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Les avis de - bullesbd

Visualiser les 4 avis postés dans la bedetheque
    bullesbd Le 10/11/2011 à 23:34:19
    Canardo (Une enquête de l'inspecteur) - Tome 20 - Une bavure bien baveuse

    Gare au Garenne ! En effet, plus habitué à se faire tirer au fusil qu’à tirer lui même, il commet une boulette aux conséquences fâcheuses. Quand il s’agit d’une boulette policière on a pris l’habitude de parler de bavure, particulièrement quand le bavuré finit au cimetière, ce qui est le cas ici.

    Au bout du vingtième volume des aventures de Canardo, on se demande ce qui rend le plus désabusé des palmipèdes de la bande dessinée si attachant. Comment pouvons nous être enchantés par cet univers si désenchanté ? Est ce le bestiaire qui l’entoure ? Il en est de plus éclatants tels que Blacksad, ou bien celui de Walt disney tout simplement. Alors qu’est ce qui fait le charme de cette série ? Il est bien possible que la réussite de cette œuvre réside finalement dans le regard de Canardo : lourd, fatigué et chargé d’un bon quintal d’humanité rehaussé d’un frisottement malicieux qui envoûte les femmes les plus belles malgré l’âge avancé de notre détective, une petite taille que lui impose son état de canard et une condition physique qu’on suppose bien au delà du déplorable, au vu de tout l’alcool ingurgité et de la multitude de cigarettes fumées depuis trente ans. Les yeux de Canardo possèdent le bleu du ciel qui manque aux villes du nord dans lesquelles se déroulent ses enquêtes permettant à l’auteur de décliner toutes les nuances du gris de la palette. Notre détective, béatifié par des hectolitres de bourbon, pourtant conscient des turpitudes du monde, pardonne presque toujours. Débonnaire comme personne, ce canard est bon.

    bullesbd.fr

    bullesbd Le 07/11/2011 à 17:46:45
    Tu mourras moins bête [mais tu mourras quand même !] - Tome 1 - La science, c'est pas du cinéma !

    Armée de son dessin, à mi-chemin entre Raiser et Luz, et d'un solide sens du questionnement tous azimuts, Marion Montaigne prend son petit bâton de pèlerin de la science pour nous délivrer son message : "la science c'est pas du cinéma !". Elle aurait pu intituler son livre "La techno c'est pas de la rumba" ou "tiens voilà du boudin " mais cela aurait quelque peu dénaturé son propos et possiblement distrait le lecteur.
    Forte de ce titre explicite, elle déroule une série de questionnements quasi-enfantins. Je défie cependant quiconque de ne pas s'être posé ce genre de questions il y moins d'un an. On citera : "Ou dois je tirer sur un corps pour qu'il survive à la balle ?" ; "Quand pourra on acheter des sabres lasers sur e-bay ?" ; "Pourquoi ne donne t'on pas de parachute dans les avions?". Toute une série de situations cinématographiques sont traitées comme celle de la taille des silencieux sur les armes de précision ou de la pertinence médicale quand au fait de se recoudre soi même en pleine jungle après s'être pris une demi douzaine de balles de Kalachnikov. La série "Les experts" est passée au tamis et il ne reste de cette dernière qu'un divertissement parsemé d'erreurs voire d'aberrations scientifiques. Malgré l'humour et le ton bon enfant, on sort un peu piteux de la lecture de cet album, en se disant que cinéma et télévision nous on fait avaler bon nombre de couleuvres irrationnelles depuis notre naissance. Un livre salutaire en toute droite provenance de la blogosphère.

    bullesbd.fr

    bullesbd Le 02/10/2011 à 02:19:26

    Jeremy Mahot, ingénieur informatique de formation met dans cet ouvrage la géométrie et le minimalisme au service de la blague. Il décide ici de travailler avec des formes simples auxquelles deux bons yeux expressifs et une bouche habilement placée viennent insuffler de l'humanité. Dès lors, cubes, sphères, gélules prennent vie dans une ville stylisée. Le grain des couleurs et les quelques ombres posées ça et là suffisent à contrer la froideur qu'aurait pu développer ce style graphique tout en palette numérique.

    De bons gags construits sur une page sont reliés entre eux par un fil conducteur allant des relations en entreprises à l'échec des relations amoureuses en passant par les obsessions des des deux protagonistes. L'auteur joue même de l'auto-dérision sur ses choix graphiques en emmenant ses personnages scruter de l'art abstrait qui, quand bien même de leur nature cubiste ou vasariliesque, les laisse absolument froids.

    L'ensemble donne une impression d'épure tant d'un point de visuel que quant aux petites histoires elles même, ce qui n'est absolument pas désagréable en cas d'esprit saturé. Sans doute une des très bonnes surprises de cette année.

    http://bullesbd.fr

    bullesbd Le 27/09/2011 à 14:46:55
    Blast - Tome 2 - L'Apocalypse selon Saint Jacky

    Il est des formats de bande dessinée que peu d'auteurs oseraient proposer à un éditeur. "L'Apocalypse selon Saint Jacky" contient pas moins de 200 pages quasiment toutes en noir et blanc. Ajouter à cela que le thème de l'histoire tourne autour du dépouillement matériel, d'une certaine forme de recherche spirituelle ou encore de la désocialisation, et vous obtenez ce qu'il est communément appelé une œuvre difficile.

    Mais seulement voilà, quand le dessinateur et le scénariste ne sont autres que Manu Larcenet, il faudrait de la part d'un éditeur être fou pour ne pas publier cette histoire et de la part d'un lecteur lambda être oublieux de séries telles que " Le Combat Ordinaire ou "Le retour à la Terre". Quand on se souvient des planches de Larcenet chez Fluide Glacial avec son héros "Bill Baroud", on se demande quel trajet étrange a pu suivre son cerveau pour arriver à une histoire aussi noire et désenchantée que celle qu'il nous propose ici. Même si on sentait poindre dans "Le Combat Ordinaire" une forme de dépression ou de doute mélancolique, on peut avoir quelque légitime inquiétude sur le moral de Larcenet à la lecture des premières planches du présent ouvrage.

    L'ensemble des dessins est en lavis de gris ; les couleurs, toutes en crayonnés enfantins, ne sont employées que quand le héros, Polza Mancini, parvient à atteindre ce qu'il nomme l'état de blast. Le blast désigne habituellement les effets sur l'intérieur d'un corps provoqués par une explosion. Ici c'est presque la même chose excepté que l'explosion n'est pas provoquée par une bombe mais par un choc psychique. Dans le tome précédent c'est la mort du père du héros qui avait déclenché son premier blast. Depuis, notre héros a quitté son travail et vagabonde sur les routes pour tenter de retrouver cet état de blast.

    On retrouve dans cet album quelques obsessions de Manu Larcenet. Au delà des relations père-fils ou du manque de sociabilisation, on retrouve l'aversion de l'auteur pour les chasseurs et pour la violence de groupe. L'histoire policière, quant à elle, commence à structurer de plus en plus le récit, tandis qu'est de plus en plus accentué le dégoût du héros de lui même, et qu'est développé d'avantage encore le sens de sa démarche.

    bullesbd.fr