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Les avis de - Pascal Garin

Visualiser les 10 avis postés dans la bedetheque
    Pascal Garin Le 29/12/2021 à 21:56:09

    Eh bien, voilà un album à offrir à tous les ayatollahs, immams, rabbins, cardinaux, ministres de la culture et autres président.e.s en mal de censure !
    Cette superbe parabole nous raconte, ô combien notre liberté de penser est fragile et, à l'heure où de plus en plus d'individus plus ou moins bien intentionnés (et représentant des intérêts privés assez discutables) tentent de capter la pensée des gens pour se l'approprier et la diriger vers leurs intérêts à eux, la lecture et la culture sont un des rares moyens de préserver notre indépendance et notre esprit critique. Ne le voit-on pas de façon aveuglante avec cette crise sanitaire majeure et son lot de fadaises ?
    Bien que planté dans un décor bien peu familier (l'Espagne du dixième siècle) et ancien, ce livre réussit le tour de force de porter un message universel et toujours d'actualité. Le dossier de fin d'ouvrage, bien que concis, nous permet de mieux appréhender le contexte historique et religieux ayant conduit à cet autodafé bien triste. Espérons qu'il y aura toujours des téméraires, tels nos trois protagonistes (plus la mule, bien sûr !), pour sauver de l'anéantissement ce qui peut l'être. Et le clin d'oeil final, auquel je souscris totalement, nous montre que malgré nos tera, exa et sans doute encore bien plus octets, notre connaissance demeure toujours aussi fragile...
    Pour ceux que ce contexte historique intéresse, je recommande le titre "Ce que la culture doit aux Arabes d'Espagne", que j'ai lu il y a plus d'une trentaine d'années et qui est reparu récemment je crois chez Actes Sud.
    Enfin, un coup de chapeau aux éditions Dargaud qui ont su offrir un très bel écrin à ce récit moyenâgeux du XXIème siècle !

    Pascal Garin Le 08/12/2021 à 22:01:27

    Cet album me paraît indispensable pour qui veut approcher le scandale pluriséculaire des Kurdes. Il relate comment les femmes kurdes, par leur abnégation et leur héroïsme, essaient de faire avancer leur cause, que l’on sait perdue, cette population étant victime comme l’on sait d’ostracisation des quatre pays où ils vivent et de l’abandon total et indigne de la « communauté internationale ».
    Elles ont pourtant joué un rôle éminent dans la lutte contre les obscurantistes en Syrie… et on sait le sort qui leur a été réservé. L’optimisme dont elles font preuve est de ce point de vue incroyable. En creux, nos petitesses apparaissent bien mesquines.
    Merci infiniment à BDGest’ d’avoir publié un long entretien avec les deux protagonistes de cet album, particulièrement bien dessiné. Ce coup de projecteur est amplement mérité.
    Si j’ai ôté une étoile à mon appréciation, c’est à cause du côté un peu foutraque de la narration, qui s’étale sur plusieurs décennies, au gré des missions sur place de Mylène Sauloy, assez déroutant au début (la suite l’est moins) et, surtout du manque de mise en perspective pour les lecteurs comme moi, incultes quant à la situation au Moyen-Orient. Une ou plusieurs cartes plus vastes et un chouïa plus détaillées auraient été les bienvenues, ainsi qu’une rapide mise en perspective historique. En revanche, le dossier très complet en fin d’ouvrage, résumant en particulier les biographies des principales actrices de ce conflit, est passionnant et renforce l’admiration que l’on ne peut que vouer à ces héroïnes de l’ombre. Les autres fac-similés de ce dossier (« justifications » religieuses des exactions par exemple…) sont stupéfiants.
    En conclusion, il me semble que le style choisi (bande dessinée, parfaitement maîtrisé), le propos et la qualité de l’album font honneur au neuvième art, et mériteraient une caisse de résonnance plus sonore…

    Pascal Garin Le 23/02/2021 à 00:50:54

    Je me permets de corriger certaines données factuelles de votre critique, étant malheureusement sur place en ce funeste 11 mars 2011, non pas à Fukushima, mais à Shimoda, au nord de Sendai.
    Les données que je souhaiterais que vous corrigiez sont les suivantes :
    - La partie dévastée est, non pas au sud , mais sur la côte Nord-Est, le Tohoku étant la province septentrionale de l'île du Honshu (et non pas d'Honshu), plus grande île de l'archipel nippon.
    - Quant au nombre de victimes, il dépasse les 18 000 morts et disparus, dont la plus grande partie vient du gigantesque tsunami qui a ravagé la région de Sendai, le tremblement de terre n'ayant fait que relativement peu de victimes et l'accident majeur de Fukushima, très peu de victimes directes, mais bien plus en suicides, déplacements, etc.
    Pour terminer, ce tremblement de terre, d'une magnitude de 9.1 est sans doute le plus violent qu'ait connu l'archipel, pourtant habité aux secousses : là-bas, la terre tremble quasiment tous les jours… Il a créé un relèvement de 10 à 20 m entre les deux plaques tectoniques qui ont ripé l'une sous l'autre sur une longueur d'environ 500 km , avec une libération d'énergie estimée à environ 10 puissance 17 Joules !!!
    Comme vous pouvez l'imaginer, j'appréhende l'anniversaire de ce sinistre qui m'a personnellement détruit psychiquement et qui aura lieu dans quelques jours jours désormais au moment où je poste cette remarque.

