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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 41208 avis postés dans la bedetheque
    bertrand4100 Le 02/12/2017 à 11:49:34
    Angel Wings - Tome 1 - Burma Banshees

    La série est excellente et renouvelle bien le genre "bd avia". Le scénario est bien inséré historiquement, on apprend en même temps que l'on se délecte. Comme pour "Bomb road" (Koeniguer) , toujours plus de plaisir à chaque relecture.

    pysa Le 02/12/2017 à 11:16:07
    Pandora Box - Tome 1 - L'orgueil

    A quatre jours des élections, les candidats démocrates et républicains sont au coude à coude. L'équipe de campagne du challenger doit trouver le maillon faible du président. Pandora box, une série qui relie les sept péchés capitaux à la mythologie grecque. Au programme du premier tome, l'orgueil et Narcisse. Le scénario d'Alcante est bien ficelé et les dessins de Didier Pagot sont réalistes.

    herve26 Le 02/12/2017 à 10:31:59

    Je crois que je n'avais pas ouvert un livre de Gipi depuis" Notes pour une histoire de guerre". C'est en écoutant l'auteur à la radio, à l'occasion du prix RTL de la bd de l'année 2017, qu'il m' a été donné envie de me procurer cette bande dessinée.
    Ce pavé de près de 300 pages (non numérotées,au passage) se lit pourtant assez vite. Nous sommes plongés,dès le début, dans un univers glauque où deux jeunes garçons sauvages tuent un chien.
    Sans connaître les raisons du monde post-apocalyptique dans lequel ils vivent, nous sommes happés par leur histoire. Le récit, très cinématographique au demeurant,peut faire songer à l'univers du roman de Cormac Mc Carthy, "La route", bien que l'ensemble de l'histoire se déroule autour d'un seul lieu, un lac.
    Gipi aborde ici beaucoup de thèmes sans en avoir l'air:de l'éducation à l'amour filial, en passant par le fanatisme, nous suivons une véritable quête du Graal-avec le livre de leur père- entreprise par ces deux ados, livrés à eux-mêmes.
    Mais cette histoire est véritablement sombre, cruelle, même sous le trait en noir et blanc,adroitement brouillon,de Gipi.
    L'auteur ne laisse que très peu de place à l'espoir dans cette histoire, laissant le lecteur imaginer une fin.
    Un livre très fort, que j'ai dévoré d'une traite et qui mérite amplement son prix et sa place dans la sélection du festival d'Angoulême cette année.

    pysa Le 02/12/2017 à 07:56:27
    Ken Games - Tome 3 - Ciseaux

    Fin de la trilogie Ken Games. Les visages commencent à tomber des décisions doivent être prises. Un tome un peu en dessous des deux autres même si les dessins de Marcial Toledano sont de plus en plus précis.

    Ghryss Le 01/12/2017 à 23:58:06
    Siberia 56 - Tome 1 - La 13e mission

    Les dessins sont superbes (excepté pour les expressions faciales inexistantes). Le reste présente très peu d'intérêt, je me suis dit qu'il fallait juste qu'ils posent les bases, et ai continué sur le deuxième tome, mais vraiment ça n'a pas valu le coup.

    Ghryss Le 01/12/2017 à 23:54:43
    Thorgal (Les mondes de) - Louve - Tome 6 - La reine des Alfes noirs

    Je m'étais accrochée jusque-là, car si la série Kriss de Valnor est plutôt satisfaisante, Louve l'est beaucoup moins. Mais avec ce tome vraiment c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, je suis dégoutée et malgré tous mes efforts, j'abandonne. C'est dommage, si près du but car il ne reste qu'un tome, mais je ne me ferais pas avoir 7 fois.

    Ghryss Le 01/12/2017 à 23:50:48
    Thorgal (Les mondes de) - Louve - Tome 1 - Raïssa

    Ceci n'est pas une note représentative du 1er tome, mais plutôt de la série du T. 1 au T.6 (je ne sais pas pourquoi je me suis obstinée à lire aussi loin). Bref grosse déception, les dessins sont bien mais le reste.... J'ai adoré Thorgal, ainsi que la série dérivée Kriss de Valnor, mais celle-ci vraiment pas. Et pourtant je me suis accrochée. Le tome 5 m'avait redonné un peu d'espoir mais le 6 est une catastrophe.

    Ghryss Le 01/12/2017 à 23:34:10
    Undertaker - Tome 1 - Le Mangeur d'or

    Je ne suis pas très fanatique des westerns, mais alors celui-là! Une vraie pépite, les personnages sont caricaturés mais d'une manière si juste, qui les rend intriguant et attachant. Les intrigues sont géniales, les protagonistes BADASS et les répliques cultes! J'ai lu les T.2 et 3 et je suis toujours émerveillée!

    pysa Le 01/12/2017 à 23:31:30
    One Piece - Tome 4 - Un chemin en pente raide

    Luffy et ses amis aident Pipo à combattre Krapador et son ancien équipage. Les gaffes des héros prêtent à sourire et les combats se succèdent dans ce quatrième tome.

    Ghryss Le 01/12/2017 à 23:23:31
    40 éléphants - Tome 1 - Florrie, doigts de fée

    Le rythme de narration est un peu rapide, les intrigues sont nombreuses mais les effets de suspense sont trop courts, ce qui est dommage. Les personnages sont nombreux et présentés très (trop?) succinctement. L'histoire aurait pu être étalée sur deux tomes, largement. Néanmoins très attachante BD, hâte de lire la suite!

    kingtoof Le 01/12/2017 à 21:02:34
    Les arcanes de la Lune Noire - Tome 4 - Greldinard

    Que dire...
    En premier lieu, je n'ai pas aimé les dessins / dégueulasses...
    De plus, choisir le roi des Orcs pour réaliser une nouvelle Arcane, je ne trouve pas cela des plus pertinent... mais bon, si encore le scénario tenait la route... ce qui n'est pas du tout le cas ici...
    Et pour renforcer (négativement) l'histoire, les auteurs souhaitent nous offrir un deuxième tome pour compléter les aventures de Greldinard !
    En tout cas, si vous souhaitez lire comment construire une mauvaise BD, allez-y servez-vous !!!
    Des planches inutiles : des longueurs et des répétitions scénaristiques... qui deviennent, par d'ailleurs, la marque de fabrique des Chroniques (lamentable)...
    L'histoire est creuse, manque d'intelligence, de goût... de tout.

    monsieur burp Le 01/12/2017 à 20:53:43
    Shatane - Tome 11 - La mousse tache, Adolf !

    De la grande bd de gare.
    Ce "petit format" contient tous les éléments d'une histoire savoureusement pourrie: un discours facile à comprendre, une image simple éfficace avec femme nue qui va avec et un scénario genre "San-Antonio" c'est trop intellectuel.
    Toute l'ambiance est dans la couverture.
    ... l'histoire on s'en fout un peu.

    Bref à lire pour éviter une crampe de cerveau.

    Docteur Jones86 Le 01/12/2017 à 18:05:24

    Magnifiquement dessiné, Marini nous plonge dans une atmosphère sombre du meilleur effet! Si l'histoire n'est pas forcément très profonde, elle reste intéressante et sans temps mort. De plus il y a un côté "cinématographique" très sympa dans cet album.
    Seul défaut, c'est beaucoup trop court! En effet l'album est lu en 15/20 minutes et ça ressemble beaucoup à une grande introduction du prochain tome (qui j'espère sortira vite). Ceci étant dit le charme opère quand même et The Dark Prince Charming est un indispensable de cette fin d'année!

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 16:32:01

    Jolie couverture intriguante, typo de titre originale, intérieur de couverture identique des deux côtés représentant une sorte de peinture rupestre avec des licornes. Imprimé en Belgique.

    Cet album est un petit miracle sorti de nulle part! Réalisé par un scénariste chevronné mais peu connu et par un artiste espagnol dont c'est la première (et unique à ce jour) BD, il raconte l'itinéraire du chevalier Hospitalier Juan de la Heredia (personnage historique qui a bâti les remparts d'Avignon) après sa "mort" à la bataille de Crécy qui marque le début de la guerre de cent ans. Lors de cet événement d'une violence rare, le chevalier rencontre une licorne, animal légendaire, qui semble le ramener à la vie et le hante désormais pour le reste de son existence...

    Les grands one-shot sont portés par l'ambition de leur projet autant que par la qualité de leur réalisation. Il est surprenant de trouver ce volume chez Soleil, plus habitué aux séries qu'aux projets d'auteurs. Ici le mythe surpasse très rapidement le cadre historique (pourtant si élégant). Le fil rouge est l'hypothétique folie de cet homme ramené d'entre les morts par un animal imaginaire. Tout au long de sa quête du sens de sa résurrection, Juan va s'interroger sur une impossibilité: les licornes sont imaginaires, et pourtant il est bien mort sur le champ de bataille de Crécy... Après sa fuite d'une prison anglaise il va errer en bordure du monde des hommes, bravant la mort dans unique but: rattraper la licorne qu'il voit au loin, pour comprendre. Boucher au début de l'ouvrage, ermite puis chevalier à nouveau, il s'agit autant de la quête du sens de son époque barbare que d'un parcours intérieur vers la civilisation.

    Je reparle à nouveau de l'école espagnole, tant la qualité du trait et de la colorisation (que certains trouveront trop numérique) d'Escalada est rare. La rage qu'il met dans ses visages, l'esthétique et la poésie de ses plans larges constituent l'une des BD les plus impressionnante graphiquement des 10 dernières années. Le trait est dur mais précis, l'élégance de son style permettant de laisser la violence au contexte sans la reproduire graphiquement. Je n'ai trouvé aucune information biographique sur cet illustrateur bien trop rare. En espérant que ce projet totalement réussi lui donne envie de nous offrir à nouveau son talent.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/10/25/le-chevalier-a-la-licorne

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 16:29:42
    Harmony - Tome 1 - Memento

    Jolie couverture qui met en avant le style "ado" du trait de Reynes, belle typo de titre et maquette générale. Rien d'extraordinaire (on est chez Dupuis) mais c'est propre.

    Harmony reprend le thème classique d'Akira ou des X-men à savoir la conspiration scientifico-politique faisant des expériences sur des enfants (thème également du récent Wonderball). Je ne détaillerais pas le déroulement des albums, beaucoup de l'intérêt de cette bonne série reposant sur le traitement d'une histoire archétypale. Le dessin est particulier (proche d'un style jeunesse avec des visages et corps exagérés, gros yeux, gros menton, gros nez,...) mais très maîtrisé et la colorisation joue un grand rôle dans l'aspect d'ensemble. Reynes produit, surtout, un découpage très cinématographique et une progression de la narration remarquablement dosée. Le premier cycle est prévu en 3 tomes dont le dernier vient de sortir. Après un prologue remontant aux temps antédiluviens, le premier volume présente une adolescente, Harmony, enfermée dans le sous-sol d'une cabane, sans souvenirs. Elle semble au coeur d'une conspiration gouvernementale autour de manipulations de pouvoirs paranormaux... Le tome 2 est un flashback montrant comment elle est arrivée là en décrivant les expériences scientifiques sur les enfants. Cet effet casse un peu le rythme donné par le très bon premier volume. Le mystère reste cependant bien mené et la progression remarquablement gérée, avec des militaires très méchants et sans scrupules reprenant un programme scientifique médical à l'origine ; si bien que l'on attend avec impatience la conclusion du tome 3 (que je n'ai pas lu mais dont la lecture est susceptible de remonter les Calvin). Le dessin progresse en outre à chaque tome vers plus de sibtilité dans le trait.

    Les jeunes générations auront par cette BD une porte d'entrée sur cette thématique classique de la SF dans un traitement relativement soft. Je pense que le style de dessin plaira au public jeune et l'histoire pourra leur donner envie de s'attaquer à des séries SF plus ambitieuses ou plus adultes (l'Histoire de Siloë, Akira, Domu, Brane zéro voir le Chant des Stryges dans le style conspirationniste). L'approche scénaristique de Reynes, si elle n'a rien de révolutionnaire, est très carrée et laisse présager du bon voir du très bon si son histoire est prévue sur plusieurs cycle et ne se laisse pas aller aux sirènes du commerce infini.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/10/30/harmony

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 16:28:37
    Valérian par... - Tome 2 - Shingouzlooz Inc.

    Les Shingouz ont encore frappé ! Alors que les agents spatio-temporels Valerian et Laureline sont à la recherche d'une Intelligence Artificielle criminelle, Monsieur Albert leur apprend que le trio d'extra-terrestres infernaux a commis l'irréparable: ils ont perdu la Terre au jeu...

    La série "Valerian vu par..." entamée il y a déjà 6 ans par Manu Larcenet et son déglingue "Armure du Jakolass" revient avec un attelage improbable entre Lupano, (le scénariste très talentueux du moment) et maître Lauffray, chef d'une Ecole graphique, dont la rareté et l'irruption dans un registre humoristique attisent la curiosité. Et on peut dire que la réussite est complète si l'on en juge par le seul plaisir et la quantité de rires provoquée par cet album. Autant le Jakolass restait dans l'univers de Larcenet (gros pif, piliers de bar et antihéros), autant nous sommes ici totalement dans la thématique Valérian mais réinterprété par l'auteur des Vieux Fourneaux dont on retrouve ici toute l'énergie, les scènes improbables et surtout l'humour. Rarement je m'étais autant poilé en lisant une BD (peut-être devant Calvin et Hobbes...). La profusion d'inventions scientifico-n'importe quoi ne laisse pas deux cases de répit. Entre le Thon quantique, les Shingouz propriétaires de la Terre et l'IA corruptrice du compte retraite des agents de Galaxity (Lupano en profite pour nous glisser sa critique de la finance et du système libéral déjà connue des lecteurs des Fourneaux), on rit sans arrêt, entre deux bavements dus aux planches de Mathieu Lauffray.

