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Les avis de - godot

Visualiser les 179 avis postés dans la bedetheque
    godot Le 27/12/2011 à 17:02:44
    Sales petits contes - Tome 1 - Andersen

    Il est inconcevable de ne pas avoir entendu certains des contes de fée d’Andersen. Yann le sait et c’est avec malice qu’il les a revisités, détournés, parodiés pour nous offrir les « sales petits contes » selon Andersen.

    Les contes de fées sont chargés de symboles et ils sont adressés aux enfants pour qu’ils accompagner le héros à travers ses peurs (forêt dense, marâtre, etc.). Yann se fait un malin plaisir à les détourner pour nous offrir de pures merveilles. Ainsi, par exemple :

    - La Princesse au petit pois deviendra La Princesse aux Concombres
    - Le Vilain Petit Canard deviendra Le Vilain Petit Phoque
    - Le Stoïque Soldat de plomb deviendra L’inébranlable Soldat Criblé de Plomb

    Yann est un scénariste avec une culture éclectique impressionnante. Ses sales petits contes sont à lire et relire pour déguster ses piques et ses clins d’oeil qui n’arrêtent pas de surprendre.

    Toutefois, je lui ferais des reproches majeurs. Déjà il faut se replonger dans les contes d’Andersen pour saisir le détournement de ceux-ci. D’ailleurs, sur les 6 contes détournés je ne m’en souvenais que d’un c’est dire ! Aussi, Yann aime prendre le lecteur pour un connaisseur comme lui et bien souvent ses scénarios deviennent hermétiques. Il n’est pas aisé de comprendre avec quel film ou livre ou action, Yann se délecte de faire un mélange caustique. Je suis resté de nombreuses fois pensif devant une scène ou un message soupçonnant que Yann conjuguait sa parodie avec un sujet précis. Malheureusement je ne saisissais pas tout et je me sentais complètement largué de son délire. Et on le sait, lorsque l’on est pas dans le trip, on apprécie que modérément.

    C’est un collectif de 7 auteurs et pas des moindres qui nous offrent des dessins sympathiques pour ce recueil.

    Comme je l’ai dit, j’ai trouvé l’idée de Yann génial, car cela correspondait pleinement avec la « feu » collection : Humour libre. Quitte à reconnaître que je suis loin de posséder une culture générale aussi étoffée et large que celle de Yann, je demanderais un mode d’emploi ou un explicatif des parodies pour que je puisse déguster son humour si subtile.

    godot Le 26/12/2011 à 17:31:21
    Double M - Tome 1 - Le trésor des chartreux


    1961 alors que Youri Gagarine se promène dans l’espace, la saison de ski en Haute Savoie semble terminée… et les « parigots » sont partis au grand plaisir des indigènes. En fait pas tout à fait, voilà que Mel (Melchior) un jeune guide de montagne a comme mission de trimballer sur les pentes enneigées une insupportable touriste parisienne ; Mirabelle, qui s’avèrera être journaliste pour une revue pour snobinardes. Bien que tout semble les éloigner, Mel et Mirabelle (Double M) vont enquêter sur un trésor disparu : celui des Chartreux. Tout sera là… un loup, un gardien du trésor, des voleurs…

    Une agréable aventure pour les jeunes et les tout jeunes. Le scénario nous offre tous les ingrédients pour une histoire sympathique mais qui ne révolutionne en rien la bande dessinée. Mel a tous les clichés du gentil montagnard et Mirabelle tous ceux de la citadine. Pourtant on saisi rapidement qu’ils ont de l’intérêt l’un pour l’autre. Le trésor des chartreux enfouis, un loup qui semblerait le protéger et un gardien qui transmet son savoir aux suivants, bien sûr on rajoute des pillards et tout est là.

    Meynet débute dans le dessin et cela se voit bien. Les personnages, les décors ont des traits sympathiques, les années 60 sont bien représentées par les habits, les objets. Il créé l’atmosphère des villages de montages. C’est agréable à l’œil, mais toutefois les cadrages et surtout la perspective, les proportions des personnages ne sont pas encore maîtrisés. C’est regrettable, mais il faut bien commencer un jour.

    Le Trésor des Chartreux est paru en janvier 1992. Et je l’ai reçu à sa sortie pour deux raisons : d’une part j’étais bien jeune et d’une autre j’habitais dans les Alpes et elle a été mis en valeur dans ma région. A l’époque elle m’a tout de suite plue, car elle avait justement les atouts pour m’emballer. Je garde un souvenir agréable de cette aventure « bon enfant » et je me fais un plaisir à la relire. A mes yeux, elle est à conseiller pour les jeunes.

    godot Le 12/08/2011 à 15:17:14

    Évoluant dans l’underground féminin, Debbie Drechsler nous amène sur des terrains plus intimes. Dans Daddy’s Girl elle évoque l’inceste père-fille et l’avortement (IVG) et dans une de ces histoire « Sixteen » elle évoque le viol. Ces différentes courtes histoires ne peuvent pas nous laisser indifférant, c’est profond, dérangeant.

    Nous sommes tout de suite mis au parfum avec la première histoire : « Visiteurs dans la nuit » ou on voit le père de Lily venir la forcer à lui faire des gâteries sous le regard de sa sœur, Pearl, qui se figera dans un déni et un rejet. Pourquoi est-ce spécialement Lily qui a été choisie par son père ? En tout cas Lily va devoir vivre avec un lourd secret et personne ne semble l’écouter ou la croire. Nous verrons sa mère étriquée et frigide qui ne lui prêtera nullement son attention. Lily sera plongée dans la solitude, le silence et elle devra soulager les fantaisies de son bourreaux de père. Leur relation particulière est décrite, nous verrons d’une part l’attitude perverse et intimidante du père et d’une autre son manque d’estime en elle, le mépris qu’elle aura de son corps et la culpabilité qu’elle s’octroi. Par exemple dans« Daddy knows best » Lily pense, je le cite : « [Son père] a dit qu’ils ont dû rater quelque chose avec moi, pour être devenue une telle salope. Il a dit qu’il savait que j’aimerais ça à ma façon d’agir, à comment je le regardais ». Lily tentera de développer des stratégie pour éviter de se retrouver seul avec son père car elle reste sa proie, son jouet. Elle comprendra comment surmonter cela dans « Trop tard », je le cite : « Soudain la pensée de ce spectacle m’a semblé si drôle ! j’ai dû devenir folle l’espace d’un moment ! Son machin est devenu tout mou et ça m’a fait rire encore plus fort, même si je ne l’avais jamais vu aussi furieux. Il me tapa mais je m’en fichais. J’avais fini par trouver quelque chose pour surmonter ça. Il ne pourrait plus jamais me faire de mal. ».

    Notamment dans« Le p’tit batteur »Lily n’arrivera pas à développer une relation normale avec ses copains du lycée, elle les rejetteras tout de suite dès que ceux-ci veulent débuter une relation amoureuse avec elle ou qu’ils ont un contact, déjà pour un slow.

    « Le journal » nous montrera comment Pearl, qui s’était forcée à oublier ce qu’elle avait vu petite(Cf « Visiteurs dans la nuit »), va apprendre que Lily tiens un journal. Pearl, va le trouver pour le lire et elle va découvrir la relation incestueuse de sa sœur et de son père. Cela va la troubler car cela parait impossible, mais elle sait que sa sœur ne mentirais jamais. Pearl va avoir un autre regard sur son père, sur sa sœur. Elle aurait certainement oublié cette histoire, si par une nuit elle n’aurait pas vu son père en train de réveiller Lily. Voyant l’innommable elle se dit qu’elle doit arrêter cela. Elle simulera un cauchemar.

    « La mort de l’hiver » nous montre Lily plus âgée. Son petit copain et elle aveint arrêtés leurs études pour se mettre ensemble mais cela ne durera pas longtemps. Il la laissera tomber car il veut s’acheter une nouvelle voiture. De retour chez ses parents, elle remarquera qu’elle était enceinte et fera appelle à Pearl pour qu’elle l’amène dans une clinique de Buffalo pour avorter.

    « Sixteen » nous montre Franny, une ado mal dans sa peau qui arrivée dans un nouveau lycée sera considérée comme une paria. Elle va sympathiser avec une fille, Carey, qui lui présentera son petit cercle de copain. Des ados qui sèchent les cours et qui ont comme passe temps la défonce. Franny sèchera les cours et se retrouve seul dans l’endroit du bois où ils trainaient. Leur dealer, Edgar, arrivera et la violera avant de la traiter de grosse vache, de sale pute. Elle ne dira rien à personne, mais se sentira coupable…

    Je trouve que « Daddy’s Girl » est un chef d’œuvre. Je félicite Debbie, de la manière dont elle a mis en scène ce sujet grave. Cela ne m’a pas laissé indifférent, bien au contraire.

    godot Le 28/07/2011 à 15:15:16

    S’agirait-il de la fabuleuse aventure d’une globule blanc (ici bleue !) prénommée leucocyte en plein était de phagocytose avec un microbe « blanc » ? Voilà l’adhésion, l’ingestion, la digestion et le rejet… ? Et une présentation de sa famille de globules multicolores ?

    Lewis Trondheim… il se devait que cet auteur de l’Asso. compose un album inhabituel, hors de toutes les règles conventionnelles de la Bande Dessinée. Il propose une couverture monochrome et une aventure abstraite d’une trentaine de page avec de taches multicolores sur fond bleu.
    Immédiatement lorsque je l’ai vu, je me suis dit que Lewis avait « pompé » dans les monochromes d’Yves Klein, dont son fameux bleu IKB (International Klein Blue). Mais lorsque je l’ai feuilleté, j’ai tout de suite pensé qu’il s’agissait de recherches fidèles à l’OuBaPa avec un mixage de plusieurs types de contraintes. J’ai donc parcouru avec, comme conditionnement, la recherche des contraintes artistiques volontaires. (« Plurilecturabilité » ? Réversibilité ? Pliage ?) J’essayais de me dire que l’abstraction devait être fortement narrative.
    Il devait aussi avoir un aboutissement de ses nombreuses expériences et recherches (Le Dormeur, Psychanalyse, Mouche, A.L.I.E.E.N,) et un minimalisme voire de l’abstraction conjugué à une absence de dialogue allait aboutir sur Bleu. Pourtant je n’ai pas réussi à m’apporter des explications convaincantes.

    Je reste persuadé qu’un travail d’auteur comme celui-ci mériterais une analyse ou un décryptage de la part de l’auteur ou d’un « spécialiste » de Trondheim, pour qu’un lecteur lambda comprenne la démarche de Trondheim a travers « Bleu ».

    En tout cas les avis resterons partagés : Serait-ce un coup de génie ou une fumisterie ? Pour ma part, je reconnais que Lewis à éveillé ma curiosité, que j’ai passé un moment à essayer de décrypter, à voir les contraintes de son exercice. Je me suis fais prendre par son jeu et encore quelque fois il m’arrive d’essayer d’interpréter cet aventure abstraite.

    godot Le 28/07/2011 à 11:16:44

    Julien est un peintre qui commence à se faire connaitre dans le milieu et son avenir professionnel semble prometteur, tout comme sa vie sentimentale.

    Par une journée ordinaire, attablé à une terrasse il va voir passer une charmante inconnue et soudain des souvenirs qui semblaient être oubliés ressurgissent. Dans ses souvenirs, il la voit dans un lit et elle clame son amour pour celui qui la regarde (certainement lui !). Il veut la rattraper, mais comme il doit régler sa note, il la verra s’en aller dans un bus… Commence pour lui une obsession viscérale vis-à-vis cet inconnue qui semblait lui être familière. Ses souvenirs qui ont ressurgit dans sa mémoire se sont-ils vraiment déroulé ? Serait-t-il sujet au syndrome des faux-souvenirs ? Dans ses souvenirs, était-ce vraiment lui qui parlait avec cette ravissante femme ? Serait-ce les souvenirs d’un autre ? Serait-ce un rêve prémonitoire ?
    Julien va basculer dans l’obsession et cela le mettra en péril tout comme cette parfaite inconnue qui semblait lui être si familière.

    Le scénario est accrocheur. Le lecteur évolue avec lui et cela nous tient en haleine jusqu’à l’épilogue. Julien va tellement être obnubilé par cette inconnue qu’il va progressivement abandonner tout ce qui l’entoure, tout ce qu’il a construit pour pouvoir rencontrer cette fille. Cette fille qui va être le fruit de ses fantasmes : elle doit être sa muse, son amour parfait… Et la réalité ne sera pas tout à fait comme il se l’imagine. D’un souvenir futile l’histoire va aboutir sur un drame.

    Je reste mitigé sur les dessins. Malgré la tentative de l’auteur, Alexis Robin, de nous montrer les états d’âmes, les expressions et les attitudes des personnages, je trouve que cela reste approximatif. A un tel point que je n’ai pas éprouvé de la sympathie pour julien. Je le trouvais pathétique et par mes réactions, j’aurais réagi comme cette belle inconnue. Je n’ai vraiment pas aimé la séquence ou Julien rencontre enfin cette belle inconnue, l’expression des visages était loupée.

    Cela reste une belle tentative, une aventure qui mérite qu’on la lise.

    godot Le 25/07/2011 à 16:16:27
    Litteul Kévin - Tome 9 - Tome 9

    Même si « Litteul Kévin »et ses parents Gérard « Chacal » et Sophie gardent leur éternelle jeunesse, leurs aventures, elles, avec le temps, perdent de leurs saveurs.

    « Chacal » semble se montrer comme un dur à cuir, lorsqu’il fait la sécurité pour un concert, mais il fait place à un gros nounours dans sa maison de petits bourgeois, dans un quartier résidentiel.
    « Le Club » nous présente un groupe de gentils motards qui essaient de se la jouer « Bad Boys » mais qui en fait sont des potes bien rangés et sympathique qui passent des soirées arrosées entre eux… Non, ce n’est pas là que l’on trouvera un gang de motards qui se livrent à des trafics de stupéfiants, de vols, de meurtres, de proxénétisme et d’affrontements violant faces aux autres gangs (Hells Angels, Mongols, Pagans, Outlaw, Bandidos,…)
    Et même si c’est Sophie qui porte la culotte... elle se contente de nous montrer sa poitrine.
    « Litteul Kévin » se veut cool, rebelle, amusant et il en fait trop. Cela le rend insupportable et il m’exaspère. A un tel point, que je n’ai pas vraiment de la sympathie pour lui.

    La série m’a fait sourire à ses débuts (sans toutefois m’emballer, comme je l’ai déjà dit) et l’esprit quelque peu décalé m’offrait des situations amusantes. Les stéréotypes sont là, mais je trouvais poilant de voir Pierre-Henri leur voisin bigot par exemple. Il s’inspire des produits de divertissement pour nous servir des gags avec Tomb Raider, Loft Story, etc.
    Mais avec le temps, je suis perdu avec cet univers ou je ne trouve plus une forme de rébellion face à l’ordre établi. Serais-ce la série « les voisins du 109 » qui a motivé Coyote à bifurquer vers une série tout public ?
    Actuellement il semble avoir abandonné le « Jack Daniels » pour nous offrir un menu "King Nuggets", avec un "Happy Meal" pour les Litteul… qui convient à toutes les familles. Surtout que nous avons droit maintenant au retour du « popa » de Gégé le Chacal… J’ai une larme à l’œil. A quand un Kévin qui sera premier de classe et qu’il aura un prix pour sa bonne conduite ?

    godot Le 18/07/2011 à 15:40:44

    L’an 2000 pointait son nez et tout le monde voulait marquer ce passage d’une pierre blanche. L’équipe de l’Association (l’Asso) n’allait pas faire exception… Parti d’une idée folle, l’Asso voulait produire un recueil de 2000 pages avec comme seule contrainte : « ne pas insérer de textes », pour que le volume puisse être lu par tout le monde. L’idée se répandit rapidement de bouche à oreilles dans les milieux alternatifs de la BD et l’Asso allait se trouver avec plus d’histoires qu’il n’en fallait. Ils ont donc trié et sélectionné des histoires d’auteurs de A – Z provenant de nombreux pays disséminé de par le monde (env. 30). Cela a engendré une sorte d’émulation incroyable. Plus de 300 auteurs autant des auteurs célèbres de la BD indépendante que des inconnus se côtoient pour que ce projet voie le jour.

    Dès sa sortie, j’ai fait entièrement confiance à l’équipe et j’ai acheté, les yeux fermés, ce produit que je voulais qualifier de chef-d’œuvre, avant de l’avoir lu.

    Eh, bien, à sa sortie, la lecture me laissa pensif. Je restais très partagé par ce collectif. D’une part, l’idée, la collecte des planches, la liberté à de nombreux illustrateurs, le principe d’une tour de Babel, et de l’autre une quantité d’histoires insignifiantes, banales, futiles… J’avais vraiment flashé sur environ 200 pages, le reste ne m’a pas trop emballé.

    Une curiosité qui, je me demande, restera-t-elle dans notre mémoire pour le prochain millénaire ? En tout cas, comme je viens de le relire (un peu plus de 10 ans après sa parution) je constate que la magie a disparu. Je ne sais pourquoi, mais j’ai eu énormément de peine à le relire, je me suis contenté de le feuilleter pour ne m’attarder que sur les histoires qui m’avaient emballées.

    godot Le 20/06/2011 à 10:16:27

    Cela commence par un retour en Afrique du Sud de Karlien en février 2000 après deux ans d'expatriation à Londres. Elle nous montre une rencontre grinçante avec son père et sa belle mère. Elle fuit rapidement cette maison familiale qui semble suinter d'amertume, de mépris, de tension, de rancœur pour aller chez une amie, Pippa. Elle recherche sa sœur; Nathalie, et ne tarderas pas à la retrouver. Nathalie qui mène une vie chaotique et qui s'est réfugiée dans la cocaïne.

    Par ce récit autobiographique, Karlien va nous raconter sa jeunesse de petite blanche dans une famille d'afrikaners dans les années 70-80. D'une part le régime, les township, les classes sociales, le racisme, la propagande éducative de l'état sur les races, l’endoctrinement et d'une autre la chute de son encadrement familiale, le conflit entre ses parents, le divorce de ceux-ci, le comportement de sa mère, le remariage de son père avec Anna qui méprisera Karlien et Nathalie, le cancer qui frappera sa mère et qui l'emportera, Anna qui n'accepteras pas que ces deux filles viennent dans sa maison et qui seront logée en Internat.

    C'est intéressant de montrer en toile de fond l'actualité de la vie de tous les jours d'une famille d'afrikaners qui essayait de vivre tranquillement avec l’apartheid en toile de fond. Karlien conjugue cela avec sa jeunesse difficile. Elle présenteras son père comme un faible, un effacé, sa belle mère comme odieuse. Elle raconteras également les préjugées et les croyances de sa mère, l'endoctrinement de celle-ci dans une croyance religieuse ultraconservatrice. Elle nous montre aussi sa vie d'écolière, son regard naïf sur les autres ethnies. Elle essaye de comprendre sa mère avec maintenant un regard d’adulte.

    C'est dans la ligne de ces autobiographie : Marjane Satrapi (Persépolis), Debbie Drechsler (Daddy's Girl), Julie Doucet (Changements d'adresses) dont elle reconnait leur influences sur son œuvre. L'approche est splendide, intéressante et elle motive à découvrir un bout de sa vie et les interactions de l’enseignement public, de la presse, de l'influence de ses parents. J'apprécie qu'elle montre l'apartheid en toile de fond, cela définit qu'elle vit avec cela tous les jours, qu'inconsciemment elle reste sous l'influence des médias, mais qu'elle mène tout de même sa vie, ses préoccupations.

