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Les avis de - herve26

Visualiser les 371 avis postés dans la bedetheque
    herve26 Le 24/04/2017 à 10:47:08

    Hasard de mes lectures, je m’étais intéressé à ce qui restera dans l’histoire de la Guerre Froide , " Le coup de Prague" en lisant le roman d’Antoine Choplin, "Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar ", qui se déroule en Tchécoslovaquie.
    Paradoxe de cette bande dessinée intitulée, " le coup de Prague " ,l’histoire se déroule presque qu’exclusivement à Vienne, dans l’immédiate après guerre, en hiver 1948. Nous sommes plongé dans un nid d’espion, dans une ambiance-la chaleur en moins- digne du film "Casablanca " mais pendant la guerre froide.
    C’est sans nul doute sur le seul nom de Miles Hyman que j’ai acheté ce one shot. Depuis son adaptation du" Dahlia noir ", je ne manque plus un de ses livres, jusqu’à son art-book "Drawings" sorti en 2015.
    Voilà un auteur qui me fascine, dont le dessin au fusain est reconnaissable entre tous. Chaque case est un véritable tableau, et les vignettes sous la neige de Vienne sont de toute beauté. On a d’ailleurs souvent rapproché son style à celui d’Edward Hooper.
    Cet album, sur un scénario de Jean-Luc Fromental, nous offre une histoire complexe mais passionnante mèlant l’Histoire, la littérature, le cinéma, la création et l’espionnage, le tout sur 96 pages riches et denses. En suivant, Graham Greene à Vienne, puis à Prague dans cet hiver 1948, Fromental explore une zone d’ombre dans la vie de l’auteur, qui se mue ici en espion ou en écrivain en mal d’inspiration pour rédiger ce qui sera son roman le plus connu grâce à l’adaptation cinématographique qui en sera tiré, " le Troisième homme ".
    C’est intelligent, parfois difficile à suivre (il ne faut pas s’emmêler les pinceaux entre les services de l’IS, du KGB ou de la CIA) dans un contexte politique assez complexe entre les grandes puissances. Et l’histoire prend toute sa saveur lorsque l’on découvre les dernières pages du livre. Une gageure ! Très habile !
    Ce n’est certes pas une bande dessinée qui se lit en 10 minutes, ce qui en fait évidement tout le charme. En tout cas, comme son précédent livre "La loterie " (un de mes coups de cœur de l’année 2016), je relirai avec plaisir cet ouvrage qui, sur un scénario adroit de Fromental, nous offre de magnifiques planches signées Miles Hyman.
    Les éditions Dupuis ont, en outre, eu l’intelligence de présenter à la fin de la bande dessinée, un dossier, signé Jean-Luc Fromental, consacré aux principaux protagonistes de l’histoire, ce qui m’a donné envie de revoir le film de Carol Reed, "le Troisième homme ".

    herve26 Le 18/04/2017 à 10:54:20
    Tanguy et Laverdure (Une aventure "Classic" de) - Tome 2 - L'avion qui tuait ses pilotes

    "L'avion qui tuait ses pilotes" vient conclure le diptyque débuté avec "Menace sur Mirage F1", d'après un roman signé Charlier.
    Et bien, je dois dire que cet album, toujours scénarisé par le regretté JM Charlier, mérite toute votre attention.
    Fort bien mené, nous suivons une intrigue riche en rebondissements, où les séquences aériennes sont un peu moins nombreuses au profit de l'enquête dirigée par Michel Tanguy.
    On échappe ici au traditionnel Ernest Laverdure gaffeur, ce qui fait du bien, pour se plonger dans l'atmosphère digne d'un roman d'espionnage de la grande époque.
    Et que dire du dessin de Durand, qui sans plagier ses illustres prédécesseurs, rend hommage à cette série, que je pensais honnêtement, tombée en désuétude.

    Cette reprise est assurément une réussite pour les Editions Zephir et, offre aux lecteurs, un moment de nostalgie rafraichissante

    herve26 Le 18/04/2017 à 10:47:31
    Sasmira - Tome 3 - Rien

    On pourrait écrire des pages et des pages sur la création et la gestation de cette série, débutée, mon Dieu, en 1997. Trois albums en 20 ans!
    La qualité du lecteur de "Sasmira" repose donc essentiellement sur la patience.
    Trois albums et trois dessinateurs différents. A Laurent Vicomte,avec un dessin élégant, raffiné et minutieux, succède Claude Pellet, aux dessins sans fausse note et, à présent, Anaïs Bernabé.
    Je dois avouer que son style tranche avec celui de ses prédécesseurs, et cela sans nul doute en raison des couleurs employées.
    Je n'ai pas retrouvé le souci du détail,que Vicomte maitrisait à la perfection, (relisez "Virages" ouvrage de Daniel Maghen, consacré à Laurent Vicomte et vous comprendrez)dans le dessin d'Anaïs Bernabé.
    Bien sûr, Bertille est toujours bien dessinée mais j'ai eu du mal à reconnaître Stan dans cet opus.
    Je regrette un peu que le scénario donne une part trop belle à la période égyptienne, avec des explications un peu trop alambiquées.
    Bref, la magie du premier album de Sasmira tend à s'estomper.

    Fallait-il pour autant que "Sasmira" reste l'arlésienne de la bande dessinée?

    On jugera lorsque la série sera, enfin, achevée.

    herve26 Le 14/04/2017 à 14:40:44
    Laowai - Tome 1 - La guerre de l'opium

    J'étais passé à côté de cet album lors de sa sortie. Séance de rattrapage donc avec emprunt à la médiathèque.
    Alcante et Bollée, rompus aux scénarii bétons, nous offrent là une très bonne histoire, dépaysante, sur fond historique et qui ne manque pas de rythme.
    Grand fan du film hollywoodien "les 55 jours de Pekin", je suis ravi de retrouver la Chine, celle des légations étrangères, une Chine objet de toutes les convoitises du vieux continent
    Même la première partie, plus marquée sur la vie militaire et l'entrainement du soldat François Montagne, se lit avec plaisir.
    Le dessin de Xavier Bessen, que je découvre ici, est très réussi et fonctionne à merveille sur cette histoire.

    De l'aventure, de l'action, une romance que l'on devine à venir, bref une série prometteuse.

    herve26 Le 12/04/2017 à 14:22:35
    Shi (Zidrou/Homs) - Tome 1 - Au commencement était la colère...

    Le dessin de Homs est très élégant voire très raffiné sur une histoire tout de même sombre. J'ai été très surpris par le changement d'époque au bout de que 4 pages, et comme kergan666 , je me suis demandé s'il n'y avait pas une erreur d'édition ! c'est dire si la transition est brutale!
    Ce premier volume nous offre une mise en place assez lente d'une vengeance que l'on suivra sur 4 volumes. Et c'est bien là que le bât blesse, car j'ai bien peur que cela paraisse un peu trop long à suivre, surtout lorsque l'on sait que Zidrou travaille sur plusieurs séries ou one shot en même temps.
    Je suis donc assez mitigé sur ce premier volume qui manque un peu de crédibilité à mon goût.
    A suivre tout de même.

    herve26 Le 07/04/2017 à 15:52:48

    Rafraichissant!
    Sans mon libraire, je serai passé à côté de cette bande dessinée.
    Je pensais que la lecture allait être longue, vu le pavé (192 pages) mais non. Les planches sont très aérées.
    Chronique très drôle de cette famille (nombreuse) immigrée tunisienne dans la France du regroupement familial des années 70-80, racontée par Chadia.
    Récit autobiographique mais qui fait écho chez les lecteurs de mon âge. En effet, certains détails (les cagoules, l'école...)vont rappeler des souvenirs à certains.
    Avec un dessin assez proche de celui de Marjane Satrapi, Chadia Chaibi Loueslati nous relate des histoires souvent cocasses de sa famille (le logement, l'école,la religion, le permis de conduire,la cohabitation entre frères et sœurs etc.)
    C'est réussi,et surtout cette bande dessinée apporte un vent d'optimisme et de fraicheur.
    Seul regret: ce n'est pas un one shot, une suite est prévue.

    herve26 Le 12/03/2017 à 17:41:18
    Thorgal - Tome 35 - Le feu écarlate

    Comme certains, j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout de cet album.
    Mais il fallait absolument que Thorgal quitte cet Orient où l'avait mené Yves Sente, Orient où notre valeureux viking n'avait rien à y faire.( pourquoi pas imaginer des extra-terrestres débarquer dans le village d'Astérix, pendant qu'on y est !)
    Xavier Dorison a donc réalisé le "sale boulot" en terminant ce cycle, qui depuis deux ou trois albums finissait par lasser .
    Je n'ai guère apprécié la violence de cet album, violence très éloignée de l'univers développé par Jean Van Hamme dans les précédents albums. D'ailleurs les couleurs rouges dominantes nuisent à la lecture. On a connu un Rosinski plus inspiré dans le dessin, par le passé.
    Même si Thorgal reprend un rôle de premier plan, ce tome reste assez décevant et trop bavard.
    J'espère que Xavier Dorison ramènera Thorgal sous des cieux plus nordiques dans le prochain volume.

    herve26 Le 11/03/2017 à 19:10:01
    Thorgal - Tome 30 - Moi, Jolan

    En succédant à Van Hamme sur le scénario, Yves Sente a relevé le défi avec brio sur ce "Moi, Jolan" qui renoue avec l'aventure : des épreuves initiatiques que doivent subir Jolan et ses 4 nouveaux compagnons, sur fond mythologique nordique .
    Yves sente ne se coupe pas des autres personnages de la série, avec Aaricia, qui enquête sur le mystérieux Manthor, et un Thorgal, certes peu présent, mais qui fait le lien entre les principaux personnages.
    Le tout avec un superbe dessin de Rosinski, où chaque case est parfaitement travaillée.

    herve26 Le 11/03/2017 à 17:42:39
    L'Érection - Tome 2 - Livre 2

    Passé la bonne surprise du précédent volume, je me suis rué dans la lecture de la seconde partie, dès sa parution.
    Je dois avouer que cet album est un cran en dessous du précédent.
    En effet, Jim nous décrit ici des situations plus convenues sur le couple, sur l'adultère, sur la différence d'appréciation de l'âge entre les hommes et les femmes, et il nous livre un album plus bavard, avec un peu moins d'humour, où Florent passe en second plan derrière une Léa métamorphosée (ah! son apparition dans la fête des voisins du dessus !), plus explosive que jamais.
    Malgré ces faiblesses, j'ai passé un agréable moment de lecture, surtout grâce au superbe dessin de Lounis Chabane.

    herve26 Le 06/03/2017 à 16:09:34

    Derrière une couverture assez aguicheuse,ce premier album retrace, selon une trame très classique, l'histoire de la reprise d'un music-hall par deux frères. Le dessin de Djief est très bon et reflète parfaitement l'ambiance et l'atmosphère des années folles: Chorus-girls, mafia, prohibition, cabarets et cinquième avenue, l'ensemble des clichés sont présents dans cet opus qui s'avère toutefois très intéressant.
    La dernière vignette laisse augurer d'un second volume où magouilles et combines seront au rendez-vous sur le destin du cabaret.

    herve26 Le 05/03/2017 à 16:53:34
    Katanga - Tome 1 - Diamants

    J'attendais cet album avec impatience. Jugez donc, la nouvelle série des auteurs de "Il était une fois en France".
    Il faut l'avouer cet album est une réussite totale. Tant au niveau du dessin (on y croise des trognes et des gueules dignes du cinéma américain ou français des années 50), que du scénario, qui est très cinématographique au demeurant.
    Les premières pages commentées en voix off sont en ce point remarquables. Le procédé est d’ailleurs souvent réutilisé sur ce premier volume, tout comme la reproduction de courriers. Tout concourt ou presque à nous faire croire que nous suivons une histoire véridique.
    La touche locale( corruption, massacre, colonialisme et trafic en tout genre ) est très bien mise en scène dans cet opus, qui met en place avec talent tous les ingrédients de cette nouvelle série.
    Même si le rôle des mercenaires occupe une place prépondérante ici, on sent que le dénommé Charlie va vite occuper le terrain dans les prochains volumes.
    Une aventure comme j’aime lire et, à l’image de « Il était une fois en France », que j’aime relire.
    Fabien Nury s’affirme là , de nouveau ,comme un scénariste hors pair. Quant au dessin de Sylvain Vallée, il ne souffre d’aucun défaut et les personnages qu’il nous présente ont tous une présence imposante.
    Une réussite.
    Vivement la suite.

    herve26 Le 05/03/2017 à 16:16:44
    Ennemis de sang - Tome 2 - Le roi de Huka-Huka

    Dommage que ce second volume ,qui clôt l'histoire , abandonne le milieu familial et les mines du Nord, pour suivre le seul Omer sous de nouveaux cieux.
    Loin de la guerre de 14 qui vient de débuter sur le seul européen, Omer s'embarque clandestinement pour le Québec.
    J'ai trouvé les ficelles scénaristiques de Francis Carin assez grosses sur cet opus. et l'histoire beaucoup moins fuillée. Là où le premier volume retraçait presque l'histoire de la sidérurgie, cet album est une succession de péripéties.
    Bref, une impression de déjà vu: entre Robinson Crusoé et "'ïle mystérieuse" de Jules Vernes.
    Cet album s'appuie certes de l'aventure mais elle est sans surprise.
    Une déception donc.
    Dommage.

    herve26 Le 04/03/2017 à 15:20:19

    Loin des polémiques qui ont accompagnées la sortie de cet album, j'ai pris un réel plaisir à relire cette aventure américaine de Jijé, Franquin et Morris.
    Je connaissais cet épisode dans la vie des dessinateurs mais Yann réussit à le rendre vivant et surtout drôle. Que certaines anecdotes soient inventées ou non, ce n'est pas grave, suivre ces pieds Nickelés au pays de l'Oncle Sam et au Mexique (ah ! les scènes de saloon) m'ont fait rire. Le dessin de Schwartz y est pour beaucoup : vif, et rendant hommage aux maîtres de la bd franco-belge.
    A travers cet album, vous revivrez un pan de la petite histoire de la bande dessinée franco-belge, sur un mode humoristique.
    Bon album, et dommage qu'aucune suite ne verra le jour, vu l'attitude des ayants-droits.

    herve26 Le 13/02/2017 à 21:58:15
    Undertaker - Tome 3 - L'Ogre de Sutter Camp

    Je viens de lire le tome 3 de "Undertaker", et bien je dois dire qu'il est bien foutu. Le tome 2(un peu trop bavard) de cette série était un cran en dessous du premier volume,pourtant assez décrié par certains.
    Cet opus est assez sombre, il faut le dire, aussi bien au niveau du scénario que du dessin, où les scènes nocturnes sont assez nombreuses.
    L'intrigue est bien amenée avec cette scène où le colonel Warwick s'écrie "l'ogre est vivant!". Même si pour le moment,Xavier Dorison nous livre que des fragments sur le passé de Jonas Crow, on sent que le prochain volume qui clôturera l'histoire, nous apportera plus d'éclaircissements.
    Les personnages féminins Rose Prairie et Lin ne font pas que de la figuration dans cette aventure, mais Rose, particulièrement, y occupe une place prépondérante.

    Niveau dessin, Ralph Meyer nous offre de belles planches, dont la planche 22, celle qui nous présente l'Ogre. Il faut souligner d'ailleurs, la présence d'un cahier graphique réservé à la première édition.

