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Les avis de - omoide

Visualiser les 63 avis postés dans la bedetheque
    omoide Le 31/05/2018 à 00:46:16
    Last Hero Inuyashiki - Tome 4 - Vol. 4

    (4/10: insuffisant)
    Un tome de transition dans l'histoire, probablement le tome le plus faible des 4 premiers. Garanti teneur 0% en "critique sociale du Japon contemporain".

    Ce volume débute par l'épilogue de la visite chez les Yakuza, et le sauvetage de Fumino, la jeune fille kidnappée et droguée. Il n'est pas certain que ni Fumino, ni les Yakuza, auront apporté grand chose au scénario.

    Puis les choses se compliquent pour le lycéen-tueur Hiro.
    Tout d'abord son camarade de classe et ex-ami Chokko décide le de neutraliser pour mettre fin aux virées meurtrières. Pour cela, Chokko parvient à contacter le héro-robot Inuyashiki.

    Mais aussi, la discrétion n'est pas le fort de Hiro qui tue, ou pirate les banques, sans beaucoup de précaution. Inévitablement, il finit par être identifié par la police...

    Le manga-ka Oku livre ici des planches sans grande saveur. Proportions anatomiques souvent hasardeuses, décors numérisés un peu moins systématiques. Quant aux références à Gantz, leur omniprésence ne tiennent plus au simple clin d’œil, mais plutôt à la mégalomanie.

    omoide Le 20/05/2018 à 19:20:26
    Les passagers du vent - Tome 2 - Le ponton

    (7/10: bien)
    Avec ce 2nd volume, Bourgeon continue de tisser autour d'Isabeau un récit sur la liberté, et en particulier la liberté des femmes. Isabeau est rejointe par un second personnage fort, en la personnage de Mary, jeune anglaise qui s'oppose au dictat de son père (et n'oublions pas la mendiante Grenouille).

    La quête de vengeance d'Isabeau contre son père n'est plus d'actualité. La priorité est de faire évader Hoël, l'amoureux un peu maladroit, et le médecin de marine Michel de Saint-Quentin. Tous deux sont retenus prisonniers de guerre par les troupes anglaises, dans un ponton (vaisseau désarmé et échoué sur le rivage).

    L'action est intéressante, mais le rythme rapide du 1ier tome est abandonné. Là où l'intensité du 1ier volume devait beaucoup à son unité de lieu et de temps, ce volume s'étale sur 6 mois pour aboutir au retour des héros en France. L’intérêt du lecteur tient alors au personnage fantasque de Mary, et à ces 3 femmes qui n’hésitent pas à se mettre en danger pour sauver leurs hommes.

    omoide Le 10/05/2018 à 20:23:32
    Last Hero Inuyashiki - Tome 3 - Vol 3.

    Dans ce tome 3, et déjà dans le précédent, l'espoir d'un scénario ambitieux a été rangé au placard. Moi qui imaginait poindre un conte moral autour du transhumanisme, de la violence sociale... ahah.

    Au contraire, Oku passe un palier supplémentaire dans le trash! Bien-sûr, il y a un peu de critique du cynisme social (la collègue du fast-food), mais c'est surtout le prétexte à beaucoup de violences et de sévices.

    Le plus dérangeant sont les idées qu'Oku semble soutenir (mariage, auto-défense, etc) qui me rappelle assez rances, même pour un pays conservateur tel que le Japon (étais-ce déjà le cas dans la série Gantz?).

    Oku s’appuie de plus en plus sur les décors numérisées pour construire ses planches. Il ne reste plus qu'à placer les personnages, et voilà c'est prêt! A ce compte là, les planches défilent vite.
    Par contre, les proportions anatomiques sont de plus en plus hasardeuses.

    omoide Le 10/05/2018 à 11:07:48

    (7/10: bien)
    Le dessinateur italien Marco Nizzoli est relativement connu pour sa collaboration avec Alexandro Jodorowsky sur "le Monde Alef-Thau", et son travail sur le fumetti "Dylan Dog".
    Mais il a aussi créé plusieurs albums érotiques, dont le plus récent est le très réussi "Un Bel Été". La série "le Monde de Keto" reste à publier en français.

    Cet album est l'édition non-tronquée de l'album Selen volume 18 ("Démons et Délices"). L'histoire est bien meilleure quand elle est complète!
    La traduction est ici meilleure, mais le format est malheureusement plus petit.

    "Les Délices du Démon" en une nouvelle érotico-fantastique assez agréable. Nizzoli nous plonge dans un monde néo-rétro, ambiance roman-noir et spiritisme.
    Son personnage principal, le commissaire Steiner, enquête sur le mystère entourant la disparition de jolies jeunes femmes. Pour autant, Steiner ne saurait être à l'abri ...

    Nizzoli réalise ici de très jolies planches, avec de nombreuses femmes dénudées, album érotique oblige. L'influence de Moebius est revendiquée par l'auteur, et se confirme dans les lignes fluides, les hachures pour modeler les volumes.

    L'histoire se tient bien, mais j'aimerais tant que Nizzoli se voit proposer un scénario à la mesure de son talent graphique.

    omoide Le 03/05/2018 à 22:52:55
    Survivant (Milan) - Tome 3 - Tome 3

    (7/10 : bien)

    (attention aux révélations)
    Dans ce 3ieme tome, Takao Saito réussit à surprendre le lecteur avec une série d'événements extrêmement dramatiques, et donne une nouvelle impulsion à son récit.

    La survie sur l'ile s’avère toujours plus difficile pour Akiko, dont l'état physique et psychologique s'affaiblit chaque jour d'avantage.

    Dans la seconde moitié du recueil, on quitte définitivement l'ile, et l'action se déplace progressivement à Tokyo. Satoru y découvre une capitale totalement dévastée. Et toujours aucun autre signe de présence humaine...

    omoide Le 03/05/2018 à 21:23:03
    Survivant (Milan) - Tome 2 - Tome 2

    (6/10 : assez bien)
    Notre héro continue de braver les pires épreuves pour s'abriter et manger à sa faim.
    Plusieurs mois sont passés depuis la catastrophe, et la solitude pèse amèrement sur sa santé mentale. Mais cela va enfin changer, une jeune naufragée fait son apparition sur les rives de l'ile perdue.

    Cette rencontre inespérée est l'occasion d'apprendre enfin le prénom des personnages : le héro se nomme Satoru, et la nouvelle venue s'appelle Akiko.

    Akiko raconte s’être enfuit de l'ile en face, où les réfugiés, plus nombreux, se sont livrés aux pillages et aux exactions. Mais dit-elle toute la vérité à Saturo?

    En attendant, Akiko n'est pas une camarade de survie facile . Elle est capricieuse, et peu au fait des contraintes et risques qu'impose la vie sauvage.

    Un bon 2nd tome, malgré quelques moments assez convenus.

    omoide Le 02/05/2018 à 23:54:28

    (4/10: insuffisant)
    Forte déception à la lecture de ce second et dernier tome.
    Bien sûr, une histoire en 2 volumes laissait présager une tournure irréversible et un dénouement rapide.

    Mais dans le cas présent, l'auteur parait avoir détruit sciemment le potentiel de son récit : il vend la mèche, dévoile un à un chacun des mystères, sans que le lecteur n'en soit émoustillé ou en tire le moindre effroi!

    Reprenant la structure du 1ier volume, chacun des chapitres est l'occasion pour un personnage de livrer sa part de vérité, ses révélations ou confessions sur le drame qui vient de se jouer.

    Comme pressenti, malgré le final précipité, Furaya prend tout de malice à jouer avec le code des genres, et maintient jusqu'à la dernière planche l’ambiguïté : thriller, ou manga sentimental?

    Quel dommage! Bien exploitées, les nombreuses idées du 1ier volume aurait pu donner une série aussi marquante que Deathnote.

    omoide Le 02/05/2018 à 19:07:00

    (8/10: très bien)
    Le manga "Je voudrais être tué par une lycéenne" est une histoire bien plus subtile que le titre ne le laisserait présager.
    Car là où l'on s'imagine suivre les actes sanguinaires d'un tueur en série, le lecteur découvre Haruto, un psychopathe calculateur qui en veut à sa propre vie!

    L'écriture est intéressante, car l'auteur nous présente successivement les points de vue de 4 personnages, qui sont au cœur d'un carré amoureux : Haruto ; son ex-amoureuse ; une lycéenne et un de ses camarades.

    Progressivement, le lecteur découvre la fragilité, la part sombre de chaque personnage. A ce titre, ce manga renouvelle agréablement le genre des amours lycéennes; l'adolescence est une période de doute ; à cet âge, il arrive de se penser un peu psychopathe ou inadapté. Cet angle m'a paru plus intéressant que les sempiternelles ritournelles des couples qui se font puis se défont.

    Usamaru Furuya mène son récit d'un façon très originale, comme un équilibriste sur la ligne séparant les genres du thriller et celui des romances lycéennes. Et à l'issu du 1ier tome, il serait bien difficile de dire sur quelle face la pièce s'arrêtera de tourner.

    omoide Le 01/05/2018 à 14:41:28

    (6/10: assez bien, pour l'édition augmentée)

    Avec SuperTôkyôland, Reiss partage avec nous des anecdotes et souvenirs de sa vie professionnelle et sentimentale à Tokyo.

    Cet album n'est pas un carnet de voyage, et même si l'auteur a visité le Japon à moto, il nous en donne très peu à avoir. Reiss se limite à la mégapole de Tokyo, les quartiers où il a vécu ou travaillé.

    Là où on apprend le plus, c'est sur la vie des expatriés à Tokyo, sur les boulots plus ou moins stables, et en particulier sur les dessinateurs-assistants. Tous les manga-kas, qu'ils soient célèbres ou confidentiels, font appel à des petites mains pour dessiner les décors et objets de leur planche. Leur situation est précaire, et le boulot est suspendu au succès de la série dans les magazines de pré-publication.

