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Couverture de Une sœur
©Casterman 2017 Vivès
Parution le 03/05/2017. Vous pouvez commander l'album chez nos partenaires suivants : Acheter sur Amazon Acheter chez BDFugue Acheter à la FNAC Acheter sur PriceMinister
Album créé dans la bedetheque le 25/04/2017 (Dernière modification le 16/08/2017 à 18:31) par nubuc

Une sœur

Une BD de chez Casterman - 2017

05/2017 (03 mai 2017) 208 pages 978-2-203-14716-4 Autre format 303374

« – Y a beau avoir plein de monde, j'ai toujours l'impression d'être toute seule. – Même quand t'es avec nous ? – Non, avec vous c'est chouette. »

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L'avis des visiteurs

    Le 08/02/2018 à 11:31:25

    Oui…
    Je ne sais trop que penser de ce livre…
    On a des dessins aux contours un peu flou, fluctuant, avec des couleurs en nuances de noir et gris, des traits doux et ronds… C’est agréable à suivre, comme un rêve, un souvenir, un dessin qui correspond bien au récit…
    Celui-ci, pourtant, reste une tranche de vie, quelques semaines avec un gamin et ses premiers émois pendant les vacances, la découverte d’un monde adulte…
    Et si c’est bien fait, je dois avouer avoir lu ça comme une anecdote qu’on me raconte et qui ne m’intéresse pas beaucoup…
    Plein de thèmes sont abordés : la fausse couche, les premières amours, la découverte du monde des adultes, la mort au final… Et pourtant, tout semble glisser sur le protagoniste.
    Jamais de grands cris, de drames, de pleurs…
    Antoine reste globalement très passif dans tout ce qui se passe et, du coup, rien ne m’a vraiment touché, ému, interpellé.
    Je l’ai lu et puis voilà, un peu comme un fait divers…
    Bien mais sans plus.

    Le 08/01/2018 à 14:57:26

    Bastien Vivès est un auteur qui prend de la place et Casterman la lui donne dans ce gros volume sobre et élégant. Rien de particulier à dire côté édition sinon que le titre (doté d’un vernis sélectif) et la couverture, pourtant simplissimes, touchent juste.

    Antoine, 13 ans, va en vacances dans la maison de famille habituelle. Avec son petit frère Titi cela s’annonce calme comme chaque année. Mais apparaît Hélène, la fille d’amis de ses parents, 16 ans, qui va passer l’été avec eux. Commence une découverte entre sensibilité et tentations adolescentes, loin des parents, loin du frère. Une sœur?

    J’ai découvert Bastien Vivès sur Polina (depuis adaptée au cinéma), fascinant croquis d’une apprenti danseuse, dont la subtilité du traitement m’a littéralement fasciné. Le dessin de Vivès, très épuré, n’est pourtant pas ce qui m’attire le plus en graphisme, mais la pertinence de sa technique et le sentiment général de profondeur restent assez uniques dans la BD actuelle. Polina jouit de la même force, sur un tout autre sujet. Il y a très peu de dialogues chez cet auteur et son style lui permet de nous toucher au plus profond de notre ressenti intime, de notre mémoire collective, lorsqu’en deux coups de feutre il croque un regard qui ne nécessite pas de dialogues, une expression complexe d’Hélène entre tentation et inquiétude. Le dessin est toujours un art fascinant quand il montre une image très précise en ne faisant que l’évoquer. On touche à l’impressionnisme…

    Mais il n’y a pas que le dessin chez Vivès. Le personnage d’Hélène fascine autant le lecteur que le personnage principal. Consciemment ou pas, l’auteur lui donne des poses, des expressions, des silences issus du Lolita de Kubrick. Le lien entre les films est indéniable pour moi, hormis que le personnage masculin est totalement différent. La jeune fille a ce mystère divin, cette Eve à la fois intrigante, tentatrice, accompagnant, fidèle,… La subtilité des non-dits fait que tout le long on alterne comme Antoine, ne sachant pas si elle est avec lui, manipulatrice ou sincère? Une sœur ou une amoureuse? Une proche ou une aventure de vacances? La fragilité d’Antoine (tiens, dessinateur comme l’auteur…) est également très bien montrée, sur un rythme langoureux, estival.

    Ce que j’avais beaucoup aimé sur Polina (que je vois comme un anti-Black Swan) c’est la capacité à intéresser par une véritable intrigue totalement dénuée de pathos. Il n’y a pas de mal dans le monde de Vivès, juste la vie, faite d’irrégularités, d’incompréhensions. Des personnages pures qui tentent d’entrer en contact, de jeunes gens qui apprennent la vie doucement. Deux-cent pages de beauté. Et un sacré trait.

    A lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/12/27/une-soeur/

    Le 01/01/2018 à 18:36:07

    (4/10: insuffisant)

    Dans un format proche de "Polina" (200 pages, N&B, publié en 2011), Vivès nous propose "Une Sœur", publié en 2017.

    La comparaison avec Polina (mais aussi avec "Dans tes yeux", "Amitié Étroite", etc) me permet de dire que j'ai trouvé "Une sœur" très raté.

    Après 200 planches de lecture, je ne retiens pas grand chose d'autres que du touche-pipi et de l’anecdotique , alors que les BDs précédentes de Vives paraissaient décrire plus finement les doutes et les émois de l'adolescence.

    Les lecteurs adultes trouveront cette histoire sans queue ni tête, et les personnages mal esquissés. Les adolescents seront peut-être émoustillés, mais pas beaucoup plus éclairés sur les mystères de l'amour.
    Est-ce que Vivès veut dire que les ados de 2017 passent directement de Pokémon à PornTub? A-t-il vraiment quelque chose à dire? Et de me demander si Vivès est un expert es mœurs adolescentes, ou simplement un charlatant dans le domaine.