    J'ai passé un très agréable moment avec ce premier volume, et c'est sans hésiter que j'achèterai le prochain album.

    herve26 Le 08/02/2017 à 09:33:42
    XIII Mystery - Tome 4 - Colonel Amos

    Si l'intrigue concoctée par Alcante tient bien la route (c'est une honnête histoire d'espionnage), le lien avec la série mère est très lointain. Outre Amos, les sieurs Giordano et Heideger apparaissent dans ce spin off. Mais l'histoire pouvait tenir avec d'autres personnages. Seule la dernière case de l'album rappelle la série XIII.
    Quant au dessin de Boucq... et bien c'est du Boucq. Avec Hermann, c'est un des dessinateur qui a du mal à dépeindre de belles femmes... dommage.

    herve26 Le 08/02/2017 à 09:31:38
    XIII Mystery - Tome 2 - Irina

    Pour ce second opus , Berthet arrive, au fil des pages, à nous faire oublier ses célèbres Pin-up, malgré un trait similaire.
    Par contre, Corbeyran n'a fait qu'épaissir l'article consacré à Irina dans l'album n°13 de XIII. En effet tout y était : son enfance en Biellorussie, son mariage, ses missions aux USA .... Corbeyran y ajoute seulement sa touche personnelle avec cette histoire de vengeance (même la présence de Jessica Martin ne nous surprend pas). Contrairement à l'album précédent où Dorison a pu construire un passé à la Mangouste (Van Hamme n'ayant pas décrit la jeunesse du tueur dans ce fameux n°13), j'ai senti Corbeyran coincé par ce carcan. C'est un peu dommage mais ne boudons pas notre plaisir, cet album est vraiment superbe et mérite toute sa place auprès de la série mère.

    herve26 Le 08/02/2017 à 00:19:04
    XIII Mystery - Tome 1 - La Mangouste

    Peu adepte des spin off mais passionné par cette série culte que représente XIII (je fais en effet partie de ceux qui l'ont découvert dans le magazine Spirou en juin 1984), je ne pouvais pas passer à côté de cette déclinaison de XIII.

    En plus, ce one shot est scénarisé par Xavier Dorison à qui l'on doit notamment "Le Troisième Testament " et le fantastique et très réussi "Long John Silver".
    Cette aventure est un prétexte à découvrir le passé de "la Mangouste", personnage ô combien détestable de la série mère, mais qui devient presque sympathique dans cet album !

    Le scénario est bien ficelé, avec des références évidemment à l'intrigue principale de XIII, mais le talent de Dorison - car il faut bien parler de talent- est d'avoir donné à la Mangouste un passé crédible et presque touchant, dans une Allemagne de l'Est sous le joug de l'Armée Rouge.

    Meyer a parfaitement tiré son épingle du jeu et sa vision graphique de "la Mangouste" reste très proche de celle de William Vance. Seul peut-être, le personnage de Kim Rowland, me parait un peu "lisse" dans l'album. Par contre, le personnage du Mentor, Hans, est fantastique à plus d'un titre : de bonnes réparties pendant l'apprentissage de son élève, et son goût pour l'esthétisme et le cynisme m'a fait songer au mentor de Dorian Gray dans le roman éponyme d'Oscar Wilde.

    Un très bon moment de lecture,
    une superbe couverture,
    bref, une bonne bd qui réconciliera, sans doute, les déçus des derniers albums de XIII.

    herve26 Le 08/02/2017 à 00:13:56
    XIII Mystery - Tome 5 - Steve Rowland

    Personnage principal du complot menant à la mort du président Shéridan, il ne pouvait faire l'économie d'un album de ce spin off. Fabien Nury a parfaitement suivi l'histoire de Steve Rowland, telle qu'elle est décrite dans "XIII mystery", la référence de Van Hamme,
    On y retrouve la pseudo supériorité de la race blanche, la puissance de la famille Rowland mais un autre regard sur l'assassinat de Shéridan, qui croise à la fois la vision de la série mère et de l'album "la mangouste", un des meilleurs de ce spin off.
    Quant au dessin de Guérineau, même s'il ne s'inscrit pas trop dans la droite ligne de la série mère, on finit par s'y habituer voire par croire à cette histoire par son trait assez réaliste.

    herve26 Le 06/02/2017 à 11:41:56
    Blake et Mortimer - Tome 17 - Les Sarcophages du 6e continent - Tome 2

    Derrière une couverture ratée, se cache le dénouement de l'histoire débutée avec "la menace universelle".
    Et je dois bien avouer que j'ai été assez déçu par cet opus ". En effet, "le duel des esprits" n'a pas pris. Autant, j'adhère au côté science fiction des autres albums de "Blake et Mortimer" (qui s'appuie souvent sur des explications scientifiques très longues dans la bouche des personnages), autant cet affrontement dématérialisé entre Olrik et Philip Mortimer m'a semblé hautement improbable voire risible.
    En outre, des couleurs trop criardes viennent nuire à la lecture du récit.
    Comme pour le précédent volume, le retour sur l'aventure indienne reste appréciable.
    Reste les dernières pages où Yves Sente introduit de façon très habile la trame de ce que sera le prochain album "le sanctuaire du Gondwana".
    Décidément, le format en deux volumes ne réussit pas aux aventures de Blake et Mortimer.

    herve26 Le 05/02/2017 à 17:20:49
    Blake et Mortimer - Tome 16 - Les Sarcophages du 6e continent - Tome 1

    L'intérêt principal de cet opus réside sans nul doute dans la première partie , celle retraçant un épisode important de la jeunesse de Philip Angus Mortimer en Inde.Pour cela, Yves Sente s'est inspiré du curriculum vitae de Mortimer laissé par Edgar P. Jacobs dans son livre autobiographique "Un opéra de papier, les mémoires de Blake et Mortimer" . Le scénariste y puisera d'autres éléments pour le parcours militaire de Francis Blake pour écrire "le bâton de Plutarque", quelques années plus tard.
    Pour cet intermède en Inde, le dessin de Juillard, mais aussi les couleurs de Madeleine DeMille sont parfaits. Côté scénario, Yves Sente réintroduit avec brio le personnage de Nasir, qui avait mystérieusement disparu au cours de "La Marque Jaune" et nous présente une nouvelle venue, Miss Sarah Summertown, amenée à jouer un grand rôle dans la vie de Philip Mortimer .
    Mais d'autres personnages refont leur apparition dans cet album: le professeur Ramirez, le major Varitch mais aussi le professeur Labrousse. Bref Yves Sente essaie d'imiter ce qu'avait fait Hergé avec "Coke en Stock" où il faisait revenir une pléiade de personnages secondaires.
    La seconde intrigue qui se déroule lors de l'exposition universelle de 1958 à Bruxelles (notons qu'au passage,que Jacobs ne laissait jamais de dates précises dans ses albums, alors qu' Yves Sente n'a de cesse d'ancrer les deux héros dans la réalité en datant ses récits) est assez confuse. Dans un contexte de guerre froide, nous passons d'un continent à l'autre, du trafic d'uranium sur fonds d'indépendance du Congo, à une machination orchestrée par Açoka avec Olrik comme agent.
    Il faut avouer que cet album, comme le tome suivant "le duel des esprits" qui clôt cette aventure, est un de ceux que je relis le moins de la période post-Jacobs, vu la faiblesse du scénario.

    herve26 Le 01/02/2017 à 19:30:00

    Avec ce one shot publié dans la collection "Ligne noire" de Dargaud (pour le moment,les titres sont assez intéressants), Sylvain Runberg nous entraine dans un pays qu'il connait bien, la Suède.Il y situe aussi un de ses derniers albums "le chant des Runes", que j'ai bien apprécié.
    Nous suivons ici un polar très classique: une enquête sur la disparition d'un homme, enquête menée par une jeune policière, affectée sur un poste de police de sa ville natale, qu'elle avait quitté depuis la mort de sa mère.
    L'originalité de cette histoire réside dans le milieu dans lequel elle se déroule: le mouvement "reggare"-inconnu pour moi-, qui rassemble des amateurs des années 50, de grosses cylindrées américaines, et de rock.
    Berthet, à son habitude, nous livre des planches nettes, claires et précises.On suit cette enquête avec plaisir, cependant avec le regret que le dénouement final soit un peu précipité. Aucun indice distillé dans l'album n'aurait pu nous mettre sur la piste de cette conclusion.
    Bref, un album honnête, mais à qui il manque un quelque chose pour nous tenir en haleine jusqu'à la dernière page.

    Un polar classique, somme toute mais qui, grâce au talent de Berthet, sort du lot.

    herve26 Le 29/01/2017 à 18:35:04
    Buck Danny "One-Shot" - Tome 1 - Les Oiseaux noirs

    Je suis un inconditionnel de la série "Buck Danny". D'ailleurs je possède tous les albums ("le cobra noir", excepté, à cause d'un dessin trop juste) et je me suis lancé avec plaisir dans la série "classic" .
    C'est donc avec curiosité que je me suis lancé dans la lecture de cet album (j'avais lu les seize premières planches parue en intégrale )imaginé en partie par Charlier. Et bien, je n'ai nullement été déçu.
    Cet opus répond parfaitement aux canons de la série avec un Sonny gaffeur à souhait, un scénario assez manichéen (les bons américains contre les abominables bolchéviques) et son lot d'espionnes. Certes ce premier volume manque un peu de scènes aériennes (mais Bergèse , même s'il ne le dessinera pas , a annoncé des scènes de combats aériens pour le tome 2. D'ailleurs, ce qui fait la force de ce volume c'est de retrouver le dessin de Bergèse, un dessin impeccable et net. Je regrette qu'il n'ait pas continué la série.Il est sans nul doute l'un des meilleurs dessinateurs de Buck Danny (avec Hubinon).
    Un petit regret également. Comme l'ont fait remarquer certains, il était inutile de donner les traits de Laverdure, de Laurel et Hardy à certains personnages, certes secondaires, mais tout de même.

    Un très bon album, sur fond de guerre froide.
    En tout cas , je serai au rendez-vous pour le tome 2, qui sera piloté par Arroyo, Zumbiehl et Marniquet.

    herve26 Le 15/01/2017 à 16:47:47
    Bob Morane - Renaissance - Tome 2 - Le village qui n'existait pas

    Ce second volume revisite entièrement le héros imaginé par Henri Vernes.
    Luc Brunschwig nous présente un combat entre l'énigmatique Monsieur Ming et Bob Morane, duel dans lequel devra prendre parti Tania Orloff
    Ce album est assez violent et frise parfois avec la science fiction.
    Il se laisse lire mais je trouvé un cran en dessous du précédent volume. On sent que Luc Brunschwig veut créer un nouvel univers autour de Bob Morane (en alternant ici les aventures du sergent Ballantine) . Malheureusement, au vu des réserves exprimées par Henri Verne, ce diptyque sera le dernier signé Luc Brunschwig, le choix ayant été fait par l'éditeur de confier la suite à une nouvelle équipe. Dommage, car les auteurs avaient modernisé ce personnage.
    Peut-être qu'Henri Vernes n'a pas aimé voir son personnage ne pas maitriser l'ensemble des évènements qui se présentaient à lui.

    herve26 Le 08/01/2017 à 16:05:43

    J'avais aimé leur précédente collaboration "les larmes du seigneur afghan" mais là, le voyage sera moins long. Les auteurs nous amènent en Belgique. On y retrouve les briques rouges des maisons typiquement belges-ou du Nord de la France- les mines et les souvenirs, ceux d'Ottavio, un grand-père aigri, un immigré italien qui a combattu dans l'armée de Mussolini, et qui doit accueillir pendant quelques jours son petit-fils ,Roméo.
    La confrontation entre Nono, le grand père et Roméo, le petit fils est assez classique: nous passons de l'indifférence à peine polie ("le vieux chiant", "petit con") au rapprochement inéluctable entre les deux protagonistes à travers le récit des souvenirs: la guerre, la mine, l'Italie.
    J'ai bien aimé la technique de Thomas Campi pour faire vivre les fantômes du passé dans la maison de Nono.
    C'est un récit assez touchant mais sans surprise. Il manque un quelque chose pour en faire une bande dessinée incontournable .
    Il faut noter la préface d'un immigré d'origine italienne assez célèbre ,vivant en Belgique, à savoir Salvatore Adamo.

    herve26 Le 08/01/2017 à 15:25:06

    Hasard de mes lectures, je viens d'achever le troisième volume de "l'arabe du futur" de Riad Sattouf et voilà que je tombe sur cette bande dessinée à la médiathèque. Je l'ai pris sans regarder le nom des auteurs, juste pris par curiosité car je savais que ce livre avait été sélectionné pour le festival d'Angoulême 2017.
    C'est en commençant la lecture que le trait du dessinateur me rappelle quelque chose....bon sang c'est Lewis Trondeim qui illustre le récit de Brigitte Findakly, sa compagne.
    D'ailleurs plus qu'un récit, ce beaucoup plus des tranches de vie que nous présente là l'auteur. On retrouve des similitudes entre les souvenirs de Riad Sattouf et ceux de Brigitte Findakly: sur l'école, la religion,la censure, la politique anti-sioniste, la propagande, bien que l'auteur semble évoluer dans une classe supérieure à celle de Riad Sattouf, ou alors l'Irak d'alors était, malgré les nombreux coups d'état que ponctuent ce récit; plus évolué que les autres pays arabe.
    A la lecture de ce témoignage, nous prenons aussi conscience de l'évolution de l'Irak sur ces quarante dernières années : là où les femmes devaient exposer leurs bijoux pour montrer leur réussite sociale , même en pleine rue, dans les années 70; elles doivent à présent rester cloîtrée, et accepter que leur mari aillent "voir les filles", ce qui choquera Brigitte Findakly, habituée à la vie parisienne depuis l'exil de son père.
    Malgré des ellipses assez maladroites entre le passé et le présent, j'ai aimé ce témoignage, à l'heure où Bagdad ou encore Mossoul n'ont pas encore pansé les plaies des conséquences de la folie meurtrière de Daesh.

    herve26 Le 08/01/2017 à 14:49:50

    Au fil des années, Romain Hugault s'est affirmé comme un spécialiste des bandes dessinées liées à l'aéronautique.
    Avec "le grand Duc", que je relis régulièrement, on retrouve un scénario de Yann impeccable, et un dessin magnifique de Hugault.
    Je viens de revoir par hasard le film "la nuit des généraux", et je crois qu'il est assez rare de retrouver aussi dans le monde de la bd des héros qui ont revêtus l'uniforme allemand lors de la seconde guerre mondiale. Yann nous offre là un affrontement certes simpliste entre Wulf, héros de Ludwaffen, et Lylva, pilote de l'Armée Rouge, et qui plus est une femme aux contours avantageux, que sait mettre en valeur Romain Hugault. Celui-ci développera en parallèle des superbes ouvrages consacrés à la gente féminine avec "Pin Up Wings".
    Outre les personnages, le dessinateur maîtrise parfaitement les scènes de combats aérien mais aussi uniformes et avions où il ne manque ni un bouton, ni un boulon.
    Cette aventure où se croisent le destin de deux as de l'aviation, sur fond de l'écroulement du III Reich se lit avec plaisir.
    Superbe dessin, scénario sans faille, que demander de plus?

    herve26 Le 05/01/2017 à 22:25:36
    L'arabe du futur - Tome 3 - Une jeunesse au Moyen-Orient (1985-1987)

    Autant le premier volume m'avait surpris et enthousiasmé (je n'attendais pas Riad Sattouf sur ce terrain), autant le deuxième opus m'avait un peu freiné dans ma lecture (l'aspect scolaire étant à mon avis trop présent).
    Mais là Riad Sattouf a réussi à relancer mon intérêt pour son autobiographie , notamment avec le personnage de son père, à la fois maladroit, rêveur et on peut le dire souvent à côté de ses babouches. Mais les thèmes abordés sont aussi plus variés dans cet opus: la famille, évidement, le ramadan, la corruption, la religion, le couple etc.
    Et le témoignage de Riad Sattouf sur cette Syrie tant meurtrie, prend aujourd'hui toute son ampleur. Les villes de Homs, d'Alep ou de Damas n'ont plus le même attrait qu'à l'époque où Riad Sattouf les fréquentait.
    Pour en revenir au père, j'ai adoré la dernière page de ce troisième tome, je n'en dit pas plus....grandiose !

    herve26 Le 05/01/2017 à 21:50:28
    Les aigles de Rome - Tome 5 - Livre V

    Je viens de relire les quatre premiers volumes des "Aigles de Rome " avant de me lancer dans la lecture de ce cinquième opus.
    Et bien, il faut avouer que cette série se bonifie avec le temps.
    J'ai l'impression que Marini n'a écrit cette série que pour décrire cette bataille de Teutoburg (la double planche 46-47 en est la preuve),où se joue le destin des peuples mais surtout celui de deux frères ennemis à présent, Arminius qui redevient Ermanamer, et Marcus.Les scènes de combat sont magnifiquement bien dessinées , et j'en suis à regretter que cet opus n'ait pas bénéficié d'un tirage grand format noir et blanc, comme le précédent, pour apprécier encore plus le le trait d'Enrico Marini.
    Cet épisode est violent mais Marini arrive tout de même à glisser quelques scènes de sexe dans ce flot de sang, on ne se refait pas!
    Vivement le prochain volume.

    herve26 Le 17/12/2016 à 18:32:14
    Harmony - Tome 1 - Memento

    Etrangement classé dans le rayon jeunesse de la médiathèque, j'ai tout de même cédé à la curiosité de découvrir ce tome 1 .
    Et bien il faut avouer que les premières pages sont assez énigmatiques. On passe d'une époque à l'autre sans transition. Et puis, on découvre le personnage d'Harmony, jeune fille amnésique, enfermée dans une cave.
    La mise en place de cette trilogie est en route....superpouvoirs, traque par les militaires, une mystérieuse adepte du chamanisme...bref tous les ingrédients d'une série prometteuse.
    Je dois souligner la qualité du dessin de Mathieu Reynes, sans lequel je n'aurai sans doute pas prêter attention à ce livre.
    Allez, je vais de ce pas rechercher le deuxième volume.

