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Les avis de - Simili

Visualiser les 25 avis postés dans la bedetheque
    Simili Le 22/01/2026 à 09:02:28

    Dans le petit microcosme de la BD pour adulte, Manara fait référence. Il convenait donc de pouvoir lire au moins une de ses œuvres et donc lorsque l'occasion d'en acquérir une se présenta je ne me fit pas prier.

    Mais voilà , "Rendez-vous fatal" n'est pas vraiment son œuvre la plus inspirée.

    Comme souvent dans ce genre de production, le scénario est indigent Un homme d'affaires est endetté auprès d'un usurier. Comme il ne rembourse pas sa dette à temps, sa femme se fait violer par les gorilles du mafieux. Et pour être sûr que notre homme d'affaires comprenne la leçon, elle se fera violer chaque jour à 18h pétante tant qu'il n'aura pas fini de rembourser sa dette. Inutile de vous dire que la brave dame n'a pas fini d'être humiliée.

    Et c'est vraiment à ce niveau que le bât blesse. L'absence de consentement empêche complètement le lecteur de prendre du plaisir à la lecture (à moins d'être sadomasochiste). Les viols s'enchainent à chaque page et on a finalement qu'une hâte c'est d'en finir avec le calvaire de la pauvre dame.
    On est donc loin d'être émoustillé, ce qui est pourtant le but de ce genre d'ouvrage.

    Reste le dessin de Manara, qui est très soigné bien que daté, pour relevé le niveau. Ouf

    Donc voilà j'ai un ouvrage de Manara dans ma bibliothèque. L'expérience s'étant montrée peu concluante, il est fort probable que ce soit le seul

    Simili Le 08/01/2026 à 20:38:24

    Loin de l'univers de Gaston, Franquin nous livre une pépite d'humour noir, Pour qui aime l'humour noir c'est clairement du pain béni et chaque "gag" arrachera un sourire.
    Il nous livre une vision très critique du monde qui l'entoure et des craintes que le chemin pris par la société pouvait charrier.
    Par ailleurs le dessin et l'utilisation du noir colle parfaitement à l'esprit de la BD.

    Alors oui depuis 40 ans la société a évolué et pourtant tous les sujets restent d'actualité.
    N'est ce pas ça finalement qui fait le plus peur ...

    Simili Le 08/01/2026 à 20:37:42

    Bercé par Dorothée, le manga pour moi allait forcément de Goldorak à Dragon Ball.
    C'est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis lancé dans Quartier Lointain.

    Je viens de dévorer d'une traite le tome 2 (qui commence lorsque la grand mère raconte la rencontre des parents d'Hiroshi)

    Les dessins sont très propres, dans le pur style manga.
    L'histoire d'Hiroshi à l'inverse vous touchera ou vous laissera froid et là forcément c'est très subjectif.
    Alors est-ce la proximité de l'âge avec celui du héros, mon histoire personnelle ou la nostalgie de mon adolescence, mais cette histoire m'a beaucoup plu.

    En tout cas, un très bel ouvrage qui pourrait séduire les réfractaires du genre manga.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:36:50

    Déçu, c'est ainsi que je résumerai ma lecture de "L'Ange Noir"

    L'histoire tout d'abord : une brillante avocate assassinée, un ex détenu avide de revanche et un flic sur la corde raide. Tous les éléments classiques du polar sont réunis. Certes il n'y a rien d'original mais ce n'est pas là que le bât blesse. Je n'ai tout simplement pas réussi à rentrer dans l'histoire. Je pense que cela est dû à plusieurs éléments. En premier lieu l'utilisation de trop nombreux clichés à l'américaine ( le flic limite alcoolique et brutal, la baston pas du tout réaliste entre les protagonistes,...) qui ne collent pas du tout avec le cadre choisi, Nantes.
    Ensuite les différents personnages manquent cruellement de charisme, on n'éprouve aucun sentiment à leur égard (peut être la faute du dessin).
    Enfin le dénouement qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Ce n'est pas tant le(s) coupable(s) du meurtre qui est gênant car c'est du grand classique mais plutôt la façon dont il(s) est (sont) démasqué(s) qui est abrute, rapide et providentielle
    Bref on arrive pas a se projeter dans l'histoire et on a l'impression d'être dans un polar de 2nde zone

    Le dessin ensuite. si les "paysages" sont assez bien faits, ne connaissant pas Nantes je ne me prononcerai pas sur leurs réalisme, il en va tout autrement des personnages qui par moment sont complètement ratés, Mathé ayant semble t'il un vrai problème avec le dessin des nez, ce qui m'a laissé une impression de bâcler par moment.