    J'adore ce dessin avec un patte féminine, une sensibilité particulière. C'est vrai que je suis un grand fan des artistes féminines qui l'ont influencée. A mes yeux c'est un récit incontournable à posséder absolument... mais cela reste mon avis!

    godot Le 17/06/2011 à 11:29:09

    Ptiluc se démarque par son humour noir et sa passion pour mettre en scène des rats.

    Que ce soit en illustration ou en gags d'une page, Ptiluc se montre incroyable.

    Son dessin est unique tout comme l'univers dans lequel il le développe. Les idées sont excellentes, même s'il n'y a pas un soupçon d'espoir.

    J'adore sa mise en scène des illustrations avec des objets : mégots, canettes écrasées, joints, pages brulées.

    Un vrai petit bijou que je recommande vivement.

    godot Le 17/06/2011 à 11:20:36
    Vincent Muraz - Tome 1 - Le ventre du Doryphore

    En 1997, la ville de Sierre avait deux événements : le 100ème anniversaire de la société de développement qui s'approchait et le "feu" festival de "la ville de la BD". Il allait de soit qu'elle commande une BD pour fêter cela.

    Le scénariste hélvético-grec Pop et le dessinateur suisse Buche sont sollicités pour ce produit du terroir.

    Nous aurons donc :

    - Un journaliste du "journal de Sierre" (extrêmement local!) Vincent MURAZ (qui est le nom d'un village voisin) , des noms de familles aux consonances locales : Mathier, Caloz..., des prises de vues de la ville de Sierre (Notamment le château Mercier) et du village de Salquenen (autre village voisin), des politiciens de la région croqués et le barrage de Moiry...

    - L’enquête sur un trafic d'objets archéologique l'amènera en Grèce et il sera, malgré lui, confronté à une sombre affaire de transfert illégal de technologie spatial (rien que ça!)

    - Les ingrédients indissociables d'une aventure grand public : Ariane Mathier la bombe de "Salquenen" qui s’adonne à la culture du corps et qui tombera amoureuse du séduisant Vincent. Aussi, la superbe agente CIA infiltrée qui se promène en déshabillé le long des pages avant de dégainer...

    Mouais... Je trouvais sympa de voir la ville de Sierre et environs croqués (Est-ce que cela motive aussi les lecteurs qui ne connaissent pas cette ville? Et ils sont nombreux!!!).
    Sinon de constater que l'aventure prend presque une dimension "Enjeu mondial" c'est à mes yeux pathétique. Les filles dévêtues qui ont un rôle de faire valoir est clairement navrant. Le scénario est assez série Z, mais il met bien en avant la région (je me répète, mais c'est le seul point sympathique de l'aventure). Je n'ai pas saisi pourquoi Pop donne une dimension de BD d'action international. Il y aurais suffisamment d'éléments à exploiter dans la région SIerroise, mais non... nous avons un super-héros. Cela me déplait largement.

    Le dessin semi-réaliste de Buche n'est pas convainquant. Trop de vues de la région semblent être des décalques de photos. Il a parfois un manque de perspective. Les personnages sont quelques fois disproportionnés. Cela dérange, mais ne fait pas ?mal aux yeux"

    Divertissant sans plus. Ce n'est pas indispensable...!

    godot Le 09/06/2011 à 20:17:12

    Cela doit être une production et distribution locale, car c'est un exemple parfait de plagiat d'une incontournable série... je vous met sur la piste? Le trésor de Rackham... Alors il aurait attiré les foudres de Nick et Fanny!

    Le jeune et beau Baron de la Branchequicraque [Tintin avec une autre coupe de cheveux] s'est retrouvé ruiné dans son château [de Moulinsart]. Il n'a que son fidèle valet de chambre Victor [Nestor] qui lui reste fidèle. Pour avoir une source de revenu, il loue des chambres et plusieurs locataires vont venir (Aristide, Angelo et Alexandre [Le marin sans barbe, mais avec le pull de Haddock]). Ce sera le policier Aristide [Sosie de Tournesol] qui malencontreusement découvrira un passage secret dans lequel se trouve les mémoires de l'aïeul du baron qui était capitaine. Les mémoires qui décrivent qu'il s'est fait voler sa statuette [l'Oreille Cassée] avec les plans du trésor - des diamants - par son complice J.P. Lebeau et que son bateau a coulé corps et bien...! La recherche commence pour nos héros vaillants et aventuriers...

    Je reconnais que c'est par pure hasard que j'ai reçu cette BD étrange. L'auteur avait déposé des exemplaire chez plusieurs kiosquiers de la région, dont une de mes tantes, et comme il ne donna plus signe de vie, elle m'a offert un de ces exemplaires.

    Sinon le dessin est épatant. Il s'agit d'un style de dessin d'enfant avec aucune perspective, des personnages disproportionnés, des cadrages horribles, une mise en couleur au crayon couleur... le lettrage est d'un amateurisme affligeant.

    Bref, cela semble être la production d'un enfant gâté qui aurait épaté ses copains de classe mais qui déçoit tout autres lecteurs.

    C'est un monument du plagiat, de l'amateurisme et du mauvais goût que tout amateur de nanar se doit de posséder!

    godot Le 30/05/2011 à 15:50:11
    Marc Lebut et son voisin - Tome 1 - Allegro Ford T

    Suite à un concours organisé par les stations « 5 », Marc Lebut essaye de récupérer une vieille Ford T pour l'échanger contre une voiture neuve. Se souvenant que son voisin en détient une, il va profiter de la gentillesse de celui-ci pour se l’accaparer. L’aventure se déroule en six actes avec toujours le même déroulement : Marc Lebut trouve une Ford T, il veux aller l’apporter pour l’échanger, mais la Ford T est toujours démolie sur le trajet de façon burlesque.

    Quasi introuvable, sur le marché, j’étais curieux depuis de nombreuses années de découvrir cette série qui semblait regorger d’un humour bon enfant et naïf des années 60. Et bien je n’ai pas réussi à rentrer dans cette univers. Cet humour bouffon semblait être révolu et je n’ai pas eu le courage de terminer l’aventure.

    Pour ma part, je vais rapidement oublier cette BD humoristique que semble dater d’un âge révolu.

    godot Le 20/05/2011 à 09:58:22
    Tatiana K. - Tome 1 - La boîte de Pandore

    Une brigade secrète "La dernière section" lutte efficacement contre tout ce qui constitue une menace écologique envers la terre. Cette brigade va être contactée par Tatiana Kovolenko, ex-agent secret de la cellule Terror -Berlin Est, qui a des révélations explosives à leur faire : après la chute du mur de Berlin, lors d'une mission elle doit s'occuper de documents ultra secrets détenus par la STASI. Elle prendra connaissance de ceux-ci, avant d'en informer son supérieur qui la mettra en contact avec Nikita Boulganine, le conseiller d'Eltsine. Nikita récupérera les dossiers explosifs et éliminera Tatiana. Le vase de pandore est ouvert! Tatiana s'en sortira et voudra se venger... et sauver le monde.

    Le scénario de Corteggiani ne casse pas trois pattes à un canard. François va récupérer des infomations d'actualité :
    - En avril 1996 la brebis Dolly (en hommage à Dolly Parton, chanteuse américaine de country dotée d'une poitrine avantageuse, car le clonage a été réalisé à partir de cellules de glande mammaire), est le premier mammifère cloné de l'histoire.
    - Depuis avril 90, la pulpeuse et sulfureuse playmate Pamela Anderson defraye les chroniques de par ses implants mammaires
    - En 1996, le jeu vidéo Tomb Raider, vient de sortir avec son héroïne Lara Croft, qui est un des personnages les plus populaires du monde du jeu vidéo.

    Et il nous offre une Tatiana pulpeuse, sensuelle, érotique, cultivée, intelligente, qui n'hésite pas à tuer. Bref un physique et des seins (naturelles) à la Pamela avec l'intelligence, l'athlétisme de Lara Croft.

    Meynet aime dessiner les belles filles et il se donne à cœur joie dans cette aventure. Son dessin convient à merveille pour relever le niveau de l'aventure sans toutefois la rendre incontournable.

    C'est léger, avec une histoire assez confuse. L'aventure ressemble à un Indiana Jones. Il y a Tatiana l'héroïne sensuelle, intelligente qui sera toujours dessinée avec un belle vue sur son châssis et avec des tenues moulantes et Nicolas un rond de cuir maladroit et parfois lubrique qui va apporter un peu d'humour (graveleux) dans ce monde de brute!

    Le volume avait fait un ravage auprès des collectionneurs Lausannois. Lorenzo Pioletti, le propriétaire de la Libraire Raspoutine aimait rappeler qu'il avait cru en un trio : Zep, Marini et Meynet. Pour le remercier, Meynet dessine Lorenzo sous le nom de Zagor dans sa librairie avec des clins d'oeils à Pratt, Meynet, Marini, Zep et bien d'autres (Vance, Berthet, Hermann...). Lorenzo s'est vu "obligé" de composer un TT et de faire une exposition.
    Meynet croque aussi Corteggianni.

    Comme je l'ai dit, j'ai pris connaissance de cette aventure par la publicité de la Librairie Raspoutine de l'époque. L'aventure est assez banale et comme je l'ai dit le scénario de Corteggiani est confus et il ne m'emballe pas. La mise en avant de Tatiana en petite tenue devient navrant. Je lirais les 2 autres volumes bien après.

    godot Le 20/05/2011 à 09:52:02

    De savoir, que le thème d’une « fin de monde catastrophique et de différents survivants qui vivent reclus avec des règles primaires bien particulières » n’est vraiment pas innovant (Hombre, Neige, Jeremiah, Simon du fleuve, …). Toutefois, cela m’a motivé à lire l’aventure, car je voulais savoir comment l’auteur (Maret) allait nous surprendre.
    Maret n’apporte rien de nouveau au genre post-apocalyptique, si ce n’est ses dessins plutôt de style humoristique ce qui change de l’habitude et qui semble être un O.V.N.I. dans le genre.

    Je trouve le personnage de Zanoo désolant : elle est belle, excitante avec son corps parfait (d’ailleurs le sujet de l’obsession sexuel sera … obsédant !)mais de la voir soumise, passive et manque de personnalité m’irrite. Personnellement, à part le fait que tout les protagonistes de l’histoire voudrais se « la faire », j’aurais plutôt envie de la gifler tellement elle semble conne. Paradoxalement, alors que le sujet de l’envie de la reproduction est contant, les images et les actions restent chastes.

    Zanoo est en constante communication avec Réno, l’homme qui l’habite et cela charge l’histoire et la rend plus difficile à lire.

    Tout au long des 3 tomes, l’histoire reste classique et elle est lassante. De plus, je pense que l’éditeur a eu les mêmes impressions, car les deux premiers tomes sont édités en grand format avec des mises en couleurs, tandis que le dernier tome est inclus dans l’intégral petit format noir et blanc. Ce choix de format montre certainement une mauvaise vente et un éditeur vénal plus qu’autre chose ! Ce petit format rend les pages trop chargées et la lecture devient franchement pénible.

    La fin de l’histoire ne m’emballe vraiment pas, pour rester poli.

    Malgré mon avis plutôt négatif, je dis Bravo à Maret, d’avoir tenté l’expérience d’un style futuriste, toutefois cela n’est pas concluant. Je l’invite à continuer à produire de l’humoristique car ses parodies de Tintin et le « Man in Black » sont de vrai petits bijoux.

    godot Le 21/10/2010 à 11:03:17
    Guillaume Tell (Les aventures de) - Tome 4 - L'Extraordinaire Mystère 'C'

    Suite de "Polar au Gothard" : Guillaume Tell a disparu dans la "faille du Diable" et les habitants des 3 vallées sont tristes. Scot et Pom vont aller à sa recherche et ils découvriront une "civilisation robotisée" souterraine qui exploite et tyrannise les disparus des montagnes dans la confection du mystérieux "C" (comme chocolat!) pour un monstre... heureusement que Guillaume Tell (l'élu?) et son humour tétanisant soit là!

    Quelle déception! Déjà que ce n'était pas une série qui m'emballait malgré les commentaires encourageant de l'époque. Mais là, la série sombre dans la nullité! Le tome précédent était tolérable, modestement rigolo, bon enfant. Mais le scénario du tome 4 est affligeant. Il est d'une nullité incommensurable, indigne d'une série B, que dis-je, indigne d'une série Z.

    J'ai dû relire, car le scénario est si infecte, que je n'arrivais pas à croire qu'une M... pareille puisse être mise sur la marché!

    Si les premiers scénarios de cette série, peuvent faire légèrement sourire, celle-ci est franchement l'abîme du jean-foutre!

    Ne la lisez pas, cela pourrait vous traumatiser!

    godot Le 21/10/2010 à 10:34:33
    Guillaume Tell (Les aventures de) - Tome 6 - Choc-Ness !

    Pom, le fils de Guillaume Tell est parti avec Scot chez les scottish pour apprendre l'anglais. Ils ont pris avec eux la recette du chocolat, qui va être dérobée.... et une varité de chocolat contrefait va inonder le marché écossais.

    Ouf... c'est toujours aussi lourd. Cela reste local : torchebugne, sidiable, yooobaaa!!!

    L'histoire reste indigeste : Wuillemin le dit : "Son rêve : que les lecteurs sourient éternellement à ses gags!" et c'est là le problème. Wuillemin s'attarde trop à donner excessivement des gags lourds, pathétique qui laissent de marbre qui ne font plus rire et il laisse en deuxième plan l'histoire. Donc, je suis servi d'une histoire bancale, ennuyeuse et désolante. C'est comme une pièce de théâtre tenue par des amateurs locaux qui se prennent la tête : un humour en dessous de la ceinture, des acteurs amateurs qui se croient professionnelles et qui exagèrent les mimiques rendant les scènes confuses.

    Le dessin reste lisible, sans pour autant marquer les mémoires!

    Il y a juste un clin d'œil au Sheriff de Turk et De Groot, mais ce clin d'œil ne suffit pas à lire cette BD qui est vraiment désagréable. A éviter!

    godot Le 14/10/2010 à 13:52:57
    Guillaume Tell (Les aventures de) - Tome 5 - Rocvache !

    Les horloges "Rocvaches" sont la fierté des suisses. Toutefois des contrefaçons fabriquées en masse par des scélérats inondent le marché. La bande d'irréductibles helvètes va lutter contre ces contrefaçons avec succès.

    Lors de la sortie de "Rocvache!" (nous sommes en 88) Wuillemin a saisit un sujet d'actualité : le groupe horloger suisse Tissot fait une entrée remarquée sur la marché avec : Rock watch, la première montre avec boîte en granit alpin en 1985. Toutefois, cette montre tombera rapidement dans l'oubli, tout comme cette série qui a horriblement mal vieilli.

    Wuillemin a risqué gros en composant une série régional, vu que les héros suisses ne font rire que la romandie (La suisse allemande ne semble pas connaitre le héros) et aussi de se servir d'un thème d'actualité qui ne resteront pas ancré dans la mémoire collective.

    Macé continue a nous montrer des braves personnages au gros nez, le dessins reste de moyenne qualité.

    Si vous ne la connaissez pas, ne perdez pas votre temps, c'est vraiment sans intérêt (Même si vous êtes suisse). C'est un humour lourd, un esprit patriotique voire chauvin et comme je ne cesserais de le répéter ce n'est qu'une pâle copie d'Astérix.

    godot Le 13/10/2010 à 17:04:41
    Rani - Tome 1 - Bâtarde

    Van Hamme est un scénariste qui a su se montrer incontournable, non pas par l’originalité de ses œuvres, mais par la narration, par le suspense. J’ai l’impression de lire un roman de gare ou l'aventure semble cousue de fil blanc, mais qui éveille une curiosité et qui motive à aller plus loin.

    Valles revient pour le dessin. Il reste trop fidèle à l'univers "Maîtres de l'orge", d'ailleurs j'ai parfois eu l'impression de voir Margrit ou Julienne. La beauté des personnages prime sur l'authenticité des décors : ils sont beaux, jeunes, propres, séduisants. Bref, tout ce qu'il faut pour faire une histoire qui semble sortir des studios Hollywoodiens...!

    J'avais lu que l'histoire avait été prévue pour être portée à l'écran et que Alcante s'était contenté d'adapter le scénario pour en faire une BD. En tout cas le scénario porte la griffe de Van Hamme : Jolanne de Valcourt, bâtarde mais reconnue par son père le marquis Charles de Valcourt, est cloîtrée au couvent. Son demi-frère (un personnage odieux, vénal, manipulateur, cuistre, immoral, calculateur) la spoliera de l'héritage de leur père et lui tendra un vil piège en l'accusant d'être la coupable d'un odieux meurtre (que bien sûr elle n’a pas commis !), celui de Isabelle de Marsac.

    Ah Van Hamme, tu ne pouvais pas nous épargner : Jolanne, belle, noiraude, farouche, libérée, séduisante, nous apportera la scène de lesbianisme. (J’en redemande !!)

    Pour l'instant, il me semble que Van Hamme m'offre un remake du "Le comte de Monte-Cristo". Une vengeance va s'élaborer et Jolanne deviendra Rani.

    Pour ce premier tome, le scénario était extrêmement prévisible. Les habitudes de Van Hamme sont aussi bien présentes et cela m’a assez déçu. Toutefois, pas complètement, car il a réussi à me susciter l’intérêt de lire le tome suivant ! Alors j’espère, que là il va se défouler… (Le début de XIII, était lui aussi classique) sinon je quitte la navire, pendant qu’il en est encore temps !

    godot Le 13/10/2010 à 16:01:48
    Bernard Prince - Tome 18 - Menace sur le fleuve

    Quelle n'a pas été ma surprise lorsque le retour de Bernard Prince a été annoncé avec Hermann au dessin.

    C'est une série marquante des années 70 que j'ai découvert assez tardivement. Tardivement, car mon premier contact avec cette série a été la reprise de Dany au dessin "Orage sur le cormoran" et surtout la reprise de Aidans au dessin avec "La dynamitera"... et je dois dire que je n'ai pas été emballé (pour rester diplomate). A mon plus grand tord, car quelques années plus tard je découvrais la puissance du dessin de Hermann qui propulsera cette série dans la catégorie des incontournables pour les années 70. Incontournable pour une BD d'action rythmée par le scénario classique mais efficace de Greg et le dessin puissant de Hermann.

    Yves H. se lance dans un double défi, d'une part savoir que d'être le fils de Hermann le pénalise, mais surtout reprendre une série phare de Greg. Franchement, je trouve que les résultats sont encourageants, il ne s'en sort pas trop mal le bougre. J'ai ressenti qu'il respectait les "ficelles" si chères à Greg : l'aventure, la virilité, l'homme confronté à l'hostilité de la nature (ici la forêt vierge), les projets mégalomanes, les dialogues percutants, les bons et les méchants. Je m'attendais à ce que les affreux refassent surface : Bronzen, Sarakelian ou Wang-Ho. J'ai été gâté, car il y a eu le retour d’un vieil ami. Une fille telle celle de "la passagère" (mais sans morale cette fois-ci!) est de la partie.

    Cela fait plus de 30 ans que Hermann a abandonné Prince et ses amis et cela se sent. Sa représentation de la nature déchaînée est splendide, je me sens dans la forêt vierge, l’allégorie de la pluie est magnifique. De plus, nous offrir cela avec une mise en couleur directe est vraiment époustouflant. Toutefois, j'ai eu l'impression de lire une aventure de Jérémiah! C'est l'acteur qui interprète Jérémiah qui a décroché le rôle pour la reprise de Bernard Prince? Il me semblait parfois que c'était Kurdy et non Barney Jordan.