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:52:26

    Tout d'abord réticent au dessin particulier de Tronchet, je me suis laissé bassement influencé par les nombreuses critiques élogieuses lues ici ou là.

    Et quelle ne fut pas ma surprise ! Cet album est véritablement éblouissant, bref magnifique.
    Les sept premières pages sont émouvantes.
    Sibran et Tronchet atteignent ici le degré d'émotion que j'avais ressentie à la lecture du livre de Taniguchi "Journal de mon père."

    Bien que cette bande-dessinée soit l'adaptation libre du roman autobiographique de Sibran, le style narratif employé (le "je") ne fait pas trop romanesque et Tronchet a su parfaitement illustrer ce témoignage.

    N'oubliez pas de vous attarder sur la préface, c'est un cri d'amour pour le père... pour "l'homme heureux".
    Je m'aperçois que j'ai oublié de vous parler des couleurs, du graphisme, du scénario mais d'autres l'ont fort bien fait précédemment alors lisez ce livre.

    Cette œuvre ne peut que vous enchanter.
    Magnifique !

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:41:44

    Simon Hureau signe là une première œuvre magistrale. Même s'il faut quelques pages pour s'habituer à son univers graphique, le voyage au Cambodge, en sa compagnie vaut vraiment le détour. Au final, beaucoup d'images restent inscrites dans nos têtes : le vol de la vielle sacoche bien sûr, véritable épisode tragi-comique, les démarches administratives à l'étranger( c'est du vécu, non ?), le carrefour aux 4 feux rouges et surtout les formidables couleurs vermillon du " palace". Avec un album qui relève à la fois du guide du routard et du traité de botanique (je sais cela fait un grand écart!), les aventures de Simon Hureau ne peuvent vous laisser indifférent.
    Du début à la fin, on admire la nonchalance du héros, devant des situations dramatiques (le vol), cocasses (le réveillon) et bien d'autres encore. L'humour est évidement au rendez-vous avec la balade en moto (page 44), la promiscuité avec des "travailleurs " et des "parasites"...
    Alors lisez cet album. Dépaysement garanti.

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:39:40

    J'avoue avoir gardé un petit faible pour les "carnets de voyage" comme ceux de Renaud De Heyn ("La Tentation") ou encore ceux de Guy Delisle . Simon Hureau continue ici le récit de ses aventures asiatiques. Nous l' avions quitté en mauvaise posture au Cambodge, et très affecté par le vol de son carnet de croquis.
    Dans ce second opus, le ton est plus tragique, moins frivole, je trouve, au moins pendant les 2/3 du livre (d'ailleurs l'épisode du chien, viande de fête, nous refroidit quelque peu). On sent le héros paumé sans son carnet de croquis, il n'a même plus rien à lire ! Confronté à la faim, au mal de ventre récurrent, aux indigènes (non dans un sens péjoratif) et à la corruption, on a pitié de lui.
    Heureusement que les tracasseries administratives sont là pour apporter la grande dose d'humour qui était absente au début de l'album.
    Entre les tentations de terroriste de Simon Hureau et ses gaffes (ah, l'épisode désopilant du post-it, et celui du général), rien est épargné au lecteur qui retrouve ici le héros nonchalant et cocasse du premier volume.
    Dommage que les éditions Ego comme X n'aient pas gardé la même qualité de papier pour le tome 2. Au papier glacé blanc, succède un papier plus jaune qui met beaucoup moins en valeur le dessin de Simon Hureau.

    Un ouvrage réussi, réaliste et souvent drôle que je recommande vivement.

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:33:33

    Une grosse déception à la lecture de ce nouvel album signé par Simon Hureau, auteur qui m'a toujours enthousiasmé. (ses précédents albums "Palaces", "Bureau des prolongations "voire "Colombe et la Horde" sortaient véritablement du lot .
    Ce n'est pas le dessin qui est en cause (les couleurs et le dessin restent toujours aussi soignés).
    Non, je n'ai vraiment pas accroché à cette histoire de gosses, assez naïve et qui offre peu de surprise au lecteur. Du déjà vu, comme Le Club des Cinq contre.... ou encore un ersatz de La Patrouille des Castors, je n'ai pas ressenti la magie annoncée en 4ième plat.

    J'ai eu l'impression de suivre une histoire somme toute assez banale... dommage car Simon Hureau m'avait habitué à mieux par le passé.

    Bref, je n'ai trouvé que peu d'intérêt dans cet album.

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:25:55

    " Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ", celui du service militaire (ou national). Si on veut comprendre quelque chose au tempérament de Manu Larcenet, il faut lire ce livre, témoignage poignant et horrible d’une période vécue comme un cauchemar (ce fût d’ailleurs le cas de beaucoup).
    L’encrage choisi, vient renforcer cet aspect glauque et sordide du service militaire, vu par Larcenet.
    Mais l’humour (noir) n’est pas en reste car en se caricaturant (lui et sa mère), Larcenet met en relief le fossé qui le sépare de sa mère, sur cette fameuse période appelée les " classes ".
    " Presque" c’est une histoire autobiographique, c’est une histoire qui m’a remué les tripes et qui ne peut pas laisser indifférent.
    C’est une bd indispensable ou presque…

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:21:53

    « Quimby the mouse » ou les drôles aventures d’une souris, entrecoupées de publicités, de petites annonces, de fac-similés de journaux, de plans de montage improbables, et de tranches de vie d’un certain Jimmy Corrigan (j’avoue que ce sont ces planches qui m’ont le plus touché).
    Lire ce livre relève parfois de l’acrobatie (il faut le tourner dans tout les sens) et de l’ophtalmologie (essayez de lire les petites lettres sur des planches entières et vous verrez).
    Chris Ware possède un sens de la narration assez éclaté tout de même (On s’en est rendu compte avec le fabuleux "Jimmy Corrigan") mais il laisse exploser là son scénario (et encore est-ce un scénario) à un tel point que cela devient totalement délirant , donc hermétique pour le lecteur.
    Cependant, le thème dominant (l’amour pour sa mère et pour ses grands-parents) est illustré de manière originale : un monologue sous forme de dialogues (c'est bizarre mais il l'a fait) dans un comics de superhéros, et des scènes de dialogues sans que l’on voit les personnages sur plusieurs pages.

    Un Ovni donc dans le monde de la bd.
    Mais une lecture souvent difficile, qui n'arrive pas à me convaincre totalement.
    Une déception donc sur ce qui est de prime abord un superbe objet éditorial. (l'Association a fait là, un travail remarquable)
    Mais c'est un peu juste pour en faire un livre intéressant.

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:13:59
    Ivan Zourine - Tome 1 - Le testament de Sibérie

    C’est sous une couverture inédite que j’avais découvert "Le testament de Sibérie", initialement paru en 1974, et réédité par les éditions "des ronds dans l’O" . On a souvent reproché à René Follet de ne pas s’attacher les services d’un scénariste digne de son talent. Pourtant en aucun cas le dessin de René Follet était en cause, au contraire, il était le principal atout de ces bandes dessinées. Ici, un scénario simple mais efficace, une course poursuite dans les steppes enneigées de Sibérie, une histoire d’amitié de vengeance, un monde viril dans une nature hostile, le tout magnifiquement mis en image par René Follet. Tout au long de l’histoire, des personnages tout en couleur (je pense notamment à Stepim), assez stéréotypés tout de même (par exemple, Vassili, l’archétype du méchant) mais qui viennent apporter une touche d’humour à cette histoire (voir l’épisode de la réserve de viande).
    Le dessin et l’intrigue sont certes datés voire un peu désuets mais j’ai aimé retrouver l’ambiance des petits formats, en noir et blanc, de mon enfance. Cet opus possède certes un charme désuet mais dans cette expression il ne faut pas oublier le mot "charme". Un petit bémol, c’est l’erreur sur le quatrième de couverture concernant la recherche du testament : il ne s’agit pas du testament du père d’Ivan Zourine mais celui du père de Mickaël Mistirine. Une réédition de qualité, une histoire qui nous entraînent dans l’hiver Sibérien, le tout servi par un beau dessin de René Follet.. que demander de mieux ?

    herve26 Le 17/12/2016 à 13:09:37
    Buck Danny - Tome 51 - Mystère en Antarctique

    Après une cinquantième aventure fort décevante, c'est avec inquiétude que j'ai abordé ce nouvel opus. Et là, surprise, on retrouve un Bergèse bien inspiré dans ce scénario. En effet l'intrigue débute rapidement. Bien sûr, on retouve un Sonny gaffeur, mais le plus surprenant reste ce personnage féminin, Cindy, qui semble faire de la figuration dans l'album (comme si Bergèse ne savait plus que faire de sa création). Bon, il reste toujours les imperfections propres à Bergèse : Tuckson toujours aussi mal dessiné, le "running gag" du chien qui commence à peser, le décor choisi (l'Antarctique) rappelle étrangement le mythique "NC 22654 ne répond plus"- mais après plus de 50 aventures, cela devient difficile de trouver des territoires vierges. Côté positif : Bergèse dessine toujours aussi bien les avions, les combats aériens et surtout, il m'a fait passer un agréable moment de lecture. En utilisant l'actualité militaire de 2005, (le porte avion "Charles de Gaulle"), politique (l'écologie avec ces cousins de "Greenpeace", l'ONU), Bergèse s'en est plutôt bien sorti. Un petit bémol tout de même, avec le discours un peu naïf de Buck Danny sur "les victimes de toutes les guerres". Malgré une couverture ratée (un Buck Danny peu reconnaissable), j'ai été ravi, contrairement au précédent album, de retrouver mes héros d'enfance.

    herve26 Le 15/12/2016 à 10:42:49

    Au hasard de mes relectures, Je viens de me replonger dans un album dont le sujet aurait pu être assez difficile d'accès, il s'agit de "Siegfried"d'Alex Alice.
    Mes souvenirs sur ce mythe remontent à assez loin, et sont plus tournés vers mes souvenirs cinématographiques (comme le film de Fritz Lang) que vers l'opéra de Wagner.

    Malgré la difficulté à laquelle s'est attelé Alex Alice, il faut avouer que ce premier album d'une trilogie est véritablement superbe. Même si les décors sont moins fouillés que dans" Le Troisième Testament", Alex Alice, ici seul aux commandes a su faire ressortir une atmosphère particulière propre aux légendes nordiques. L'humour n'est pas absent non plus de cet opus avec le personnage de Mine, et Alex Alice y glisse de nombreuses références .
    Comme il le précise, dans l'excellent dossier qui accompagne cette édition spéciale, ce tome oscille entre "Le Livre de la jungle" (il a d'ailleurs gommé toutes références aux ours de la légende de Siegfried, en les remplaçant par des loups) et" Le Seigneur des Anneaux".
    Et ce ne sont pas les seules références que propose Alex Alice dans son adaptation de l’œuvre wagnérienne puisque certains de ces personnages, et non de moindres, s'inspirent directement de "Dark Crystal", un film que j'avais apprécié à l'époque.

    Mention tout à fait spéciale aux Éditions Dargaud qui nous avait proposé à l'époque,(aujourd'hui introuvable, sauf en y mettant le prix) une magnifique édition spéciale de 150 pages, avec un dossier doté de nombreuses iconographies de grande qualité, illustrant une interview passionnante d'Alex Alice sur cette série , ainsi qu'un DVD avec le début d'un film d'animation reprenant la bande dessinée (projet abandonné, par la suite).

    Je suis heureux de pouvoir relire l'ensemble de cette aventure dans ce magnifique écrin.

    herve26 Le 14/12/2016 à 22:30:32

    Sorti en même temps que "le testament de William S" de Sente & Juillard, cet ouvrage est certainement le livre le plus complet que j'ai lu sur la période post-Jacobs.
    Jean -Luc Cambier et Eric Verhoest, qui avaient déjà signés un inoubliable "Blake et Mortimer [histoire d'un retour]" en 1996, nous offrent un magnifique recueil d'entretiens avec les différents repreneurs de Blake et Mortimer (scénaristes et dessinateurs ).
    Le tout est accompagné d'une iconographie abondante, parfois inédite (les crayonnés du prochain album "huit heures à Berlin", par exemple) assez bluffante pour un tel livre.
    La présence de nombreuses esquisses, crayonnés, reproduction d'ex-libris ,mais aussi d'entretiens sans langue de bois, en font un ouvrage passionnant. Pour ma part, j'ai mis pas mal de temps à le parcourir, allant de temps en temps regarder les albums de Blake et Mortimer pour me remémorer certaines planches.

    Même si on s'en doutait, on découvre ici la pression exercée par l'éditeur sur les dessinateurs pour sortir leur album à temps, mais aussi les tensions entre auteurs, notamment entre Jean Dufaux et Antoine Aubin, ainsi que le rôle réel d'Etienne Schréder sur les derniers albums de Blake et Mortimer.
    Une analyse assez pertinente des auteurs vient compléter ces entretiens.
    Un ouvrage que les admirateurs de nos célèbres héros britanniques doivent lire, by jove !

    herve26 Le 12/12/2016 à 21:57:06
    Blake et Mortimer - Tome 18 - Le Sanctuaire du Gondwana

    Après un diptyque assez moyen, "les sarcophages du 6ème continent", Yves Sente et André Juillard nous présentent des nouvelles aventures de Blake et Mortimer qui se déroulent essentiellement sur le continent Africain.
    Cet opus reposant essentiellement sur une confrontation entre Olrik et Mortimer, peut, une fois que l'on connait la fin, s'apparenter à une suite logique des "sarcophages du 6ème continent".
    Yves Sente introduit , avec habileté, dans cette aventure des personnages que l'on avait déjà croisé dans les albums de Jacobs (le Benzedjas, et ce vieux gredin de Youssef) ou encore Nastasia (héroïne malgré elle de "la machination Voronov")et David Honeychurch, qui au fil des albums, finit par rejoindre la grande famille de "Blake et Mortimer". Sans compter cet hommage au mythique album "la Marque Jaune" avec la scène où le mystérieux Mister Bowler se glisse dans l'appartement du 99 bis Park Lane.

    Même si le final de cet album peut paraitre complétement irréaliste (mais pas plus que celui du "piège diabolique" ou de de "l'énigme de l'Atlantide"), cette aventure est parfaitement mise en valeur par le dessin de Juillard, qui sur certaines scènes m'a fait songer à l'ambiance qui se dégage du film "Hatari!" de Howard Hawks qui se déroule aussi dans l'ex- Tanganyika.
    D'ailleurs André Juillard avoue dans " les coulisses de Blake et Morimer' (ouvrage paru en 2008) qu'Olrik porte la même tenue de brousse que John Wayne...au bouton près!