    Cet album n'est pas vraiment une autobiographie, et on sort d'ailleurs un peu frustré par la non-relation entre Benjamin et Kayoko, qui était le justificatif initial du récit.
    Je reprendrai à mon compte la critique adressé à Reiss par le magazine Ikki, page 154 : il manque un climax.

    omoide Le 29/04/2018 à 23:14:49
    LastMan - Tome 5 - Tome 5

    (2/10: sans intérêt)
    Et voilà le trio infernal qui continue de s'enfoncer dans l'aventure Last-Man. Encore une fois, les faux-suspens s’enchainent sur fond de faux-rythme.

    Dès le tome 3, le petit Adrian et sa mère Marianne sont partis sur les traces de Richard, et ont dû s'aventurer dans les rues de Paxtown, mégapole aux mœurs dangereuses.

    Dans ce tome 5, les auteurs abrègent l'arc narratif autour de Milo Zotis et du catch de la FFFC, sans oublier la bimbo Tomie Katana.
    Désormais, on s'intéresse à nouveau à la Vallée des Rois, la contrée d'où viennent Adrian et Marianne. On apprend l'existence des Chevaliers de la Garde Royale, combattants légendaires qui ont défendus la Vallée contre les envahisseurs. Mais leurs pendant maléfiques, zombies cyborgs, viennent de capturer Adrian et Marianne.

    Gageons que d'ici 300 pages, les auteurs auront (ré)ré-orientés l'histoire et fait (re)re-disparaitre les personnages devenus inutiles.

    omoide Le 22/04/2018 à 19:46:18
    Les passagers du vent - Tome 1 - La fille sous la dunette

    (8/10: très bon)
    Avec "La Fille sous la Dunette", publié en 1980, Bourgeon propose une BD d'aventure aux confluents du roman de marine, et du feuilleton littéraire.
    D'inspiration dumasienne, le personnage d'Isabeau est une femme dont les actes sont dictés par la vengeance. Et ce depuis qu'on lui a volé son nom ; la privant de sa noblesse, et de la possibilité d'un riche héritage.
    Sa soif de vengeance amène Isabeau à embarquer sur un vaisseau de guerre français, en partance pour les Antilles, à proximité d'un équipage de 800 marins qui ignorent qu'elle est une femme...

    Bourgeon réussi ici un parfait équilibre, animant ses nombreux personnages, rythmant les combats maritimes, tout en éclairant le lecteur surs les velléités d'Isabeau.
    Alors que le récit s'ouvrait sur le matelot Hoël, c'est le personnage féminin d'Isabeau, impétueuse et forte, qui prend l'ascendant sur la marche du récit.

    omoide Le 21/04/2018 à 22:42:52
    Last Hero Inuyashiki - Tome 2 - Vol. 2

    (7/10: bon)

    Le tome précédent, 1ier volume de la série "Last Hero Inuyashiki", avait été l'occasion de découvrir de nombreux éléments du scenario.
    On rencontrait déjà la plupart des personnages, comme le vieux salary-man Inuyashiki, ou l'adolescent Hiro, tous deux réincarnés en robots surarmés après une incursion extra-terrestre à Tokyo.

    Le 2nde tome s'inscrit dans la suite logique du récit, sans amener autant de surprise. Oku s'attache quasi-uniquement à approfondir la personnalité dérangé et ultra-violente de Hiro, l'adolescent.
    Et de la violence malsaine, Oku a su en pimenter largement ses pages, mettant les lecteurs dans une position dérangeante de voyeurisme.

    Inévitablement, on assiste à la première confrontation entre le gentil Inuyashiki et l'affreux Hiro.

    Oku livre ici quelques belles planches, pleines de détails. D'autres pages sont sans saveur, car on reconnait facilement que ce sont des images 3D réalisées par ordinateur.

    Au final, on ne saurait dire si Oku critique la société violence et ultra-sexualisée. Ou s'il ne fait que l'exploiter à son avantage. Mais j'espère que le récit va gagner en complexité.

    omoide Le 21/04/2018 à 19:50:49
    Number 5 - Tome 2 - Volume 2

    (8/10: trés bon)

    Voilà déjà plusieurs mois déjà que Five a choisi de déserter Rainbow, en y soustrayant sa silencieuse compagne matriochka.
    Pour autant, les oligarques de l'organisation Rainbow ne sont pas disposés à abandonner la traque! Surtout depuis que Five a liquidé Mister-9 et su résister à l'offensive de Number-8.

    Le décompte se poursuit étrangement dans ce Tome 2. La rencontre avec Seven se déroule dans des conditions très confuses. Le chiffre 7 a-t-il une signification particulière dans la numérologie japonaise? Ou Matsumoto aurait-il eu l'esprit particulièrement embrumé par quelque substance?
    Au détour du récit, on sourit quand Matsumoto invoque les champignons-rieurs (...), seuls remèdes à la maladie qui fige les mains et le corps des personnes (dessinateur?) en souffrant.

    Plus loin, l'auteur attache beaucoup de soins à présenter Number-6, personnage taciturne, dont néanmoins on perçoit la bonté.
    Puis, au moment le moins attendu, Matsumoto secoue le lecteur. Le sort s'abat comme dans un mythe grec, personne ne saurait se soustraire à son destin.
    Et la trame principale du manga de reprendre sa marche funeste.

    Ce tome se termine avec maestria, entremêlant les scènes introductrices du général Victor (ex-formateur militaire de Five), avec celles de Number-4, jumelles magiques et inquiétantes.

    Cette série continue sur une très bonne lancée. Au premier contact, le style graphique pourrait décontenancer, mais le dessinateur fait preuve d'une grande maitrise dans le trait et dans la composition des cases. Par exemple, il joue avec les reflets sur la tôle des voitures, ou se permet un hommage à Tezuka et à son style si reconnaissable.

    omoide Le 21/04/2018 à 13:57:23
    L'attaque des Titans - Tome 1 - Tome 1

    Quelle déception que ce premier volume! La mise en place des personnages est très longue, mais sans qu'il ne passe autre chose pour assouvir notre soif d'aventure ou d'intrigue. Soporifique.

    Le dessin est digne d'un fanzine : le dessinateur a du mal à faire des visages reconnaissables d'une page à l'autre, et les rares scènes d'action donnent des cases confuses et illisibles.
    Du coup, l'œil passe rapidement à la case suivante pour comprendre où l'auteur veut en venir...
    Les décors sont quant à eux faméliques. Aucun détail qui viendrait donner un peu de profondeur à ce monde médiévalo-fantastique.

    Les mêmes critiques qui recommandent cette série annonce une accélération de l'intrigue dès le second volume. Je l'ai lu aussi, et je peux vous assurer que cela ne casse pas 3 pattes à un canard!

    omoide Le 15/04/2018 à 22:04:56

    (3/10: plutôt mauvais)
    Les yeux embués, vous ne l'aviez pas remarqué, mais le détail a son importance : le titre de ce manga sur l'étagère n'est pas "Jesus & Bouddha", mais bien les "Vacances de ...".
    Déjà, ça vous aurait fait poser quelques questions, et peut-être éviter d'en entreprendre la lecture.

    Bref, il faut avoir beaucoup d'ouverture d'esprit, ou d'indulgence (c'est selon), pour lire entièrement ce 1ier volume (des vacances) de Jésus et Bouddha.
    Il s'agit d'un manga à sketches, où l'auteur essaye de créer des gags un peu déplorables en justifiant l'ensemble par des jeux de mots et références aux religions chrétienne et bouddhiste.
    Je pense que l'auteur sait que l'humour est très mauvais, j'en prends pour preuve ce concours de duo comique, où les héros se prennent des tomates sur la tête.

    Je suis partagé entre supposer qu'il faut une grande maitrise de la culture japonaise pour apprécier ce manga. Ou me dire que c'est tout simplement un manga très raté. Mais alors, comme comprendre que la série ait fait l'objet de 13 volumes, et qu'un éditeur ait choisi de le publier en français?

    Un exemple gardé pour la bonne bouche: "Jésus est dans le camp de ceux qui mettent de la mayo sur leurs œufs, mais il est passé à la sauce soja depuis qu'il est au Japon. [...]"

    omoide Le 08/04/2018 à 19:35:03

    (3/10: très insuffisant)
    "Vénus à la fourrure" est un roman érotique du 19ième siècle. Son auteur l'austro-hongrois Sacher-Masoch, est souvent présenté par la presse, avec beaucoup de simplisme, comme l'inventeur du masochisme (plaisir dans la douleur).

    Pour réaliser son adaptation de la "Venus", Guido Crépax a suivi un parti-pri plutôt périlleux.
    En effet, le dessinateur italien a choisi de déconstruire complétement le récit, pour ne conserver que les scènes érotiques et sado-maso. Très peu de narration, aucun récitatif. Seul le dernier chapitre, où on en apprend plus sur le contrat moral qui lit Séverin à sa femme, vient quelque peu éclairer le lecteur.

    Le résultat est un album découpé en une dizaine de chapitres, comptant rarement plus de 6 planches. Les grandes cases, au dessin griffé à la plume, ne laissent pas beaucoup de place à la volupté. On y voit des personnages aux traits tirés, un escogriffe dépressif et sa maitresse à la beauté maladive.

    Difficile d'imaginer ce qu’espérait Crépax nous inspirer en présentant cette adaptation. On préférera "Emmanuelle", ou un autre de ses albums, dans lesquel le dessinateur semble avoir pris plus de plaisir (à créer).

    omoide Le 05/04/2018 à 22:54:29

    (5/10: moyen)

    Publié en 1988, "Néo Faust" constitue la dernière œuvre, inachevée, de Tezuka avant sa disparition.

