Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée
Couverture de Profession du père
©Futuropolis 2018 Gnaedig
Parution le 08/03/2018. Vous pouvez commander l'album chez nos partenaires suivants : Acheter sur Amazon Acheter chez BDFugue Acheter à la FNAC Acheter sur Rakuten
Album créé dans la bedetheque le 11/03/2018 (Dernière modification le 13/03/2018 à 20:57) par Jean-Phi

Profession du père

Une BD de chez Futuropolis - 2018

03/2018 (08 mars 2018) 232 pages 978-2-7548-2059-2 Format normal 325965

Émile pourrait être un enfant comme un autre... s'il n'y avait pas son père. Nous sommes au début des années soixante, la guerre d'Algérie fait rage, et des putschistes tentent de renverser la République. Le père tente d'enrôler son fils dans l'organisation secrète O. A. S. qui a pour but d'assassiner le général de Gaulle, ce « salaud qui brade la France aux Russes et aux cochons ». Lever en pleine nuit, coups de ceinturon et de poing, punitions, enfermement dans l'armoire (« la maison de correction ») : Émile subit la violence... Lire la suite

  • Currently 4.44/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.4/5 (9 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Le 04/08/2019 à 14:17:07

    Adaptation d'un roman de Sorj Chalandon, cette BD est une véritable claque.

    Le lecteur suit le petit Émile qui, de son regard d'enfant, observe son père. Ce père qu'il idolâtre, ce père qui le tyrannise, ce père que l'on pardonne. C'est donc avec l'enfance du personnage principal que tout débute. Émile est un petit garçon comme les autres. Mais, lorsqu'on lui demande quelle est la profession de son père, il ne sait que répondre. En effet, la figure paternelle que nous apercevons est trouble, difficile à saisir. Les seuls moments où elle se laisse entrevoir, c'est à travers une certaine violence physique et verbale. L'enfant qu'est Émile, n'aura de cesse de vouloir plaire à son père. Il adoptera son discours haineux et se calquera sur l'attitude de l'adulte qui lui sert de référent. Mais comme tout enfant, Émile grandit. Bientôt, c'est son regard d'adolescent qui nous est livré et enfin son regard d'adulte sur ce père tyrannique.

    Le scénario est donc très émouvant et parfois très difficile émotionnellement. Cet enfant en souffrance m' a vraiment bouleversé. Certaines vignettes m'ont retourné l'estomac. Au- delà de cette violence quasi permanente, c'est également la figure de la mère qui m'a émue.

    Certes, le père envahit tout l'espace, il est partout et omniprésent. Mais, dans l'ombre, se cache la mère. Cette dernière est elle aussi en souffrance. Le Émile jeune, porte un regard à la fois tendre et dur sur cette mère qui, comme lui, est victime mais laisse également faire les choses sans bouger. Les sentiments du fils envers la mère sont très complexes. Émile veut la protéger mais il lui en veut également de cet immobilisme qui les tue à petit feu. Au fil du récit, la mère s'efface, victime de sa peur et de son déni.

    Avec un sujet aussi douloureux, difficile de faire le bon choix en ce qui concerne l'esthétique. Néanmoins, Sébastien Gnaedig a fait le choix judicieux du noir et blanc. Son trait est sobre et élégant. Les visages sont très peu expressifs et laissent toutes leur place aux mots qui nous percutent de plein fouet. Il a su jouer la simplicité et la sobriété, mettant ainsi en valeur la gravité du sujet.

    http://aufildesplumesblog.wordpress.com

Toutes les éditions de cet album