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Les avis de - omoide

Visualiser les 23 avis postés dans la bedetheque
    omoide Le 13/12/2017 à 23:04:07
    Poison City - Tome 1 - Poison City 1/2

    (4/10: insuffisant)
    Après la lecture de 200+ planches, la partie la seule intéressante de ce manga me parait être sa post-face.

    On y apprend comment l'auteur Tsutsui a été classé "nocif" par la préfecture de Nagasaki, et dans une certaine mesure, a été censuré*. La description de ce comité de censure qui édicte la classification d'un manga, le tout en moins d'un minute, laisse pantois.
    Cela fait réfléchir, et on pense à la censure à l'œuvre en France, quel qu’en soit la forme (comme par exemple la commission d'avance sur recettes dans le domaine du cinéma).

    Néanmoins l'opposition à la censure ne signifie que le manga lui-même est très bon. Tsutsui nous décrit un Japon où les politiciens conservateurs au pouvoir ont imposé la censure des mangas violents ou "nocifs", au prétexte de l'approche des JO de Tokyo.
    Malheureusement, le pamphlet n'est pas trés subtil : les politiciens sont tous obtus, bêtes et méchants, l"industrie du manga est une victime impuissante, la pédophilie, etc.

    En attendant, on peut se plaindre que Tsutsui fait miroiter une histoire d'horreur, "Dark Walker", qui ne vient en fait jamais. Pourtant, à chaque nouveau chapitre, on croit que la VRAIE histoire va pouvoir avancer! Que devient l’héroïne au masque à gaz?

    Reste le titre : Poison City, assez trompeur sur le contenu réel de la série. J'attends toujours d'être convaincu.

    *: pour son précédent manga "Manhole".

    omoide Le 10/12/2017 à 19:44:10
    Gung Ho - Tome 2 - Court-Circuit

    (7:10: bon - commentaire basé sur l'édition limitée, c'est-à-dire 2 demi-volumes)

    Ce tome peut se diviser en 2 chapitres de 40 planches :
    - 1iere partie : romances adolescentes, et un peu de touche-pipi.
    - 2nde partie : scènes d'attaques.

    On se sent un peu voyeur, comme devant une télé-réalité, à suivre dans un enclos les amourettes de Zack et Pauline, puis Yuki, ou les aventures du grand frère sérial-coucheur Archer.

    Malgré ce qu'espèrent les auteurs (cf. cahier d'entretiens), on ne sent pas vraiment une atmosphère pesante à l'idée que Fort Apache est encerclé par les Rippers.
    On se demande vraiment comment l'Humanité a pu être décimée par des créatures tout-compte-fait pas plus dangereuses que des fauves.
    Du coup, on est conforté dans l'idée que les Rippers ne sont qu'un prétexte pour imaginer une bande d'ado laissant libre-cours à leurs poussées d'hormones.

    Une fois qu'on sait à quoi s'attendre, ce n'est pas non plus désagréable...


    Les cahiers graphiques ne contribuent pas à étoffer l'univers de Gung Ho (illustrations par d'autres dessinateurs de l'éditeur Paquet, ou de l'association "l'Artillerie" (sic). ).

    Comme pour le tome 1, on retrouve quelques planches choisies pour illustrer le travail d'écriture, passant du scénario scripté, puis au story-boarding, et enfin à la planche quasi-finale.

    Par contre, il y a une compilation intéressante de plusieurs entretiens auxquels se sont prêtés les auteurs. Ils y confirment que la nature de la menace n'a pas tant d'importance que de suivre comment vivraient des adolescents cloitrés parmi les adultes, dans un lieu fermé. Le scénariste avait envisager d'utiliser des zombies, mais la tonalité morbide aurait interféré avec les scènes plus légères.

    omoide Le 09/12/2017 à 20:12:30
    Lookbook - Tome 1 - Saison de fils de pute 2015/2016

    (0/10: à fuir)
    Le seul génie de ce tome est qu'il est tellement nul qu'il devient difficile de le commenter. "Nihiliste"? "Provocateur"? ou simplement quelqu'un qui pond un dessin parce que d'autres sont assez bêtes pour le payer, façon télé-réalité?

    Selon moi, un critère d’intérêt reste "Quel quantité de travail ça a nécessité?", et là franchement, il devient plus facile de noter.
    Des dessins griffonnés sur un bout de table, des insultes de demeuré et souvent la même.