    J'avais été séduit par la couverture, le pitch , le cadre sortant de l'ordinaire et du coup j'espérais beaucoup (trop ?) de cette lecture. Le résultat a donc, vous l'avez compris, été franchement décevant pour moi.
    Il y avait peut être mieux à faire de tous ces ingrédients.
    Dommage, vraiment dommage

    Simili Le 08/01/2026 à 20:36:21

    Maus…
    Comme il est compliqué de noter une telle œuvre.
    Art Spiegelman nous livre non seulement la biographie de son papa, mais également son ressenti de fils de.
    Survivant d'Auschwitz et de Dachau Vladek Spiegelman fut logiquement marqué à vie par l'épisode le plus noir que l'humanité ait connu.

    Alors si on regarde les dessins, c'est assez simple. Je pense qu'Art a pris parti de dessiner des souris et des chats pour se détacher d'une histoire beaucoup trop lourde pour ses épaules (et je pense trop lourde pour tous les rescapés et enfants de rescapés de crimes de guerre). Le dessin est peu engageant de prime abord.
    Ensuite la BD n'est pas aisée à lire. Cela justifierait une note de 2-3
    Mais il y a l'histoire et l'Histoire et là j'avoue avoir du mal à comprendre comment on ne peut rien ressentir en la découvrant.
    Cette horreur décrite m'a profondément ému, au point qu'en refermant le tome 2 je suis resté de longues minutes prostré. Besoin de reprendre mes esprits et de digérer tout ceci. Du coup la note monte directement à 5 car rarement un ouvrage m'aura pris aux tripes de la sorte.

    Maus est une œuvre incontournable, destinée à un public averti. Certains passages du tome 2 sont émotionnellement durs.
    Notre part d'humanité sort de cette lecture marquée

    Simili Le 08/01/2026 à 20:35:36

    Karim et Alexandre sont entrainés malgré eux dans une aventure aux multiples rebondissements qui va les confronter à ce que la société a de plus laid : la désindustrialisation, la montée de l'extrême droite, les ratonnades, les émeutes de cités et le trafic de drogue.
    Alors forcément c'est difficilement envisageable de s'attirer autant d'emmerdes d'un coup mais quand la poisse vous suit, elle ne vous lâche pas.
    Nos 2 lascars ne s'en laissent pas compter et n'en oublient pas les quelques plaisirs de la vie.

    Au niveau graphique une vrai attention a été portée aux décors que j'ai trouvé très soignés. Par contre les personnages c'est autres chose (la serveuse de la cafétéria aïe aïe aïe). C'est laid et cela peut rebuter de prime abord et pourtant, finalement, cela ne gêne en rien à la lecture.
    Je trouve même que cela correspond plutôt bien avec l'ambiance de l'ouvrage.

    Quand l'intégrale est arrivée à la maison, je me suis dis "ouh le pavé, ça va m'occuper un moment".
    Finalement je l'ai dévoré d'une traite, j'ai trouvé la lecture très facile et fluide, signe que c'est bien écrit et prenant malgré un scénario tiré par les cheveux.

    Assurément une belle découverte pour peu qu'on arrive à passer outre les premières planches

    Simili Le 08/01/2026 à 20:33:18

    Rural !
    "Rural !" c'est l'histoire d'un GAEC qui s'est lancé dans l'agriculture bio et raisonnée dans le Maine et Loire ; c'est également l'histoire d'une autoroute qui fait un drôle de zigzag et c'est enfin l'histoire d'un couple qui devra abandonner son rêve de vivre là ….

    "Chronique d'une Collision Politique" est le sous titre choisi par Etienne DAVODEAU. Il résume parfaitement son ouvrage, engagé et à la subjectivité assumée.
    "Rural !" est un documentaire qui nous interpelle sur le monde que nous créons, que nous laisserons en héritage.
    Le bon sens paysan, dans ce que ce terme a de plus noble, est parfaitement mis en avant.
    Il y est également question de lobbying, d'intérêts politique, de puissants et de faibles.

