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Les avis de - Fradagast

Visualiser les 23 avis postés dans la bedetheque
    Fradagast Le 21/01/2022 à 13:15:53
    Elfes - Tome 24 - Le Bagne de Komoorth

    Dernier tome des demi-elfes.
    Maltraités par les auteurs comme par les autres races, les demi-elfes bénéficient d'un dernier album d’un assez bon niveau. Si je préfère le tome 9 (très décrié par ailleurs), on a ici une jolie conclusion qui s’appuie sur la résurrection du premier demi-elfe.
    Les desseins sont meilleurs que dans les tomes précédents mais les physionomies dés mâles restent toujours aussi perturbantes : le look « pile ou face » (Chroniques de la lune noire) est systématiquement choisi alors que le profil Wismerhill aurait été un modèle plus attirant. Le résultat est problématique car ils ont tous l’air fourbes et sournois ! Heureusement les demi-elves ont un style gothique (Feydreva ?) qui fonctionne lui très bien et l’album est emmené par l’une d’elles. Les couleurs distillent bien les diverses ambiances de l’histoire.
    Les personnages sont un peu monolithiques et la culture ethnique se résume à ses souffrances continues et sa pénible errance. Cependant l’intégration de l’album dans l’histoire globale des semi-elfes assure une continuité très plaisante pour le lecteur et finalement rare dans l’univers des terres d’Arran. Le scénario est assez efficace, avec l’usage habituel des flash-backs à la veillée… Il souffre malheureusement d’un dernier combat raté lorsqu’un ninja (!!) poignarde (sans conséquence !) Haarn’al dans une scène de combat illisible, avant l’intervention d’un « elfis ex carnagia » vraiment trop pratique.
    En conclusion un album presque correct qui justifie de clôturer une ethnie dont le métissage serait la malédiction éternelle. L’ordre des Errants chez les nains, qui souffre du même statut, est a contrario partie intégrante de la société naine et plus intéressant à découvrir.

    Fradagast Le 20/01/2022 à 15:58:01
    Nains - Tome 17 - Gurdan du Malt

    Gurdan du Malt...J’avais tant de raisons de détester ce tome : l’ordre du Talion est abandonné, faute de combattants et sans un mot, pour un ordre du Malt qui n’existe pas. On recycle un ancien de la légion de Fer, qui sert elle-même de dérive à l’ordre méprisé (aussi bien par les nains que par les auteurs) des Errants. On passe beaucoup de temps à disserter sur la distillation (dans un hommage appuyé à cette belle et ancienne série « les maîtres de l’orge »), sujet technique dont la poésie est parfois un peu rustique … et à la fin on est pris par cette histoire riche et goûtue.
    D’abord les dessins sont très bons, dans tous les contextes : plans serrés, paysages, combats, monstre… Les couleurs ont une chaleur d’été indien particulièrement adaptée à ce retour à la terre et à la famille d’un vieux guerrier usé.
    La psyché des nains est omniprésente avec un lot épais de vulgarités oratoires et de comportements bornés, burnés et belliqueux. La culture n’est pas oubliée avec la présence de sujets sur l’alimentation, la religion ou l’administration. Les rapports entre les personnages sont rudes, mais beaux, et jalonnent l’histoire de moments touchants. Enfin le scénario intègre assez de moments différents et subtils pour animer la simple remise en l’état d’une distillerie familiale.
    L’irrespect du cadre théorique des ordres cède face au talent artistique (cf elfes 26 et 29 dans le même style). Il apparaît donc désormais que seule la Légion de Fer parvient encore au niveau des albums dédiés aux ordres du Bouclier et de la Forge, ce qui en dit long sur la nature violente de nos amis nains.

    Fradagast Le 18/01/2022 à 18:43:59
    Orcs & Gobelins - Tome 8 - Renifleur

    Le tome 8 de la série Orcs & Gobelins est dédié à ces derniers, et c’est peut-être le meilleur des 8.
    Les 2 éléments que je préfère habituellement chez les peaux vertes sont peu présents : des relations très basiques entre les personnages, assez peu de culture gobeline (le héros est au service des hommes du début à la fin, seuls quelques rares flashbacks évoquent sa vie d’avant). Mais le scénario bien tordu, la noirceur générale du ton, la psyché subtile et douloureuse du héros subliment le tome. Les dessins sont ajustés à l’ambiance, transpirant la sueur, le gras et la douleur. Seul le visage de Renifleur dégage intelligence, volonté et émotion. Les couleurs sombres et glauques viennent étoffer l’atmosphère générale.
    Cet album d’exception confirme, après le titre La Poisse, la dérive attendue vers la dark fantasy qui génèrera les meilleures histoires d’Orcs & Gobelins. Ensuite viendront Kor'nyr, Silence, Pest, Saasha, Lardeur…

    Fradagast Le 14/01/2022 à 14:50:26
    Elfes - Tome 26 - Raïken-Kahlaal

    6ème tome sur les bleus, une race elfique originale mais dont le suivi a toujours subi le poids de l’histoire globale (dès le tome 1 !). Il bénéficie comme souvent chez les bleus de beaux dessins, avec des cadrages originaux, des visages précis et des combats clairs et puissants.
    Le scénario est simple et parfaitement linéaire, mais le flashback est utilisé un peu plus finement que dans d’autres histoires. L’apparition du complot contre les races anciennes est le point clé de ce tome des elfes. Le parallèle avec la présence des ennemis de Rome dans les arènes, remplacés ici par les nains, les elfes, les orcs et les gobelins, est intéressant.
    Le couple orc/elfe (déjà présent dans les albums 15 orcs, 18 elfes) est efficace et permet de fouiller la psyché orque en dehors de sa série dédiée. Les autres races ne sont pas négligées (elfe blanc, gobelin, nain), entamant la mise en route d’une alliance globale contre les hums.
    Un album de grande qualité, malgré sa linéarité, et finalement en ligne avec les autres albums bleus : la série aura toujours servi à alimenter une grande histoire transverse, impliquant les autres peuples.