    Je trouve très important et très courageux qu'un album ait été écrit sur cette catastrophe et l'angle visé me paraît très juste. La date de sortie n'est évidemment pas fortuite. Je ne l'ai pas encore lu, mais je vais me précipiter pour l'acheter. Votre site impose une note ; j'en ai donc mis une sur la potentialité de ce récit ; je me réserve le droit de la modifier après ma lecture.
    Merci de votre comprehension et de votre réactivité..

    Pascal Garin Le 07/01/2021 à 00:21:42
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 27 - Le cri du Moloch

    C’est la première fois que j’émets un avis totalement négatif mais j’espère faire œuvre utile en déconseillant aux amoureux de ce duo créé il y a maintenant plus de 70 ans et qui passe de mains moyennes en mains catastrophiques. C’est le cas ici avec un très mauvais album au dessin très approximatif et au scénario totalement insipide et improbable. E. P. Jacobs avait le don de rendre plausibles des situations abracadabrantes car le panache, les phylactères étaient enthousiastes et « ça prenait ». Ici, rien de tout cela une action réduite à sa plus simple expression qui se traîne lamentablement.
    Je ne sais pas si l’objet de l’éditeur est de faire de l’argent avec des albums dont il sait qu’ils seront achetés ; dans ce cas, mieux vaut arrêter les frais ! Je trouve même malhonnête de procéder de la sorte car le même album avec deux inconnus White et Mordstonpère n’aurait absolument aucun lecteur. Faire des suites à des séries iconiques (Astérix ou Lucky Luke après le décès de Goscinny par exemple) est un exercice hautement périlleux. Peut-être que les héritiers de Hergé ont fait le bon choix, mais… money, money !!! C’est bien triste. N’est pas Hergé, Goscinny, Charlier, Wance, Franquin ou… Jacobs qui veut.
    En résumé, désolé pour les auteurs, qui ont dû sûrement beaucoup travailler, mais… n’achetez pas ce livre.

    Pascal Garin Le 06/11/2020 à 22:28:56

    Le traitement qui est fait de cette œuvre de Roland Dorgelès est exceptionnel : l’alternance des styles de dessin, en écho aux propos contés : l’incommensurable horreur des tranchées (comment l’homme peut-il en arriver là ?) et la proprette vie loin des champs de bataille, la fidélité au « roman » en grande partie autobiographique font de cette parution un ouvrage à ne pas manquer.

    L’époque à laquelle il nous est rendu disponible, pleine de tristesse et d’angoisses pour un avenir proche, et encore plus angoissant lointain, n’incite évidemment pas à la lecture d’un récit sur la plus grande boucherie du XXème siècle (très dépressif personnellement, j’ai beaucoup hésité), mais le jeu en vaut la chandelle : n’oublions jamais de quoi l’homme est capable, et ce qu’est vraiment la guerre, insoutenable.

    Merci aux auteurs, à ce dessinateur argentin qui a peut-être lui aussi connu les terribles années Videla…

