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Servais met ici en cases, en 1981, un de ses premiers scénarios. La série "Tendre Violette" qui parait dans (A SUIVRE) est imaginée par Gérard Dewamme, et il vient commencer à publier dans TINTIN les chapitres qui composeront l'album "La Tchalette". Ces trois œuvres tendent à se rapprocher, car on y aperçoit les thématiques qui formeront le terreau des créations ultérieures de Servais. A commencer par le fantastique emprunté au folklore populaire, dans lequel il a baigné enfant auprès de sa grand-mère ardennaise de la Gaume. Toutefois ici on se trouve plongé dans le féérique, à l'instar de sa BD qui paraitra en 1983 dans TINTIN, "Isabelle". On ne parle pas de la bonne fée sympa avec sa petite baguette, mais d'un personnage cru, avide de domination, qui désire être seule aimée des hommes, aspire à les soumettre à son charme...
Le jeune baron de Boisier, révolté contre sa famille et sa classe, tombera dans les rets d'Iriacynthe la légendaire. La folie l'emporte. Il devra sa survie à d'autres femmes, qui useront d'une autre magie, celle du pays d'Achouffe, du cœur des Ardennes, celle aussi d'un autre ardennais, Pierre Dubois l'elficologue. Pour le délivrer d'un mal qui provient finalement de sa propre famille et d'une autre sorcellerie...
Une BD agréable à lire, un peu rapidement, certes. Un manque de consistance, mais dû aux conditions de l'édition d'alors, quand l'album se composait de 44 ou 48 planches.
Il s'agit là d'une des premières œuvres scénarisées de Jean-Claude Servais, parue en 1983 dans le Nouveau TINTIN. Il a déjà à ce moment entamé les récits de "Tendre Violette" dans (A SUIVRE), avec Gérard Dewamme, et les chroniques qui formeront "La Tchalette" dans ce même TINTIN. Des histoires ancrées dans le réel bien que faisant appel à l'imaginaire populeux. Dans"Isabelle", qui est à rapprochée du "Iriacynthe" sorti un an auparavant (référence au Pays d'Achouffe), c'est au contraire le féérique, cher à l'elficologue Pierre Dubois, qui prédomine et plonge la réalité dans le fantastique. On peut considérer que Servais se fait la main. Ici, comme le souligne Julos Beaucarne dans sa préface, il s'attache aux chansons de trouvère, idéalisé par le jeune Quentin, homme libre dans une société muselée, qui s'éprend de la belle inconnue fille de noblesse, et donc d'un autre monde. D'ailleurs ce cadre médiéval est très bien rendu par Servais, architecture de bois et de chaume, forêt et nature omniprésentes. Et surtout à travers la condition féminine mise sous tutelle (le père puis le mari), schématisée par le passage où la mère explique à la fille comment dresser le faucon, en lui cousant les paupières, l'amputant de ses griffes et l'attachant jusqu'à sa mue. Isabelle y décèle son propre sort, où sa soif de liberté est entravée par une cruelle tradition.
Servais présente dans ce récit les thèmes qu'il développera dans ses créations à venir, la liberté, la nature, le pas-de-coté, et les personnages atypiques. Et déjà fait montre de son excellence à représenter arbres et sous-bois.
Le brouillard, même s'il n'est pas permanent, est partout. Il est présent autour du lac au mystère, mais aussi dans les mémoires des personnages qui racontent, dans la réalité de Sarah, rousse héroïne aux grands yeux noirs, et enfin dans notre perception, à nous lecteurs. Cette histoire, habilement menée par les auteurs, n'est-elle à la fin qu'une vaste embrouille ?
Les teintes graphiques et ces traits à peine esquissés distillés par Terkel Risberg excellent à nous embarquer dans les flots de ces histoires qui finissent par s'entrecroiser et ne faire plus qu'une, celle de Sarah.
Magnifique ouvrage dont la lecture s'avère être une reposante parenthèse. Un album de plus de ce duo Anne-Caroline Pandolfo - Risberg, qui ne fait que confirmer leur talent.