    Il avait été annoncé que Hermann aurait voulu composer une BD sur Barney Jordan en prenant la direction scénariste d'une aventure humoristique décalée, presque burlesque, je m'en léchais les babines. Et bien rien de tout cela, l'idée des retrouvailles des héros de nombreuses années a également été écartée, pour nous offrir une aventure dans la veine de l’album des années 70. Nous voici en 2010, les héros n'ont presque pas vieilli, ils se sont mis au goût du jour : téléphone cellulaires, GPS, la pépette se bronze en topless et Bernard a arrêté de fumer!

    Je suis d'accord, cet album n'est pas à la hauteur des chefs d’œuvres passés, mais il est quand même de bonne confection et il respecte l’univers de Greg. C'est de l'aventure, de l'action de la détente rien de plus.

    godot Le 13/10/2010 à 12:35:37

    La série Lucky luke a été frappée par la censure au grand désarroi de Morris : les danseuses de cancan n'apparaissent qu'au début des années 1970; lors des scènes de pendaison la corde est cachée; les tableaux des saloons avec des femmes légèrement vêtues sont remplacés par des caches noir...

    Dans les années 70, l'auteur hollandais Schuurmans, publiera une parodie de Lucky Luke clairement pornographique : Les aventures sexuelles de Lucky Luke dans la revue Rosie.

    Voici donc l'ensemble des histoires publiées traduites en français. Il s'agit de 19 histoires de 3 planches s'inspirant des personnes de Lucky Luke et ayant toujours comme thème la sexualité.

    Le dessins est d'assez belle qualité, il reste fidèle à celui de Morris et les personnages sont bien reproduits. Les scénarios sont digne d'un film porno et la traduction est horrible, il y a de nombreuses fautes d'orthographe... mais comme dans un film x, a-t-on vraiment besoin d'une histoire recherchée?

    Bref, c'est une assez belle parodie, que je conseillerais à tous ceux qui voudraient connaitre la vie sexuelle de Lucky Luke.

    godot Le 18/11/2009 à 18:09:48

    Delporte et Franquin vont être les créateurs du « Trombone illustré » qui est un supplément agrafé à trente reprises dans le journal de Spirou durant l'année 77. Il se disait clandestin et répondait à l'explosion du phénomène de la BD dite pour adulte (Fluide Glacial, l'Echo des Savanes, Métal hurlant, ...). Des thèmes assez inhabituels et subversifs pour l'époque y sont abordés : L'autorité, l'humour noir, un humour moqueur envers le catholicisme, le comportement de jeunes, un regard caustique envers la rédaction. C'était le désir pour cette équipe de rompre avec le politiquement correcte qui était la règle d'or du journal de Spirou. De nombreux auteurs venant de tous bords (Alexi, Bilal, Dany, Derib, Gotlib, Jijé, Peyo, Moebius, Rosinski, ...) vont participer à l'aventure avant qu'elle ne s'interrompe sous la critique de nombreux protagonistes du journal bien-pensant.

    Les idées noires et Germain et nous, seront repris par Fluide Glacial. Bon nombres de dessins ou BD courtes seront publiées dans divers journaux ou biographie d'auteurs (Jijé, Gotlib par ex.) Les magnifiques couvertures du « Trombone illustré » dessinées par Franquin seront reprises dans un ouvrage en 2005. Nombreux dessins ou textes sont publiés sur Internet.

    Les éloges des protagonistes à son sujet, son côté dérangeant, sa courte durée de parution et la rareté de l'album Trombone illustré, issus des invendus, l'ont élevé au rang de journal culte mais introuvable et méconnu.

    Tout ceci pour dire que lors de la parution "luxueuse" de cet album, j'ai été quelque peu... déçu. Déjà de découvrir ce journal culte plus de 30 ans après, ne m'a pas fait la même impression que si je l'avais découvert en 1977. Eh, oui le côté subversif lors de sa parution n'est plus d'actualité. Je le trouve même classique à ce jour, avec tous les mouvements, toutes les provocations et tous les essais qu'il y a eu depuis. Aussi, d'avoir eu déjà connaissance de nombreuses histoires ou dessins, ont diminué mon étonnement.

    Un petit supplément avec les dessins du jeu ludique "Le Petit Rédac en Chef". Il s'agissait en faite d'un cadeau de la part de nombreux dessinateurs du défunt "trombone illustré" pour les 50 ans de Delporte.

    Je suis content d'avoir pu prendre connaissance de cet illustré qui faisait tant parler de lui. Je me suis bien amusé à lire tous les textes. Mais de lire ce recueil bien après sa parution perd son côté provocateur et innovent.

    godot Le 18/11/2009 à 16:03:49
    Halloween blues - Tome 5 - Lettres perdues

    Une lettre, dont l’adresse est composée de caractères découpés dans la presse, est interceptée par le service postal, car une partie des caractères découpés se sont décollé. Comme il semble s’agir d’une lettre anonyme et que le destinataire reste inconnu, un des employés postaux va l’apporter au service de police de New Salem. Après ouverture de celle-ci, Forester Hill voit qu’il s’agit d’une demande de rançon suite à un enlèvement. Le policiers connaissent le montant, le lieu où la rançon doit être déposée et la date et que la lettre est adressée à un père pour l’enlèvement de sa fille. La partie se corse, car il n’y a aucune indication quant au destinataire et à la personne qui a été enlevée.

    L’aventure est haletante et rondement bien menée, une fois de plus. Le revirement sont bien pensés. L’arrestation du « cerveau » de cet enlèvement et surtout l’explication donnée par Forester Hill (qui avait tout compris) sont décevantes .
    En dernière page il semble avoir du nouveau sur le déclencheur de la série : une belle dame blonde, sensuelle, que l’on ne voit que de dos, sort d’un centre de repos où elle semble y être restée des années. Elle jette sa perruque pour montrer une chevelure noire et elle sort une photo de Forester. Elle est prise en stop…

    Je suis toujours autant emballé par cette série, même si elle reste assez classique. Les scénarios sont haletants et les dessins représentent avec merveille l’Amérique des années 50.

    godot Le 18/11/2009 à 15:43:09
    Halloween blues - Tome 4 - Points de chutes

    Morgan Hawthorne, jeune homme descendant d'une lignée de bourgeois fortunés, annonce à ses parents son désir de vivre avec Ruth une fille de la basse classe. Les parents de Hawtorne refusent ce mariage et lui annoncent qu'il devra se fiancer avec Samantha Rhodes. Un mariage de raison qui devrait lui permettre d'envisager un ascension politique. Ruth, épiant les parents de Morgan dans un buisson, apprend une bien inquiétante nouvelle : ceux-ci la jugent dangereuse car elle pourrait déclencher un scandale et ils décident de contacter un homme de main, qui élimine les personnes dérangeantes. Ruth informe Morgan de cette inquiétante nouvelle et celui-ci peine à la croire. Ainsi, elle décide de partir en Californie se refaire une vie. Elle sera suivie par un triste personnage : un des hommes de main de M. Hawthorne qui attendra le moment et l'endroit propice pour "l'effacer". Étrangement, ce sera à ce même lieu qu'un autre drame va se produire à quelques heures d'intervalle : Elaine, une jeune femme mariée va être poignardée par une de ses connaissances.

    Le scénario, nourris de suspense est bien monté, il montre le croisement de deux tentatives de meurtres au même endroit, a quelques heures d'intervalles, mais sans lien entre elles. Clayton Joyce, une marraine d'un prisonnier, va être en contact avec Forester Hill. Elle lui expliquera l'histoire de Clayton le mari de la défunte Elaine, qui pour elle est innocent. L'enquête va débuter...

    J'ai apprécié l'approche suivante : dès la premier page un indice important est apporté au lecteur. Sinon l'aventure est classique, bien calculée et improbable. Les ingrédients habituels sont là : des belles filles tombant sous le charme de Forester, une enquête menée tambour battant par un dur à cuir, une apparition de Dana...

    L'aventure m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. J'étais impatient d'avoir les explications de ce thriller. J'ai apprécié la lecture, j'ai été emballé par l'aventure même si c'est presque trop cousu de fil blanc et impossible.

    L'élément déclencheur de la série (Mc Guffin) n'est pas abordé dans ce volume.

    Kas a toujours un dessin adapté pour l'histoire.

    godot Le 11/11/2009 à 16:48:22
    Halloween blues - Tome 3 - Souvenirs d'une autre

    Une beauté sculpturale, Mlle Fiona Offerman, contact Forester Hill, pour lui expliquer que sa seconde mère, Inès, est décédée il y a une dizaine de jour. En mettant de l'ordre dans les affaires d'Inès, Fiona a découvert un vieil album de photo de famille dans lequel elle apparait, petite, avec Nicole Duval sa vraie maman, s'amusant sur une plage. Le problème est qu'elle n'a jamais été au bord de la mer et qu'elle est sans nouvelle de Nicole depuis presque 2 ans. Qui est la petite fille sur les photos? Pourrait-il s'agir d'une sœur jumelle qu'elle n'a jamais connue?
    Forester va donc décrypter les photos de vacances et le lieu supposé est la station balnéaire de Pine Creek en Californie. Forester et Fiona s'y rendent et elle ne tarde pas aller de surprise en surprise : elle est arrêtée et accusée du meurtre de sa défunte mère : Nicole Duval!

    Les ingrédients du polar noir sont là, pourtant l'originalité est absente dans ce tome : l'idée d'une sœur jumelle jamais rencontrée, d’une particularité physique : une tache de naissance, d’un solide héritage qui attend son héritière, de la séduction. La fin comporte un suspense digne des meilleurs thrillers sortis d'Hollywood : huis clôt sur un bateau : la meurtrière machiavélique séquestre les autres protagonistes, afin de les éliminer, elle attire les requins. Comme il se doit, elle s'offre le temps de leur expliquer, avec détails, les raisons et le processus de sa machination diabolique. Puis, un revirement de situation : un des protagonistes ligotés arrive à la faire tomber au milieu des requins. La meurtrière assoiffée de sang arrive à se hisser à nouveau sur le bateau et crie vengeance. Le suspense est à son paroxysme, et comme il se doit elle se fait définitivement dévorée par les requins.

    La résolution de l'énigme que reste le meurtre de Diana n'est pas abordé dans ce volume.

    La série reste agréable et je suis tout le temps happé par le suspense et les revirements de situations sont monnaies courantes. C’est original de montrer chaque tant de temps les indices qui sont relevés sur les photos présentes au début de l’aventure.

    Le dessin de Kas est vraiment à la hauteur et il se conjugue à merveille au scénario de Mythic.

    Comme il s’agit d’une histoire digne des « thrillers » américain, je suis quelque peu saturé des fins conformes aux règles du cinéma hollywoodien à gros budget. C’est donc avec un sujet trop exploité et avec une fin trop conventionnelle que je serais un peu plus sévère avec ce volume.

    godot Le 11/11/2009 à 10:24:30
    Halloween blues - Tome 2 - Je vous écris de Gettysburg

    Suite à la disparition mystérieuse de 5 membres de sa famille (Ses parents, sa sœur, son mari et sa fille de quelques mois) Enola Morrison va sombrer dans la mélancolie et dans l'indolence. Elle sera internée dans un établissement psychiatrique.
    Dix ans plus tard, en plein milieu des années 50, une annonce pour une vente aux enchères des fameuses lettres du Général Lee, commandant des troupes confédérée, qu'il écrivit à sa femme durant la bataille de Gettysbourg, va faire sortir Enola de son apathie. Ses lettres appartenaient à son défunt mari qui les avait avec lui au moment de sa disparition. Elle s'échappe de l'asile psychiatrique, pour échouer dans la banlieue de New Salem. Elle ne manquera pas de croiser la route de Forester Hill, toujours hanté par le spectre de sa femme : Dana Anderson.

    Je trouve intéressant d'avoir d'un côté une aventure somme toute classique, avec un vrai dur à cuir qui résout une enquête sombre et sanglante et d'un autre une bouffée de surnaturelle avec le fantôme de sa défunte femme. L'information sur "l'être d'Halloween" qui est expliquée en préface semble diriger la lecture vers du surnaturel et non vers l'idée de l’imaginaire fertile ou des fantasmes du héros.

    Le deuxième volume de cette série m'offre une aventure bien rodée qui m'a tenue en haleine. Je dirais même que j'ai été motive à relire certains passages pour mieux comprendre le déroulement de l'histoire.

    La réincarnation de quelques heures de Dana dans un autre corps de femme et sa rencontre sulfureuse avec Forester Hill, ne m'a vraiment rien appris de plus sur l'élément déclencheur (MacGuffin) de la série : Est-il le meurtrier de son épouse?

    Kas m'offre de beau dessins de l'Amérique des années 50. Agréable à voir et à apprécier. Surtout que cela complète harmonieusement le scénario de Mythic.

    Je trouve que le plaisir de lecture est là, une agréable série pour l'instant.

    godot Le 05/11/2009 à 17:19:54
    Halloween blues - Tome 1 - Prémonitions

    Comme le lectorat était lassé d'avoir des séries à suite qui ne cessaient de se prolonger, les Éditions du Lombard se sont voulues rassurantes en créant la série "Polyptique" pour laquelle le nombre total de BD était déjà annoncée dès le début.

    Donc, la série « Halloween Blues » allait avoir deux niveaux : une accroche et des épisodes relativement indépendants les uns des autres.

    L'accroche : En plein dans l'Amérique des années 50, une starlette montante d'Hollywood, Dana Hill Anderson, se fait sauvagement assassiner chez elle d'un coup de batte de baseball. Son mari, l'inspecteur Forester Hill, est également retrouvé sur les lieux du crime, naturellement amnésique. Qui est donc le meurtrier de Dana? Et pourquoi ? Forester Hill est le premier suspect : pour des raisons de jalousie et de la fortune colossale de sa femme. Forester Hill sera innocenté. Ainsi, le fantôme de Dana viendra le hanter, le provoquer.

    "Prémonition" met en scène une enquête captivante même si elle reste au fond assez classique. Une jeune fille, Millie, qui prétend s’être échappée d'un cirque, est hébergée auprès d'une famille croyante de la petite ville de New Salem. Étonnamment, cette fille a des visions prémonitoires qui se déroulent toute par la suite exactement comme elle l’avait prédit. La dernière vision en date est plutôt inquiétante : elle voit que dans moins de 2 ans, le barrage situé en amont de la vallée de Kilmer va rompre détruisant tout sur son passage. Il faut vendre et partir. Les gens de la vallée vont ce scinder en deux : les crédules et les sceptiques. A ce moment, Millie a une vision d'un accident mortel : Un dénommé John sera fauché par une voiture rouge. Étrangement, John Rother, un sceptique, se fera bien faucher, mais par une voiture verte et non une rouge ! La veuve Rother, va entrer en contact avec l'ancien compagnon d'arme de son défunt mari : Forester Hill.

    Le scénario est vraiment bien présenté, d'ailleurs le suspense et l'intrigue sont bien dosés. Je ne cessais d'avoir une explication et soudain un revirement de situation pour dévoiler à la fin une machination machiavélique. Un soupçon d’humour est même introduit à la fin, lorsque la voyante annoncera ses visions pour les années 60. J’ai juste trouvé dommage d’avoir le retour d’un vrai héros qui préfèrera partir à l’aventure et résoudre des énigmes plutôt que de vivre avec la splendide et jeune veuve Rother.

    Kas se sépare enfin du lourd héritage qu'il avait reçu de Rosinski (il avait repris la série : Hans) pour offrir un dessin plus personnel. Kas a vraiment bien réussi à montrer une aventure se déroulant en Amérique profonde en plein dans les années 50. Je dirais juste que son dessin parfois dérange. Je m'attends à du dessin réaliste et j'ai plusieurs fois eu l'impression qu'il ne respectait pas les proportions des personnages. Les vues d'angles ou les attitudes sont quelques fois déformée pour insister sur l'action, mais cela ne semble pas coller avec du dessin réaliste.

    En définitive une belle série policière fantastique qui démarre sur les chapeaux de roue et qui m'a tenu en haleine jusqu'à la fin.

    godot Le 04/11/2009 à 12:33:22

    Avant sa sortie le 14 octobre 09, j'ai eu droit à un beau matraquage publicitaire dans la presse et à la télévision avec des interviews, un site Internet, des reportages, même l'avis d'un sexologue. "Happy Sex" était modestement présenté comme un chef-d'œuvre par les un et un fabuleux moyen de parler de sexualité en couple pour les autres. Zep parlait de son œuvre : "Et puis pour moi, le sexe c'est résolument drôle. C'est le prolongement des jeux de notre enfance : l'un des rares lieux où l'on peut encore vraiment s'amuser... Avec le sexe comme avec le jeu, on s'oublie, on s'abandonne, on se déguise... bref, on a du plaisir !" Il ne voulait pas se lancer dans un genre paillard.

    Habituellement, lorsque l'on présente une œuvre comme un chef d'œuvre avant l'heure, que l'on ne se gène pas à offrir une grande campagne publicitaire, c'est bien souvent une stratégie marketing plus qu'une révélation.

    En générale c'est humoristique, poilant. Toutefois, je trouve que cela reste malgré tout assez axé sur le genre humour paillard, malgré l'avis de Zep. "Hair" qui n'a pas vu circuler la photo de l'homme qui pratique un cunnilingus et qui donne l'aspect du portrait d'Hitler. De même que "Palais" "Toys" "Chocolat" "L'homme de la maison" ou "Viagra". Bien souvent la chute de la page ou double page prend une allure d'un gag cochon raconté après une soirée bien arrosée.

    Je trouve que certains gags sont plutôt castrateur que désinhibant : "fétichisme", "sadopsycho", "pruneaux-maso", de par la manière ou ils sont abordés et surtout avec la chute du gag. Je trouve que les jeux de rôles ou les déguisements sont abordés avec moquerie et un arrière goût de déviance.

    Il y en a tout de même quelques uns qui m'ont bien plus : "Sadocolissimo" ou "Nature".

    Dans l'ensemble c'est divertissant, rigolo. Le dessin de Zep passe bien ici pour présenter le sexe comme quelque chose de sympathique. L'album se lit très vite, les gags sont bien souvent connus. L'humour fait sourire, mais il ne déclenche pas le fou rire.

    Donc je trouve "Happy Sex" divertissant, mais il est loin, bien loin d'être un chef d'œuvre.

    godot Le 04/11/2009 à 11:05:05
    Ego

    François Maret s'est fait connaitre avant tout comme dessinateur de presse dans les journaux et magazines de Suisse romande avec des illustrations, des dessins de presse ou des strips dont le fameux "Le Man In Black".

    Comme le système de collaboration avec les dessins de presse ne l'enchantait guère, il s'est orienté vers la Bande Dessinée. Comme son éditeur (Paquet) voulait qu'il se penche sur une BD plus intime, plus personnelle, il va composer une auto-biographie romancée reprenant ses angoisses, ses questions, ses relations, ses moment de rire, sa passion dévorante pour la création de BD.

    Maret reprend le modèle type du personnage de son strip humoristique et caustique "Le Man In Black" en le baptisant de son 2ème prénom : "Didier" et de sa signature de certains dessin de presse : "un trognon de pomme".
    Et c'est-là que le bât blesse, Maret ne voulait pas être dans le comique pour cette histoire et il utilise un personne d'une série plutôt comique. J'ai été ainsi fortement désorienté et surtout déçu, car je m'attendais à une histoire biographique humoristique baignant dans l'univers du "Man in Black" et c'est un tout autre domaine qui est abordé.

    Maret nous raconte ses premiers pas dans la vie, son enfance, les souvenir de sa défunte sœur, l'école normale, sa découverte du dessin, sa vie amoureuse, sa vie de famille, son début dans le dessin de presse. Je reconnais qu'il y a un peu d'émotion, sans toutefois motiver la lecture.

