évènements tragiques de la déportation tout en soulignant la malice de nos deux jeunes héros. Il ne s'attarde pas suffisamment par contre sur le ressenti de nos deux protagonistes lorsque les choses tournent mal et perd, je trouve, une part de son intensité dans ces moments là.

    Le dessin, de son côté, sublime l'adaptation par des paysages absolument magnifiques, les rues, la campagne, les gares, les bords de mer... c'est un régal. Les visages sont par contre un peu en deçà.

    Bel album pour conclure, comme le roman, c'est une histoire à mettre entre de très nombreuses mains !

    ALICECOOPER Le 03/05/2020 à 22:19:57
    Optic Squad - Tome 1 - Mission Seattle

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour le Journal des Confinés #19.

    A l'instant, j'hésitais à mettre 5 étoiles à cette BD que je trouve particulièrement réussie et qui m'a plongé dans une aventure tout simplement géniale avec des réseaux très puissants de méchants et de gentils, de bons appuis tactiques, une idée d'ensemble très originale, un service secret, un œil bionique, de l'adrénaline intégrée, des psychotropes modernes, le proxénétisme de jeunes-hommes, des infiltrations croisées, des moments haletants, un suspens continu, aucun souffle pendant la lecture, pas d'incohérences dans les dialogues, un déroulé parfait, des rétrospectives bien insérées, de nombreux éléments de fiction très bien imaginés, je n'hésite pas à dire que cette BD est un peu plus qu'excellente. Une aventure de science fiction où tout n'est pas exagéré, où tout est du domaine du possible, un ensemble très cohérent, une très bonne BD.

    Bien que le nombre de planches est très honorable et que l'histoire est correctement bouclée avec une invitation au tome 2, et ce, contrairement à beaucoup d'autres nouveautés, il y a un problème manifeste de couleurs. Le bleu est trop omniprésent et gâche un peu l'ensemble, il y en a vraiment trop et c'est dommage. Que la scène de nuit soit bleue, c'était logique et réussi et il y a malgré tout, des planches colorées de manière superbe sur les tons des jaunes mais là aussi parfois trop de jaune. Le dessin est certes très bon mais il reste parfois un peu trop imprécis à mon goût, des petites zones brouillonnées à quelques endroits, mais je vois bien que beaucoup de cases ont été excellemment travaillées et richement remplies. Je tiens à remercier les auteurs de la présence des thons jaunes, identifiés grâce aux deux nageoires, dorsale et ventrale, fines et courbes, vers l'arrière, animaux extraordinaires et imposants par leur taille et leur poids, géants des mers, qui ont été présents comme par hasard dans ma lecture alors que cette semaine pour la première fois je découvrais cette variété de thon.

    Je critique encore un peu les prénoms utilisés : Egon, Kathryn, Horst, Annette, Moritz, Valdo, Tania, Mark, Duro, Monica et Konrad qui sont d'orthographe trop germanique, ça m'a un peu gêné au début, les autres prénoms étaient mieux choisis.

    Autre petit problème le produit inflammable du début, on peut dire qu'il doit exister des hydrocarbures qui n'ont pas d'odeurs et des produits non inflammables qui ont l'odeur d'hydrocarbures ? Que quelqu'un m'enlève ce doute.

    J'ai eu cette BD en main. Je ne l'ai pas achetée. Pourquoi, j'en sais rien, entre choix d'opportunité, entre esprit et finance, ou d'autres choix, déception sur le '"produit en main", absence d'intérêt premier, peut-être que je me l'achèterai, il faut que je la revoie.

    C'est une excellente BD à acheter sans l'ombre d'une hésitation.

    kurdy1207 Le 03/05/2020 à 14:48:27
    Giacomo C. - Tome 12 - La Fiammina

    L’histoire commence sur le pré par un duel entre la comédienne la Fiamina et le Prince Di Gazzi. L’enjeu, dix jours d’amour avec le prince si celui gagne où la protection totale de la troupe de comédiens si c’est la Fiamina. Celle-ci possède une botte secrète qui prendra la vie du Prince.

    Le Doge s’en émeut et demande à San Vere de s’occuper de ces duels où de jeunes nobles perdent la vie. San Vere choisit bien évidemment Giacomo qui endetté ne peut faire autrement que d’accepter. Notre héros va d’abord passer la main à son ami le chevalier Eugenio Sorren qui lui aussi va trouver la mort. Il se promet alors de le venger.

    Il rencontre alors la Fiamina. Tous les deux sont troublés lors de cette rencontre. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’un lien les unit. Mais Giacomo n’a pas le choix car San Vere ne le lache pas.

    Le duo Dufaux / Griffo reste au plus haut dans cette série qui prend de l’ampleur. Les histoires se suivent et s’améliorent encore et toujours. Le mystère est une fois de plus omniprésent dans cet album passionnant et surprenant avec ce que nous apprenons du passé de Giacomo.

    hfauve Le 03/05/2020 à 13:17:57

    Retrouvailles nostalgiques avec le Valérian des tous premiers albums avec des histoires courtes qui se lisent avec plaisir. A réserver d'abord aux aficionados de la série.

    hfauve Le 03/05/2020 à 13:13:16
    Histoire sans héros - Tome 2 - Vingt ans après

    Un suite un peu classique au huis clos du premier album. Le livre se lit avec facilité et grand plaisir mais sans retrouver la magie dégagée par le premier opus de la série.

    hfauve Le 03/05/2020 à 12:53:50
    Castaka - Tome 2 - Les Jumelles rivales

    Après la lecture un sentiment d'inachevé.
    Un scénario qui rappelle trop ceux de la caste des méta baron, un titre qui ne tient pas vraiment ses promesse car la rivalité entre les deux jumelles semble plus larvée qu'active. On attend la fin d'une saga qui, des années d'attente plus tard, semble abandonnée.

    BudGuy Le 03/05/2020 à 11:12:46
    Drones - Tome 2 - Post-Trauma

    Cet avis vaut pour les deux opus de cette BD.

    A quoi reconnaît-on une BD de qualité ?
    A ses dessins exemplaires et fourmillant de détails ? A la qualité des dialogues ? A l'enchaînement des séquences ? A l'écriture des personnages ? A la qualité de son scénario ?
    Malheureusement pour "Drones", ce sera l'exact inverse de tout ce qui a été précédemment écrit.

    En effet, les dessins sont moyens et manquent de détails.
    Les dialogues ne sont pas bons, un exemple frappant est le premier dialogue (sous la ceinture) de la première planche qui met dans le ton !

    Les séquences s'enchaînent très vite afin de boucler sur deux albums alors qu'il en aurait fallu au moins trois pour approfondir les personnages et les thèmes abordés car il y en a masse.
    Dans cette BD, nous avons également le jeu des 7 quotas: à savoir un noir, des femmes, des pacifiisto-végans, des méchants intégristes religieux (sur lesquels je vais revenir après),... il ne manquait que la communauté LGBT et le compte y était !

    Enfin le summum du ridicule est atteint avec le scénario qui met en scène des méchants terroristes... catholiques !!! Sachant que la religion chrétienne est basée sur l'amour et le respect de son prochain, il est absolument inconcevable d'avoir ce genre de terroriste dans le monde aujourd'hui, n'en déplaise au scénariste qui a voulu jouer au malin !!!

    Pour toutes ces raisons, je lui mets un zéro pointé.
    A zapper.

    thieuthieu79 Le 03/05/2020 à 10:42:44

    Encore un bon polar dessiné par Berthet dans la lignée de sa collection Ligne Noire. Tous les ingrédients du genre sont réunis et très bien mis en scène. Mais je commence à me lasser un peu...
    A chaque fois les scénarios ont tous les mêmes codes, le même but. Toujours une histoire de meurtre, de vengeance et bien sur d’enquête policière, sans aucun rebondissement.
    Pour le dessin de Berthet, c'est pareil. Certes il est toujours efficace et maîtrisé, mais là aussi, aucune nouveauté.
    Les personnages de cet album ressemblent comme 2 gouttes d'eau à ceux de ses albums précédents.
    Je défis quiconque de les différencier... Leurs expressions, leurs vêtements, les décors, les couleurs sont copiés collés de ce qu'il a déjà fait avant.
    Je regrette tout cela. J'ai l'impression qu'il veut se maintenir dans sa petite zone de confort que ça soit dans son dessin, ou dans les scénarios qu'il choisi de mettre sur papier.
    J'ai vraiment envie de nouveauté, qu'on me surprenne vraiment, et je sais qu'il y a matière pour ça.
    En résumé c'est un bon album mais beaucoup trop ressemblant à ce qui existe déjà...
    Je veux du nouveau, du nouveau, du nouveau ...

    kurdy1207 Le 03/05/2020 à 07:42:06
    Giacomo C. - Tome 11 - Des lettres...

    Cela commence par un entremetteur pour les personnes de « la haute » qui malencontreusement met en relation le mari et sa femme. Le sang de l’homme ne fait qu’un tour et il trucide férocement sa femme.

    De son côté, Giacomo, qui supporte de moins en moins les agissements de San Vere, retombe dans ses travers pamphlétaires. Il va alors chercher un imprimeur et choisir le même que le chevalier qui veut éditer « l’œuvre de sa vie ». De son côté, un Vicomte veut faire publier des échanges de lettres compromettant directement le meurtrier.

    Tout cela compose un mélange d’intrigues absolument succulent pour nous donner un fameux jeu de dupes. A vouloir absolument éteindre le feu, certains protagonistes de l’histoire vont s’affronter dans des complots dont les issues seront sanglantes. Et la grosse erreur sera de s’en prendre, involontairement, à l’œuvre du chevalier.

    Ce tome 11 génial se déguste avec délectation de la première case à la dernière. Il est de loin meilleur que ses prédécesseurs et quand nous comparons le dessin de Griffo par rapport aux premiers albums, cela n’a plus rien de comparable. Génial !

    judoc Le 02/05/2020 à 22:21:18
    Bug - Tome 1 - Livre 1

    Pas vraiment client d'Enki Bilal par la faute d'un dessin qui me filait plutôt le cafard il y a plusieurs années, je ne sais pas vraiment pourquoi (ou comment) j'ai pu rester à l'écart de ce que faisait cet auteur aussi longtemps avant de redonner une chance à ses publications.

    "Bug" est donc presque une première en ce qui me concerne avec lui et je dois bien admettre avoir été séduit par le dessin (va comprendre) et ce scénario tortueux et fort intriguant qui par certains aspects m'a fait penser à ce que traverse le monde en ces temps de COVID19.

    Une bien belle série avec ces deux premiers tomes dont je vais suivre désormais les sorties.

    Oncefe Le 02/05/2020 à 19:18:10

    J’ai beaucoup aimé le dessin qui se marie à merveille avec ce scénario sombre. Merci à Fred et Michel pour ce bel ouvrage !!
    Après je suis un peu partie pris car j’ai participé au financement via feu la plateforme sandawe.