Un recueil d'histoires signées Gébé édité au Square, mais les BD sortent de chez PILOTE, parues en 1968/69. L'album met à l'honneur Clovis, vieil endurci solitaire et ronchon, qui passe sa retraite à retaper des bagnoles. Les autres histoires, courtes, complétées de deux récits inédits dont un avec Clovis, ont en commun de mettre en valeur l'humour absurde et satirique de Gébé. Et sont bien sur empreintes de sa poésie rustique, qui le rapproche en ce sens de son collègue Fred. En cela Clovis est révélateur, lorsqu'il se met en chantier de construire la machine volante conçue il y a 65 ans et de la tester, comme l'avait fait son copain Casimir en 1903. Ou bien lorsque qu'il érige un parc dédié au balancoires, au nombre de 200. Dans tous les cas Clovis apparait comme un farfelu aux yeux des villageois, et se fait un malin plaisir à bousculer leurs habitudes.
Poésie encore dans le conte "Frida, Gustav et les lapins". La petite, prise de pitié, ouvre les portes aux lapins contre leur promesse de faire une grosse surprise aux fermiers, afin d'éviter d'être mangés. Les deux enfants ne reverront jamais les lapins, mais s'étonneront des cadeaux qu'ils leur laissent, toujours plus énormes et surprenants.
Dans "Le menteur", "Blouc" ou "Conte de luxe", Gébé laisse éclater sa verve absurde voir surréaliste. Enfin les deux enquêtes du détective "William Splatch" sont toutes autant farfelues. Offert en cadeau à un fils de riche ("Le jouet" avec Pierre Richard, ça vous dis quelque chose ?), Splatch se voit ballader par le gosse qui se joue de lui. Dans l'autre histoire, il a affaire avec un robot et son créateur pas cool. Il y a quelque chose de Jack Palmer dans ce William Splatch...
L'Association en 2001 réédite "Une plume pour Clovis" en couleurs, sans les autres histoires.
Bien d'autres histoires de Gébé parues dans PILOTE mériteraient d'être accessibles, et lues.
Marquée par la fantasy et l'univers féérique dont elle a fait le cœur de son travail, l'artiste US Rebecca Guay livre ici son ultime contribution à la bande dessinée, parue en fin d'année 2011 sous le titre "A flight of Angels". Elle conçoit l'ouvrage sous une forme originale, en faisant appel à plusieurs connaissances et ami-e-s scénaristes ou écrivain-e-s.
L'histoire commence avec la chute d'un être ailé dans une zone forestière. Des gens du Petit Peuple accourent, et s'étonnent de voir cet ange étalé, inconscient, son épée à ses cotés. Ne sachant que faire, il est décidé d'un tribunal qui en jugera, après que chacun eut donné sa version des choses.
Un lutin raconte le péché originel et l'Ange de la Connaissance. Le seigneur elfe Neveling penche pour un ange qui a été déchu et éliminé. La sorcière conte l'histoire de Chaya Surah et l'Ange de la Mort, tandis que la jeune elfe évoque comment une humaine a provoqué la perte de l'Ange Gardien qui l'aimait. Enfin on apprend par l'homme-renard la bataille dans la cité céleste qui engendra les Anges déchus de Lucifer et les Anges tombés sur Terre devenus Effes, farfadets, sirènes et autres êtres féériques, ce que serait l'Ange tombé... Le jeune faune n'a plus qu'à décider de son sort.
Chaque récit est l’œuvre d'un auteur invité, et Rebecca Guay assure un traitement graphique spécifique pour chacun d'eux. Il est évident qu'elle maitrise sa palette et son coup de pinceau, et l'idée d'une histoire par un auteur différent ajoute à la qualité du résultat. Le final nous rappelle que les contes, car ceci en est un, peuvent se révéler très cruels, ce qui en font les miroirs de la réalité.
Il ressort de l'album une lecture plaisante, où chacun a le loisir de considérer chaque légendes évoquées et d'en tirer sa propre conclusion.