    Ce manga s'inspire du Faust de Goethe, ce personnage qui vend son âme au diable pour accéder à la vie éternelle. C'est un thème auquel Tezuka avait déjà consacré 2 mangas, et dont il aurait aimé produire un dessin animé.

    Évidement, Néo Faust est l'occasion pour Tezuka, déjà âgé, d'aborder les thèmes de la vieillesse et de la peur de mourir ; mais on sent aussi l'auteur préoccupé par les biotechnologies, et plus précisément la prise de contrôle des sciences sur le vivant.

    Tezuka situe son récit à la fin des années 1960, abordant des sujets peu fréquents :
    - à Tokyo, les révoltes étudiantes de 1969 contre le système universitaire ; le mouvement d'opposition à la présence militaire des États-Unis.
    - Tezuka nous rappelle comment la guerre du Vietnam a contribué au boum économique japonais, Okinawa et le reste de l'archipel servant alors de base-arrière logistique aux États-Unis.

    Toutefois, Néo Faust n'est pas exempt de nombreux défauts. En particulier, Tezuka semble se perdre dans l'ampleur qu'il veut donner à son Faust.
    Le manga se construit comme un récit cyclique, autour d'une boucle temporelle. Tezuka réussi mème à réutiliser certaines planches à l'identique 300 pages plus loin! Le défaut est qu'il donne au lecteur l'impression d'un récit qui tourne en rond, ralentit et s'éternise.

    On reste assez perplexe en découvrant que les 400 premières planches ne constituent que la 1iere partie du récit! Malheureusement, Tezuka est mort avant de n'avoir pu dessiner guère plus qu'une vingtaine de planches de la 2nde partie. Le livre se termine donc par quelques ébauches de storyboard, et des notes d'intension.

    Difficile d'imaginer quelles inventions Osamu Tezuka aurait pu déployer dans la 2nde partie pour redonner un rythme à cette histoire, et clore le récit avec maestria.
    Dans son état actuel, ce manga laisse bien-sur l'impression d'un récit laissé totalement en suspend. Et cause donc beaucoup de frustration pour le lecteur.

    Néanmoins, on ne peut s’empêcher d'être attendri par cet Osamu agé qui consacra ses toutes dernières forces à son manga, s'interrogeant sur ce qui lui reste à offrir à ses lecteurs.
    Ainsi, au hasard des planches, cet caricature de journaliste, caché au milieu d'une double-page, qui lance sa diatribe à Tezuka: "Je suis critique de mangas et je dis Monsieur Tezuka, vous êtes has-been".

    omoide Le 01/04/2018 à 14:54:15
    Akihabara@Deep - Tome 1 - Tome 1

    (4/10: insuffisant)
    Le scénariste Ira Ishida est un écrivain, jouissant d'une certaine reconnaissance au Japon (prix Noaki 2003). Il s'est spécialisé dans la descriptions des cultures adolescentes, en particulier chez les otakus ou les jeunes adultes sans emploi.

    Akihabara@Deep est l'adaptation d'un roman du même titre, publié au Japon un an auparavant (2004). Ce manga est illustré par Makoto Akane (dont je n'ai pas trouvé d'autres œuvres).

    Dans ce 1ier tome, les manga-kas ont choisis d'introduire assez rapidement l'ensemble des personnages. Il s'agit une bande d'ados qui, chacun à sa manière (hacker, otaku, cosplayer, ...), se considère mis à l'écart.

    De façon assez confuse, nos héros se retrouvent à fonder une start-up dont le produit révolutionnaire pourra paraitre désuet en 2018 : un avatar de dauphin qui arrive à soutenir un semblant de conversation écrite avec les humains (cf. test de Turing).

    Mais une grosse entreprise japonaise veut s'approprier l'invention, en discréditant cette bande d'adolescents déjà à la marge de la société japonaise.

    J'ai été surpris que ce manga soit l’œuvre d'un écrivain aguerri, car les particularités de chaque personnage ne paraissent pas trés approfondis. Le dessin est quant à lui assez maladroit.

    Le quartier tokyoïte de Akihabara, où se trouve de nombreux magasins d'électronique ou de culture manga, est décrit de façon assez anecdotique.

    omoide Le 31/03/2018 à 19:38:58
    Last Hero Inuyashiki - Tome 1 - Vol. 1

    (8/10: trés bien)
    Le manga-ka Hiroya Oku a commencé sa carrière en 1989 avec la romance "Hen", dont il achève la création en 1999.
    Mais c'est en passant à la Science-Fiction que Oku obtient les faveurs des lecteurs et la reconnaissance internationale. Particulièrement grâce à la série "Gantz" publié entre 2000 et 2013, et adaptée à la TV et en plusieurs films au cinéma.

    "Last Hero Inuyashiki" reprend une partie de la recette qui a fait le succès de "Gantz", avec un mélange de SF, d'armes de guerre et de jolie nana. Mais ce 1ier volume laisse préfigurer que l'auteur traitera aussi de thèmes plus adultes, comme le transhumanisme, et les réseaux sociaux ; l'indifférence, la violence sociale des sociétés modernes, etc.

    Ce 1ier tome nous présente Inuyashiki, vieux salary-man japonais de son état. Son manque de charisme, d'auto-affirmation lui valent le mépris de sa famille, et l'indifférence des personnes qui le croisent. Et comble du désespoir, on lui diagnostique maintenant un cancer en phase terminale... Seulement, un événement exceptionnel va changer sa vie à jamais!

    Oku nous propose ici un dessin réaliste et précis. La composition des planches est très fluide et agréable à lire. Le scénario, tout en ne proposant pas la révolution, propose tout de même de bonnes surprises.

    omoide Le 28/01/2018 à 20:28:08
    Seul survivant - Tome 2 - Bossa Nova Club

    (6/10: assez bien)

    Avec le 1ier tome, nous avons découvert le principe de la série "Seul Survivant", une fable tragi-comique où le Destin semble jouer avec les nerfs puis la vie de personnages pourtant assez lambda. Pour, au final, ne garder qu'un seul survivant, à jamais marqué dans l’âme et dans la peau (une cicatrice sur le front).

    Dans ce 2nd épisode, on pourrait s'attendre à ce que tout tourne de mal en pis, et que le malheur s’abatte avec toujours plus de d'ironie. Les choses sont assez différentes, car la précédente survivante Jennifer va au contraire au-devant des ennuis. Sa fausse-couche l'a rendue très instable et manipulatrice ...

    La surprise du 1ier épisode étant passée, les auteurs ont dû amener de nouveaux éléments. On quitte le huis-clos pour un autre figure de style: le tueur manipulateur et psychotique. Et l'action se déplace au Brésil plutôt que dans un avion au-dessus de la Floride.
    L'album tient initialement ses promesses, mais la fin de l'album a beaucoup de mal à trouver de l'originalité. Aussi, la psychologie des personnages n'est pas assez crédible, tout le monde étant bien trop passifs face à Jennifer qui tend sa toile avec facilité.

    Le dessinateur José Malaga reste dans un style très proche de l'album précédent (par Jorge Miguel), dont j'écrivais que dessin était un peu trop quelconque.
    Ajoutons que certains personnages se ressemblent trop pour être distingués autrement que par leurs vêtements (les 2 frères musiciens, Allison et ses N copines). Maladresse des auteurs ? Ou sont-ils des silhouettes sans épaisseur, interchangeables comme les figurants d'une Nième série américaine?

    omoide Le 27/01/2018 à 14:59:58
    Les vieux fourneaux - Tome 1 - Ceux qui restent

    (note:8/10)
    Histoire originale et bien menée.
    On découvre les vies parallèles de Sophie, enceinte et probable mère célibataire, et de Lucette sa grand-mère, qui dès les années 1960 avait fait preuve d'une grande soif d'indépendance.

    Le récit principal est entremêlé avec les péripéties des 3 personnages titres, "Les vieux fourneaux", qui amènent beaucoup d'humour à l'ensemble.

    L'album baigne agréablement dans un esprit de rébellion et de résistance a la pression de l'argent. Une nostalgie des contestations post-68.

    Reste à découvrir comme les personnages agiraient s'ils découvraient un trésor ...

    Dessin fluide et détaillé, réalisé à la plume et colorisé sur l’ordinateur.

    omoide Le 21/01/2018 à 22:17:50

    (7/10: bien)
    Album surprenant, dans l'esprit et dans la forme, mais au final plutôt réjouissant!

    Je vais essayer de ne pas en déflorer l'intrigue :
    En 1964, Paul est un père de famille américain très posé, en voyage au Mexique avec sa petite fille.
    En 1926, Paul est un jeune garçon, expatrié à Shanghai, avec son père.
    Et en 110985, Paul est en relation avec un civilisation intersidérale ....

    Le scénariste Smolderen et le dessinateur Clérisse ont mélangé dans ce récit un grand nombre d'influences auxquelles ils ont voulus rendre hommage : la science-fiction américaine de l'âge d'or, le design futuriste des années 1950, Andrée Franquin, les films hitchcockiens, etc.

    A ces nombreux contenus, les auteurs on voulu donner une forme très élaborée :
    - le récit multiplie les flashbacks et les sauts entre les périodes de l'histoire.
    - graphiquement, cet album réussi a créer un style unique, mélangé de néo-rétro futuriste et BD franco-belge.

    Les multiples ambitions des auteurs donnent au final un album très touffu, à la lecture parfois un peu difficile. D'ailleurs, j'avais abandonné ma première lecture après une vingtaine de pages. Il ne faut pas lâcher prise!