    Je ne sais pas vraiment ce qui est authentique dans cette histoire et ce qui a été rajouté pour offrir du suspens, une envie de continuer à lire. Du moins, après avoir raconté sa vie, ordinaire en somme, jusqu'à son premier envoi de dessin auprès de la presse, Maret change de style. En effet, il interrompt la narration linéaire de ses mémoires, pour montrer Didier Trognon au temps présent. Didier parle à son épouse de sa relation avec l'éditeur, du doute d'un intérêt de ses "délires intello-masturbatoires" envers le public. Le récit offre un Didier égoïste, qui va perdre sa femme et qui va s'intéresser à son neveu handicapé pour offrir au public une aventure croustillante, une aventure qui fera pleurer les chaumières.

    Comme je l'ai dit, je n'ai pas aimé l'histoire intimiste avec comme protagoniste "Le Man In Black" ambassadeur du dessin caustique. Le scénario manque de moteur, il manque pour mon avis d'une colonne vertébrale. D'ailleurs la chute final est franchement... pathétique.

    godot Le 03/06/2009 à 17:54:11
    Tatiana K. - Tome 3 - Le stygmate de Longinus

    La légende veut que Strigoï ait réussi à fabriquer un clone du christ à partir d'ADN prélevé sur le St Suaire. Il serait le responsable de monstrueuses expériences sous le régime roumain de Ceaucescu. Tatiana va s'allier avec les services secrets de Vatican. Strigoï serait dans le château de Dracula.

    Corteggiani perd le lecteur dans une histoire compliquée et incohérente. Il est difficile de se souvenir du déroulement de l'histoire. Il semble que lui-même ne sait plus trop où il devait emmener le lecteur.

    Meynet a quitté le navire pour laisser place à Barison un dessinateur qui collaborait déjà avec Corteggiani sur les séries : "Yakuza" et la reprise du dessin de "De silence et de sang".
    La reprise est déroutante, car il arrive à dessiner une "Pamela Croft" avec sa catsuit, mais il peine à reprendre les autres personnages de Meynet. Son dessin semble plus sorti d'un cartoon.

    Je suis dérouté par le scénario "brouillon" de Corteggianni. Je jurerai qu'il a écrit ce scénario sous l'emprise de la cocaïne. Les protagonistes sont désolants avec une couche d'héroïsme de pacotille. Un humour gras et lourd dégouline (Nicolas : "Ils étaient 15 armés jusqu'au trognon... J'en ai fumé 14 mais j'ai eu un coup de fatigue pour le dernier (sic)) L'insécurité et la mégalomanie d'un savant fou est partout, mais le ridicule en vient souvent à bout!


    godot Le 03/06/2009 à 17:18:59
    Tatiana K. - Tome 2 - Strigoï

    Le grand-père de Tatiana Kovolenko que l'on croyait abattu par ses complice lors de son évasion en 1953 et son corps dévoré par les loups refait parler de lui sous le nom de Strigoï (Qui veut dire : sorcier, esprit mauvais ou... vampire). Il aurait été se réfugier en Roumanie et aurait pu faire des recherches sur le génome humain. Il serait devenu le chef du projet K et aurait eu comme ambition de créer des armées de guerriers clonés parfaits. Plus fort, il se pourrait qu'il fasse des clones de dictateurs : Hitler, Pinochet.
    Une question existentielle germe dans la tête de Tatiana K, serait-elle un clone ou un produit de l'eugénisme?
    Tatiana va devoir enquêter en Roumanie et elle prendra l'identité de la sculptural Giavana Follamour, actrice de por... euh de gore de son état.

    Alors là chapeau! C'est un nanar, une série Z. Tatiana va enfiler un super costume léopard et jouer la superhéroine. Corteggiani n'hésitera à enchaîner des bagarres ridicules, des poursuite grotesques, à offrir des situations pathétiques, aucune limite, aucune inhibition.

    Meynet va user des plans nichons et il n'hésitera pas à ce que Nicolas fasse irruption dans la salle de bain alors que Tatiana prend sa douche. Il pourra dessiner un passage BDSM avec cordes, collier, laisse, cravache.

    Un album désolant. Je n'avais pas été emballé par le tome précédant, mais il semblait que Corteggiani puisse bien exploiter son idée sans toutefois offrir un chef d'œuvre. Et là c'est de l'amateurisme, il détruit complètement tout espoir d'avoir un album divertissant. Il offre un navet pour adolescent boutonneux.

    godot Le 27/05/2009 à 15:46:20
    Germain et nous... (Intégrale) - Tome 1 - L'intégrale 1

    Germain et sa bande de copain sont des adolescents qui montrent leurs questionnements, leur quotidien, leurs rêves. Germain et ses copains nous amènent à travers leurs préoccupations : les filles, les fast-food, les concert, un groupe de rock, la télévision. Les parents sont aussi là : des fans de foot abruti par des jeux télé, des écologistes, des végétariens.

    Autant Bretécher nous avait montré des récit presque sociologiques avec sa série "Les Frustrés" autant Jannin expose un regard acerbe sur la jeunesse blasée des ados de la fin des années 70 jusqu'à la fin des années 80.

    Cette série parlant d'ados était plus adulte que la majorité des aventures publiées dans la revue Spirou. C'est grâce à la composition du "Trombone illustré" que cette série à vu le jour.

    Avec l'envie de rassembler chronologiquement les gags pour cette intégrale, les 76 premières aventures sont co-scénarisé par Thierry Culliford (le fils de Peyo). Par la suite Jannin assurera la relève tout seul.

    Des planches inédites, des suppléments, des faux reportages sur les bowling ball, des interview (Gotlib, Delporte, entre autre), des informations sur la création et les publications diverses sont introduites dans l'intégrale.

    J'ai été emballé par cette intégrale qui présente sous un angle sociologique les ados des années 70-80.

    godot Le 27/05/2009 à 12:19:32
    Bruno Brazil - Tome 2 - Commando Caïman

    Lors d'une soirée de septembre, une émission de télévision de divertissement est parasitée par l'image d'un caïman. Bruno était chez un couple d'ami et tous les 3 sont pris d'un malaise suite à la vue de l'image. Sans attendre, le colonel L, le contact pour lui annoncer un problème à l'échelle mondiale! Des personnes mal intentionnées auraient réussi à prendre possession d'un satellite-TV qui gravite autour de l'espace et ils pourraient imposer n'importe quoi aux millions de téléspectateurs! Pire, ils pourraient à leur insu introduire des images subliminales! Bruno Brazil va composer une équipe de têtes brûlées pour aller neutraliser la station pirate en plein amazone.

    Greg effectue un premier changement non négligeable. Bruno Brazil, à la base une copie conforme de James Bond, va s'entourer d'une équipe de casse-cou, de têtes brûlées, presque de mercenaires. Greg s'inspire de films à succès de l'époque comme "Les 12 salopards" (1967) ou "les 7 mercenaires" (1960). Quelques pages montrent comment Bruno convoque par télégramme ces têtes brulée qui semblaient se ronger le frein et attendre une nouvelle mission avec lui. Greg montre aussi l'entrainement intensif (presque inutile!) pour remettre ces héros au goût du jour.

    Autrement il s'agit d'une aventure d'anticipation où Greg exploite l'idée d'une manipulation des gens par des images subliminales et de vils méchants qui vendraient leur services au plus offrants.
    Greg présente des héros incorruptibles : Jamais Billy Brazil ne se laissera corrompre, l'explication d'une taupe au sein de l'équipe de Brazil était un mensonge pour déstabiliser Billy.
    Agréable de voir Greg montrer un univers mégalomane : cette station pirate construite avec une petite ville dans une vallée couverte d'un faux toit de camouflage.

    L'univers froid et réaliste de Vance colle assez bien avec l'aventure. L'ambiance étouffante de forêt vierge est étonnante. La composition de l'univers urbain au milieu de cet enfer vert est malheureusement simplifiée et peu exploitée à mon goût. Il s'est montré fidèle pour montrer les téléviseur de l'époque. La mise en couleur est tous simplement abominable, infecte!

    C'est un scénario typique de Greg : des héros sans peur et sans reproche qui n'hésite pas à sauver le monde. Même dans les situations les plus périlleuses, ils trouvent le temps pour lancer des répliques incroyable! L'aventure et l'action priment sur l'aspect psychologique des personnages.

    godot Le 20/05/2009 à 12:29:24
    Bruno Brazil - Tome 1 - Le requin qui mourut deux fois

    Au USA, dans un accident mortel de la circulation, le survivant se révèlera être "Kurt Schellenburg" un ancien nazi du service de "récupération et répartition des métaux précieux et bijoux". La nouvelle défraiera la une des chroniques et le Colonel L cerveau des "services" (l'organisation la plus secrète de défense international) va saisir l'enquête et la confier à un de ses meilleures Agent : Bruno Brazil.
    Dans l'hôpital Kurt annoncera qu'il avait quitté l'Europe en 45 à bord d'un U-Boot le "U-753", en direction de l'Amérique du Sud avec à son bord une fortune avoisinant les 15 milliards de $. L'U-Boot sombrera en mer au large de Costa Negra, à Caraguay. Brazil et Hawk, un collègue de la maison, vont devoir aller enquêter sur ce mystérieux trésors au Caraguay. Immédiatement arrivé au Caraguay, un règlement de compte entre les divers services secret de nombreux pays aura lieu. Le trésor existe-t-il ou est-ce une fumisterie? Qui mène le jeu derrière ses règlement de compte?

    En 1967, Greg est à son apogée de la création de scénario. Il est rédacteur en chef du journal de Tintin, il dirige une "écurie " de dessinateurs (Pire, Brouyère, Dany, Hemann, Dupa, Vicq) et ne cesse de créer de nouvelles séries. Il écrira les scénarii de Brazil sous le pseudonyme de "Albert Louis" ses autres prénoms. Son style particulier de scénariste se reconnait immédiatement, une aventure classique, explosive primant sur l'aventure avant les personnalités des protagonistes. "«Un héros qui ignore la peur n'est pas un héros, c'est un con. Le héros est un type qui, les intestins noués par la trouille, fait quand même son devoir.» Avec cette idée (qui sera présente dans d'autres séries, notamment Bernard Prince), Greg va lancer un héros, calqué sur l'adaptation cinématographique de James Bond. Ce premier épisode alliera élégance, manichéisme et aventure.

    Vance, illustrateur méticuleux, offre des dessins réalistes et détaillés. La froideur de son dessin, souvent relevée comme un défaut, collait très bien à des histoires d'espionnage. Quelle réalité des villes et accessoires américains de l'époque.

    La couleur orangée, grise reste triste et désagréable pour une bonne lecture.

    Une histoire d'espionnage des années 60, soucieuse de l'actualité de l'époque. J'aime le dessin urbain, les voitures et certains personnages qui montrent bien l'idée que l'on se faisait des USA à l'époque. 25 ans après cette sordide guerre mondiale, les histoires exploitaient l'horreur nazie et les réseaux d'exfiltration nazis (Odessa par exemple).
    L'adaptation cinématographique de "James Bond" a influencé Greg et Vance : un homme intelligent qui côtoie la mort tous les jours mais qui de part son expérience et son 6ème sens déjoue tous les complots. D'ailleurs dans cette histoire, au moment où Kurt va expliquer l'énigme du "U-753" Brazil va rapidement l'interrompre pour expliquer de fond en comble la solution de cette énigme qu'il avait trouvée facilement (!)
    C'est une belle aventure reflétant les années yé-yé, bien rythmée, avec une palette de personnages haut en couleurs et de revirement improbables mais efficaces. Pour le critère Espionnage, je reste amateur de cette série qui même si elle est "boudée" par la majorité des lecteurs est de bonne composition.

    godot Le 13/05/2009 à 10:42:56
    Lolo et Sucette - Tome 1 - Trottoirs brûlants

    Dans les années 80, pour une histoire de la très controversée "Patrouille des libellules", le duo Yann-Hardy se lançait dans l'humour au 2ème (et même plus!) degré concernant la prostitution. Comme le duo s'était réellement amusé à faire intervenir les deux tapineuses, ils décidèrent de leur offrir un nom et un recueil.

    Lolo et sucettes deux filles de joies, appréciant les pratiques sexuelles sans tabou et la paraphilie sans gène, vont nous faire part de leur état d'âme. Ses filles de trottoir vont prendre le lecteur comme un témoin et elle vont raconter leur journée et nuit de travail. Le sida a été découvert en 1981 et il va créer une psychose chez les gens et elles vont plaisanter avec.

    Le dessin de Hardy convient à merveille pour l'univers impitoyable de la prostitution et de ce qui est lié avec : client, dérives sexuelles, maquereau, trottoirs, paraphilie... C'est sale, c'est glauque, c'est inquiétant et les personnages sont laids, sales, repoussants.

    Yann est un scénariste qui adore utiliser la provocation et il ne fait un plaisir à dépasser les limites du politiquement correcte. Des histoires avec un humour à ne pas prendre au 2ème degré. C'est "trash", cynique, violent et pourtant on rit. Il aime mettre en scènes des personnages anormaux, vicieux, lubriques. Son clin d'œil à "Hitler = SS" de Vuillemin montre bien qu'il veut rigoler de tout.

    Personnellement, je suis loin d'aimer tout ce que Yann a scénarisé. Souvent, je le trouve excessif dans la provocation et c'est de mauvais gout. Et là, c'est une agréable surprise, j'ai réussi à apprécier son humour décapant et caustique qui est ici, dans de bonne doses.

    D'agréables clins d'œil : Waltéry, Marsupilami, Raymond Calbuth (de Tronchet), Yann ...

    J'ai découvert l'histoire lors de sa réédition pour la série "Humour libre" et j'ai tout de suite été un fan de leur humour.

    godot Le 06/05/2009 à 15:31:28
    Fanfoué des Pnottas (Les aventures de) - Tome 1 - Gentiane et p'tites pépées

    Fanfoué (François) des Pnottas est un vieillard haut en couleurs qui ne manque pas de donner des bons conseils aux touristes, à ses amis et surtout à la gente féminine. Ce savoyard nous fait découvrir sa région avec philosophie et souvent séduction (!) : les randonnées, le camping, le ski, les fêtes dans les stations. Il présente les activités régionales : La fabrication de la Tomme, la descente en flambeau, l'alcool de gentiane, les soirées au coin du feu.

    Meynet dessine l'univers de Fanfoué avec humour, il insiste sur des demoiselles charmantes séduisantes, n'hésitant pas à montrer leur dentelle, jarretelle et autre petite lingerie.

    Roman participe au scénario e ces strip qui paraissent à l'époque dans "Le Messager" et "L'essor Savoyard"

    De beaux dessins, de l'humour divertissant, Fanfoué des Pnottas reste agréable à lire pour se divertir.

    godot Le 06/05/2009 à 15:09:01

    Quelques aventures de Mr Natural et Flakey Foont ainsi que "Cave Wimp".

    Mr Natural est sorti des personnages typique de l'époque "Flower Power" avec un profil caricatural de gourou cynique et libidineux. Flakey Floon, un personnage dépressif, perdu se pose des questions existentialistes et il essayera de trouver des réponses auprès de Mr Natural.

    "Cave Wimp" nous montre en pleine préhistoire un chétif névrosé qui ne rêve que d'assouvir sa libido auprès d'une femme poilue. Peine perdue c'est la loi du plus fort. Pourtant en découvrant sa faculté d'artiste il va composer une statue d'une belle femme et cela va le rendre notoire sans pour autant calmer ses besoins.

    Crumb refuse toute contrainte, tout tabou. Il fustige les symbole de l'Amérique conquérante et compose des histoires excessives avec des personnes névrosées, des expériences sexuelles.

    Un dessin exagéré mais maitrisé qui se démarque d'une bande dessinée jugée trop conventionnelle.

    Je reste un amateur de ces récits.

    godot Le 04/05/2009 à 11:11:31
    Pharaon - Tome 1 - Philtre pour l'enfer

    "Pharaon", un agent secret appartenant à l'organisation secrète "Cobra" est appelé à enquêter sur le comportement étrange d'un touriste italien (Tiens, Lino Ventura en guest star) qui tombant sous l'emprise d'une crise de démence assassine tous ceux qui se trouvaient comme lui dans un casino de Manaus. Cette personne aurait absorbé un produit hallucinogène l'AZW4 appelé "le Philtre de la mort"

    Duchâteau, un monstre de la BD, m'a déçu sur de nombreuses séries (Des reprises : "Mr Magellan", "Valhardi" ou certaines de son crus : "Serge Morand", "Yalek"). A l'exception des aventures produite par le duo Duchâteau-Tibet (et tous les assistants), j'écartais, impulsivement, toute aventure produite par Duchâteau.
    Comme, je recherchais des aventures se déroulant au Pérou, j'ai été dirigé sur ce volume où une partie de l'histoire se déroule à Iquitos.

    Je n'ai pas été emballé. Je trouve l'histoire bancale. Étrangement, j'avais l'impression de voir du "Martin Mystère" dans le trio de personnage. (MM a pourtant été crée en 1982), ou du Mr. Magellan.
    L'idée de l'inoculation du virus semble avoir été repris l'année suivante dans "La mort noire" de Ric Hochet.

    Peut être suis-je trop âgé pour être emballé par cette aventure plaisante fleurant avec le fantastique et la mise en danger de l'humanité. Les clichés sont là : Le patron cynique, les méchants manipulateurs à la solde d'un ennemi invisible, un héros arrogant véritable tête brulée, trouvant le temps de plaisanter même lorsqu'on va le mettre dans une situation de mise à mort.

    En voyant ses dessins, j'ai trouvé qu'il s'était largement inspiré de l'art graphique de Hermann.
    Hulet tente d'offrir au lecteur la vision d'une ville horrible dans laquelle grouillent des rats et autres ordures rebutantes ou fléaux. Il représente avec justesse une jungle étouffante, une ville abandonnée. Le danger semble être omniprésent et les décors sont hostiles. Sinon une belle représentation d'Iquitos.
    Je trouve juste la mise en couleurs désolante! C'est irréaliste, parfois "flashy", parfois écœurant, souvent d'un mauvais goût. A mon avis cela gâche les dessins d'Hulet.

    Comme je l'ai dis, je ne suis pas un amateur des séries de Duchâteau ce qui fait que je ne suis pas impartial! Hulet surprends, mais je trouve les dessins trop chargés, en tout cas par rapport avec ce qu'il va offrir par la suite, c'est bon mais cela sature assez vite. J'accepte qu'il se soit inspiré de Hermann, toutefois cette inspiration va me rendre extrêmement exigeant.
    Une série Z, qui va sombrer dans le nanar et que je n'arrive pas à prendre au sérieux. Mais pour un nanar, c'est une bonne cuvée!

    godot Le 01/05/2009 à 17:53:49

    Genève, Gare de Cornavin... le temps de 2 pages nous voyons des passants et à côté d'eux Macchia a écris leur nom et la page à laquelle il parlera d'eux. Un altermondialiste, un securitas, une vendeuse de chez-interdiscount, un chomeur, ...

    Certains ont une histoire entre eux : Jean-Robert un chômeur qui vit plusieurs aventures, dont une avec Yolande la vendeuse. Il la trouve moche, mais ça l'excite. Reto est pensionnaire de la résidence psychiatrique de Satigny (Commune Genevoise). Il sort parfois et va à Cornavin pour voir Yolande. Il la trouve gentille, il fantasme d'elle, mais elle ne le regarde pas. Billy le sécuritas a eu une vie difficile et Macchia nous la raconte. Macchia est aussi à la Gare de Cornavin et il nous raconte son amour pour la ravissante Kim.