    Bref, un album de reprise plus que correct et qui a le mérite de nous faire retrouver une pléiade de personnages de l'univers de "Blake et Mortimer".

    herve26 Le 11/12/2016 à 18:44:09
    Blake et Mortimer - Tome 15 - L'Étrange Rendez-vous

    Il faut se faire à une évidence: "L'étrange rendez-vous" est certainement le meilleur album de reprise de Blake et Mortimer qu'il m'est été donné de lire. E.P Jacobs n'aurait certes pas renié cette histoire qui reprend les canons de la série : de la science, du fantastique, un gouffre et un Olrik royal qui reprend son uniforme de colonel de l'armée de Basam Damdu, l'empereur qui fait une réapparition surprenante.
    Le scénario de Jean Van Hamme ne souffre d'aucun défaut, et apporte un souffle nouveau à la série en y introduisant des personnages inédits (que l'on retrouvera plus tard) comme le professeur Ramirez ou Jessie Wingo , rare présence féminine dans les aventures de Blake et Mortimer.
    La scène de "l'exécution" de Philip Mortimer (pages 42 et 43) m'a particulièrement marquée et les références au "secret de l'Espadon" sont remarquables.
    Mais un scénario ne fait pas tout. Il faut souligner le formidable dessin du regretté Ted Benoit, qui pour moi était le meilleur successeur d'Edgar Jacobs (avec Antoine Aubin, malheureusement celui-ci ne sera pas servi par un aussi brillant scénario), tant il a su s'inscrire dans le style du maître.
    Je prends toujours un très grand plaisir à relire cet opus, qui avec "la machination Voronov" et "le bâton de Plutarque" ; demeure pour moi un des meilleurs albums post Jacobs.

    herve26 Le 11/12/2016 à 17:24:06
    Blake et Mortimer - Tome 19 - La Malédiction des trente deniers - Tome 1

    Ma lecture du "Testament de William S." m'a donné envie de me replonger dans d'autres albums de "Blake et Mortimer".
    J'ai eu envie de relire "La malédiction des trente deniers" pour son côté aventure mouvementée qui fait défaut au dernier album signé Sente & Juillard.
    Ce premier opus intitulé "le manuscrit de Nicodémus" fait une part belle, une fois de plus, au personnage de Philip Mortimer.
    Jean Van Hamme, dans l'admirable ouvrage "l'héritage Jacobs", avoue alterner les aventures de nos célèbres héros anglais entre le genre policier, fantastique et archéologique. En choisissant la Grèce comme lieu, Jean Van Hamme nous entraine, dans cette première partie, dans une des passions de Mortimer (déjà abordée dans "le mystère de la grande pyramide), à savoir l'archéologie.
    Mais, ce qui m'a réellement enthousiasmé dans cet opus, est de retrouver Olrik dans un rôle enfin à sa mesure. Je regrette toutefois quelques longueurs narratives: le côté guide touristique des pages 36 et 37 en est un exemple.
    En confiant le dessin à René Stern; l'éditeur prenait un pari risqué (succéder aux repreneurs Ted Benoit et André Juillard était casse gueule), mais un pari réussi. Même si le côté "ligne claire" de René Stern est beaucoup moins orthodoxe que celle de ses prédécesseurs, il s'en sort bien. Malheureusement, la mort le surprend alors qu'il travaillait sur la planche 29.
    Sa compagne,Chantal de Spiegeleer, aidé d'Etienne Schréder, achèvera l'album. Même si l'on sent le changement de style, son travail reste de grande qualité. (même si je trouve parfois le visage d'Olrik, raté)
    Cette première partie est rythmée et on ne s'ennuie pas entre l'évasion d'Olrik, les courses poursuites ou la croisière sur l'Arax.
    En outre, la dernière page, éclairée par la seule lune, offre un superbe cliffanger.

    herve26 Le 04/12/2016 à 16:21:46

    J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris.
    Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!)
    Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor.
    La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages.

    Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel-
    On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé "En Mer" de Drew Weing (2011) par sa poésie.

    Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin.

    Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.

    herve26 Le 03/12/2016 à 12:19:31
    Buck Danny - Tome 55 - Defcon one

    Avec "Defcon one", Formosa & Zumbiehl achèvent leur diptyque débuté l'an passé avec "la nuit du spectre".
    Il faut souligner le changement assez radical de style avec les autres aventures de Buck Danny. Deux couvertures et un dessin résolument modernes, qui peuvent déstabiliser les puristes.
    Il faut dire, qu'après le désastreux "Cobra noir" (la seule des aventures de Buck Danny que j'ai pas acheté), on revenait de loin!
    Gil Formosa a réussi a se réapproprier les personnages, de façon remarquable.
    Mais peut-être que la mise en page souffre d'un peu trop d'audaces pour les vieux lecteurs de Buck Danny, comme moi. Le style "gaufrier" est vraiment loin de ces deux albums.
    Sinon, les scènes aériennes sont très réussies et l'épisode du typhon est assez grandiose, il faut l'avouer.
    Reste le scénario, qui à mon avis est , comme l'ont souligné certains, un peu trop tournée vers les films d'espionnage.
    L'idée de départ, celle d'un groupuscule (du genre de "Spectre") voulant provoquer une guerre entre deux super puissances, relève beaucoup plus d'un James Bond (style "Demain ne meurt jamais" ) que d'un scénario de Charlier ou de Bergèse.
    Mais les deux repreneurs de cette série n'ont pas à rougir du résultat, j'ai passé un agréable moment de lecture, même si je préfère la reprise de Buck Danny sous forme de la série "Classic", plus conforme à l'image de ce que je me fait de Buck Danny et de ses compagnons.

    herve26 Le 29/11/2016 à 14:56:06
    (AUT) Hugault - Tome 3 - Pin-Up Wings 3

    Cet avis porte sur les 3 volumes réunis dans un coffret:

    Les éditions Paquet ont eu la brillante idée de réunir dans un coffret les ouvrages d'illustrations de Romain Hugault consacrés aux Pin Up ; et en particulier de rééditer le premier volume de cette série, sorti en janvier 2007 et limité seulement à 1000 exemplaires, introuvable aujourd'hui en édition originale.
    Romain Huguault s'est d'abord illustré par des séries remarquables consacrées à l'aviation comme "Au delà des nuages" ou "le Grand Duc", ou encore sa série "le pilote à l'Edelweiss" et plus récemment "Angel Wings", mais aussi par le one shot "le dernier envol", qui l'a révélé au grand public.

    Ici, avec ces 3 art books, Huguault laisse libre cours à sa passion (l'aviation des années 40), le tout agrémenté par la présence de superbes créatures féminines, les célèbres Pin Up.
    On y croise évidement Marilyn, mais aussi Dita Von Teese, une certaine Margot, plus habituée à l'univers de l'automobile, et d'autres encore...

    Même si les albums sont inégaux (le premier est assez léger au niveau des illustrations, dans le second Romain Hugault fait appel à quelques "guest stars" pour compléter son album d'ailleurs co-signé avec Laurent Negroni; par contre dans le dernier album, on sent que notre dessinateur maitrise à la fois le format et le sujet.....un régal!), l'ensemble de cette" trilogie" reste très agréable à contempler.

    Bref, une série de Art books indispensable aux amateurs de belles carrosseries........
    A noter qu'un quatrième volet de cette série est paru en juin 2016.

    herve26 Le 29/11/2016 à 14:39:04

    Ce fascicule édité par les éditions "Dynamite" est , je l'avoue, assez réussi. Cette histoire d'un couple presque comme les autres, lui photographe pour des magazines de charme, elle , infirmière très troublée par l'arrivée d'une nouvelle collègue, se lit avec plaisir.
    Tout d'abord, il faut souligner le parti pris choisi par l'auteur, Marc Ali, d'avoir construit une histoire sous forme 3D, qui donne,sans jeu de mots, du relief à cette aventure.D'ailleurs, cette bande dessinée a été réalisée via le logiciel de jeu pour adultes "trixxx".
    Ensuite, j'ai trouvé personnages, décors, et mise en scène très classieux, sans vulgarité aucune, bien que ce livre soit réservé à un public adulte averti.
    Par rapport à d'autres ouvrages du même style, l'histoire semble plus réaliste et repose sur des fantasmes assez répandus.
    Bien sûr, certaines scènes sont très explicites, avec des dialogues assez crus, mais la qualité du dessin et du scénario font que cet ouvrage sort du lot de la production dite "pour adultes".
    Une bonne surprise donc qui j'espère, connaîtra une suite.

    herve26 Le 27/11/2016 à 15:48:52
    Blake et Mortimer - Tome 24 - Le Testament de William S.

    J'avais lu, comme beaucoup, la prépublication de ce 24ème volume dans le figaro magazine cet été.
    J'avoue que la lecture de cet opus m'avait profondément déçue. Il faut dire que cet album succédait au "Bâton de Plutarque", superbe préquel du "secret de l'Espadon", signé des mêmes Juillard et Sente.
    Pourtant, ici la magie n'opère pas.
    Nous assistons à une énigme que l'on pourrait retrouver dans un roman d'Agatha Christie - à l'image du "serment des cinq lords"- mais ne convainc guère pour nos intrépides aventuriers. Avec le parti pris de développer un pan de la vie de William Shakespeare sous forme de flash-back, nos héros passent en arrière plan. Je n'ai pas compté les cases mais il me semble que jamais dans une de leurs aventures,Blake et Mortimer auront été aussi absents d'un album !
    Et que dire du génial Olrik ? Relégué un rôle de chef de Maffia téléguidant des opérations douteuses du fonds de sa cellule! Mais que diable allait-il faire dans cette galère? On ne le reconnait pas, tout comme on ne reconnait pas Sharkey, qui semble avoir subi une cure d'amaigrissement.Même si on voyage pas mal entre Londres et Venise, entre Vérone et Ravenne, je n'ai pas réussi à m'embarquer complètement dans cette histoire.
    Certes, contrairement aux albums de Jacobs, les femmes sont assez présentes dans cet opus, Yves Sente levant à peine le doute en fin d'album sur la filiation d' Elizabeth McKenzie.

    Malgré toutes ces imperfections,j'ai cédé à mon côté collectionneur en achetant la version format à l'italienne (qui a l'avantage de souligner le dessin de Juillard qui, malgré de nombreuses critiques en ce moment,reste un bon repreneur de Blake et Mortimer, même si je lui préférais le regretté Ted Benoit et surtout Antoine Aubin) et le tirage "normal" de l'album, mais avec la couverture déclinée pour la Fnac,plus intéressante que la version tout commerces.

    Bref,un sentiment plus que mitigé pour cette vingt-quatrième aventure d'une série que je suis depuis près de 40 ans.

    Parallèlement à cette sortie, je voudrais vous signaler la parution d'un ouvrage intitulé "l'héritage Jacobs" de Jean Luc Cambier et Eric Verhoest qui avaient déjà signé en août 1996 un superbe livre d'entretiens avec Jean Van Hamme et Ted Benoit, "Blake et Mortimer [histoire d'un retour]".
    Cet "Héritage Jacobs" bénéficie de riches illustrations (crayonnés,reproduction d'ex libris...)et en fait un livre indispensable pour ceux qui, comme moi, restent attachés aux aventures de Blake et Mortimer.

    herve26 Le 22/11/2016 à 15:43:37
    Les enquêtes auto de Margot - Tome 1 - Le mystère de la traction 22

    Très agréable surprise que cette bande dessinée.
    Dans la lignée des bd des années 50 style, d'ailleurs les références y sont nombreuses (voir l'hommage discret à la "marque jaune", page 21, ou encore à Spirou, page 25), cet album doit ravir tout les nostalgiques de cette époque.

    Certes, le récit repose entièrement sur les épaules (ou plutôt le buste fort généreux) de Margot mais le côté naïf du scénario est rapidement effacé par un dessin efficace.

    Adepte de la période "ligne claire", j'ai été vite séduit par cette aventure assez improbable mais bien ficelée.

    En outre, l'objet éditorial rentre dans les "canons" de l'époque avec les pages bleues (comme les "tintin" d'époque) en ouverture, et le dossier en fin d'album mérite toute notre attention (ah! Margot dessinée par Romain Hugault)

    Bref, une lecture très fluide, un dessin classique avec une pointe d'érotisme à la Vadim (Margot ne peut vous laisser indifférent) et un scénario qui, s'il ne casse pas trois pattes à un canard, tient la route grâce à deux dessinateurs doués.

    herve26 Le 22/11/2016 à 15:41:03

    Que dire de plus sur cette bd ?

    Oui, sans le coup de projecteur d'Angoulême,à l'époque, je n'aurais certainement pas fait attention à ce livre. Emprunté à la bibliothèque (heureusement pas acheté), je l'ai lu rapidement et puis au final, qu'en reste-t-il ? Rien, une amourette naissante et naïve qui se déroule dans une piscine.
    Pas d'histoire, peu voire pas de dialogue, des planches muettes et surtout des pages que l'on tourne à vitesse grand V.
    Quant à la conclusion... je ne l'ai pas comprise. J'ai tourné la page pour voir si il y avait une suite mais non...

    Reste un dessin élégant et stylé que j'ai trouvé réussi.

    herve26 Le 22/11/2016 à 14:51:52

    Dernièrement,je me suis replongé dans la lecture de cette aventure.
    Dans un premier temps on peut s'accorder que le scénario ne brille guère par son originalité : une simple réminiscence du "comte de Monte-Cristo", d'Alexandre Dumas, pourrait-on penser.
    En effet, tout y est : la servante noire, l'amour de jeunesse ; le banquier peu scrupuleux, la vengeance, jusqu'à la première case qui rappelle l'incipit du roman. Yves Sente pousse assez loin les références puisqu'on y voit Maquet (le nègre de Dumas ou co-auteurs des romans de Dumas selon certains) prendre des notes au tribunal.
    Mais ce qui fait la force de cet album, ce sont les magnifiques planches de Rosinski en couleurs directes. Certaines cases sont de véritables petits tableaux !

    Dans un second temps (le deuxième volume , en réalité ), le scénario prend un tournant qui m'a littéralement bluffé. Très riche en rebondissements, cette seconde partie nous entraine loin de Paris et de son palais de justice, où le talent de Rosinski peut s'exprimer, avec des couleurs plus vives.

    Une histoire qui ne peut que ravir les amateurs d'aventures avec un grand A.
    Yves Sente joue avec le temps, avec ses personnages, et surtout avec nos nerfs qui sont mis à l'épreuve avec ce scénario complexe ô combien réussi.

    Un régal pour les yeux, un plaisir de lecture... du grand art.
    Une œuvre que j'aime relire régulièrement.

    herve26 Le 22/11/2016 à 14:35:07
    La voix - Tome 2 - Haut et fort

    Dernière partie de cette histoire d'un acteur muet, accusé du meurtre de sa femme, ce second opus est beaucoup plus centré sur l'enquète policière que le précédent. Malgré tout, on retrouve l'atmosphère désuet des années 30 à Hollywood (poids des studios, alcool, drogue, producteurs véreux etc.). Cette bande dessinée oscille constamment entre "le cirque" de Chaplin et les films noirs de l'âge d'or du cinéma américain. En outre, de fabuleux seconds rôles font irruption dans cette seconde partie : le commissaire évidemment, et surtout l'archiviste du commissariat. Si le dessin est parfois grossier voire maladroit, il ne dessert en rien cette histoire, empreinte de nostalgie. Il faut également s'attarder sur les réparties (écrites) savoureuses de Julius.
    Enfin, la couverture de l'album est magnifique. Un bon album qui se laisse lire et relire.

    herve26 Le 22/11/2016 à 14:34:36
    La voix - Tome 1 - Comme un murmure

    C'est un très bel album publié par Vents d'Ouest et ce serait malheureux de passer à côté. Alors, amoureux du 7ème art, lisez vite "la voix" et vous retrouverez l'ambiance de la fin des années 20.Influencé certainement par la romance de John Guilbert et de Greta Garbo, par des films comme "chantons sous la pluie", (pour les conséquences de l'arrivée du cinéma parlant en 1927), ou encore "sous le plus beau chapiteau du monde" (pour le rôle de clown), l'intrigue n'en n'est pas moins originale. La lecture est agréable malgré le grand nombre de flash back. Le dessin peut, à première vue rebuter certains, mais cette BD est un régal !

    herve26 Le 22/11/2016 à 14:28:22
    Les 110 pilules - Tome 1 - Les 110 pilules

    J'avais longtemps entendu parler de cette bd et il a fallu attendre sa réedition par Delcourt pour enfin me la procurer.
    J'ai été surpris et surtout séduit par le graphisme de Magnus, un dessin en noir et blanc soigné et réaliste.
    Franchement pornographique dans la première partie, le récit devient plus sombre et torturé vers la fin.