    Il s'agit d'un belle prouesse stylistique, ainsi qu’une preuve d'amour pour la culture populaire d’après-guerre.
    Je regrette simplement que la conclusion de l'histoire ne soit pas plus forte. Comme phagocytée par la déconstruction formelle, la fin du récit a été éparpillée tout au long de l'album.

    (blog des auteurs : http://empiredelatome.wordpress.com)

    omoide Le 20/01/2018 à 10:03:33
    Space Brothers - Tome 2 - Tome 2

    (4/10: insuffisant)
    Depuis leur enfance, Mutta et Hibito sont 2 frères passionnés par les étoiles et l'espace.
    Le blond Hibito a su s'accrocher à son rêve d'enfant, et a déjà sa place au sein de l'équipage japonaise d'astronautes.
    Après plusieurs déceptions professionnelles, le brun Mutta, qui est aussi l'ainé de la fratrie, est poussé par sa famille à suivre son frère dans le difficile parcours de sélection des astronautes.

    Cette situation cause beaucoup de tourment à Mutta, qui tout en étant l'ainé, doit suivre l'itinéraire déjà tracé par son cadet.

    Dans ce 2nd tome, Mutta est invité par son frère à lui rendre visite au centre d'entrainement de la NASA à Houston, Texas.
    Entre plusieurs périodes de frustrations, Mutta vit une péripétie qui lui vaut d'apparaitre sur les chaines d'info aux États-Unis...

    Pendant ce temps, au Japon, le jury de sélection des astronautes continue ses délibérations.

    Ce tome, avec ces moments faibles qui précédent l'annonce des résultats de la 2nd épreuve, m'a paru assez faible et frustrant. A quand l'aventure spatiale!

    omoide Le 20/01/2018 à 08:53:48
    Space Brothers - Tome 1 - Tome 1

    (6/10: assez bien)
    Pour sa première série, Chûya Koyama choisi de nous faire suivre 2 frères qui poursuivent leur espoir de devenir astronaute, parfois avec des succès différents.
    Leur amour des astres, et en particulier la Lune, vient de ce que pendant leur enfance, ils ont aperçu un OVNI dans le ciel nocturne au dessus de la campagne japonaise.

    Même si les 2 frères partagent une passion commune, leur psychés leur a fait suivre des parcours professionnels différents.
    Hibito (28 ans), blond et profondément optimiste, fait déjà partie de l'équipage japonais sélectionné pour le prochain vol habité de la NASA.
    L'ainé Mutta (31 ans), cheveux crépus et bruns, est au contraire introspectif et complexé du succès de son petit frère. Mais après plusieurs échecs professionnels, Mutta est poussé à devenir spationaute par son cadet et ses parents.

    A la lecture de ce 1ier tome, je suis perplexe quant à la direction que veut donner Koyama à sa série. Bien-sûr, il parle un peu d'exploration spatiale. Et en effet, le récit s'attarde beaucoup dans les épreuves de sélections des astronautes à Houston.
    Mais on passe surtout beaucoup de temps dans les pensées de Mutta, dont on adopte le point de vue. Mutta est un personnage plein de frustrations et de complexes, qui doute de lui, même dans les relations amoureuses! Un post-adolescent de 31 ans, en somme...

    Plus généralement, l'auteur passe énormément de temps à comprendre les fragilités et les motivations de personnes qui sont prêtes à passer plusieurs années dans le vide spatiale, si loin de leurs familles.

    Plutôt qu'un manga épique d'aventure spatiales, il s'agit pour l'instant d'un récit des "moments faibles pour en faire des moments forts" (expression de Raymond Depardon).

    omoide Le 13/01/2018 à 23:16:56
    Descender - Tome 1 - Étoiles de métal

    (3/10: peu d'intérêt)

    Descender est un récit SF qui louche très fort sur "A.I." de Spielberg et "I, Robot" d'Isaac Asimov. Tim-21 est un robot de compagnie, fabriqué avec les traits d'un enfant de 10 ans. Progressivement, on découvre que Tim-21 pourrait porter en lui la clef de terribles secrets...

    Ce récit et les personnages principaux m'ont parus extrêmement plats, et le scénario plein de recyclage et de déjà-vus.
    J'ai beaucoup de peines à m'intéresser à l'histoire de Tim-21, personnage fade et naïf.
    Le bestiaire à la Star Wars (chasseurs de prime, ersatz de Jabba le Hutt, etc) est lui aussi pour me déplaire, car c'est l'occasion de faire de la fantasy-SF à la petite semaine.

    Ah, si seulement l’enquête sur le "codex" qui lit Tim-21 aux terribles Moissonneurs pouvaient décoller....

    Au première abord, j'ai trouvé le choix de l'aquarelle original et plein de promesses. Malheureusement, les planches de Nguyen ne sont pas toujours très belles, peut-être par manque de technique et de temps.

    Au final, le tome 1 de "Descender" fut bien pénible.

    omoide Le 13/01/2018 à 22:13:51
    Les gouttes de Dieu - Tome 1 - Tome 1

    (6/10: assez bien)
    Voici un thème original, et un beau défi : comment faire découvrir le monde du vin, à travers le manga? Et en sus, pour le lectorat japonais!

    Dans ce 1ier tome, on sent la difficulté à équilibrer l'histoire, pour qu'elle ne soit pas qu'un prétexte aux explications œnologiques. Après un démarrage assez long, c'est plutôt réussi! J’espère simplement que le personnage du méchant gagnera en épaisseur dans les prochains tomes.

    Côté œnologique, les auteurs abordent les bases (arômes, cépages, etc), mais il y a aussi beaucoup de name-dropping à mon gout (Mont-Pérat, Mouton-Rothschild, Romanée-Conti, Henry Bayer, etc).

    Enfin, le dessin sert bien le propos, simple et beau, rien à redire!

    omoide Le 13/01/2018 à 19:33:10
    Seul survivant - Tome 1 - Atlanta-Miami

    (6/10: assez bien)
    Couverture-casting, scénario "à l'américaine", petit clin-d’œil de fin : les auteurs de "Seul Survivant" se sont fait plaisir à reprendre les codes de la série TV US, façon "les Maîtres de l'Horreur".

    Le défaut est justement qu'on pourra trouver cette BD un peu formaté, et la couverture m'avait déjà rebuté pour cette raison. Mais le récit est sympathique, et la fin difficilement prévisible.

    D'un point de vue technique, le dessin est bien réalisé, mais assez quelconque. Là aussi, on peut imaginer que c'est l'effet recherché : les tics de la sempiternelle série américaine, avec ses acteurs et équipes techniques inter-changeables.

    Ça se lit bien, et les aficionados de séries TV pourraient vouloir enchainer les épisodes.

    omoide Le 10/01/2018 à 00:45:49
    Gung Ho - Tome 3 - Sexy Beast

    tome 3.1 :
    Avec les 2 premiers volumes, les auteurs de Gung-Ho nous avait habitué à faire avancer l'histoire très lentement, à tel point qu'on doutait que la menace de la Peur Blanche exista vraiment.

    Au contraire, ce 3ieme volume s'engage tout d'un coup sur un rythme frénétique et cahoteux. Punition collective, coups de fouet [ellipse] distribution des armes [ellipse] nouvelle attaque de Rippers [ellipse] altercations [ellipse] exil de Archer.

    Parallèlement, il m'a semblé percevoir une diminution du soin apporté au graphisme, en particulier dans le modelé des personnages, le détails des arrière-plans et dans la mise en couleurs.

    La seule satisfaction pour le lecteur est que plusieurs personnages apparaissent enfin sous leur vrai jour, et qu'on s'attend certainement à une accélération des révélations.

    omoide Le 05/01/2018 à 23:10:34
    Segments - Tome 1 - Lexipolis

    (6/10: assez bien)
    On ne présente plus l'argentin Juan Gimenez, dessinateur de "La Caste des Méta-barons".
    Richard Malka, quant à lui, est surtout connu en tant qu'avocat de Charlie-Hebdo, et de la banque Clearstream face au journaliste Denis Robert.

    La série Segments est un space-opéra dystopique. En effet, on nous présente une société segmentée où les adolescents sont assignés à une fonction (militaire, prostitué, travailleur, etc) qu'ils devront ensuite conservés toute leur vie.
    Pire, pour éviter les conflits interhumains, les autorités ont assigné une planète différente à chacune des 7 castes.

    Le tome 1 nous présente les 2 personnages principaux qui, pour des raisons différentes, s'allient afin d'échapper à cette organisation de la société. Bien-sûr, les autorités n'entendent pas les laisser faire ...

    J'ai du mal à être happé par ce 1ier épisode, dont la trame et les rebondissements sont un peu trop linéaires et prévisibles. Et on voit poindre le héro prédestiné malgré lui (John Difool, sort de ce corps!).
    Le dessin est beau, mais malheureusement n'atteint pas la dextérité des Gimenez précédents.

    omoide Le 04/01/2018 à 01:36:19
    Selen présente... - Tome 18 - Démon et délices

    (5/10: moyen)
    Le dessinateur italien Marco Nizzoli est relativement connu pour sa collaboration avec Alexandro Jodorowsky sur "le Monde Alef-Thau", son travail sur "Dylan Dog" ainsi que pour avoir créer plusieurs albums érotiques, dont le plus récent est le très réussi "Un Bel Été".

    "Démons et Délices" en une nouvelle érotico-fantastique assez agréable, même si le scénario pêche par sa fin abrupte (amputée?), et des dialogues plats (peut-être une mauvaise traduction).

    Nizzoli nous plonge dans un monde néo-rétro, ambiance roman-noir. Son personnage le commissaire Steiner enquête sur le mystère entourant la disparition de jolies jeunes femmes. Steiner ne saurait être à l'abri...

    Nizzoli réalise ici de très jolies planches, avec de nombreuses femmes dénudées, album érotique oblige. L'influence de Moebius est revendiquée par l'auteur, et se confirme dans les lignes fluides, les hachures pour modeler les volumes.