    La fin est... décevante! Macchia ne sait pas comment nous offrir un point de chute alors il sert une morale à deux balle en avant dernière page :
    Tous les protagonistes forme une chaine humaine et l'auteur cite : "Malgré notre différence on devrait tous vivre ensemble, dans l'harmonie et la paix"
    Puis à la dernière page : "Non j'deconne!" et voici sa citation finale : "Un sentiment bizarre, que le monde est peuplé de crétins (...) On est toujours le con de quelqu'un mais mon voisin ne le sait pas"

    Le titre le dit : un ouvrages se lisant facilement et rapidement. L'histoire est franchement banal, futile, facile à oublier.

    C'est un dessin de débutant avec de nombreuses erreurs, des disproportions.

    Intéressé par ce jeune auteur je n'ai pas hésité un instant à acheter cette BD. J'ai ressenti dans cet ouvrage que l'auteur a compris qu'il dessine bien mieux que nombreuses personnes alors avec une certaine vanité il se lance dans la composition de pages assez téméraire. Si Macchia se considère comme un amateur, je dirais qu'il a un beau coup de crayon, qu'il manque encore de talent pour le scénario. Sous un regard de professionnel, il a encore un long chemin à parcourir, il manque de pratique. L'histoire reste fastidieuse et elle n'est pas indispensable, loin de là.

    godot Le 01/05/2009 à 16:51:05

    Roman d'Gare est un assemblage de portraits de gens qui n'ont comme point commun que le fait de se croiser dans une gare. Puis, la lecture nous fais découvrir les points communs de certaines personnes : Reto un résidant d'un complexe psychiatrique va voir, lors de ses sorties, Yasmine une vendeuse dans un magasin de disque. Il l'aime mais n'ose pas le dire. Yasmine vit une aventure sexuelle unilatéral avec Jérémie, un chômeur qui ne l'aime pas, mais passe du bon temps avec elle.

    Roman d'Gare (version 2, 2.1 et 2.2) sont basées sur la version 1 parue en 2003, auto-éditée en peu d'exemplaires (50). L'histoire initiale est retravaillée, des histoires relatives à d'autres voyageurs sont rajoutées.

    J'ai été très tolérant vis-à-vis de la version 1. Par contre les versions suivantes n'ont rien de plus.

    Le dessin n'est pas encore abouti, mais il s'est légèrement amélioré de la version 1. La comparaison entre les deux aventures le démontre bien. Il compose des prise de vue en contre plongée ou sous des angles de vues plus téméraires les uns que les autres. Parfois je dois tourner le livre pour poursuivre l'histoire. Je ressens que Macchia veut montrer sa maitrise du dessins et peut être dans l'absolu exploiter des angles encore inutilisé à ce jour, mais cela ne fait qu'alourdir les pages. Macchia offre un récit saccadé d'un auteur encore bien débutant.

    Le scénario n'a pas été amélioré, Macchia s'est contenté de mettre des personnages en plus. Il y a une absence d'histoire, il s'agit juste de portraits qui se suivent et cela se ressent. Il reprend mot-à-mot certains des dialogues de la version 1.

    Roman d'Gare reste à mes yeux à la hauteur d'un travail d'étudiant aux beaux arts : il se démarque de la majorité des gens, mais il ne maitrise pas encore parfaitement le scénario et les dessins. Cela reste un exercice de dessin, un exercice de style, mais je ne le trouve pas indispensable. Loin de là...

    godot Le 01/05/2009 à 12:25:49

    En se plongeant dans des romans de célèbres détectives (Sherlock Holmes...) Tif décide de devenir un grand détective. Il désire acquérir l'attitude, les gestes, la manière et l'intelligence de Sherlock Holmes! Tondu, lui, voudrait profiter des vacances pour se reposer dans un petit village en bordure de frontière : Beconville. Il y trouve une agréable demeure : la Villa "Sans-souci". Tif est trop affairé à ses envies de devenir un détective qu'il décline l'offre de son ami Tondu. Ainsi Tondu va composer un stratagème pour que Tif vienne malgré lui à Beconville : une fausse lettre faisant référence au service du nouveau détective.

    Évidemment, Tif va tomber dans le piège de son ami Tondu et en bon joueur il ne va pas être rancunier. Ce ne seront pourtant pas des vacances de tout repose, car un fantôme va apparaitre plongeant nos deux amis dans une sombre histoire de contrebande d'alcool.

    La villa "sans-souci" reste une aventure classique mais toutefois sympathique. Dineur n'offre pas de suspense car je comprenais après quelques pages comment allait se finir l'aventure. Je reste plutôt attaché au comique des situations, c'est cela qui me fait passer un agréable moment de lecture "nostalgique". Pourtant, j'ai lu cette histoire bien après les histoires scénarisée par Rosy ou Tillieux, alors les histoires scenarisée par Dineur ont pris un sacré coup de vieux.

    Will ne se perd pas dans les fioritures, il offre juste ce qu'il faut. Je ne cherche pas l'originalité, Will semble suivre le genre des cases géométriquement impeccable propres aux albums de l'époque qui ont bien vieilli actuellement.

    Pour une découverte tardive de cette aventure des "jeunes" Tif et Tondu", j'ai apprécié cet aventure candide prônant l'humour sur l'aventure. C'est agréable à lire.

    godot Le 29/04/2009 à 17:08:36

    Dès la première page, nous sommes mis au parfum. Albert veux se suicider, il compte à rebours avant d'appuyer sur la détente et... il n'arrive pas. Avec des flash back, nous allons découvrir ce qui l'a amené à tuer sa femme, ses enfants et à vouloir mettre fin à sa vie d'incapable. Le lecteur va être invité à prendre connaissances des mémoires d'un incapable et à partager avec lui le regard des autres face à son acte violent. Nous verrons la montée de son mépris face à une société aberrante qui semble ne pas l'écouter pour atteindre le paroxysme.

    Lors de sa parution en 1998, j'ai tout de suite été emballé par la couverture. Une image qui heurte et un titre évocateur qui titille ma curiosité. Pourtant, lors de la lecture j'ai vécu la même déception que j'ai connue avec "Un gosse à abattre" (Nouvelle série Valhardi). J'attendais trop de cette histoire qui semblait être un chef d'œuvre et qui allait s'avérer être un belle essai, mais décevant sur de nombreux points.

    Tout d'abord le dessin : alors que des dessins en dégradés de gris semblaient être judicieux pour une histoire noire, ils se sont avéré être des "brouillons" chargeant trop la page. L'expression exagérée des personnages met mal à l'aide et freine la lecture. Il m'a fallut le lire en plusieurs fois pour m'introduire dans la peau du personnage qui allait partager la vie misérable d'Albert.

    Le scénario est plus nuancé. Il semble être un brûlot face à une société amère, intransigeante, aberrante, paradoxale. Une société se perdant dans des méandre du conformisme et de l'hypocrisie. Il offre de nombreuses pistes, mais ne les exploite pas suffisamment. Je retrouvais un peu l'idée du film "Chute libre".

    Je reste tout de même surpris par l'approche des auteurs et leur histoire m'a intéressée, toutefois je m'attendais à une aventure qui allait plus me surprendre. Elle mérite d'être lue et de ne pas tomber dans l'oubli.

    godot Le 24/04/2009 à 11:23:39
    Le cœur couronné - Tome 1 - La folle du Sacré-Cœur

    C'est lors d'un de ses anniversaires, qu'Alain Mangel, professeur de philosophie à la Sorbonne, aura une surprise désagréable de sa femme : un divorce inattendu. Elle le trouve égoïste et lui annonce qu'après 25 ans elle a enfin trouvé le bonheur auprès du jeune Daouda qui l'a mis enceinte. Perdu, Alain va avoir une aventure avec une de ses étudiantes : Elizabeth.

    Elisabeth, en proie à des délires mystiques, va plonger le professeur dans un tourbillon d'événement.

    3 mois plus tard, Elisabeth va refaire parler d'elle. Elle lui expliquera sa vision divine suite à leur relation sexuelle : l'apparition d'une tête humaine qui prétendra être St-Joseph! Par la suite elle rencontra dans la rue un arabe, ancien dealer, qui avait le visage apparu dans sa vision. Ensemble ils prieront pour trouver Marie, qui pour eux s'avère être une colombienne que le dealer avait rencontré : Rosannaz Galvez, la fille d'un grand ponte des narco-trafiquant. Rosannaz qui se fait appeler Marie depuis qu'elle aurait eu une apparition de l'ange. Depuis elle est internée dans un asile psychiatrique. Suite à la libération de Marie, la conception de l'enfant avec Alain se fera...

    Jodorowsky offre une scénario délirant et une critique de la religion chrétienne en nous faisant revivre l'immaculée conception. Le personnage central aura une quête personnelle pour trouver une vérité profonde, et cela lui est propre.

    Moebius n'a plus rien a prouver. Quel que soit la nature de ses dessins il a l'aura d'une maitre du dessin.

    Ce scénario m'a fait sourire, il m'a diverti, rien de plus. C'est agréable de voir le délire des gens, de suivre la quête d'un personnage. Je pourrais penser qu'il s'agit d'un brulot relatif à le religion chrétienne et c'est ce qui m'a motivé à lire l'aventure. Je voulais savoir jusqu'où irait Jodorowsky dans sa moquerie, dans son délire "scénaristique"!

    Le dessins est maitrisé, simplifié offrant peu de décors. La mise en couleur est irritante, horrible bien souvent. Mais, Moebius est tellement célèbre qu'il peu créer la pire des compositions... Les lecteurs le lui pardonneront.

    godot Le 23/04/2009 à 16:07:16

    Sur son scooter, Parva une blonde ravissante aux allures d'une ingénue va réagir aux compliments graveleux de deux hommes. Ce moment d'inattention va lui suffire pour entrer en collision avec un livreur sous les yeux d'un chauffeur indien. Le livreur semble oublier un colis, dans lequel se trouve une ceinture dans un cuir très délicats Une ceinture qui va prendre la forme d'un serpent et l'inviter à la toucher. Au contact, cette ceinture va libérer Shiva, qui va l'initier au Kama Sutra.

    Avec la complicité d'une amie et de son colocataire l'initiation va débuter. Parva sera poursuivie par l'indien qui conduisait la voiture, il veut récupérer son objet. L'initiation va continuer tout au long d'un voyage vers l'inde et l'aventure se termine avec la rencontre de Shiva.

    ---------

    L'histoire reste un alibi pour nous offrir des scènes sensuelles, érotiques. Une histoire qui se démarque rapidement par sa faiblesse (je me réfère au Déclic). Mais pour une initiation au Kama Sutra a-t-on besoin d'un scénario recherché?

    Les dessins sont fidèles à ce que Manara offre : Sensuels, académiques, parfaits... trop peut être? C'est une valeur sûr, elle est agréable, mais ne surprend pas.

    Ici, la grandeur des cases est déroutantes, parfois une image semble trop agrandie offrant un dessin de faible qualité, parfois les cases sont minuscules rendant la lecture difficile. La couverture est toujours désolante : la reprise d'un partie d'une case de l'aventure comme pour la série "Le Déclic".
    Le paroxysme du mauvais goût est atteint avec la mise en couleur. L'idée de composer la mise en couleur à l'ordinateur est intéressante, mais le choix des couleurs est souvent désolant. Je ne citerais que les minuscules cases des positions du Kama Sutra avec un fond dégradé orangé. (Euuuuuurk)

    J'ai été fortement déçu par cette aventure après avoir connu l'originalité des séries "Le parfum de l'invisible" et "Le Déclic". L'idée de la mise en couleurs à l'ordinateur (unicolore, sans dégradés) avec parfois des images floues comme fond me déplait.

    godot Le 23/04/2009 à 15:07:41
    Les voisins du 109 - Tome 2 - Samedi

    Après un vendredi mouvementé, voici Samedi le 2ème jour de l'aventure. Les Moinot ont aménagé avec l'aide de certain de leur voisins.

    Sous forme de saynètes, de nouveaux voisins haut en couleurs se montrent et leur vie, leurs habitudes, sont mise à nues : Rémi un collectionneur, Sam le dépressif qui se recherche, Jicé qui défend ses principes, un motard qui entretien une relation très proche avec sa fille, sa fille qui chante du slam, un couple de lesbienne n'ayant pas les même envie vis-à-vis d'un bébé, de jeunes artistes...

    Les caricatures des personnages sont bien mesurées pour monter des caractères particuliers. Les situations sont cocasses, parfois humaines. C'est fédérateur.

    A lire

    godot Le 23/04/2009 à 14:27:15

    Les écrivains ou cinéastes de l'univers X se donnent un malin plaisir à détourner des histoires ou des contes classiques en leur donnant des allures érotiques voir pornographique. Et cela au grand plaisir des lecteurs!

    Pine euh... Pinocchia ne fait pas exception à cette règle.

    Galipetto (Geppetto) un pauvre et vieux menuiser solitaire va se confectionner dans un morceau de bois une marionnette Pinocchia (Pinocchio) qu'il va utiliser pour assouvir ses fantasmes. Au petit matin elle aura pris vie et il lui arrivera de nombreuses aventures... sexuelles. Elle rencontrera Mangechatte (Mangefeu) le monteur de spectacle et souteneur, Renardo (Le Renard) et Catho (Le Chat). Cette jeune ingénue sera livrée à de nombreux jeux voire déviances sexuelles et elle se rendra compte que lorsqu'elle ment se sont ... ses seins qui grandissent! Elle sera engloutie par "La Baleine" un sous-marin-nucléaire racheté aux Russes par une Maîtresse.

    Gibrat offre un agréable dessin. Toutefois il reconnaitra dans une interview que cette aventure a mal tourné avec le scénariste et il regretta la tournure de l'aventure, jugé trop graveleuse.

    Leroi a bien détourné Pinnocchio et il n'hésite pas à offrir des situations coquines, jugée par beaucoup comme interdites ou incandescentes (Féssée, lesbiannisme, strip-tease, triolisme)

    Comme toujours, l'univers X, je m'en lasse très rapidement. Ici, j'ai souris en voyant l'histoire détournée de Pinocchio. Toutefois, je trouve que cette aventure est vite oubliée.

    godot Le 23/04/2009 à 13:51:19
    Tif et Tondu - Tome 2 - Tif et Tondu en Amérique centrale

    Une préface de M. Archive nous explique qu'il s'agit des deux derniers courts scénario de Dineur. (Ouf je dirais!) et les débuts de Will.

    Voici donc "San Salvador" et "Le Fantôme des lagunes" qui restent fidèles aux style d'aventure déjà servi par nos deux auteurs. (Le mystère du Bambochal, La Cité des Rubis, La Revanche d'Arsène Rupin)

    "San Salvatore" : Dénoncé comme fauteur de troubles par un capitaine de bateau vénal, Tif et Tondu sont arrêtés par les autorités du San Salvatore. Tif va être nommé Général, mais il va comprendre qu'il va aller au casse-pipe.

    "Le Fantôme des lagunes" de mystérieux fantôme font apparition dans une ville créant la panique et la fuite des habitants.

    Des aventures classiques, burlesque propre à ces années là. Tif et Tondu vont réconcilier les deux peuples ennemis et ils vont percer le mystère du fantôme. Je reconnais encore l'humour potache et les scénarios grotesque de Dineur.

    Le dessin de Will est encore imparfait. Il faut dire qu'il a juste 23 ans quand il se lance dans cette aventure. Cela va de pair avec "les péchés de jeunesse". D'ailleurs les auteurs débutant avaient plus de chance à l'époque.

    Intéressant à lire pour se rendre compte de la transition entre l'univers de Dineur et les univers Will, Rosy et Tillieux.

    M. Archive offre deux courtes aventures supplémentaires : "La boite à Tondu" (Rosy) et "A 33 pas du Mystère" (Tillieux)

    La 1er reste humoristique fantastique et impossible, la 2ème nous offre une belle énigme, une enquête.

    J'ai aimé cet livre pour voir les débuts de Will. (Bien avant de lire La Cité des Rubis). Je ne suis pas un grand fan du scénario. Toutefois je le recommande pour les amateurs de Tif et Tondu.

    godot Le 03/04/2009 à 19:14:38

    1946, Jijé passe la main au nouvel auteur chez Dupuis : Paape. Paape qui s'était fait licencier du studio de dessins animés C.B.A. pour cause de faillite en 1944.

    Valhardi est le héros typique de l'époque : personnage réaliste à l'américaine, blond, franc, loyale, aventureux, viril, incorruptible : le modèle parfait pour les jeunes lecteurs.

    Je constate que le dessin de Paape est encore hésitant. Il tente presque de faire des tableaux à chaque case. Je devine ainsi son intérêt pour la peinture.

    La rétrospective publiée par Deligne offre 3 aventures.
    Les scénarii sont classiques pour "Valhardi et les Rubens" et "Les diamants artificielles" : des faussaires et un agent d'assurance : Valhardi indomptable, que l'on ne peut pas berner facilement. Toutefois l'aventure prône le suspens de la fin de page et se montre bancale, difficile à suivre. C'est surtout la 3ème aventure : "Valhardi détective" se déroulant en Amérique du Sud qui est décousue, parfois même incompréhensible. Il semble que même le scénariste ignore où il va amener le lecteur et surtout il semble ignorer qui est le criminel. Il offrira des rebondissements, des scènes d'aventures, mais pas de suivi. En tant que lecteur je ne rêve que de raccourcir l'aventure et de montrer enfin qui se cache sous ce masque. Cette révélation que "Deligne" fera apparaitre dans le 2ème volume!

    Le dessin est hésitant, pourtant il dégage une bonne ambiance de polar noir, bien noir avec ses ingrédients (Des Malfrats effrayants, une belle fille, de l'exotisme) mais avec une fin heureuse. De voir la publication en noir est blanc est intéressante pour offrir une ambiance de film noir. Malheureusement la qualité des pages (merci tout de même à Deligne et son travail de moine copiste) est parfois mauvaise rendant la lecture difficile. (Imaginez alors une qualité d'impression médiocre et un scénario bancal!)

    Dans l'ensemble cette aventure m'a bien plus. L'univers, ce qu'elle dégage, malgré un scénario... hésitant, incohérent.

    godot Le 03/04/2009 à 18:48:23

    Une aventure farfelue, loufoque, presque iconoclaste dans l'univers de Tif et Tondu.

    Alors que Tif et Tondu font un reportage sur le baptême du sous-marin "Hippocampe" des malfrat vont dérober le sous-marin avec à son bord le photographe Tif. Tondu se lance à la recherche de son amis et le sous-marin va refaire apparition près d'une plage pour... détrousser les vacanciers. Avec un pilote alcoolique Tondu part à la recherche de son ami. Il va mettre au point un piège pour attraper les bandits.

    Une aventure caricatural, c'est exagéré, trop exagéré :

    Tondu qui arrête une mine avant qu'elle ne lui explose "dans les mains" et qui fait couleur le navire de guerre.
    Tif qui survit sur le sous-marin
    Le sous-marin qui s'égare et se retrouve dans une rivière au milieu des prés
    Tondu, qui en éternuant, dégage le sous-marin bloqués dans des récifs

    Elle passe mal, surtout si on s'imagine que des aventures comme : Contre la main blanche, Le retour de Choc, Passez muscade, Le fantôme du samouraï venaient de sortir. Donc cet humour gras, lourd ne peut que décevoir.

    Le dessin est bien éloigné de ce que nous avait offert Will.

    Une bien triste découverte que je ne tarderais pas d'oublier. Je ne conseille que cette aventure au fan de Tif et Tondu, sinon ces albums ne méritent pas que l'on s'y attarde. L'interview de Marcel Denis est légère et pas indispensable.

    Vraiment uniquement pour amateurs!

    godot Le 26/03/2009 à 16:31:37
    Les nombrils - Tome 1 - Pour qui tu te prends ?