    J'ai trouvé l'ouvrage très instructif, au delà du monde agricole, sur la façon dont l'intérêt collectif pouvait être à géométrie variable en fonction d'intérêts personnels.
    J'ai apprécié que les agriculteurs "conventionnels" ne soient pas stigmatisés, tant ce métier est difficile et nécessaire

    Le coup de crayon est énergique, le noir et blanc parfait.

    Comme Noirdésir, j'aimerai beaucoup avoir une suite, savoir ce que sont devenus les différents protagonistes, surtout Philippe et Sandrine (j'ai mangé leur nom de famille), qui ont tellement perdu dans cette histoire

    Simili Le 08/01/2026 à 20:32:49

    Il n'est pas évident pour nous d'imaginer ce que pouvait être la vie au début du XXème siècle. Il est encore moins possible d'imaginer que la population américaine pouvait être à ce point en difficulté dans l'entre 2 guerres.
    Et pourtant c'est bien dans ce cadre, historiquement vrai que ce déroule la fiction d'Aimée De Jongh.
    "Jours de sable" nous conte l'histoire d'un jeune photographe envoyé au cœur des Etats Unis qui sont touchés par des tempêtes de sables et des sécheresses à répétition.

    Complétement ignorant de ces choses, je ne peux que louer le travail d'enquête réalisé par l'auteure pour arriver à caler sa fiction dans un contexte réel.
    La petite documentation en fin d'ouvrage me laisse à penser qu'elle y est arrivée de manière optimale.

    Le dessin est très plaisant à regarder et j'ai trouvé le choix des couleurs parfaitement adapté. Il n'y a aucune fausse note à ce niveau là.

    Pour ma part je serai un peu plus indulgent que Gruizzli sur le personnage de John. Son histoire combinée à sa mission et tout ce qu'il en a appris ne m'ont pas choqué. Comme si le Dust Bowl avait balayé ses illusions et enterré ses démons pour lui faire prendre conscience du réel sens de la vie. Sur moi ce point a parfaitement fonctionné.

    Ce qui a moins fonctionné c'est la fin dont j'ai trouvé l'arrivée très brutale, comme si il avait fallu conclure très rapidement car on manquait de pages. J'aurai préféré un développement un peu plus long de cette partie de l'histoire.

    "Jours de sable" est un belle BD à offrir et à l'aube d'un changement climatique majeur un bon rappel que nous ne sommes que des grains de poussières face aux forces de la nature. Il conviendrait donc de la respecter un peu plus si nous espérons continuer à pouvoir vivre.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:31:58

    "Il y a très longtemps, la Lune et la Terre suivaient chacune leur propre trajectoire. Un jour elles se sont croisées et se sont attirées mutuellement, mais ni l'une ni l'autre n'est parvenue à s'arrêter"
    Ces deux petites phrases tirées d'une case résume parfaitement l'histoire de Zéno et Ana, héros de "Malgré Tout", qui passeront une vie entière à se courir après.

    Autant être clair, j'ai fait l'acquisition de cet ouvrage pour ma moitié, une histoire romantique, de beaux dessins 'dynamiques. Le cocktail parfait pour lui faire avaler des acquisitions un peu plus rock'n roll.

    Oui mais voilà il y a des BD pour vous instruire, d'autres pour vous souvenir, voyager, vous divertir. Et d'autres pour vous foudroyer le cœur. et "Malgré tout" fait incontestablement partie de cette catégorie. Cette romance est absolument magnifique, elle est une ode à l'amour et à la vie.
    Beaucoup d'entre nous ont certainement dû avoir ce coup de foudre, vivre cet amour inachevé.

    Je suis ressorti de ma lecture le cœur léger, amoureux et heureux.

    De plus le dessins et les couleurs sont magnifiques et portent merveilleusement bien cette romance.
    Le scénario à la Benjamin Button est juste parfait

    Un énorme coup de cœur et une lecture que je ne peux que vous conseiller.
    Un ouvrage que je relirai avec grand plaisir.
    A posséder donc

    Simili Le 08/01/2026 à 20:31:28

    Après avoir découvert Etienne Davodeau dans le très bon Rural ! je poursuis ma découverte de son œuvre avec ce très bel ouvrage.

    Malgré les 10 années qui séparent les deux ouvrages, on ressent chez l'auteur un profond attachement à cette région d'Anjou ainsi qu'aux hommes qui la font vivre.