    Eric DEMAISON Le 02/05/2020 à 17:45:43
    L'Évasion - Tome 2 - Vive La Liberthet

    Le style de Berthet one est très personnel. Issu du graph, il nous raconte sur une page à chaque fois un épisode de sortie de prison. Toujours un peu décalée et humoristique, on prend un réel plaisir à lire cette BD, en plus ce qui ne gâte rien on fait une bonne œuvre en promouvant l'association MAKADAM.
    Achetez-la et faites connaitre!

    Eric DEMAISON Le 02/05/2020 à 17:38:38
    Lapinot (Les nouvelles aventures de) - Tome 3 - Prosélytisme & morts-vivants

    Pour les fans de Lewis Trondheim! Ubuesque et truculent. L'histoire improbable de Lapinot et Richard qui vont construire des temples de la laïcité en province sous la direction d'un personnage qui ressemble typiquement à ce qu'aurait pu incarner un J. P. Marielle au cinéma.
    Peinture féroce (mais aussi attachante!) de notre société, par laquelle Lewis Trondheim caricature nos comportements individuel et collectifs. Ouf Lapinot n'est pas mort, il est vivant, reviendra-t-il pour notre plaisir?

    kurdy1207 Le 02/05/2020 à 16:08:30
    Giacomo C. - Tome 10 - L'ombre de la tour

    La conjuration entrevue dans l’album précédent prend de l’ampleur dans celui-ci. Giacomo est à deux doigts d’y laisser la peau plusieurs fois.

    Nous retrouvons une nouvelle fois Milady l’amante amie / ennemie de Giacomo qui n’est autre que l’une des instigateurs de cette cabale.

    Le but est d’obtenir une fameuse « dernière heure qui tue » qui servit de paiement du Doge à la famille Ranieri qui fut à l’origine de la fameuse horloge.

    De nombreux protagonistes veulent se l’approprier et les manigances en provenance de toutes parts foisonnent donnant à ce tome une atmosphère très particulière.

    Le graphisme de Griffo, qui devient excellent, combiné au scénario recherché de Dufaux offrent un album riche et très bien réussi.

    kurdy1207 Le 02/05/2020 à 15:54:46
    Giacomo C. - Tome 9 - L'heure qui tue

    Nous repartons sur de bonnes bases avec ce tome 9. Giacomo va se trouver confronter à une histoire dont il ne sait pas encore que la principale personne impliquée est celle qui vient de l’embaucher pour donner une leçon à l’amant de sa femme.

    Il s’agit du Signor Nicolini. Giacomo va mettre hors course Alfredo l’amant d’Aurelia, femme du Signor, et découvrir qu’il a volé un petit maroquin rouge qui contient des informations secrètes. Ce petit maroquin va permettre à Giacomo de se rendre à un rendez-vous à la place d’un autre. Mais ce rendez-vous n’est rien d’autre qu’un attentat sur la personne du Signor Ferracina chargé de la restauration de la grande horloge de la plus haute tour de Venise.

    Giacomo aidé de son valet Parmeno et du Chevalier, personnage récurrent, entre ami et concurrent, vont déjouer un second attentat sur Ferracina préparé par un homme masqué le Vicomte de Sarastri un proche du Doge. L’affaire se corse et Giacomo va éviter un troisième attentat mais amener un air de suspicion de San Vere.

    Mais qu’elle est cette étrange affaire liée à l’horloge. Quel lien étrange pousse une poignée de personnes à empêcher sa rénovation. Du suspens en veux-tu en voilà à gogo pour cet album haletant. If faut quand même reconnaître que la fin avec la souris mimi est tout à fait grotesque. Mais bon…

    ALICECOOPER Le 02/05/2020 à 15:34:42
    Kamarades - Tome 1 - La fin des Romanov

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour le Journal des Confinés #18 avec ce très bon album.

    Bien que le dessin n'est pas trop à mon goût cette BD est haletante et très bien construite, violente et historique, pleine de complots et de trahisons pour arriver à l'ascension de Lénine, qui semble être ici un bon garçon en comparaison de l'un des plus grands meurtriers de tous les temps, je cite Staline . Ses 60 pages sont insuffisantes aux vues de la qualité des dessins et de la taille des cases.

    Avec un peu de culture générale et étant un très gros nul en histoire, je me suis complètement plongé dans cette BD que j'ai beaucoup appréciée, mais je crois que c'est parce qu'il y a une vingtaine d'année j'avais lu les Âmes Mortes de Gogol et d'autres romans sur la Russie et lorsque j'étais encore au collège j'ai bien appris mes leçons sur les révolutions russes, aujourd'hui il ne m'en reste que Février et Octobre 1917 et quelques noms, Staline, Lénine, le communisme, le pouvoir au prolétariat, une histoire d'amour, des assassinats sont les ingrédients de ce bel ouvrage. Dommage qu'il manque le légendaire et hideux Raspoutine qui aurait rajouté du piment à ce scénario difficile à mettre en planches parce que l'histoire elle-même était compliquée. Toutefois, l'explication historique aurait été un plus avec des rectangles de commentaires supplémentaires en haut des cases.

    C'est une très bonne BD dans tous les cas, j'ai passé un excellent moment de lecture. Si vous aimez l'histoire de la Russie, vous serez ravis.

    Wonderphil Le 02/05/2020 à 15:34:36
    Sept - Tome 7 - Sept Prisonniers

    Complètement sans queue ni tête.
    Le descriptif de la note 1/5 convient parfaitement : sans intérêt.

    Sotelo Le 02/05/2020 à 14:00:34
    Le triangle Secret - Tome 7 - L'imposteur

    L'emplacement du tombeau du Christ est maintenant connu aussi bien des francs-maçons que des gardiens du sang. Quel camp mettra le premier la main sur le plus vieux secret de l'histoire de l'Humanité ? Un dernier tome tout simplement excellent, avec des mystères révélés, du suspense et un final surprenant et audacieux qui vient transcender une série qui n'aura que rarement déçue. Avec un scénario esotérique digne de Dan Brown et remarquablement écrit, la série est parvenue à compenser ses faiblesses graphiques et ses quelques baisses de rythme, et je ne peux que recommander une oeuvre qui plaira à n'en pas douter aux amateurs du genre. Il est aussi à signaler que la série connaîtra différentes suites et autres préquelles, venant approfondir encore un peu plus la nature si particulière du Secret...

    judoc Le 01/05/2020 à 22:15:08

    Une page tragique de l’histoire du monde raconté avec brio par une équipe d’auteurs qui ont probablement réalisé à travers ce roman graphique le chef d’œuvre de leur existence…

    Si le sujet n’était pas aussi dramatique, je m’attarderais plus longuement en louanges et encensements de ce trio pas vraiment raisonnable (ou probablement un peu fou) pour entreprendre de s’attaquer à un projet pareil.

    La déraison, c’est bien ce qui a poussé l’homme à créer la bombe atomique, et cet album retrace point par point l’épopée de sa matière première pendant la seconde guerre mondiale : l’uranium !

    Des carrières du Katanga à la destruction d’Hiroshima ce dernier va voyager et prospérer au contact de scientifiques, de militaires, de politiques et d'une multitude d'inconnus en leur faisant vivre en retour des aventures pas vraiment exaltantes. Si la chute est connu et bien évidemment dramatique, la tension et le suspens restent entier tout au long de l’album. Le scénario savamment dosé ne tombe jamais dans le manichéisme, les personnages (qu’ils soient réels ou imaginaires) sont fouillés et approfondis, et le dessin extrêmement lisible, bonifie avec élégance cet ouvrage.

    Si c’est à une trace que Didier ALCANTE impute la genèse de cette BD, s’en est également une que va laisser pour moi cet album.

    Une tragédie épouvantable mais une BD passionnante !

    kurdy1207 Le 01/05/2020 à 14:26:56
    Giacomo C. - Tome 8 - La non-belle

    Voici un épisode que j’ai trouvé un peu décevant par la tournure des évènements. Bien sûr Angelina finira par être sauvée grâce à Giacomo qui va se mettre en quatre pour la sortir de prison.

    Mais cette histoire de la jeunesse d’Angelina chez le Comte Alvisio avec son fils détesté et abandonné à lui-même ne m’a pas passionné outre mesure. Quant à la partie concernant la « non belle » Alvira, elle a le mérite d’être amusante.

    J’aurai aimé des évènements plus rocambolesques, plus chevaleresques et une fin plus épique pour la libération d’Angelina. Elle méritait mieux, je pense… Bon album, sans plus.

    Cellophane Le 01/05/2020 à 13:45:35

    J’ai oscillé, au cours de cet album.
    Il y a un style, dans le dessin, vif, fusant à toute allure, dynamique. Mais parfois confus et difficile à totalement cerner.
    Il y a une jolie progression dans cette enquête avec parfois des facilités ou des clichés. Les instants de folie sont réussis, la visite de l’hôpital psy est d’une banalité…
    Et l’histoire en elle-même se tient bien mais en même temps, est très classique et ne renouvelle rien…
    Du coup, j’ai plutôt bien aimé sans totalement accrocher. Œuvre sympa mais pas majeure.

    magodeoz Le 01/05/2020 à 11:37:43

    J'ai lu ces derniers jours cette intégrale qui comprend les cinq tomes du Torte. Seul point négatif : le format de cette intégrale, un peu petite pour bien apprécier le dessin, mais le petit prix justifie ce petit format. Et puis, les albums indépendants n'étant plus disponibles, je n'avais pas le choix.
    Très bonne surprise que cette petite série. Chaque tome est une aventure complète, et, même si j'ignore si les auteurs auraient souhaités ou pas continuer la série, la fin du 5ème tome offre une vraie fin, il ne reste pas de points sans réponse, les personnages disparus dans les tomes précédents sont retrouvés. Le Torte aurait pu vivre des aventures encore et encore, à la manière d'un Durango, mais la fin imaginée par Dubois est en adéquation avec toute la série et on comprend que le personnage se "retire" et ne fera plus parler de lui après toutes les épreuves qu'il a traversé.
    Cette série est assez passionnante, les aventures sont assez rapides à lire, elles sont aussi assez dures, la plupart des personnages dont le héros ayant leur part de cruauté. Dubois et Rollin nous décrivent un moyen âge dur et convaincant. Le ton est juste. Le dessin est parfois pudique, évitant de tomber dans le gore gratuit en suggérant certaines scènes plutôt qu'en les montrant. C'est très bien fait, accessible au plus grand nombre, enfants comme adultes malgré la violence sous jacente. Une vraie réussite !

    thieuthieu79 Le 01/05/2020 à 11:30:16

    Quelle histoire prenante que celle de ce Valgar et de sa quête pour retrouver celle qu'il aime. Au cœur d'un univers Vikings dont les bases sont bien posées, nous sommes plongés dans une intrigue axée sur la justice. Et c'est bien là, le coté surprenant de Saga Valta. Certes on a à faire à de beaux combats, à du sang, des guerriers, des monstres et tout ce que l'on doit voir dans un univers tel que celui-là, mais la vrai ligne directrice n'est pas une histoire de guerre ou de vengeance à laquelle on pourrait s'attendre, mais bel et bien une quête de vérité et de justice. Et l'ensemble est parfaitement bien construit, maîtrisé et tient la route à un tel point, qu'il est difficile de décrocher avant la dernière page. C'est du grand Dufaux tel qu'on l'aime. Lui seul à ce talent pour écrire te telles grandes histoires qui cassent les codes.
    Et il s'est s'entourer des bonnes personnes, notamment de Aouamri pour cette série. Un artiste qui prend son temps pour nous livrer de très belles pages. Les protagonistes sont tous bien identifiables. Les hommes ont de bonnes gueules, fatiguées et rongées par les combats. Les femmes sont belles et envoûtantes. Une véritable puissante se dégage de chaque visage. Les décors sont détaillés sans être surchargés. La mise en couleur de tout cela rend l'ensemble réaliste. On ressent l'insécurité permanente qui règne sur ces royaumes. D'ailleurs, même si le coloriste a changé entre le Tome 2 et 3, on ne voit aucune différence.
    La dénouement final est triste et laisse la porte ouverte à une suite qui malheureusement, ne verra certainement jamais le jour, à mon plus grand regret..
    Espérons rapidement retrouver le maître Dufaux dans une nouvelle grande aventure..