    Cette bande dessinée tranche avec les autres bd du genre car, pour une fois, un scénario existe (même s'il s'agit de l'adaptation d'un roman chinois du XVI ème siècle) ; nous sommes loin ici d'une multiplication de scènes pornographiques sans queue ni tête (heum !).
    En outre, l'histoire bénéficie d'un superbe dessin, loin des illustrations souvent grossières que l'on retrouve souvent dans les bd érotiques.

    Bref, une bd que les amateurs du genre doivent posséder dans leur bibliothèque.

    herve26 Le 22/11/2016 à 14:21:06

    Au fil des albums, on finit par suivre les aventures des pensionnaires du désormais célèbre " One Two Two ", comme celle d’une famille. Et cette fois-ci, c’est la mère-maquerelle, la tenancière du bordel, Mme Georgette, qui occupe le principal rôle dans ce cinquième volume.
    Avec son esprit de "sacrifice", elle rend un immense service à cette nouvelle cendrillon, étrangement dénommée Cosette, qu’elle accueille sous son toit et qui se révèlera une recrue hors paire dans l’histoire intitulée "la belle envoutée".
    Par contre, elle devient la principale protagoniste de " Mme Georgette tombe amoureuse " où intrigue sentimentale et jeu d’argent font mauvais ménage….je vous laisse le soin de découvrir la suite.
    Enfin, avec "la millième passe ", Frollo nous offre une histoire plus classique,certes, mais assez drôle d’un client habituel (Monsieur Clivet) voulant épouser une des pensionnaires du One Two Two.
    Frollo nous offre, comme à l’habitude, un dessin simple, dépouillé, mais très explicite, servi par un scénario original et , il faut le reconnaitre, souvent drôle

    herve26 Le 22/11/2016 à 14:18:22
    Chambre 121 - Tome 6 - Suite 121 - Volume 1

    Retour gagnant pour Igor & Boccère (qui ne forment qu'un seul et unique auteur) avec cette Suite 121, qui reste au niveau de Chambre 121, album dont j'avais, à l'époque, pensé le plus grand bien. Dans le style BD dite "pour adulte", je tiens cette série comme une des meilleures du genre.
    Avec ce premier opus de cette seconde saison, l'auteur nous offre là les nouvelles aventures d'un "étalon" mis à la disposition d'une grande bourgeoise répondant au superbe nom d'Ermadine Saint Lys.
    On y retrouve toutes les perversions sexuelles : du candaulisme à la partouze branchée, en passant par la double pénétration et l'onanisme, le tout dessiné de manière magistrale.
    Certes les canons habituels ne sont guère présents ici : aucune bimbo mais des femmes ordinaires (la notion de la "voisine d'à côté" - the girl next door- comme le soulignait le journal PlayBoy à une époque, semble être le leitmotiv de cette série).
    C'est un album très cru, pornographique mais qui tranche vraiment avec les albums habituels en faisant des femmes évoquées dans ce récits non des femmes soumises (comme le fait Ardem) mais des maîtresses-femmes, fières et dominatrices.

    A réserver aux adultes, évidemment

    herve26 Le 19/11/2016 à 17:14:09
    Sara Lone - Tome 2 - Carcano girl

    Un tome 2 qui se laisse lire avec plaisir.
    Erik Arnoux nous offre là un polar certes classique , où se mêlent Mafia, FBI, et complot politique le tout sur une recherche au trésor pendant les premières années de la Présidence Kennedy, mais très efficace. On y trouve, comme dans les albums de XIII (s'il faut en faire une référence flatteuse) le Ku Klux Klan mais aussi une mystérieuse conspiration, encore assez énigmatique dans ce deuxième opus.
    Les dessins de David Morancho sont soignés .
    Je serai au rendez vous pour le troisième volume.

    herve26 Le 18/11/2016 à 15:18:05

    Il s’agit d’abord d’un bel objet éditorial : couverture cartonnée, avec incrustation en relief, le tout assez sobre mais très classe. Bref du beau travail signé " Delcourt".
    Par contre, je ne suis pas très fan d’histoires courtes en bandes dessinées. Ces saynètes m’ont parfois esquissé un sourire (surtout les dernières) mais sans plus. A titre de comparaison, j’avais préféré l’humour grinçant voire très dérangeant de la série Durandur parue entre 2005 et 2007
    Je ne suis vraiment pas dans la cible de cette bande dessinée humoristique. Je reconnais par contre que le dessin est très soigné et va à l’essentiel mais je n’ai pas du tout accroché à ce côté absurde.
    Dommage car le dessin complètement décalé en quatrième de couverture me donnait envie de lire ce livre.

    herve26 Le 16/11/2016 à 22:47:04
    Barracuda (Jérémy) - Tome 6 - Délivrance

    Clap de fin avec ce sixième et dernier volume d'une série, prévue à l'origine en 3 volumes si mes souvenirs sont bons.
    Sans s’appesantir sur le scénario de Jean Dufaux, qui aurait gagné en concision - un peu trop de digression à mon goût , notamment avec le tome 2-, il faut souligner l'excellent dessin (et les couleurs superbes) de Jérémy, même au bout de 6 volumes.
    Dans cet opus, tout va très vite, nous n'avons pas vraiment pas le temps de nous ennuyer, comme si Dufaux avait enfin hâte de trouver une conclusion à cette aventure de pirates, aventures qui se déroule pour l'essentiel sur la terre ferme, ce qui est le paradoxe de cette aventure (mais de mémoire le film "le corsaire rouge" se déroulait aussi en grande partie sur la terre ferme).
    La véritable personnalité des personnages se révèle ici: Raffy prend l'ascendant sur les autres, et Ferrango va connaitre une destinée inattendue.
    Je ne sais pas si Dufaux et Jérémy se lanceront dans un nouveau cycle, en tout cas je pense honnêtement que ces 6 volumes se suffisent à eux même, la dernière case concluant parfaitement l'histoire.

    Un récit qui se relit avec plaisir, malgré quelques longueurs.

    herve26 Le 16/11/2016 à 22:03:15
    Angel Wings - Tome 3 - Objectif Broadway

    Troisième et dernier volume de ce cycle qui se conclut sur une superbe planche .
    Ce tome fait la part belle aux tribulation d'Angela et de Jinx dans la jungle (même si parfois, comme sur la page 40, on a du mal à les reconnaître). Sinon, le dessin de Romain Huguault est toujours aussi bluffant: que ce soit la jungle, les personnages (on a même le droit à un petit strip-tease d'Angela, qui fait beaucoup plus pin-up que sa rivale Jinx) les uniformes ou les scènes de combats aériens, je ne trouve rien à y redire.
    Il faut en effet souligner la beauté des planches consacrées aux combats aériens - avec la présence de nombreuses grandes vignettes- où on ressent à chaque fois le mouvement, la vitesse, bref du grand art!
    Au niveau scénario, on pourrait regretter qu'on ne trouve pas ici de réponse concrète à l'assassinat de la sœur d'Angela, mais les auteurs ont décidé de s'engager dans un nouveau cycle pour répondre à cette question.
    Si vous voulez prolonger cette lecture dans l'univers des Pin-Up des années 40, jetez-vous sur les quatre volumes "Pin-Up Wings" signés Romain Huguault, cela en vaut le détour.

    herve26 Le 16/11/2016 à 11:00:58

    Tout d’abord, je dois préciser que je ne connaissais pas du tout Antonio Tabucchi, écrivain italien qui vivait au Portugal (je me suis renseigné depuis), ni le roman éponyme d’où est inspiré cette bande dessinée.
    L’histoire de cette prise de conscience politique de Pereira, journaliste responsable de la rubrique culturelle du journal « Le Lisboa », nous est contée sur près de 150 pages. Le récit se situe pendant la dictature de Salazar, sur un fonds de guerre d’Espagne.
    Il fallait effectivement au moins 150 pages pour cerner le personnage de Pereira, personnage complexe, hermétique à l’actualité et passionné de littérature française. Le suivi de cette métamorphose, qui passera de la neutralité au militantisme, n’est certes pas très original mais cela se lit bien. Quelques scènes m’ont fait sourire, surtout celle avec le père Antonio et son avis sur Claudel !
    Connaissant assez bien le Portugal, j’ai surtout apprécié les planches de Pierre-Henry Gomont : on s’y croirait. Loin d’avoir adopté un style réaliste, bien au contraire, il nous baigne dans l’ambiance de Lisbonne avec brio : couleurs, décors, tramway, les ruelles, la chaleur, le Tage…tout y est. C’est parfait.
    Par contre, si la qualité aussi bien scénaristique que graphique est au rendez-vous, je ne sais pas si je relirai cette bande dessinée.

    herve26 Le 14/11/2016 à 19:24:00

    Depuis quelques années, je lis avec amusement les péripéties de Guy Delisle, voyageur malgré lui.
    Ici, le récit qu'il nous offre ne prête pas à rire.
    En suivant, jour après jour le véritable récit ,sur près de 430 pages, d'un otage, celui de Christophe André, en mission humanitaire pour une ONG, Delisle aurait pu nous soumettre un livre ennuyeux. En effet, sur plusieurs pages, on a le même décor, le même cadrage je pourrai dire, mais l'histoire avance avec fluidité. On a envie de connaître la suite. En distillant les pensées du jeune otage, ses doutes, ses illusions, Guy Delisle fait un travail remarquable. On est en parfaite symbiose avec Christophe André, on a peur avec lui, on tremble avec lui, on doute avec lui. On ne peut que souligner son courage, ses moyens de s'évader mentalement grâce aux maréchaux d'Empire et aux batailles napoléoniennes.
    L'humour n'est pas totalement absent de ce récit. Le personnage de Christophe est assez drôle: les surnoms donnés à ses geôliers,ses problèmes de chaussures, ses tracas quotidien viennent adoucir le drame qui se déroule sous nos yeux.

    Guy Delisle indique qu'il a mis 15 ans à élaborer cet album, qu'il en soit remercié, le résultat est à la hauteur.
    Un récit intimiste, intelligent sur le quotidien d'un otage,quotidien qu'ont connu certains, que connaissent sans doute d'autres (la captivité de Christophe André, en 1997,n'avait pas été dévoilé au grand public) et que malheureusement, dans le monde chaotique que nous vivons, se reproduira sans doute pour d'autres hommes.

    herve26 Le 13/11/2016 à 18:52:48

    Dans un style graphique assez proche de celui de Frederick Peeters, Graig Thompson nous offre ses souvenirs de jeunesse et d'adolescence.
    Souvenirs marqués par le poids du puritanisme américain, par le lycée mais surtout souvenirs bercés par les histoires d'amours ou plutôt par sa grande histoire d'amour, Raina.

    Ce récit autobiographique est magnifiquement mis en page, et les scènes oniriques sont illustrées de façon magistrale.
    J'ai trouvé les dernières pages (chapitre intitulé "note de bas de page") bouleversantes.

    Il s'agit là d'un livre incontournable. Tous les thèmes sont abordés : amours, illusions, religion, désillusions, famille...et même le mythe de la grotte de Socrate.

    La magie de ce livre de 600 pages est aussi de nous remémorer nos propres souvenirs.

    Conseil de lecture : installez-vous confortablement dans un fauteuil et éteignez téléviseurs, portables, et autres parasites pour apprécier à sa juste valeur ce chef-d'oeuvre.
    Et après la lecture, souvenez-vous....

    herve26 Le 13/11/2016 à 18:21:32

    Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas replongé dans le roman graphique.
    Et pour recommencer, j'ai trouvé ce pavé, de... mince les pages ne sont même pas numérotées.

    A sa sortie, j'avais boudé cette bd, pourtant chaudement recommandée par mon libraire, au vu des dessins un peu trop simplistes et surtout à cause du personnage de Peters, dessiné avec une tête de grenouille (sauf dans une case).

    Comme quoi il faut se méfier des apparences car ce récit est une belle et heureuse surprise.
    Je l'ai dévoré d'une traite tant l'histoire m'a passionné.

    Pourtant, il n'y a aucune intrigue, aucun suspens mais on suit seulement une réunion familiale sur quelques jours, réunion où les parents annoncent leur séparation après 40 ans de mariage et la réaction de leurs enfants (qui ont à présent la trentaine).

    Le scénario est très bien construit, parfois déroutant (comme ces pages où seuls les plans de la maison figurent sur plusieurs pages). Malgré l'épaisseur de ce bouquin, il se lit très vite et l'on s'attache aux personnages de cette famille.

    A tel point que l'on est déçu d'arriver à la fin du livre.

    Un chouette bouquin donc, où l'auteur aborde pêle mêle l'amour, la vieillesse, la maladie, la solitude sans jamais tomber dans la mièvrerie.

    herve26 Le 13/11/2016 à 17:59:29

    Je l'avoue tout de suite: je ne suis guère fan des comics (j'ai d'ailleurs revendu l'ensemble des comics que je possédais, excepté un seul : ce fameux diptyque).
    Très loin de cet univers, j'ai pourtant succombé à la lecture et surtout à la relecture de cette aventure.(je ne compte plus combien de fois je l'ai relu)
    Tout d'abord, le scénario est béton, il fallait oser créer l'histoire d'un Clark Kent, qui se trouve avoir les mêmes super-pouvoirs d'un autre Clark Kent, idéalisé dans les comics.

    Et puis, surtout ce qui m'a vraiment séduit dans cette histoire, c'est de suivre sur plusieurs années l'histoire de ce héros, qui de la jeunesse fougueuse et parfois dangereuse à une vieillesse plus apaisée , vit des aventures hors du commun, en essayant de protéger sa famille.

    En imaginant un Superman, adolescent puis père de famille, puis grand-père,Kurt Busiek prend à rebours tout l'imaginaire que nous avions sur ce héros, tant de fois illustré et repris.
    Enfin, le dessin de Stuart Immonem n'est pas en reste. Il s'éloigne des comics que j'ai pu lire, et c'est sans doute pour cela que cela me plait.

    Si comme moi, vous n'aimez pas les comics, n'en lisez qu'un seul: celui-ci qui est un chef d’œuvre absolu.

    herve26 Le 13/11/2016 à 17:50:14
    Paul - Tome 2 - Paul a un travail d'été

    Première lecture dans le monde de Michel Rabagliati.

    J'ai certes eu un peu de mal à entrer dans l'histoire mais passé le bref épisode lycée, famille, imprimerie, je me suis plongé dans l'histoire de Paul, moniteur de colo avec délice. Sans doute à cause des années passées comme mono également, j'ai été séduit par les aventures de Paul, à la fois timide, gaffeur, cool ou dépassé par les évènements
    L'ambiance des camps de vacances, même si cela se passe au Québec, est bien rendue.

    La fin, même si Rabagliati tire un peu trop sur la corde sensible, est finalement prévisible.

    Au vu de l'excellente impression que m'a laissée cette lecture, je vais de ce pas me plonger dans les autres aventures de Paul.

    herve26 Le 13/11/2016 à 14:07:38

    Voilà le type d'ouvrage sur lequel je ne me serai même pas arrêté sans le coup de projecteur du festival d'Angoulême 2009. En effet, depuis quelques années, j'ai délaissé, par lassitude et souvent par déception, les bandes dessinées dites indépendantes, au profit des mainstreams.

    Pourtant, ce livre est en tout point remarquable : une couverture soignée, à la Chris Ware (d'ailleurs c'est ce même festival d'Angoulême qui m'a révélé Jimmy Corrigan), un papier de grande qualité et une pagination importante, 200 pages que j'ai lues d'une traite tant Winshluss a adapté d'une façon intelligente le roman de Carlo Collodi.

    Enfin, lu c'est vite dit car cette bande dessinée est quasi-muette, seules les pages consacrées à Jiminy le cafard (qui remplace le célèbre criquet) sont pourvues de dialogues. A la lecture, je ne me suis guère ennuyé, au contraire. C'est irrévérencieux (Ah ! Blanche Neige croquée par Winshluss vaut le détour !), parfois trash, quelquefois drôle mais surtout bien construit. Un scénario qui ne laisse aucune place à l'improvisation.
    Winshluss a bâti une mécanique parfaitement huilée qui, jusqu'à la dernière page, nous surprend et nous enchante.

    Mais plus que l'adaptation du roman éponyme de Callodi, c'est sans nul doute à celle de Walt Disney que Winshluss a songé lorsqu'il a écrit ce livre.

    Il s'agit, je pense, d'un ouvrage qui plaira à tout amateur de bd, tant le récit est fort et extrêmement bien pensé.