    Petit amateur de vin j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre l'initiation de Davodeau au travail de la vigne et de la cave.
    J'ai trouvé par ailleurs qu'il avait très bien réussi à retranscrire la passion de Richard Leroy pour son terroir ainsi que sa philosophie.
    Son approche étant très proche des agriculteurs "héros" de Rural !, on peut aisément penser qu'elle est partagée par l'auteur.

    De la même manière j'ai bien aimé l'initiation de Leroy au monde de la BD, j'ai pu y apprendre pas mal de choses.
    Mon seul petit bémol étant que j'ai trouvé cette initiation très condensée.
    Toutefois ce décalage entre les deux partie correspondant peut être à la réalité du terrain.

    Ce très bel ouvrage ravira les amateurs de BD et de vins.
    Pour les autres, cette initiation croisée montrera la partie cachée du travail de ces deux créateurs de plaisirs

    Simili Le 08/01/2026 à 20:30:58

    Que vaut la vie de l'être aimé ? Et si ce dernier décidait de la sacrifier pour rendre la votre meilleure, jusqu'où iriez vous pour que ce sacrifice ne soit pas vain ?
    C'est en substance à ces deux questions qu'Alice et Lison, aidée de Nick, vont tenter de répondre au cours de cette ouvrage.

    Adaptation d'un roman de Michel Bussi, "Gravé dans le sable" se révèle être un polar, classique avec un final somme toute surprenant.
    La lecture est agréable et le dessin fait clairement le job. C'est assez consensuel et devrait plaire au plus grand nombre.

    Mais comme Mac Arthur et Tomdelapampa, je n'ai réussi à m'attacher aux différents personnages, ce qui rend la lecture "pas mal" au lieu de "franchement bien", car au final si on passe un bon moment, il n'y a pas le goût de "reviens y" qui fait basculer le lecteur.

    Reste donc un ouvrage pas indispensable mais loin d'être désagréable, noyé dans la masse ...

    Simili Le 08/01/2026 à 20:30:16

    Emilie, jolie et gentille fantôme observe la vie des différents occupants de l'hôtel particulier dans lequel elle vivait. Derriere les portes et les rideaux, elle découvrira une sorcière, un couple anéanti, un autre pervers ou encore un épicurien à la bibliothèque magique et une petite fille perdue.
    Elle y fera surtout la connaissance d'un artiste fauché et du maître des lieux, le chat.

    J'ai tout aimé dans cette BD et pourtant cette lecture me laisse perplexe et je ne sais comment la noter.

    Le scénario est emprunt de mélancolie, de fantastique. Il se dégage une réelle tristesse de cette histoire mais également une certaine beauté, quelque chose de prenant, d'envoutant. On appréciera également la touche d'érotisme.

    Graphiquement c'est sublime aussi bien les décors que les corps (tellement importants dans cette histoire). L'utilisation du brun, est inhabituelle, mais colle parfaitement avec l'ambiance de l'histoire.
    Pour ma part l'alchimie entre le dessin et l'histoire est parfaite.

    "Hôtel particulier" a donc de nombreuses qualités et mérite vraiment que l'on y porte attention.
    Mais voilà il y a un petit quelque chose, un grain de sable, sans pour autant que j'arrive à mettre des mots dessus, qui laisse une impression mitigée.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:29:45

    Cette adaptation d'un roman de R.J. Ellory nous invite à suivre la vie de Joseph Vaughan, enfant d'Augusta Falls, théâtre de crimes atroces, du début des années 40 jusqu'aux années 2000.
    Cette série de meurtres épouvantables impactera toute la vie de Joseph jusqu'à que ce dernier arrive à démasquer le coupable pour enfin se libérer de ses démons.

    Graphiquement c'est très bien réalisé et fort bien réussi. Les choix des couleurs ainsi que les dessins sont en parfaite adéquation avec la noirceur de ce polar.

    Par contre j'ai eu un mal fou à m'attacher à ce pauvre Joseph qui au fil des pages va de malheurs en malheurs avec une capacité de résilience inouïe.
    Enfin il y a un gros hic : je n'ai pas compris comment Joseph a fait pour démasquer le coupable.
    Il me semble qu'il manque un bout dans cette adaptation ou bien le roman initial (que je ne connais pas) prend lui aussi un sacré raccourci.

    Cette incompréhension dans le final même de l'intrigue est venu gâcher mon plaisir.

