Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Sa biographie

C'est en 1987 qu'on entendra pour la première fois parler d'un jeune dessinateur de 24 ans, Kia Asamiya. Tout droit sorti d'une école de dessin, il s'est fait engager par l'un des plus grands éditeurs de livres de l'archipel nippon, Kadokawa Shoten. Il lui restera presque toujours fidèle... Son premier manga, Shinseiki Vagrants (Vagrants, chroniques de l'étoile divine ou The sacred chronicle Vagrants, au choix), se terminera dès son second volume, pour le plus grand bonheur de ses fans d'aujourd'hui. S'il est vrai qu'à l'époque cette BD a remporté un certain succès, aujourd'hui on ne pourra que déplorer son manque de finition. Un dessin médiocre, des trames inexistantes, et ne parlons pas du scénario sans queue ni tête, où l'auteur semblait plus perdu que nous. Il doit beaucoup s'amuser aujourd'hui à constater l'embourbement de Bastard !! Le scénariste aurait déjà mieux fait d'éviter de mélanger quatre histoires sans aucun rapport entre elles, passant ainsi d'une colonie spatiale à un royaume enchanté... On lui propose toutefois, après la fin de ce manga, d'enchaîner sur l'adaptation en manga d'un film live de Masato Harada, Gunhed. Cette oeuvre de SF qui ne fascinera guère que les amateurs de méchas a au moins le mérite de proposer des musiques de Toshiyuki Honda (Tôkyô Babylon) et des véhicules dessinés par le grand Shôji Kawamori (Macross, Cyber Formula) lui-même. Le manga est bouclé en un tome vite fait bien fait, pas spécialement meilleur que le film... Mais en tout cas pas moins bon. Il sera d'ailleurs traduit en anglais chez Viz Comics, dans une affreuse version colorisée correspondant à l'air du temps d'alors... Il est plus que temps pour Asamiya d'entamer son premier véritable manga-culte, Silent Möbius. Lui aussi publié en partie aux USA (jusqu'au volume 4), colorisé à ses débuts et heureusement rétabli en noir et blanc par la suite, ce manga connait un succès relativement plus grand en Occident qu'au Japon. Il faut dire que son rythme de parution lentissime (un volume par an) a le don d'énerver les Japonais. Mais si l'on se penche de plus près sur cette oeuvre, on ne peut que s'extasier devant son évolution au fil des ans. Si ses débuts paraissent un peu anodins (ambiance très Blade Runner), Asamiya avait en fait une petite idée derrière la tête concernant son héroïne, Katsumi Liqueur, qu'il a bien soigneusement gardée pour plus tard... C'est entre le septième et le huitième volume, après le tragique assassinat de son petit ami Robert De Vice par l'ambitieux Ganossa, que Katsumi deviendra ce que ses ennemis attendaient depuis toujours... Silent Möbius, c'est avant tout pour Asamiya la consécration d'un style graphique qui arrive progressivement à maturité. Même si son scénario s'embourbe un peu au fil des volumes (une habitude chez lui ?), ce n'est que pour mieux nous surprendre par la suite. En 1994, l'auteur ajoute une pierre à son édifice avec Möbius Klein, un volume zéro qui n'aura probablement jamais de suite, et qui raconte le passé des parents de Katsumi, en 1999, avant même sa naissance. On y retrouve Ganossa, ancien assistant du professeur Liqueur, qui vendra son âme aux Lucifer Hawks en espérant pouvoir un jour asservir à la fois ces derniers et les humains... On a même droit, dans un rêve de Fuyuka (la mère de Katsumi), à un aperçu de la fin de Silent Möbius ! Restez connectés... Ce très bon manga a eu droit à la récompense ultime, une adaptation au cinéma. Deux films, sortis respectivement en été 91 et en été 92, qui racontent la rencontre de Katsumi avec l'AMP, la mort de sa mère et sa décision de rejoindre la lutte contre les Lucifer Hawks. Le résultat est une pure merveille esthétique, qui remplaça Akira dans le coeur de nombreux anime-fans. Surtout que l'adaptation graphique était faite par Michitaka Kikuchi, un character-designer qui fit ses débuts dans des films adaptés de séries de magical girls (Creamy Mami, Emi Magique et Minky Momo / Gigi), puis enchaîna en dirigeant l'animation d'épisodes de Cynthia et Shurato. Avec son travail de character-designer sur Borgman en 1988 (une série de SF qui a failli être diffusée en France), on se rend compte de la similitude de son style avec celui d'Asamiya, et sa carrière fusionnera complètement avec celle du mangaka à partir de Silent Möbius. Il rejoint ainsi son studio d'assistants, Tron, qui prend également en charge ses adaptations animées. Pourtant, Tron ne se limite pas aux oeuvres d'Asamiya. Ainsi, en 1992, Kikuchi a dessiné une magnifique version animée du meilleur manga de Yun Kouga (une star du shôjo manga), Genji, qui recrée l'univers japonais du onzième siècle et le mélange avec la modernité technologique de notre siècle ! En dehors de Silent Möbius, Kia Asamiya a également entamé deux autres mangas, Dark Angel, publié dans le magazine Newtype à raison d'une douzaine de pages par mois, une oeuvre d'heroic-fantasy basée sur le monde de l'antiquité chinoise, et Compiler, une série comique dont le début rappelle un peu Lamu... Celle-ci aura d'ailleurs droit en 1992 à une série de vidéo-clips déjantés et hautement recommandables, réalisés avec talent et mis en musique par Tôru Okada (compositeur de Video Girl Ai et du méconnu A-Girl), Yukihiro Takahashi (ex-YMO) et Tetsurô Kashibuchi (Gundam 0080). Bizarrement, le character-design a ici été confié à Yûji Moriyama (notamment vu sur... Lamu !) et Hidenori Matsubara (le talentueux adaptateur de Ah ! My Goddess). Par contre, vous pouvez éviter l'OAV en deux volumes réalisé en 1994, toujours dessiné par Moriyama mais sans aucun intérêt malheureusement... Compiler se termine un peu en queue de poisson au bout de trois volumes, et il s'est vu adjoindre une suite en quatre volumes pour l'instant, Assembler 0X, encore plus disjoncté que le premier, et dont le scénario n'est plus qu'un prétexte à... faire du manga. Pour l'anecdote, on retrouve dans les crédits d'Assembler Naoko Takeuchi, la dessinatrice de Sailor Moon ! A peu près en même temps, Asamiya a entamé un autre manga, Steam Detective, très inspiré du style néo-rétro lancé au Japon par le génial OAV Giant Robo, et où il met moins en valeur le travail des trames. A l'instar du style de Clamp dont le nouveau manga, Clover, est presque aussi dépouillé que leurs précédents chefs-d'oeuvre Tôkyô Babylon et Shirahime shô, le graphisme d'Asamiya retrouve son honneur en prouvant qu'il n'a pas besoin de mettre des trames à tout va pour faire du bon travail... Le tout dernier travail en date de l'auteur se nomme Kidô senkan Nadeshiko, et il est publié dans la revue à succès Shônen Ace (ou paraissent entre autres B'T X et Evangelion). Parodie avouée des meilleures séries de SF japonaises, cette oeuvre mettant surtout en vedette de belles jeunes filles, comme dans Silent Möbius, est déjà adaptée en série TV... Non pas par Michitaka Kikuchi, mais par Keiji Gotô, un nouveau designer à la mode (impliqué entre autres dans le nouveau Gall Force), qui n'est pourtant pas très fidèle au style de l'auteur. Bizarrement, l'un des intérêts majeurs de ce dessin animé vient d'un '' animé dans l'animé '', une série que suivent avec passion les héroïnes à la télévision et pour laquelle on a recréé tout un univers et un scénario de qualité ! Serait-ce une forme d'auto-parodie pour l'auteur, que de montrer de cette manière ce dont il est capable ? ^_^

