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Les avis de - Une

Visualiser les 2 avis postés dans la bedetheque
    Une Le 27/12/2025 à 19:44:07
    Super Groom - Tome 3 - La stratégie Gaia

    Avant d'explorer certains points du récit, je donne mon avis global :
    Histoire post-apocalyptique plaisante à regarder malgré qu'elle n'apporte rien de bien neuf, et surtout dialogues et personnages superficiels et insipides. Bref, ce n'est pas terrible, mais le découpage de l'action et le trait de Yoann rendent cependant la lecture fluide et agréable.

    Faisons un détour par un petit détail insignifiant mais cependant significatif : Planche 2, Spirou ouvre avec « Salut les ami-e-s ». l'écriture inclusive (mal nommée puisqu'elle exclut les dyslexiques) donne le ton : on n'aura pas affaire à une grande recherche intellectuelle, mais à un bon petit mouton qui suit le troupeau de la médiocrité bien-pensante sans prendre de risque.

    Passons le grand méchant macho qui veut imposer son amour non-consenti, et attaquons nous au cœur du message :

    « Pour le bien de la nature, il vaut mieux que l'être humain disparaisse. »

    Notez que j'ai mis un petit n à nature.

    Bref, encore du martèlement écologiste de bas étage, on n'en a pas assez dans la littérature, à la TV, dans les films. Visiblement tout le monde devrait être au courant, pourtant le monde n'a pas été sauvé, c'est à n'y rien comprendre. Peut-être faut-il signaler sa vertu encore plus fort pour que l'auteur Fabien Vehlmann puisse se coucher satisfait et fier de lui : « J'ai contribué à transmettre le message aux jeunes, et il m'a suffit de transformer l'équivalent d'une petite forêt en pages colorisées avec des encres afin que ma contribution fasse la différence dans le monde. » On applaudit vigoureusement en battant mollement des mains, bravo ! Le vrai héros n'est pas Spirou, c'est Fabien !

    Revenons à la nature des choses, pardon à la Nature. Le principe essentiel de la vie est de se répliquer et de coloniser. Il y a constamment une sélection naturelle, certaines espèces sont mieux adaptées et s'étendent autant que possible dans ce qui devient leur niche environnementale, d'autres ne le sont pas et disparaissent dans les tréfonds de l'Histoire. La Nature est mouvante. Il y a eu de nombreuses variations du climat en surface, il y a eu des extinctions de masse, et toujours la Vie reprend le dessus et étend les formes de vie adaptées aux conditions du moment. Pour la Nature, la vraie, avec un grand N, les dégâts causés par l'espèce humaine ne sont pas un désastre, c'est juste une phase qui se termine et une autre qui démarre. L'Homme est-il mauvais ? La Nature s'en tamponne, elle sera toujours là pendant et après l'Homme, elle changera juste de forme pour que la Vie s'adapte aux conditions du moment.

    Quoi que. Sera-t-elle toujours vraiment là ? Dans cinq milliards d'années, le Soleil va s'éteindre. Si le Soleil disparaît, la vie en surface deviendra impossible. La Nature, Homme ou pas Homme, a donc une date d'expiration.

    Qu'est-ce qui pourrait sauver la Nature face à cette fatalité inéluctable ? Tout simplement de continuer ce qu'elle sait faire : se répliquer et coloniser, soit s'étendre en-dehors de la Terre voir du système solaire, et d'utiliser des ressources, écolo ou non, pour propager de la vie, autant que possible.

    En termes de probabilité, qui est le plus à même d'accomplir un tel prodige de porter la Vie à travers les étoiles ? Les abeilles ? Les figuiers peut-être ? Non ? Vous avez peut-être déjà deviné. L'Homme, enfin ses civilisations qui en sont capables.

    L'espèce humaine est, de toutes celles produites par la Nature, celle la plus à même de sauver la Nature sur le long-terme en essaimant la Vie à travers l'espace. Et ceci, grâce à son astuce technologique. C'est ainsi que l'Homme tant haï est en réalité le seul champion de la Nature à l'heure actuelle, quoi qu'il en coûte à la nature avec un n minuscule.

    Donc tout ce dégoulinement écologiste qui considère l'Homme d'un point de vue nihiliste n'est qu'une pensée intellectuellement courte et limitée, du petit n face au grand N, qui ne fait que suivre le troupeau de la bien-pensance qui propage sa médiocrité sous couvert de supériorité morale. Avant de vouloir faire la leçon, réfléchissez un peu au lieu de recracher votre stupidité en chaîne, car votre propagande va convaincre le reste des moutons de vous suivre dans votre chute civilisationnelle, et risque de condamner la Nature pour sauver la nature.