    "La vie est cruelle, Et puis après?" Le ton est dit avec cette inscription sur le verso de l'album. A sa sortie, j'ai vraiment été surpris en bien. Je m'attendais à une histoire banale et pourtant elle livrait un plus, une fraicheur.

    L'histoire à pour cadre l'époque lycée avec un trio d'ami improbables. D'une part deux chipies séduisantes, provocantes mais aussi futiles nourrie d'une stupidité affligeante, d'une connaissance pitoyable et une demoiselle, Karine, mal dans sa peau, se trouvant comme une asperge et pourtant bien plus sympathique et gentille que les deux autres.

    Donc les deux chipies, sujette au nombrilismes, se font passer pour les meilleurs amies de Karine afin de mieux se moquer d'elle, de plus pouvoir la tourner au ridicule afin qu'elle vienne le dindon de la farce. Elle vont tout faire pour mettre les bâtons dans les roues de l'essai amoureux de Karine et Dany. D'ailleurs, dès que Karine se fait de nouvelles amies les chipies s'empresse de lui faire changer d'avis.

    Une histoire sympathique, malgré une quantité de méchanceté, de moquerie, de cynisme. D'ailleurs les garçons aussi banals et peu séduisants qu'ils sont, préfèrent les chipies de par leur physique que Karine de par sa gentillesse.

    Les deux chipies sont amoureuse du mystérieux motard John John toujours caché sous son casque de motard ce qui attise la curiosité.

    Une comédie humaine pour des adolescent qui se cherches et vivent avec plus ou moins de difficulté leur changement, saupoudrée de cynisme, d'une tendre méchanceté. Vraiment j'ai adoré, c'était une bonne découverte lors de sa sortie. Des personnages avec des qualités ou des défauts exagéré, un vrai moment de rigolade.

    godot Le 25/03/2009 à 10:13:20

    Voici donc la suite de "La cité des rubis".

    Toujours en Indes, Tif et Tondu vont rapidement apprendre l'évasion d'Arsène Rupin et le vol peu louable de la dernière recette des impôts du pays. Tif et Tondu, de véritables héros, vont rapidement être sollicité contre leur volonté, à s'occuper de cette affaire. Ce n'est qu'une affaire d'état! Il vont devoir rencontrer K.V. Olay, chef de Scotland Yard.

    Le vol de la récompense de Tif et Tondu, 50 000 roupies, tente de montrer la grandeur de ce cambrioleur, pas si gentleman que ça. Et comme on va rapidement le comprendre, Arsène est un professionnel du postiche. Il usurpera l'identité d'un des protagonistes de cette aventure. Bien sur que cela engendrera de sympathiques quiproquos entre les personnages.

    Arsène Rupin, sous l'aspect de la personnalité usurpée, est à la solde du Prince Sélim. Toutefois, Tif et Tondu ainsi que K.V. Olay, vont rapidement pouvoir expliquer à ce prince qu'Arsène Rupin allait le voler. D'ailleurs le Prince Sélim constatera la disparition totale de ses richesse. Donc une chasse à l'homme va être lancée.

    Sans étonnement Arsène et ses complices vont être arrêté et condamné à mort par le Prince Sélim.
    La morale inébranlable de notre duo va permettre l'évasion des pauvres voleurs, car ils ne méritent pas la mort. La situation prend une forme rependue à cette époque : Arsène Rupin est remis en liberté par Tif et Tondu, donc en voyant la bonne foi des héros il va se convertir et admettre que le crime ne paye pas.
    Lorsque Tif et Tondu vont recevoir la récompense, alors qu'ils ont des rêves oisifs, il vont rapidement donner une forte somme à une œuvre de bienfaisance!

    Une histoire divertissante sans toutefois être incontournable, surtout avec ce qui va nous être proposé par la suite dans cette série. Je me suis bien diverti avec cette aventure rétro et chargée de stéréotype de l'époque.

    Le dessin de Will s'améliore et je conseille cette aventure pour tous les fan de Tif et Tondu.

    godot Le 22/03/2009 à 17:58:59

    Comme en 1948, Dineur décide de poursuivre la publication de Tif et Tondu dans Héroïc-Album (un concurrent du journal Spirou), Dupuis oblige Dineur à abandonner le dessin de cette série, avant d'abandonner définitivement les droits en 1953.

    Ainsi le débutant, Will, sera chargé d'assurer le dessin de la série. Après "Le mystère de Beersel" qui ne sera pas publiée dans le journal Spirou, voici donc la 2ème aventure de ce duo.

    Le scénario ne sera pas amélioré pour autant, Dineur nous offre une aventure classique et sans étonnement.

    Les résultat de la tombola des contribuables nécessiteux, parait dans le journal, Tif s'aperçoit qu'il a gagné une voiture et Tondu lui apprend qu'il a gagné un bateau. Un bateau qui s'avérera être une tartane en porcelaine d'inde. Cette porcelaine sera cassée et elle montrera la carte d'un trésor. Comme par hasard, leur voisin, le savant Monsieur Mouche leur apprendra qu'il s'agit de la carte de la cité des rubis d'Indes. L'homme à tout faire de M. Mouche se révélera être le célèbre cambrioleur Arsène Rupin! Avec ces ingrédients, loin d'être innovants, Dineur offre une aventure sans surprise, mais qui est tout de même divertissante.

    Will épate déjà avec son dessin. C'est agréable, léger. Ce sont ses débuts et il est sous le regard de Dineur qui se montre exigent. (Il devra compter le nombre de pointes de cheveux de Tondus)

    "La cité des rubis" est une agréable surprise, sans toutefois être un chef d'œuvre. Je dirais que cette aventure est incontournable pour les vrai amoureux de Will, autrement l'extraordinaire paraitra par la suite.


    godot Le 20/03/2009 à 17:04:07

    Même si la publication de cet BD date de 1979, la composition de cette aventure date des années 1939-1940.

    Je trouve important de le signaler. Car en lisant cette aventure, j'ai eu la même impression que lorsque j'ai lu du Spirou de Rob-Vel ou du Bibi Fricotin : de tomber dans une époque ancienne et dépassée avec un style de narration bien révolu à mon goût. Donc hormis le côté "intéressant" de découvrir les origines du duo Tif et Tondu, je tiens à vous aviser que cette aventure n'est pas indispensable. Surtout si on aime les scénaristes Rosy ou Tillieux, cela risque de décevoir!

    Voici donc le Congo Belge avec des colons, des sauvages. Il se fallait que notre duo aille vivre des aventures dans cette colonie, nourrie de fantasme, d'exotisme. Les personnages de Dineur sont bien différents de par le dessin, mais aussi de part leur caractère que ceux que nous a offert Will.

    L'aventure est remplie de clichés et sa publication actuelle serait tout simplement impossible : elle tomberait sous le couperet de la discrimination raciale. Voici quelques ingrédients : les missionnaires, les indigène s'exprimant en "petit nègre" (y a bon)...
    Je trouve que l'ambiance est proche de "Tintin au Congo" à la différence que Dineur était allé au Congo.

    Donc Tif et Tondu, vont aller au Congo Belge pour capturer 4 animaux : Le Lion Blanc, l'antilope blanche, l'éléphant nain blanc et le lézard blanc. Il vont être en course face à des américains et des anglais. L'aventure sera remplie de péripéties, de coup bas, d'un contact avec la population et d'une fin très attendue.

    Ce dessin et ce genre d'histoire très vieillot, le langage argotique de l'époque et les clichés face à cette colonie montrent bien l'idée que les gens se faisaient à l'époque de cet endroit mystérieux à un certain charme, c'est aussi un témoignage de l'idée des européen de l'époque face à l'Afrique.

    godot Le 11/03/2009 à 15:54:52
    Petit Noël - Tome 3 - Le petit Noël et le Marsupilami

    Lorsque je me suis procuré cette Bande Dessinée, j'étais particulièrement intéressé par tout ce que Franquin avait produit. Je pensais bêtement qu'il allait s'agir de la publication de "Noël et l'élaoin". Bien naïf que j'étais!

    Il s'agit de 10 pages du Marsupilami par André Franquin et l'adaptation moderne du Petit Noël par deux autres auteurs.

    La partie produite par Franquin en valait la peine. Des histoires qui seront reprises dans d'autres albums.

    Les aventures de Noël ne cassent pas trois pattes à un canard.

    godot Le 11/03/2009 à 15:46:03

    Alors que Will éprouve une certaine lassitude comme auteur de Bandes Dessinées, aussi il entre chez "Tintin" comme illustrateur et directeur artistique. Marcel Denis hérite de la dur tâche d'assurer la continuité de la série "Tif et Tondu".

    Ne connaissant Marcel Denis, que par sa collaboration avec Remacle pour Hultrasson, j'avais peur de découvrir sa version de "Tif et Tondu".

    Le dessin est bien différent de celui de Will, d'ailleurs c'est ce qui avait été avancé par l'éditeur pour justifier l'absence de publication de ces deux aventures en album. Un dessin qui se montre assez agréable pour cette aventure.

    Je suis dérouté surtout du point de vue du scénario.

    Alors que Tif et Tondu sont en vacances à Trintignan, Tondu montre sa passion démesurée pour le cinéma au grand désarroi de Tif. Big Sicklet, directeur de studio à Hollywood ira les chercher pour qu'ils jouent dans un film de SF à leur honneur. A peine arrivé un gang de malfrat mettra tout en œuvre pour les enlever.

    Une histoire naïve, primant l'aventure sur l'authenticité. Les gags sont lourds, excessifs rendant la lecture difficile.

    Il me semble découvrir une aventure d'une autre époque. Elle aura certe amusé plus d'un à sa publication dans le journal Spirou, mais quand on la découvre plus tard, elle n'est pas extraordinaire.

    Cela mérite d'être lu par un fan ou un amateur de Tif et Tondu pour voire l'évolution des héros. Autrement je dirais que ce n'est pas terrible.

    godot Le 08/03/2009 à 14:48:59
    Le club des "Peur-de-rien" - Tome 5 - Les rois des vacanciers

    Tibet a eu l'aide de nombreux scénariste pour composer des aventures pour son club des "Peur de rien" : Greg, Duchâteau, Vasseur, Tibet et De Groot.

    Les "rois des vacanciers" est donc écrit par De Groot et cela se ressent. Il y a non seulement un humour propre au séries De Groot (Robin Dubois, Léonard), mais c'est aussi sur la mise en scène : j'ai parfois l'impression de voir Fritz Alwill, le shérif de Nottingham, poursuivi par sa femme Cunégonde un rouleau de pâte à la main.

    Cela m'avait dérouté dans un premier temps. Toutefois malgré un genre un peu différent, je trouvais que ce duo allait bien ensemble pour me faire rigoler.

    Ainsi nos "peur de rien" vont accueillir un nouveau membre, pardon une nouvelle membre : Câline, la nouvelle voisine de Génie. Câline ne va pas tarder à remporter toutes les épreuve pour venir membre du club.

    Il vont décider de planifier leurs vacances et pour satisfaire tout le monde il vont devoir aller un moment à la mer, un moment à la montage et un moment à la campagne. Lors de leurs vacances, il vont rencontrer un malfaiteur (le sosie à l'acteur Michel Constantin") Tony Cappuccino qui va tenter de se servir d'eux comme "mulet" pour faire passer une substance en contrebande (le nom du malfrat devrait vous mettre sur la piste)

    Les situations burlesques sont au rendez-vous : Bombonne avec ses affaires de ski à la plage. Tony va faire passer son énervement en mangeant son chapeau, en mordant dans l'asphalte.

    Le dessin de Tibet ici est telle une "hyperbole". C'est exagéré, impossible, mais cela explique rapidement la situation. C'est parfait pour une BD humoristique.

    J'ai passé un bon moment de divertissement. C'est rigolo, burlesque cocasse. Toutefois, je trouve que l'humour à bien changé depuis les débuts et mon coté nostalgie a fait que je trouve cette histoire moins prenante.

    godot Le 08/03/2009 à 14:05:26
    Le club des "Peur-de-rien" - Tome 10 - Les rois des kidnappeurs

    C'est avec joie que j'ai découvert que les éditions "PanPan" allait nous offrir des aventures du Club des "Peur de Rien", jusqu'à ce jour inédites.

    Comme l'indique le titre, les "Peur de rien" vont être confronté à un Kidnapping. Plus impressionnant, ils vont décider de parer cela en effectuant eux-même un kidnapping.

    C'est rempli d'humour. Bien sûr il s'agit d'une aventure pour enfants, donc on va être servi d'action et de situations cocasses. Je retrouve l'univers humoristique de l'autre série de Tibet : "Chick Bill". D'ailleurs certains personnages sont ressemblants : Tatave et Jojo qui ont un air à la Dog Bull.


    Même si j'ai découvert cela bien plus tard, je suis tombé sous le charme de cette aventure fidèle à l'esprit bon enfant que nous avait servi Tibet dans les autres aventures du club.

    Les personnages secondaires sont haut en couleurs : l'enfant gâté : Gontran, le riche financier, ou le majordome.

    Bien sûr une image de Ric Hochet dans la chambre de Gontran, la rue Uder Zozo et la rue Gogo sciny...

    Jeune j'avais adoré cet série et en découvrant bien plus tard cette aventure, j'ai vraiment été emballé, je suis retombé en enfance le temps d'un instant. Vraiment je la conseille à tous les amateur, à tout les amoureux de cette série!

    godot Le 19/11/2008 à 16:47:25
    Aventures réalistes - Tome 1 - Tome 1

    Tillieux : je ne connaissait que cet auteur avec Gil Jourdan, César et Ernestine ou les scénarios de Tif et Tondu. Je découvrirait plus cette auteur avec la revue "Bédésup : cas de farce majeure".

    Ce ne sera donc que dernièrement que j'ai mis la main sur cette album. Ainsi j'ai pu découvrir un auteur réaliste surprenant.

    D'accord les histoires semblent vieilles, il faut dire qu'elles ont été publiées entre 1947 -55, donc je le pardonne. Ici il y a l'aventure d'un explorateur, un cow-boy un corsaire. Ces vieille histoires sont efficaces, rempli d'aventure plus que de logique. Je ne pourrais manquer de souligner parfois les cases remplies de textes interminables pour expliquer l'avancement de l'aventure.

    Bravo à Deligne qui a eu l'idée de publier cela, afin que l'on découvre ou redécouvre un auteur quelque peu mis de côté alors qu'il est vraiment intéressant.

    Comme je l'ai dit, c'est cette univers maintenant vieillot et cette manière de narrer qui m'a été quelque peu difficile à aborder. Ces aventurier irréprochables, ces partenaires séduisante, comme offrait le cinéma dans ces années là. Même si c 'est un peu des clichés (la hors la loi Juanita Lopez, ravissante, innocente et victime d'un complot). Je souris en voyant les explications (des étiquettes fléchées) des textes de transition.

    Bref c'est vrai que c'est révolu, mais cela reste des repères pour cette époque.

    godot Le 19/11/2008 à 16:32:46
    Le club des "Peur-de-rien" - Tome 7 - Les Rois du cirque

    Il n'y a rien à dire, c'est une aventure pour les enfants. C'est classique mais efficace, les jeunes du club voient que l'on va construire à la place de leur cabane. Sans plus attendre ils vont se lancer dans des petits travaux pour récolter suffisamment d'argent afin d'acquérir ce terrain. Des situations cocasses, de la maladresse, bref je m'amuse vraiment à découvrir les aventures de ces 4 compères tant décidés à gagner de quoi acheter ce terrain.

    C'est bon enfant, normal dirais-je vu que c'est une aventure pour des enfants.

    Un bon produit du Duo Greg-Tibet, divertissant, hilarant. Un grand cru quoi

    Un clin d'œil à Tibet avec "l'avenue Gascard"!

    godot Le 19/11/2008 à 16:26:22
    Le club des "Peur-de-rien" - Tome 8 - Les rois du mystère

    J'ai découvert cette aventure presque à sa sortie. Etant enfant c'était l'époque ou l'on va à l'école, on vit des aventures avec des copains en fondant un club. Donc cette aventure pour enfant répondait à mes envies de l'époque. Bien sûr que je l'ai trouvée génial.

    Ces jeunes ont une cabane pour leur club, un ami canin : Brutacroc et ici ils vont être confronté à deux mauvais garçons : Henri Néfaste et son acolyte Mulot.

    J'ai eu l'impression de bien reconnaitre les habitudes du duo Greg-Tibet qui œuvraient parallèlement ensemble pour la série Chick Bill. Donc le scénario est efficace et il s'emboite à merveille avec ce dessin efficace.

    J'aime l'humour de Greg. Certains personnages de Tibet semble tirés de CHick Bill : l'enseignante (elle ressemble à l'enseignante de Casanova Kid)

    Agréable les petits clins d'oeil : Degolle, Charles, Graton Jean, Pomay Teddy, Lombard Junior.

    Cela reste une aventure pour les jeunes et les plus jeunes principalement. Toutefois elle est efficace, humoristique, aventurière, bref comme je les aime et je ne voudrait pas qu'elle tombe dans l'oubli.

    godot Le 19/11/2008 à 16:10:16

    Au début des années 90, alors que j'étais en pleine adolescence, Sœur Marie-Thérèse des Batignolles m'était présentée par mes copains comme une BD incontournable. En effet, c'est un vrai chef d'œuvre! Je trouve cela subversif!

    Maesters m'a épaté! De se moquer de la religion et en particulier des sœurs n'est pas nouveau, c'est surtout l'humour de Maesters qui est incontournable. Chaque petite histoire m'a épaté de part ses jeux de mots, ses vanneries, ses critiques de la religion.

    Jésus (le portugais) sont maris enfin le mari de toutes les sœurs, de sa rencontre avec Marie enceinte de son chômeur de mari : Joseph. Sa transformation peu orthodoxe de transformer des badoits en alcool, la voix de dieu qui l'ordonne "d'aller bouter le fils du curé (sic) hors de sa secte". Gabriel qui a eu une aventure avec une jeune fille : Marie. Tout cela est simplement incroyable, de l'humour corrosif.

    Aussi il faut bien regarder les cases, de l'humour est aussi là au second plan : Hitchcock, Groucho Marx, Maester, Tintin et j'en passe sinon des gags dans les slogans "brule sans bronzer"

    Le dessin est parfait pour ces histoires, caricaturale.

    Elle boit, fume de l'herbe, fais le commerce de ses charmes

    Des histoires incontournables, de l'humour, caustique. Je n'hésite pas un instant à qualifier cela de chef d'œuvre. Bravo Maître enfin bravo Maester !

    godot Le 19/11/2008 à 11:14:00
    (AUT) Walthéry - Tome 3 - Walthéry, Natacha & Co

    A mes débuts de lectures de BD, Walthéry, rimait avec Natacha. Natacha reste une série pour laquelle je n'ai jamais accroché. Est-ce le métier d'hôtesse de l'air ou les clichés machiste qu'elle porte? Je n'en sais rien. toutefois, je n'ai pas cette série. Puis, lorsque j'étais plus intéressé par la BD, j'ai vu que Walthéry pondait des histoires accrocheuses : Johanna "Une femme dans la peau" ou Rubine. Donc je jugeais négativement cet auteur.

    C'est donc avec ce recueil que j'ai pu suivre l'auteur. Voire ce qu'il avait créer et j'ai découvert un auteur vraiment sympathique.

    Je conseille, les yeux fermés, ce livre qui est pertinent. Qui retrace la vie artistique de Walthéry : Pipo, Benoit Brisefer, Jacky et Célestin.

    godot Le 19/11/2008 à 11:02:40
    Doggyguard - Tome 1 - Protection reprochée !

    De Groot se lance dans une aventure d'un "chien de garde" Chuck Bones qui semble être le fils spirituel de "Tex Avery" (qui est à l'origine du style farfelu des cartoons hollywoodien.)