Prequel au film de Matt Reaves sorti en 2022, tout comme la mini-série qui fait l'objet de cette traduction deux ans plus tard, le résultat est à la hauteur du film. Les auteurs, malgré la pression qu'ils ont pu ressentir et les attentes du public, se sont sérieusement investis dans la tâche pour rester fidèles à l'atmosphère étouffant et crépusculaire de "The Batman". D'abord graphiquement, Stevan Subic s'est éclaté. Le découpage est maitrisé, les couleurs et effets sont en totale symbiose avec les pensées troubles d'Edward Nashton, renforçant cet aspect glauque.
Le scénario de Paul Dano, qui n'est autre que l'acteur qui joue le Riddler, amène doucement le lecteur à suivre les méandres des réflexions de ce personnage, dérangé et dérangeant, plutôt victime que terroriste. A comprendre l'injustice qui le mine, depuis l'orphelinat, ou son taf chez Stone face à ce petit chef opportuniste et incapable, et son petit coté justicier, qui le fait se comparer à Batman, mais qui se concrétise en éloignant la fille de Joon et son bébé de sa situation sans avenir. Enfin à appréhender la mise en place de son plan millimétré aux relents de complotisme, qui se conclura par son grand Jour, celui du Jugement, et qui est l'objet du film.
"The Riddler- Année un" représente un parfait apéritif à "The Batman", bien qu'en fait il est meilleur consommé en digestif. Le hasard a fait que je l'ai lu après le film, et c'est tant mieux, j'ai encore le goût des deux en bouche...
Un grand bravo à l'adaptation graphique réalisée par Delphine Ribeyre.
Une histoire de SF alambiquée, à la Lamquet oserait-on préciser, assez compliquée à suivre.
La civilisation terrienne s'est propagée dans la galaxie grâce au moteur à muons qui réduit à quelques heures les voyages interplanétaires. Des colonies ont poussées un peu partout, mais avec le temps leurs habitants humains ont muté, selon leur nouvel environnement, et ces êtres surnommés Aberrants ne peuvent rejoindre la Terre sans protections spécifiques. Ainsi ces enfants issus de la Lune, des Sélénites, génétiquement modifiés et sans défense immunitaire, sont équipés de bulles.
Ces protégés de la spécialiste médicale Rachel possèdent d'étranges pouvoirs télépathiques. Eliott lui est le techno-électronicien de service.
Les deux sont étonnés de voir débarquer à leur centre Polluvit, situé aux Maldives, l’excentrique écrivaine à succès Farah Kubovsky, dont le robot Scrib 54 déraille complètement. Mais ce sont les mauvaises nouvelles venant de leur transtar de retour de Saturne qui les effraient. Le voilier solaire s'est vu détourné sur une station de Pluton, et ses occupants, Stanislas, Ixlane et l'enfant-lune Jennifer sont en détresse, confrontés à des crocodiles et python...
Et voici Rachel et Elliot accompagnés du scientifique russe Kovalov en route vers Pluton.
Il ne s'agit là que de la trame. Ce prélude comporte beaucoup d'étrangetés et d'évènements bizarres, et met en place une intrigue que l'on a du mal à cerner, noyée de notions techno-scientifiques futuristes et de personnages secondaires dont on comprend pas la présence, comme Lady Kubovsky. En fait il nous fallait la suite car l'histoire accroche et l'on aurait aimé savoir ce qu'il en est, ce que le scénariste avait en tête. Le tome deux annoncé n'est jamais paru. Ce qui fait que cet unique album n'a guère d'intérêt. Dommage.
De plus le découpage et le graphisme de Bodart n'aide pas. Il fera bien mieux par la suite, notamment avec "Green Manor".
Édition minable, pour une des meilleures histoires de Macherot. La scène où Chloro et Minimun pénètrent dans la maison et montent au grenier pour délivrer Particule, alors qu'ils sont poursuivis par Célimène, est digne d'un Hitchkock !
Petite remarque, les notes relatives à l'édition, page 2 (dépôt légal, ISBN) sont exactement les mêmes que celles du tome 1, "Chlorophylle contre les conspirateurs". Une erreur sans doute...