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Les avis de - MissBlandish

Visualiser les 13 avis postés dans la bedetheque
    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:40:45

    Du grand art. Pour moi, le meilleur album de Goetzinger. Une histoire bouleversante, un dessin superbe, une subtilité d'approche. La lecture de cette album (qu'il faut replacer dans le contexte des années 80) m'a touchée au plus profond de l'âme et constitue un des points d'entrée dans le monde de la BD pour la collectionneuse et éditrice que je suis devenue.

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:35:23

    Souvent ratés les dessins d'Annie Goetzinger, c'est une blague ? La demoiselle de la légion d'honneur s'ennuie comme Mme Bovary. Et les auteurs réussissent à nous faire suivre cette femme au plus près, sans concessions. Elle traverse un demi siècle de guerre, de remous politiques et de libération de la femme comme un témoin, sans engagement tout d'abord parce que ne disposant pas des clés. Et puis elle prend part aux événements. Goetzinger est un grand auteur de BD injustement sous-estimé.

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:23:10
    HiéroglypH - Tome 1 - Des aiguilles dans la gorge

    Un bel objet. La qualité de ce roman graphique tient autant aux textes qu'aux graphismes (c'est un collectif) ou qu'à la finition du livre. C'est contemporain, doux-amer, critique... Ah ! l'insoutenable légèreté de l'être.

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:11:44

    Est-il possible à 44 ans de retomber dans les travers de l’adolescence ? Ressentir tant d’émotion à la lecture d’un auteur, d’un poète, ou à l’écoute d’un chanteur-compositeur, qu’on souhaiterait le fréquenter personnellement et devenir un ami proche ? Ce transport est-il une chance, un leurre, une pitoyable régression, ou tout cela à la fois ?
    Quelle que soit la réponse, je partage avec vous mon coup de foudre pour les deux seuls romans graphiques que j’ai pu lire du sensible et subtil Thierry Murat. Ils m’ont remué les tripes. Ils m’ont fait réfléchir. Ensorcelée.
    Il s’agit de son album récent « Etunwan-Celui-qui-regarde » (Futuropolis, 2016) et d’une œuvre plus ancienne « Les larmes de l’assassin » (Futuropolis, 2011). Les deux sont dessinés dans un style graphique reconnaissable par ses tons ocres, ses ombres à l’encre de chine, jouant à la perfection du clair-obscur. Les récits nous captivent par le truchement du journal intime ou du carnet de voyage/expédition.
    « Les larmes de l’assassin » conte les souvenirs d’un enfant de Patagonie. Vivant comme un sauvageon dans l’endroit le plus au sud de cette région du Chili, battue par les vents, vaste et caillouteuse, Paolo doit cohabiter avec l’assassin de ses propres parents. Puis un jour, arrive un nouvel étranger, qui lui aussi décide de s’installer sur ces terres reculées...

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:09:34

    La « Chambre 121 » est une série qui est ressorti en intégrale chez l’éditeur spécialisé Dynamite. Le narrateur est un personnage sympathique : un gigolo. Son métier : assouvir les désirs sexuels de ses commanditaires : majoritairement la gente féminine et les couples. Les femmes qu’il rencontre ont cette particularité physique d’être… comme toutes les femmes. De celles qu’on pourrait rencontrer au Simply, au rayon fruits et légumes. Potelées, minces, jeunes ou mûres, dotées de caractères différents. Attention, oubliez la poésie, son dessin en noir et blanc est très cru. Les dialogues aussi. Mais ils contribuent à exciter l’intérêt et ils sonnent assez justes. Dommage que tous les épisodes ne se valent pas au niveau qualitatif. A vous de voir…

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:07:34
    Oh ! Giovanna ! - Tome 4 - Giovannissima