    D'accord ce style en a influencé plus d'un : "Roger Rabbit", "Tiny Toons", "Les Simpsons" etc. Soit on aime ou soit on n'aime pas.

    Cela tente d'être divertissant, sans toutefois être suffisamment accrocheur. L'humour avec Pamela Anderson, pardon Pamela Silicone, les extravagances des stars hollywoodienne est banal. L'humour bien lourd (Exemple : "Vous avez donc 3 minutes, 8 secondes et 6 dixième pour être ici" - 3 minutes, 8 secondes et 6 dixième plus tard...) En général, je n'ai même pas souris de ces gags, en définitive c'était assez faible, pas terrible quoi (pour rester poli)!

    Peut être que je reproche à De Groot de rester dans un "running gag" qu'il exploite à outrance dans sa série "Léonard" qui était certes rigolo au début (Le réveil du disciple, les blessures du disciple) mais qui est maintenant récurant et soulant. J'avais donc l'impression de lire un album de léonard.

    Donc il s'agissait d'une aventure exagérée, excessive qui n'emballe pas de par ses excès.

    godot Le 19/11/2008 à 10:42:02

    Gillon, un véritable "dinosaure" de la BD. Je ne dis pas cela péjorativement, mais je reconnais qu'il est actif depuis vraiment longtemps (fin des années 40) dans la BD. Pourtant, je ne connais pratiquement tien de lui si ce n'était "La dernière des salles obscurs".

    Le prologue ne manque pas de me faire plonger dans le drame. Il est aussi accrocheur pour lire la suite de cette aventure mystérieuse, haletante, captivante. J'avais l'impression de plonger dans un univers propres au roman photo : Un drame, Valérie une veuve de 19 ans, des personnes aisées. Aussi les cases sont comme des images, des photos, figées.

    Pourtant la fin m'a déçue. J'avais l'impression de revivre le film "Ronin" : récupérer une mallette très bien défendue. Et à la fin on n'apprend pas ce que contient celle mallette : Quelle frustration!
    Ici Valérie meurt dans un accident de voiture emportant avec elle, la raison de cette cavale, de cette vie étrange. Oui, apparemment une bourgeoise innocente, candide trompée par son défunt mari qui mènera une vie pimentée "meurtre, relation homosexuelle etc". Elle aura son beau-frère qui se lancera à sa poursuite, car elle n'a pas hésité à vider le compte de son défunt mari. Le passé de cette femme refera un peu surface et je me demanderais "Qui est donc Valérie?". Une question qui n'aura pas de réponse d'ou ma frustration vis-à-vis de cette aventure.

    godot Le 19/11/2008 à 10:15:03
    Caroline Baldwin - Tome 1 - Moon River

    A prime abords je m'attendais à une aventure-détective se déroulant au USA nourrie des clichés habituelles. Peut être rondement menée, mais certainement pas innovante.

    Je suis allé de surprises en surprises. En découvrant la personnalité de l'héroïne, enfin de l'anti-héroïne Caroline, j'ai trouvé Tayman audacieux. Oui audacieux de me faire découvrir les faiblesse de Caroline. Ses excès d'alcool, ses aventures sexuelle désastreuse, sa vie remplie de complexe et de frustration.

    C'est une fille qui endosse le rôle d'un détective privé, rongé par ses dépendances.

    Cette enquête qui abouti sur un échec est poignant.

    En voyant les dessins de Taymans, j'ai tout de suite eu l'impression de lire un album de Cosey. J'ai eu une impression de voir une ressemblance nette avec "Oncle Howard est de retour" et "Greyshore Island" de la série Jonathan. Et j'ai tout de suite apporté une lecture sembalble à celle que j'avais en lisant les 2 volumes de Cosey.

    C'est une agréable découverte qui m'a motivé à poursuivre la lecture de cette série qui, je le pensais, allait encore me surprendre plus d'une fois. Je voulais découvrir plus encore l'intimité de Caroline. Si cette aventure m'avait emballé, je savais que de lire la suite devenait indispensable.

    Si je me souviens (je ne garanti pas la total exactitude) , en page 53, première case je vois Tayman photographiant sa femme et son beau-père.

    godot Le 19/11/2008 à 09:52:08
    Rob, Wed & Co - Tome 2 - Quand les basses courent...

    Alors que Banboo édition fête ses dix ans, j'étais persuadé de n'avoir jamais lu un de ses produits. Et bien non, j'ai tout de même lu cette histoire, donc il ne faut jamais dire jamais. Je reconnais que j'avais acheté ce volume ayant pensé que Janvier allait m'amuser.

    Je reconnais que je me suis bien divertis avec cette album, sans être emballé.

    Une jeune bande de copain complètement fous et accrocs à la musique (surtout le métal, le trash) ont composé un groupe de rock a tendance hard. Ils nous offrent leurs histoires : des références aux groupes de hardrock : AC/DC, Motorhead, Kiss, Zizi Top, Led Zepplin, Cannibal Corps etc, des références aux divers instruments, leur premiers concert "pourris", "Charles-Henri" un coincé qui veut devenir membre du groupe.

    Ça m'a fait sourire, malgré des dessins très simples et surtout des décors simplifiés au possible et des scénarii parfois tiré par les cheveux. C'est plus pour des enfants rebelles, des adolescents ayant un groupe de musique. Autrement c'est du même style que "Not quite dead" de Shelton

    Comme les "Joe Bar" sont indispensables pour les motards, Rob wel et Co conviendrait aux jeunes désireux de devenir les stars de demain. Oui ces aventures conviendraient à merveille dans un journal (maintenant un blog!) spécifique traitant du rock / Hardrock.

    godot Le 16/11/2008 à 19:17:15
    Mirabelle (Peultier) - Tome 2 - La jungle de la vie

    Je me souviens que dans la même collection de Glénat il y a la série "Mafalda". Et oui, c'est vraiment comme Mafalda. L'aventure d'une jeune fille avec ses rêveries ses questions son interprétation du monde, mais je ressens que parfois les idées qu'elle a sont les idées d'un adulte. C'est une série qui critique et montre du doigt le monde des adultes.

    Mirabelle se pose des questions, elle est mise à l'écart de ses copines qui sont trop bêtes, elle a une maman divorcée et une famille qui reste hypocrite surtout lors des fêtes de fin d'année. Parfois Mirabelle déclenche des ouragan dans ses questions ou des affirmations censées être innocentes.

    J'adore son caractère, ses attitudes. Mémorable son amie qui argumente pour récolter de l'argent pour la Croix-rouge.

    Les déssins de Peultier montrent bien un univers enfantin et rêveur. Du vrai bonheur à lire cette BD d'une enfant mais qui pose des questions aux adultes.

    godot Le 16/11/2008 à 19:05:31
    Achille Talon - Tome 44 - Tout va bien !

    Lorsqu'une série est entièrement reprise par un nouvel auteur ou un duo d'auteurs c'est périlleux et difficile. Les puristes trouvent d'office que la reprise ne vaut pas la qualité des auteurs créateurs. Personnellement je reste assez confiant, toutefois une reprise de la série Achille talon représentait un grand défi. Même en étant tollérant je reste assez déçu de cette reprise. Je trouve que l'univers d'Achille Talon est facile à être dessiné par un autre dessinateur (d'ailleurs nombreux sont ceux qui ont repris cette série au dessin avec des scénarios de Greg), mais le scénario est vraiment personnelle. Il ne suffit pas d'être verbeux, c'est bien plus pertinent que cela.

    Widenlocher se débrouille assez bien dans le dessin. Je trouve parfois excessif et déplacé de mettre des mises en scènes exagérées (Talon qui pleur avec un poisson qui nage dans cette cascade de pleurs) qui convienne à certaines de ses séries (Coyote Bill) mais pas tellement à l'univers de Talon.

    Brett a essayé de "pondre" du Greg et c'est assez décevant.

    godot Le 16/11/2008 à 18:49:06
    Litteul Kévin - Tome 1 - Litteul Kevin

    Je reste très partagé sur cette série. Je me souviens l'avoir remarquée lors de ma découverte de Fluide Glacial. Le dessin m'avait assez plu, mais l'univers "motard" ne m'interpellait pas vraiment. Les scénarii sont humoristiques.

    Cette idée de motard, de liberté, de clan, de "Jack Daniels" d'argot, d'Harley Davidson et de filles bien montées avec un sacré châssis, ne m'a pas trop emballé. C'est un peu l'idée d'une BD cool, rigolote, un peu provocante qui m'a bien fait rire. Les références sont aussi assez sympathique : Tintin, Ghost Busters, Batman, Alf ... C'était dans l'air du temps. aussi sympa pour l'adolescent que j'étais ces allusions à la drogue, a l'alcool et au sexe.

    Le petit Kévin reste soulant, avec des attitudes pénibles. C'est plus son père que j'ai trouvé poilant. Parfois les scènes secondaires sont assez bien mise en scène : je me rappelle le chat poursuivit par un chien qui tire un caddie avec un enfant dessus et sa maman qui court après! Dommage que sa mère n'aie qu'un rôle de faire-valoir.

    Une anecdote : Le nom Kévin m'a déplu. Il faut dire qu'à l'époque de sa parution et de ma lecture (1993) c'était la mode d'appeler ses enfants Kévin et j'avais droit à cette "kevinmania" de l'acteur Kevin Costner. Je reconnais que cette remarque peut parait tirée par les cheveux, toutefois, j'ai toujours mal à lire ce nom encore maintenant.

    En définitive, c'est assez divertissant, marrant sans toutefois être indispensable.

    godot Le 05/11/2008 à 16:39:55

    Les éloges ne manquent pas !

    On la compare à Reiser,
    On la compare simplement à Anaïs Nin (Il y a eu la publication de ses journaux intimes, c'est une référence de la littérature érotique)

    J'avais adoré son premier récit, les confessions impudiques.

    Là je suis fortement déçu de ce deuxième volume. Je trouve que c'est de l'opportunisme, elle tire le meilleur parti de son succès et nous offre un volume décevant à mon goût :

    Racoleur "les explorateurs" elle décide d'utiliser des légumes pour assouvir ses pulsions.

    Les morales et les situations de discussion ou d'états d'âme d'Aurélia sont superflues.

    Elle meuble le récit avec son dialogue avec le voisin Yamada.

    Là je trouve que c'est comme un film porno, je m'emmerde après 5 minutes.

    Sympa la photo sur la dernière page.

    godot Le 05/11/2008 à 10:31:04

    C'est rare une bande dessinée qui décide d'aborder le thème de la sexualité et qui fait mouche.

    Là j'ai droit à du Porno-chic avec une sexualité et de la pornographie "tendance" ouverte au grand public et qui fait tomber les tabous. Voilà des dialogues crus, une découverte puis une éloge de la sodomie, des sextoys... Ce qui est fabuleux c'est que malgré le ton donné du porno, il y a un zeste de romantisme.

    Généralement les gens commentent savamment et intellectuellement cette aventure qui est une réussite.

    Je resterais retissant pour les dessins d'Aurélia que je trouve être des croquis ou des dessins naïfs et non pas comme le pense la majorité des gens : une maitrise du dessin. cela m'a dérangé. J'imagine ce qu'aurait donné l'aventure si elle avait été dessinée par Boilet ou surtout Takahama (avec qui Boilet a fait Mariko Parade). Là je pense que j'aurais mis cette aventure comme un chef-d'œuvre.

    Intéressante approche du scénario en mettant Boilet en scène. Que c'est agréable d'apprendre qu'il s'agit d'un amant incroyable, épicurien.

    Vraiment une agréable découverte que je qualifierait de surprise.

    godot Le 05/11/2008 à 09:55:26
    Les orphelins de la tour - Tome 1 - Théo

    La couverture est vraiment réussie. D'ailleurs tout au long de l'album je resterais scotché par la perspective de ce dessinateur. Autrement les décors seront simple voir dénudés. Les couleurs rendent l'atmosphère encore plus triste, froide, stérile.Il y a une certaine recherche dans les attitudes des personnages, toutefois je trouve que c'est toujours de la peur, de l'effroi, de la tristesse.

    Cela semble aller de pair avec l'univers scénaristique de ce petit orphelin qui a des visions et des attitudes presque épileptique.

    Ce gris... ce monde.. cela ne m'a pas du tout emballé. Pourtant je reste admiratif pour certaines planches de par leur composition. Mais je ne la mettrait pas dans les indispensable.



    godot Le 05/11/2008 à 09:09:30
    Candélabres - Tome 1 - Solédango

    La série Candélabre n'a pas arrêté de faire parler d'elle sur les forums. Il devrait s'agir d'un chef-d'œuvre. Donc je me voyais obligé de la lire afin de découvrir ce Chef-d'œuvre.

    Le dessin des personnages me rappelle des personnages de Manga. Les couleurs sont bien choisies pour nous projette une ambiance mystérieuse, voire onirique.


    Je serais plus sévère avec le scénario. C'est vrai que l'intrigue est posées, je me demande qui sont ces personnages et surtout je suis intéressé par ces apparitions, ces visions. Que veut signifier ce tableau et qui est le peintre Liam Lindhorst qui semble apparaitre au début de l'histoire. La fin du premier tome appelle à ce plonger dans la suite. Pourtant cette histoire romanesque, m'a déçue. Je trouve que de voir un invalide qui se remet à marcher est un miracle, toutefois de constater qu'il va devenir le meilleur danseur me déplait. C'est exagéré et je m'attend à une histoire romantique.

    Oui, je pense qu'il y a une part d'originalité, beaucoup de mystère du fantastique un recherche de l'évasion et du ravissement dans le rêve.

    godot Le 05/11/2008 à 08:50:52
    Phenomenum - Tome 1 - Opus 0

    Dès les premières pages j'ai été mis au parfum! Un héros que dis-je! un super-héros de série Z. Le tueur, la demoiselle ravissante, érotique et notre brave héros beau et tourmenté malgré lui!

    L'histoire n'a rien d'orignal, de voir notre héros doté du pouvoir d'arrêter le temps et donc de tout s'offrir autant de l'argent que tous les fantasmes pssibles. Tiens, Yann nous montre ses fantasmes sur de sublimes demoiselles, cela me rappelle "le parfumd e l'Invisible" de Manara.

    Donc ce "roman de gare" m'a offert un moment de divertissement. Toutefois de voir le potentielle de séduction de Yann, les scènes d'attaques de l'armée n'a que consolidé mes jugements : c'est divertissant, à lire pour se changer les idées. Mais ce ne sera pas un grand chef-d'oeuvre malgré une certaine originalité pour ce premier volume.

    Personnellement le dessin ne m'emballe pas plus que tant!

    godot Le 26/10/2008 à 19:16:43

    C'est au début des années 90 que j'ai entendu parler de cette album. On me l'a décrit comme sombre, impliqué, noir... Je n'ai pas aimé. Déjà le sujet de la guerre en Espagne ne m'était pas familier et les décors représentant les années 70 semblaient fidèle, toutefois, je trouvais cela vieillot, poussiéreux. Bref, je n'ai pas gardé un bon souvenir.

    Je peux le dire, le scénariste Christen, bien que souvent encensé et acclamé par les lecteurs, me déplait. C'est personnel, mais je trouve ses histoires complexe mais elles ne m'interpelle pas. Ça sent le vieux. J'ai aucune de ces Bd qui m'a surprise en bien.

    Bilal, comme j'ai apprécié sa trilogie Nikopol, ne m'emballe pas ici.

    Beaucoup trouvent cette album :

    "Une superbe BD, un voyage historique déconcertant, le dessin est très réussi. Un des meilleurs albums de Bilal autant par le scénario que par le dessin. Exceptionnel."

    Alors je l'ai relue dernièrement pensant avoir changé dans mes jugements.

    Donc un groupuscule d'anciens franquistes sème la terreur dans les anciens villages qui leur résistait des années après la chute du régime La tuerie est revendiquée par les Phalanges de l’Ordre Noir au nom des « valeurs de l’Occident chrétien ». Jefferson B. Pritchard, journaliste au Daily Telegraph de Londres et ancien de la XVe Brigade internationale reconnaît parmi les membres du commando les ennemis qu’il a combattus pendant la guerre d'Espagne.

    Le journaliste contacte ses anciens camarades et c’est une troupe d’une dizaine de personnes qui va donner la chasse aux phalangistes. D’assassinats en fusillades et en attentats, on assiste à une chasse à l’homme dans une partie de l’Europe, avec des pertes dans chaque camp. Finalement, le groupuscule fasciste est localisé dans une ferme du plateau de Millevaches, l’assaut est un massacre total. Seul rescapé, Pritchard qui se réfugie dans une île des Hébrides.

    Je trouve toujours cette Bd vieille, ennuyeuses

    godot Le 26/10/2008 à 18:59:07

    Je l'indique tout de suite : je n'ai jamais accroché aux super-héros américain. Je ne dirais pas que c'est nul, toutefois cela ne m'intéresse pas du tout. Pourtant de nombreuses fois, j'ai entendu que ces Watchmen sont une critique de ces superhéros. Oui on va apprendre leur déviances (Alcool, lâcheté). Aussi qui va tuer ces superhéros qui sont au service d'un état corrompu?

    D'abord les couleurs. Elles sont Horribles, elles font mal aux yeux. L'histoire a de l'originalité, je le reconnais, mais je suppose que ce ne sont que les amateurs du genre qui vont adorer cela. Les dessins sont statiques ce qui m'a rendu l'aventure lente.

    Donc, je n'ai pas aimé, car ce n'est pas un univers qui m'intéresse. Malgré l'encouragement que j'ai eu, je n'ai vraiment pas croché pour cela. C'est long et je me suis un peu perdu.

    Donc uniquement pour les amateurs du genre, cela n'est pas pour "tout public"

    godot Le 26/10/2008 à 18:34:08
    Moréa - Tome 1 - Le sang des anges

    La couverture m'a déjà fait penser à une série Z.

    Je suis tout de suite mis au goût avec une superbe héroïne avec un joli corps, de superbes seins tels ceux de Lara Croft, une intelligence et une sympathie agréable. L'originalité de cette série perd tout espoir lorsque j'ai compris qu'elle est de famille avec le président d'une des plus puissante société de la planète (allez il aurait pu être original en disant la plus puissante société de l'univers) et qu'elle va devenir l'héritière de cet empire. (Bravo Arleston! c'est de l'innovation)

    De plus elle va apprendre qu'elle est une immortel comme dans Highlander (original Arleston!). Alors que dans Highlander : ils (ou elles) sont stériles, ils guérissent rapidement de presque n'importe quelle blessure, ils ne vieillissent pas, ils ne peuvent être tués que par décapitation. Ici ils peuvent être tué par immolation.

    Les véhicules sont comme dans Les cercles du pouvoir (Valérian).

    Original aussi de mettre comme repaire de Terkio un Bordel avec des filles magnifiques, des prostituées vraiment belle.

    Innovent : Moréa va apprendre à manier le sabre avec Terkio! Et en plus d'être belle, intelligente, elle est déjà douée au sabre.

    Bref, j'ironise, mais c'est un vrai nanar. Cela manque complètement d'originalité, c'est une récupération de multiples Films, Romans ou BD de plus d'avoir une super héroïne et d'avoir tout les clichés de ces série Z rend cela pathétique!

    A prendre en bibliothèque sauf peut être pour les ados boutonneux!

    godot Le 22/10/2008 à 17:11:26
    Dave O'Flynn - Tome 2 - Face au crime

    Cette série noire continue et la qualité des histoires n'a pas baissé.

    Lorsque j'ai lu cela pour la première fois j'ai vraiment été emballé par l'univers que m'offrait Tibet, noir, du tabassage, des règlements de compte, une langue populaire.