    Pour une fois on peut dire que les pinceaux de l'artiste ne sont pas le premier motif de lecture de cet album. Pourtant son arrivée dans l'univers de la SF se passe avec le même talent que sur ses habituelles lovecrafteries. C'est beau, élégant, précis et Laureline est plus belle que jamais. Les trognes des Shingouz donneraient presque envie de voir Lauffray bifurquer vers le cartoon et ressemblent étonnamment à leurs cousins du film de Luc Besson. Les similitudes ne s'arrêtent pas là puisque l'humour présent sur les deux oeuvres est très proches, du décors noix de coco-chemises à fleurs à la virée en yellow submarin. Entre 4-5 jeux de mots pourris mais diablement drôles (la Shingoozlooz ou la Walou & Fortunas), Lupano offre à son acolyte de magnifiques planches spatiales et planétaires (mention spéciale aux couleurs plus  flashy qu'à l'accoutumée chez Lauffray mais magnifiques). Les deux se font plaisir et le communiquent. A lire absolument, que vous aimiez/connaissiez l'univers de Valérian ou pas.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/01/shingoulouz-inc/

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 16:26:46
    Monstress - Tome 2 - La Quête

    Demi-loup a réchappé à ses poursuivants et fait "connaissance" avec le démon qui l'habite. Elle part en terres arcaniques où d'anciens amis de sa mère lui apprennent qu'elle peut en savoir plus sur son passé et sur le mystérieux masque en se rendant sur l'ile des os...
    Monstress est un étonnant alliage du manga (les deux auteures sont d'origine asiatique) et du comics, exploitant un très large format (plus de 160 pages couleur par album) pour développer un univers de magie très original. Si le T1 demandait une grande concentration de part la quantité d'informations sur les factions et sur le monde présenté, le second volume suit une trame plus linéaire et donc plus lisible. Le design général des monstres comme des arcaniques est toujours aussi fascinant, l'illustratrice reprenant le thème des hommes-animaux, avec le plaquage de superbes textures informatiques qui fait la marque visuelle de cette série. Si les arrière-plans et décors sont un peu délaissés comme sur beaucoup de BD américaines et japonaises (du fait de la pagination très volumineuse), nombre de cases voir de pleines pages sont magnifiques, rappelant par moment la foison des BD d'Olivier Ledroit. L’ensemble demande du reste une attention particulière, tant visuelle qu'intellectuelle étant donné que le nombre de textes reste important. Ainsi Monstress s'adresse en priorité aux adultes, ne serait-ce que par la violence de certaines séquences. L'édition française suivant de près l'édition américaine il est probable que les aventures de Maïka demi-loup durent encore quelques années étant donnée la tournure prise par l'histoire à l'issue de ce second volume. Les amateurs de mondes complexes, des mythologies de fantômes et dieux-démons chinois adoreront.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/06/monstress-t2

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 16:25:38
    Low - Tome 3 - Les Rivages de l'espérance

    Les éditions Urban produisent un travail remarquable en proposant l'intégralité des couvertures US, un résumé des épisodes précédents salutaire, des interviews et biographies des auteurs ainsi que quelques illustrations préparatoires. C'est très très complet, d'une maquette élégante et adaptée à chaque série. Le bouquin est au format américain en couverture mat avec la désormais traditionnelle tranche noire commune à tous les livres Urban (qui mériterait peut-être d'évoluer au moins dans les collections Indies...). Très classe.

    Sur une terre à l'agonie, brûlée par son soleil devenu une géante rouge, l'humanité s'est réfugiée voici des millénaires au fond des océans, créant de nouvelles civilisations alors que des créatures mutantes apparaissaient.

    L'héroïne est une scientifique d'un optimisme débordant (l'exacte opposé du Grant MacKay de Black Science, l'autre série de Rick Remender) qui a repéré le retour possible d'une des sondes envoyées il y a longtemps dans l'espace à la recherche d'une planète habitable. Dans son odyssée vers la surface elle va se retrouver confrontée au destin tragique de sa propre famille. Dans les deux premiers volumes (très différents), Stel naviguait entre espoir et désespoir, voyant sa famille éclatée puis réunie mais subissant les années et l'éloignement. Dans le volume trois elle aboutit enfin à la surface et y découvre une terre encore plus hostile que les océans.

    Low est sans doute l'une des séries Urban dotée des couvertures les plus attrayantes. Coloriste incroyable utilisant des nuances très puissantes Greg Tocchini propose (comme souvent chez les illustrateurs américains) des mises en scènes qui ne donnent qu'une envie, celle de "plonger". A l'intérieur le choc peut être rude et son style mérite de le digérer avec attention.

    L'illustrateur utilise des effets de loupe pouvant distordre les traits et ses dessins peuvent par moment paraître non finis (peut-être une mode, que l'on pourra trouver par exemple chez Bastien Vivès). Pourtant l'on ne peut pas dire qu'il abandonne ses arrière-plans tant ses cases fourmillent de détails (ce qui peut poser problème sur un format américain, asses compact). Sa maîtrise technique est pourtant impeccable et tant le design général qui a demandé un énorme travail de cohérence (inventer les civilisations qui existeront dans plusieurs millénaires!) que les corps des personnages, tout est in fine magnifique. C'est une histoire de goût et certains n'accrocheront pas, mais je vous assure que cela vaut la peine d'insister et de se plonger dans l'histoire shakespearienne de la famille Caine magnifiquement écrite par Rick Remender, l'un des scénaristes les plus intéressants du moment aux USA.

    Ce drame joue au yoyo entre situations totalement désespérée et immense espoir porté par une héroïne très attachante en mère protectrice. Les auteurs présentent une panoplie de vaisseaux sous-marins, d'armements empruntant vaguement à l'Asie (le scaphandre aux allures d'Ange est une grande réussite et presque un personnage à lui seul). Les sociétés isolées sous des dômes ont chacune suivi un chemin différent, de l'hédonisme antique à une organisation collective stalinienne ou des clans pirates décadents... Les humains ont développé une technologie de l'eau mais ne sont que de frêles créatures face aux léviathans qui peuplent les fonds des mers. L'art de la rupture est consommé chez le scénariste et chaque album a une unité spécifique, ne serait-ce que par le temps qui sépare l'intrigue de chaque volume. Les séquences d'action sont en outre très bien menées, avec une mention spéciale à l'évasion du tome 2, séquence d'action parmi les plus impressionnantes qu'il m'ait été donné de voir en BD (que l'on peut même rapprocher de l'acmé du genre à savoir Appleseed de Shirow).

    Cette série (que l'on espère en durée courte pour ne pas diluer cette densité) est une équipée d'auteurs pas vraiment grand-public mais d'une grande intelligence. Une BD qui se mérite mais qui vous le rend bien, comme pour Tokyo Ghost que j'ai chroniqué il y a quelques temps.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/08/low

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 16:24:05

    Un cahier biographique sur les personnages historiques est présenté en fin d'album et je conseillerais de lire ce dernier avant la BD.

    En 1901 la jeune Evelyne "Eve" Nesbit va devenir la première Pin-up, une célébrité que sa mère utilise comme la poule aux oeufs d'or permettant à sa famille de sortir de la misère en ne reculant devant aucun moyen, même de la livrer à un riche architecte consommateur de "chair fraiche". Partagée entre l'innocence de la jeunesse, la soumission à une mère perverse et la découverte de la perte de son enfante, Eve navigue dans le New York de la belle époque.

    Ce "conte cruel de Manhattan" tient les promesses de son titre et de sa très belle couverture. Sur le plan graphique d'abord, le travail de ce gros ouvrage est énorme. On suppose l'utilisation de techniques mixtes papier/numérique, avec une très grosse maîtrise des brosses numériques par l'illustratrice. La pâte donnée est vraiment belle avec beaucoup d'effets de peinture différents que ne pourraient probablement pas permettre une seule technique artisanale. Les couleurs notamment m'ont beaucoup plu, ainsi que l'effet hachuré de la plupart des planches (le style rappelle celui de Gaël Henry sur Jacques Damour, en plus maîtrisé). Cet album illustre ainsi ce que peut apporter en bien le numérique chez des artistes d'aujourd'hui en embellissant l'art BD sans rien perdre du côté artisan. Certaines planches sont très inspirées et pourraient faire l'office de tirages affiche. Le style de Ferlut est simple pour ce qui est des personnages même si par moment le réalisme des cases montre la totale maîtrise de son art.

    L'histoire est donc un conte, cruel, américain, celui d'une époque où des milliardaires de bonnes familles rivalisent de grandiloquence pour dépenser leurs vies futiles. Où les jeunes filles sont de la chaire pour de grands méchants loups, où les mœurs dissolues se confrontent à un puritanisme hypocrite. Le sujet est dur: une mère prostituant sa fille pour entrer dans le beau monde. Là-dessus le personnage d'Eve est surprenant, ne semblant que peu regretter cela même si elle provoque sa maman en lui disant ses vérités. Car comme le lui dit White l'architecte, est-elle prête à ne plus vivre cette vie de gloire et de richesses, quoi qu'il en coûte? Est-elle malheureuse? L'album ne réponds pas vraiment à cette question, laissant une certains ambigüité se dissoudre dans le procès dont la trame un peu artificielle guide le récit. J'aime bien les alternances temporelles sectionnant les récits et cette méthode est ici efficace. L'ouvrage aurait sans doute pu tenir sur un format plus classique de 60/80 pages, mais il reste un bel objet qui fait plaisir aux yeux. Les quelques critiques que j'ai lu de cet album (qui a quelques années maintenant) étaient plutôt mitigées, ce qui me surprend, notamment sur le scénario qui me semble plutôt réussi d'autant que le choix de rester près de l'histoire véridique pose une contrainte scénaristique réelle. Le style graphique n'est pas ce vers quoi je vais habituellement mais le ton général m'a plutôt plu et j'ai passé un agréable moment dans cette époque toujours fascinante.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/13/eve-sur-la-balancoire

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 16:21:30
    Retour sur Belzagor - Tome 2 - Épisode 2/2

    Sur Belzagor, après la décolonisation des exoplanètes survenue une vingtaine d'années plus tôt, la cohabitation se passe paisiblement entre humains et peuples autochtones intelligents, les Nildoror, sortes de pachydermes vaguement anthropomorphes et les Sulidoror, géants simiesques mutiques. L'ancien responsable colonial Gundersen reviens de son "exil" sur Terre et semble désireux de régler des comptes avec des évènements survenus dans sa jeunesse sur ce qu'on appelait alors Terre de Holman. Embauché par des ethnologues il va diriger une expédition secrète vers le sanctuaire sacré de la "Renaissance" qui va dévoiler des secrets enfouis sur cette planète très particulière.

    Ce que l'on peut dire de ce double album c'est que le choix de communication de l'éditeur est celui du moindre risque. Qu'il s'agisse du titre, du type de dessins et jusqu'à la typo de couverture, tout semble pensé pour attirer les nombreux lecteurs de la série iconique de SF planétaire, Aldébaran et ses suites (de l'auteur Léo). L'on peut comprendre ce parti pris puisque de vraies similitudes existent entre ces deux univers et que les ouvrages de Léo ont plutôt bonne réputation. Personnellement je n'ai jamais accroché... et pourtant, je dois dire que Belzegor m'a pleinement happé et est pour moi l'une des meilleures séries BD de SF depuis quelques années!

    Il faut dire que le matériau d'origine est riche et a inspiré pas mal d'auteurs depuis les années 70 (et notamment le Piège sur Zarkass de Yann et Cassegrain, là aussi adaptation, de l'auteur français de SF Stephan Wul cette fois et antérieur à l'ouvrage de Silverberg - j'avais moyennement aimé). Les thèmes de la décolonisation, de la découverte ethnologique des peuplades autochtones, du respect de l'autre, des expériences mystiques ou encore de la communion avec la Nature, sont des thèmes classiques du Planet Opera (déjà dans le chef d’œuvre Dune). Ici les auteurs ont fait un remarquable travail préparatoire de développement crédible (visuellement et fonctionnellement) des créatures, flore et matériels du futur. Le design de Zuccheri parvient à éviter le ridicule que l'esthétique de la SF 70's a pu parfois développer. La planète qui se dévoile à nos yeux est fascinante et réaliste, imaginative sans que l'on se contente de simples extrapolations de créatures terriennes. C'est un véritable plaisir que de découvrir une planète fonctionnelle et originale, comme l'avait été la visite sur Pandora à la sortie d'Avatar. Je constate années après années combien l'existence d'un univers hors-champ complexe et développé fait énormément à la réussite d'une BD. C'est le principal intérêt et la grande force de cette série de "SF ethnologique".

    Si la relation entre les deux ethnologues peut paraître un peu cliché (le couple en crise renouant les liens en expédition), l'ensemble des personnages est intéressant et le mystère du fonctionnement des indigènes dure tout au long des albums de façon très efficace. L'on progresse dans l'intrigue, lentement comme un voyage à dos d'éléphant, mais résolument, ce qui donne une vraie satisfaction de lecteur. Des bribes d'informations, parfois brutales, sont disséminées entre les aller-retours de l'histoire, ce qui maintient la tension. Dans une histoire linéaire (l'aboutissement connu est la cérémonie de la Renaissance) le dénouement est plus important que jamais. Ici les auteurs retombent sur leurs pieds... peut-être un peu rapidement, mais cela reste cohérent, intéressant, bien mené. L'éditeur mène une campagne de communication importante car il sait que cette série est de grande qualité. Elle aurait pu disposer d'un public encore plus large. Personnellement je suivrais ces deux auteurs qui sont une vraie découverte et notamment le cycle des épées de verre dont les quelques visuels que j'ai vu laissent entrevoir du très bon.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/15/retour-a-belzagor

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 15:52:45
    Seven to Eternity - Tome 1 - Le Maître des murmures

    Album au format classique Indies Urban, couverture attirante même si on a vu plus inspiré (Urban avait bossé sur Tokyo Ghost en présentant une couverture différente de l'édition américaine et une édition N&B, ici ils reprennent exactement la couve originale). Comme habituellement on a du contenu additionnel avec une postface très intéressants de Rick Remender qui parle du travail de création (comme sur Low et Tokyo), dix pages de croquis de Jerome Opena et 6 couvertures alternatives. Par contre on aurait aimé avoir les illustrations des fascicules originaux. Enfin, petit soucis sur l'étalonnage des couleurs d'impression, c'est un peu fade si l'on compare à la version numérique. Clairement Urban est un peu passé à coté niveau éditorial ce coup ci, ce qui est inhabituel. Peut-être la volonté de sortir très rapidement le bouquin (parution en février aux USA, en novembre en France). L'éditeur reproduit le même tarif à 10€ pour le premier volume que sur ses autres parutions Indies, c'est super intéressant et bon coup pour attirer le lecteur. Malin.