    Reste donc un ouvrage fort joli mais pas indispensable

    Simili Le 08/01/2026 à 20:29:11

    Russel, un des derniers cowboys décide de raccrocher et de s'installer comme fermier avec le jeune Benett, qu'il a recueilli enfant, et Kirby son bras droit.
    Leur route s'arrêtera à Sundance, patelin paumé du Wyoming.

    Ce one shot me laisse une impression assez mitigée.
    D'un côté je trouve qu'il rend assez bien compte de la dureté du Far West, de sa violence et de son égoïsme.
    Graphiquement c'est superbe et les personnages sont intéressants.

    Mais de l'autre et c'est malheureusement ce côté qui l'emporte, la fin me laisse sur ma faim ...
    Il n'aurait pas fallu grand chose pour emporter complétement mon adhésion.
    Un fin un peu plus ''western'', un peu moins neutre.

    Reste ce joli message que l'on peut toujours sauver un enfant.

    Jusqu'au dernier est donc une belle BD qui vaut surtout par ses dessins.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:28:24

    Jean, 32 ans, est chanteur dans un groupe de rock. Après une petite tournée, ils doivent partir enregistrer leur tout premier album aux Etats-Unis. Pour Jean, le rêve de sa vie est sur le point de se réaliser. Malheureusement pour lui, la vie a choisi un tout autre chemin...

    "Je suis au-delà de la mort !" c'est certes l'histoire d'un combat, d'une colère mais c'est aussi et surtout une histoire d'amitié, d'ouverture aux autres et de nouveaux rêves à accomplir.

    Je suis au-delà de la mort : qu'est ce que je peux trouver ces mots puissants. Ils provoquent chez moi une résonnance particulière. J'aurais aimé les entendre, j'espère n'avoir jamais à les dire.

    Je suis au-delà de la mort : qu'est ce que ces mots respirent la vie.

    Le graphisme à la Mario, souligné par Jeïrhk, apporte une touche de légèreté. Il tranche magnifiquement bien avec la dureté du thème et évite du coup cette chappe de plomb qui viendrait gâcher la lecture.

    Moi j'ai versé ma larme quand ma compagne a elle littéralement fondu en larmes.

    Vous aurez donc compris que cet ouvrage m'a (nous a) particulièrement marqué, touché.

    Aussi si un jour par hasard vous avez la possibilité, la chance, de pouvoir le lire, alors ne passez pas votre chemin et saisissez cette opportunité incroyable de vous sentir VIVANT.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:27:42

    Dans "Adieu Birkenau" nous suivons Ginette Kolinka dans son rôle de passeuse de mémoire de la Shoah.
    J'ai trouvé cet ouvrage moins "traumatisant" que Maus. J'entends par là que les passages vraiment durs sont ici plus ou moins occultés.
    Cela vient certainement du fait que nous suivons Ginette accompagnant une classe de collégiens. Toutes les horreurs n'étant pas forcément bonnes à dire à de jeunes oreilles.
    Il n'en reste pas moins que Ginette Kolinka mit 50 ans avant de pouvoir parler de ce qu'elle vécut.
    Cela situe quand même le traumatisme pour les rescapés

    Graphiquement c'est réussi, les personnages sont relativement bien réalisés.
    L'usage de la couleur venant là aussi atténuer la dureté du sujet.

    Au final j'aurais tendance à recommander cet ouvrage aux adolescents (14-15 ans) quand je conseillerais Maus à des personnes plus "mûres".
    Il n'en reste pas moins plaisant mais n'a pas su procurer chez moi la même émotion que l'oeuvre d'Art Spiegelman.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:26:29

    Cette œuvre ne faisait pas du tout partie de ma liste à lire et je suis tombé un peu par hasard dessus à la bibliothèque.
    Je me suis donc lancé dans cette lecture sans attente particulière.
    Je ne savais pas du tout de quoi cela allait parler, le dessin m'attirait sans outre mesure, bref une bd qui aurait pu passer sous les radars comme tant d'autres

    Et qu'est ce que cela aurait été dommage pour moi. Il y a tant de choses dedans qui m'ont fait penser à une personne chère à mon cœur que je n'ai pas pu la dissocier d'une des héroïnes. C'est drôle comme par moment certains ouvrages vous accaparent, peuvent avoir une telle résonnance en vous.