    Shaddam4 Le 01/05/2020 à 09:15:27
    Hedge Fund - Tome 1 - Des hommes d'argent

    L’apparition de Largo Winch et son univers de l’économie financière mondialisée a généré (comme toutes les séries de Van Hamme!) toute une galaxie de BD plus ou moins inspirées, notamment dans la collection du Lombard qui comprend Alpha, Sicso, IRS et ce Hedge fund. J’aime beaucoup les films réalistes décrivant l’univers déluré et immoral de ces traders qui participent grandement au désordre mondial dans lequel nous sommes (comme le Loup de Wall street ou Margin call). Hedge fund décrit justement le parcours d’un nouveau venu dans ce monde où les règles ont été abolies pour permettre de générer une quantité d’argent phénoménale. Le parallèle entre cette finance virtuelle où des types en cravate alcoolisés se refilent des milliers d’actions pour des millions de dollars dont personne ne verra jamais la couleur, et les cours mondiaux de matière premières ou d’articles qui auront une incidence concrète pour la vie de millions de personnes est très bien vu. Le risque dans ce genre d’albums est de tomber dans un aspect caricatural avec plein de gros pourris très méchants. Les auteurs de Hedge fund restent neutres en ne posant qu’un constat: l’absence totale de morale dans les relations interpersonnelles et dans l’activité de ces financiers. Tous les moyens sont bons pour faire de l’argent en monter en grade.
    Dans ce premier volume assez bien écrit nous suivons un antihéros, sorte de loser cherchant à devenir quelqu’un et qui échappe à la chute miraculeusement lorsqu’un des plus puissants financiers de la place de Hong-kong le prends sous son aile dans le but de prendre la direction d’un Hedge Fund, ces structures non contrôlées et grandement responsables de la crise mondiale de 2007.

    Le fait que la série soit pour le moment assez courte donne envie de suivre l’itinéraire de ce personnage fort peu sympathique et de comprendre ce Deus Ex Machina qui lance l’album. Malgré un dessin un peu daté mais qui fait très bien le job je suis bien entré dans cette histoire, parfois un peu complexe à suivre lorsqu’on rentre dans des éléments techniques, mais dont les ponts tissés de façon assumée avec l’histoire économique récente donnent des perspectives d’ambition très intéressantes. Une bonne surprise!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/05/01/lecture-covid-hedge-fund-1/

    Ashaxan Le 30/04/2020 à 20:31:36
    (AUT) Giraud / Moebius - Tome 9 - 40 days dans le désert B

    Je tombe par hasard sur la page de ce chef d'oeuvre et constate avec effroi la note de 2,5/5 pour 16 votes à l'heure où j'écris. Je me sens obligé d'intervenir. Dans quel désert vit-on !? '40 days dans le désert B' est probablement la quintessence de maître Moebius. Oui, j'ai bien dit chef d'oeuvre, tant sur le plan graphique que sur le contenu. Il s'agit d'une promenade quasi psychédélique dans un désert moébiusain servie par un dessin au trait riche et délicat. Certes, ça ne peut pas se lire comme une BD classique, mais alors, si vous êtes un tant soit peu ouvert... wahouu... quelle claque ! Un pur concentré de poésie et une prouesse graphique. Un chef d'oeuvre rare.

    sebastien01 Le 30/04/2020 à 19:58:15

    Débuté en 1993, le travail du duo formé de Jeph Loeb et de Tim Sale sur l’univers de Batman aura duré près d’une décennie et leurs aventures sont aujourd’hui réunies par Urban Comics dans la trilogie constituée des albums "Des ombres dans la nuit", "Un long Halloween" et "Amère victoire". Celui qui m’intéresse dans le cas présent est le premier travail d’ampleur de ce duo (Batman: The Long Halloween 1996, #1-13).

    L’histoire se classerait davantage du côté du polar que du comics de super-héros puisque son sujet principal est la traque d’un mystérieux tueur en série – surnommé Holiday – qui sévit entre les familles mafieuses des Falcone et des Maroni. Nous avons évidemment droit au défilé de quelques-uns des principaux super-vilains de Gotham mais l’intrigue se concentre surtout sur le travail d’enquête de Batman, du commissaire James Gordon et du procureur Harvey Dent.

    L’histoire se lit très facilement, ne nécessite aucune connaissance préalable et progresse agréablement au rythme des événements qui ponctuent le calendrier, des meurtres et des fausses pistes. Bien que Tim Sale ne soit pas mon dessinateur favori, il faut reconnaître qu’il a su développer un style qui lui est propre et que les aplats sont bien maîtrisés par le coloriste. Les amoureux du duo Loeb / Sale pourront poursuivre, chez l’éditeur concurrent, avec leurs mini-séries thématiques consacrées à Daredevil, Spider-Man, Hulk et Captain America.

    Après Dark Knight et Silence, cet album est le troisième et dernier Deluxe consacré au personnage de Batman qu’éditera, en 2011, Panini Comics peu avant qu’un nouvel éditeur ne vienne les déloger. Et, bien que l’on puisse leur reprocher maintes choses à commencer par le travail d’édition ou la politique tarifaire, il faut aussi reconnaître que ces Deluxe ont plus fière allure dans une bibliothèque que les dos noirs et ternes d’Urban Comics.

    annickm Le 30/04/2020 à 18:42:04
    Jérôme K. Jérôme Bloche - Tome 18 - Un petit coin de paradis

    Même si le cadavre dans le placard est un thème éculé dans la littérature policière, cette énième réinterprétation n’est pas sans charme. Une vieille odieuse à souhait. Un fils bien brave. Et Jérôme à qui on ne la fait pas. Une agréable lecture..

    kurdy1207 Le 30/04/2020 à 16:30:42
    Giacomo C. - Tome 7 - Angélina

    Plusieurs meurtres curieux vont se produire liant à nouveau les destins de San Vere et de Giacomo. Ce dernier joue à nouveau avec le feu et devient débiteur de 230 000 sequins qu’il doit absolument trouver dans les quinze jours sous peine de devenir estropié.

    En parallèle, Giacomo et son valet tentent de venir en aide à Angelina qui est accusé du meurtre du frère Fra Melempo. Celle-ci risque la pendaison. Au fur et à mesure que l’enquête avance, il semblerait que les meurtres et la condamnation d’Angelina soient en rapport. Mais de quelle manière ?

    Voici notre Casanova sur plusieurs fronts. L'enquête sur un meurtrier en série, le sauvetage d’Angelina, la sauvegarde de son intégrité corporelle, un mystérieux espion et la séduction de la richissime nièce de son créancier préféré le Signor Bagradino.

    Le scénario très riche part dans tous les sens tout en restant cohérent. Les dessins de Griffo me plaisent davantage à chaque album. Que du bonheur !

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:21:58

    L'ouvrage est en format à l'italienne avec tranche toilée, titre à vernis sélectif. La BD proprement dite comprend trois "rocambolesques aventures du Juge Laudermilk" intercalée par des illustrations réalisées par Ronan Toulhoat lors d'un Ikntober. Outre les illustrations intérieures, un carnet de croquis de vingt-deux pages est inséré à la fin, ainsi qu'une page de remerciement suivant les "gains" choisis par les enchérisseurs.

    Le financement original prévoyait 8500€ et a été financé à 200%. Le palier raté prévoyait une histoire supplémentaire. Le dessinateur présente régulièrement des illustrations dans des univers balisés que ne lui permettent pas d'explorer ses séries en cours. C'est le cas du Western donc, mais aussi du Napoléonien, Victorien, bref, partout où son univers noir et rageur se trouve bien. Je regrette que le duo travaille depuis si longtemps sur l'époque médiévale (spécialité de Vincent Brugeas) et j'ai trouvé cette occasion d'aller voir du côté de l'Ouest à point nommé. Le premier point positif est l'excellent personnage
    improbable de juge itinérant que nous découvrons au travers de courtes BD humoristiques inégales. Le Juge Laudermilk troisième du nom parcourt les contrées sauvages et villes nouvelles dans sa diligence servant de bureau comme de tribunal, accompagné de Chochanna, pilote de l’attelage et fine tireuse avec sa carabine à lunette, ainsi que son aide de camp chicanos Igor, pas bien malin, à peu près muet et toujours utile pour profiter des situations et engranger des dollars dans la mise en place de belles arnaques... Si la première histoire est très chouette, la seconde m'a laissé sur ma faim avec une impression de redite. Chacune de ces trois histoires annonçant la fin de l'épisode, on peut imaginer une future série en bonne et due forme pour peu qu'un éditeur suive. L'équipe fictive du juge a du potentiel pour une courte série de one-shots ou en format histoires courtes.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/11/wild-west

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:19:58
    Mattéo - Tome 5 - Cinquième époque (septembre 1936-janvier 1939)

    Le village d'Alceteria a été pris et la République socialiste et anarchiste peut installer ses idées dans cette enclave. Propulsé au rang de chef, Mattéo prend le temps de discuter avec le vieux franquiste en fauteuil roulant qui occupe le bas de l'hacienda où il réside avec ses compagnons d'arme... lorsqu'il ne doit pas calmer les ardeurs guerrières de la belle Aneschka. Mais rapidement les nuages s'annoncent sur leur utopie quand la guerre civile se rappelle à eux...