    Je crois que je me suis encore fait prendre dans les filets de Rick Remender moi... Attiré par la couverture assez réussie (surtout en édition N/B chez Urban) j'ai pris l'album pour une critique sur Iznéo (en numérique donc). Assez sceptique sur les premières pages du fait d'un style graphique et de colorisation assez interchangeable sur pas mal de comics "industriels" et d'un monde de type Fantasy, au bout de quelques chapitres j'ai commencé à entrer dans un univers vraiment très original, subtile, à la fois en matière de design et sur les thématiques. Sur une trame classique (un tyran voit des rebels se liguer contre lui), l'apport de Remender est celui de l'intelligence: le grand méchant, le "Maître des murmures", n'a aucune force autre que celle de proposer à ses congénères d'assouvir leurs désir intimes. Lorsque ceux-ci acceptent ils deviennent des "capteurs" pour ce "Roi fange" qui peut ainsi voir, entendre, sentir au travers de millions d'individus. Quel pouvoir! Seven to eternity parle donc de la soumission volontaire et de la liberté individuelle (thème déjà central sur Tokyo Ghost). L'ensemble de l'intrigue repose sur ce concept de proposition, de torture intérieure que les personnages s'infligent seuls et qu'ils sont seuls à pouvoir résoudre... Le thème de la famille (et du père absent/défaillant) reste également central, véritable obsession et fil rouge du scénariste sur tous ses albums, de même que le pouvoir dictatorial qui soumet par la terreur, la délation, l'asservissement aliénant.

    Il faut reconnaître que l'entrée en matière est ardue, l'histoire commençant par un long passage du journal du héros fourmillant de termes spécifiques à l'univers, puis enchaîne sur une situation déjà installée. L'univers visuel est très original, organique, poussiéreux, et mêle fantasy (la magie est partout, un peu comme dans Lanfeust) et technologie type post-apocalyptique (fusils, pièces mécaniques). Dès les premières pages le héros va mourir, les méchants gagnent avant que l'on ne sache sur quelle terre on a mis les pieds... Bref, on est perdu et il faut attendre la confrontation avec le Maître des murmures (tous les termes sont vraiment poétiques et évocateurs) et l'incroyable retournement de situation pour pleinement entrer dans l'univers et l'histoire. Le lecteur est souvent malmené chez Remender et Seven to eternity ne déroge pas à la règle. C'est touffu, rapide. Ce plein demande une concentration particulière sur les premières pages mais provoque un vrai sentiment de satisfaction esthétique et intellectuelle. Rapidement on sent que l'on n'a pas affaire qu'à une énième série fantastique.

    Graphiquement Jerôme Opena (qui a déjà travaillé avec Remender sur la série parodique Fear Agent et dont le style me fait de plus en plus penser au grand Travis Charest) produit une partition assez impressionnants et le travail de création d'univers est sidérant! La Fantasy est souvent assez feignants avec ses nains, elfes et autres mages vaguement nécromants. Ici les marqueurs sont totalement détournés dans un sens jamais vu. Le joueur de flûte est à ce titre tout à fait marquant, de même que les acolyte d'Adam Osidis, chacun dotés de pouvoirs très recherchés. L'inventivité est de chaque instant, les auteurs ayant essayé d'innover à chaque objet, chaque pouvoir (comme ces flèches-serpent ou ces "clous" portant une partie de l'âme et du pouvoir des défunts).

    Dans Seven to eternity le lecteur est surpris. Les premières pages montrent ainsi la défaite terrible des héros, les suivantes celle du maître des murmures... Pendant ces aventures l'on rencontrera des poulpes volants, des hiboux magiciens ou des dinosaures géants portant un portail quantique dans la gueule... Finalement cet ouvrage me fait penser au récent Jupiter Legacy de Mark Millar, qui mine de rien a renouvelé le genre super-héroïque avec la même intelligence et le même engagement que le mythique Watchmen. Seven to eternity pourrait suivre la même voie pour le domaine de la fantasy.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/20/seven-to-eternity

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 15:49:48

    Gary Gianni est un illustrateur "classique": formé aux Beaux-arts, il a officié comme illustrateur de littérature d'aventure et fantastique (Jules Verne, ouvrages de Robert E. Howard,...) mais aussi sur pas mal de couvertures de Comics et de comics eux-même (Prince Valiant, Indiana Jones, ou encore Batman, que l'on peut trouver dans le recueil Black & White édité chez Urban).

    L'éditeur Mosquito propose dans son Corpus Monstrum un recueil d'histoires des Monstermen, duo de chasseurs de spectres dont les aventures sont parues dans des épisodes spéciaux de Hellboy (Gianni et Mignola sont proches). Dark Horse a d'ailleurs sorti en juillet dernier aux Etats-Unis un album reprenant les aventures des Monstermen et d'autres histoires de fantômes, assorti d'une intéressante introduction. Il est dommage que Mosquito n'ait pas proposé d'éléments biographiques ou bibliographiques à l'instar de l'éditeur américain, permettant de comprendre le travail de Gianni. On remercie néanmoins l'éditeur isérois de proposer ainsi régulièrement des auteurs non traduits dans notre pays, avec toujours une ligne qui correspond bien à celle de ce blog: le graphisme.

    L'ouvrage propose donc cinq histoires de Gianni dans la plus pure tradition des "short ghost stories" américaines (type Tales from the crypt). Dès la première page la maîtrise technique de l’illustrateur apparaît, mais aussi son univers baroque empruntant autant aux mythologies européennes qu'aux auteurs de de littérature fantastique américains (Poe, Lovecraft). Le style s'inspire beaucoup de la gravure et notamment de Gustave Doré, mais aussi par moment de l'Art déco. La précision des arrière-plans (perspectives et anatomies parfaites) contraste avec les premiers-plans en style hachuré. L'illustrateur s'amuse en outre dans des jeux d'image, utilisant des déformations ou par exemple cette pleine page reprenant une vue de haut d'une maison à la Cluedo...

    L'ouvrage regroupe cinq histoires:

    Silencieux comme une tombe (49 pages):gian_4

    Une actrice de films d'épouvante disparaît alors qu'un démon est invoqué et sème la pagaille en ville. Le chasseur de fantômes Benedict et son acolyte St. George le cinéaste apparaissent pour la première fois ainsi que l'esprit grandiloquent de la série: le paquebot planté par la proue, le casque de Benedict,... La création artistique n'est jamais loin chez les Monstermen qui naviguent entre studio de cinéma et actrices du cinéma muet. Le déroulement est échevelé, plein d'action, sans queue ni tête mais permet à Gianni de se faire plaisir et nous avec.

    Autopsie en si bémol (18 pages):

    Cette fois Lawrence St George raconte ses mésaventures avec une bande de pirates à tête de poulpe. La courte histoire est emplie de références mais j'avoue ne pas avoir tout compris...

    Un cadeau pour le vilain (12 pages):

    Un riche seigneur convoque les Monstermen pour chasser des démons de son manoir. On comprend que les "explorateurs de l'étrange" du Corpus Monstrum (fraternité secrète) interviennent sur demande pour éliminer des spectres.

    Le crâne et l'homme des neiges (24 pages):3

    L'histoire la plus construite et la plus intéressants graphiquement comme scénaristiquement, qui s'ouvre sur ce qui est sans doute la plus belle planche du recueil: une lamasserie perchée sur un piton défiant les lois de la gravité. Le crâne d'un puissant nécromancien est depuis des lustres dans cet endroit reculé. Les Corpus Monstrum vont se rendre sur l'Everest pour le récupérer et y rencontreront le Yéti...

    O pécheur, tombés bien bas (12 pages):

    L'infâme Crulk (déjà vu dans la première séquence) tente d'attirer Benedict dans un piège dans les tréfonds de la terre.

    Globalement s'agissant de "short stories" l'intrigue n'est que secondaire et souvent tarabiscotée. Ce qui intéresse l'auteur c'est de proposer des galeries monstrueuses, des illustrations fantastiques, d'illustrer le monde des fantômes. Entre surréalisme pour les jeux d'optique et de découpage de cases (qu'on peut trouver chez Ledroit par moment) et pandémonium médiéval à la Giotto. Les corps sont tordus, les lieux sont immenses (la lamasserie, le paquebot) et l'auteur n'oublie pas de convier des figures connues telles que l'abominable homme des neiges, le père noël ou la créature de Frankenstein. Corpus monstrum est une sorte de grand fantasme d'aventure, fantastique et surréaliste d'un maître de l'illustration à l'ancienne.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/27/corpus-monstrum

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 15:47:44
    Elric (Blondel/Poli/Recht) - Tome 3 - Le Loup blanc

    L'éditeur a fait un joli travail avec un cahier graphique décrivant le processus de création en fin d'album, une galerie d'illustrations d'Elric par différents auteurs et une préface désormais rituelle d'un des papes de la littérature geek (Neil Gaiman ce coup-ci). La couverture est bien plus réussie que sur le tome 2. L'indication du nombre de volumes sur le premier cycle (en quatrième de couverture) est louable.

    Pas très fan des trucs de métalleux et gothiques je n'ai jamais lu leur bible, la saga de Michael Moorcock sur l'albinos et son épée buveuse d'âmes Stormbringer, même si la réputation de cette œuvre m'intriguait, notamment dans le milieu rôliste (Julien Blondel a commencé comme auteur de jeux de rôle, comme le scénariste de Servitude...). En revanche la dark fantasy me plaît par son côté graphique, via l'univers de Frazetta principalement (qu'on retrouve chez Esad Ribic), Conan et le travail graphique d'Alberto Varanda sur le jeu de rôle Bloodlust que je pratiquais quand j'étais plus jeune. En voyant arriver cette adaptation auréolée de la préface de l'auteur original et d'Alan Moore (sur le t2), étant grand admirateur du travail de Robin Recht et Jean Bastide je me suis laissé tenter.

    Premier constat: c'est sombre, gothique, violent, barbare. Les trois volumes (sur les 4 du premier cycle) sont relativement différents. Le premier est clairement le plus impressionnant, par la puissance des planches portées par Bastide (qui n'officie malheureusement que comme coloriste sur les suivants), par la radicalité des scènes de sexe, de torture, de combat, par les pleines pages, le découpage, les décors, bref, on en prend plein la vue. L’œuvre et l'univers de Moorcock sont assumés sans aucune autocensure et c'est ce qui plait. Un univers païen, mélange du fruste minéral et de la flamboyance des architectures et des costumes orientaux. On retrouve le côté épique, foisonnant, gigantesque qu'Olivier Ledroit avait apporté aux premiers Chroniques de la Lune noire. Le second tome est en deçà, tant au niveau graphique que scénaristique. La quête d'Elric assisté d'élémentaires pour retrouver son impératrice Cymoril est assez linéaire. La violence reste présente (la scène du village est assez trash) ainsi que les démons. Mais le changement de dessinateur principal se ressent et le tout manque quelque peu d'inspiration.

    Le Loup blanc marque une certains pause dans la virulence de la série. Elric est exilé dans les jeunes royaumes avec sa seule arme-dieu. Il va entamer une amitié avec un prince-marchand et accepter la mission d'une princesse souhaitant se rendre dans un autre plan de réalité lié à Elric et à sa généalogie. Les explications sur le passé de Melniboné alimentent la narration générale mais le tout reste assez sage. Les décors hivernaux sont très beaux et maîtrisés, les rues et plans larges de la cité sont très détaillés et inspirant. Les costumes sont toujours aussi travaillés et l'on sent que l'équipe s'est régalée visuellement sur ces éléments de décors. Niveau graphique on reste dans l'école Lauffray et c'est plus qu'honnête, avec quelques fulgurances sur certaines pages. La perte de Bastide est indéniable mais le niveau est maintenu par une méthode de travail collectif expliqué dans les annexes très intéressantes. Elric fait partie des quelques rares séries à parvenir à maintenir une homogénéité graphique malgré la multiplication des dessinateurs (comme Avant la Quête) et c'est louable. Niveau intrigue on revient à de l'assez classique en héroïc-fantasy, l'ambiguïté du personnage, de son épée et de sa relation avec le démon Arioch ne survenant que sur les toutes dernières cases de ce troisième tome. On reste dans de la très bonne fantasy mais j'espère que le quatrième opus renouera avec la radicalité et la grandiloquence du premier.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/28/elric-t-3-le-loup-blanc

    Shaddam4 Le 01/12/2017 à 15:46:02
    L'esprit de Lewis - Tome 1 - Tome 1

    Lewis vient de perdre sa mère et se retrouve propulsé à la tête d'une famille composée de trois sœurs et d'un patrimoine immobilier important. Dans cette Angleterre victorienne il n'aspire pourtant qu'à une chose: publier son premier roman. Retiré dans un manoir familial il va y faire la rencontre d'un fantôme, une âme en peine qu'il va s'efforcer d'aider grâce à ses connaissances occultes.