    Le Bleu est une couleur chaude c'est l'histoire des deux adolescentes découvrant leur homosexualité au milieu des années 90, leur combat contre cette idée tout d'abord, puis l'acceptation mais sans pour autant pouvoir l'assumer et l'afficher au grand jour.
    C'est l'histoire de ce combat pour pouvoir juste vivre heureuses une vie qu'elles ont choisie sans avoir à supporter le regard et les préjugés des autres.

    J'ai grosso modo l'âge de Clémence dans les années 90. Ce regard et ces discours sur l'homosexualité sont vrais à cette époque et 30 ans plus tard si les choses ont évolué, il n'en reste pas moins encore ces relents de rejet dans une grande partie de la société.

    J'ai vu dans cette ouvrage un appel. Pas un appel à l'aide mais un appel à vivre heureux(se), à rejeter le regard des autres car la vie est courte très courte et on ne sait quand elle va s'arrêter. Alors mieux vaut en profiter

    Il est clair que je vais offrir cet ouvrage à la personne qui m'est chère pour l'inviter à vivre sa vie pleinement.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:25:35

    Daytripper raconte les morts de Brás de Oliva Domingos, écrivain brésilien.
    Les morts car les auteurs ont imaginé leur héros mourir à plusieurs âge de la vie.

    L'idée est excellente car pour un livre qui traite de la mort, je trouve que cela donne une très belle ode à la vie.
    Finalement ils nous rappellent toute la fragilité de cette dernière, nous enjoignent à profiter d'elle car elle peut s'arrêter à n'importe quel moment.

    Les dialogues sont épurés et de nombreux sentiments passent par l'expression des yeux des protagonistes.

    Graphiquement le dessin n'est pas tout le temps remarquable mais il reste appréciable et globalement réussi.
    Les couleurs sont chaudes, très brésiliennes, ce qui tranche avec la froideur de la mort.

    Mon seul petit bémol pourrait venir du découpage des chapitres, les auteurs ayant décidé de ne pas les "ranger" dans l'ordre chronologique.

    J'ai trouvé que Daytripper changeait de ce que l'on pouvait voir d'habitude.
    Mais il n'a pas su complètement m'embarquer pour que je monte ma note.

    Cela reste un très bel ouvrage

    Simili Le 08/01/2026 à 20:24:22

    D'aussi loin que je me souvienne, les Rois de naguère ne m'ont jamais parus être des gens biens.
    Or cet ouvrage nous présente un Charles IX profondément humain et rongé par les remords de la barbarie sans nom qu'il a autorisé

    Il s'écoulera une grosse année entre l'horreur de la Saint Barthélemy et la mort du souverain. Pourtant sa descente aux enfers ainsi que sa dégénérescence physique sont très frappantes

    Et finalement on arrive à se prendre d'attachement pour cet homme, devenu roi "par hasard", qui n'était pas prédestiné ni préparer à régner et qui sous l'influence de sa mère fini par accepter l'inacceptable.

    Le travail de Guérineau est très intéressant aussi bien dans la mise en scène que graphiquement.

    Un bel ouvrage certes, mais dont l'achat n'est pas forcément indispensable car en dépit de ses qualités réelles, l'œuvre ne transporte pas non plus outre mesure. Il n'y a pas ce gout de reviens y

    Reste un éclairage nouveau sur la fin de vie d'un monarque

    Simili Le 08/01/2026 à 20:23:27

    Je n'ai jamais montré d'appétence particulière pour le genre "strictement pour adulte". Je fuis même tout ce qui est hentai.

    Néanmoins il faut s'intéresser à tout, pour pouvoir juger de la chose...
    Je me suis donc lancé dans l'intégrale de cette Chambre 121 et je dois reconnaitre avoir été agréablement surpris.

    Le réceptionniste d'un hôtel est en charge de satisfaire les demandes "particulières" des client(e)s de la chambre 121. Voilà pour le pitch, et si ce n'est pas folichon je n'ai pu m'empêcher de penser que cela aurait fait un bon porno (à condition de mettre un peu de moyen dans la production).
    Les aventures de notre bonhomme sont assez variées, au gré des fantasmes de l'auteur, et il donne volontairement et allégrement de sa personne. Par contre elles ne sont forcément toutes de la même qualité et de fait ne suscitent pas chez le lecteur le même émoi.

    J'ai trouvé les dessins agréables et bien faits avec quand même une préférence pour les premiers chapitres. Inutile de dire qu'ils sont très explicites.