    Surtout, quel manque d'imagination!

    Bref, j'ai de la peine pour les arbres qui ont été coupés pour imprimer cela.

    omoide Le 06/12/2017 à 22:48:51

    (9/10: excellent)

    Comment transformer un petit bout de plage en huis-clos oppressant? Comment réussir à créer un psychodrame en 100 planches exactement, tout en s'imposant le respect des 3 règles (unité de lieu, de temps et d'action)?

    Rassemblez quelques personnages aux caractères bien trempés, et tel une expérience scientifique, soumettez les à un stress de plus en plus intense. Constatez comme les convenances s’effacent, pour laisser place aux angoisses les plus primaires : la violence, le sexe, la mort.

    Le dessinateur Peeters maitrise parfaitement son art. Par exemple, les première planches, muettes, laissent planer le doute sur l'intension des auteurs. Plus loin, l'évolution physique des personnages, le soleil oppressant, tout est très bien illustré.

    omoide Le 04/12/2017 à 23:52:57
    Demokratia - Tome 1 - Volume 1

    (4/10:insuffisant)
    Que se passerait-il si on utilisait la "puissance" d'Internet pour contrôler les actions d'un robot humanoïde? Si on laissait s'exprimer toute la sagesse d'un communauté de 3000 internautes, est-ce que ce robot serait le plus intelligent jamais créé? Serait-il un modèle d'intelligence? ou un exemple moral?

    Construire un robot contrôlé par le suffrage des internautes, c'est l'expérience philosophique que décident de mettre en place 2 universitaires, l'un programmeur et l'autre cybernéticien. Mais ils veulent que tout se déroulent de façon anonyme, et insoupçonnée du grand public...

    C'est à une question philosophique à priori intéressante que Motorô Mase veut confronter le lecteur. L'auteur a déjà pris pour habitude de questionner la société, comme dans son autre manga, Ikigami.

    Néanmoins, ce 1ier tome commence de façon bien pesante, car le manga-ka éprouve le besoin de nous décrire tous les détails organisationnels du dispositif (mise en place des votes, mise en place de l'anonymat, construction du robot, etc.).

    On comprend aussitôt comment ces arguties techniques serviront plus tard à justifier des péripéties, et que la reflexion philosophique risque de ne pas aller trés loin. Dommage.

    Coté réalisation, ce manga ne présente pas d'atouts particuliers. Le découpage des planches, le dessin laissent plutôt indifférent.

    omoide Le 02/12/2017 à 21:56:45
    Piège sur Zarkass - Tome 1 - Une chenille pour deux

    (7/10: bon)
    Voici une agréable BD de science-fiction, qu'il faut savourer comme on lit un roman du Fleuve Noir, collection populaire dans laquelle Stephane Wul publia "Piège sur Zarkass" (1958).

    Plongée immédiate dans la jungle inhospitalière de la planête Zarkass, à la rencontre des indigènes-aliens lézards et des limasses géantes qui leur servent de montures!

    Zarkass a été colonisée par les Terriens (les Terriennes pour être exact, car les hommes ont été exterminés), bien que récemment une race inconnue (les Triangles) a commencer à défier son autorité.

    Sous des allures d'excursion touristique, nous sommes ici en mission secrète... Louis la jolie citadine, et Marcel la guide-interprète aux façons rudes, traversent la jungle à la recherche de renseignements top-confidentiels. Malgré des caractères biens trempés, il leur faut absolument collaborer, car chacune a ses raisons de vouloir réussir la mission.

    Le dessin de D. Cassegrain, à la fois précis et légèrement caricaturiste, sied bien à l'histoire adaptée par Yann. En effet ce premier volet répose sur deux pieds : l'aventure et les traits d'humour.
    Yann tient bien son scénario, essaimant les informations tout au long de l'histoire, evitant ainsi une lecture trop linéaire de l'histoire.

    Une bonne lecture!

    omoide Le 28/11/2017 à 11:13:03
    Survivant (Milan) - Tome 1 - Tome 1

    (7/10: bien)

    Un cataclysme inconnu (mais qui fait tourner l'aiguille d'une boussole à toute vitesse) a frappé le Japon; provoquant tremblement de terre et submersion d'un partie de l'archipel.