    La collection Métamorphose fait toujours attention à proposer des couvertures attirantes, à l'esthétique rétro soignée. J'avais vu passer cette image et d'assez bonnes critiques m'ont poussé à lire ce premier Acte d'une série prévue en deux parties. J'avoue que j'ai été un peu déçu par cette intrigue assez faible malgré des dessins inspirés qui instillent une ambiance adéquate à l'histoire. Le visage de Lewis notamment est très réussi et l'on s'intéresse rapidement à ce jeune aristocrate à la tristesse prégnante et au regard lunaire. La vieille Angleterre florale transparaît dans ces décors sombres aux couleurs automnales. Le basculement vers le paranormal change le style de la BD pour introduire de l'humour et se centrer sur la relation entre ce fantôme improbable et l'écrivain sans inspiration. La multitude de type de spectres décrits par l'occultiste Lewis est amusante... pourtant quelque chose n'accroche pas. Peut-être la mélancolie du texte et des images empêche-t'elle de s'immerger. Le graphisme, pourtant bien maîtrisé, ne m'a pas non plus inspiré malgré quelques très bonnes idées (comme la double page sans dessus-dessous). Bref, je suis un peu passé à côté tout en reconnaissant le travail des auteurs. J'ai eu un peu la même impression que sur le cycle des Ogres-Dieux (également publié en Métamorphose). La BD n'est pas mauvaise mais n'attirera peut-être qu'un public très ciblé.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/12/01/lesprit-de-lewis

    6350frederic Le 01/12/2017 à 14:54:04
    Blueberry (La Jeunesse de) - Tome 21 - Le convoi des bannis

    Je ne serai pas aussi dur que les autres meme s'il est vrai que cela merite des critiques mais l'histoire se lit bien avec la rencontre avec des hamischs " je suppose , , les dessins sont toujours bien et meme si ca traine en longeur je ne me suis pas ennuyé"

    pysa Le 01/12/2017 à 14:33:58
    Ken Games - Tome 2 - Feuille

    Trois amis qui ont des activités cachées. Combat de boxe professionnel pour Pierre, tournoi de poker pour TJ et meurtres en série pour Anne. Une intrigue très prenante de José Robledo.

    biggyjay Le 01/12/2017 à 13:25:49
    I Hate Fairyland - Tome 2 - Sur le trône

    Moins d'impact que le 1er tome. Cette histoire n'est pas moins rythmée mais l'effet de surprise n'est plus là. L'histoire est moins marquante.
    On retrouve bien sûr les personnages principaux et l'excellent dessin de Skottie Young.
    Même si la routine s'installe, ça ne m'empêchera pas de lire le 3ème tome de cette très bonne série à la traduction respectueuse de l'esprit de ce comics., il faut le souligner.

    pysa Le 01/12/2017 à 12:05:56
    Les gouttes de Dieu - Tome 9 - Tome 9

    Un album de transition entre le 2e et le 3e apôtre. Deux petits défis, une bouteille pour convaincre le nouveau stagiaire qui refuse de boire du vin et une autre pour convaincre un père obsédé par la pureté de race et le mono cépage. La 2e histoire est un peu tirée par les cheveux mais la lecture du manga est toujours agréable.

    kurdy1207 Le 01/12/2017 à 08:14:25
    Lefranc - Tome 4 - Le repaire du loup

    Je n’avais encore jamais lu un Lefranc de ma vie et je n’ai pas été déçu. Il faut dire que le scénario est du Martin de la belle époque et les dessins de Bob De Moor sont d’une grande finesse. L’histoire de vengeance qui nous est proposée est des plus classique mais cela n’enlève rien au plaisir de la suivre. Je pense poursuivre ma découverte du personnage.

    pysa Le 30/11/2017 à 18:48:26
    Ken Games - Tome 1 - Pierre

    Trois héros, Pierre le mathématicien, TJ le banquier et Feuille l'institutrice dont la vie n'est pas aussi simple qu'il n'y parait. José Robledo a concocté une intrigue très bien ficelée avec son lot de révélations. Les dessins de Marcial Toledano sont particuliers, notamment les visages. Un premier tome réussi qui donne envie de lire la suite.

    minot Le 30/11/2017 à 14:26:07
    Lanfeust Odyssey - Tome 5 - Le Piège des sables

    Force est de constater que si la lecture des aventures de Lanfeust se poursuit, c'est avec un manque d'entrain évident, tant il ne se passe pas grand chose d'épique dans ce volume. Les différents enjeux mis en place dans les albums précédents sont trop vite résolus (rencontre avec le Magohamot, disculpation de Lanfeust vis-à-vis du meurtre de Nicolède ...). Pas beaucoup de bagarres non plus, ni même de grandes révélations. Les nouveaux personnages (épouses du héros, la méchante extraterrestre Lylth ...) n'apportent pour l'instant pas grand chose à la série à ce stade du récit. Bref, ce cycle de LANFEUST ODYSSEY se poursuit presque dans l'indifférence, avec cet album plutôt fade, tout juste sauvé par un dessin agréable.

    Lakazdelonclepol Le 30/11/2017 à 12:10:41
    (AUT) Franquin - Tome 28 - SPIROU - Toutes les couvertures des recueils du journal, par Franquin

    Cet ouvrage est émotionnellement très fort.
    Les reproductions des planches originales sont époustouflantes.
    Le format rend justice à cette somme, témoin de l'abnégation laborieuse du plus grand d'entre tous.

    kingtoof Le 30/11/2017 à 07:30:19
    Servitude - Tome 5 - Livre V - Shalin (Première partie)

    Subtile, complexe avec des dessins magnifiques.
    Le Monde de Servitude est très original et extrêmement complet.
    J'ai relu l'ensemble de la série avant de m'attaquer à ce tome 5.
    Je n'en veux pas du tout aux auteurs (bien au contraire), de ne pas avoir rempli le cahier des charges originel (une histoire en 5 tomes) et de nous proposer une 6ème et ultime tome pour le final de cette série majestueuse.

    Synea Le 30/11/2017 à 06:30:16
    Undertaker - Tome 4 - L'Ombre d'Hippocrate

    L'album plonge le lecteur dans une course poursuite haletante où la vie des personnages ne tient parfois qu'à un fil! Notre Jonas Crow très pugnace a du fil à retordre face au tueur en série Mr Quint. Cet album explore davantage la psychologie des personnages et dévoile un peu plus leur histoire personnelle. Personne n'est délaissé; le scénario est bien ficelé et on va au bout de l'album à toute berzingue!
    Bref j'ai personnellement adoré. Ce tome 4 finit de faire entrer Undertaker dans les classiques du genre d'où mes 5 étoiles!

    pysa Le 29/11/2017 à 22:05:32
    Les conquérants de Troy - Tome 3 - La Bataille de Port-Fleuri

    Troisième épisode de la saga des Conquérants de Troy, série parallèle à Lanfeust qui se déroule 4 000 ans auparavant. Christophe Arleston garde les clés du scénario et confie les dessins à Ciro Tota. L'histoire est sympathique mais les dessins manquent parfois de finesse.

    judoc Le 29/11/2017 à 20:51:58

    Encore un album à part qui déclenche sourires et éclats de rire. Ça commençait pourtant très sérieusement, avec un voyage exotique qui s'annonçait passionnant.

    Mais il a fallu que notre auteur connaisse une baisse de régime dû à un surmenage intensif flirtant avec la dépression chronique de l'auteur BD lambda en rupture avec lui même. Son carnet aurait été publié chez un éditeur indépendant et noyé dans la surproduction littéraire comme une sardine grillée dans un tonneau de liqueur de lama caillé que l'effet aurait été aussi destructeur.

    Bref, je crois, comme dirais Roberto, que Môssieur Fabcaro est un insondable con. Le genre qui nous fait dire dans un état souvent second, la larme à l’œil et en se tordant de rire : mais qu'il est con putain... qu'il est con !!!

    pysa Le 29/11/2017 à 18:00:06
    La quête d'Ewilan - Tome 4 - Les plateaux d'Astariul

    Quatrième opus de la Quête d'Ewilan, d'après l’œuvre de Pierre Bottero. Une saga avec beaucoup de charmes, l'intrigue est prenante et les dessins très réussis.

    minot Le 29/11/2017 à 15:14:51
    Toxic - Tome 3 - Calavera

    Une trilogie bizarroïde bien chtarbée. Un univers cauchemardesque, des monstres repoussants, des personnages en proie au doute et mal dans leur peau ... la lecture a de quoi désarçonner et mettre à certains moments mal à l'aise. Charles Burns fait une nouvelle fois très fort, avec une histoire dérangeante à souhait et un dessin faussement apaisant, servi par une très belle colorisation qui le met parfaitement en valeur.

    marcomaltese Le 29/11/2017 à 14:31:30
    Lefranc - Tome 20 - Noël noir

    Du très bon scénario, construction solide et très documenté.
    C'est ce que j'appelle du réalisme Haletant et captivant...contrairement à de nombreux scénariis de Lefranc invraisemblables, déroutants et improbables !
    En prime, les dessins de Régric sont plutôt fidèles à la ligne martinienne ...

    kurdy1207 Le 29/11/2017 à 08:14:59
    Nestor Burma - Tome 12 - L'homme au sang bleu

    Certes le graphisme de Moynot n’est pas au niveau de celui de Barral et encore moins avec ce nouvel album. Cela sent un peu l’alimentaire...

    Cependant le tout est agréable à lire et l’on sourit souvent aux délicieuses réparties de Nestor Burma. De plus, comme l’histoire se passe sur la côte d’azur cela nous propose des répliques un peu plus « chantantes ».

    Pour conclure, Moynot nous propose une vision de « L’Homme au sang bleu » de Léo Malet plutôt réussie au moins sur la partie scénaristique. Par contre, une alternance avec Barral pour les albums suivants serait bienvenue pour laisser à Moynot le temps de faire des dessins de qualité.

    bru Le 28/11/2017 à 22:14:43

    Fuyez la BD, lisez le livre original de Puértolas : il est cent fois mieux !
    Comment dire autrement ? La bd a cassé toute la magie et l'humour du roman.
    En plus, on le trouve maintenant en poche pour moins cher que la bd.
    lL choix est facile à faire : rien ne vaut l'original!

    Yovo Le 28/11/2017 à 20:42:57
    Katanga - Tome 2 - Diplomatie

    Une suite magistrale.
    Une série d’ores et déjà incontournable à lire absolument.
    En revanche un avertissement s’impose : c’est très violent et les protagonistes sont tous plus roués, manipulateurs et pervers les uns que les autres… Amateurs de bons sentiments, passez votre chemin!

    Pierre07600 Le 28/11/2017 à 19:38:03
    Prométhée - Tome 16 - Dissidence

    j'avoue j'ai de plus en plus de mal à comprendre l'histoire, (je devrais peu êtres la relire), enfin je trouve les dessins réussi, mais le tome 15 et 16 pour moi semble...long.
    dessus de ne plus voire Jeff.

    lilian47 Le 28/11/2017 à 19:22:02
    Marsupilami - Tome 1 - La queue du marsupilami

    malheureusement ont est loin du marsupilami de franquin et c'est bien dommage,mais bon faut faire avec

    pysa Le 28/11/2017 à 19:00:07
    La quête d'Ewilan - Tome 3 - La passe de la Goule

    Troisième tome des aventures de Camille/Ewilan adaptées de Pierre Bottero. La petite troupe décide de rejoindre la capitale, prête à affronter tous les dangers. L'intrigue est prenante et le développement sur 64 pages judicieux. Les dessins sont très réussis.

    judoc Le 28/11/2017 à 18:24:35
    Katanga - Tome 2 - Diplomatie

    Une série qui frise la perfection. L'album transpire la maitrise tant graphique que scénaristique. Des personnages aux trognes charismatiques et patibulaires versés dans une intrigue au rythme effréné ou tout part en vrille. Violente, torturée et prenante du début à la fin, cette série est déjà un must !

    minot Le 28/11/2017 à 18:00:48

    J'aime bien l'humour con qui se dégage de cette BD et le dessin stylé "pop-art", très décalé par rapport au ton de cette série. Après, les gags ne sont pas tous drôles, mais globalement, si vous aimez les non-sens et l'humour absurde, allez-y !

    pierryves Le 28/11/2017 à 17:09:08
    Les damnés de la Commune - Tome 1 - À la Recherche de Lavalette

    LES DAMNES DE LA COMMUNE de Raphaël Meyssan est un projet imaginé comme une enquête au cœur du Paris post-Second Empire pour retrouver la trace d'un célèbre inconnu, un certain Lavalette.

    Raphaël Meyssan, auteur complet de l'album, a découvert par hasard un jour de pluie qu'il habitait dans le même immeuble qu'un certain Lavalette, personnage totalement inconnu aujourd'hui mais qui eut son importance au temps de la Commune de Paris en 1871. Il s'est donc mis à chercher des informations sur cet individu et sur ce que fut sa vie dans le contexte de la célèbre révolte parisienne. Au cours de ces recherches, il découvre également le récit d'une contemporaine des événements qui décrit la vie au quotidien dans l'atmosphère tragique de la poudrière qu'est devenue Paris. Meyssan met les deux parcours en résonance et livre ainsi un album très riche et finalement très bien documenté, fascinant et passionnant.

    La méthode déroute cependant parfois : lorsqu'on passe de l'époque du récit à celle du commentateur (c'est-à-dire la notre) qui sont toutes deux illustrées par des gravures de la fin du XIXe siècle, il faut quelques pages pour s'adapter au procédé, mais finalement, la lecture se fait sans peine.
    Car, là aussi, Meyssan fait preuve, sinon d'originalité, en tout cas d'humilité et d'honnêteté lorsqu'il dit lui même qu'il ne sait pas dessiner (combien d'auteurs de BD célébrés érigent leur manque de capacités graphiques en genre ou en style ?) Lorsque, après avoir recueilli toutes les informations nécessaires durant six ans, il s'est dit qu'il devait faire partager ses travaux, Meyssan a naturellement pensé le faire sous forme de bande-dessinée, mais ne sachant pas dessiner, il a eu l'idée excellente d'utiliser les gravures de l'époque – qu'il a retravaillées – pour l'illustrer. Et le résultat constitue une incontestable réussite.

    On plonge dans le livre et au cœur des événements presque comme si on y était. Ces gravures (splendides – on ne soulignera jamais assez le talent des illustrateurs de l'époque qui agrémentaient la presse quotidienne de leurs œuvres) ont le pouvoir de vous attirer dans l'univers tragique de ces temps révolus. On regrettera cependant toutefois certains commentaires et raccourcis orientés de l'auteur (il chante L'Internationale), notamment sur la vision simpliste des raisons de la guerre de 1870 qui selon lui n'aurait uniquement été déclenchée par Napoléon III que pour écraser un mouvement social parisien. Comme dit plus loin dans le livre, il y a eu l'histoire de la succession au trône d'Espagne qui n'était pas une mince affaire, et la fameuse dépêche d'Ems, mais surtout il ne faut pas confondre Napoléon III et son oncle. Le neveu n'était pas un belliciste. Il serait d'ailleurs temps qu'on sorte de la vision caricaturale de ce personnage depuis la perte de l'Alsace-Lorraine.