    J'ai beaucoup moins aimé les 6 petits récits supplémentaires (avant la chambre 121) qui relevaient plus à mon goût du porno amateur. Du genre "Oh excusez moi Madame, je me suis pris les pieds dans le tapis et suis tombé la b... en avant sur votre c.." Voyez le genre ...

    Au final Chambre 121 constitue donc une vraie œuvre pornographique, assez agréable à lire si on découpe par petit bout la lecture.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:21:09

    Région parisienne de nos jours. Dans un hôtel miteux, le corps d'une jeune fille est retrouvé sans vie. Que faisait elle là ? Que s'est-il passé ? Au gré de l'enquête de police, Raphael Frydman dresse le portrait d'hommes et femmes miséreux, looser sur les bords, et relativement attachants

    Voilà un bon gros pavé qui se lit très facilement. En effet le style épuré, les dessins, qui font plus penser à des croquis, le tempo et le découpage de l'histoire permettent une lecture fluide et rapide. J'ai eu l'impression d'avoir entre les mains un storyboard, ce qui n'est pas forcément surprenant, compte tenu de l'expérience des auteurs.

    Concernant le scénario, nous sommes en présence d'un polar tout ce qu'il y a de plus classique, que l'on pourrait typiquement retrouvé dans un épisode du vendredi soir d'une série de France2. Rien d'extraordinaire donc mais rien de rédhibitoire non plus. Et pourtant cette histoire me laisse un goût d'inachevé. En effet le parti pris de s'attarder sur des personnages, liés de près ou de loin à l'affaire, ne permet pas de suivre le déroulé de l'enquête. Ce qui en soit est assez déroutant mais également, pour ma part, un peu dérangeant.

    Un ouvrage qui pour moi ne nécessite pas forcément une acquisition mais qui au hasard d'un rayon d'une bibliothèque peu très bien faire l'objet d'un emprunt.

    Simili Le 08/01/2026 à 20:19:53

    Ayant apprécié le très bon Quartier lointain, je poursuis ma découverte de l'œuvre de Jiro Taniguchi avec "Le Journal de mon père"

    Ici le mangaka nous propose une plongée dans les souvenirs d'enfance d'un homme qui, au décès de son père, s'interroge sur sa relation avec ce dernier.

    Ce voyage introspectif est lent, très lent, Jiro Taniguchi nous laisse le temps de la réflexion. Cette lenteur peut se révéler par moment pesante. Pourtant je la trouve bienvenue. Elle nous permet de "comprendre" quelque peu le héros, enfant meurtri par le départ de sa mère, fuyant le poids des traditions dans ce Japon d'après guerre.

    Cette relation distendue entre le père et le fils a eu chez moi une résonnance très particulière.
    Elle a remué des choses enfouies depuis un petit moment maintenant. Mais avec beaucoup de subtilités, sans auto-flagellation.

    Graphiquement c'est très beau, les traits sont fins et même si les personnages ont tendance à se ressembler (en même temps ils sont de la même famille) on arrive quand même à les distinguer. Les décors sont vraiment soignés. Bref un vrai travail d'artiste.

    Un ouvrage très intimiste, qui compte tenu de mon vécu aura su emporter mon adhésion.
    Décidément Jiro Taniguchi sait me parler.

    Simili Le 08/01/2026 à 09:52:58

    De mes lointains souvenirs d'écolier, il me semble qu'à l'époque du Moyen Age la société était divisée en 3 ordres : La Noblesse, le Clergé et le Tiers Etat; Les deux premiers imposant leur rang au 3ème qui était donc de fait soumis au nom de la volonté divine.
    En partant de ce postulat, et surfant sur tout l'ésotérisme et l'obscurantisme entourant cette période dans l'imaginaire collectif, Dorison nous livre un scénario soigné et que j'ai trouvé pour ma part plaisant.

    Dans "Le Maitre d'Armes" nous suivons les aventures de Hans Stalhoffer, ancien maitre d'armes du roi qui accompagne un jeune protestant dans son voyage vers la Suisse. Poursuivis par des fanatiques ainsi que par un ancien rival, leur crime est d'avoir voulu permettre aux vilains de lire la parole de Dieu.