    Un livre incontournable qui mérite d'être lu et surtout relu.

    herve26 Le 13/11/2016 à 14:04:29
    Trio Grande - Tome 1 - Adios Palomita

    Grand amateur de Western, aussi bien en bande dessinée qu'au cinéma, j'ai découvert assez tardivement cette aventure imaginée par Vatine et Clément.
    Quelle claque !

    Bien sûr on songe aux westerns spaghettis de Sergio Leone à la lecture d'Adios Palomita, et il ne manque que la musique d'Ennio Morricone pour se croire devant le grand écran !
    On rit beaucoup dans cet opus, où l'ensemble des canons du western est présent: trahison, duels, poursuites, hold -up et une pointe d'érotisme, qui sous les pinceaux de Fabrice Lamy, est plus qu'agréable...

    Un récit extrêmement bien construit, mené à un rythme d'enfer ; et sans doute un des meilleurs one shot que j'ai lu sur cette époque.
    One shot, en effet, car il est fort dommage que la série se soit arrêtée à cet unique opus.

    Mais si vous voulez poursuivre dans la même veine, je ne peux que recommander "500 fusils"(Wayne Redlake), du même dessinateur.

    herve26 Le 13/11/2016 à 13:59:36

    Voici une bande dessinée que j'ai lue et relue trois fois depuis son achat, et sur laquelle j'ai du mal à m'exprimer tant le sujet est fort.

    C'est en effet une véritable claque, une bombe évidement à ne pas mettre entre toutes les mains.

    L'objet éditorial en lui-même est superbe : une belle jaquette représentant une scène champêtre voire bucolique : une petite fille dort dans l'herbe !
    Que nenni, Fabien Velhmann et Marie Pommepuy nous ont concocté un conte macabre, cruel, parfois gore, sordide et..., bon j'arrête là les adjectifs tant on sort dégouté de cette histoire, même complètement retourné tant le décalage est fort entre le dessin (presque de l'illustration de livre d'enfant) et la cruauté du récit.

    Le scénario n'explique pas tout, et c'est d'ailleurs une volonté des auteurs. Qu'est-il arrivé à cette fillette, qui est l'homme habitant la forêt (son père, son assassin, un quidam ?), qui sont ces étranges créatures sorties du corps d'Aurore (pour ma part, je pense qu'il s'agit de la production de son cerveau, de ces histoires que se racontent les petites filles... mais cela n'engage que moi) ? Mais c'est au lecteur d'imaginer le passé et la suite de cette aventure.

    Un récit qui, au fil des saisons et de la décomposition du corps (tiens cela me fait songer au poème de Baudelaire intitulé Une charogne, lisez-le, vous verrez) nous met mal à l'aise, voire nous répugne mais bon sang que c'est réussi !

    Une excellente bande dessinée,

    herve26 Le 13/11/2016 à 13:39:34

    Après le remarquable The Birthday Riots, Nabiel Kanan continue, avec "Drawners" (les noyés) son constat amer sur la société.
    Le regard désabusé de l'auteur sur le monde politique, se porte à présent sur la sphère économique.

    J'ai eu, je l'avoue, un peu de mal à rentrer dans le récit, tant les personnages s'entrecroisent sans pour autant découvrir au début, tout du moins, un vrai fil conducteur. (Car qu'y a t-il de commun entre un magnat de la finance, un couple sans histoire et un toubib ?)

    Pourtant, de ces personnages torturés et complexes, aucun n'échappe au couperet du remord et de la souffrance. Nabiel Kanan porte un regard froid et lucide sur les désillusions des hommes, thème qu'il avait déjà développé dans son précédent album.

    Un album noir, scénario réglé comme une horloge (malgré quelques facilités – lorsque Havley, armée, retrouve trop vite son dealer-), le tout relevé par un dessin en noir et blanc sobre et beau.

    herve26 Le 13/11/2016 à 13:38:16

    "Un ciel radieux" ou "le ciel peut attendre" aurait pu sous-titrer Jirô Taniguchi, si cela ne faisait pas déjà référence à un film célèbre.

    Cette imposante bande dessinée (300 pages) reprend les thèmes chers à Taniguchi, le temps, la famille, les secrets, les remords et les regrets. Pourtant contrairement au Journal de mon père qui m'avait ému presque jusqu'aux larmes ou alors Quartier lointain, chef-d’oeuvre absolu, je n'ai été peu ou prou, touché par cette aventure de Kubota et de Takuya.

    Non, l'émotion, que sait si bien manier habituellement Taniguchi, n'atteint pas le lecteur ici.
    Quelques exceptions notables tout de même, lorsque Kubota revoit sa fille par exemple.

    Mais j'ai eu parfois l'impression que l'auteur avait du mal à faire passer auprès du lecteur cette idée, pourtant originale, de l'esprit de Kubota dans le corps d'un jeune homme. Parfois, je ne savais plus qui parlait.

    Le livre aurait sans doute gagné en intensité et en émotion en étant plus court : les passages faisant allusions aux cadences infernales des entreprises japonaises, m' ont semblé inopportuns, ou tout du moins, trop long.
    Taniguchi aurait dû se contenter de la sphère familiale.
    "un ciel radieux" reste malgré tout un livre de qualité mais bien en deçà des oeuvres que j'ai citées au début.

    herve26 Le 12/11/2016 à 17:16:27

    Avant toutes choses, il faut souligner la qualité éditoriale de cet objet: de la couverture au format, en passant sur les enluminures de pages, tout est parfait.
    Habitué aux aventures maritimes, Riff Reb's abandonne ici son style habituel.
    Cela suffit-il pour autant pour en faire une bonne bande dessinée?
    Je ne le crois pas.
    Nous suivons ici l'histoire de 4 horribles personnages (un loup, un ogre, un sorcier et un vampire) à vitesse grand V.
    A peine ouvert, j'ai lu la quarantaine de pages qui compose l'album en à peine cinq minutes.
    Même si la morale de ce conte,nous ramène à des souvenirs d'enfance, je n'en pense pas moins que cet ouvrage est plus destiné aux adultes qu'aux enfants.

    Au final, un album qui se lit trop vite....d'où une déception.

    herve26 Le 12/11/2016 à 10:44:55

    Ce one shot est assez réussi, je l'avoue. Avec une idée originale (l'héroïne, Luisa, fait la rencontre de son double, adolescente), bien que Taniguchi, avec son "Quartier lointain" ait déjà esquissé cette hypothèse, Carole Maurel nous offre un récit touchant, drôle en jouant sur les sentiments amoureux ambigus de Luisa.
    Au cours de ces 270 pages, on ne s'ennuie pas une seule minute en découvrant la vie actuelle de Luisa, et les espoirs, parfois déçus de le jeune Luisa, qui assiste à ce qu'elle deviendra dans les années à venir.
    C'est intelligent,avec des dialogues bien enlevés.
    Pour ma part, je l'ai lu deux fois depuis sa sortie, gage d'une bonne qualité de cette bande dessinée. En outre dessins et couleurs sont de bonne fracture.
    Passé le décalage entre les techniques des années 1995 et celles de 2013 qui nous offre quelques moments drôles (les francs, la télécarte...),nous avons là une réflexion sur la vie, ses espoirs et ses regrets, sans autant verser dans le pessimisme, bien au contraire, le ton adopté étant ici assez enjoué.

    Ce pavé de 270 pages se lit malgré tout assez rapidement, et avec plaisir

    herve26 Le 11/11/2016 à 18:06:25

    Un pavé cette BD, mais est–ce encore une BD ? Très dense, la lecture m’a pris une bonne semaine pour tout apprécier, y compris les notes de bas de pages qui sont plus pour rappeler au français que nous sommes, certaines subtilités voire références de la langue anglo-saxonne.
    Si le récit est long (600 pages tout de même), Alex Robinson a eu l’idée de le découper en chapitres, annoncés par un tableau des principaux personnages répondant à une question existentielle (qu’est ce vous voulez pour Noël ? par exemple).
    L’histoire s’inscrit dans l’air du temps puisque l’on parle colocation (style "friends" mais en plus intelligent) de boulot, de rencontres, d’espoirs, d’échecs et de ruptures. Ruptures amoureuse (d’ailleurs le livre débute ainsi), rupture avec la société (Cf. le groupe de rockeurs-du-dessous).
    Beaucoup de moments drôles (la logeuse est excellente !), d’émotion (le noël du professeur), de grâce (la scène du patinage), de doute (à travers Ed Velasquez).
    Evidemment le monde du travail très présent, n’est pas épargné, en particulier celui de la BD et de l’édition, à travers Irving Flavor, dessinateur ô combien désagréable à la première approche. Tout au long de ces 600 pages, on s’attache à tous ces personnages gravitant autour de Sherman, l’étudiant-apprenti- écrivain-libraire : du dessinateur-raté à la logeuse-caporal chef, en passant par la journaliste-bordélique et l’intello-dragueur fou… bref une galerie de portraits parfaitement réussis.
    Le génie de Robinson est d’avoir fait passer l’intrigue d’un personnage à un autre… sans que l’on se rende compte qu’au final, le héros n’est pas celui que l’on croit mais chut…. En outre l’épilogue est traité de façon magistrale et la nostalgie nous rattrape.
    "De mal en pis", un roman graphique qui évidemment ravira les amateurs du genre mais qu’il faut absolument faire découvrir autour de vous …un régal, une claque aussi saisissante que ne l’était « Blankets » dans mes souvenirs.

    herve26 Le 11/11/2016 à 17:55:30

    Derrière ce récit qui se lit assez rapidement, se cache une fable cruelle.
    Dans un monde post apocalyptique, nous suivons les aventures d'un étrange personnage, le tout découpé en seize chapitres très courts, sur un mode muet. D'ailleurs inutile de dialogues ou de mots pour deviner les sentiments d'horreur ou de dégoût ressentis par le personnage principal dans un monde sans foi ni loi.
    Au vu de la couverture, on aurait pu s'attendre à un livre pour enfant, il n'en est rien, en revenant à la case départ, c'est une réflexion quasiment philosophique que nous livre là Jean-Luc Cornette, le tout servi par un magnifique dessin en noir et blanc de Jûrg, qui m'a penser à celui de Charles Burns, sur certaines pages.
    C'est un récit violent, dérangeant où même toute humanité semble absente...bref terrifiant

    herve26 Le 09/11/2016 à 21:54:34
    Homicide - Une année dans les rues de Baltimore - Tome 1 - 18 janvier - 4 février 1988

    Sans le jury auquel je participe pour désigner la meilleure bd de l'année, je n'aurai sans doute pas prêté une attention particulière sur cet album.
    Le spitch en quatrième de couverture souligne que ce récit policier est très éloigné des feuilletons américains que l'on connait. Je n'ai pas ressenti cette impression, au contraire. Au travers de ce documentaire en bd, j'ai retrouvé les stéréotypes des séries américaines policières: du policier chevronné et sage (Addario) au flic de terrain aguerri (Landsman), en passant par le pistonné (Pellegrin)qui se révèle un excellent enquêteur, rien de neuf sous le soleil de Baltimore.
    Le dessin de Squarzoni est très bon ,voire un peu froid.En prenant le parti d'une voix off quasiment tout au long du récit, l'aspect documentaire et froid est accentué.
    Bref, je suis sans doute passé à côté de quelque chose, mais en tout cas je n'ai pas envie de connaître la suite.

    herve26 Le 08/11/2016 à 22:39:05
    (AUT) Pernet - Tome 1 - Pin up

    J'ai découvert cet illustrateur, presque par hasard, au fil d'un forum de Bdgest.
    Les illustrations postées sur le site m'ont rapidement conquises.
    Il y a du Aslan ou du Elvgren derrière ses Pin Up.
    D'ailleurs, en mettant en avant, sans aucun décor, des femmes superbes , Sébastien Pernet n'en retient que l'essentiel. Aucune vulgarité dans cet ouvrage, qui relève beaucoup plus de l'érotisme soft que d'autre chose.D'ailleurs l'interview présente en fin d'album illustre parfaitement le choix opéré par l'auteur.
    Un album d'illustrations "classe", "classieux" aurait dit Gainsbourg, qui retrace l'ensemble des dessins réalisés par Sébastien Pernet entre 2001 et 2015.
    L'auteur mélange, en outre, des planches en noir et blanc et des planches en couleur.
    Ce recueil étant auto édité, je ne peux que vous conseiller de vous rapprocher de l'auteur , comme je l'ai fait, sur son blog, si vous êtes intéressé par l'achat de ce recueil.

    Un très bel hommage aux femmes, aux pin-up et à l'érotisme simple.

    En tout cas, je suis partant pour le tome 2, les yeux fermés, vu le talent de l'auteur.

    herve26 Le 07/11/2016 à 00:45:51

    Je n'ai lu que quelques livres de Jean Philippe Peyraud, parmi lesquels le somptueux "le désespoir du singe".
    Avec "L'inversion de la courbe des sentiments", je découvre une autre facette de cet auteur, à la fois sur le style que sur le ton.
    J'ai immédiatement pensé à la série "Love Song" de Christopher, en découvrant le dessin assez épuré de Jean-Philippe Peyraud sur cet album mais aussi par les thèmes abordés.
    Ce récit se veut à la fois intimiste (avec des histoires d'amours qui se font et se défont), drôle (avec le père de Robinson) mais aussi plus dramatique (comme la liaison de Gaspard avec une femme mariée), autour d'un personnage , Robinson. Personne complexe, d'une quarantaine d'année,assez blasé mais toujours à la recherche de l'amour , même sur internet
    Auprès de lui, gravitent moult personnages, qui comme dans "la ronde" de Max Ophüls, finissent par se rejoindre.
    Les dialogues font mouche et cette comédie douce amère (parfois tragique-voir l'épisode de la barque-) est très agréable à lire.

    En tout cas la chute finale, dans tout les sens du terme, est bien amenée

    herve26 Le 03/11/2016 à 22:35:05
    XIII Mystery - Tome 10 - Calvin Wax

    Dixième album de la série, cet opus répond parfaitement au cahier des charges de la série.Fred Duval nous livre un scénario impeccable voire implacable sur le numéro II de la conspiration des XIII. C'est machiavélique à souhait et le scénario repose sur un mécanisme d'horlogerie qui n'a sans nul doute pas renié le gardien du temple, à savoir Jean Van Hamme.Avec l'imbrication de l'histoire de frères Shéridan, du docteur Martha et Dwight S. Rigby, j'ai lu une histoire cohérente, en parfaite adéquation avec la série mère.
    Bref, un album assez académique voire classique mais qui reste dans les canons de la série.
    J'ai vraiment aimé cet opus.
    Il faut aussi souligner le dessin de Corentin Rouge (je ne connaissais que celui de son père sur des reprises de "Comanche" ou de "Marshall Blueberry"), mis en valeur par le cahier graphique réservé à la première édition.

    herve26 Le 03/11/2016 à 22:10:18
    À coucher dehors - Tome 1 - Tome 1

    Avec " à coucher dehors" les auteurs surfent sur la mode des anti-héros, que l’on retrouve chez Lupano, par exemple avec Les Vieux Fourneaux ou alors avec Zidrou dernièrement avec L'Adoption.
    Le personnage d’Amédée tout en couleur est fort attachant et peut faire penser parfois, de par ses jurons, à un certain Capitaine Haddock qui n’aurait mal tourné, ou alors qui n’aurait pas encore rencontré son "Tintin ". C’est d’ailleurs peut être le but de cette histoire, de celle d’une rédemption….on en saura plus dans le deuxième et dernier tome. Car, il faut l’avouer, la dernière page m’a laissé sur ma faim !
    En tout cas le dessin d’Alnor est très bon. Elle nous offre des trognes de SDF saisissantes, une galerie de portrait étonnante, le tout servi sur un scénario bourré d’humour de Ducoudray. Hommage ou clin d’œil, je n’ai cessé de penser au professeur Sprtschk de Franquin, dans " le voyageur du Mézozoïque " en découvrant le personnage du notaire Hubert Troigneau (même lunettes, même coiffure, même trogne presque)
    Même si tout va finir par tourner autour du jeune Nicolas, un adolescent trisomique, le trio de SDF est fort bien réussi et forme à eux trois le personnage principal de ce premier volume.
    La faiblesse de cet opus réside peut être dans la volonté du scénariste d’en faire un peu trop dans les dialogues, de faire du Audiard à chaque case, ce qui alourdit souvent la lecture. Trop de bons mots tuent un peu les dialogues.
    Sinon, une très belle découverte pour moi.
    Je lirai le second volume sans hésiter.

    herve26 Le 15/10/2016 à 10:34:15

    Autant j'avais adoré il y a quelques années "le prestige de l'uniforme" (qui est réédité ce mois-ci), autant je pense être passé à côté du scénario de Loo Hui Phang.
    Certes le dessin (sans oublier les couleurs) de Peeters sert parfaitement ce western presque chamanique mais il m'a manqué quelque chose pour j'accroche vraiment à l'histoire, où il faut l'avouer, il ne se passe pas grand chose sur presque 110 pages. L'irruption du fantastique vient un peu ternir cette aventure.
    Un album graphiquement réussi mais dont j'ai eu du mal à comprendre les motivations des principaux personnages dans cette expédition (en particulier ceux de l’ingénieur Stingley) .

