



Corto Maltese (Quenehen/Vivès)
2. La Reine de Babylone
Une BD de
Martin Quenehen
et
Bastien Vivès
chez Casterman
- 2023
Quenehen, Martin
(Scénario)
Vivès, Bastien
(Dessin)
<N&B>
(Couleurs)
Glogowski, Philippe
(Lettrage)
Pratt, Hugo
(Adapté de)
10/2023 (18 octobre 2023) 178 pages 9782203276208 Format comics 483390
Automne 2002. Alors qu'une nouvelle guerre se prépare en Irak, à Venise, les trafiquants font la fête. Corto est là aux côtés de Semira et de sa clique de Bosniaques, pour jouer les pirates... Mais quand l'amour, l'honneur et la fortune s'entrechoquent, fatalement, le malheur éclate... De l'Adriatique au Golfe Persique et, des Balkans à Babylone, entre chiens et loups, Corto va devoir, une nouvelle fois, tracer sa route, aimer, se battre et découvrir que l'aventure est une malédiction qui empêche de ne jamais rentrer au port...
A la rigueur, si l'on considère cet album comme un "Corto Maltèse vu par ...", ça peut éventuellement passer (et encore ...). Mais je ne comprends pas pourquoi les éditions Casterman s'obstinent à placer les albums du duo Quenehen / Vivès dans la série officielle. Pour moi, CORTO MALTESE ce n'est pas "ça".
Entre un dessin lamentable (comment peut-on dire qu'il s'inscrit dans la lignée de celui de Pratt ?) plein d'approximations et un scénario dénué d'esprit et de poésie qui mêle notre héros aux conflits du début du XXIème siècle en évoquant Saddam Hussein ou la guerre en ex-Yougoslavie, difficile pour moi d'adhérer. Corto ressemble à un puceau pré-pubère à qui l'on a envie de coller des tartes tellement il apparaît insupportable de provocation et de nonchalance dans cette aventure. Où sont passés son élégance, son charme mutin et son charisme ?
Bref, en tant que fan de CORTO MALTESE, je me suis forcé à le lire, mais ce n'est définitivement pas ma came. Je préfère mille fois la reprise du duo Canalès / Pellejero, bien plus fidèle aux codes (y compris graphiques) de la série.
Je suis, loin de là, un spécialiste de Corto Maltèse, ne possédant que 3 albums signés Hugo Pratt, pourtant je m'étais précipité, non sur la reprise de Juan Díaz Canalès et Rubén Pellejero , mais sur celle de Bastien Vivès et Martin Quenehen en 2021. Et j'avais adoré.
Je suis de nouveau au rendez-vous avec "la reine de Babylone" signé du même duo d'auteurs. Je trouve que le dessin de Vivès s'inscrit toujours autant dans celui de Pratt, sans pour autant le copier. Bastien Vivès conserve son style propre dans un univers qui n'est pas le sien.
Par contre, j'ai trouvé que cela allait un peu vite dans l'intrigue, avec pas mal de scènes d'actions et de nombreuses cases muettes. Il manque peut-être un soupçon de poésie ou de quiétude pour que l'album soit parfait. On retrouve la patte de Quenehen dans cette nouvelle aventure avec un périple à travers l'Europe, des actes de piraterie , une dose de CIA et un trésor.
Malgré l'épaisseur de l'album (180 pages), j'ai savouré cette aventure de Corto Maltèse ,dans l'édition de luxe, qui il faut l'avouer en dépit de son prix assez élevé, est superbe.