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1. Nuits sauvages par voltaire le 17/02/2008 Différents éléments du début de l'album (dynastie T'ang, raids vikings) permettent de situer cette histoire vers le IXème, voire Xème siècle (auquel cas l'un des dessins de la première planche est fautif car il représente des chevaliers en costumes du Haut Moyen-Age -ce qui de toutes façons ne cadre pas avec la dynastie T'ang qui se termine en 907).
Timok, jeune chien fou barbare (aux yeux des Chinois) et fils du puissant Kaliber Khan, s'éprend de Yu-Lien (l'auteur voulait-il rendre hommage à une Julienne ?) dont le destin est de devenir prostituée.
Timok, avec d'autres sompagnons, rentre dans la ville chinoise de Feng Tchéou pour reprendre la belle. Ce qu'il fait, non sans avoir perdu ses hommes.
C'est la raison pour laquelle son père le condamne à être pourchassé avec sa belle par ses propres troupes.
Tour à tour, western (une ville est encerclée par des "indiens" et les habitants tentent de faire venir en vain des secours), histoire d'amour ou récit érotique; cette "poupée" là est fort distrayante et totalement dépaysante.
2. La griffe de bronze par voltaire le 17/02/2008 Par rapport au premier album de la série, celui-ci est déjà en dessous. Il n'en reste pas moins très bon. Nous en savons un peu plus sur les origines de Timok, en fait plutôt sur les origines de sa mère.
On peut considérer cet album comme celui d'une transition où Franz met en place plusieurs place du puzzle : l'éducation "militaire de Yu-Lien, la naissance "cachée" de sa fille, démonstration de puissance et de magnanimité de Timok envers son père, etc.
Tous éléments qui, dans une saga bien faite, reserviront un jour ou l'autre.
3. La reine oubliée par voltaire le 17/02/2008 En multipliant les collaborations ici et là, Franz a malheureusement aussi augmenté les incohérences de scénario, les ellipses malencontreuses et le soutenu des intrigues.
Du coup, cet album où il se passe plein de choses (trop sans doute), part en tout sens sans arrêter l'attention du lecteur.
C'est donc très moyen et c'est bien dommage.
4. Le tombeau Scythe par Marion N le 11/01/2005 J'ai beaucoup aimé ces 4 premiers tomes. C'est du bon et du beau Franz, plein de sensibilité et avec une histoire intéressante, même s'il s'agit d'une histoire d'amour. A l'orée du XIIème siècle, voici qu'un jeune guerrier des steppes, Timok, s'éprend (et c'est réciproque) d'une jeune chinois, Yu Lien, destinée à devenir une "fleur", lors d'un raid sur la bourgade où elle se trouve. Bien sûr, tout (ou presque) les sépare. Au-delà de la romance, il y a un tableau vivant de la lutte entre l'empire chinois et les tribus nomades qui l'agresse sans cesse, des luttes pour dominer au sein même de la tribu de Timok, ou des rencontres avec d'autres peuples (et leurs coutumes) comme les Scythes .
4. Le tombeau Scythe par voltaire le 17/02/2008 Les Scythes sont l'une des civilisations les plus énigmatiques et les moins connues. A cheval entre les plaines de l'Ukraine actuelle et du Turkestan chinois, aujourdhui Sin-Kiang, la civilisation scythe nous est connue en grande partie par Hérodote. A l'époque où se situe l'action de l'album, ces peuplades ont disparu en tant que civilisation depuis au moins un demi millénaire.
A moins de considérer les peuplades rencontrées comme des vestiges, cet opus est historiquement bancal.
L'histoire aussi d'ailleurs, Franz papillonant au gré du moment et de sa fantaisie. Reste ces fameux Scythes, ou plutôt leur réprésentation, rien que pour cela je recommande la lecture de cet album.
5. Le roi des singes par voltaire le 17/02/2008 Cet album est basé sur des faits véridiques à savoir que les Chionois punissaient de mort tous ceux qui tentaient de voler des vers à soie. Néanmoins à l'époque où se situe le récit, IXème siècle, Byzance est déjà en possession de vers à soie depuis 250 ans environ et la Perse a déjà commencé la sériculture. Néanmoins, la soie reste toujours un produit hors de prix.
Cette aventure pas mal troussée mais qui ressemnle à s'y méprendre aux précédentes (bagarres, cavlacades, scène de torture et de sexe) se sert donc de ce joli prétexte et nous fait découvrir "le roi des singes", en fait un Occidental venu voler des larves de bombyx.
6. Le juge par voltaire le 18/02/2008 En situant son histoire dans le delta du Padongwaddy, Franz nous montre que nous ssommes dans un lieu fictif. Celui-ci tient de Bornéo et de l'Indonésie (présence d'orang outangs), ce qui pourrait assez bien cadrer avec la couleur de la peau des autochtones (plus sombre que celle des Chinois est-il précisé). Divers éléments font également penser à une proximité d'avec la Birmanie. Mais le tout est évidemment proche de la Chine (détachement de cavaliers, naufrage de nos héros -on les voit mal traverser en une nuit tout le sud de la mer de Chine). Bref, on est dans l'allégorique.
Pas l'histoire en revanche, assez terre à terre, mais très plaisante, puisque nos héros aprs s'être échoués n'auront de cesse de se retrouver. Ce qui, on s'en doute ne sera pas simple.
Cet album est aussi l'occasion de quitter le "roi des singes" qui retourne dans son Occident natal, le devoir accompli.
7. La femme lynx par voltaire le 18/02/2008 Timok et Yu-Lien remontent petit à petit vers la Chine. Arrivés chez eux, ils ne peuvent que constater le rapt de la fille de Yu-Lien vers un mystérieux monastère dont les moines bouddhistes ont été massacrés.
C'est une vieille connaissance de nos héros qui dirige, d'une poigne de fer, le monastère.
Une occasion donc pour nos héros de faire cesser toutes ces iniquités.
Plaisant petit album qui ne révolutionne pas le genre mais se laisse lire avec plaisir
8. Loups par voltaire le 18/02/2008 Nos héros avaient jusque là un peu trainaillé, ils rattrappent désormais le temps perdu. Non pas en galipettes -ils ont toujours trouvé le temps pour cela- mais en objectifs.
Récupérer la fille de Yu-Lien, remettre sur le trône Kaliber Khan et tuer quelques méchants en cours de route.
L'album est plaisant tout comme la série globalement. Cela étant ce qui fait le charme de la série -et donc de cet album- réside bien sûr dans le dépaysement offer. La même chose dans le Moyen Age poitevin nous ennuierait ferme.
9. Timok Khan par voltaire le 18/02/2008 Ultime album de la série puisque Franz est mort et que François Corteggiani au texte et Michel Faure aux dessins terminèrent l'album, un peu au jugé, Franz n'ayant pas laissé d'indication quant à ce qu'il comptait faire.
C'est d'ailleurs un peu de cette technique de l'improvisation dont souffre cette série.
Les thèmes choisis sont souvent succulents, il y a matière à raconter plein de chose, mais le scénar a du mal à tenir la route (hormis le 1er album).
Dommage, autrement la série serait sans doute devenue un chef d'oeuvre.