    Une Le 25/10/2025 à 13:46:25
    Spirou et Fantasio (Les aventures de) - Classique - Tome 2 - Le trésor de San Inferno

    Un départ en trombe avec des répliques très fines, l’humour est au rendez-vous. Il y a aussi du mystère, de l’aventure, des dangers, et des personnages secondaires de plus en plus intéressants à mesure qu’on les découvre. Malgré le côté un peu statique et artificiel de l'intrigue, c'est un album réussi, et qui relève le niveau après la catastrophique entrée dans la collection qu’était « La baie des cochons ».

    Cependant, j’ai eu du mal à supporter les relents de féminisme qui se dégagent de certains dialogues, comme si Dupuis voulait signaler sa vertu après la controverse autour de « Spirou et la Gorgone bleue ».

    Nous avons par exemple droit à une discussion autour de femmes qui ne se présenteraient pas à la mairie en raison des traditions, et Seccotine qui rétorque « C’est sûr que les hommes qui ont gouverné nos pays ont fait des merveilles… »

    Ok, on a compris, les hommes sont des êtres vils et dangereux tandis que les femmes sont à la fois fortes (puisqu’on nous le répète) et douces et humanistes (puisqu’elles feraient mieux que les hommes). C’est la femme de Schrödinger, en quelque sorte. Masculine ou féminine suivant le moment où on la regarde.

    Sauf que les femmes qui ont gouverné existent. Saviez-vous que les reines guerroyaient plus que les rois ? Sans aller chercher dans le passé des reines comme Isabelle II d’Espagne, ou la dame de fer Margaret Thatcher, en plus contemporain, la personne qui dirige notre continent tout entier n’est autre qu’une certaine Ursula van der Leyen. Arrêtez donc de nous faire croire que les femmes n’ont aucun pouvoir et que donc tout ce qui se passe de mal est du fait des hommes seuls.

    Je laisse planer l’ombre du doute sur les intentions du scénariste de cet album, Lewis Trondheim. Après tout, Seccotine répond à un homme qui fait une remarque sexiste comme quoi « Une femme qui dirigerait, ce serait n’importe quoi. » Mais cet homme n’existe pas, il a été posé là des mains de son auteur et sa déclaration n’est qu’un tremplin pour que Seccotine puisse servir sa soupe tout aussi sexiste au lecteur. Dans tous les cas, le doute persiste : je ne sais pas si l’auteur ne s’est pas rendu compte qu’il se contredisait, ou s’il est intentionnellement allé à l’encontre de la pensée de Seccotine, car le récit montre un côté moins reluisant de la femme à l’origine de cette discussion.

    C’est difficile à dire, car à un autre moment Seccotine nous assène : « […] vous avez laissé ces deux garçons seuls, sans une fille dégourdie à leurs côtés !... Si cette découverte avait été faite par une femme, on n’en serait pas là ! » Oui, on n'en serait pas là, si Seccotine était restée coincée avec les autres nous en serions avec potentiellement une victime de plus, et la fin des héros de cette histoire. Est-ce que l’auteur était conscient de la contradiction, ou est-ce que le message doit passer avant tout et faire fi de toute réalité ?

    En sous-texte de l'histoire, l'habit ne fait pas le moine, l'apparence ne fait pas la vertu, mais ce degré de subtilité, s'il est intentionnel, passera sous le radar des lecteurs qui ne retiendront que les slogans féministes assénés à coup de marteau contre l'enclume qu'est notre matière grise. Les films Marvel récents démontrent bien que malgré les incompétences des scénaristes, l'audience retient les paroles plutôt que les actes, bifurquant le sens moral et inversant pernicieusement les héros et les villains d'un coup de baguette magique.

    Bref, par pitié, arrêtez de remplacer la misogynie banalisée par de la misandrie banalisée, arrêtez d'insister aussi lourdement, arrêtez de nous matraquer de messages féministes partout, tout le temps, je n’en peux plus de ce harcèlement intellectuel. À ce niveau c’est de la propagande reprise en boucle par des perroquets (les Volubilos de cet album) qui pensent que ça les élève au-dessus d’une masse inculte, incapable de voir la lumière qui nous arrive d’en haut. Sans même s'apercevoir qu'ils régurgitent sans réfléchir les éléments de langage des activistes, sans aller creuser plus loin et donc sans se rendre compte qu'ils partagent une vision manipulatrice qui ne correspond pas à la réalité. Si même Spirou et les Schtroumpfs s’y mettent, comment y échapper ? Surtout que ce n’est pas l’effet escompté qui va se produire. L'égalité des opportunités est déjà là, sans avoir eu besoin de ramener chaque oeuvre à ce sujet. À forcer d’insister sur les différences, on va finir par les scruter avec plus d’attention et les prendre à cœur, et ça ne va pas forcément aller dans le sens que les instigateurs ne l'espèrent.