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Les avis de - svecs

Visualiser les 4 avis postés dans la bedetheque
    svecs Le 04/04/2017 à 16:14:08

    Une petite ville comme il en existe tant en province.
    Ni grande, ni petite.
    Tout le monde connaît tout le monde.
    Tout le monde a un avis sur tout.
    Et comme rien ne se passe, le moindre événement devient le centre de toutes les conversations.
    L'événement en question: le fils Gabory serait revenu.
    La rumeur enfle, de maison en maison. le fils Gabory est revenu. Comment ose-t-il après ce qui s'est passé ?
    Casenave et Rochier on construit leur histoire comme un long dialogue dont les protragonistes changent sans cesse. A chaque case, nous changeons de lieux et de gens, mais la rumeur continue son chemin, chaque phrase amenant un élément nouveau, indiscutable parce que tout le monde le sait bien, même si personne n'a rien vu et si les événements se contredisent entre euc.
    La rumeur n'a pas besoin d'être vérifiée. Elle grossit, empoisonne certains esprits.
    Jusqu'à ce que...
    Je dois reconnaître ne pas aimer les petites villes, pour en avoir pratiquée une pendant plusieurs années. Il y a toujours quelqu'un qui tient quelque chose de source sûre. de préférence quelque chose d'inavouable de préférence. C'est plus grisant.
    Dans cette bande dessinée, Casenave et Rochier suivent la rumeur. La véritable héroïne de cette histoire. Les colporteurs et les rares contradicteurs ne sont que des anonymes. Certains auront l'honneur de voir leur rôle s'étoffer, mais pour la majorité, ils ne sont que des visages anonymes, comme on en croise tous les jours. Des gueules quelconques croquées avec talent par Casenave. On fil des pages, le lecteur est pris à témoin, découvre le que l'on reproche au fils Gabory. On découvre surtout toute l'hypocrisie d'une petite ville qui a ostracisé plus ou moins consciemment un indivivu marqué par les circonstances, mais qui a ignoré le comportement d'autres, mieux installés dans la hiérarchie.
    Ce livre est la chronique de la violence sociale, lorsqu'un groupe décide d'exclure un individu. Ce mécanisme est implacable, d'autant plus qu'il repose sur uun effet de masse. Pour harceler efficacement, rien de mieux que la bonne conscience de quelques dizaines de personnes de bonne foi, et de petit esprit si possible.
    Et la rumeur ne s'arrête pas.
    Elle peut même en faire naître une nouvelle...

    svecs Le 15/03/2017 à 12:09:45
    Les trois Fantômes de Tesla - Tome 1 - Le mystère Chtokavien

    étape de vacances au Novotel, avec son présentoir pour découvrir les BD en avant-première. J'ai donc lu ce premier tome d'une trilogie steampunk qui joue sur le fantasme de Nikola Tesla. New York, le début des années 40, la guerre qui fait rage en Europe. Depuis plusieurs semaines, on signale des disparitions de clochards. Des lumières mystérieuses brillent au fond de l'Hidson. Et au milieu de tout ça, un jeune garçon, Travis, qui débarque avec sa mère. le père de Travis vient de décéder et c'est une toute nouvelle vie qui commence. Il est rapidement intrigué par iun mystérieux vieillard qui vir au même étage que lui. Graphiquement c'est plutôt cohérent et abouti.
    L'intrigue ne fait que se mettre en place. Il est donc difficile de juger de l'ensemble tant ce premier tome n'est finalement qu'une succession de recettes et de formules plutôt efficaces. Mais rien ne laisse présager de ce qui pourrait aller au delà d'un simple 'savoir-faire'. D'autant que cette histoire dégage un ton un peu trop 'bibliothèque verte' à mon goût: le jeune garçon courageux qui va, on le devine, jouer un rôle-clé dans un complot interbational dont dépend le sort du monde libre... à 15 ans, j'aurais sans doute adoré. Je n'ai plus 15 ans depuis longtemps, j'ai passé l'âge...