    Comme pour le premier volume de ce diptyque, un vrai bijou.

    godot Le 22/10/2008 à 17:04:48
    Dave O'Flynn - Tome 1 - Détective de choc

    En 1945, Marcel Duhamel fonda "La série Noire" nous plongeant dans une réalité de la rue, côtoyant malfrats, truands et voleurs.

    en 1950, Tibet propose à Héroïc-album, Dave O'Flynn. Un vrai fils de "La série noire" et des films qui seront produites quelques années plus tard : Razzia sur la schnouff, touchez pas au grisbi.

    Une boîte de nuit, des pépettes, des truands avec de sacrés gueules et des surnoms mémorables, de la boxe. Bref, de l'action, de l'angoisse, de la violence. L'humour n'est pas là, ou un humour grinçant. Dave est un vrai dur à cuir, un caid!

    Cela semble vieux aujourd'hui pourtant c'est comme regarder "Le Faucon Maltais" c'est un témoignage de l'époque. D'ailleurs l'écrivain du "Faucon Maltais", Dashiell Hammett, a été le scénariste de la BD "agent secret X9". Une Bd qui me fait penser immédiatement à ce que Tibet à créé ici.

    Tibet était encore un débutant à l'époque, c'est pour cela que je lui pardonne ses erreurs de dessins, il m'offre une bonne BD d'époque. Très agréable à lire pour vivre une série noire.

    godot Le 22/10/2008 à 16:37:39
    Gnomes de Troy - Tome 1 - Humour rural

    En mai 1998 parait le 1er numéro de Lanfeust Mag surfant sur la vague de la célébrité de la série Lanfeust de Troy.. Bien entendu cela a fait fureur auprès de nombreux de mes copains/copines qui étaient des aficionados de Lanfeust de Troy.

    Donc, les lecteurs du Lanfeust Mag avaient droit à le jeunesse de Laufeust et ses amis.

    J'ai lu cette Bd lors de sa parution. Et bien je craignais qu'il s'agisse d'exploiter le succès de la série pour nous offrir des spin off. J'ai été servi!

    Le filon Lanfeust est exploité jusqu'à la trame. Ces petites histoires de 7 pages sont vraiment désagréables. Des gags culcul caca de petits.

    godot Le 22/10/2008 à 12:40:54
    Astérix (Hors Série) - Tome 3 - Astérix et ses Amis - Hommage à Albert Uderzo

    Astérix... qu'elle plaise ou non c'est devenu une série incontournable une série de référence. Je ne suis pas étonné de trouver une palette hétéroclite d'auteurs de tout horizons qui veulent rendrent hommage à Uderzo.

    J'assiste aux "histoires de voeux" pour les 80 ans d'Al Uderzo. C'est assez inégale dans les histoires, certaines m'ont vraiment plues : Zep, Boucq, Baru, Beltran, Laudec ... D'autres bien moins, (non je ne dirais pas lesquelles).

    Génial de voir Vicar, célèbre dessinateur des aventures de Donald (OK ce n'est pas Disney, paix à son âme), mêler Astérix avec les canards de Donaldville, un mélange d'univers incontournables!

    On n'arrête pas les félicitations ou les clins d'œil. J'ai bien aimé

    godot Le 22/10/2008 à 12:30:31
    Chick Bill - Tome 12 - Le réveil du Patratomac

    Greg me livre un excellent scénario. C'est l'aventure l'humour. Ainsi Kid Ordinn devient un grand amateur de la spéléologie après avoir lu "Voyage au centre de la terre". Quelle ne sera pas sa joie, lorsque Aloysus Timothée Scorie sismo-spéléo-vulcanologue vienne les chercher pour enquêter sur la réactivité du Patratomac (Ou comme le dit Dog Bull : Patatenvrac!)

    Mémorable comme humour! Les scènes entre Dog Bull et Kid Ordinn à la recherche de la sortie du Volcan. Une belle palette de personnage humoristiques, un dessin agréable. Aussi, l'histoire confirme la grandeur de Greg en tant humoriste, car même s'il n'exploite pas encore l'humour verbal (d'Achille Talon) il m'offre déjà de bons gags.

    Oui, c'est divertissant avant tout et j'en suis un fervent lecteur. Le dessin, le scénario tout va bien ensemble pour rendre cette série incontournable! Heureusement cela ne tombe pas encore dans la routine ou l'humour gras.

    A lire et à relire, je trouve qu'avec cette histoire on est dans l'âge d'or de cette série

    Intéressant de remarquer comme le contrebandier ressemble étrangement à Monsieur De Gusbin dans "Mystère à Porquerolles"

    godot Le 22/10/2008 à 12:18:37
    Ric Hochet - Tome 2 - Mystère à Porquerolles

    Les années 60 ont vu naitre Ric Hochet. La première case montrant la rédaction de "La Rafale" me met dans l'ambiance de ces années-là. Je trouve cela charmant, même si je n'ai pas connu ces année 60.

    J'apprécie vraiment ce dessins rétro et les décors de Mittei qui correspondent à merveille avec cette période.

    Le scénario m'a tenus en haleine, il est plein de rebondissement. Aussi je retrouve l'idée de prépublications dans le journal de Tintin, car à chaque deuxième page, l'action se termine dans une situation haletante. J'adore lire et m'arrêter avant de voir la suite.

    La disparition de Ric Hochet, le trafique ce peinture, les déguisements, l'apparition du méchant mais avec son visage caché, j'ai parfois l'impression de lire un romand policier dans la ligne d'Aghta Christie.

    Il s'agit d'un frère de Jean Valhardi. J'adore.

    A noter la ressemblance entre Monsieur de Gusbin et le contrebandier du réveil du Patratomac

    godot Le 22/10/2008 à 11:15:56
    Focu - Tome 1 - Le guide du savoir-dire

    Médaille d'or 2002 au festival international de la diplomatie ! Rien que ça comme prix.

    C'est un univers rigolo, humoristique mais parfois un peu lourd. Des gags graveleux, rigolo et même parfois méchant.

    Focu, comme son nom l'indique un véritable faux-cul. C'est l'éternelle dragueur qui ne se gènes pas de traiter de nombreuses filles de morues, thon, pouffiasse. Il n'hésite pas à concocter des plans incroyable pour séduire les filles, et souvent cela foire!

    C'est rigolo, un bon moment de détente, il m'arrive même de rire. Maintenant je ne dirais pas que cela est indispensable, loin de là.

    godot Le 22/10/2008 à 11:10:54
    Universal War One - Tome 1 - La genèse

    D'accord je reconnais que je ne suis pas un aficionados de la SF, loin de là, toutefois j'en ai parfois qui me surprennent. Plusieurs amis m'ont encouragés à lire cela, car c'est d'après eux, une série qui ne peut que me transformer en amateur de SF.

    Je n'ai pas réussi à pénétrer dans cette univers et j'ai rapidement abandonné la lecture. C'est difficile de rentrer dans l'univers, de crocher sur ce scénario.

    De retrouver nos "12 salopards" ne m'a pas trop emballé. Cette impression de sauveurs d'univers. Bof.

    Bref je n'ai pas été converti

    godot Le 22/10/2008 à 11:00:14

    Un immeuble dans le Bronx : au 55 Dropsie Avenue.

    Will Esner nous propose comme il le dit si bien, un roman graphique. Ainsi 4 histoires se déroulent dans le Bronx.

    Eisner est inégalable dans sa conjugaison du dessin et du scénario. C'est vraiment prenant. D?une part on a un découpage parfait et surtout un roman bien développé. Le drame est là, parfois l'amour. Mais je découvre souvent des personnages modestes mais avec de la suite dans leur idée.

    godot Le 22/10/2008 à 10:51:13

    C'est exagéré, hyperbolique. Les dessins mettent en avant l'imperfection des personnages, cela amplifie le message burlesque.

    Le tigre du Bengale refait son apparition, ce vendeur d'assurance va prospecter dans un lupanar. La métamorphose de l'éléphant, les cours d'alphabé tisaschtroumph.

    Le dessin est maintenant à la perfection. Les histoire sont parfois cruel, parfois cyniques, parfois burlesque, mais pour toutes elles sont surprenantes.

    godot Le 22/10/2008 à 10:40:13
    Johan et Pirlouit - Tome 17 - La rose des sables

    Johan et Pirlouit avaient bercé ma jeunesse.

    De voir une suite de cette série ne m'a pas interpellé. Peut être déjà à l'âge ou ces histoires pour enfants ne représentaient plus ma priorité, mais aussi la peur d'une reprise de série célèbre qui est relativement décevante (Achille Talon, Lucky Luke, et j'en passe et des meilleures).

    Les dessins sont fidèles, les scénarios sont pour les petit et les tout petits.

    Je salue donc cette reprise qui personnellement ne m'interpelle pas trop.

    godot Le 22/10/2008 à 10:34:20
    Prudence Petitpas - Tome 3 - Gares aux ancêtres !

    L'album " Gare aux ancêtres" y inclus deux aventures :

    - Gare aux ancêtres
    - Les voitures fantômes

    Ainsi il s'agit d'une vieille dame baptisée Prudence Petitpas qui devra résoudre des énigmes qui se passent toutes à Moucheron.

    Alors que le journal de Tintin n'avait que de jeunes ou très jeunes héros l'apparition de cette vielle dame se fait remarquer. Elle ressemble à Miss Marple d'Agatha Christie. Le mode scénaristique, l'humour me fait vraiment penser à l'esprit des années 60, candide, rigolo, burlesque. Les référence sont aussi là, Pompamou (Georges Pompidou), Bernard Bouffait (Bernard Buffet) Charles Aksadour (Charles Aznavour), Tony Halelay (Johnny Haliday)

    Dans "Les voitures fantôme" il y a une apparition de Messieurs Vaillant et Warson. Cyprien, le garde-chasse, appellera l'inspecteur Hanneton (Bourdon!) et à la gare d'Austerlitz on verra Gaston de dos.

    L'humour est là, parfois les scènes sont exagérées (Le combat entre un taureau et la voiture 8, la traversée d'un champ de tirs, ou la voiture 27 bloquée dans un poulailler car une poule y a pondu des œufs.), le scénario se nourrit aussi de fantaisie, laser, produit réducteur.

    Personnellement ce côté vieillot, ces références aux années 60, ces personnages attachants (Stanislas, Cyprien), me plaisent particulièrement. Un agréable moment de divertissement et d'humour, je ne me lasserais pas de les lire.

    godot Le 15/10/2008 à 11:21:23
    La marie en plastique - Tome 2 - Seconde partie

    Les dessins de prudhomme ne se sont pas amélioré.

    L'exploitation de cette Marie en plastique est intéressante. Je trouve bien de montrer comme le fétichisme est vital pour les gens.

    Agréable de voir comment la famille et les gens réagissent suite à cette apparition de la vierge.

    La fin n'est pas extraordinaire, mais elle laisse l'interrogation.

    Bon, une histoire qui si elle avait dessinée par un autre m'aurait surement plus plu. J'aurais surement passé plus de temps à déchiffrer les langages graphiques. Mais là je l'ai lu avec un peu moins de peine que le premier, mais je l'ai tout de même lu avec peine.

    godot Le 15/10/2008 à 11:16:59
    La marie en plastique - Tome 1 - Première partie

    L'aventure de Rabaté "Les petits ruisseaux" m'avait emballé. C'est loin des aventures romancées, c'est simple prenant et plus authentique. Donc, il va de soi que lorsque j'ai appris la sortie d'un autre volume de Rabaté m'a tout de suite emballé.

    Pourtant le dessin de prudhomme m'a déplu, fortement déplu. C'est naïf, bref je ne l'aime pas, mais alors pas du tout.

    L'histoire de famille avec une grand mère bigote, un pépé désagréable un beauf, une famille de la France d'en bas est intéressant. Pourtant ce dessin m'a rendu la lecture et les actions lentes, soporifiques, voir banal. Ce dessin ne m'a pas invité à m'attarder plus longuement sur les texte et de voir les signification

    Donc je n'ai pas pu apprécier le scénario, je n'ai pas eu envie de m'y attarder et les dessins me sont repoussants.

    godot Le 15/10/2008 à 10:45:28

    Nous avons droit au blog http://www.myspace.com/blogeleonore d'Eléonore une adolescente de 15 ans 1/2.

    Ainsi les aventures vont traiter des questionnements de toutes adolescente :

    - complexe des petits seins
    - envie de séduire
    - comment devenir une top-model
    - orientation professionnelle
    - parents divorcés
    - baisse de régime à l'école et cours privés

    Les histoires sont anodines (comme beaucoup de blogs!) les chutes bien souvent nuls. C'est un album qui n'est pas terrible. Je me serais juste amusé à lire sur le net, mais sur le papier c'est assez décevant.

    Les dessins sont agréables comparé à de nombreux blogs!

    godot Le 15/10/2008 à 10:26:39

    C'est une humoriste sociologue! Lorsque je lis les frustrés, j'ai l'impression d'avoir du Woody Allen.

    Les personnages tiennent des propos lucides, caustiques, corrosifs. Je me trouve dans les années 70 avec des intellectuels, ayant une situation financière agréable mais étant désabusés.

    Ces aventures dépeignait l'actualité et le comportement humain à cette époque.

    Le dessin est simple, il peut rebuter plus d'un au premier contact, mais il est efficace pour ces aventures.

    A lire par petites doses, mais mérite vraiment que l'on s'y attarde.

    godot Le 10/10/2008 à 10:53:32

    Le film de Michael Moore "Farenheit 9/11" faisait beaucoup parler de lui en 2004. Donc ce tome de la série "Troisième degré" m'a tapé à l'oeil, de plus de savoir qu'il s'agisse d'un recueil de Clarke ne pouvait me décevoir. J'ai bien aimé ses album.

    Maintenant, j'ai été passablement déçu par les histoires. L'humour au premier degrés d'ici ne m'avait pas autant emballé que "Château Montrachet" ou "Thérapie en vrac".

    godot Le 10/10/2008 à 10:43:58

    L'aventure de Pat Rick et Mass Tick est apparue que Tibet ne nous offre l'univers de Chick Bill.

    Un western humoristique qui rejoint l'univers de Chick Bill, il aurait d'ailleurs pu être retravaillé pour figurer dans cette série.

    Tous les ingrédients d'un western sont là, le hors-la-loi, les indiens, etc.


    Pat Rick est comme Chick Bill : un aventurier, tireur hors pair. Mass Tick, lui ressemble un peu à Kid Ordinn, gaffeur, mais doté d'une force incroyable.

    Je conseille de lire l'aventure, elle est agréable pour ceux qui aiment Chick Bill.

    godot Le 10/10/2008 à 10:39:10
    Aldo Rémy - Tome 1 - La révolte d'Aldo Rémy

    Tibet m'avait habitué à un univers sympathique, mais rempli de tabous. C'est vrai que Ric Hichet m'avait habitué à un personnage parfait, sympathique, mais inhibé.

    Lors de l'annonce de cette BD, je m'attendais à une conversion incroyable, comme m'avait offert Will, qui délaissait l'univers censuré et bon enfant de Tif et Tondu pour nous composer "La 27ème lettre" ou le "jardin des désirs" d'agréable symphonie du monde érotique.

    Le titre m'a fait peur : Aldo Rémy" la couleur était annoncée.

    Alors qu'il prétendait se lâcher pour nous offrir de l'interdit, il ne s'est pas éloigné de son univers. C'est du "Ric Hochet", du "Chick Bill", bref c'est ce qu'il m'a donné pendant des années et qu'il continuera à offrir. Je découvre une copie d'un Ric Hochet, d'un Kid Ordinn et d'une Nadine. Toutefois il a osé : utiliser une indication graveleuse "ONAN" et deux trois images avec une scène de relation sexuelle (Tiens, je dirais un film érotique des années 70, des seins le reste est caché).

    Désagréable, décevant. Je vais m'empresser de l'oublier!

    godot Le 10/10/2008 à 10:24:41
    Le long voyage de Léna - Tome 1 - Le long voyage de Léna

    Christin est habitué à nous offrir des scénario traitant de la géo-politique. Il est impliqué.

    Juillard, lui nous a offert des aventures intimiste.

    Trouvant que ces deux univers étaient relativement incompatible, j'étais très curieux de lire l'aventure.

    Comme je l'avais craint, ces deux univers vont assez mal ensemble.

    C'est vrai que je ne suis pas un grand amateur de Christin. J'ai beaucoup de difficultés à pénétrer dans son univers. Il a eu une période ou son monde interpellait (Bilal) toutefois depuis pas mal d'année il semble rester scotché sur un canevas scénaristique et cela m'offre bien souvent des déceptions. Je trouve les textes d'ambiances et de description terriblement lourds.

    Juillard reste fidèle à lui-même. Pourtant je reproche un manque de vue sur les villes, les paysages, pour une concentration sur Léna. Il s'agit peut être des textes, mais j'avais une désagréable impression que les personnages étaient figés, qu'il ne bougeaient pas.

    Alors imaginez des textes lourds et des personnages "statiques" c'est fortement indigeste.



    godot Le 10/10/2008 à 09:57:45
    Arctica - Tome 1 - Dix mille ans sous les glaces

    De voir rapidement le passé de "Dakota" annonce la couleur : C'est un super-héros. C'est un sauveur de l'humanité.

    Personnellement, ce genre de super-héros m'est indigeste. De plus le scénario transpire de bon sentiments. Les actions sont explosives.

    Comme il s'agit de Pecqueur au scénario, je m'attendais à une bonne série B, exagérée, moraliste, mais divertissent. Eh bien j'ai été servis! Et justement j'ai été trop servi.

    Je vais rapidement l'oublier.

    godot Le 26/09/2008 à 14:57:37

    Les aventures de Globul sont... absurdes.

    Le personnage crée par Tibet devait avoir ses racines dans le non-sens des dessins animés américain d'avant-guerre.

    Globul est un martien et son curieux chapeau l'aide à planer sur la terre. Intéressant de voir que c'est Franquin qui lui a soufflé l'idée de cet empennage incongru se trouvant attaché à son dos..

    Il sera apprécié par les lecteurs du journal Tintin mais Tibet l'abandonnera au profit de Ric Hiochet ou Chick Bill dans les années 60. Ce sera 10 ans plus tard qu'il fera une apparition comique mais unique et brève.

    C'est cet univers absurde qui ne m'a pas trop plu.

    godot Le 26/09/2008 à 14:48:52

    Mouminet est une aventure scénarisée principalement par Greg
    Alphonse est une aventure scénarisée principalement par Goscinny

    Deux grandes pointe de l'humour. Ces aventures sont parues dans le journal de Tintint vers la fin des années 50. Ce sont respectivement les aventures de jeunes.

    Alphonse exercera diverses professions comme livreur, steward, liftier, détective, garçon de restaurant avec bien sur beaucoup d'humour.

    Mouminet n'aura pas fait son devoir, il ira à la chasse, il visera le vase, etc.

    Cela faisait une force dans l'humour à ces périodes là. En tant que lecteur je vis des petites aventures rigolotes avec un héros attachant et maladroit.

    Tibet offrira un beau dessin.

    godot Le 26/09/2008 à 14:25:40

    Au courant des années 90, Je tombe sur cet exemplaire tout simplement pornographique de la vie de Tintin. Il s'agirait d'un pastiche.

    La pornographie lasse rapidement et c'est ce qui s'est passé avec cette aventure. Tintin tente de "conclure" avec Anouchka. Haddock est homosexuel et les Dupont sont des transsexuelles. Une secte puritaine désire la fin des partouses de Moulinsart. Tintin se rabattra sur Tschang et ils exécuteront le "Kama Foutra"

    Il est difficile de découvrir des fantasmes d'un auteur (De voir ici la vie sexuelle dérivée de Tintin) et d'apprécier. Ça reste brut, violent.

    Même si