    Notre héro est le seul survivant de l'éboulement de la grotte qu'il explorait avec ces petits camarades spéléologues. Du fait qu'il se retrouve seul, le lecteur ne connais pas son prénom.

    De lui, on ne connait que son age (14ans), et qu'il devra dorénavant se débrouiller seul. En effet, après l'enfoncement du Japon dans la mer, la montagne sur laquelle il se trouvait est devenue une ile isolée de tout.

    Ainsi commence l'épreuve de survie de notre héro...

    Publié de 1976 à 1978 au Japon, "Survivant" s'adresse à un public adolescent, par les thèmes abordés. J'y ai trouvé mon plaisir, avec le coté suranné des guides du parfait scout en expédition.

    Le style de dessin très académique et travaillé, correspond bien au traitement du scénario par l'auteur.

    A noter, qu'il s'agit du même auteur que Golgo 13, série patrimoniale du manga, dont la publication au Japon court depuis 1968 jusquà aujourd’hui.

    omoide Le 25/11/2017 à 17:57:37

    (9/10 : excellent)
    Impressionnant Osamu Tezuka! Pourquoi ne devrait-on commémorer son talent qu'à travers Astroboy ou Black Jack? Peut-être parce que les Français ont découvert l'illustre manga-ka par le spectre des dessins animés? Pourtant son œuvre compte des joyaux bien plus complexes!

    La "femme-insecte" est une excellente thriller psychologique, où les personnages sont d'une profondeur qu'on s'attendrait plus à trouver dans un roman.
    Quel est la part de réalité, ou de fantastique? Quelle est la vraie nature de cette femme toxique? On ne cessera de se le demander jusqu'à la dernière planche. Quand l’incompréhension devient grande, alors les choses paraissent tout simplement magiques.

    omoide Le 22/11/2017 à 22:01:48

    (4/10: insuffisant)

    Ce comics a été publié en 2013 dans sa version française, mais fut créé en 1996 aux États-Unis d'A.
    Il s'agit d'une œuvre de jeunesse pour le dessinateur Frank Quietly, dont le dessin est déjà très assuré. Grant Morrison, avec 10 ans de carrière derrière lui, était en charge du scénario.

    A la vue de cette couverture, on se dit que "Flex Mentallo" (Menthàleau?) doit être un énorme sketch bien potache. Alors halte là! Car la déception, voire la dépression et le breakdown nervousse vous guettent - ce n'est pas du tout un comics humoristique.

    Grant Morrison s'imaginait ici lancer un énorme pamphlet contre les comics modernes, exprimant son regret de l'héroisme naif et l'inventivité des comics 50's à 70's, face au pessimisme des comics des décennies suivantes (chose ironique quand on lit le récent Jupiter's Legacy, qui n'est ni héroique ni très inventif).

    Soit. Mais l'absence d'histoire aura causé la lente agonie du lecteur! Les personnages du "Fait", la "Faculté X", le musculeux "Flex", tous ne sont que des effets de manche visant à frustrer le lecteur en mal d'aventures. Et à la fin du volume, gare à l'impression de s'être débattu dans un cauchemar.

    A fuir pour le scenario, à admirer pour le dessin de Quitely.

    omoide Le 19/11/2017 à 20:24:48

    (6/10: assez bien)

    A la lecture de "Amitié Étroite", il m'a semblé retrouvé plusieurs éléments de "Elle(s)", et du style Vivès en général (un minimum de lignes, des contours non fermés, des aplats de couleurs).

    Coté recto, ce graphisme peut paraitre nonchalant et même assez rebutant. Toutefois, Moebius lui-même ne cherchait-il pas à faire disparaitre l'ego du dessinateur derrière le dessin?

    Coté verso, la relation entre ces 2 jeunes adultes est plutôt finement décrite - la difficulté à comprendre ses propres sentiments, la différence de significations que les gens associent aux relations physiques - etc

    Je pense que cet album résonnera vraiment différemment en chaque lecteur, suivant son age, et ses expériences amoureuses passées.

    omoide Le 19/11/2017 à 17:05:06
    Number 5 - Tome 1 - Volume 1

    (8/10: trés bon)

    Number-5 doit faire vite. Ses anciens frères d'armes (à commencer par Number-9) sont à sa poursuite, et comptent bien lui faire la peau.
    Son tord? Il a brisé tous les tabous, à commencer par le premier : tomber amoureux. Dès lors, Number 5 est en fuite, avec son étrange captive : Matroushka.