    svecs Le 15/03/2017 à 12:08:22
    Les vieux fourneaux - Tome 1 - Ceux qui restent

    e sais que c'est l'un des succès-surprises de ces dernières années. L'exemplaire que j'ai lu étyait estampillé dune 'douzième édition' qui en dit long.
    Je n'ai jamais lu de Lupanot. Je pars vierge de tout a priori.
    Trois vieux amis se retrouvent lors des funérailles de l'épouse de l'un d'eux. C'est l'occasion de se souvenir, pour ces trois vieux briscards, anciens syndicalistes tendance anar qui ont fait leur vie à l'ombre de l'usine pharmaceutique du coin. Puis, c'est le choc, la révélation inattendue qui va pousser le nouvellement veuf à sérieusement envisager un crime passionnel. Et s'il faut descendre jusqu'en Toscane pour exécuter son plan, il le fera. Poursuivi par ces 2 camarades et sa petite-fille enceinte, il se lance dans sa petite vendetta.
    Comédie dramatique qui se veut fraiche malgré le manque de fraicheur de ses héros, je dois avouer être resté sur ma faim. Non que ce soit honteux. le dessin semi-réaliste est agréable et l'ensemble est plaisant. Mais on sent bien que s'il y a volonté de mettre en scène des 'vieillards indignes', on finit sur un truc qui possède la subversivité d'un téléfilm de France 3. Il n'y a qu'une scène qui soit franchement réussie. Les auteurs en sont conscients puisqu'elle est reprise en quatrième de couverture. Dans cette scène, Sophie, saoulée par la sollicitude d'un groupe de touristes du troisième âge, pique une crise et se lâche complètement dans cette tirade:
    Vous êtes inconséquents, rétrogrades, bigots, vous votez à droite, vous avez sacrifié la planète, affamé le tiers-monde !
    En quatre-vingts ans, vous avez fait disparaître la quasi-totalité des espèces vivantes, vous avez épuisé les ressources, bouffé tous les poissons ! Il y a cinquante milliards de poulet élevés en batterie chaque année dans le monde, et les gens crèvent de faim !
    Historiquement, vous... VOUS ÊTES LA PIRE GENERATION DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITE !
    Et un malheur n'arrivant jamais seul, vous vivez HYPER vieux !
    Là, on tenait quelque chose de vraiment iconoclaste et original. Il y avait matière à un récit jubilatoirement indigne. Il y a preque du Mordillat dans cette scène, et du Mordillat dans l'idée générale. Mais le reste est gentiment aseptisé, qui ne mange pas de pain. Des vieux pas trop communs dans une histoire calibrée pour ne pas faire de vagues tout en donnant l'impression d'être (un peu) iconoclaste.
    Gentil et inoffensif. Je dois reconnaître ne pas comprendre l'engouement autour de cette série. En même temps, Louis la Brocante et Joséphine apportent sans doute des éléments de réponse.

    svecs Le 15/03/2017 à 10:39:25

    Il convient avant tout de préciser qu'il s'agit d'un livre de commande. En effet ce livre a été réalisé à la demande de l'éditeur pour la commémoration de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.
    Andreas a choisi de s'intéresser aux Aztèques au lieu d'adopter le point de vue des "découvreurs" européens, comme nous en avons l'habitude. De son propre aveu, Andreas s'est beaucoup documenté au point de se faire dévorer par le matériel qu'il avait amassé. Le résultat est un livre bancal et très frustrant. Andreas a composé son récit en forme de mosaïque, suivant plusieurs personnages illustrant plusieurs couches de la société aztèque: un vieux marchand, une servante qui découvre qu'elle est en fait la fille d'un puissant cacique qui fut abandonnée à cause de mauvais présages entourant se naissance, un prisonnier en attente de son sacrifice, un prêtre humilié par un rival et un artisan qui se laisse dévorer par son art.
    Le livre ne faisant que 46 planches, chaque intrigue n'est dévéloppée que très superficiellement. Les personnages n'ayant pas toujours une physionomie très tranchée sont parfois difficiles à identifier et l'ont ressort de cet album avec une vraie frustration. Sans doute aurait-il fallu un livre plus long ou plusieurs tomes pour qu'Andreas puisse traiter convenablement son sujet. Peut-être que des courts récits séparés auraient été préférable à la forme de récit choral privilégiée par Andreas.
    C'est dommage parce que le travail sur les couleurs est très réussi et il se dégage une belle lumière de ces planches. Il s'agit sans doute de livre le plus dispensable de la bibliographie d'Andreas.