    Souhaitons à Nizzoli de se voir proposer des scénarii ambitieux.

    ps:
    l'album "Les délices du démon" (éditions Blanche) contient l'intégralité du récit, et la traduction m'a paru bien meilleure!
    Format : plus petit (25x18cm) que la collection Selen (32x23)
    ISBN: 978-2-84628-239-0

    omoide Le 03/01/2018 à 00:12:44
    Tokyo Alien Bros. - Tome 1 - Volume 1

    (6/10: assez bien)

    Avec ses airs étourdi et désinvolte, Fuyunosuke a ce charme étrange qui fait tomber les jeunes filles en pâmoison, et rends les hommes jaloux autant qu'admiratifs.
    Peut-être son entourage réagirait-il autrement s'ils savaient que Fuyunosuke est ... un extra-terrestre colonisateur!

    Pour sa première série, Keigo Shinzô modernise le thème classique du choc des "cultures", ici entre alien et humains (Lamu, etc).
    J'y ai trouvé mon plaisir parce que les quartiers de Tokyo y sont dessinés assez précisément (Asakusa, Ueno, Shibuya), alors que la plupart des mangas présentent la banlieue japonaise générique.

    L'humour est franchement pipi-caca, au delà du shonen moyen.
    Graphiquement, Shinzo ne fait pas dans la haute volée, mais a le mérite de s'écarter du dessin générique façon "character designer".

    Sur le long-terme, on peut craindre que l'invasion extraterrestre ne reste qu'un prétexte à une longue suite de gags, et que la série se perde en route, comme c'est souvent le cas au rayon manga.

    omoide Le 02/01/2018 à 23:22:01

    Vivès est un collectionneur de petits-riens, un amateur d'anecdotique.
    Malheureusement, entre le "Gout de Chlore" et d'autres opus plus réussis, il ne suffit pas de grand chose pour faire ... plouf.

    Une BD sans grand intérêt, si ce n'est de découvrir que Bastien Vivès a certainement fréquenté la piscine de Pontoise (c'est un piège, elle se trouve à Paris Maubert-Mutualité) dans sa jeunesse, peut-être pendant ses études à l’École des Gobelins, de l'autre côté de la montagne Ste-Geneviève (c'est un piège, ce n'est pas une montagne).

    J'attends avec impatience le "Gout du Chlore n°2", qui devrait selon toute vraisemblance se dérouler à la piscine de la Porte de Vincennes (pas trop loin de chez Casterman et fameuse pour son créneau horaire naturistes). Ça sera l'histoire d'une nana qui a de gros melons, et qui doit faire de la piscine pour soulager son mal de dos. Elle y fera la rencontre d'un écolier qui a du abandonner ses rêves de petit rat d’opéra pour cause de priapisme précoce. On en salive d'avance... même s'il ne passera certainement pas grand chose avant la page 195.

    omoide Le 01/01/2018 à 20:52:17
    NiourK - Tome 1 - L'Enfant noir

    (5/10: moyen)
    Je n'ai pas été convaincu par ce 1ier tome de "Niourk", scénarisé et illustré par Olivier Vatine.

    Le travail d'adaptation à partir du roman SF de Stefan Wul semble avoir posé quelques problèmes. La bande-dessinée parait à l'étroit dans une transcription qui chercher à coller au livre, et la construction en chapitres alourdie beaucoup la lecture. Comme au cinéma, un bon scénario doit pouvoir prendre des libertés avec le matériau d'origine!

    Par ailleurs, la narration s’appuie trop sur les récitatifs (texte au dessus des cases), tandis que le dessin est réduit au rôle d'illustration. Il aurait fallu trouver d'autres astuces pour rendre la lecture plus fluide.

    Enfin, mais c'est un avis tout à fait personnel, j'ai été assez rebuté par le style graphique de "Niourk". D'une part, les cases trop peu détaillées, car remplies assez artificiellement d'aplats noirs ou de dégradés. Mais surtout, l'abus de traits hachurés pour les personnages, les formes et les ombres.

    omoide Le 01/01/2018 à 18:36:07

    (4/10: insuffisant)

    Dans un format proche de "Polina" (200 pages, N&B, publié en 2011), Vivès nous propose "Une Sœur", publié en 2017.

    La comparaison avec Polina (mais aussi avec "Dans tes yeux", "Amitié Étroite", etc) me permet de dire que j'ai trouvé "Une sœur" très raté.

    Après 200 planches de lecture, je ne retiens pas grand chose d'autres que du touche-pipi et de l’anecdotique , alors que les BDs précédentes de Vives paraissaient décrire plus finement les doutes et les émois de l'adolescence.

    Les lecteurs adultes trouveront cette histoire sans queue ni tête, et les personnages mal esquissés. Les adolescents seront peut-être émoustillés, mais pas beaucoup plus éclairés sur les mystères de l'amour.
    Est-ce que Vivès veut dire que les ados de 2017 passent directement de Pokémon à PornTub? A-t-il vraiment quelque chose à dire? Et de me demander si Vivès est un expert es mœurs adolescentes, ou simplement un charlatant dans le domaine.

    Le retournement final, sur le port, semble dire "ah oui, il ne faudrait pas oublier le lecteur".

    omoide Le 27/12/2017 à 23:13:14

    (9/10: excellent)

    En 1974, Moebius s'associe à JP Dionnet, Druillet et l'homme d'affaire Bernard Farkas (cf. son entretien sur bdzoom.com), pour créer les Humanoïdes Associés.

    En 1975, le magazine Métal Hurlant permet la prépublication et la mise en avant des auteurs maison. Moebius y fait d'abord paraitre des récits courts : des reprises du Bandard Fou, puis les aventures inédites de l'arpenteur Arzach/Arzak et de son ptéroïde bio-mécanique.

    C'est en 1976 que Métal Hurlant publie progressivement les 13 planches qui constituent la 1iere apparition du Major Fatal, alias Mage-or Grubert. Il s'agit d'un récit de western-SF où l'homme au cigari n'apparait que furtivement.

    A partir de ce récit initial, Moebius élaborera progressivement une histoire-monde, que nous connaissons mieux sous le titre du "Garage Hermétique (de Jerry Cornelius)".

    Moebius créa les premières planches du Garage Hermétique comme un exutoire de ses souvenirs ou de ses intuitions. C'était une période assez "exaltée" pour le dessinateur!
    Mais sous l'impulsion de Dionnet, Moebius chercha à lier ses dessins isolés dans un même récit, qui prend la forme d'un "cadavre exquis". Giraud se plait ainsi à dériver, à perdre le lecteur, puis à recréer une cohérence entre les différents personnages et les situations. L'excitation de l'équilibriste sur sa corde!

    La parution en feuilleton est l'opportunité de varier les styles graphiques, d'expérimenter ou même de s'auto-parodier. Moebius en profite pour illustrer son amour des héros masqués américains, des jolies femmes, et bien-sûr, du désert mexicain.

    Voici une œuvre magistrale qui fait preuve d'une très grande liberté de création, sans mettre le lecteur de coté.

    omoide Le 25/12/2017 à 21:49:43
    La colère de Fantômas - Tome 1 - Les Bois de Justice

    (7/10 : bien)

    Dans son introduction, le scénariste Olivier Bocquet nous explique que Fantomas, personnage créé en 1910 par Souvestre et Allain, constitue le premier super-méchant masqué de la littérature et que le récit de ses méfaits a en son temps connu un succès mondial.

    Bocquet et l’illustratrice canadienne Julie Rocheleau se proposent donc de rendre hommage à ce personnage en revenant à son pedigree sombre et terrifiant, dans une série en 3 volumes.

    L'histoire de Fantomas s'étalant sur 32 romans et près de 15000 pages, Bocquet semble avoir choisi de s'attarder sur quelques épisodes marquant de l'histoire, espacés par de longues ellipses.

    On a ainsi l'impression d'une mise en bouche, qui donnera envie aux lecteurs de se plonger dans la lecture des romans. Et si c'est le cas, c'est réussi car l'envie me monte.

    Rocheleau illustre l'histoire avec un style très adapté, mélange d'aplats rouges et noirs, et de détails aux crayons ou à la plume. La palette évoque la peur et le sang, et rappelle inévitablement la couverture du 1ier roman.

    Un bel essai, mais qui me parait d'autant plus appréciable qu'on aura lu les romans.

    omoide Le 24/12/2017 à 14:27:35
    Retour sur Belzagor - Tome 1 - Épisode 1/2

    (7/10)
    Les mondes étrangers, ainsi que la coexistence avec les races extraterrestres, sont un thème largement abordé par la science-fiction des années 70 (José Farmer, Stephan Wul, etc).

    Avec "Retour sur Belzegor", les auteurs Laura Zuccheri et Philippe Thirault nous proposent une adaptation du roman SF "Profondeurs de la Terre" de Robert Silverberg, auteur très prolifique entre les années 70 et 80.

    Graphiquement, cette adaptation est bien réalisée, mais reste d’influence classique et assez sage. Le style rappelle bien-sûr celui de Léo, auteur des Mondes d'Aldébaran.

    Le scenario mêle habilement, enjeux politiques avec les races extra-terrestres et intrigues sentimentales. Kurtz est clairement identifié comme LE méchant, ce qui laisse présager un déroulement selon un schéma très classique.

    Néanmoins, aucun personnage humain ne parait exempt de reproche (à commencer par Gundersen qui revient sur la planète Belzagor après un long exil sur Terre).