    L’érotisme en bandes dessinées souffre des mêmes plaies que les films X : le scénar est souvent pauvre, et se met au service des phantasmes masculins. Mais à force de recherches, je tombe quelques fois sur des choses un peu moins nulles. En particulier, la série « Giovannissima » est intéressante car créée par une femme. Giovanna Casotto dessine au crayon à partir de photographies notamment. Ses historiettes sont remplies d'humour. Elles reposent sur des ressorts classiques, comme le S-M, les escarpins à talons aiguilles, les endroits de forfaiture comme un ascenseurs ou un verger italien en plein été. Mais on trouve aussi des idées assez originales comme le fétichisme des pieds, le rêve les yeux ouverts et le surnaturel. Les hommes, qu’elle aime passionnément, peuvent se retrouver dindons de la farce et les scènes lesbiennes se suffisent à elles-mêmes. Les personnages sont fréquemment plantureux et musclés. Au niveau de la pilosité, la générosité est aussi notable. Les amateurs d’escalopes de poulet plumé japonais n’y trouveront donc pas leur compte.

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:04:49

    Le premier choc que j'ai ressenti vis-à-vis de l'Islande, c'est en regardant la comédie de Ben Stiller "La vie rêvée de Walter Mitty". L'omniprésence de la Nature à la fois magnifique, menaçante et dangereuse. C'était visuellement bouleversant.
    Et voilà que je retrouve ce pays, mais avec sa culture, ses caractères, en lisant la BD "La Saga de Grimr" de Jérémie Moreau.
    La tragédie et le malheur de perdre ceux qu'on aime, certaines âmes, dotées d'une force de caractère hors norme peuvent peut-être l'accepter. S'il existe une contrepartie : celle de graver son nom et son courage dans la roche de la légende et traverser les siècles. Grimr est un misérable orphelin déambulant dans l'Islande du XVIIième siècle sous la coupe des danois. Mais le petit garçon trapu aux cheveux roux refuse d'être réduit à ça...

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:02:47

    Les disquettes souples de stockage 8 pouces... Ça vous dit quelque chose ? Moi je m'en souviens parfaitement. Capacité maximale : 256 kilobits. Alors quand je tombe sur cette bande dessinée : "Jean Doux et le mystère de la disquette molle", je ne peux qu'être intriguée. Dès les premières cases, le ton est donné. On est en 1994. Le 23 décembre. Dans l'ascenseur, la montre Casio Illuminator de Jean Doux indique 9H01. Il est "pile poil en retard" au travail. Une journée qui commence mal et qui va aller de problèmes en catastrophes pour cet employé de Privatek. Son entreprise fabrique des machines à broyer les documents. Elle est sur le point d'être rachetée par le groupe Shraper. Dans la matinée, Jean Doux découvre, par un hasard étrange, dans un faux plafond du débarras de l'étage, une mallette contenant une disquette molle datée de 1976. Un système de stockage des données moyenâgeux en 1994 ! Mais quel secret peut bien renfermer cet objet ? Vous le saurez en lisant cet album modeste et génial qui a remporté le prix Landerneau 2017. Le graphisme ? Je le qualifierais de "néo-ligne claire sans ligne". Aussi barré que cette histoire poétiquement ridicule...

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 22:01:11
    Tyler Cross - Tome 3 - Miami

    J'adooooore Tyler Cross.
    Ce troisième tome reste aussi bon que les deux premiers en termes scénaristiques. On retrouve les éléments classiques du polar tant au niveau des personnages (gangsters, vampes, innocentes...) que des ressorts de l'intrigue (faux semblants, traîtrises, malchance, atmosphère sensuelle...). Dans quel décor ? South Beach ou Art Déco District, Miami ou encore les Keys.
    Pour ne rien gâcher, une pointe d'humour réjouissante perce de temps à autres. Cette distanciation allège les clichés du roman noir.
    Le graphisme : il est assumé. Il s'harmonise avec le récit. Je trouve même qu'il y a une progression entre les albums, avec des plans très cinématographiques dans ce dernier opus (la jeune femme qui observe Tyler Cross au travers de la vitrine du restaurant. Lui fume une cigarette adossé à la voiture dans une attitude très masculine).
    Bref, je conseille fébrilement. Bon à savoir : chaque album peut être découvert sans avoir lu les précédents.