    Un album moyen, à mon goût

    herve26 Le 10/10/2016 à 22:23:34

    Pour une fois, pas de critique sur le fond, car tout a été écrit sur les 12 albums signés Jacobs. Car vous l'aviez tous imaginé,et les éditions "Bake et Mortimer", l'ont réalisé cette intégrale dont nous rêvions tous. Nous avons ,tous , une image ou une expression "by Jove!, par exemple, sur chaque récit de Jacobs.

    - de l'Aile rouge dans "le secret de l'espadon"
    - "balek" " Par Horus demeure !" avec "le mystère de la grande pyramide"
    - le spectaculaire vol des bijoux de la couronne dans "la Marque jaune"
    - la descente dans le gouffre dans " l'énigme de l'Atlantide"
    - la poursuite dans le métro à Passy-Maleseau , pour "SOS météore"
    - la roche Guyon dans " le piège diabolique"
    - le manège du parc Montsouris de "l'affaire du collier"
    - sans oublier le Ryu de "Sato"

    Depuis, tout jeune, je lis les albums d'Edgar P. Jacobs. Avec Hergé , Peyo et Franquin, je le place au dessus de tout.

    Pour cette intégrale "Blake et Mortimer" de Jacobs,le format est plus grand que je ne le pensais.(il s'apparente aux éditions "le Lombard" que je possède déjà)
    Le papier est assez fin mais de bonne qualité, contrairement à l'intégrale de Tintin, parue il y a 8 ans.
    Belle édition avec dos toilée, avec un dossier de 16 pages sur les principaux protagonistes de cette série.
    C'est un plaisir de tenir en main les 12 aventures de B&M réunies en un seul volume.

    En effet, mes albums de "Blake et Mortimer " ,dans ma bibliothèque, datent des années 70 ( éditions Le Lombard- Dargaud, avec un format assez proche de cette présente édition), et commencent à fatiguer au fil des lectures. J'avais acheté la collection Hachette, il y a quelques années mais je les ai laissé dans ma résidence secondaire où mon père, grand amateur de B&M devant l'éternel, peut les consulter à loisir.
    Avec cette intégrale, je rachète cette série à un coût raisonnable (72 € pour 12 albums) et qui ne prend pas beaucoup de place dans ma bibliothèque, le tout avec des couleurs ravivées, et de pleines pages absentes des éditions originales.

    avis aux amateurs...
    Mon libraire habituel n'en avait plus cette semaine.
    J'ai du me rendre chez un de mes autres libraires, où il n'en restait que 2 exemplaires.
    D'une très belle qualité éditoriale, je ne ne peux que recommander cette édition qui s'adresse à la fois aux collectionneurs mais aussi aux amateurs de "Blake & Mortimer";
    Une très belle édition à posséder.
    C'est le genre d'ouvrage que l'on lit et relit sans cesse, avec plaisir.

    J'en recommande l'achat et la lecture , il va s'en dire

    herve26 Le 10/10/2016 à 19:20:16

    J'avais découvert Miles Hyman avec "Le Dahlia noir" scénarisé par Matz et David Fincher (d'après le roman de James Ellroy). Véritablement tombé en admiration devant ses planches (même si certains trouvaient ses personnages "figés"), je me suis précipité sur son art-book intitulé "Drawings" édité en 2015 chez Glénat. On pouvait y découvrir de somptueux dessins, d'illustrations de couverture de romans ou d'articles de presse.Un régal !
    Avec "la loterie", Miles Hyman adapte une nouvelle de sa grand mère , Shirley Jackson, qui avait fait scandale à l'époque (1948).
    Ce livre de 140 pages fait une part belle aux formidables dessins de Hyman (avec en moyenne 3 vignettes par planches). Ce qui permet au lecteur d'admirer le travail du dessinateur. Malgré la montée du suspens et le noirceur du récit au fil des pages, on ne peut que saluer la luminosité des planches.
    Miles Hyman nous offre des gros plans de visages assez percutants,et des pleines pages qui permet au lecteur de prendre son temps, de découvrir cette loterie quasiment en temps réel:
    Car outre, la population du village, le temps est pour moi un des principaux personnages de cet ouvrage.
    Je ne vous dévoilerai pas l'enjeu de cette loterie, car cela nuirait au plaisir de cette lecture.
    Pour ma part, dès avoir lu cet album, j'en ai repris la lecture pour voir quels étaient les signes avant coureurs de cette conclusion.
    Un dessin formidable, des planches lumineuses sur un scénario étonnant, bref une très belle bande dessinée que l'on peut lire aisément plusieurs fois.

    herve26 Le 03/10/2016 à 22:24:01

    Depuis plusieurs années, j'achète les yeux fermés les ouvrages de mon compatriote breton, Emmanuel Lepage.
    Ses derniers ouvrages "voyages aux Iles de la désolations", "la lune est blanche" et "Un printemps sur Tchernobyl" font partis des ouvrages que je lis et surtout que je relis, gage d'une qualité certaine, quasiment tout les ans. Car Emmanuel Lepage , avec le temps, nous offre plus qu'une bande dessinée mais de véritables tableaux à chaque vignette, ce qui se vérifie avec le présent album.
    Avec " les voyages d'Ulysse", c'est une véritable invitation au voyage, au sens de Baudelaire, que nous offre Lepage. Fini les aventures autobiographiques ici, mais place aux aventures de Toulet, un des personnage aperçu dans "Les Voyages d'Anna", paru il y a plusieurs années chez Daniel Maghen (2005)-qui fera l'objet d'une réédition en novembre 2016- . D'ailleurs, je m'interroge sur le choix du nom de Toulet, (non le peintre mais le poète) auteur des "contrerimes" , aventurier, marin ayant navigué jusqu'à l'extrème Orient, poète et écrivain qui de Jean d'Ormesson à Jean Dutourd, en passant par Jacqueline de Romilly n'a ne cesse ne nous rappeler à nous , ses souvenirs.
    "Les voyages d'Ulysse" nous offrent un formidable voyage maritime mais aussi un merveilleux voyage dans le temps. En mélant habilement l'"Odyssée" d'Homère et le parcours de Salomé, Lepage nous livre là un véritable chef d’œuvre aussi bien scénaristique que graphique. En intégrant dans son récit certaines planches de Follet (auteur que j'adore, mais malheureusement trop méconnu), Lepage compose ainsi un album d'une élégance rare: hommage aux textes fondateurs grecs, hommage aux dessinateurs plus âgés (Follet), le tout servi sur un scénario d'une beauté fatale.
    Cet album est certainement un des albums incontournable de cette année, aussi bien par son ampleur que pour sa qualité graphique .
    Pour l’anecdote, ma fille commence cette année en fac , en lettres modernes , à la Sorbonne, et Homère est , évidemment au programme. Je compte lui prêté cet album de Lepage, qui ne manque pas de faire référence à Homère, que ce soit au niveau graphique, qu'à travers les pages de l'Odyssée distillée ici ou là sur les pages de cette bande dessinée.

    herve26 Le 14/09/2016 à 21:41:42

    J'ai mis pas mal de temps à lire ce pavé.
    C'est vrai que les visages se ressemblent un peu dans cette bande dessinée, mais je me suis beaucoup attardé sur la beauté des planches surtout celles qui se déroulent dans l'espace (les couleurs sont superbes !).
    Le chapitre introductif est remarquable et nous donne une autre vision de cette aventure; une fois l'ouvrage lu.
    Le scénario offre de multiples rebondissements, certes avec parfois certaines redondances, notamment sur le lancement à peine voilé d'un iphone qui ressemble étrangement au battage médiatique que l'on connait actuellement.
    Il faut souligner la qualité de l'édition qui, à presque 20 € malgré plus de 200 pages, est tout à fait remarquable. Un rapport qualité prix qui devrait faire réfléchir d'autres éditeurs.
    Merci à mon libraire et à Mr Degryse , bien connu du forum, de m'avoir fait découvrir cette œuvre de SF, qui n'est pas trop habituellement, mon domaine de prédilection.

    En tout cas , une très belle lecture pour cette rentrée.
    Et je n'hésiterai pas à me replonger dans la lecture de cet ouvrage.
    Bref, à lire et à relire

    herve26 Le 21/06/2016 à 22:19:00
    Le rapport de Brodeck - Tome 2 - L'indicible

    Dès la sortie du premier volume, j'avais souligné la beauté des planches, le plus souvent muettes. Changement de registre avec ce second volume, avec des dialogues beaucoup plus nombreux mais le talent de Manu Larcenet reste , heureusement, ici, intact.
    Alors que les paysages champêtres étaient légions dans le précédent volume, Larcenet se recentre ici autour de deux personnages, ou plutôt de deux destins, qui, en apparence sont différents, mais qui au final se rejoignent, celui de Brodeck évidemment, et celui de l'autre,dit "l'anderer".
    Larcenet, au fil des pages, réussi à nous transmettre une ambiance de plus en plus étouffante de ce village situé, situé où au fait...au cœur d'une Europe meurtrie par une Guerre. Cela pourrait se dérouler en Pologne par exemple.
    A travers ce rapport, on en apprend autant sur cet "étranger" que sur Brodeck(et de sa famille), qui n'est pas loin non plus d'être un étranger au village.
    Graphiquement Manu Larcenet est ici à son meilleur niveau, encore au dessus de ce qu'il nous avait livré pour "Blast".
    Les planches en n&b sont sublimes à tel point que l'on se demande, après le formidable "Blast" et ce diptyque inoubliable, ce que nous réserve l'ami Larcenet l'année prochaine.
    Un sentiment étrange me traverse au travers de la lecture de ce second volume. Autant, je n'avais pas envie de connaître la conclusion de ce récit à l'issue du premier volume, en me plongeant dans le roman de Claudel, autant, après avoir lu ce second tome, je pense lire le roman éponyme de Claudel pour voir la plus-value que Larcenet a apporté à ce récit.

    Un second volume très sombre, très riche, illustré de façon magistrale, d'après un roman, il ne faut pas l'oublier, de Philippe Claudel...bref une bd indispensable !
    J'ai dévoré les deux volumes ce week-end mais je ne cesse d'y retourner pour admirer les superbes planches de Larcenet.

    Un album à lire, à relire et à admirer...on est proche du chef d’œuvre, non?

    Pour l'anecdote, les éditions Dargaud ont tenus compte des critiques sur la présentation du premier volume en offrant aux lecteur un étui plus facile à retirer pour ce second volume!

    herve26 Le 17/06/2016 à 18:21:57
    Les carnets secrets de Guillaume Bianco - Tome 2 - Les femmes sont folles ! (de moi…)

    J'avais beaucoup aimé le premier volume de ces carnets qui était consacré exclusivement aux seins, c'était drôle, bien enlevé et percutant.
    Avec ce second volume, Guillaume Bianco se disperse un peu. Il manque une cohérence scénaristique à ce carnet, qui devient plus un journal à la Sfar, qu'un carnet portant sur un thème précis.
    J'ai parfois eu l'impression de lire un catalogue d'expériences sans queue (oups! pas fait exprès) ni tête. Dommage que l'auteur se disperse autant sur ce volume.
    Néanmoins, j'ai bien ri à certaines situations cocasses vécues par l'auteur.

    herve26 Le 13/06/2016 à 21:51:27
    XIII - Tome 24 - L'Héritage de Jason Mac Lane

    Tout d'abord, je dois dire que j'ai opté pour l'édition limitée à tirage unique à 5000 exemplaire, avec un DVD qui vaut vraiment le coup. Il faut avouer, tant l'intrigue est riche, qu'il faut absolument lire les 4 derniers opus de ce deuxième cycle pour tenir les tenants et aboutissants de ce 5ème volume censé achever ce cycle, chose faite pour ma part.
    Je reste toujours aussi admiratif du dessin très réaliste de Jigounov et des couleurs de Bérengère Marquebreucq, qui apportent une touche très actuelle à l'histoire.
    Côté scénario justement, ce 24ème tome est très riche, voire un peu trop dense pour pouvoir achever ce cycle. Pas mal de portes se ferment avec cet opus, quelques révélations aussi, mais l'histoire de XIII ne s'achève pas ici pour autant. Yves Sente ne fait que relancer le rôle de XIII au sein de l'Histoire des États Unis. Avec cette descendance des immigrants du Mayfloyer, Yves Sente nous présente une histoire très complexe, assez dure à suivre (malgré la généalogie présente en fin de cet album) mais qui a le mérite tout de même de faire apparaître de nouveaux personnages comme le capitaine Jo Spark, le pendant "blonde" du colonel Jones, qui , au cours de cette aventure, sans spoiler, n'en sortira pas indifférente.

    Bref, un album honnête, qui impose au lecteur une attention soutenue, et qui ne démérite en rien certains albums plus faibles de la série signés Van Hamme.

    herve26 Le 10/06/2016 à 22:00:00
    (AUT) Hugault - Tome 4 - Pin-Up Wings 4

    Avant de nous livrer le tome 3 d' "Angels Wings", Romain nous offre ici une récréation à travers ce 4ème volume dédié aux Pin-Up.
    J'ai découvert avec surprise cet art-book chez mon libraire, car je pensais que Romain Hugault avait achevé cette série avec le coffret paru en 2013.De toutes manières, j'achète les albums (bd ou art-book) de Hugault les yeux fermés depuis qu'il s'est lancé dans la bande dessinée.
    Contrairement au tome 2 et 3, Hugault est ici seul aux commandes de cet album, aucun invité surprise pour compléter ses illustrations, et j'avoue que je suis aux anges de découvrir ses planches!
    Amateurs de pin-Up , vous ne pouvez pas passer à côté ce cet album.
    Romain Hugault est certes un des meilleurs dessinateurs de fuselage mais aussi un formidable illustrateurs de femmes aux formes généreuses. Revendiquant explicitement son admiration envers Dita Von Teese (DVT) , il n'oublie pas cependant les Pin-Up des années 40, qu'elles soient américaines ou japonaises(ah la planche "with Hitomi !!"). Les 3 dernières pages étant tout de même tournées beaucoup plus vers l'avenir que sur les années 40 voire 50....peut-être cela augure -t-il d'un prochain thème pour un éventuel "Pin'Up Wings".
    Pour ceux qui veulent poursuivre dans ce thème, je leur conseille la lecture de "Pin-Up Art" de Maly Siri, paru en mai 2015.

    herve26 Le 07/06/2016 à 23:06:46

    Depuis, quelques années, je privilégie les one shot, donc cet album rentrait dans mes critères. Par le fruit du hasard, j'ai lu la même semaine "l'héritage du diable" et cet album qui peu ou prou abordent le même thème.
    Avant tout , il faut souligner que le travail de Clarke est assez aussi bien réussi sur le plan scénaristique que sur le plan graphique. Le dosage des scènes antiques et des scènes dans l'Allemagne d'avant guerre sont très bien dosées.
    J'ai lu cet album d'une traite, tant on a envie de connaitre la fin de l'histoire.
    L'album mêle habilement plan philosophique antique et histoire avec un grand H à travers le destin de Michaël Dorffman, archéologue allemand qui va se retrouver au cœur des luttes d'influences au sein du IIIème Reich.
    Au fur et à mesure de la lecture, on sent le poids qui pèse sur le héros, qui l’amènera à faire un choix cornélien à la fin de l'album.
    La seule chose regrettable de l'album réside dans le choix éditorial des éditions du Lombard de ne pas avoir proposé aux lecteurs sur un même album les 2 fins alternatives. Il est dommage d'avoir recours ,au mieux ,à internet ou ,pire à l'achat de la seconde version pour connaître la fin alternative (5 planches de plus alternatives n'entrainaient pas un coût exorbitant pour l'éditeur , à mon humble avis). Cela plombe un peu la lecture avec cette option mercantile

    herve26 Le 06/06/2016 à 23:08:30
    L'héritage du Diable - Tome 4 - L'apocalypse