Texte © Namida.cyna.fr

C'est en 1987 qu'on entendra pour la première fois parler d'un jeune dessinateur de 24 ans, Kia Asamiya. Tout droit sorti d'une école de dessin, il s'est fait engager par l'un des plus grands éditeurs de livres de l'archipel nippon, Kadokawa Shoten. Il lui restera presque toujours fidèle... Son premier manga, Shinseiki Vagrants (Vagrants, chroniques de l'étoile divine ou The sacred chronicle Vagrants, au choix), se terminera dès son second volume, pour le plus grand bonheur de ses fans d'aujourd'hui. S'il est vrai qu'à l'époque cette BD a remporté un certain succès, aujourd'hui on ne pourra que déplorer son manque de finition. Un dessin médiocre, des trames inexistantes, et ne parlons pas du scénario sans queue ni tête, où l'auteur semblait plus perdu que nous. Il doit beaucoup s'amuser aujourd'hui à constater l'embourbement de Bastard !! Le scénariste aurait déjà mieux fait d'éviter de mélanger quatre histoires sans aucun rapport entre elles, passant ainsi d'une colonie spatiale à un royaume enchanté... On lui propose toutefois, après la fin de ce manga, d'enchaîner sur l'adaptation en manga d'un film live de Masato Harada, Gunhed. Cette oeuvre de SF qui ne fascinera guère que les amateurs de méchas a au moins le mérite de proposer des musiques de Toshiyuki Honda (Tôkyô Babylon) et des véhicules dessinés par le grand Shôji Kawamori (Macross, Cyber Formula) lui-même. Le manga est bouclé en un tome vite fait bien fait, pas spécialement meilleur que le film... Mais en tout cas pas moins bon. Il sera d'ailleurs traduit en anglais chez Viz Comics, dans une affreuse version colorisée correspondant à l'air du temps d'alors... Il est plus que temps pour Asamiya d'entamer son premier véritable manga-culte, Silent Möbius. Lui aussi publié en partie aux USA (jusqu'au volume 4), colorisé à ses débuts et heureusement rétabli en noir et blanc par la suite, ce manga connait un succès relativement plus grand en Occident qu'au Japon. Il […]

Sa Bibliographie