    Pour le reste, LES DAMNES DE LA COMMUNE est un beau livre, pas simplement une bande-dessinée, qui parvient à aspirer le lecteur dans ses pages. On est frappé par la tragédie que vit Victorine et par l'enchaînement des événements qui conduiront à la Semaine sanglante, et lorsque se tourne la dernière page de ce tome 1/3 intitulé A LA RECHERCHE DE LAVALETTE (qui concerne en fait les prémisses de la Commune - le livre se termine le 18 mars 1871, premier jour de l'insurrection), on n'a qu'une hâte : découvrir le tome 2 de ce documentaire savamment illustré, mais il faudra attendre une année pour pouvoir la lire.

    Shaddam4 Le 28/11/2017 à 16:00:09
    Servitude - Tome 5 - Livre V - Shalin (Première partie)

    La maquette est toujours aussi élégante, avec pour la première fois de la série un personnage de dos. Également comme d’habitude un extrait de texte ancien introduisant le peuple Riddrak cette fois-ci. Pas de glossaire (peut-être dans le t6?). Comme expliqué sur le précédent article concernant Servitude, le tirage de tête à venir est vivement conseillé pour profiter pleinement de la finesse des extraordinaires dessins…

    Après le siège d’Al Astan qui a vu la fuite des Fils de la terre, après l’exil des Drekkars accompagnant l’Hégémon Sekal d’Aegor et les esclaves Riddrak libérés, toutes ces factions semblent se diriger vers Shalin, la cité sortie des sables du désert. Là, alors que le navire Iccrin transportant F’lar et Kiriel atterrit en catastrophe, une rude négociation commence entre les différents peuples. Le félon Othar de Vériel commence le siège de Shalin et Sékal commence un intriguant voyage solitaire aux confins du désert…

    Le cinquième tome de Servitude est là, tragiquement car ce devrait être le dernier (zut) et que c’est finalement l’avant-dernier (youpi): les auteurs expliquent en petite post-face qu’ils ont été contraints de scinder le dernier album en deux parties pour éviter de repousser la sortie d’un volume de 100 pages. Personnellement cela ne m’aurait pas gêné mais l’on peut imaginer que l’éditeur a souhaité une telle solution. Pas grave, on replonge dans le royaume des Fils de la terre et l’on ne va pas s’en plaindre. A la fermeture de l’album la frustration est immense. D’abord par-ce que cet album coupé en deux ne se clôt pas vraiment (logique). Mais surtout par-ce que le rythme reste celui adopté depuis le début: lent mais fourmillant de détails, mystérieux, soulevant autant de question qu’il en pose. Comment vont faire les auteurs pour boucler avec brio un tel monument? Personnellement je leur fais confiance étant donné le sans faute total de cette série.

    Cet album est un peu différent des autres puisqu’il s’agit principalement de discussions entre seigneurs et chefs de guerre (Vériel et les Drekkars, les mercenaires qui l’accompagnent, le chef Riddrak et le roi Arkanor,… Peu de découverte ethnologiques cette fois hormis les magnifiques passages muets montrant des éléments de la vie pratique des gens de ce monde (cuisson des briques, marchands dans leur échoppe, gestion de l’eau). Car l’une des spécificités de cette série c’est l’intérêt tout particulier porté au détail et à la cohérence de chaque société. C’est en cela que je la comparais à l’œuvre de Bourgeon. Alors oui il y a des batailles toujours excellemment bien menées, il y a des paysages contemplatifs, un peu moins de décors (on est dans le désert) mais des trognes toujours incroyables (et très balafrées!). Tout est frustrant dans Servitude, avec des auteurs maîtres de l’ellipse, qui permet sans doute de tenir cette intrigue et cette ambiance si particulière. Le combat s’interrompt au premier coup d’épée, des personnages charismatiques disparaissent brutalement (là encore un peu de Game of Throne), des scènes muettes intrigantes restent sans explication, des personnages majeurs n’intervenant que sur une page… On voudrait le même espace que celui dont a joui Bablet sur Shangri-la, des volumes de 80 pages… mais le travail incroyable déjà accompli aurait sans-doute signifié des attentes de 5 ans par album.

    Dans Shalin l’on comprend un peu mieux les intérêts des différentes factions et notamment les évènements du tome 3 (qu’éclairent pas mal les bonus intégrés au second tirage de tête rassemblant les tomes 3 et 4). Mais Servitude est un tout formidablement ficelé et plus qu’aucune autre série il est conseillé de lire l’ensemble des tomes depuis le premier. Une telle maîtrise scénaristique sur plus de deux-cent pages au total est vraiment un tour de force. Pas un plan, pas une phrase, pas un arrière-plan n’est inutile, tout se tient, tout se relie. Vous pouvez avoir une phrase ou une scène graphique illustrant ou expliquant une séquence du tome 1 ou 3 par exemple. Quel plaisir pour le lecteur que de voir une telle harmonie! Ce tome illustre également la complexité des personnages, sans aucun manichéisme. Toute décision s’explique, toute trahison est logique selon la morale du personnage. Hormis Othar de Vériel il n’y a pas réellement de méchant dans Servitude. Car l’objet de la série est bien la servitude volontaire de ces différents peuples auprès du Créateur dont l’intervention pointe enfin dans les toutes dernières cases…

    Servitude, je ne le dirais jamais assez, est une lecture totalement indispensable à tout amateur de BD, quel que soit son genre de prédilection. Une lecture relativement exigeants, qui demande de s’immerger dans un monde total (je renvoie à mon précédent billet sur ce point). Je ne mets pas 6 Calvin par-ce que j’ai pas le droit mais bon…

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/22/servitude-shalin/

    Shaddam4 Le 28/11/2017 à 15:58:17

    La couverture (sur le même modèle d'inspiration que Facteur pour femmes à savoir une femme énigmatique sur un paysage) est très classe et s'inspire probablement (comme beaucoup d'autres œuvres) de l'Ile des morts d'Arnold Böcklin. J'aurais aimé un vernis sélectif sur les oiseaux rouges, ce genre de détail participe à la qualité générale de l'objet et par incidence de la lecture... L'album au format assez large comprend une double page historique sur les bagnes français avec des illustrations originales de Morice. Une édition au dos toilé comportant des croquis est également disponible. L'édition normale est très correcte mais rien d'exceptionnel.

    Alors que les crues diluviennes frappent les Cévennes, un médecin de campagne part vérifier que son vieux père gardien de chèvres est indemne. Le trouvant dans sa maison perchée sur une colline devenue une île, les deux hommes vont être contraints de cohabiter et d'échanger sur le passé d'une filiation, histoire liée à l'histoire coloniale française des années 1930 à 1950.

    Mine de rien le duo Morice/Quella-Guyot est en train de devenir l'un des couples créatifs majeurs de la BD franco-belge. Leur précédent album, Facteur pour femmes avait marqué les esprits à la fois par l’élégance et la précision du trait tout autant que pour l'histoire, déjà fait d'aller-retours, de filiation, de secrets de famille et d'Histoire. Les marqueurs du scénariste sont là. Didier Quella-Guyot est un grand voyageur (selon les confidences de Sebastien Morice en dédicace cet automne) et il parvient à insérer dans les dessins de son compère une foule d'images lointaines qu'il parvient à raccrocher naturellement à l'histoire de ce père et de ce fils. La grosse pagination (un double album en gros) permet cela et c'est heureux. Ainsi, dans une intrigue assez linéaire découpée en chapitres très élégamment illustrés par un médaillon, l'on va se déplacer entre les décennies de cette France raciste et colonialiste, entre les Cévennes et l'outre-mer (Guyane, Indochine, Algérie,...). Le thème insulaire qui pourrait être artificiel, trouve sa pertinence ici, entre une île de circonstance (générée par les crues) obligeant à la résurgence du passé enfoui entre le père et le fils et les îles coloniales où le fils croit cacher son histoire fantôme et où il va au contraire se retrouver confronté à la réalité d'un système d'exploitation et de mensonge, la vérité du terrain qui oblige à affronter ses démons, ses dissimulations, ses lâchetés. L'album traite autant des secrets de famille dans une France métissée aux normes sociales rigides que du système colonial présenté comme un esclavage industriel (... qu'il était dans les faits!). La rencontre avec ce prisonnier annamite en Guyane, qui loin de parler petit nègre tient un discours élevé en expliquant qu'il est enseignant et exilé d'opinion est un moment fort de l'album et l'expressivité des visages de Morice fait beaucoup pour transmettre la force du propos. J'aime ces auteurs qui impriment une marque politique dans leurs BD, une radicalité assumée alliée au plaisir graphique, comme Lupano sur ses Vieux Fourneaux ou Zidrou sur Shi dernièrement. Le scénario de l’Ile aux remords est subtile et parvient à garder une lecture lisible et fluide malgré ce découpage fait de sauts temporels et géographiques. L'utilisation de deux personnages contre-nature interpelle le lecteur en inversant les rôles attendus, comme le fils qui ne cesse de voir ses a priori battus en brèche par la réalité de l'oppression et son ascendance qu'il découvre. Celui que nous croyons être le "héros" s'avère en réalité un spécimen typique de son époque, un réactionnaire naïf croyant en un monde simple fait de sauvages et de civilisés. Le papy moustachu enfermé dans sa ruralité est lui à l'inverse un républicain éclairé, lettré qui défend la mixité. L'on découvre ainsi une France réelle, faite autant d'intelligence progressiste que des archaïsmes violents et dominateurs d'antan.

    Aux dessins Sebastien Morice progresse sans cesse, avec une modestie et une remise en question qui forcent l'admiration. L'évolution de son trait est très intéressante. Travaillant quasi exclusivement en numérique pour la colorisation, cette caractéristique s'estompe peu à peu au fil des albums pour parvenir à un mélange idéal que j'avais constaté sur Eve sur la balançoire (d'un autre auteur) par exemple: lorsque le numérique disparaît pour laisser croire à de la technique traditionnelle. Un exemple: pour la conception des éléments architecturaux il modélise en 3D avant de repasser à la main pour casser l'effet rectiligne et conserver l'harmonie de son style (...style très BD, qui ressemble par moment à celui de Virginie Augustin... D'ailleurs pour ceux qui connaissent on peut trouver en clin d’œil le personnage d'Alim le tanneur et sa fille dans l'album!). Si sa maîtrise des visages et des décors est techniquement irréprochable, personnellement je fonds pour ses couleurs qui donnent une touche de poésie à chaque case. Pointilleux sur les détails, Sebastien Morice insère une foule d'éléments qui créent de l'animation dans ses scènes et rendent plus crédible l'univers dépeint. L'Ile aux remords est au final une grande réussite du même niveau que le précédent et qui donne très envie de découvrir les précédentes œuvres du duo et de suivre les prochains. Morice travaille actuellement sur une adaptation de Marius de Pagnol, sans Quella-Guyot cette fois.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/29/lile-aux-remords

    omoide Le 28/11/2017 à 11:13:03
    Survivant (Milan) - Tome 1 - Tome 1

    (7/10: bien)

    Un cataclysme inconnu (mais qui fait tourner l'aiguille d'une boussole à toute vitesse) a frappé le Japon; provoquant tremblement de terre et submersion d'un partie de l'archipel.

    Notre héro est le seul survivant de l'éboulement de la grotte qu'il explorait avec ces petits camarades spéléologues. Du fait qu'il se retrouve seul, le lecteur ne connais pas son prénom.

    De lui, on ne connait que son age (14ans), et qu'il devra dorénavant se débrouiller seul. En effet, après l'enfoncement du Japon dans la mer, la montagne sur laquelle il se trouvait est devenue une ile isolée de tout.

    Ainsi commence l'épreuve de survie de notre héro...

    Publié de 1976 à 1978 au Japon, "Survivant" s'adresse à un public adolescent, par les thèmes abordés. J'y ai trouvé mon plaisir, avec le coté suranné des guides du parfait scout en expédition.

    Le style de dessin très académique et travaillé, correspond bien au traitement du scénario par l'auteur.

    A noter, qu'il s'agit du même auteur que Golgo 13, série patrimoniale du manga, dont la publication au Japon court depuis 1968 jusquà aujourd’hui.

    Angus70 Le 28/11/2017 à 10:57:19
    Thorgal (Les mondes de) - Kriss de Valnor - Tome 7 - La montagne du temps

    Un super scénario qui respecte l'esprit "magie" de premiers Thorgal. J'adore, je me suis vraiment régalé. Bravo.

    Yovo Le 27/11/2017 à 22:43:08
    Servitude - Tome 5 - Livre V - Shalin (Première partie)

    Des années d’attente enfin récompensées !
    Pourtant, surprise, "Shalin" n’est pas le dernier tome comme c’était annoncé – ce n’en est du moins que la 1° partie – et il faudra encore patienter (longtemps ?..) pour vivre l’ultime épisode de cette série hors norme.

    Cet opus met conjointement en scène et pour la première fois Drekkars, Fils de la terre, Iccrins et Riddracks dans la déroute qui les mène en plein désert. Les multiples arcs narratifs amorcés depuis le début commencent donc à converger, le dénouement se précise et les indices laissés ici ou là au fil des albums prennent tout leur sens, preuve s’il en fallait que le scenario était méticuleusement construit et intelligemment maitrisé.

    Quant au fabuleux dessin que Bourgier réalise sur l’ensemble de la série, il s’affine encore et élève "Servitude" à un degré proche du chef d’œuvre.

    kaizoku Le 27/11/2017 à 22:25:15
    Méta-Baron - Tome 2 - Khonrad l'Anti-Baron

    Le pire album de toute la saga.
    Le 1er album présagé d'un potentiel intéressant, mais malheureusement l'essai n'est pas transformé.
    Déçu.

    herve26 Le 27/11/2017 à 19:16:10

    Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ce pavé de près de 235 pages sur une partie de l'histoire des guerres indiennes.
    Le scénario d'Ethan Hawke (que je ne connaissais pas) repose sur l'histoire de Cochise et de Géronimo. Cela m'a rappelé les souvenirs que j'avais de "L'histoire du Far West en bande dessinée" (Larousse), mais ici on se place du côté des indiens.
    Mais ce qui ressort de cette bande dessinée, c'est le dessin de Greg Ruth, un dessin remarquable(en noir et blanc), même dans les scènes violentes ou cruelles (ah! la trahison de Mangas), assez nombreuses.