    Les textes de cette série sont grands! De ceux qui respirent l'énergie intelligente, à la fois très politiques, drôles, sans doute écrits avec facilité par un auteur dans son jardin. Je rappelle régulièrement combien être scénariste ne s'improvise pas et que beaucoup de dessinateurs confondent les deux rôles. Comme son confrère Bourgeon il fait partie des pas si nombreux auteurs de BD à part entière dont les scénarios sont au moins aussi excellents que les dessins.
    Aux beuveries désinvoltes du précédent volumes qui faisaient écho à un esprit naïf de ces guerres idéologiques du XX° siècle, cette cinquième époque apporte l'hiver de la dure réalité de la guerre. Celle des morts et de la défaite. Si le texte reste léger et cynique comme son narrateur, le drame est réelle et le lecteur un peu historien le sait inéluctable. Il n'y a rien de plus amère que de revoir ce qui aurait pu être, de voir dans les magnifiques aquarelles de Gibrat cette utopie anarchiste naître et mourir.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/15/matteo-5-epoque

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:16:30
    Ex-Arm - Tome 10 - Volume 10

    Le retour d'Alma permet aux auteurs de revenir aux plans Ecchi lors de combats aux cadrages souvent vertigineux. Ce n'est pas grave tant l'action est effrénée dans les différents affrontements où la présence d'androïdes ultra-sophistiqués se multiplie. Au point qu'on se demande comment de simples humains (Minami?) peuvent encore interagir entre les IA (Akira, Ygg), les androïdes ultra-perfectionnés (Alma, la soubrette, les chats), les méchas à la puissance de feu redoutable et les Holders toujours plus nombreux... Ce volume continue la simplification de l'intrigue en rassemblant par une pirouette les protagonistes en un même lieu pour un nouveau coup de théâtre qui commence à révéler les objectifs réels du prince du désert, de l'homme masqué et de l'organisateur de la vente. L'escouade anti-ex-arm se retrouve ainsi un peu sur la touche depuis quelques albums, dépassés par une lutte entre personnes aux capacités surpuissantes. Cet album nous permet enfin une des premières vraie bonne séquence dans le cyber-espace, remplie de bonnes idées dans la matérialisation des concepts informatiques. On prend décidément de plus en plus de plaisir avec Ex-Arm! Dommage que la fin approche très vite...

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/18/sushi-baggles-32

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:15:13
    Ex-Arm - Tome 9 - Volume 09

    Je le préssentais, ça y est, ce manga est enfin lancé sur un rythme au niveau de ses graphismes! le cœur de ce volume est un énorme combat entre le personnage masqué déjà aperçu dans son combat contre le Holder de la mafia italienne. Outre le design toujours parfait, les pouvoirs des ex-arm sont vraiment chouettes et prennent tout leur rôle dans une sorte de magie technologique qui me plait énormément dans sa volonté de réalisme techno. Les auteurs commencent aussi enfin à développer certains personnages dont le passé est décrit au travers d’ellipses intéressantes. Du coup ils deviennent autre chose que des bonshommes de combat et tout cela étoffe fortement la moelle de la série. La dimension cyber et IA fait également un saut en se rapprochant de l'ADN de ce manga, Ghost in the shell... grand modèle qu'Ex-arm parvient par moment à dépasser en simplifiant les réflexions philosophiques qui faisaient par moment de l'oeuvre de Shirow un morceau un peu indigeste. Avec toutes ces qualités, la lecture un peu passive et très inégale qui dominait jusqu'ici devient tout à fait addictive à l'approche du tome dix et l'on se prend à regretter que le manga se termine en quatorze volumes au Japon...

    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/18/sushi-baggles-32

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:13:34
    LastMan - Tome 1 - Tome 1

    Lastman est décidément bien surprenante! Après une entrée en matière trappue sur un mode tournoi d'arts martiaux qui fleure bon le Dragon Ball, bouleversement total d'univers dès ce troisième volume qui voit Marianne et son fiston quitter la vallée des rois sur sa moto pour tomber dans un univers post-apo à la Mad Max, peuplé de hordes de dégénérés totalement débiles et totalement drôles... On ne cesse d'être bousculés, happés par des découvertes qui aussitôt digérées nous rebasculent ailleurs, avec d'autres. On ne sait toujours pas ce qu'est ce monde (fantasy? non... post-apo? pas complètement,...). Richard Aldana a disparu mais revient en toute fin d'album et semble plus lié à notre chère boulangère qu'il n'y paraissait. On se marre de bon cœur, les séquences d'action loufdingues sont nombreuses et pêchues, l'originalité des décors et des concepts est permanente, bref, Lastman c'est l'éclate et je me régale. Vivement la suite que je pense enchaîner assez rapidement! Difficile de mettre plus de trois Calvin du fait du style de dessins très rapides, mais niveau plaisir on y est.

    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/18/sushi-baggles-32

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:11:50

    Ce monumental album comprend un prologue, un épilogue et quatre chapitres séparés par une page de titre. En fin d'ouvrage trois post-faces de chacun des auteurs relatent l'origine du projet. Pour Didier Alcante il s'agit de son histoire personnelle avec un japonais rencontré dans l'enfance qui lui a permis de découvrir le drame de Hiroshima, pour Denis Rodier il s'agit d'expliquer comment se lancer dans un projet comportant autant de pages à réaliser, quand à LF Bollée il tisse des liens avec le film Hiroshima mon amour d'Alain Resnais. Une bibliographie très conséquente de trois page, illustrant la solidité du travail documentaire, est proposée enfin ainsi qu'un flashcode renvoyant vers des vidéos en ligne.

    Cet ouvrage est sans doute le plus impressionnant documentaire BD qu'il m'ait été donné de lire. Par sa seule pagination, correspondant à une série de dix albums, on a du mal à comprendre comment une poignée d'années un groupe de seulement trois auteurs a pu accoucher d'une telle somme, d'un livre si ambitieux, voulu par Didier Alcante comme l'ouvrage BD définitif sur le sujet avec un ligne de mire les soixante-quinze ans de la double attaque nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki en aout 1945.

    Le très talentueux dessinateur québecois Denis Rodier (déjà vu sur l'excellent Arale) a réalisé ces quelques quatre-cent planches seul. L'absence de couleur s'imposait à la fois pour gagner du temps de réalisation, mais aussi pour profiter de ses encrages très forts et se justifiait par le côté documentaire et sérieux de l'affaire. Dans un style semi-classique mais très technique à la fois dans la représentation des très nombreux personnages que sur les décors et représentations d'éléments techniques, Rodier n'oublie pas qu'il réalise un album de bande-dessinée et de placer des respirations graphiques sur des pleines pages ou des digressions artistiques symboliques.[...]

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    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/19/la-bombe

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:09:37
    Vinland Saga - Tome 1 - Tome 1

    Vinland saga fait partie des séries pour lesquelles la critique semble unanime. Et ma lecture de ce premier tome confirme amplement ces commentaires tant j'ai été surpris par la solidité du projet et du travail de l'auteur dont c'est le second projet après le monumental Planètes (dont on dit aussi le plus grand bien!) et ses quelques mille pages... On suit l'histoire de Thorfinn, jeune guerrier viking enrôlé dans l'escouade d'un chef de guerre dont il souhaite se venger pour le meurtre de son paternel quelques années plus tôt. Construit sur trois périodes alternées, ce premier tome est étonnamment accrocheur et fluide malgré la complexité de l'histoire et le nombre de thèmes abordés. Au sortir de ce volume on nous parle de la vengeance, de l'histoire du père, grand général danois, de l'invasion de l'Angleterre mais aussi de la découverte de l'Amérique (le fameux Vinland) par Leif Erikson... le tout sans oublier nombre d'informations très documentées sur le mode de vie des gens du Nord ou les techniques guerrières des vikings.[...]

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    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/21/lectures-covid-restezchezvous

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:07:04
    Tango (Xavier/Matz) - Tome 1 - Un océan de pierre

    La série Tango a de plutôt bons échos et j'avais profité d'une offre de l'éditeur sur la plateforme Iznéo pour le télécharger. J'en ai donc profité pour rattraper ce retard. Tango démarre très bien en nous plongeant dans de magnifiques paysages de l'altiplano agrémentés d'une narration en vignette dans le style où excelle Matz, comme sur sa série phare Le tueur. Ces deux éléments sont la grande réussite de l'album qui introduit un mystérieux gringo, très classe, très mystérieux dans un bled perdu où la vie s'écoule dans le calme du désert. Cette ambiance nous happe avec le réalisme du dessin de
    Xavier. Il faut dire, les deux auteurs ont effectué un voyage documentaire avant l'album (un cahier graphique en fait mention, accompagné de photos, en fin d'ouvrage). Si le personnage du solitaire philosophe et désabusé analysant le monde et ses contemporains est désormais connu, le grand mystère qui entoure ce personnage nous maintient en haleine avec l'espoir d'une série lorgnant sur XIII ou Jason Bourne où l'on suivrait un super action-man désireux de se faire oublier. Malheureusement dès la seconde moitié de l'ouvrage on tombe un peu de notre nuage pour constater que nous avons finalement affaire à une banale affaire d'anciens associés en quête de vengeance. Du coup on ne comprend pas bien les talents de combat et de tir de Tango et l'on craint que les prochains albums ne soient qu'une série de one-shot sans véritable concept derrière hormis peut-être de nous présenter des cartes postales. Si magnifiques soient-elles, il reste indispensable de proposer quelque chose de neuf pour attirer le lecteur sur une série. Pour l'instant ce premier tome ne convainc pas, mais le potentiel peut se révéler par la suite.

    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/23/lecture-covid-tango

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 16:04:47
    Origin - Tome 1 - Volume 1

    Ce premier tome alterne entre deux très gros combats qui vous feront découvrir (si vous ne connaissez déjà) tout ce qui fait le paradoxe de Boichi: une maîtrise technique (notamment anatomique) et artistique monstrueuse, une ambition dans le cadrage en même temps que d'agaçants tics ecchi pas plus dérangeants que cela mais bien lourdingues. Le reste du manga pose ce qui fera sans doute le thème de ce héros, un androide hyper sophistiqué, parti à la chasse d'autres androïdes humanoïdes. Conscient de sa différence, il n'a de cesse d'anticiper ce qui pourrait le faire repérer de spécialistes en robotique, ou comment bricoler son corps pour compenser un dégat lors des affrontements rageurs qui surviennent... très souvent! Clairement cette série un un gros potentiel, que la courte tomaison me laisse imaginer réduite à cette seule intrigue de chasse entre robots. Boichi aura toujours la possibilité de prolonger sur d'autres arcs pour peu qu'il ambitionne autre chose que de montrer sa virtuosité graphique. Je vais en tout cas rattraper assez vite mon retard sur ce qui est pas loin du coup de cœur.[...]

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    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/25/lecture-covid-origin

    Shaddam4 Le 30/04/2020 à 15:57:17
    Jormungand - Tome 1 - Tome 1

    Le titre de la série Jormungand fait référence au serpent-monde de la mythologie nordique, sans que l'on comprenne bien (au stade où j'en suis) le lien entre les deux. Les volumes comprennent une table des matières avec titres en anglais, à partir du volume deux une double page rappelant les personnages et en fin d'ouvrage une courte séquence humoristique décalée, que l'on retrouve assez fréquemment dans les manga.

