Ce premier album de la série la plus bizarre de tous les temps annonce la couleur: les personnages sont imparfaits, les situations sont cocasses, voire totalement absurdes, et l'ensemble est aussi passionnant que drôle.
Tardi, reconnu génial pour son travail sur la guerre de 14, montre ici une autre forme de génie: l'absurde palpitant drôle...
Du bonheur à l'état pur.
Une série extraordinaire (comme ses aventures). Les personnages sont très denses et deviennent très humains. Le scénario est très cohérent dans l’absurde.
Lire Tous des Monstres (n°7) pour les monstres dessinés par d’autres dessinateurs (Bilal, Gotlib…)
Des personnages aussi bizarre les uns que les autres,avec des situations tout aussi farfelues,voilà ce qu'est Adèle Blanc-Sec.
Le trait de Tardi anime tout ce petit monde avec brio dans une ambiance mélangeant fantastique,polar et étrange.
Oui, j'ai déjà dis que Tardi est génialissime.
Oui, il a initié un genre.
Mais le style fumé de chez fumé de cette série cela n'existe que chez Tardi (ou presque). Cela n'a ni queue ni tête et c'est pour cela qu'on l'aime.
Adèle aurait du mourir 10 fois en 8 albums ? Normal, c'est l'héroine.
Allez, tout le monde est d'accord pour dire que c'est un chef d'oeuvre. La preuve, ils furent même édité au format Librio (comme Kant) c'est dire si cette série est culte.
Le réveil d'un ptérodactyle sème l'émoi d
Histoire farfelue et tarabiscoté, dessins particuliers, malgré tout cela a un charme
désuet auquel on se laisse prendre.
Les quatre premiers tomes des Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec sont les meilleurs. MOMIES EN FOLIE étant les point culminant de la série. D'ailleurs c'est le seul tome, si je me souviens bien, qui se termine par le mot Fin sans qu'il n'y ait de "bande-annonce" appelant à une suite. Ce qui tendrait à penser qu'au départ Tardi a pu considérer que quatre albums suffisaient largement (c'est mon avis, je dois dire).
Les aventures décrites dans ces quatre tomes sont excellentes car Tardi sait mélanger l'esprit vieillot et désuet des années 1910 rappelant Rouletabille, Jules Vernes et Fantômas (pas celui de DeFunès évidemment) avec un humour contemporain (l'auto-dérision des personnages qui disent eux-même trouver l'histoire bien compliquée dans ADELE ET LA BETE par exemple). Il est également plaisant de retrouver les personnages et le côté immoral du DEMON DES GLACES (cf : le final du DEMON DE LA TOUR EIFFEL).
Bref, ceux qui souhaitent s'intéresser à Adèle doivent d'abord commencer par lire LE DEMON DES GLACES (excellent soit dit en passant) pour poursuivre avec les quatre premiers tomes des Aventures d'Adèle. A partir du cinquième album c'est mal organisé et confus. Brindavoine (personnage peu sympathique et intéressant) prend le pas sur Adèle (LE SECRET DE LA SALAMANDRE) et les scénarios sont bancals. Ca sent la poursuite de série par principe et non par envie. Seul TOUS DES MONSTRES retrouve un peu la qualité des premiers albums avec les participations de nombreux autres dessinateurs (Druillet, Gotlib, Bilal, F'Murrr, Fred...)
Après deux albums médiocres, Tardi avait remonté le niveau avec TOUS DES MONSTRES. Avec LE MYSTERE DES PROFONDEUR il revient enfin à ce qu'on avait apprécié dans les quatre premiers albums. C'est loufoque, ça ne manque ni d'humour, ni de clins d'oeils. Donc c'est bon (mais quand même pas autant que MOMIES EN FOLIE qui, pour moi, reste le top de la série).
10 ans entre deux tomes des aventures de la belle Adèle, c'est beaucoup trop, et sans doute significatif du peu de désir que le génial Tardi a désormais pour l'une de ses plus belles créations, merveilleux fantasme de femme libre dans la France du début du XXe siècle. C'est trop pour le lecteur, incapable de se souvenir des invraisemblables péripéties accumulées au cours des dernières décennies, que Tardi accumule et multiplie au détriment de toutes les règles les plus élémentaires de la narration. Les aventures d'Adèle Blanc-Sec n'ont plus ni queue ni tête depuis "Le secret de la salamandre", et sont devenues le cauchemar halluciné d'un alcoolique sombrant dans le delirium tremens. Suivant l'humeur du jour, on trouvera cela drôle (un peu, seulement) à force de quatrième degré ricanant, émouvant (qu'elle est sensuelle, la ronde Adèle, avec ses cheveux désormais à la garçonne, sa lippe boudeuse, son goût pour la picole dans les troquets les plus glauques !), revigorant à force de se contenter de crier sa haine, plus si courante en notre époque sarkoziste, pour toutes les institutions (mort aux flics ! mort aux curés ! Tardi vomit toujours une bile aussi amère !). On risque aussi de trouver cela affreusement gratuit et épuisant, comme le spectacle un peu déprimant des restes d'un grand amour. Une suggestion, M. Tardi, et si tous ces affreux méchants, défigurés par le feu, transformés en monstres gluants ou cannibales, finissaient par avoir sa peau, à la cruelle Adèle, si possible après lui avoir fait subir les derniers outrages bien sûr, je suis sûr que bien des lecteurs, et même des moins pervers que moi, vous applaudiraient à deux mains !
Le niveau était remonté avec LE MYSTERE DES PROFONDEURS mais là, ça rebaisse. Il y a toujours des petites choses typiques de la série qui lui donnent son cachet, mais il y a aussi une sensation d'embrouillement assez prononcée. Même si on garde présents à l'esprit les albums précédents, on se perd un peu dans la reconvocation des anciens personnages - qui reviennent un peu comme des cheveux sur la soupe (Dieuleveut).
Il faut bien admettre que cette histoire ne s'imposait pas (d'autant plus qu'elle n'est pas finie et s'achèvera dans le tome suivant annoncé à la fin de l'album) et que la série, si elle doit désormais ressembler à cela, devrait plutôt s'arrêter une fois pour toute (ce qui aurait déjà du être le cas après MOMIES EN FOLIE à mon avis).