    Malgré son épaisseur, ce livre se lit rapidement.

    6350frederic Le 27/11/2017 à 17:11:55
    Temudjin - Tome 2 - Le voyage immobile

    Je vais me demarquer des autres avis , je n'ai pas trouvé le dessin sublime , loin de la et le scenario m'a vite ennuyé ,
    A lire mais sans plus

    pysa Le 27/11/2017 à 17:07:13
    La quête d'Ewilan - Tome 2 - Akiro

    Lylian et Laurence Baldetti adaptatent le roman de Pierre Bottero. L'action se déroule dans deux univers parallèles. Le rythme est soutenu et les dessins sont réussis. Une lecture très agréable.

    bru Le 27/11/2017 à 15:37:56

    En achetant cet album, je m'attendais un peu à voir "la vie de Thomas Pesquet en BD" avec uniquement des reprises de ce que l'on a maintes fois vu sur le sujet dans les media ces derniers mois. Mais non, l'auteur a visiblement bien travaillé sur le sujet et beaucoup échangé avec lui sur son boulot d'astronaute et sa vie en général, au point d'en retirer bon nombre d'anecdotes inédites à ce jour. J'ai particulièrement apprécié le fait de montrer les côtés "humains" de ce jeune astronaute surdoué (le doute lors des sélections, l'inexorable et insoutenable attente de la nomination pour le vol spatial. Mais surtout, j'ai beaucoup aimé et ri à propos de toutes les petites anecdotes dont on ne parle jamais (comment salir ses vêtements quand on mange en apensanteur, les odeurs dans l'iSS, pourquoi on pête dans une combinaison spatiale,...). Bref, tous ces petits trucs qui cassent un peu le mythe et nous rendent Thomas Pesquet tellement plus humain et sympathique.

    marcomaltese Le 27/11/2017 à 10:28:46
    Lefranc - Tome 28 - Le Principe d'Heisenberg

    J'ai beaucoup apprécié!
    En fait à part Cuba libre et Noel Noir j' n'ai jamais acheté de reprises de Lefranc. Pour moi c'est souvent trop décousu et rocambolesque: Voir le dernier repris par Coreggiani : Mission Antartique qui fait un peu "Lefranc contre les Nazi Extraterrestres" ! ça m'a fait fuir rien qu'en le feuilletant ! (Jacques Martin lui même quand il nous a fait du fantastique vers la fin, nous avait embarqués dans des histoires invraisemblables et mal construites )
    Et là ce Principe Heisenberg , c'est une très bonne surprise! Un scénario posé, bien construit. Des tas de clins d'oeil à l'ouragan de feu, une ambiance provinciale années 50' fort bien reconstituée, des dessins au top depuis l'époque J Martin ou G Chaillet.

    Bref on est plongé dans une amiance qui nous apporte que du bonheur!
    Une seule remarque: ça manque un peu de sel ou de peps! peut être un soupçon trop sage !
    Avec tous mes encouragements aux auteurs pour la suite qu'on espère aussi bonne !

    cantadou Le 27/11/2017 à 09:11:44
    Nestor Burma - Tome 12 - L'homme au sang bleu

    Je me suis endormi plusieurs fois en lisant ce Nestor insipide au possible. A quoi ça sert de faire plus de 70 pages si c’est pour nous infliger des dessins plus que moyens. Pas glop ! Pas Glop !

    cantadou Le 27/11/2017 à 09:05:23
    Lady S. - Tome 13 - Crimes de guerre

    Aymond nous a gâté avec cet album parsemé de nombreux rebondissements. Jolis dessins pour une belle Lady S toujours prête à donner d’elle-même. Un T13 très bon.

    kergan666 Le 26/11/2017 à 23:53:13
    Undertaker - Tome 4 - L'Ombre d'Hippocrate

    très bon album avec les splendides dessins de Ralph Meyer et les couleurs parfaitement adaptées.
    la passé du undertaker se dévoile peu à peu ainsi que ses liens avec l'ogre.
    celui-ci est comme beaucoup de serial killers très ambigu.
    à la foi ange et démon(plus démon).
    est il fou ou est il réellement tellement supérieur à ses semblables qu'il peut s'affranchir de toute sentimentalité au nom de la science.
    il y en a eu d'autre, des vrais, dans l'histoire de l'humanité.
    pour exemple, Sigmund Rascher ou encore Joseph Mengele...
    eux aussi emmerdait Hippocrate...
    bref, j'attends le prochain album avec une (très) grande impatience.

    xamafr Le 26/11/2017 à 22:07:35

    Effectivement, un résistant de la première heure pas assez connu, dont la mémoire mérite les plus grands honneurs. L'album lui rend justice.
    Bon découpage scénaristique avec une bonne accroche du lecteur, souci de véracité historique, dessin clair et expressif d'une grande lisibilité par Denoël.

    monsieur burp Le 26/11/2017 à 22:04:14
    Tib - Tome 1 - Album n° 1

    "Le coffre à BD" a eu la bonne idée de sortir cette intégrale de Tib. Personnage méconnu de la grande époque de Pif, nous avons ici, dans ce beau livre, une grande partie des histoires parues dans "les rois du rire".
    Histoires simples ou notre héros trouvent toujours une solution aux grands problèmes du quotidien.

    A conseiller aux petits et aux grands nostalgiques.

    pierryves Le 26/11/2017 à 20:19:12

    Ptirou, c'est Spirou ! ou Spirou, c'est Ptirou. Comme on veut. En fait, Yves Sente s'est intéressé à l'inspiration de Rob-Vel, créateur du personnage de Spirou pour Dupuis en 1938 (avec la collaboration de Luc Lafnet et de Blanche Dumoulin), plus qu'au personnage que l'on connaît tous. Il nous raconte ainsi l'histoire romancée d'un jeune acrobate de cirque qui, suite à un drame, va devenir groom sur un transatlantique et vivre une traversée mouvementée, en période de crise économique et sociale ; Mil-neuf-cent-vingt-neuf oblige.

    Yves Sente a de très bonnes idées : la première étant de faire raconter cette histoire "vraie" par le légendaire Oncle Paul du Journal de Spirou de l'âge d'or (tout commence lors du réveillon de Noël 1959). A défaut de mettre Spirou en scène, on reste ainsi dans l'univers Dupuis grâce à l'Oncle Paul. C'est très malin. L'épilogue qui contraste avec le final réel du récit permet, là aussi, de faire le lien direct avec SPIROU et de rattacher ce tome aux autres de la série des VU PAR... Pour le reste, Sente sait installer progressivement les personnages dans leur contexte, sachant laisser son dessinateur décrire et raconter l'histoire sans avoir recours au moindre mot de dialogue ou de commentaire lorsque c'est nécessaire. Ce qui, soit dit en passant, donne tort à ceux qui reprochent systématiquement au scénariste d'être trop bavard.
    On peut cependant éprouver un certain manque à la lecture d'IL S'APPELAIT PTIROU. Sans doute dû au trop grand nombre de choses que Sente veut raconter simultanément. Peut-être aurait-il fallu accorder plus de temps au tandem Ptirou-Juliette et moins aux querelles entre pro et anti-grévistes ? En l'état, la sensation de superficialité l'emporte malgré tout, malheureusement.

    Malheureusement, car de son côté, le dessin de Verron est, comme toujours, irréprochable. Ainsi que le faisait remarquer Yves Sente lui-même, il est dommage que ce talentueux dessinateur clairement issu de l"école de Marcinelle" (quant à son style) n'ait pas été plus tôt engagé par Dupuis pour collaborer au Journal de Spirou. Au vu de son travail sur ODILON VERJUS ou LE MALTAIS, il aurait clairement pu prendre en main les destinées de SPIROU & FANTASIO après la défection de Tome & Janry, et on n'en serait peut-être pas dans l'à peu près qui règne actuellement dans la série-mère. Mais bon, là n'est pas la question. Laurent Verron crée des ambiances et des atmosphères très évocatrices et ses personnages ont tous des "gueules". On s'amusera d'ailleurs à reconnaître quelques visages célèbres. Les inconditionnels de SPIROU & FANTASIO ne manqueront pas le clin d’œil au Poildur de "Spirou sur le ring" (cf. QUATRE AVENTURES DE SPIROU ET FANTASIO).

    Si IL S'APPELAIT PTIROU fait clairement partie des bons VU PAR..., il n'en reste pas moins décevant sur certains points, notamment sur la résolution de l'énigme qui, si elle paraît effectivement plausible, est tout de même trop peu crédible. Et puis l'aspect mélodramatique, qui n'est pas critiqué en soi, est trop maladroit, notamment à cause des dialogues ; qui auraient gagné à être moins appuyés dans le pathétique (l'histoire du collier maternel est en trop).
    Mais cependant, les auteurs sont parvenus a créer un univers semi-réaliste du meilleur effet qui s'inscrit parfaitement dans la tradition de la bande-dessinée chère aux éditions Dupuis, qui plus est en évoquant les origines de l'icône du journal. Là aussi, Yves Sente a réussi à éviter le piège de tous ses prédécesseurs dans la série parallèle. Tous se sont vus, plus ou moins à juste titre, reprocher l'éloignement de leurs visions du personnage et de son univers par rapport à ce qu'est SPIROU (le graphisme de Yoann, de Le Gall, de Parme, de Téhem, de Féroumont, le misérabilisme de Bravo, le sujet de Frank Pé, les lourdeurs de Yann). Sente et Verron ne peuvent se voir reprocher ce genre de choses, vu que leur personnage n'est pas Spirou, mais Ptirou qui l'a inspiré à Rob-Vel. Là aussi, c'est très malin.

    Après l'excellence du Frank Pé l'année dernière et le bon niveau de celui-ci, on espère que le prochain SPIROU VU PAR... sera de qualité, avant la pléthorique resucée du Bravo qui fait déjà un peu peur, il faut bien le dire.

    pierryves Le 26/11/2017 à 20:07:53
    Les tuniques Bleues - Tome 61 - L'étrange soldat Franklin

    Le 29 août 1968 paraissait la première histoire courte des TUNIQUES BLEUES dans Spirou et le lecteur mutin découvrait un groupe de cavaliers sympathiques et idiots, mais très attachants, qui vivaient des aventures dans un fort isolé en territoire indien. Puis ces quatre soldats (voire cinq ou six en comptant le clairon et Plume-d'argent), plus commodément réduits à deux, le sergent-major Chesterfield et le caporal Blutch, furent définitivement mutés au vingt-deuxième régiment de cavalerie sous les ordres de l'indestructible capitaine Stark durant la Guerre de Sécession, première guerre dite "industrielle" de l'Histoire, qui fit rage de 1861 à 1865.
    Série plutôt osée dans le beau Journal de Spirou, LES TUNIQUES BLEUES, résolument anti-militariste, ne cessait en effet de montrer des champs de batailles et des boucheries sanglantes, tout en mettant en évidence la bêtise militaire des états-majors. On était bien loin de la loi sur les publications pour la jeunesse de 1949 qui proscrivait sexe et violence.

    Les aventures de Blutch et Chesterfield ont pris de plus en plus d'ampleur et gagné en qualité au cours des années 1970, et au bout du compte, la série s'est imposée en tant que pierre angulaire du journal par cette association un brin iconoclaste entre humour potache et violence montrée. Les diatribes du caporal à l'encontre de son supérieur ont permis quelques expressions d'idées certainement moins mièvres que ce que l'on pouvait trouver dans des séries plus traditionnelles. L'âge d'or de la série se conclut par ce qui reste un des plus grands albums de la série, si ce n'est le plus grand, BLACK FACE en 1983. Ensuite, la recette des TUNIQUES BLEUES a commencé à s'affadir, et malgré quelques bons albums de-ci de-là (LES COUSINS D'EN FACE, LA ROSE DE BANTRY, VERTES ANNEES), la magie n'opérait plus vraiment. C'est à la fin des années 1990 que l'inspiration a semblé revenir (LES HOMMES DE PAILLE), mais malheureusement, après ce regain d'intérêt et quatre albums réussis, la sauce est retombée. Et il faut bien dire que depuis LES NANCY HART (2004), il ne se passe plus grand chose de passionnant dans les pages des TUNIQUES BLEUES.

    L'ETRANGE SOLDAT FRANKLIN ne déroge pas à la règle. Les auteurs semblent s'ennuyer. Ils ne s'amusent visiblement plus à animer leurs personnages ; on ne perçoit jamais l'envie, mais le rabâchage et la lassitude, qui fait écho à celle du lecteur (ou vice-versa ?) La sensation d'avoir déjà lu ces bulles d'engueulades entre Blutch et Chesterfield est trop souvent vivace. Le dessin de Lambil, toujours propre et soigné (on est pro ou on ne l'est pas) est cependant moins précis (voir la tête du général Alexander), tandis que le scénario de Cauvin fait une nouvelle fois réchauffé. Après avoir recyclé EN AVANT L'AMNESIQUE dans CARTE BLANCHE POUR UN BLEU, on sent cette fois-ci un petit arrière-goût de LES BLEUS DANS LA GADOUE et LE BLANC-BEC mâtiné de DES BLEUS ET DES DENTELLES. Pour un résultat bien peu convaincant.
    En refermant l'album, on a surtout l'impression que les personnages n'ont fait qu'attendre du courrier pendant 44 pages.