    Matsumoto construit son histoire à la manière de Kill Bill (sorti un an plus tard au cinéma). "Number 5" est un enchevêtrement d'inspirations diverses, mélange d'histoire épique, de western et de science-fiction. La trame principale est un road-trip funeste, chaque épisode étant le théâtre d'un rendez-vous avec la mort.

    Matsumoto revendique l'héritage de Moebius. J'y vois principalement l'influence du Garage Hermétique : une science-fiction sans technologie, proche du western futuriste. Une incitation à l'introspection autant qu'à l'ironie.

    De Moebius, on retrouve aussi l'expérimentation graphique, l'influence du cinéma : cadrage serré, plan américain ou "fisheye". Et bien-sûr, le désert.
    Pour autant, cette inspiration ne signifie pas que le style graphique de Moebius est imité : on ne trouve pas ici la simplification du trait, qui était devenu un objectif pour Gir.

    En résumé, un très bon 1ier épisode.

    omoide Le 16/11/2017 à 20:33:18
    R.U.S.T. - Tome 3 - White strike

    Comme Bibiapt, je ne peux que constater que la série RUST semble avoir revu ses ambitions à la baisse depuis le 1ier volume.

    Déjà, le tome 2 avait la dure tache de raboter le scenario, fermer quelques arcs en cours, le tout au pas de course. Malheureusement, il avait en plus des défauts de réalisation (difficulté à distinguer les détails; ou à lire l'action dans un découpage serré).

    Ce tome 3 essaye de finir en beauté, et y parvient dans une bonne mesure. On retrouve un découpage plus aéré, des dessins plus agréable à lire. La fin est agréable, même si on sent qu'elle arrive bien vite, sans répondre à toutes nos questions.

    omoide Le 11/11/2017 à 17:27:32
    R.U.S.T. - Tome 2 - Grey day

    Aie! Le sort de cette série semble s’être accéléré avec ce second opus.

    Histoire traitée de façon bien étrange :
    Le 1ier tome se terminait par la capture de nos 2 robots géants par une ville rebelle. Gros suspense... mais ce 2ieme tome clôt l'arc scénaristique de la "13ieme cité" en 3 coups de cuillère de pot!
    Aussitôt apparu, le "grand méchant" (un pilote abandonné - NDLA: "abandonné ohé ohé!")) se fait trucider, et l'histoire repart comme avant! Quel bizarrerie!
    Les auteurs en profitent pour mettre un des personnages sur la touche, peut-être que gérer 5 héros étaient trop ambitieux (ou ça permet de raccourcir la trame principale).

    Coté réalisation, il y a plusieurs gros problème de lisibilité :
    -certains détails importants sont trop petits pour être compréhensibles, on a souvent du mal à différencier les robots entre eux (design trop semblables entre "shooter" et "?" (un autre)), c'est le jeu des 7 erreurs!
    - le découpage des batailles est confus, on passe sont temps à revenir en arrière.
    - mais le pire, ce sont les scènes nocturnes ou sous l’océan, beaucoup trop confuses, obscures. Énorme problème de photo-composition ou d'impression!

    Dans le 1ier volume, le gore trash m'avait fait soulevé les sourcils. Mais c'est totalement oublié face aux nouveaux défauts de ce numéro 2.

    omoide Le 11/11/2017 à 16:45:32
    Gung Ho - Tome 1 - Brebis galeuses

    Le défaut de ce premier demi-volume (tome 1.1) est qu'il ne compte qu'une quarantaine de planches, ce qui laisse peu de temps pour accrocher à l'histoire.

    Le cahier technique est quant à lui très vite roboratif : des croquis sans beaucoup d’intérêt, un trombinoscope des personnages existants (dont un personnage trés inspiré de Emmy Winehouse), et beaucoup de dessins où on voit surtout que tout est réalisé à la palette graphique et au tampon duplication (pour les arbres).

    Les longs textes explicatifs laissent dubitatif : est-ce que les auteurs savent vraiment dans quelle(s) aventures(s) ils vont nous emmener, et comment il vont faire décoller leur histoire?