    Hasard de mes lectures, je viens à la fois de découvrir "Dilemma " de Clarke et enfin d'achever avec le tome 4 , la série "l'héritage du diable "de Felix & Gatine, qui peu ou prou se situent sur la même période (l'immédiate avant guerre de de 39), avec une approche assez philosophique pour l'ouvrage de Clarke, contre une vision plutôt ésotérique pour "l'apocalypse" qui vient clôturer "l'héritage du diable".
    Cette série est assez proche d'une aventure d'Indiana Jones, d'ailleurs pas mal de codes s'y rapprochent: les nazis, un trésor, les tenues des héros,des rebondissements et des traitres à chaque page etc. Pourtant depuis le début de cette série, beaucoup d'incohérences chronologiques subsistent (si on se tient à titre d'exemple, à la simple apparition de l’abbé Saunière dans les années 30) mais l'histoire fonctionne. C'est vraiment bien foutu. Tout y est: ésotérisme, légende -avec le mystère de Rennes-le-Château-, traitrises et amours désespérées bref un scénario aussi improbable qu'il en devient jubilatoire!
    Avec ce tome 4, s'achève enfin cette aventure.
    Ce volume est très ,voire, trop riche sur le plan scénaristique et mérite avant tout de lire les 3 précédents volumes. C'est un véritable tour de force que Jérôme Félix a accompli pour boucler en seul volume l'ensemble des pistes ouvertes sur les 3 précédents volumes. Il faut en effet prendre son temps pour lire ces dernières 54 pages, qui sont assez denses. Le dessin de Paul Gastine a d'ailleurs gagné en précision depuis le premier volume.
    J'attendais avec impatience la fin de cette aventure, et je n'ai nullement été déçu. Autant j'ai été lassé par les bd consacrées à l'ésotérisme au début des années 2000, autant cette série qui est basée sur l'histoire avec un grand H, et la mythologie prend ici un côté plaisant voire complétement dépaysant lorsque l'on découvre les mystères cachés derrière le pentacle de l'Aude.On reste alors pantois sur l'imagination du scénariste d'avoir pu concocter une telle machination, car sans spoiler le lecteur, c'est un véritable Hold Up de l'Histoire auquel on assiste avec ce dernier opus. On ne sait plus on se situe le bien et le mal au final.
    N'hésitez pas à lire la dernière page (le post-scriptum qui permet au lecteur d'avoir un autre regard sur la conclusion de cette série).
    Très bonne conclusion.
    Histoire hautement improbable, mais prenante donc qui mérite toute votre attention.

    Bravo aux auteurs de m'avoir tenu en haleine depuis 4 albums.

    herve26 Le 04/06/2016 à 00:11:15
    L'Érection - Tome 1 - Livre 1

    Derrière un titre volontairement provocateur (d'ailleurs,Jim justifie son choix dans le dernier numéro de Casemate), se cache une histoire digne du théâtre de boulevard.
    Le décor est en effet bien campé: un appartement Haussmannien au plein coueur de Paris, des presque cinquantenaires en mal d'identité, dont un couple à la dérive.
    Fidèle à ses précédents ouvrages, Jim nous offre un portrait assez saisissant d'un couple en mal d'amour.Ce premier volume, qui s'apparente un huis clos, et à une pièce de théâtre, nous offre des dialogues voire des répliques assez violentes entre Léa et Florent, un couple en complète incompréhension suite à un malentendu, qui au demeurant peut se justifier.
    Mais le thème principal de ce volume réside dans le désir et le temps qui passe dans le couple.Comment faire durer le désir au bout de 30 ans de mariage ou de concubinage, est une question qui, à un moment de notre vie, se pose légitimement.Et c'est justement le thème principal de ce premier volume.
    A travers de la lecture de cette bd, parfaitement illustrée par Louis Chabanne, certains peuvent encore en douter.
    L'album se conclut sur une page troublante qui donne une envie furieuse de connaitre la suite.

    herve26 Le 29/05/2016 à 21:45:28
    L'adoption - Tome 1 - Qinaya

    Au fil des dernières années Benoit Zidrou s'affirme comme un des scénaristes incontournables de la bd franco-belge. Les histoires familiales comme "les beaux été" ou encore " le beau voyage" voire "le crime qui est le tien" demeurent le terreau de son imagination.
    Avec "l'adoption", il franchit une étape supplémentaire dans l'émotion. Certes, à travers le personnage de Gabriel, on ne peut s'empêcher de rapprocher cet album de celui des "Vieux fourneaux", mais qu'importe, les bons sentiments font aussi , contrairement à une idée reçue, de bonnes histoires.

    Ce premier volume est drôle, touchant et dégage une émotion qui ne peut vous laisser indifférent. Très concerné par le sujet (j'ai adopté 3 enfants sur les 6 que j'ai élevé , deux en provenance du Portugal et un de Grande Bretagne), j'ai retrouvé certains gestes que mon père a eu envers mes enfants adoptifs, surtout sur la petite que j'ai adopté.
    Non seulement cette bd est drôle mais donc aussi très réaliste.
    J'ajoute que le dessin de Monin, tout en rondeur,et assez lumineux , colle parfaitement au scénario de Zidrou

    Je conseille vivement l'achat de cet album (fortement recommandé par mon libraire) et sa lecture, qui se conclut par un final qui ne peut que vous pousser pour l'achat du second et dernier volume.

    Très bel album

    herve26 Le 02/05/2016 à 23:44:25
    Druuna - Tome 0 - Les origines

    La série des "Druuna", que j'ai découvert assez tardivement, reste pour moi un des sommets de la bande dessinée dite pour adulte. Je possède pourtant déjà l'ensemble de la série éditée chez "Bagheera" mais je n'ai pu m'empêcher d'acquérir cette nouvelle édition sous un format plus petit certes, mais complétée par un cahier graphique inédit.
    Druuna, c'est tout d'abord une femme, une véritable Vénus callipyge, dotée d'une belle paire de seins, bref une femme aux formes plus que généreuses qui se débat pour survivre dans un futur apocalyptique.

    Mais dans cet album inédit, Serpieri s'offre une pause bucolique dans la vie de Druuna, mais qui n'est pas sans danger. En rendant hommage à Moëbus dans les premières pages de cette aventure, Serpieri nous offre des planches magnifiques. Ce récit, certes muet, sur près de 70 pages peut décontenancer certains lecteurs mais, pour ma part, je suis resté sous le charme, avec le dessin de Sepieri, qui se met lui même en scène , comme il le fera dans les albums suivants.
    Ce préquel est d'une qualité graphique indéniable, et il est suivi d'une histoire inédite de 7 pages qui porte les prémisses des aventures de Druuna.


    Un très bel album, qui bénéficie d'une très belle édition chez Glénat, qu'il faut vraiment souligner.

    herve26 Le 01/05/2016 à 13:54:38
    XIII - Tome 18 - La version Irlandaise

    Je me suis replongé dans la lecture de la version grand format n&b, éditée à 2999 exemplaires par Dargaud en 2015.
    Grand admirateur de XIII, je possède 3 éditions différentes de cette aventure : l'édition classique, le double album reprenant "la version Irlandaise" et "le dernier round", édition particulière en n&b pour le journal "le soir" (tirage numéroté de 15 000 exemplaires), et enfin la présente édition.
    Je ne vais pas m' appesantir sur le scénario de Van Hamme qui, ici, nous livre un scénario parfaitement huilé, qui s'imbrique efficacement dans l'histoire de XIII , en y mêlant un portrait croisé de Jason Fly, et de Kelly Brian alias Seamus O'Neil...un véritable travail d'horloger.
    Cette édition présente l'intérêt de découvrir les magnifiques planches de Jean Giraud, dans un univers où on ne l'attendait pas.
    Les scènes se déroulant en Irlande, ou sur le Mont Killian sont tout à fait remarquables. On le sent beaucoup plus libre ou à l'aise que dans les scènes se passant au siège de la CIA, où le dessin est plus classique,plus froid.
    Jean Giraud s'est approprié, avec un style qui lui est très propre, l'univers dessiné par W. Vance auparavant, sans pour autant le trahir.
    Dommage que la couverture de la version grand format n&b n'est pas été retenue pour l'édition courante, elle était beaucoup plus percutante !!

    Un album réussi.
    Une superbe collaboration Van Hamme- Giraud

    herve26 Le 30/04/2016 à 14:53:56

    Cela faisait un moment que je n'avais pas lu un album d'Hermann & d'Yves H, pourtant depuis leur première collaboration (Liens de Sang) je suis assez fan de leur travail. Il aura fallu l'incompréhensible Zhong Guo pour que le charme n'opère plus.
    Depuis, seule Une nuit de pleine lune avait trouvé grâce à mes yeux.
    Ici, je retrouve un Hermann en pleine forme, avec un superbe dessin qui nous plonge dès les premières planches dans l'ambiance du Mississippi des années 50. Même les scènes de nuit sont lumineuses. Personnages, paysages, voitures...le dessin est vraiment réussi.
    Quant au scénario, très sombre, très violent, d'Yves H, il est d'une fluidité exemplaire, pour une fois! C'est simple, bien amené. Le thème de la vengeance, doublé d'une chasse à l'homme est parfaitement maîtrisé.

    Pour comprendre cette atmosphère du Mississippi, n'oubliez pas de lire la post-face signé Yves H., c'est effrayant !

    Un bon album qui me réconcilie avec le duo père-fils.

    herve26 Le 18/04/2016 à 17:45:59

    Avant tout, il faut préciser que ce livret, pour reprendre les termes en fin de l'album, "réunissant dans une aventure commune Buck Danny et Tanguy& Laverdure a été réalisé spécialement pour ce fourreau regroupant le tome 3 de Buck Danny"classic" et le tome 1 de Tanguy et Laverdure "classic" et ne peut être commercialisé séparément.
    Cette courte aventure (12 planches) n'est qu'un prétexte pour réunir les deux principaux héros créés par JM Charlier. D'ailleurs, Charlier et Uderzo font une apparition (page 8) dans ce récit. D'autres clins d’œil sont présents : l'adaptation télévisée de Tanguy & Laverdure ("les chevalier du ciel" ) avec la présence Christian Marin, sous les traits d'un gendarme, même la bonne sœur des gendarmes de Saint- Tropez avec sa célèbre 2CV a le droit à quelques cases dans cette intrigue.
    Bref, un récit divertissant, sans prétention et le dessin de Sébastien Philippe tient bien la route.

    herve26 Le 18/04/2016 à 14:29:26
    Buck Danny "Classic" - Tome 3 - Les fantômes du Soleil Levant

    Il faut tout d'abord saluer le travail des Éditions Zéphyr, en collaboration avec les Editions Dupuis d'avoir proposé aux lecteurs un fourreau comprenant ce "Buck Danny-classic-", accompagné d'un "Tanguy & Laverdure-classic-" ainsi qu'un livret collector inédit "la rencontre" de 16 pages en noir et blanc.
    J'avais été séduit par le premier diptyque de cette nouvelle collection de "Buck Danny". Et le charme opère de nouveau avec ce nouvel album. Le dessin de Jean Michel Arroyo s'inscrit parfaitement dans le style de celui de Victor Hubinon.
    Le scénario, sans surprise, colle parfaitement à l'esprit des premiers albums de la série.Il faut souligner, cette fois ci, la présence de Marniquet (auteur que j'ai souvent défendu ici et ailleurs) au scénario, avec Zumbiehl.
    Cet opus est ,sans aucun doute ,à destination des vieux lecteurs comme moi, amateurs de la période faste des "Buck Danny" qui retrouveront ici les grosses ficelles scénaristiques chères à JM Charlier, mais aussi le côté un peu désuet mais très plaisant des planches d'Arroyo , rappelant celles de Victor Hubinon.

    Un album classique, sans surprise mais qui, de par son côté nostalgique, devrait ravir tout les amateurs du genre. En outre on croise dans cet opus Miss Lee, ainsi que Susan Holmes qui n'y fait qu'une simple apparition.

    Bref, J’achèterai le prochain volume sans hésiter.

    herve26 Le 17/04/2016 à 22:58:10
    Tanguy et Laverdure - Tome 26 - Prisonniers des serbes

    Ces nouvelles aventures de Tanguy et Laverdure, parues en 2002, sont d'un très bon niveau. Le scénario de Jean Claude Laidin est vraiment à la hauteur : on retrouve Laverdure tour à tour gaffeur, amoureux transit, et un Tanguy implacide et courageux. Les dessins d'Yvan Fernandez sont d'une précision remarquable. De belles scènes de combats aériens, de l'action, de l'humour , du suspens, bref un album très réussi. J'espère que le suivant sera au moins du même niveau

    herve26 Le 17/04/2016 à 22:53:44
    Tanguy et Laverdure - Tome 27 - Opération opium

    J'avais été de ceux qui avaient salué le retour triomphal de "Tanguy et Laverdure" en 2002, sous la plume de Ladin et du superbe dessin de Fernandez. Malgré une couverture réussie de Garreta, je suis un peu déçu par cet opus (au demeurant numéroté 2 alors que l'édition originale du précédent portait le numéro 19, faut que Dargaud m'explique cette numérotation... à la Trondheim). En effet nous avons le droit sur 48 pages, à plus d'une dizaine de planches (trop) didactiques sur le 11 septembre, les talibans, la fabrication de l'opium. Honnêtement, je pense que Laidin aurait pu s'en passer, vu l'actualité des évènements relatés. Parfois, j'avais l'impression de relire un Buck Danny des années 60 - qui d'ailleurs fait sa guest star ici - de Charlier, tant les références sur les techniques et les notes de bas de pages sont nombreuses. Ce que j'appréciais chez Buck Danny, ceteris paribus, ne vaut plus guère aujourd'hui. En fin de compte, Jean-Claude Laidin, grand reporter à TF1, n'arrive pas à occulter son travail de grand reporter dans cet opus, qui reste trop ancré dans le temps voire dans l'instant. Autant "prisonniers des serbes" m'avait vraiment accroché (la situation tactique - la sitac, dans le jargon militaire - étant résumée sur une seule page), autant ce dernier volume a été difficile à apprécier tant les personnages principaux, Tanguy et Laverdure, sont peu présents (ou plutôt peu actifs) dans l'aventure. Bref, le dosage "reportage TV" et aventure fonctionne mal dans cette 20ème (ou deuxième, je ne sais plus) aventure. En outre, le dessin de Garreta (certes réussi) passe mal après celui de Fernandez, plus réaliste dans les personnages et les détails. Une déception donc pour ce nouvel épisode. Dommage. Nos héros ne seraient-ils pas fatigués ?

    herve26 Le 17/04/2016 à 22:31:11
    Arthus Trivium - Tome 1 - Les Anges de Nostradamus

    La première chose qui frappe lorsque l'on ouvre cette bande dessinée, est la qualité et la beauté du dessin de Juan Luis Landa, qui nous en met plein la vue, comme le souligne Enrico Marini dans sa préface. Jetez un coup d’œil à la première page, et vous comprendrez!
    J'ai été lassé par l'ésotérisme, tant les bd sur ce thème ont été légion depuis quelques années mais là, j'ai été séduit par le sujet.Outre, la vie de Nostradamus, nous suivons les aventures de ses trois jeunes disciples, beaux parleurs,courageux et mystérieux, pris dans la tourmente d'histoires ténébreuses entre religion et fantastique

    Le scénario est certes violent, sanglant mais aussi prenant. Je ne me suis pas ennuyé une seconde en lisant ce premier volume, même si certaines expressions sont anachroniques (mettre dans la bouche d'un des personnages du 16ème siècle le terme de " Moyen- Age", me semble inapproprié)

    Ce premier tome d'introduction ouvre tant de portes que j'ai hâte de lire la suite.