    Jonah est un redoutable enfant-soldat enrôlé dans l'équipe de la marchande d'arme Koko Hekmatyar. Son travail consiste à protéger sa patronne des assassins, clients et concurrents prêts à tout, dans un univers sans lois où la violence est la vertu première. Paradoxalement Koko a entrepris d'éduquer Jonah à une morale humaniste...

    Le thème de la série est celui des marchands d'arme et de cet univers souterrain rassemblant syndicats du crime, armées semi-officielles et zones de guerre et sans loi. Les références de l'auteur sont clairement les films d'action violents et le cinéma de Hong-Kong. Le concept est plutôt intéressant et a tendance à m'attirer. On rentre pourtant assez mal dans la création de Keitaro Takahashi puisque propulsés dans le premier tome en plein milieu d'une course-poursuite en voitures destinée à nous en mettre plein la vue en matière de fusillade motorisée en mode XXL. Sur ce plan c'est plutôt efficace et l'on pardonne les difficultés de lisibilité des dessins (le découpage va un peu trop vite avec une maîtrise technique pas suffisante pour faciliter la clarté de l'action) pour ces premières pages professionnelles de la carrière de l'auteur. [...]

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    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/26/jormungand-1-3

    kurdy1207 Le 30/04/2020 à 15:33:50
    Giacomo C. - Tome 6 - La bague des Fosca

    Je suis assez partagé sur cet album que j’ai trouvé excellent mais néanmoins assez troublant. En effet, nous quittons Constanza et Parmeno sur une promesse d’union de malfaiteurs et nous retrouvons Parmeno en tenue de roturier prêt à vendre la bague du prince de Fosca à l’amateur de bijou le Marquis d’Uvère. Plus de traces de Constanza !!! J’avoue ne plus comprendre…

    Et puis, Parmeno devient un personnage presque attachant dans cet album alors qu’il était détestable dans tous les précédents. Quant à l’enchevêtrement des différents protagonistes des albums antérieurs, il laisse dubitatif. Même si le plaisir de retrouver Milady est certain, nous avons l’impression que Jean Dufaux fait du recyclage comme peut le dire PEB dans son avis.

    Cela n’enlève rien à une intrigue et aux coups de théâtre qui s’enchaînent tout au long de l’album. Le triste sort réserver à Angelina en fin d’album est émouvant car il s’agit d’un personnage attachant, d’une certaine façon vulnérable, et avec un énorme cœur qui aime à battre pour la justice.

    Outre les incohérences de cet album en tant que suite de « Pour l’amour d’une Cousine » et si nous le considérons comme un One Shot, nous pouvons nous dire qu’il est épatant. Du coup, j'ai adoré. Incohérence, quand tu nous tiens...

    hfauve Le 30/04/2020 à 10:51:43
    Lucky Luke - Tome 27 - Le 20ème de cavalerie

    Un grand, très grand lucky Luke où on a quasiment un gag à chaque case dans ses meilleures pages. Les trouvailles sont nombreuses, le tout servi par un scénario qui ne se contente pas d'enfiler des scènes sans lien narratif entre elles.

    kurdy1207 Le 30/04/2020 à 09:12:42
    Giacomo C. - Tome 5 - Pour l'amour d'une cousine

    Le côté « bourrin » et parvenu de Parmeno devient un peu lassant et je trouve que l’histoire en souffre un peu. Du coup la partie « drolatique » prend le pas sur la subtilité de ce qui aurait dû être, selon moi, plus cocasse.

    Le Comte d’Yi tire les ficelles du complot visant à s’attribuer la fortune du Prince de Fosca avec, ce dont nous pouvions nous douter, Costanza la nièce dudit prince.

    Après avoir assis Parmeno à la Place de Duc de Totto, le Comte va profiter de cette manne pour faire libérer de prison un certain Sartori, accusé d'intelligence avec l'ennemi, et qui n’est autre que le véritable héritier. Mais cette libération ne durera que le temps de son assassinat car le véritable but du Comte est d’assoir, au moins temporairement, Parmeno comme bénéficiaire du prince.

    La toile attentatoire se tisse et Costanza, malgré un certain dégoût, tente une séduction intrigante envers le nouveau Duc de Totto. Malheureusement pour tout ce beau monde, Giacomo et l’espionne de San Verre, Angelina, vont découvrir un document dévoilant le complot. Le Comte d’Yi va le payer cher et Parmeno sera informé par Giacomo qu’il n’est pas l’héritier. Seulement…

    Le dernier tiers de l’album devient franchement intéressant et malgré la mise sur la touche du Comte et la disparition du prince, les manigances continuent avec une collusion entre Parmeno et la Nièce.

    Yovo Le 29/04/2020 à 21:15:00

    L’histoire est banale : deux ados, vainqueurs ex æquo d’une épreuve ancestrale, sont envoyés par leur tribu en quête d’un trésor légendaire… Ce récit entre Tolkien et Game of thrones pâtit un peu d’un rythme inégal et de personnages qui auraient mérité plus de profondeur, même s’ils sont bien campés. Néanmoins, certains partis pris narratifs rendent la narration attractive et moins bourrine qu’il n’y parait.

    Mais c’est par l’image surtout que cet album détone. Quel graphisme ! Varié, créatif, extrêmement dynamique, relevé de belles couleurs, avec des effets informatiques qui boostent le trait et décuplent encore son énergie. Certaines planches très oniriques nappent l’ensemble d’une poésie sombre et esthétique. La dénouement est malin et donne un sens inattendu à cette épopée. Bref, ce n’est pas parfait mais c’est un bon one-shot.
    Je surnote légèrement mais le gros boulot de l’auteur m’inspire un grand respect.

    Par contre, pourquoi ça s’appelle WahcommO ? Alors là, aucune idée...

    freddie2 Le 29/04/2020 à 20:23:37
    Midnight Nation - Tome 1 - N°1-2

    une bonne lecture, avec des dessins agréables (sauf lorsque ça change de dessinateur sur un tome, je n'aime pas du tout ce style). l'histoire est bien construite et une fin peu prévisible. a lire,

    Shaddam4 Le 29/04/2020 à 19:42:07

    Pour son nouvel album, le vétéran Christian Rossi s’est associé à un nouveau venu dans le clan des scénaristes. Après son épisode sur les amazones que j’avais personnellement trouvé assez moyen scénaristiquement c’est une bonne nouvelle et je dois dire que le courant semble être passé excellemment entre les deux lorsque l’on regarde le rendu final, un one-shot sur un concept du reste assez classique mais à la construction complexe loin d’être évidente.

    Le Front français de 1915 est noir comme une nuit éternelle. Dans cet enfer les soldats allemands le redoutent plus que l’assaut, plus que la mort. On le dit partout, capable de vous attraper où que vous soyez. Il serait immortel, envoyé par le diable même. Est-ce un soldat? On l’appelle Odawaa.

    L’ouvrage est présenté comme un western et je dois dire qu’il en revêt les thèmes et l’aspect mythique, presque fantastique. Le théâtre du front de 14/18 a beaucoup été abordé en BD, souvent de façon historique, parfois de façon fantastique, le plus souvent dans une veine lovecraftienne compréhensible et qui semble beaucoup inspirer les scénaristes. Ici le référent serait plutôt l’excellent Cinq branches de coton noir sorti début 2018 et qui utilisait cette fois la seconde guerre mondiale pour envoyer un commando noir derrière les lignes allemandes pour récupérer le premier drapeau de la Nation libre américains, aux mains d’un officier nazi collectionneur de reliques… On retrouve dans Odawaa l’idée du commando indigène (des indiens canadiens formant une équipe de snipers redoutables), la noirceur visuelle semblant reprendre la forme du « duel » final d’Apocalypse now, mais surtout l’aspect indéterminé: jamais nous ne savons si nous sommes dans un cauchemar, maintenant, avant, dans le réel ou non. Car le cœur de l’album est bien la figure d’Odawa, fantôme de terreur dont l’ombre parcourt subrepticement les pages de l’album comme les chants poétiques récités par son officier. [...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/04/29/la-ballade-du-soldat-odawaa/

    kurdy1207 Le 29/04/2020 à 17:25:46
    Giacomo C. - Tome 4 - Le maître et son valet

    Parmeno, voleur, escroc, menteur de bas étage, souvent veule et valet de Giacomo se retrouve soudain sur le devant de la scène. Des personnages de la noblesse lui assurent qu’il est le Duc de Toto, fils du Prince de Fosca qui est à sa recherche pour lui léguer sa fortune et ceci au grand désespoir de Giacomo. Tout cela ressemble à une cabale où Parmeno, en crétin de service, se complaît. Mais il n’est pas si simple de transformer un roturier en fils de prince.

    San Verre lance son espionne sur ce dossier qui lui parait louche. Giacomo aussi a beaucoup de mal à croire à la haute naissance de son valet. Pourtant la nièce du Prince rencontre le nouveau Duc de Toto et semble tomber dans un piège dont nous ne connaissons pas encore vraiment le fondement ni le but.

    Le comique de l’album est son point fort. Mais comme l’histoire se déroule sur deux tomes, le scénario laisse des zones d’ombre et n’évite pas totalement l’ennui malgré le côté extravagant qui glisse par moment vers le côté grotesque. Cela n’empêche en rien le plaisir qui s’en dégage une fois la dernière page tournée.

    kurdy1207 Le 29/04/2020 à 17:22:49
    Giacomo C. - Tome 3 - La dame au cœur de suie

    Ce troisième tome est une vraie réussite. Notre « pôvre » Giacomo noie son amour perdu (album précédent) dans le vin. Mais il va bientôt être mêlé à une affaire qui le sortira de sa torpeur.

    L’album tourne autour du monde des joueurs de cartes. L’Angleterre tente une déstabilisation de Venise par l’intermédiaire d’un joueur professionnel, Lord Winter. Celui-ci va réussir à obtenir d’un joueur célèbre, proche de la mort, une façon de jouer « la degradia » permettant des victoires quasiment assurées. Ces premières prouesses vont se faire sur la noblesse Vénitienne en ruinant nombre de personnes connues et mettant en péril l'économie de Venise. San Verre, personnage qui tient Giacomo C. par de nombreux secrets va consulter le Conseil de Venise et proposer les talents de celui-ci pour affronter Winter contre un oubli total de certaines affaires qui l'impliquent.

    Malgré ses dons de joueurs, Casanova va subir une défaite cuisante et perdre l’argent que le Conseil lui a accordé. Un étrange personnage va alors lui permettre d’affronter Winter d’égal à égal.

    Dans ce volume s’enchainent et se succèdent, comme les grains d’un chapelet, les surprises. Elles s’égrènent petit à petit et viennent grossir un scénario parfaitement construit se finissant sur un joueur totalement désabusé.

    annickm Le 29/04/2020 à 15:51:57
    Horlemonde - Tome 1 - Les voies d'Almagiel

    Histoire très banale, dessin et mise en page un peu brouillonne, personnages creux... tout ça est très très bof. Je me passerai du tome 2.