    Cette série BD ayant acquit un grand succès, je suppose que le tome 1.2 sera meilleur.

    omoide Le 23/10/2017 à 10:34:36

    D'un érotisme fabuleux! Je ne sais pourquoi, mais l'auteur Marc Nizzoli ne reçoit pas toute l'attention qu'il mérite!

    Il s'agit de la meilleure BD érotique que j'ai découvert depuis ces 30 années, et elle est de taille : ma précédente révélation biblique n'était autre que Manara.

    Ici, on suit les aventures pleines de fraicheur d'Elena et Laura, fraichement diplômées et qui s'accordent quelques vacances en Italie et Grèce. Mais ce départ marque le début d'un quête d'absolu, c'est le chemin de la liberté.

    Le dessin est vraiment excellent, et me donne l'impression d'un Milo Manara qui aurait suivit Moebius dans sa quête d'une simplification du trait, vers une quintessence du dessin.

    Mais cet album est beaucoup trop court, malheureusement! J'aimerais que Nizzoli nous offre un odyssée voyageur de l'ampleur des "Voyages de Guiseppe Bergman" (Manara), et qu'on puisse y suivre un quête d'absolue au féminin.

    Les éditeurs français devraient se pencher sur les auteurs de Fumetti, ces BD italiennes qui valent bien mieux que nombre comics et manga actuels.

    A noter que Nizzoli a ainsi créer de trés belles planches de Dylan Dog. Il a aussi collaboré avec Jodorowsky sur Alef-Tau dans un style proche du dessinateur Arno.

    omoide Le 21/10/2017 à 13:58:47

    Inspiré des séries policières de type "hard boiled" (Dirty Harry) et autres crimes inexpliqués des années 70 ("Zodiac" de David Fincher), cet album sort des profonds sillons tracés par la production américaine industrieuse (Marvel, Disney, etc) ou les indépendants sex-drug-and-psychanalyst (Crumb, etc).

    On découvre ici un inspecteur de la brigade d’enquête des bibliothèques municipales, et de son équipe. C'est le compte à rebours! Il faut élucider le vol d'une Bible rare prêtée par le Congrès à la bibliothèque d'Auckland.
    Et le temps presse! Tout porte à croire que le voleur essayera de la revendre rapidement, pour ensuite disparaitre à jamais.

    Le dessin est intéressant, mais il s’essouffle un peu en cours de route, et devient un peu plus brouillon. Les scènes d'action sont alors assez difficiles à comprendre.
    Le scénario est accrocheur, mais est lui-aussi un peu trop à la peine à la fin du tome.

    omoide Le 01/10/2017 à 11:31:58
    R.U.S.T. - Tome 1 - Black list

    Nous voici donc face à une resucée d'Evangélion, mais avec un gros virage "Silence des Agneaux".
    Si vous connaissez la trame d'Evangelion, ajoutez-y que les pilotes sont maintenant de dangereux psychopathes (ce qui nous vaut quelques scènes gores), et vous pourrez prédire le scenario de ce 1ier volume.

    Ce 1ier volume est sauvé par ces graphismes, dans un style euro-manga (tablette graphique?). J'ai été été assez convaincu par la réalisation des créatures géantes et des décors, même si on peut parler de trés grosse influence Evangelion là aussi.
    Par contre, les personnages et les visages sont en retrait, assez basiques.
    Belle utilisation des couleurs complémentaires (rouge-vert, orange-bleu), mais palette trop réduite et au final assez lassante.

    omoide Le 28/06/2017 à 22:04:25
    Ogregod - Tome 1 - Les Naufragés

    Album de Science-Fiction dans un genre space-opera.
    Le récit se déroule dans un univers où les humains ont conquis l'Univers, réduisant les autres races aux rôles subalternes.

    Le héro est un représentant de la race des Quadrupèdes, sorte de centaures à la peau bleue. Il compte bien mettre fin à l’esclavage de son peuple, en tirant parti d'un pouvoir psychique et secret qu'il est le seul de la sa race à détenir.

    Le style de dessin est bigarré, avec des visages très réalistes (crayonnés à partir de photos) alors que le reste des corps et des décors sont dessinés de façon plus libre.