    Alors, il serait intéressant que le 2nd tome renverse les clichés, et que les agissements secrets de Kuntz cachent l'humain le plus recommandable sur la planète.

    omoide Le 21/12/2017 à 23:05:27

    (6:assez bien)

    Dans "Un bruit étrange et beau", Zep convoque des sujets cruciaux de l'humanité : la vie, la mort, l'amour, Dieu.
    Il s'agit de thèmes si importants (bon, en tout cas les 3 premiers) et en même tellement communs (car partagés par tous les Hommes) qu'il faut vraiment une histoire solide pour ne pas décevoir.

    Malheureusement, il ne me semble pas que Zep a trouvé l'étincelle pour faire vivre ses personnages. Tout juste puis-je croire quelques instants à la retraite monastique de Don Marcus.

    Les autres personnages sont complétement bancals :
    - Comme dans "les Petits Mouchoirs" de Canet, on demande au lecteur de compatir à une grande bourgeoise parisienne qui confond petites frustrations et grands malheurs ( "[le notaire] versera une rente de 10000 euros par mois à Gabriel" "Quoi?!! Putain! La salope!").
    - Comment l'argent d'un Modigliani pourra-t-il aider Mery, quand ce dont elle est à besoin est une greffe compatible de sa sœur?

    D'ailleurs, l'album se termine de façon abrupte, en 6 planches l'histoire transitionne de "tout juste commencée" à "déjà terminée".

    Coté réalisation, le graphisme est plutôt agréable, certainement un peu démonstratif. Plus précisément, j'ai eu l'impression que Zep essayait de prouver son niveau technique, et non pas de se mettre au service de l'histoire.

    Vous l'aurez compris, je ne suis pas sorti convaincu de cette lecture, car je n'ai jamais senti que l'auteur Zep voulait laisser libre cours à une histoire sincère.

    omoide Le 15/12/2017 à 01:54:23

    (7/10: bon)
    Avec "Elle(s)" et "Amitié Étroite", ce livre constitue de fait un triptyque sur le thème du sentiment amoureux dans l’œuvre de Sébastien Vivès.

    Tous publiés entre 2007 et 2009 dans la collection KSTR, Vivès y utilise 3 techniques graphiques différentes pour des histoires parallèles : la puissance et l'incertitude des sentiments, chez les jeunes adultes des années 2000.

    "Dans mes yeux" adopte un point de vue assez novateur : tout le récit est vécu à travers vers les yeux et les oreilles d'un seul des protagonistes. Ainsi on ne voit que le personnage féminin, et on n'entend que ces paroles à elle.

    C'est un point de vue agréable, qui permet de se projeter immédiatement dans la situation de séduction. Mais c'est aussi un moyen plutôt astucieux pour Vives de n'écrire que la moitié des dialogues, charge étant laissée au lecteur d'imaginer les traits d'esprits de notre personnage.

    Malgré un trait rapidement esquissé, Vives rend très bien la variété des postures, des attitudes et des visages - rien à redire quant aux choix graphiques.
    Concernant le scénario, j'aurais aimé une fin plus élaborée, celle-ci laissant un gout d'inachevé. D'ailleurs, le point de vue intérieur aurait permit un dénouement plus original. Par exemple, notre personnage aurait pu être une jeune femme.

    Graphiquement, c'est donc mon Vives préféré. Mais pour l'histoire, je crois avoir été plus touché par "Amitié Etroite".

    omoide Le 14/12/2017 à 11:24:17
    Poison City - Tome 2 - Poison City 2/2

    (7/10:bon)
    2nd tome toujours centré sur la dénonciation de la censure culturelle au Japon.

    Le contenu s'étoffe un peu. On découvre comment la censure aux États-Unis a poussé à la création du magazine satirique Mad, ou comment des romans patrimoniaux comme "le Dit de Genji" pourraient tomber sous les mêmes critères de censure.

    Toujours aussi peu de morceaux de "Dark Walker" dans ce 2nd "Poison City"! Mais ça donne envie de feuilleter ce fameux "Manhole", la censure a donc un effet publicitaire, quel comble!

    omoide Le 13/12/2017 à 23:04:07
    Poison City - Tome 1 - Poison City 1/2

    (4/10: insuffisant)
    Après la lecture de 200+ planches, la partie la seule intéressante de ce manga me parait être sa post-face.

    On y apprend comment l'auteur Tsutsui a été classé "nocif" par la préfecture de Nagasaki, et dans une certaine mesure, a été censuré*. La description de ce comité de censure qui édicte la classification d'un manga, le tout en moins d'un minute, laisse pantois.
    Cela fait réfléchir, et on pense à la censure à l'œuvre en France, quel qu’en soit la forme (comme par exemple la commission d'avance sur recettes dans le domaine du cinéma).

    Néanmoins, on peut s'ériger contre la censure sans pour autant trouver que le manga Poison City soit très bon. Tsutsui nous décrit un Japon où les politiciens les plus conservateurs ont imposé la censure des mangas violents ou "nocifs", au prétexte de l'approche des JO de Tokyo.
    Malheureusement, le pamphlet anti-censure a de bien gros sabots : les politiciens sont tous obtus, bêtes voire méchants, l"industrie du manga est une victime impuissante, la pédophilie, etc.

    Par ailleurs, on peut reprocher à Tsutsui d'avoir tromper le lecteur sur le contenu de ce manga. Il fait miroiter l'histoire d'horreur "Dark Walker" qui ne se développe en fait jamais. Pourtant, à chaque nouveau chapitre, on se dit que la VRAIE histoire va enfin pouvoir commencer! Quelle rapport avec entre le contenu et le titre "Poison City"? Qu'est donc devenue l’héroïne au masque à gaz de la jaquette?

    Pas convaincu, et peu d'espoir que le 2nd tome renouvelle mon intérêt.

    *: pour son précédent manga "Manhole".

    omoide Le 10/12/2017 à 19:44:10
    Gung Ho - Tome 2 - Court-Circuit

    (6/10: assez bien - commentaire basé sur l'édition limitée, c'est-à-dire 2 demi-volumes)

    Ce tome peut se diviser en 2 chapitres de 40 planches :
    - 1iere partie : romances adolescentes, et un peu de touche-pipi.
    - 2nde partie : scènes d'attaques.

    On se sent un peu voyeur, comme devant une télé-réalité, à suivre dans un enclos les amourettes de Zack et Pauline, puis Yuki, ou les aventures du grand frère sérial-coucheur Archer.

    Malgré ce qu'espèrent les auteurs (cf. cahier d'entretiens), on ne sent pas vraiment une atmosphère pesante à l'idée que Fort Apache est encerclé par les Rippers.
    On se demande vraiment comment l'Humanité a pu être décimée par des créatures tout-compte-fait pas plus dangereuses que des fauves.
    Du coup, on est conforté dans l'idée que les Rippers ne sont qu'un prétexte pour imaginer une bande d'ado laissant libre-cours à leurs poussées d'hormones.

    Une fois qu'on sait à quoi s'attendre, ce n'est pas non plus désagréable...


    Les cahiers graphiques ne contribuent pas à étoffer l'univers de Gung Ho (illustrations par d'autres dessinateurs de l'éditeur Paquet, ou de l'association allemande "l'Artillerie" (sic). ).

    Comme pour le tome 1, on retrouve quelques planches choisies pour illustrer le travail d'écriture, passant du scénario scripté, puis au story-boarding, et enfin à la planche quasi-finale.

    Par contre, il y a une compilation intéressante de plusieurs entretiens auxquels se sont prêtés les auteurs. Ils y confirment que la nature de la menace n'a pas tant d'importance que d'imaginer comment vivraient des adolescents cloitrés parmi les adultes, dans un lieu fermé. Le scénariste avait envisager d'utiliser des zombies, mais la tonalité morbide aurait interféré avec les scènes plus légères.

    omoide Le 09/12/2017 à 20:12:30
    Lookbook - Tome 1 - Saison de fils de pute 2015/2016

    (0/10: à fuir)
    Le seul génie de ce tome est qu'il est tellement nul qu'il devient difficile de le commenter. "Nihiliste"? "Provocateur"? ou simplement quelqu'un qui pond un dessin parce que d'autres sont assez bêtes pour le payer, façon télé-réalité?

    Selon moi, un critère d’intérêt reste "Quel quantité de travail ça a nécessité?", et là franchement, il devient plus facile de noter.
    Des dessins griffonnés sur un bout de table, des insultes de demeuré et souvent la même.

    Surtout, quel manque d'imagination!

    Bref, j'ai de la peine pour les arbres qui ont été coupés pour imprimer cela.

    omoide Le 06/12/2017 à 22:48:51

    (9/10: excellent)

    Comment transformer un petit bout de plage en huis-clos oppressant? Comment réussir à créer un psychodrame en 100 planches exactement, tout en s'imposant le respect des 3 règles (unité de lieu, de temps et d'action)?

    Rassemblez quelques personnages aux caractères bien trempés, et tel une expérience scientifique, soumettez les à un stress de plus en plus intense. Constatez comme les convenances s’effacent, pour laisser place aux angoisses les plus primaires : la violence, le sexe, la mort.

    Le dessinateur Peeters maitrise parfaitement son art. Par exemple, les première planches, muettes, laissent planer le doute sur l'intension des auteurs. Plus loin, l'évolution physique des personnages, le soleil oppressant, tout est très bien illustré.

    omoide Le 04/12/2017 à 23:52:57
    Demokratia - Tome 1 - Volume 1

    (4/10:insuffisant)
    Que se passerait-il si on utilisait la "puissance" d'Internet pour contrôler les actions d'un robot humanoïde? Si on laissait s'exprimer toute la sagesse d'un communauté de 3000 internautes, est-ce que ce robot serait le plus évolué jamais créé? Serait-il un modèle d'intelligence? ou un exemple moral?