    Alors oui, on aime LES TUNIQUES BLEUES et on garde encore de grands souvenirs des ces aventures incroyables et drôles qu'on lisait en rentrant de l'école et qui nous faisaient rire. Mais depuis plus de dix ans maintenant, on ne rit plus. On est même un peu gêné et aussi un peu triste de voir ce qu'est devenue cette série emblématique. Dans les faits, la Guerre de Sécession a duré quatre ans, mais dans LES TUNIQUES BLEUES, elle semble en durer quarante. Alors, peut-être serait-il temps que pour les 50 ans de la série en 2018 Lambil et Cauvin signent leur Appomattox et laissent Blutch et Chesterfield rentrer enfin dans leurs foyers.

    biggyjay Le 26/11/2017 à 20:00:08
    Résistances - Tome 4 - Le prix du sang et des larmes

    Belle conclusion pour cette série (je le dis une fois de plus) très réussie. La richesse de cette aventure et des personnages avec pour toile de fond la Seconde Guerre Mondiale et tout ce qui la compose est admirable. C'est peut-être l'album le moins vibrant mais ça n'enlève rien à ses qualités. 
    Le dessin de Claude Plumail, et notamment ses cadrages, est très agréable et correspond parfaitement au format de cette histoire ! 
    Résistances est une série à découvrir d'urgence ! 

    biggyjay Le 26/11/2017 à 19:57:02
    Résistances - Tome 3 - Marianne

    On découvre cette fois les dessous de la Résistance en province, toujours à travers les chemins entremêlés des 3 héros de cette histoire. À mesure que l'histoire se déroule, on découvre la Résistance et ses actions et surtout l'émotion et la pression que les membres de ce mouvement devaient ressentir. C'est un travail admirable de distiller ces morceaux d'Histoire à travers l'histoire des trois personnages auxquels on s'est attaché depuis le 1er tome. 
    Le dessin et ses couleurs sont encore une réussite et sans eux, cette série ne serait pas si bonne. 

    biggyjay Le 26/11/2017 à 19:56:14
    Résistances - Tome 2 - Le vent mauvais

    Suite de l'histoire ou s'entremêlent les chemins de Sonia, de Louis et d'André. Chaque personnage garde sa part de mystère et c'est plutôt bien réalisé. On se retrouve dans Paris sous l'Occupation et ça semble assez réaliste, suffisamment pour que les situations dépeintes me laissent un goût amer, à moi qui n'ai rien connu de tout ça. Comme dans le Tome 1, la fin de l'album nous laisse entrevoir la suite de l'histoire. Le point positif est qu'on s'attache aux personnages et à leur(s) destin(s).  
    Claude Plumail, toujours au dessin, livre encore un excellent travail avec un style suffisamment réaliste pour se projeter et très élégant pour l'admirer. 

    biggyjay Le 26/11/2017 à 19:55:38
    Résistances - Tome 1 - L'Appel

    Je suis rarement fan des histoires en lien avec la Seconde Guerre Mondiale pourtant cet album est une réussite. 
    C'est un album d'introduction. Il nous présente les contexte, la Seconde Guerre Mondiale et les personnages principaux, Sonia, Louis et André. Suite à la lecture de la 1ère scène, on sait tout de suite que ces personnages vont vivre ensemble quelques aventures. C'est bien écrit et suffisamment rythmé pour donner une vraie envie de lire la suite. 
    Pour le dessin, Claude Plumail fait un super boulot, tant sur les personnages que les décors. C'est très réussi et les couleurs donnent à l'ensemble une ambiance agréable à la partie principale de cet album malgré le contexte. 
    Je vais de ce pas lire la suite et vous souhaite une très bonne lecture ! 

    biggyjay Le 26/11/2017 à 19:53:51
    Bug - Tome 1 - Livre 1

    Enki Bilal est de retour ! 
    L'auteur nous a concocté une nouvelle histoire d'anticipation dont il a le secret. Le postulat de départ est très intéressant et atypique. Nous n'avons pas affaire, ici, un black-out informatique (comme déjà 1000 histoires l'ont raconté) mais à la disparition pure et simple de toute mémoire numérique ! Intéressant. On va alors découvrir une famille au cœur de cet évènement et suivre l'histoire de chacun de ses membres...
    J'ai apprécié de relire une histoire de Bilal. Même si, dans celle-ci, le ciel n'est pas souvent très bleu à l'inverse du visage d'un certain personnage. Cet univers est terne et sombre, il faut bien l'avouer. Cet album aurait besoin d'un peu plus de couleurs. Le dessin présente plein de références aux œuvres précédentes du dessinateur, c'est pas mal. 
    Enfin, pour moi, cette histoire, qui prend place dans un monde qui pourrait être une des évolutions possibles du nôtre, se présente comme une fable aux accents de caricature, tant il traite de la science-fiction et aussi des aberrations naissantes de notre vie quotidienne. 
    Lecture intéressante mais pas indispensable.

    biggyjay Le 26/11/2017 à 19:50:58
    Golden City - Tome 12 - Guérilla urbaine

    Enfin ! Le 12ème tome des aventures d'Harrison Banks et de ses amis est arrivé ! 
    On y trouve le mieux comme le pire. Dans le mieux, la trame générale de l'histoire. Plutôt bien pensée et vraiment dynamique. J'insiste cependant sur le mot "générale"… Toujours dans le mieux, le dessin de Nicolas Malfin, toujours fin et travaillé mais cette fois, selon moi, plus posé et plus agréable à regarder que dans le tome précédent.  
    Pour le pire, il se cache, comme le diable, dans les détails. L'histoire, sans spoiler, montre un événement important dans la vie d'Harrison Banks. Cet événement, censé être chargé en émotions, se déroule rapidement et sans aucun sentiment apparent, ça le décrédibilise ! L'autre aberration, selon moi, concerne les dialogues ! En effet, ils sont pauvres et en décalage total avec les héros et leurs histoires respectives (notamment lors de la fuite de Kumiko). On a l'impression que, pour donner un ton plus actuel ou plus en phase avec l'idée de ce que seraient les lecteurs d'aujourd'hui, l'auteur dénigre ses personnages en les faisant parler de manière vulgaire. C'est dommage, surtout lorsqu'on suit cette série depuis le début et qu'on la voit dépérir un peu plus à chaque album. 
    Et enfin, une grande partie de l'action prend place sur Terre, dommage lorsque le nom de la série fait référence à une ville située dans l'espace !  
    Au final, même si le dessin est très plaisant (peut-être plus que pour le tome précédent) on observe cette fois une intrigue intéressante mais, hélas dégradée par des dialogues inappropriés. 
    Je vous fais grâce du cliffhanger de fin qui vous rappellera à tous un moment déjà lu… Faut-il mettre fin à cette série !? 

    sam-le-gris Le 26/11/2017 à 16:33:34
    La petite Mort - Tome 5 - Les Petites Morts

    Humour noir et grinçant, malaises, clins d’œil à la culture geek et jeux de mots foireux, la petite mort est de retour. Plus libre dans la forme, ce cinquième tome est peut-être le plus profond, éventuellement le plus drôle, en tout cas mon préféré.

    sam-le-gris Le 26/11/2017 à 16:19:11
    La quête de l'oiseau du temps - Tome 9 - L'emprise

    Laissé pour mort, c'est un Bragon amnésique qui tombe entre les mains de la secte du Signe, qui veut se servir de lui pour tuer Mara et son père.

    La quête est toujours de très bonne qualité, rythmée, drôle, bourrée d'action. Le nouveau changement de dessinateur se fait sans douleur et même si après 5 tomes de préquelle, je ne sais toujours pas bien où vont les auteurs (j'espère juste qu'eux le savent), impossible de bouder mon plaisir.

    sam-le-gris Le 26/11/2017 à 16:08:22
    La geste des Chevaliers Dragons - Tome 25 - La guerre des ombres

    L'Ordre d'Occident a décidé d'en finir avec l'Ordre d'Orient une bonne fois pour toute. La matriarche charge donc ses Ombres de se débarrasser d'Amarelle, le chevalier félon à la tête de l'Ordre dissident. Les espionnes de l'ordre menées par Lou, véritable atout dans la main de la matriarche, suffiront-elles à mettre fin à la guerre. D'autant que Lou commence à douter.

    Le fil rouge de la Geste des Chevaliers Dragons s'épaissit d'album en album. Moins de sauts dans le temps, quasi plus d'anecdotes sur l'histoire de l'Ordre. La guerre des Sardes, le schisme entre Orient et Occident et leur conséquences sont au coeur des derniers tomes. On s'éloigne des dragons, du Veil (dommage) et des chevaliers en armures minimales (pas un mal en soi), pour des intrigues toujours très humaines mais plus politiques. Ici, l'intrigue avance à bon train (trop?) à coup de rebondissements (trop?) jusqu'à un final qui s'il n'est pas surprenant a le mérite d'être satisfaisant.

    thieuthieu79 Le 26/11/2017 à 15:15:25
    On Mars_ - Tome 1 - Un monde nouveau

    Une histoire de science-fiction futuriste et originale dont le personnage centrale est une femme condamnée injustement à l'exil pénitentiaire sur Mars.
    Pour une fois, le sujet traité est intéressant et ne s'arrête pas juste à une colonie terrienne s'implantant sur une autre planète. Ici le fond est beaucoup plus complexe que ça, puisqu’il tourne autour de l'univers carcéral (sujet plus que tabou en France).
    Cette ambiance Martienne est superbement mis en dessin et la palette de couleur rouge-orangée utilisée renforce l'immersion dans l'univers.
    Ce premier album en ressort très solide et accroche facilement le lecteur. Une très bonne réussite comme souvent avec Runberg aux commandes. Vivement la suite.

    gazouz Le 26/11/2017 à 11:11:08
    Sam Pezzo (Les enquêtes de) - Tome 4 - Les enquêtes de Sam Pezzo

    L'histoire est certes un peu confuse, mais les dessins sont réussis et l'atmosphère est très noire, ainsi que le genre le requiert.

    DrizztDoUrden Le 26/11/2017 à 11:08:41
    Overwatch Origins - Tome 1 - Tome 1

    C'est tout juste correct. D'un chapitre a l'autre ce n'est pas le même dessinateur et on passe de moche a correct. Scenaristiquement c'est pauvre il faut dire que 5/6 pages par aventure ne permets pas de développer grand chose. Sinon ca reste cohérent, et c'est sympas tout de meme de voir les relations entre certains personnage du jeu même si c'est pas fou. Bref c'est pas terrible si t'es pas fan d'OW et c'est sympas si tu l'es mais pas grandiose. Aucune magie.

    GimpUser Le 26/11/2017 à 10:38:57
    Sauvage (Meynet) - Tome 3 - La Youle

    3 tomes pour faire comprendre à ceux qui ne comprennent jamais rien que Sauvage (ainsi que son frère ainé et sa sœur) ont décidé de faire la peau à Trazegnies et voir comment se termine cet album ... c'est aussi frustrant qu'incompréhensible.

    Franchement, le héros et sa confrérie aurait pu s'épargner toutes ces péripéties inutiles et rester douillettement à Paris plutôt que de se lancer dans cette aventure. Le résultat aurait été le même.

    Pour parodier le poème de Victor Hugo (Oceano nox) :
    Oh, combien de marins, combien de capitaines ...
    auraient pu s'épargner la peine de ne jamais revenir !

    En dehors de cela, le dessin est magnifique, c'est vivant. Y est aussi succinctement abordé le rôle trouble des États Unis dans cette guerre franco-mexicaine, en répercussion à la position sécessionniste de Napoléon III.

    C'est agréable à lire et j'attends la suite.

    Laerte Le 26/11/2017 à 07:14:32
    Servitude - Tome 5 - Livre V - Shalin (Première partie)

    Une série qui relève de l’orfévrerie tant les planches sont graphiquement ciselées et le scénario intelligemment déployé.
    Ce qui se fait se mieux en bandes-dessinées aujourd’hui, pour autant que l’on valorise la création d’un univers et le temps pour l’nstaller.

    soms Le 26/11/2017 à 01:01:06
    Death note - Tome 1 - Tome 1

    Avis sur la série
    Bien qu'il y ait beaucoup de discussion, j'ai bien accroché à cette série. Les personnages sont trop jeunes pour être crédible mais ils restent très charismatiques. L'intrigue est bien ficelée, à la manière d'un jeu d'échec. Il y a suffisamment de second degré que pour contrebalancer certains points trop gros pour être vrais. Cette lecture a été très plaisante d'une manière générale

    soms Le 26/11/2017 à 00:52:04

    Je lis généralement peu de manga mais bien qu'ayant des connaissances en informatique et attiré par la SF de manière générale, je n'ai pas compris grand chose à ce manga, que je n'ai même pas su finir! Les notes de l'auteur un peu partout n'ajoute rien d'utile au contraire.

    soms Le 26/11/2017 à 00:49:03
    Le chant des Stryges - Tome 1 - Ombres

    Avis sur la saison 1
    Découvrant cette série en 2017, je déplore malheureusement une série de clichés assez lourds, des scènes d'action parfois invraisemblabes et des looks de perso sortis de matrix injustifiés et poussifs. Bref, aussi bien le fond (l'intrigue n'a rien de bien original) que la forme me laissent un peu perplexe

    sined98 Le 26/11/2017 à 00:46:37
    Amazones Century - Tome 1 - Terre de ruines

    J'hésite personnellement entre le "très bon", et "à lire absolument".
    Pour les amateurs de SF, il s'agit d'un incontournable. Des dessins très inspirés, modernistes, un monde revisité avec machines, engins, voitures, le tout très recherché, des filles (sexy et clichés à souhait, mais après tout, ce sont elles qui portent la série), de caractère et de personnalité. Je n'ai pas boudé mon plaisir, et je recommande.

    gazouz Le 26/11/2017 à 00:13:14
    Julie Wood - Tome 8 - Bol d'or

    Le plus faible épisode de la série : Histoire et personnages manquent singulièrement d'épaisseur. Il a bien un début d'intrigue mais cela tombe à plat ...

    GimpUser Le 25/11/2017 à 23:05:00
    Lefranc - Tome 28 - Le Principe d'Heisenberg

    Nous avons là le remake ou, pour le moins, une version revisitée de l'OURAGAN DE FEU, le tome 2 de la série.
    Ici aussi un savant humaniste invente, seul dans son coin, un procédé qui va révolutionner le monde, à moindre coût de tout ce qui se fait par ailleurs.
    Dans le tome 2, une petite pilule dans 1 litre d'eau et vous aviez 1 litre d'essence. Imaginez ce qu'en pensaient les producteurs de pétrole et les raffineurs... Tout cela se termina dans une gigantesque explosion.
    Ici, pas de pétrole, soyons moderne ! ce sera, cette fois le nucléaire.
    Soyons toujours moderne, plus de consortium étranger. Les vilains d'aujourd'hui, c'est l'État. Pas n'importe lequel : le nôtre.
    Chacun sait que nos gouvernements ne souhaitent que notre malheur.
    À peu de choses près, l'histoire se terminera avec la même conclusion.