    Ce premier album rentre tout juste dans l'action, après une phase d'introduction de l'Univers et des personnages principaux.

    omoide Le 28/06/2017 à 21:54:37
    Incal (Avant l') - Tome 1 - 1ere partie - Les deux orphelins

    Cet album a subit un traitement bizarre.
    Après une édition originale avec des couleurs dans le style de l'Incal de Moebius, l’édition de 2002 que j'ai eu entre les mains est une version recolonisée.
    Des couleurs franches d'origine, on passe a des couleurs faites à la palette numérique, dans un style et une exécution parfois hésitants.

    Le premier album de "Avant l'Incal" présente la jeunesse de John Difool, qui a grandi dans les bas-fonds de la cité-monde. Mais comme la trame est un peu décousu, et pioches de nombreux éléments de l'Incal, je vous conseille de lire la serie Moebius/Jodorowsky avant de lire la réinterprétation par Janjetov.

    omoide Le 07/06/2017 à 13:56:35

    En 1973-1978, le projet d'adaptation cinématographie du "Dune" d'Herbert avait déjà donné lieu à une collaboration entre Moebius et Jodorowsky. Malheureusement le projet avait avorté par manque de financements.
    Heureusement, le medium de la bande-dessinée permet de réaliser les fantasmes scénaristiques à moindre coût! On retrouve d'ailleurs certains échos de Dune dans cet Incal (religion, empire galactique, etc).

    Le scénario de Jodorowsky est un mélange original de science-fiction teinté de pensée new-age (spiritualité, développement de soi, méditation). Moebius était lui aussi intéressé par la spiritualité, en particulier le chamanisme qu'il a découvert en même temps que le désert, pendant ses voyages au Mexique.

    La critique de l'élite politique et des media (la télé-3d et ses TV-addicts) me parait d'une grande modernité, et me semble typique de l'humour de Moebius.

    L'aspect new-age est, il est vrai, un peu suranné mais le recueil est très agréable à lire. Au cours du récit, on sent que Moebius continuer à expérimenter vers une purification du trait, tout en faisant montre d'une grande dextérité.

    Le dernier épisode 'La 5ieme essence" sert de départ au cycle "Caste des Méta-barons", aussi écrit par Jodorowsky.

    omoide Le 21/08/2016 à 20:13:15
    LastMan - Tome 2 - Tome 2

    Second tome qui vient conclure un tournoi sans grand intérêt. Les personnages antagonistes apparaissent et sont aussitôt oubliés.

    Plus gênant, on a l'impression que les auteurs ne savent déjà plus quoi faire d'Adrian, qui est de moins en moins utiles a la progression du récit. Dans le premier tome, Adrian a 12 ans? Mais dans ce tome, on croit comprendre qu'il a plutôt 6 ans? En tout cas il prend son bain avec sa mère, et n'a jamais connu quand Canyon a été battu, lui qui est vainqueur des 6 derniers tournois.
    D'ailleurs, on n'apprendra rien d’intéressant sur Canyon, qui s’annonçait pourtant comme un "méchant" majeur.

    Cote graphique, le trait s’améliore, mais le dessin à la tablette graphique manque totalement de vigueur. Peut-être que l'utilisation de trames (comme les manga-ka) donnerait un peu plus de profondeur à tout cela!

    omoide Le 16/05/2016 à 16:13:57

    Commence comme un polar mais verse rapidement dans le fantastique. Relativement court, aucun temps mort pour cette histoire traitée comme une nouvelle littéraire par maître Otomo-san : le récit prime sur l'approfondissement des personnages.

    Si seulement les éditeurs prenaient un peu plus de risques et traduisaient le reste de son œuvre... On parle tout de même du Moebius japonais.

    omoide Le 06/05/2016 à 19:31:29
    Spirou et Fantasio - Tome 47 - Paris-sous-Seine

    Une référence documentaire pour ceux qui aimeraient comprendre quel a été le processus de création de "Paris-sous-Seine" :
    le documentaire DVD "Spirou, une renaissance" (2004), un film de Laurent Boileau, chez Mosaique Films.

    On y voit des Dargaux impatients de produire un nouvel album de Spirou en 5 mois, et en même temps conscients que cela laisse peu de temps aux auteurs.

    De leur coté, les auteurs Morvan et Munuera essayent de se glisser dans les habits de successeurs de créateurs prestigieux qui ont chacuns faient évoluer Spirou a leurs manières.