    Le retournement final, sur le port, semble dire "ah oui, il ne faudrait pas oublier le lecteur".

    Le 14/10/2017 à 17:51:19

    Cela fait des années que je suis le travail de Bastien Vivès. Certains de ses albums m'ont franchement laissé de marbre, comme "Le goût du chlore" ou "Dans mes yeux", d'autres ont contraire m'ont enchanté comme "Polina" titre étrangement absent des albums de Vivès cités en fin d'ouvrage.
    Dans ce one shot, Bastien Vivès nous livre une histoire douce amère d'adolescents, une belle chronique de vacances relatant la découverte de la sexualité par un adolescent de 13 ans.(mais bien loin du style des "melons de la colère") Le tout, en évitant le côte "histoire à l'eau de rose" dans lequel il aurait pu tomber.
    C'est drôle comme l'on se retrouve dans cette atmosphère de vacances, on sent presque le vécu (les fêtes sur la plages, les bals
    Mais ce qui fait la force de cet album réside dans le dessin épuré de Vivès (où seul , parfois,les contours du visage sont esquissés).
    Bref, une œuvre tout en délicatesse, avec une dernière case toute empreinte de nostalgie.
    Superbe.

    Le 23/08/2017 à 16:35:55

    Gros coup de cœur pour cet album que l'on m'a offert, et heureusement, car si j'étais resté sur la première impression visuelle je ne l'aurais certainement jamais ouvert... Et pourtant, dès les premières pages j'ai été embarqué par la cohérence du trait et des dialogues et j'ai même rapidement trouvé les dessins très beaux, comme ces personnages sans yeux et tellement expressifs ou cet exceptionnel diptyque d'adieu des pages 206 et 207.

    Sur le fond, cet album est aussi très beau, très lent, comme des vacances d'enfants et d'ados qui s'écoulent avec ces scènes de vie quotidienne, de virées, de transgressions ou de puzzle interminables. Les adultes ont autre chose à faire, les enfants prennent le temps de grandir. Et puis c'est la fin ... des adieux longs, inexorables, quasi silencieux et aussi violants qu'un rêve qui se termine et que l'on essaye désespérément de retenir... superbe !

    Le 23/07/2017 à 16:42:07

    Je ne sais pas si cette histoire est inspirée par les fantasmes d'un adolescent ou ceux d'un adulte. Je passe les quelques moments douteux. Cette histoire, au final, est sans consistance et montre une jeunesse bien sombre. Les personnages pourraient être plus consistants mais chaque occasion de le faire est manquée.
    Le dessin, bien qu'élégant, est sommaire.
    Si il est "hype" de lire du Bastien Vivès en ce moment et bien vivement que la mode change car je ne reconnais ici aucun talent particulier. Un remake du Club des Cinq associée à une romance d'ados aurait été de bien meilleur goût et plus intéressant à lire.

    Le 27/06/2017 à 19:20:14

    Mais que c'est niais... !
    Pas réaliste pour un sou (alors que c'est ce que veut l'auteur), trop voyeuriste (surtout au vu de l'âge des protagonistes), et parfois un peu trop près de la frontière de la pornographie - entre enfants qui plus est (c'est vraiment à la limite du malsain, je trouve).
    Et j'ai détesté cette façon de faire passer les jeunes filles pour des filles faciles, toujours prêtes à ouvrir les cuisses (ou la bouche). Zéro pointé.

    Reste un dessin plutôt agréable, même si certains visages sont totalement ratés (les deux dernières vignettes sont totalement ratées, par exemple).

    Le 19/06/2017 à 14:01:12

    "Une sœur" est une délicate variation autour d’Éros et Thanatos.
    Le récit, aussi banal qu’universel tient sur des riens mais réussit à devenir, planche après planche, un véritable conte initiatique.
    Que ce soit par les yeux d’Antoine ou ceux d’Hélène, chacun pourra s'y reconnaitre. Ne garde-t-on pas tous la mémoire de ces premiers émois ?.. Avoir été électrisé(e) par un frôlement de peau, envoûté(e) par un regard furtif, hypnotisé(e) par l’échancrure d’un T-shirt ou la transparence d’un maillot de bain..? Bastien Vivès imbrique à la perfection tous ces éléments pour construire une fiction qui prend des faux airs d’autobiographie, émouvante parce que juste, à défaut d’être crédible.
    J’ai noté une belle cohésion entre le fond et la forme, le minimalisme du trait répondant à la fragilité des sentiments. Il fallait cette économie de moyens pour rendre la pureté des émotions propre à l’adolescence. Dire autant avec si peu est un sacré tour de force !

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Toutes les éditions de cet album

  • Une sœur ©Casterman 2017 Vivès

    Une sœur

    • 303374
    • Vivès, Bastien
    • Vivès, Bastien
    • <N&B>
    • Rey, Jean-François
    • 05/2017 (Parution le 03/05/2017)
    • 03/2017
    • non coté
    • Casterman
    • Autre format
    • 978-2-203-14716-4
    • 208
    • 25/04/2017 (modifié le 16/08/2017 18:31)

    Info édition : Couverture avec vernis sélectif. Format 190 X 280 mm. Noté "N001" au-dessus du code-barres.

  • Une sœur - Tome a17 ©Casterman 2017 Vivès

    a17 . Une sœur

    • 319492
    • Vivès, Bastien
    • Vivès, Bastien
    • <N&B>
    • 05/2017
    • 07/2017
    • non coté
    • Casterman
    • Autre format
    • 978-2-203-14716-4
    • 208
    • 05/01/2018 (modifié le 05/01/2018 19:09)

    Info édition : Couverture avec vernis sélectif. Format 190 X 280 mm. Noté "C003" au-dessus du code-barres.