    Construire un robot contrôlé par le suffrage des internautes, c'est l'expérience philosophique que décident de mettre en place 2 universitaires, l'un programmeur et l'autre cybernéticien. Mais ils veulent que tout se déroulent de façon anonyme, et insoupçonnée du grand public...

    C'est à une question philosophique à priori intéressante que Motorô Mase veut confronter le lecteur. L'auteur a déjà pris pour habitude de questionner la société, comme dans son autre manga, Ikigami.

    Néanmoins, ce 1ier tome commence de façon bien pesante, car le manga-ka éprouve le besoin de nous décrire tous les détails organisationnels du dispositif (mise en place des votes, mise en place de l'anonymat, construction du robot, etc.).

    On comprend aussitôt comment ces arguties techniques serviront plus tard à justifier des péripéties, et que la reflexion philosophique risque de ne pas aller trés loin. Dommage.

    Coté réalisation, ce manga ne présente pas d'atouts particuliers. Le découpage des planches, le dessin laissent plutôt indifférent.

    omoide Le 02/12/2017 à 21:56:45
    Piège sur Zarkass - Tome 1 - Une chenille pour deux

    (7/10: bon)
    Voici une agréable BD de science-fiction, qu'il faut savourer comme on lit un roman du Fleuve Noir, collection populaire dans laquelle Stephane Wul publia "Piège sur Zarkass" (1958).

    Plongée immédiate dans la jungle inhospitalière de la planête Zarkass, à la rencontre des indigènes-aliens lézards et des limasses géantes qui leur servent de montures!

    Zarkass a été colonisée par les Terriens (les Terriennes pour être exact, car les hommes ont été exterminés), bien que récemment une race inconnue (les Triangles) a commencer à défier son autorité.

    Sous des allures d'excursion touristique, nous sommes ici en mission secrète... Louis la jolie citadine, et Marcel la guide-interprète aux façons rudes, traversent la jungle à la recherche de renseignements top-confidentiels. Malgré des caractères biens trempés, il leur faut absolument collaborer, car chacune a ses raisons de vouloir réussir la mission.

    Le dessin de D. Cassegrain, à la fois précis et légèrement caricaturiste, sied bien à l'histoire adaptée par Yann. En effet ce premier volet répose sur deux pieds : l'aventure et les traits d'humour.
    Yann tient bien son scénario, essaimant les informations tout au long de l'histoire, evitant ainsi une lecture trop linéaire de l'histoire.

    Une bonne lecture!

    omoide Le 28/11/2017 à 11:13:03
    Survivant (Milan) - Tome 1 - Tome 1

    (7/10: bien)

    Un cataclysme inconnu (mais qui fait tourner l'aiguille d'une boussole à toute vitesse) a frappé le Japon; provoquant tremblement de terre et submersion d'un partie de l'archipel.

    Notre héro est le seul survivant de l'éboulement de la grotte qu'il explorait avec ces petits camarades spéléologues. Du fait qu'il se retrouve seul, le lecteur ne connais pas son prénom.

    De lui, on ne connait que son age (14ans), et qu'il devra dorénavant se débrouiller seul. En effet, après l'enfoncement du Japon dans la mer, la montagne sur laquelle il se trouvait est devenue une ile isolée de tout.

    Ainsi commence l'épreuve de survie de notre héro...

    Publié de 1976 à 1978 au Japon, "Survivant" s'adresse à un public adolescent, par les thèmes abordés. J'y ai trouvé mon plaisir, avec le coté suranné des guides du parfait scout en expédition.

    Le style de dessin très académique et travaillé, correspond bien au traitement du scénario par l'auteur.

    A noter, qu'il s'agit du même auteur que Golgo 13, série patrimoniale du manga, dont la publication au Japon court depuis 1968 jusquà aujourd’hui.

    omoide Le 25/11/2017 à 17:57:37

    (9/10 : excellent)
    Impressionnant Osamu Tezuka! Pourquoi ne devrait-on commémorer son talent qu'à travers Astroboy ou Black Jack? Peut-être parce que les Français ont découvert l'illustre manga-ka par le spectre des dessins animés? Pourtant son œuvre compte des joyaux bien plus complexes!

    La "femme-insecte" est une excellente thriller psychologique, où les personnages sont d'une profondeur qu'on s'attendrait plus à trouver dans un roman.
    Quel est la part de réalité, ou de fantastique? Quelle est la vraie nature de cette femme toxique? On ne cessera de se le demander jusqu'à la dernière planche. Quand l’incompréhension devient grande, alors les choses paraissent tout simplement magiques.

    omoide Le 22/11/2017 à 22:01:48

    (4/10: insuffisant)

    Ce comics a été publié en 2013 dans sa version française, mais fut créé en 1996 aux États-Unis d'A.
    Il s'agit d'une œuvre de jeunesse pour le dessinateur Frank Quietly, dont le dessin est déjà très assuré. Grant Morrison, avec 10 ans de carrière derrière lui, était en charge du scénario.

    A la vue de cette couverture, on se dit que "Flex Mentallo" (Menthàleau?) doit être un énorme sketch bien potache. Alors halte là! Car la déception, voire la dépression et le breakdown nervousse vous guettent - ce n'est pas du tout un comics humoristique.

    Grant Morrison s'imaginait ici lancer un énorme pamphlet contre les comics modernes, exprimant son regret de l'héroisme naif et l'inventivité des comics 50's à 70's, face au pessimisme des comics des décennies suivantes (chose ironique quand on lit le récent Jupiter's Legacy, qui n'est ni héroique ni très inventif).

    Soit. Mais l'absence d'histoire aura causé la lente agonie du lecteur! Les personnages du "Fait", la "Faculté X", le musculeux "Flex", tous ne sont que des effets de manche visant à frustrer le lecteur en mal d'aventures. Et à la fin du volume, gare à l'impression de s'être débattu dans un cauchemar.

    A fuir pour le scenario, à admirer pour le dessin de Quitely.

    omoide Le 19/11/2017 à 20:24:48

    (6/10: assez bien)

    A la lecture de "Amitié Étroite", il m'a semblé retrouvé plusieurs éléments de "Elle(s)", et du style Vivès en général (un minimum de lignes, des contours non fermés, des aplats de couleurs).

    Coté recto, ce graphisme peut paraitre nonchalant et même assez rebutant. Toutefois, Moebius lui-même ne cherchait-il pas à faire disparaitre l'ego du dessinateur derrière le dessin?

    Coté verso, la relation entre ces 2 jeunes adultes est plutôt finement décrite - la difficulté à comprendre ses propres sentiments, la différence de significations que les gens associent aux relations physiques - etc

    Je pense que cet album résonnera vraiment différemment en chaque lecteur, suivant son age, et ses expériences amoureuses passées.

    omoide Le 19/11/2017 à 17:05:06
    Number 5 - Tome 1 - Volume 1

    (8/10: trés bon)

    Number-5 doit faire vite. Ses anciens frères d'armes (à commencer par Number-9) sont à sa poursuite, et comptent bien lui faire la peau.
    Son tord? Il a brisé tous les tabous, à commencer par le premier : tomber amoureux. Dès lors, Number 5 est en fuite, avec son étrange captive : Matroushka.

    Matsumoto construit son histoire à la manière de Kill Bill (sorti un an plus tard au cinéma). "Number 5" est un enchevêtrement d'inspirations diverses, mélange d'histoire épique, de western et de science-fiction. La trame principale est un road-trip funeste, chaque épisode étant le théâtre d'un rendez-vous avec la mort.

    Matsumoto revendique l'héritage de Moebius. J'y vois principalement l'influence du Garage Hermétique : une science-fiction sans technologie, proche du western futuriste. Une incitation à l'introspection autant qu'à l'ironie.

    De Moebius, on retrouve aussi l'expérimentation graphique, l'influence du cinéma : cadrage serré, plan américain ou "fisheye". Et bien-sûr, le désert.
    Pour autant, cette inspiration ne signifie pas que le style graphique de Moebius est imité : on ne trouve pas ici la simplification du trait, qui était devenu un objectif pour Gir.

    En résumé, un très bon 1ier épisode.

    omoide Le 16/11/2017 à 20:33:18
    R.U.S.T. - Tome 3 - White strike

    Comme Bibiapt, je ne peux que constater que la série RUST semble avoir revu ses ambitions à la baisse depuis le 1ier volume.

    Déjà, le tome 2 avait la dure tache de raboter le scenario, fermer quelques arcs en cours, le tout au pas de course. Malheureusement, il avait en plus des défauts de réalisation (difficulté à distinguer les détails; ou à lire l'action dans un découpage serré).

    Ce tome 3 essaye de finir en beauté, et y parvient dans une bonne mesure. On retrouve un découpage plus aéré, des dessins plus agréable à lire. La fin est agréable, même si on sent qu'elle arrive bien vite, sans répondre à toutes nos questions.

    omoide Le 11/11/2017 à 17:27:32
    R.U.S.T. - Tome 2 - Grey day

    Aie! Le sort de cette série semble s’être accéléré avec ce second opus.

    Histoire traitée de façon bien étrange :
    Le 1ier tome se terminait par la capture de nos 2 robots géants par une ville rebelle. Gros suspense... mais ce 2ieme tome clôt l'arc scénaristique de la "13ieme cité" en 3 coups de cuillère de pot!
    Aussitôt apparu, le "grand méchant" (un pilote abandonné - NDLA: "abandonné ohé ohé!")) se fait trucider, et l'histoire repart comme avant! Quel bizarrerie!
    Les auteurs en profitent pour mettre un des personnages sur la touche, peut-être que gérer 5 héros étaient trop ambitieux (ou ça permet de raccourcir la trame principale).