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 21:57:23
    Homicide - Une année dans les rues de Baltimore - Tome 2 - 4 février- 10 février 1988

    Homicide - Une année dans les rues de Baltimore (Tome 2 aux Editions Delcourt, 2017)
    Voici une bande dessinée dans laquelle la place réservée aux femmes est bien réduite : ce sont soit les mères de jeunes gens assassinés, soit les victimes d'assassinat. Mais cette approche ne résulte pas d'un parti pris machiste. Au contraire, l'histoire racontée par Squarzoni, est quasi-scientifique. Elle est issue du livre documenté de David Simon (Homicide : A Year on the Killing Street). Y est narré le véritable quotidien des flics du service des homicides de Baltimore en 1988. C'est moche, c'est triste, c'est injuste, c'est pourri.
    Le dessinateur a choisi la sobriété pour relater les motivations, les valeurs et les décisions des inspecteurs que nous suivons au long de leurs enquêtes. Comme eux, nous nous raccrochons au factuel pour ne pas nous perdre dans la recherche du sens de la violence. Contrairement aux idées reçues, véhiculées par les fictions type Sherlock Holmes et Agatha Christie, comprendre le mobile d'un crime mène rarement à l'auteur. Ce qui permet de retrouver le criminel, ce sont les traces laissées par lui et par ses actes : arme, impacts, objets, état, endroit et position du corps, témoignages de voisins... etc. On découvre des conditions de travail peu glamour, loin des Experts à Miami : les heures à recueillir des témoignages, les centaines de pages de rapports, les gardes à vue et techniques d’interrogatoires de l'époque. J'ai beaucoup aimé (surtout le tome 2).

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 21:55:49

    Un bon moment de rigolade pour ceux que le mélange entre grossièreté et fibre artistique ne dérange pas... Ayant lu la BD d'une traite un soir, je me suis surprise à rire encore des conneries de notre Gégé national le lendemain matin en me brossant les dents. Vraiment sympa.

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 21:52:07

    En feuilletant le Hors Série des Inrockuptibes « 100 BD indispensables », j’ai découvert l’existence de cet album. Au début, les raisons pour lesquelles il figurait dans cette sélection m’ont échappé. Je l’avoue. Perfide, j’ai même soupçonné un lien d’accointance entre le critique des Inrocks et la Plus Illustrissime Maison d’Edition de tous les temps, ou entre ce critique et l’auteure, Anouk Ricard. Alors qu’est-ce que cette BD renferme de si spécial ? Le mieux c’est que vous vous fassiez votre propre opinion.
    Bon, puisque vous insistez… voilà le secret : on rit méchamment. On rit tout du long, observant le parcours du nouvel embauché de la société Coucous Bouzon. L’activité de cette boîte est -devinez quoi- le négoce d’horloges à coucous. Le gars qui vient d’être recruté arbore une grosse tête de canard bleu et il s’appelle… Euh, en fait tout le monde s’en fout ; à tel point que son nom n’apparaît pour la première fois qu’à la page 19. Comme lui, nous sommes cernés par un patron très c** au discours déboussolant, truffé d’injonctions paradoxales, par une secrétaire débile, paresseuse et revendicative, et des collègues bizarres qui doivent bosser sans moyen. Par exemple, la mission numéro 1 qu’on nous confie chez Coucous Bouzon, c’est de ramener son propre ordinateur. Sinon, comment travailler ? Notre anti-héros anonyme tente de résoudre un mystère : la disparition de Guy Monier, son prédécesseur. Il va être aidé en cela par Sophie Lopez, la standardiste. Ça tombe bien car il s’agit de la seule salariée à tête de chien gentil dont la fibre humaniste n’a pas [encore] totalement disparu. Vous l’aurez compris : Coucous Bouzon est foutraque, cocasse, inquiétant, subversif, loin d’être stupide. Ne faites pas comme moi, ne vous fiez pas à l’habit du moine -un style graphique hyper naïf-. D’ailleurs, je me demande si ce n’est pas fait EXPRES pour enduire d’erreur les demeurés.

    MissBlandish Le 23/06/2019 à 21:49:04

    Ce roman graphique décrit la déportation en Sibérie de dissidents et de simples victimes de l'arbitraire. Le point de vue est original, c'est celui d'un enfant. Tragique, naïf, poétique, poignant, le récit s'accompagne d'un graphisme truffé de trouvailles remarquables.