    Ce n'est pas la première fois que Dorison se risque sur le terrain de la religion médiévale, puisque déjà quasiment vingt ans avant il signait Le Troisième Testament.
    Et comme son grand frère cet ouvrage semble souffrir des mêmes défauts aux yeux des passionnés d'Histoire.
    J'avoue que, pour ma part, si je reste attacher à ce que les auteurs ne réinvente pas l'Histoire (Voir mes différents avis sur Watchmen ou Cinq branches de coton noir), je suis tellement ignorant de cette période que je ne suis pas choqué par les différents scénarios complotistes pouvant s'y dérouler.
    Je trouve même que l'époque s'y prête très bien. Ayant si peu confiance en la nature humaine, je ne peux être surpris par l'oppression des faibles par les puissants afin de maintenir leurs privilèges.

    Indépendamment de l'histoire écrite par Dorison, que j'ai donc appréciée (comme souvent avec lui), les dessins de Parnotte sont également très plaisants et pour la peine très imprégnants (ça se dit ?).

    Leur travail conjoint nous a donc offert une belle œuvre.

    J'ai donc lu cet ouvrage comme je regarde un bon film d'action, c'est à dire avec beaucoup de plaisir.
    Par ailleurs le fait que cela ne soit qu'un one-shot ne gâche pas le plaisir bien au contraire.

    Simili Le 08/01/2026 à 09:52:03

    Ah le football, sport universel par excellence, vraie religion pour ses aficionados, symbole de tous les excès et dérives de notre société mettant en exergue l'égoïsme de ses acteurs pour ses détracteurs. Toujours est il que c'est un sujet qui laisse rarement indifférent, même si on ne s'y intéresse pas.

    Mais pour ma part c'est un sujet qui m'intéresse et auquel je prête toujours une oreille attentive. Du coup "Un dernier tour de terrain" se retrouva rapidement dans ma PAL et lorsque l'occasion de me le procurer se présenta, tel Kylian Mbappé je ne l'a manqua pas.

    Et c'est sans aucun mal que le duo (d'attaque) espagnol au commande du scénario su capter mon attention et captiver autant qu'un match du Real Madrid et ce pour plusieurs raisons :
    - La première est le choix de leur héros, tout du moins sa fonction. Dans le microcosme du ballon rond ( et bientôt dans celui de l'ovalie) le métier d'agent est celui qui cristallise le plus les critiques et les dérives du foot business. Toujours plus de transferts pour plus de pognon. Dans le foot, comme dans bien d'autres sports tout va vite, très vite, trop vite. Aussi l'histoire de Beni et Fali est touchante car profondément humaine. Leur relation a su aller au delà du professionnel. Ils ne se sont jamais quittés malgré les difficultés rencontrées. Et, alors que je désespère de voir ce que mon sport est devenu, j'ai l'ai trouvé sincèrement rafraichissante.
    - La seconde est que le scénario a su suivre l'évolution du foot, de ses acteurs et de son business. S'il dresse un portrait sans concession du football d'aujourd'hui rempli d'égo et de paraitre, il ne se veut pas pour autant moralisateur. On ne sent pas le C'était mieux avant. On est juste dans le constat de l'évolution pas seulement du sport mais de la société globalement.

    Puis pour ne rien gâcher je suis assez fan du dessin tout en rondeur, presque enfantin. J'ai trouvé les traits des différents protagonistes assez pertinents.

    Au final cela donne une chouette BD, qui plaira certainement plus aux fans de ballons ronds qu'aux autres mais qui se laisse lire avec plaisir.

    Note réelle 3.5/5

    Simili Le 22/07/2025 à 15:55:59

    Cinq Branches de Coton Noir réussit le pari de mêler l’Histoire avec un grand H (sans toutefois la réécrire) à une aventure humaine forte et touchante.

    Le récit nous plonge dans une partie souvent ignorée de la Seconde Guerre mondiale : le rôle des soldats afro-américains, et plus largement, leur combat contre le racisme à travers les générations. Le scénario est prenant, sans temps mort, et surtout profondément juste. C’est à la fois une quête, une dénonciation, et un hommage.

    Les dessins sont très beau, très réalistes et collent parfaitement à la dramaturgie de l'œuvre. J'ai beaucoup également apprécié le choix des couleurs. . Un vrai travail d’orfèvre.

    C’est une BD qui fait réfléchir, qui bouleverse, et qui reste longtemps en tête après l’avoir refermée.
    A découvrir indubitablement.