    Coté réalisation, il y a plusieurs gros problème de lisibilité :
    -certains détails importants sont trop petits pour être compréhensibles, on a souvent du mal à différencier les robots entre eux (design trop semblables entre "shooter" et "?" (un autre)), c'est le jeu des 7 erreurs!
    - le découpage des batailles est confus, on passe sont temps à revenir en arrière.
    - mais le pire, ce sont les scènes nocturnes ou sous l’océan, beaucoup trop confuses, obscures. Énorme problème de photo-composition ou d'impression!

    Dans le 1ier volume, le gore trash m'avait fait soulevé les sourcils. Mais c'est totalement oublié face aux nouveaux défauts de ce numéro 2.

    omoide Le 11/11/2017 à 16:45:32
    Gung Ho - Tome 1 - Brebis galeuses

    Le défaut de ce premier demi-volume (tome 1.1) est qu'il ne compte qu'une quarantaine de planches, ce qui laisse peu de temps pour accrocher à l'histoire.

    Le cahier technique est quant à lui très vite roboratif : des croquis sans beaucoup d’intérêt, un trombinoscope des personnages existants (dont un personnage trés inspiré de Emmy Winehouse), et beaucoup de dessins où on voit surtout que tout est réalisé à la palette graphique et au tampon duplication (pour les arbres).

    Les longs textes explicatifs laissent dubitatif : est-ce que les auteurs savent vraiment dans quelle(s) aventures(s) ils vont nous emmener, et comment il vont faire décoller leur histoire?

    Cette série BD ayant acquit un grand succès, je suppose que le tome 1.2 sera meilleur.

    omoide Le 23/10/2017 à 10:34:36

    D'un érotisme fabuleux! Je ne sais pourquoi, mais l'auteur Marc Nizzoli ne reçoit pas toute l'attention qu'il mérite!

    Il s'agit de la meilleure BD érotique que j'ai découvert depuis ces 30 années, et elle est de taille : ma précédente révélation biblique n'était autre que Manara.

    Ici, on suit les aventures pleines de fraicheur d'Elena et Laura, fraichement diplômées et qui s'accordent quelques vacances en Italie et Grèce. Mais ce départ marque le début d'un quête d'absolu, c'est le chemin de la liberté.

    Le dessin est vraiment excellent, et me donne l'impression d'un Milo Manara qui aurait suivit Moebius dans sa quête d'une simplification du trait, vers une quintessence du dessin.

    Mais cet album est beaucoup trop court, malheureusement! J'aimerais que Nizzoli nous offre un odyssée voyageur de l'ampleur des "Voyages de Guiseppe Bergman" (Manara), et qu'on puisse y suivre un quête d'absolue au féminin.

    Les éditeurs français devraient se pencher sur les auteurs de Fumetti, ces BD italiennes qui valent bien mieux que nombre comics et manga actuels.

    A noter que Nizzoli a ainsi créer de trés belles planches de Dylan Dog. Il a aussi collaboré avec Jodorowsky sur Alef-Thau dans un style proche du dessinateur Arno.

    omoide Le 21/10/2017 à 13:58:47

    Inspiré des séries policières de type "hard boiled" (Dirty Harry) et autres crimes inexpliqués des années 70 ("Zodiac" de David Fincher), cet album sort des profonds sillons tracés par la production américaine industrieuse (Marvel, Disney, etc) ou les indépendants sex-drug-and-psychanalyst (Crumb, etc).

    On découvre ici un inspecteur de la brigade d’enquête des bibliothèques municipales, et de son équipe. C'est le compte à rebours! Il faut élucider le vol d'une Bible rare prêtée par le Congrès à la bibliothèque d'Auckland.
    Et le temps presse! Tout porte à croire que le voleur essayera de la revendre rapidement, pour ensuite disparaitre à jamais.

    Le dessin est intéressant, mais il s’essouffle un peu en cours de route, et devient un peu plus brouillon. Les scènes d'action sont alors assez difficiles à comprendre.
    Le scénario est accrocheur, mais est lui-aussi un peu trop à la peine à la fin du tome.

    omoide Le 01/10/2017 à 11:31:58
    R.U.S.T. - Tome 1 - Black list

    Nous voici donc face à une resucée d'Evangélion, mais avec un gros virage "Silence des Agneaux".
    Si vous connaissez la trame d'Evangelion, ajoutez-y que les pilotes sont maintenant de dangereux psychopathes (ce qui nous vaut quelques scènes gores), et vous pourrez prédire le scenario de ce 1ier volume.

    Ce 1ier volume est sauvé par ces graphismes, dans un style euro-manga (tablette graphique?). J'ai été été assez convaincu par la réalisation des créatures géantes et des décors, même si on peut parler de trés grosse influence Evangelion là aussi.
    Par contre, les personnages et les visages sont en retrait, assez basiques.
    Belle utilisation des couleurs complémentaires (rouge-vert, orange-bleu), mais palette trop réduite et au final assez lassante.

    omoide Le 28/06/2017 à 22:04:25
    Ogregod - Tome 1 - Les Naufragés

    Album de Science-Fiction dans un genre space-opera.
    Le récit se déroule dans un univers où les humains ont conquis l'Univers, réduisant les autres races aux rôles subalternes.

    Le héro est un représentant de la race des Quadrupèdes, sorte de centaures à la peau bleue. Il compte bien mettre fin à l’esclavage de son peuple, en tirant parti d'un pouvoir psychique et secret qu'il est le seul de la sa race à détenir.

    Le style de dessin est bigarré, avec des visages très réalistes (crayonnés à partir de photos) alors que le reste des corps et des décors sont dessinés de façon plus libre.

    Ce premier album rentre tout juste dans l'action, après une phase d'introduction de l'Univers et des personnages principaux.

    omoide Le 28/06/2017 à 21:54:37
    Incal (Avant l') - Tome 1 - 1ere partie - Les deux orphelins

    Cet album a subit un traitement bizarre.
    Après une édition originale avec des couleurs dans le style de l'Incal de Moebius, l’édition de 2002 que j'ai eu entre les mains est une version recolonisée.
    Des couleurs franches d'origine, on passe a des couleurs faites à la palette numérique, dans un style et une exécution parfois hésitants.

    Le premier album de "Avant l'Incal" présente la jeunesse de John Difool, qui a grandi dans les bas-fonds de la cité-monde. Mais comme la trame est un peu décousu, et pioches de nombreux éléments de l'Incal, je vous conseille de lire la serie Moebius/Jodorowsky avant de lire la réinterprétation par Janjetov.

    omoide Le 07/06/2017 à 13:56:35

    En 1973-1978, le projet d'adaptation cinématographie du "Dune" d'Herbert avait déjà donné lieu à une collaboration entre Moebius et Jodorowsky. Malheureusement le projet avait avorté par manque de financements.
    Heureusement, le medium de la bande-dessinée permet de réaliser les fantasmes scénaristiques à moindre coût! On retrouve d'ailleurs certains échos de Dune dans cet Incal (religion, empire galactique, etc).

    Le scénario de Jodorowsky est un mélange original de science-fiction teinté de pensée new-age (spiritualité, développement de soi, méditation). Moebius était lui aussi intéressé par la spiritualité, en particulier le chamanisme qu'il a découvert en même temps que le désert, pendant ses voyages au Mexique.

    La critique de l'élite politique et des media (la télé-3d et ses TV-addicts) me parait d'une grande modernité, et me semble typique de l'humour de Moebius.

    L'aspect new-age est, il est vrai, un peu suranné mais le recueil est très agréable à lire. Au cours du récit, on sent que Moebius continuer à expérimenter vers une purification du trait, tout en faisant montre d'une grande dextérité.

    Le dernier épisode 'La 5ieme essence" sert de départ au cycle "Caste des Méta-barons", aussi écrit par Jodorowsky.

    omoide Le 21/08/2016 à 20:13:15
    LastMan - Tome 2 - Tome 2

    Second tome qui vient conclure un tournoi sans grand intérêt. Les personnages antagonistes apparaissent et sont aussitôt oubliés.

    Plus gênant, on a l'impression que les auteurs ne savent déjà plus quoi faire d'Adrian, qui est de moins en moins utiles a la progression du récit. Dans le premier tome, Adrian a 12 ans? Mais dans ce tome, on croit comprendre qu'il a plutôt 6 ans? En tout cas il prend son bain avec sa mère, et n'a jamais connu quand Canyon a été battu, lui qui est vainqueur des 6 derniers tournois.
    D'ailleurs, on n'apprendra rien d’intéressant sur Canyon, qui s’annonçait pourtant comme un "méchant" majeur.

    Cote graphique, le trait s’améliore, mais le dessin à la tablette graphique manque totalement de vigueur. Peut-être que l'utilisation de trames (comme les manga-ka) donnerait un peu plus de profondeur à tout cela!

    omoide Le 16/05/2016 à 16:13:57

    Commence comme un polar mais verse rapidement dans le fantastique. Relativement court, aucun temps mort pour cette histoire traitée comme une nouvelle littéraire par maître Otomo-san : le récit prime sur l'approfondissement des personnages.

    Si seulement les éditeurs prenaient un peu plus de risques et traduisaient le reste de son œuvre... On parle tout de même du Moebius japonais.

    omoide Le 06/05/2016 à 19:31:29
    Spirou et Fantasio - Tome 47 - Paris-sous-Seine

    Une référence documentaire pour ceux qui aimeraient comprendre quel a été le processus de création de "Paris-sous-Seine" :
    le documentaire DVD "Spirou, une renaissance" (2004), un film de Laurent Boileau, chez Mosaique Films.

    On y voit des Dargaux impatients de produire un nouvel album de Spirou en 5 mois, et en même temps conscients que cela laisse peu de temps aux auteurs.

    De leur coté, les auteurs Morvan et Munuera essayent de se glisser dans les habits de successeurs de créateurs prestigieux qui ont chacuns faient évoluer Spirou a leurs manières.