    Avollant Le 29/04/2020 à 15:14:18
    Yoko Tsuno - Tome 4 - Aventures électroniques

    Quatrième album de cette série et, à première vue, une note dissonante dans une harmonie bien orchestré. Toutefois, pour qui est amateur du neuvième art, cette bédé représente un trésor pour tous ceux qui apprécient le cheminement créatif en développement. En effet, ce livre est une anthologie regroupant les premières planches de notre championne avant qu’elle n’obtienne sa propre plateforme… Ici, pas de points forts ou de points faibles ; voici simplement ce que j’en pense :

    Comme il était coutume dans la bande dessinée franco-belge de cette époque, les premières esquisses de notre héroïne furent publiées dans un hebdomadaire de BD ; celui du « Journal Spirou », en 1970. Les maisons d’édition, en ce temps-là, avaient adopté cette stratégie dans but de tester la viabilité d’un projet avant de s’investir financièrement dans une nouvelle collection. Constatant les résultats positifs pour Yoko Tsuno, la direction des Éditions Dupuis donna son accord à Roger Leloup pour la continuation de son œuvre.

    C’est en relisant les notes officielles de l’auteur, je me suis rendu compte qu’il a eu à faire face à deux dilemmes. Le premier étant que bien qu’il connaissait intiment Yoko, il lui fallait aussi nous la présenter « comme il l’a voyait »… plus facile à mentionner qu’à exécuter. Mais je pense que c’est surtout au niveau de sa seconde interrogation, qu’il a dû se poser plusieurs questions : c’est-à-dire quel genre littéraire choisir pour les aventures de notre vedette ? Cela a dû être un sujet plus délicat à aborder, car tant de possibilités s’offraient à lui, qu’il aurait été aisé de faire fausse route. C’est donc sous le signe de l’exploration, tant en style qu’en personnalité, qu’il a entrepris de nous faire découvrir sa protégée ; au et ce, par le truchement de ces quatre premières histoires.

    En commençant par « Hold-up en Hi-Fi », qui fait aussi office de « pilote non officiel » de la série ; il nous y décrit Yoko comme courageuse, perspicace, intelligente et… têtue ! Ensuite, dans « L’ange de Noël », ce sont sa compassion et sa générosité qui y sont démontrées. Dans « Cap 351 », sur un fonds d’actions explosives, ce sont ses défauts de caractères : soit l’obstination, la fierté (elle n’aime pas qu’on mette en doute son expertise) et sa témérité, qui sont explorées. Pour ce qui en ait de « La belle et la bête », je crois que c’est là qu’il a eu la piqure pour la science-fiction : car bien que le récit commence sur une note surnaturelle, il prendra très vite une tournure de technofiction… posant ainsi le premier jalon de la direction que suivra toute sa collection.

    Quant aux chapitres « Du miel pour Yoko » et « L’araignée qui volait », ce sont des épisodes de remplissage servant à établir une relation sociale avec son entourage. Pol ayant été choisi parce qu’il représentait une moins grande menace (comparé à Vic) pour les admirateurs de Yoko… l’auteur ayant instinctivement compris qu’une partie de ses lecteurs se détourneraient d’elle si ceux-ci percevaient qu’elle avait un prétendant. D’ailleurs, je suis toujours satisfait de constater que le scénariste a bien voulu faire jouer le rôle du preux chevalier à Pol, au lieu de son titre traditionnel de « pitre de service », vers la fin de la dernière histoire.

    Tout compte fait, la raison pourquoi j’apprécie ce recueil, c’est que l’on peut voir directement comment, de 1970 à 1974, Roger Leloup a entreprit la maitrise de son art. Ce qui est remarquable, c’est qu’en seulement 4 ans, il a su passer d’un style caricatural à un genre beaucoup plus réaliste ; et ce, en prenant soin d’y aller par étapes successives, pour ne pas s’aliéner son public souche via une transition trop brutale.

    Notez que Roger Leloup aurait pu choisir de s’en tenir à son aspect original ; ce qui aurait pu lui permettre de faire des apparitions dans d’autres collections de la maison Dupuis (Ex. comme dans l’un des gags de Boule & Bill)… Ce qui aurait été tout à fait acceptable, mais le père fondateur de Yoko aura vite compris que s’il avait suivi ce chemin, sa création n’aurait jamais atteint son plein potentiel.

    Au finale, la raison pour laquelle j’apprécie ce recueil, c’est principalement parce qu’il représente un témoin direct de l’évolution de Yoko… aussi bien en tant qu’œuvre d’art que du point de vue du personnage. C’est surtout pour cela que je me fais toujours un point d’honneur, lorsque j’entreprends de relire toutes ses aventures, de le faire dans l’ordre chronologique en commençant par ce numéro ; ainsi, je suis mieux en mesure d’en savourer les changements.

    C’est donc dans cette optique que je vous recommande d’approcher ce tome…

    P.S. Bien que j’adore le fait que M. Leloup ait fourni, au fil du temps, une garde-robe bien remplie à Yoko ; je dois admettre que son ensemble rouge et noir me manque cruellement à l’occasion.

    Bonne lecture à tous.

    MISTERSNOW Le 29/04/2020 à 11:04:14

    Pas à proprement parlé un album BD, puisque cet ouvrage est composé d'une très courte BD en noir et blanc d'une dizaine de pages et d'un grand nombre d'illustrations. Pour avoir suivi l'actualité de cet auteur sur le forum Bob Morane, puis sur divers réseaux sociaux, cet album est surtout un cadeau au lectorat des aventures de « Caro ».
    J'ai rencontré ce personnage surtout via les romans écrits par Richard Colombo (4 à ce jour).
    Avec la surprise géniale de découvrir qu'Henri Vernes, créateur de Bob Morane, avait signé la préface de la première aventure, « le temple des pères » et qu'il soutenait depuis ce projet.
    « Sur les traces de Caro » permet de découvrir, ou redécouvrir, la genèse de ce personnage.
    Avec, en bonus, la participation de grands artistes comme Gerald Forton ou Pixel Vengeur.

    Cellophane Le 29/04/2020 à 10:47:41
    Achille Talon - Tome 1 - Les idées d'Achille Talon cerveau-choc !

    Les débuts d’Achille Talon avec une évolution du dessin assez épatante entre le début et la fin de l’album.
    Des histoires en une page, avec une chute souvent bien trouvée et bien amenée. Déjà, dans ce premier album, tout ce qui fera Achille ou presque, le voisin, Virgule, le major… Et déjà la verve même si elle est encore assez ténue.
    Ça ne révolutionnera pas la BD parce que ça reste simple, moins poussé que ça ne le sera ensuite, mais c’est plus qu’agréable.

    Thomaswae Le 28/04/2020 à 23:34:53
    SuperS - Tome 1 - Une petite étoile juste en dessous de Tsih

    L’une des premières série que je peux proposer à mon fils de 10 ans car les autres choix bd sont plus pour adultes.
    Et bien il a lu les 4 tomes d’affilé et moi aussi
    Les dessins sont superbes et le rythme également
    Je recommande la lecture des histoires de nos 3 super’s héros

    ALICECOOPER Le 28/04/2020 à 22:27:20
    Les Épées de verre - Tome 1 - Yama

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour le Journal des Confinés #17

    J'avais déjà entraperçu cette BD et elle fait déjà partie des objectifs d'acquisition que j'ai et ce, depuis pas mal de temps (2 à 3 ans). Un début de scénario à la "Roi Arthur" sauf que c'est une jeune fille qui ira retirer l'épée de la vengeance suite à l'enlèvement de sa maman et après s'être préparée avec Niklos, un maître d'arme, qui lui aussi, a des comptes à régler.

    Des créatures bien imaginées, des décors flamboyants, des personnages très attachants, un maître d'arme qui ressemble à bien des égards à Mel Gibson dans Brave Heart, une adoption forcée, une sélection divine, des vengeances, un temps qui passe, ce sont là les ingrédients de ce bel album.

    Le dessin en général est magnifique, il aurait pu être mieux encore sur certaines cases dont les fonds sont un peu fades ou vides. La tête du papa de Yama, Achard n'est pas à mon goût. Il me fait penser à une caricature. Yama porte un pantalon à la "J'ai fait caca dans mon ben", et ce n'est pas très sexy. La chevelure de l'amante partagée est un peu abusée. L'ensemble reste une parfaite réussite et d'une impeccable cohérence. Les forêts sont tout simplement magnifiques, les jeux d'ombres également très réussis, plaisants qu'on s'y croirait, et qu'on pourrait presque sentir l'humus en fin de printemps. Une lecture qui a été fluide, sans aucune faute mais aussi prenante, intéressante avec une bonne histoire, mais une fin tronquée trop tôt. Je recommande ; à acheter les yeux fermés.

    reveur59 Le 28/04/2020 à 20:57:56

    Superbe recueil rempli de talent et de passion pour l’œuvre d'Henri Vernes, qui d'ailleurs a encouragé la création de ce personnage. Un délice pour les yeux et pour l'âme !

    elpastor Le 28/04/2020 à 20:47:06

    Au départ de cet album moitié BD moitié dessins, il y a une passion, celle de son auteur, pour William Vance et Gerald Forton. Il y a aussi un immense respect pour Henri Vernes, le père de Bob Morane, qui a apprécié l'idée d'un personnage inspiré de son héros et a donné son aval. À l'arrivée, un album fort sympathique, dans un noir et blanc qui rend justice au dessin. Contrairement à certaines critiques formulées ça et là et qui n'ont absolument rien à voir avec le sujet de cet album, l'auteur nous livre un travail léché. On aurait juste un regret; que cette BD finalement ne soit pas plus longue, ce qui est presque un peu frustrant!

    Sotelo Le 28/04/2020 à 16:15:54
    Le triangle Secret - Tome 6 - La Parole perdue

    Pendant que les complots s'accélèrent au Vatican, Didier pense avoir résolu le mystère, à savoir la localisation du tombeau du Christ... Un excellent tome une fois de plus, avec une intrigue qui progresse de façon significative et des révélations passionnantes, notamment en ce qui concerne ce vieux renard de Martin. Néanmoins on sent que de nombreux mystères restent à résoudre et il ne reste plus qu'un seul tome avant la fin ! Sera-il le feu d'artifice final espéré ?

    Kmizol Le 28/04/2020 à 15:47:22

    En tant qu'auteur de cet album, laissez moi vous dire - en toute objectivité - qu'il est formidable ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ri en lisant un truc depuis la page des blagues dans Télé Z ! Si je n'avais pas moi-même écrit les gags j'aurais été surpris par leur génie mais là ça va, je m'y attendais. J'ai pas été déçu.

    kurdy1207 Le 28/04/2020 à 14:47:52
    Giacomo C. - Tome 2 - La chute de l'ange

    Ce deuxième tome est impressionnant par la qualité du scénario et le dessin me parait déjà meilleur. Giacomo doit faire face à plusieurs personnes qui, à raison où à tort, lui en veulent personnellement et doit de plus, à son corps défendant, essayer de trouver le tueur en série qui exécute et mutile nombre de femmes. Le mélange de suspens, d’action et de légèreté donne un cocktail très plaisant pour cette suite passionnante en tous points. Excellent ! Au moins scénaristiquement parlant.