    Pascal Garin Le 22/01/2020 à 22:52:06

    Ce travail, fruit de la longue fréquentation de Jean-Claude Carrière des épopées indiennes, dont le Mahabharata qu’il monta, on s’en souvient, avec Peter Brook, mérite vraiment de s’y attarder…
    Pour ceux qui veulent avoir accès au texte lui-même, la seule traduction intégrale disponible aujourd’hui à ma connaissance est celle qu’en ont faite Guy Vincent et Gilles Schaufelberger, et parue en huit tomes denses aux Éditions Orizons.
    Ce poème, le plus long de toute la littérature mondiale, est postérieur au Ramayana, autre épopée incontournable de la culture indienne. Il met en scène deux clans cousins d’une même famille, les Pandavas et les Kauravas, qui se disputent le royaume. Des très nombreux personnages de cette épopée, le récit présenté ici ne retient « que » les plus importants et un arbre généalogique placé en début d’ouvrage auquel on se réfère périodiquement, nous permet de replacer tel ou tel d’entre eux dans cette large famille où les héros côtoient les dieux, quand ils n’en sont pas eux-mêmes.
    Le récit suit fidèlement l’épopée, en se focalisant sur la trame principale, laissant de côté toutes les « petites » histoires de cette grande Histoire ! Ces à-côtés fournissent une substance toujours très fraiche et perpétuellement renouvelée aux conteurs qui ont façonné un pan entier de la culture indienne.
    Ce parti pris permet de suivre de façon particulièrement remarquable cette – très – complexe histoire, dont le mérite tient à la subtilité de l’action et des décisions prises par les protagonistes, aucun des deux clans ne possédant la « vérité » et trichant à tour de rôle pour arriver à ses fins. Même Krishna, huitième avatar du dieu Vishnou, cocher d’Arjuna, le principal héros de l’épopée, est obligé de recourir à la ruse pour faire triompher son protégé.
    En résumé, on peut dire que la trame principale est très fidèlement respectée, au détriment donc d’une certaine simplification de l’œuvre monumentale.
    Mettre en images cette épopée est une gageure terrible, tant l’imaginaire indien a déjà façonné au cours des siècles les héros connus de tous et toutes là-bas et que, depuis plusieurs dizaines d’années, des séries télévisées ont permis d’associer des visages aux protagonistes. Je dirais que Jean-Marie Michaud s’en sort haut la main, même si quelques partis pris peuvent être discutables (mais je pense que c’est inhérent à ce genre d’entreprise). J’ai été personnellement gêné au tout début, avant que l’histoire ne commence, le côté presque familier étant de mon point de vue anachronique avec le propos.
    Mais le traitement de la Bhagavad gita, texte sacré pour les hindous, positionnée au moment où Krishna, sentant Arjuna prêt à défaillir avant le début de la grande bataille, lui révèle sa vraie nature divine, est plutôt réussi artistiquement. J’ai seulement regretté de ne pas voir, comme le texte original le décrit, l’univers entier dans la bouche grande ouverte de l’avatar de Vishnou (pour les amateurs d’art, Diane de Selliers a publié un magnifique ouvrage centré sur ce texte majeur).
    Le traitement des personnages est à double tranchant : leurs traits peuvent parfois sembler caricaturaux et iconoclastes, mais ils sont tellement typés que cela permet un repérage très facile (c’est sans doute l’objectif poursuivi par le dessinateur) tout au long de la lecture.
    En conclusion, une œuvre majeure traitant d’une Œuvre Majeure, qui aurait bien mérité de mon point de vue un « coup de cœur » sur ce site !

    Pascal Garin Le 03/06/2019 à 20:43:31

    Cette « œuvre totale » aurait mérité à mon avis un coup de cœur, tant elle détonne dans le paysage trop souvent convenu de la bande dessinée : dessins servant remarquablement le propos tant historique que musical. On est littéralement immergé dans la musique grâce à ce pari audacieux. Curieusement, le concerto pour la main gauche de Ravel n’est pas explicitement cité mais on le devine sous-jacent. Jankélévitch disait que la supériorité de la musique est de pouvoir mêler plusieurs lignes mélodiques simultanément, permettant à l’esprit une plus grande liberté qu’une narration linéaire ; je trouve qu’avec cet album, on arrive à s’arracher de cette linéarité et à « divaguer » au gré de la musique et de son interprète. Bref, je recommande vivement ce bijou à tout amateur de musique et d’art graphique !

    Pascal Garin Le 09/01/2019 à 17:42:55
    Champignac - Tome 1 - Enigma

    Voilà une excellente surprise : quelques clins d’œil malicieux (Pacôme amoureux, la marque à la pomme, etc.) et une intrigue solidement charpentée, crédible sur fond de vérité historique (la description méticuleuse de la machine Enigma fut une révélation pour moi, pourtant passionné de nouvelles technologies). L’humour est aussi présent et donne à la lecture un côté très plaisant : bravo pour ce premier opus. On attend la suite !

    Pascal Garin Le 15/06/2018 à 15:25:09

    Merci de corriger la première phrase de votre chronique : après que est suivi de l'indicatif, et non du subjonctif, puisqu'il se réfère à une action passée, donc certaine (voir par exemple : http://parler-francais.eklablog.com/apres-que-indicatif-a3704329). Il faut donc écrire "Après que Mai 68 eut libéré (sans accent circonflexe)…".

    Cordialement

    Pascal Garin Le 16/06/2017 à 17:44:14

    Les hibakushas sont les laissés pour compte par le gouvernement japonais après les bombardements de Hiroshima et Nagasaki : double peine pour eux (il faut lire ce que le prix Nobel de littérature Oe Kenzaburo a écrit sur ces victimes). Mais cette superbe BD se situe plutôt avant et conte l'amour entre un traducteur allemand et sa masseuse japonaise. Absurdité de son travail qui va petit à petit se transformer en dégoût. Les dessins sont très délicats et la mise en page superbe. J'ai été à nouveau transporté dans ce pays où j'ai passé quatre ans.