    Ceci dit nous avons échappé à Jean-Jean. Pas de môme qui perd sa godasse, qui tombe dans un trou, qui se tord la cheville, qui se fait enlever ... C'est déjà ça.

    Par contre nous avons une documentation en 2 pages du trajet de Lefranc sur la RN7. Il y a sur le sujet un bouquin bien mieux fourni. On sent que le dessinateur s'est documenté et a voulu le prouver. Il s'est même documenté en lisant Tintin. Le dessin de la plongée de la voiture de Renard dans le Lot est un copier/coller de la plongée du taxi de Tintin dans le lac de Genève dans l'AFFAIRE TOURNESOL.

    J'ai noté 3/5 pour le dessin que je trouve moins figé que dans d'autres histoire de ce personnage mais je m'interroge sur l'utilité de Mélanie Cardo
    Elle n'apporte rien à l'histoire vu qu'elle n'y fait rien.
    À moins qu'il ne s'agisse de féminiser à tout prix les aventures de Lefranc dont on ne connait aucune liaison.

    madmix83 Le 25/11/2017 à 22:16:36

    Tout ce que je déteste dans les comics de super-héros : sans queue ni tête, on ne comprend rien à l'histoire et c'est cher. A bannir. Le pire Récit Complet de l'ère Rebirth pour le moment ...

    pysa Le 25/11/2017 à 19:12:09
    Samurai Deeper Kyo - Tome 1 - Tome 1

    Japon,1604, quatre ans après la bataille de Sekigahara. Kyoshiro, un samouraï pharmacien rencontre Yuya, une chasseuse de primes qui le prend pour le célèbre Kyo aux yeux de démons. Des combats de sabres et de l'humour ado au programme de ce shonen. L’ambiguïté du héros laisse entrevoir une suite intéressante.

    kingtoof Le 25/11/2017 à 18:15:27
    Lady S. - Tome 13 - Crimes de guerre

    Ouh là ! Kurdy1207, on s'enflamme... 5 étoiles pour cet album, c'est beaucoup trop...
    Soit, Lady S. devient un classique de la BD, et mettre en avant une héroïne (une sorte de Jane Bond) est un rafraîchissement dans le monde machiste de l'aventure.
    Cependant, ce 13ème tome est très classique, bien qu'il soit correctement construit et bien dessiné. J'ai trouvé certaines ficelles du scénario "plutôt grosses" : comme le chef des "méchants" qui s'en réchappe à la fin.
    Bref, une histoire correcte mais pas un chef d'oeuvre.

    BASSET Le 25/11/2017 à 17:58:20
    Le vétéran - Tome 2 - Le Vétéran 2/2

    C’est un vrai plaisir de retrouver la fin de cette histoire.
    L’histoire continue et se termine grâce au scénario de Franck Giroud qui se dévoile au fur et à mesure toute l’intrigue.
    Gilles Mezzomo nous montre encore une fois tout son talent de dessinateur. Ces dessins sont clairs et précis, avec un respect des uniformes et des tenues de l’époque.
    Les couleurs correspondent parfaitement à l'ambiance générale de l’album.
    En résumé: Une bonne histoire, à collectionner absolument.

    omoide Le 25/11/2017 à 17:57:37

    (9/10 : excellent)
    Impressionnant Osamu Tezuka! Pourquoi ne devrait-on commémorer son talent qu'à travers Astroboy ou Black Jack? Peut-être parce que les Français ont découvert l'illustre manga-ka par le spectre des dessins animés? Pourtant son œuvre compte des joyaux bien plus complexes!

    La "femme-insecte" est une excellente thriller psychologique, où les personnages sont d'une profondeur qu'on s'attendrait plus à trouver dans un roman.
    Quel est la part de réalité, ou de fantastique? Quelle est la vraie nature de cette femme toxique? On ne cessera de se le demander jusqu'à la dernière planche. Quand l’incompréhension devient grande, alors les choses paraissent tout simplement magiques.

    herve26 Le 25/11/2017 à 16:59:14
    Undertaker - Tome 4 - L'Ombre d'Hippocrate

    Je pense que Jonas Crow finit par s'inscrire définitivement dans le monde du western en bande dessinée avec cet album. Même s'il est écrasé par la personnalité plus que machiavélique de Jéronimus Quint alias l'Ogre, dans cet opus.D'ailleurs cet album fait la part belle aux seconds rôles, que ce soit Lin ou Rose Prairie.
    Le scénario de Dorison est très sombre ici, laissant aucune place à l'humour (même les fameuses citations bibliques de Jonas Crow ont du mal à nous décrocher un sourire,tant cette chasse à l'homme est sanglante). Jusqu'à la dernière page, Xavier Dorison nous tient en haleine. ( et que dire des dernières pages qui ménagent une surprise de taille).
    Côté dessin, Ralph Meyer est aussi à l'aise dans les nombreuses scènes nocturnes que sur les autres scènes. On peut seulement regretter le fait que certains visages ne soit pas dessinés en détail sur quelques vignettes.
    Un récit riche et très dense sur 54 pages, qui ravira les amateurs de western.
    Encore un bel album de Meyer & Dorison.(une nouvelle aventure est d'ailleurs annoncée au dos de l'album)

    BASSET Le 25/11/2017 à 15:51:26
    Lonesome - Tome 1 - La Piste du prêcheur

    Le retour aux origines dYves Swolfs.
    Lonesome Tome 1 : La Piste du Prêcheur.
    Après un long silence Yves nous revient en très grande forme dans une nouvelle série western, Un genre qu’il affectionne tout particulièrement.
    Fan depuis le tout premier épisode de la magnifique série Durango quoi de plus normal de parler de cette nouvelle aventure.
    L’histoire se situe dans une petite ville du Kansas ou s’affronte deux clans, les pro-éclavagistes et les anti-esclavagistes. ce qui nous amène tout doucement aux prémisses de la guerre de sécession. Au milieu de cette agitation arrive un cavalier notre héros qui est à la recherche d’un de ces agitateurs et cherche à se faire justice.
    Yves nous montre une fois de plus tout son talent de scénariste. une histoire à tiroirs où s’entremêlent la future guerre civile américaine et la vengeance de notre héros.
    Que dire des dessins, on y retrouve tout dedans: son trait bien particulier, sa technique de cadrage toujours aussi magnifique, ses perspectives impeccables, quelques superbes plans larges. C’est un découpage qu’il affectionne depuis de nombreuses années et qui rend hommage au western spaghetti qu’il adore tout comme moi.
    En résumé: C'est un très grand retour, un magnifique album en noir & blanc qui est enrichi d’un très joli cahier graphique, à collectionner absolument. Sorti de la version couleur le 12/01/2018.

    Au Fil des Plumes Le 25/11/2017 à 14:56:52
    Sweet Tooth - Tome 3 - Volume 3

    Ce que j'en pense:

    Après les volumes 1 et 2 je me suis lancée dans la lecture du volume 3 qui clôture toute la série. Pour le coup, on retrouve Gus qui est en quête de ses origines. Jepperd reste à ses côtés pour le protéger.
    Ce volume 3 est une vraie tuerie! Les rebondissements sont spectaculaires et maintiennent le suspens jusqu'au bout. C'est parfaitement construit et la fin est magistrale. Je ne veux pas trop vous en dire car je risquerai de vous gâcher la surprise.

    Gus quant à lui prend en maturité et en courage. Son personnage prend de l'épaisseur et surtout il s'affirme clairement. Dans ce volume, on découvre ses origines. Tout devient clair et le mystère se dissipe pour éclairer l'ensemble de la série.

    Le personnage de Jepperd quant à lui, se montre plus sensible. Il montre de nouvelles facettes de lui même et il se révèle réellement.

    L'esthétique reste dans la lignée des comics précédents. C'est toujours aussi violent. On retrouve toutes les caractéristiques du genre avec des traits durs et des couleurs saturées. Je ne suis donc pas déçue par ce tome 3.

    Bref:

    Cette trilogie finit en apothéose.

    Pour plus d'avis: http://aufildesplumesblog.wordpress.com

    Au Fil des Plumes Le 25/11/2017 à 14:24:39

    Ce que j'en pense:

    Achille achète un appartement et en le rénovant, il retrouve une vieille lettre. Achille décide de ramener les lettres à son expéditeur.

    Le scénario est vraiment super sympa. Il faut dire qu'avec une idée de base déjà enthousiasmante, on ne pouvait que s'attendre à une intrigue dès plus agréable. Le lecteur suit donc Achille dans son périple. C'est magnifique, c'est une promenade rafraîchissante et surtout revigorante. On voit doucement le personnage principal se reconstruire et ça fait du bien au moral.

    Achille est fragile avec un lourd passé. Il est solitaire et attachant. J'aime ce mélange de force et de sensibilité.

    L'histoire prenante et émouvante est soutenue par une esthétique vraiment sublime. J'aime ces traits épais, les regards des personnages, leurs expressions et leurs fêlures. J'ai aussi beaucoup apprécié la gestion des couleurs. Quant aux paysages, préparez vous à en prendre plein la vue.

    Bref:

    Une vraie belle BD.

    Pour plus d'avis: http://aufildesplumesblog.wordpress.com

    kergan666 Le 25/11/2017 à 12:44:34
    Ekhö monde miroir - Tome 7 - Swinging London

    cette nouvelle histoire est sympa avec une vision de Londre "un peu" spécial pour ne pas dire déjantée.
    je me demande si certains ne le fume pas le thé???
    j'ai lu sans déplaisir cette aventure que je trouve néanmoins un poil en dessous des autres.
    les dessins sont toujours très bons tout comme les couleurs bien adaptées.
    j'attends la prochaine aventure et donc la prochaine ville avec impatience.

    fonske Le 25/11/2017 à 12:27:59

    Très très très léger. Scénario indigent pour ceux qui ont lu des Batman, comme ceux de Miller , ou Amère victoire, un long Halloween, la cour des hiboux.etc.
    Rien de surprenant, même le dessin de Marini privé de ses couleurs n'arrive pas à égaler son travail sur le scorpion ou les aigles de Rome. Il n'apporte vraiment rien de neuf aux personnages du Joker ou Harley... Déception. Lu en quinze minutes.

    PAD le FAF Le 25/11/2017 à 08:26:11
    Les cavaliers aux yeux verts - Tome 1 - Tome 1

    Un "one shot" et c'est bien dommage. Les dessins sont très bon et l'histoire ne donne qu'une envie : connaitre la suite. Pourquoi n'y a t-il pas de tome 2... ? Mystère...

    kergan666 Le 24/11/2017 à 22:56:09
    Katanga - Tome 2 - Diplomatie

    j'avais beaucoup aimé le 1er tome et j'ai adoré le 2ème.
    les dessins sont juste fabuleux.
    les "gueules" sont expressives à souhait et les décors à l'avenant.
    le scénario est parfaitement à l'unisson.
    pas de fausses notes, même en cherchant bien.
    en fermant les yeux l'on se croirait dans un mélange de 100 000 dollars au soleil, des tontons flingueurs et des Morfalous.
    que du bon en bref.
    dur vas être l'attente pour le prochain tome.

    Shaddam4 Le 24/11/2017 à 19:35:54

    Roman graphique à grosse pagination (beaucoup de pages sans bulles) et format raccourci classique de la collection (qui édite de très bonnes BD comme Un Océan d'Amour, le singe de Hartlepool ou encore les albums de Chloé Cruchaudet Mauvais Genre et Groenland-Manhattan). Cahier biographique en début d'album et historique en forme d'épilogue en fin d'album. Du bon boulot avec une couverture simple mais intrigante, efficace.

    Endurance relate la tentative de traversée de l'Antarctique par l'aventurier Shackleton en 1914, tentative qui se révèle vite un fiasco et une course contre la montre afin de sauver son équipage à des latitudes inhumaines... Une aventure qui va durer trois ans!

    Dénichée lors d'une vente de bibliothèque (genre 1€ la BD) j'ai été attiré par la couverture de cette BD, le format, et tilté sur le dessinateur dont j'avais découvert le travail sur la Guerre des Sambres époque 2. 9782756013961_pgSa technique alliant un numérique discret et un aspect crayon gras m'avait beaucoup plu sur Sambre et me fait penser à celui de Cruchaudet sur Groenland-Manhattan. Cette simplicité du trait sur une histoire à la fois graphiquement monotone (peu de lumière, peu de couleurs, peu de reliefs en Antarctique) et nécessitant le dynamisme de l'aventure me semble à la fois pertinente et maîtrisée. Cela se confirme avec l’étonnante précision des traits des visages du grand nombre de personnages qui participent à l'expédition. Dans un environnement qui laisse peu de possibilités d'identification visuelle, le lecteur est rarement perdu, grâce aussi à l'articulation des dialogues.

    Les auteurs nous font ainsi participer à une grande aventure bigger than life, telle qu'on les voit au cinéma et dont seule la véracité historique permet de ne pas sombrer dans l'incrédulité. Car très rapidement l'on sait que l'enjeu sera de rentrer vivant et non de traverser le continent! Des mois, des années à parcourir une banquise hostile à pied, avancer de quelques centaines de mètres en plusieurs jours à traîner des barques vitales, à surmonter les cinquantièmes hurlants à cinq dans un esquif, sans jamais capituler. 81gsqvpvaol.jpgLa tension dramatique est assez faible dans cet album qui reflète ce qui a probablement tenu ces hommes debout dans des conditions totalement incroyables: il faut avancer, ne pas réfléchir, un pied puis l'autre. Malgré les quelques informations de date, le temps n'existe plus, l'espace non plus. Tout est blanc, tout est pareil, de la glace, du vent. Seuls les évènements pratiques comptent: le soleil pointe pour permettre d'utiliser le sextant, monter un abri avant la tempête. Les blessures, la faim ne sont pas montrés, seulement certains coups de gueule... Cette BD se lit d'une traite, des préparatifs en Angleterre sans soutien de la société royale de géographie, alors que les navires sont réquisitionnés pour la Grande Guerre, au retour (chût je m'arrête la!).

    Endurance (du nom du bateau qui les amena sur le continent vierge) est une vraie réussite qui fait penser dans un autre genre à La lune est blanche d'Emmanuel Lepage.

    Lire sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/24/endurance/