    Eric DEMAISON Le 28/04/2020 à 13:24:24
    Corto Maltese (Couleur format normal) - Tome 1 - La jeunesse 1904-1905

    Un peu déçu par cet album. Et pourtant je suis fan d'Hugo Pratt!
    La mise en page est très académique, quasi exclusivement des 16 cases au format standard cela est aussi dû à l'absence d'envolée lyrique du récit et de ses personnages. C'est dommage car toutes les aquarelles mises en préambule de l'histoire sont somptueuses.
    L'intérêt se trouve dans le récit de la naissance de Corto et cela crée ainsi du lien avec toute la saga.
    Un livre pour les fans qui veulent compléter leur collection.

    Touriste-amateur Le 28/04/2020 à 10:49:24
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 26 - La Vallée des Immortels - Tome 2 - Le Millième Bras du Mékong

    Un B&M est toujours un bel événement, à de rares exceptions près (l'Onde Septimus, par exemple).
    J'ai donc entamé la lecture de ce second tome avec plaisir pour ... très rapidement déchanter.
    Le dessin reste d'une bonne cuvée, c'est plaisant. J'ai apprécié les quelques planches qui servent de résumé du T1 et permettent de se replonger dans l'histoire.
    Mais le scénario est, vu de moi, du grand n'importe quoi. Jamais je n'ai accroché. J'ai même été parfois triste pour le scénariste qui s'est perdu dans dans l'histoire.

    Et puis, il faut le dire, triste d'avoir eu le sentiment du début à la fin d'avoir jeté de l'argent (qu'il faut gagner!) par les fenêtres en achetant cet album.

    Yovo Le 27/04/2020 à 22:51:25
    Dans la tête de Sherlock Holmes - Tome 1 - L'Affaire du Ticket Scandaleux 1/2

    Ça saute aux yeux dès la 1ère page : cet album est inventif, vif, enlevé et immersif. Les planches rivalisent de textures et de détails. Les traits incisifs des personnages les rendent expressifs et bien caractérisés. On pourrait reprocher à l’ensemble du graphisme d’être tape-à-l’œil, d’utiliser un découpage frimeur et des procédés alambiqués... C’est vrai, mais je trouve que cela sert et complète le récit. Heureusement d’ailleurs, car en effet, les ficelles sont parfois grosses et l’intrigue manque un peu de finesse, ce qui est un comble pour un Sherlock Holmes !

    Mais au final il s’en dégage une impression de qualité et le plaisir est là. Un album original, très cohérent et bien mené. Je suis d’ores et déjà certain de le relire et j’attends le 2ème tome avec impatience.

    kurdy1207 Le 27/04/2020 à 22:24:22
    Giacomo C. - Tome 1 - Le masque dans la bouche d'ombre

    On ne peut laisser passer le fait que la BD est datée « Vécu » des années 80. Mais ce n’est pas une tare surtout avec un scénario signé Dufaux. C

    Cette période vénitienne de la vie de Giacomo Casanova est truculente à souhait et ce premier tome n’y déroge pas avec des aventures pittoresques et picaresques. Même si le sujet très sérieux d’un meurtrier en série anime cet épisode, la narration par moment drolatique de l’auteur nous met en joie tout au long des pages.

    J’ai conservé très longtemps cette série sans la lire comme d’autres… peut-être trop longtemps quand on regarde ce qui se fait aujourd’hui. Néanmoins je m’amuse beaucoup à sa lecture.

    MERRY1 Le 27/04/2020 à 19:43:36
    OPK - Tome 1 - No-life

    Excellente série, ce qui n'est pas étonnant avec Matz à la manœuvre, mais également Bedouel, qui s'est illustré depuis avec Darnand et Kersten.
    Un grand regret, qu'elle soit restée inachevée, en raison des déboires de 12bis.

    annickm Le 27/04/2020 à 15:53:55

    Un 1e cycle de grande qualité, scénario, suspense, très beaux dessins, couleurs. Une intrigue bien menée, des personnages dignes d'un roman noir. J'ai accroché dès les premières pages et ne me suis pas ennuyée une seconde.

    kurdy1207 Le 27/04/2020 à 10:23:32
    Tony Corso - Tome 7 - La donation Konstantin

    Un seul regret, il n’y a pas encore de tome 8. Cet album nous réserve encore bien des surprises dont celle d’un père volage. Tony apprend ainsi que la personne qui l’entrainait pour le championnat de boxe, avant son internement, n’est autre que son demi-frère.

    Dans cet album, Tony rencontre Cassandra, une artiste, à laquelle il va acheter une icône dont l’image lui rappelle sa mère. Mais cette icône, comme trois autres, était réservée à un autre acheteur car chacune contient un élément indissociable des autres et mène à la fortune. Tony et ses amis Madgid et François-Gérôme se trouvent embringués dans une histoire des plus violentes.

    Quel dommage que depuis six ans Tony Corso ne connaisse pas d’autres aventures alors que cette série avait haussé son niveau dans ses trois derniers albums.

    ALICECOOPER Le 27/04/2020 à 00:39:15
    Mauro Caldi - Tome 1 - Mille Miglia

    Merci à toute l'équipe de BDFugue pour le Jounal des Confinés #16

    Très bon album pour son époque qui méritait alors largement un 4/5 voire même un 5/5. Ce n'est peut-être plus le cas aujourd'hui mais elle reste une excellente BD avec un très bon scénario, comme on n'en trouve plus tellement d'aussi riches aujourd'hui, où tout s'imbrique à la perfection, avec des dialogues géniaux, clairs et sans aucune aspérité, ni incohérence, comme un véritable film. J'avais l'impression d'y être, j'ai été transporté. Comme le dit si bien "sliderzora" ça se lit comme on boit du petit lait, ça se dévore aussi et malheureusement trop vite. Pour un tome 1 d'une longue série (8), l'histoire est complète et réussie, contrairement à beaucoup de bandes-dessinées d'aujourd'hui dont le premier tome est carrément tronqué à la fin.

    Une course de rêve gagnée par notre jeune héros sur une voiture de rêve, qui n'est pas la sienne, une Ferrari, dont les boîtes de vitesses auraient des problèmes, au grand Fangio qui perd, dans l'Italie de 1956, une usurpation d'identité, le tout pour couvrir des manœuvres sans scrupules de la pègre, une vengeance pour une histoire de maîtresse, et dont notre héros devient plus ou moins un complice, vu qu'il se venge sciemment et indirectement du piège dans lequel il est tombé. Voilà les ingrédients de cette fameuse BD, vraiment pas mal.

    Avec un dessin uniforme, ancien et relativement riche avec des cases travaillées, j'ai passé un excellent moment de lecture agréable, accrocheur et j'ai adoré l'histoire. Je recommande et alloue 4 étoiles.

    ALICECOOPER Le 26/04/2020 à 20:09:56
    Le lac de Feu - Tome 1 - Tome 1

    Merci à BDFugue pour le Journal des Confinés #15

    Désolé pour les auteurs mais j'ai trouvé cette bande dessinée très médiocre, je dirai même déplaisante et ennuyeuse. Le début du scénario était sympa, conduire les jeunes gens dans une fausse mission parce qu'ils étaient tout feu tout flamme.

    Le vaisseau spatial à la page 4, on ne sait pas pourquoi il est là, et on ne le voit qu'une fois, ça ressemble au premier volet des MEN IN BLACK, puis en fin de volume, des cloportes géants, mal imaginés et mal dessinés, du déjà-vu.

    C'est rare, mais à la page 13 j'avais déjà envie de refermer le volume. Des discours à n'en plus finir, que de personnages et de visages à n'en plus finir sur presque toutes les cases et pas d'action. Le dessin est très faible et les couleurs, outre de temps en temps un peu de nuances de bleus, sont constituées de toutes les nuances du jaune au marron.

    Pas bien !!!!

    yannzeman Le 26/04/2020 à 18:26:30
    Après l'Enfer - Tome 1 - Le jardin d'Alice

    Je n'ai pas le même enthousiasme que les avis précédents pour ce 1er tome.

    Le dessin ne m'a pas totalement convaincu.
    Si les personnages sont assez reconnaissables, je ne suis pas très fan des dessins un peu flous. Le style de Meddour me fait un peu penser à celui de Sorel, mais sans la maitrise nécessaire pour une bonne lisibilité de l'histoire.

    Les couleurs ne m'ont pas totalement convaincues non plus. Pas sur qu'elles supportent bien le poids des ans, lorsqu'il s'agira de relire cette histoire.

    Quant à l'histoire, si le contexte a le mérite de s'intéresser aux vaincus, il n'a rien de nouveau mais ce n'est pas une critique de ma part.

    Par contre, c'est noir de chez noir, et il ne faut pas rechercher le divertissement pur en lisant ça. Même si les choses sont suggérées plutôt que montrées, il ne faut pas être déprimé pour attaquer cette lecture.

    Je ne suis pas sur de lire la suite, pour toutes ces raisons.

    philjimmy Le 26/04/2020 à 17:10:11
    Kebek - Tome 1 - L'éternité

    '' La Nuit des temps'' fait partie de mon top trois des romans cultes.
    Transposée au Québec, on garde la trame du roman de Barjavel dont l'auteur s'est clairement inspiré.
    Pourquoi pas ? malgré quelques incongruités qui seront certainement expliquées dans le tome 2, on suit sans déplaisir la découverte des sarcophages. Les lecteurs du roman savent déjà à quoi s'attendre dans le tome 2, le paysage post apocalyptique du présent épisode ne laissant guère de doute sur la continuité de l'influence du roman original sur l'histoire.
    Heureusement que contrairement a Koralovski du même auteur, on a là un grand format qui rend les dessins plus accessibles.
    Sans être convaincu ni par le scénario qui aurait gagné à un peu plus de simplicité, ni par le dessin pas toujours maitrisé, une histoire que j’aurai plaisir à finir.

    affif63 Le 26/04/2020 à 15:29:58
    La horde du Contrevent - Tome 2 - L'Escadre frêle

    Très belle adaptation du fameux roman!
    2 premiers tomes à la hauteur des attentes...

    Belle itw de Eric Henninot pour ceux qui aime la série :
    https://completementdesbulles.com/2020/04/19/la-horde-du-contrevent-adaptation-en-bd/

    kurdy1207 Le 26/04/2020 à 14:23:08
    Tony Corso - Tome 6 - Bollywood connection

    Tony Corso en plein Bollywood ! La Jet set Indienne rejoint celle de « Saint-trop » et nous propose une histoire torturée et peinturlurée, comme il se doit avec Bollywood, non pas de costumes criards mais d’un soi-disant enlèvement et d’un amour homosexuel. Tony va une fois de plus retrouver Karen en face de lui et parallèlement faire face aux états d’âme de sa chérie Nadia. C’est du tout bon !

    sebastien01 Le 26/04/2020 à 12:41:24

    A la fin des années 1980, Frank Miller navigue entre Marvel et DC sur divers projets mettant en scène tantôt Daredevil, tantôt Batman, des personnages qui ont en commun d’avoir une part d’ombre que l’auteur va se charger de remettre en avant dans des récits plus matures tel Born Again ou The Dark Knight Returns. J’ai revu "Batman v Superman : L’Aube de la Justice" de Zack Snyder et, dans la foulée, relu cet album dont le film est grandement inspiré (Batman: The Dark Knight Returns 1986, #1-4).

    Dans son introduction, Miller fustige la Comics Code Authority et les restrictions que l’organisation ferait peser sur les artistes. Pourtant, si la tonalité de son histoire est résolument adulte, seul le vocabulaire pas bien finaud du gang des mutants m’apparaitrait encore aujourd’hui à déconseiller aux enfants. Et c’est oublier un peu vite que d’autres récits tout aussi bons que celui-ci ont vu le jour à la même période (Legends of the Dark Knight / The Killing Joke / Gotham by Gaslight / Arkham Asylum). Trente ans après, les mentalités ont évolué et il n’y a bien que sa critique de la télévision qui apparait, à l’heure des chaines d’information en continu et de leur défilé d’experts, toujours d’actualité.

    Les deux premiers épisodes sont excellents, aussi bien en ce qui concerne la progression de l’intrigue que son dessin à gaufrier de seize cases. Ils reviennent sur les origines et la mythologie de Batman (mention spéciale à la scène du meurtre de ses parents), expliquent son retour dans le costume de justicier, dressent le portrait d’une ville de Gotham en proie à une explosion de violence et égrènent, au travers des journaux télévisés, les forces et faiblesses du vigilantisme. La seconde moitié est par contre décevante : Bruno est une néo-nazi vulgaire et ridicule (comme le sont d’ailleurs ces mutants punks), la scène de la fête foraine est bien trop longue et les motivations de cet affrontement final entre Batman et Superman sont floues. D’ailleurs, ni ses suites – The Dark Knight Strikes Again et The Dark Knight III –, ni ses numéros spéciaux – The Last Crusade et The Golden Child –, n’arriveront à retrouver le talent des deux premiers épisodes.

    J’ai relu l’édition de Panini Comics de 2009 et, une fois n’est pas coutume, il faut reconnaitre qu’elle est de bonne facture et offre une soixantaine de pages de bonus divers en fin d’album (à la différence des deux autres Deluxe de l’éditeur consacrés au personnage de Batman : Silence et Un long Halloween).

    yannzeman Le 26/04/2020 à 11:55:01

    Comme Yovo, je ressors de cette lecture assez mitigé. Et plus enclin à la sévérité au moment de "juger" ce livre.

    Graphiquement, c'est du très bon travail. C'est LE point fort de cet album. Quand je vois certains décors, la lisibilité de l'ensemble, la facilité avec laquelle chaque personnage est caractérisé et immédiatement reconnaissable, Duhamel est un très bon dessinateur.

    Son Ecosse n'est pas tout à fait conforme à la réalité, il le reconnait en début d'album pour n'y être jamais allé ; il manque l'humidité de l'hiver, et ça fait une sacrée différence. Mais enfin, ce n'est pas grave, car l'histoire présentée est une fable.

    Pour le scénario, en revanche, au dela de la fable, j'y ai vu une succesion de clichés, certains insupportables (sur les catholiques, qui prennent cher comme trop souvent dans les oeuvres de fiction ; une cible facile et si caricaturée que bon nombre d'imbéciles sont persuadés qu'il s'agit de la réalité), d'autres bien vus, mais enfin globalement une histoire comportant trop d'éléments caricaturaux pour en faire une oeuvre forte.

    Une adaptation en film ou en série tv nécessiterait un gros travail de fond et de réalisme, parce que sinon les excès de la caricature se retourneraient contre l'oeuvre. Trop d'excès tue l'excès, en quelque sorte, et enlève un peu de plaisir de spectateur.

    C'est dommage car l'occasion était belle de prouver que le graphisme franco-belge classique est toujours autant d'actualité et reserve encore de belles surprises.

    J'espère aussi que Duhamel ira vers une série plus classique dans le scénario, avec une histoire de longue haleine sur plusieurs albums, parce que j'ai quand même vu de belles choses dans ce "nouveaucontact". Mais ça, c'est mon souhait de lecteur, et pas une sentence définitive sur ce que cet auteur doit faire de sa carrière.

    Eric DEMAISON Le 26/04/2020 à 11:51:57

    Quelle épopée dans cette Amérique britannique qui bascule sous la pression des colons dans le conflit avec les Indiens et la recherche d'indépendance!
    Le souffle de l'histoire passe dans ce récit. Certes il y a des bons, mais aucun personnage n'est foncièrement mauvais. Chacun a sa logique, son histoire.
    Dès la première page Hugo Pratt nous entraîne dans son récit qui nous étreint jusqu'à la fin.
    Le dessin et la mise en planche sont somptueux. Même si on est habitué cela fait toujours autant plaisir.
    A découvrir ou redécouvrir.... régulièrement.

    Cellophane Le 26/04/2020 à 10:10:12
    Achille Talon - Tome 5 - L'indispensable Achille Talon

    Du Greg dans toute sa grandeur.
    C’est varié, plein de fantaisie, d’originalité et de subtilités.
    Un excellent album où quasi tous les gags sont bons ou excellents.

    thieuthieu79 Le 26/04/2020 à 09:09:52

    Un One-Shot intriguant, au scénario captivant. On dévore les pages très rapidement. L'histoire est bien menée et nous tiens en haleine en attendant le dénouement et la chute qui finalement ne viendront jamais...
    Du grand Zidrou, pour le meilleur et pour le pire... Ainsi, il nous livre cette histoire inédite et comme aucune autre, mais comme souvent à son habitude, ça part en vrille, sans aucune explication et on reste avec un cruel sentiment d'inachevé. Il y avait pourtant matière à monter un dénouement pour conclure l'album. Reste notre imaginaire, seul, pour combler ce trou...
    Malgré ce seul gros point négatif, tous le reste est tellement solide (tous comme le dessin maitrisé de Maltaite aux accents Seventies) que l'on pardonne facilement...
    Une bonne découverte, surprenante, qui du coup fait fonctionner à plein régime notre imaginaire.

    Aaapollo Le 25/04/2020 à 14:28:27
    Blake et Mortimer (Les aventures de) (Historique) - Tome 7 - S.O.S. Météores - Mortimer à Paris

    Exactement le genre d'aventures qui me passionnent énormément; une ambiance de "fin du monde", une impression de grande catastrophe à venir, due à la "science"... Jacobs devait être visionnaire car ce qu'il rapporte dans cette aventure démontre bien que l'homme est parfaitement capable de détruire le climat et par là même l'Humanité tout entière. C'est ce qui est en train de se passer avec le dérèglement mondial du climat: calottes polaires et glaciers qui reculent et fondent, augmentation du nombre de tornades, cyclones, canicules, apparition ou réapparition de virus connus ou inconnus...

    judoc Le 25/04/2020 à 14:04:08

    Un pavé monumentale (dans tout les sens du terme) pour une passionnante épopée historique .

    C'est l'histoire d'un exode contraint, des préparatifs à la découverte d'une "Terra Australis" inhospitalière, sans oublier le périple maritime de ces 11 navires Britannique chargés de miséreux, marins et militaires gangrénés par le doute et la peur de cette aventure imposée.

    De la grisaille des geôles Londoniennes, aux navires tabassés par les vagues, en passant par les baies sauvage Australienne, le dessin offre à l'album un caché réaliste et mystérieux en symbiose avec ce périple vertigineux.

    Un seul point d'ombre de mon point de vu, le cœur de cet ouvrage restant l'odyssée par elle-même, cette dernière fait dés lors beaucoup d'ombre aux protagonistes de l'aventure qui finissent par manquer d'intérêt. Cette carence du développement et/ou du charisme des personnages a frustré quelque peu mon plaisir de lecture... Quelque peu seulement hein !

    Très beau roman dessiné au final, je me précipite sur "Terra Doloris" !

    Bourbix Le 25/04/2020 à 03:42:27
    Seuls - Tome 12 - Les révoltés de Néosalem

    Dans la lignée de la série : lent mais indispensable ! Plus que dix ans avant la fin de cette série hors norme !!

    Yovo Le 24/04/2020 à 22:28:23
    Léna - Tome 2 - Léna et les trois femmes

    Un excellent récit d’espionnage. Peu d’action mais de la tension, du sens et de l’intelligence. La voix off laconique de Léna est efficace et traduit bien son flegme et son sang-froid, quelle que soit la dangerosité de la situation.
    Le dessin, plutôt neutre, est très agréable.

    kergan666 Le 24/04/2020 à 18:48:08
    Philip et Francis (Les Aventures de) - Tome 1 - Menaces sur l'Empire

    mon avis porte sur les 3 albums.
    toucher à des icônes comme Blake et Mortimer est très difficile car assez clivant.
    les ridiculiser peut choquer les passionnés de ces 2 héros.
    en lisant les différents avis sur cet album cela me confirme une fois de plus que les gouts sont vraiment très différents d'une personne à l'autre.
    un album ou une série peut être mis au pinacle par certains et plus bas que terre par d'autres.
    pour ma part, j'ai adoré avec un petit plus pour le personnage de Olrik.
    les dessins sont parfaitement à mon gout tout comme les scénarios.
    le meilleur de la série reste quand même à mon avis Menaces sur l'Empire.

    kurdy1207 Le 24/04/2020 à 16:49:55
    Tony Corso - Tome 5 - Vendetta

    Tout va très vite dans ce cinquième album poignant et captivant à souhait. Cela commence par l’assassinat d’une jeune star du football du FC Roma. Mais ce jour-là, Madgid l’ami de Tony prend une photo du meurtre et s’enfuit. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il vient de mettre les pieds dans un affaire concernant la mafia calabraise.

    Il va faire appel à Tony pour le sortir de l’impasse dans laquelle il vient de se fourrer. Pourchassé par tous dont la fameuse Karen Novacek embauchée par la Mafia, Madgid se terre avec la nièce d’un ami qui lui aussi a assisté au meurtre. Corso va s’occuper de tout et rencontrer les fantômes de son passé à Rome.

    Le hasard va le mettre sur la route du meurtrier de sa mère. Le mafioso est mêlé aux deux affaires et doit faire face à un Tony revanchard.

    Voici un album à couper le souffle qui est de loin le meilleur de la série. Le scénario se hisse au niveau des meilleurs films d’action et se déguste comme un alcool fort de qualité qui vous surprend en mélangeant punch et suavité. Fortissimo !