    Fradagast Le 10/01/2022 à 17:44:58
    Elfes - Tome 27 - Les Maîtres Ogham

    6ème tome dédié aux elfes sylvains et malheureusement la qualité a décliné. Le scénario est pourtant dynamique et la culture sylvaine bien mise en valeur et omniprésente.
    Les dessins sont précis mais peu enthousiasmants, notamment sur les combats.
    Le héros est un personnage torturé, un peu irritant mais parfois drôle. Son copain le centaure sauve en effet l’ambiance très lourde par des saillies de qualité, ainsi que le héros….
    La deuxième partie de l’histoire accumule les incohérences ou les facilités (SPOILER ALERT) :
    - L’amnésie du héros, approche éculée
    - Le Code de l’honneur du combat, que personne ne respecte plus à partir de la page 12…
    - La tendance des elves à coucher avec le premier venu, même s’il a tué votre mère ou si vous avez tué ses parents…
    - Les 2 combats de Kaënn, médiocres dans tous les sens du terme
    - La mort de Syrienne, elve millénaire, sorcière et guerrière, d’une simple flèche

    Forcément, il est difficile de prendre plaisir à la lecture avec des événements aussi stupéfiants, mais le cheminement reste agréable malgré tous les cahots.

    Fradagast Le 07/01/2022 à 11:32:52
    Orcs & Gobelins - Tome 9 - Silence

    9ème tome des orcs et une claque. Le scénario est plaisant et malin, il s’articule autour de flashbacks, récurrents dans les terres d’Arran (mages 4, orcs 10, elfes 27,…). Les deux époques finissent par converger brillamment dans les dernières pages.
    Les dessins sont précis, clairs, faisant la part belle aux décors et les couleurs demeurent parfaitement en osmose avec l’atmosphère désabusée du récit.
    Le couple orc/gobelin (recréé ensuite dans les tomes 10 et 13) est une belle découverte et restera pour moi le plus attachant car Freill est à la fois authentique, sournois et affectif. Silence est une nouvelle fois diffèrent des autres orcs (cf tomes 1, 5, 10) mais il s’agit cette fois plutôt d’un détail formel : il se tait au combat. Sa folie en fait un personnage touchant, en symbiose avec le gobelin.
    La culture orque est décrite comme dans aucun autre album (à part le 7), appuyée par la présence omniprésente de la guerre dans les deux temporalités.
    Il est étonnant de noter qu’il s’agit de la première histoire militaire de la série (viendront ensuite les tomes 11 et 13). La note est un peu élevée, par peur des représailles.

    Fradagast Le 05/01/2022 à 08:52:58
    Orcs & Gobelins - Tome 10 - Dunnrak

    10ème tome de la série et Dunnrak est très efficace. Les dessins sont de bonne facture et le scénario malin. L’apprentissage par Dunnrak de son joujou de prédiction évoquera des souvenirs aux rôlistes lors de leurs découvertes d’artefacts. On regrettera juste une ouverture finale prometteuse qui n’a pour l’instant pas été concrétisée…
    Le couple orc/gobelin (déjà présent dans les tomes 12, 13 et 15) fournit une jolie dynamique, alors que les autres personnages ont peu d’espace pour exister dans une histoire riche. La personnalité de Dunnrak compense, avec son ironie noire (mais dans une langue châtiée). Il est en effet plus réfléchi et sensible que ces congénères, à l’image de Tsuruk et La Poisse (ces derniers bénéficient de leurs métissages). Et il est victime de la même malédiction qu’eux concernant leur partenaire féminine…
    Le complot contre les races anciennes apparaît et permet le lien avec la série Mages à travers la présence d’Altherat, un nouveau « traître » à la cause humaine. La présence des survivants de la Compagnie d’orcs du tome 6 ajoute à l’intégration du titre dans l’univers des terres d’Arran et à la présence de la culture orque. Cela emmène Dunnrak dans la catégorie des meilleurs albums de la série.

    Fradagast Le 03/01/2022 à 15:58:09
    Elfes - Tome 28 - Au Royaume des aveugles

    6ème tome dédié aux elfes blancs, qui clôture l’histoire d’Alyana, l’être vivant le plus puissant des terres d’Arran (mais c’était avant).
    SPOILER ALERT : cette critique fournira pour une fois des détails majeurs de l’histoire.
    Le scénario est plutôt intéressant même si le pillage systématique des armes magiques est un peu troublant : en tant que pari politique, c’est un peu hasardeux comme stratégie de mon point de vue. Mais le problème important concerne la fin d’Alyana : alors que l’émotion était belle, alignée avec l’état d’esprit désabusé du duo Alyana/ La Poisse, on découvre une cachotterie de polar de seconde zone qui permet à l’elve de finir sa vie aux Bahamas, sans aucun pouvoir. Quel intérêt ?
    Les dessins sont parfois faibles : les elfes blancs se ressemblent à tel point qu’Utell semble être cloné dans chaque scène. Heureusement les personnages principaux, les araignées et les artefacts sont très bien servis graphiquement, avec des détails subtils et des couleurs éclatantes.
    La Poisse constitue le ressort émotionnel majeur de la série, les elfes blancs, fidèles à eux-mêmes, n’étant pas très attachants. La dépression d’Alyana aurait pu être touchante malgré sa lourdeur, mais son départ en vacances final sabote toute l’émotion.
    Les blancs constituent la série elfique la plus frustrante, avec une poésie, une beauté, une culture et une atmosphère uniques. Mais les dessins sont parfois décevants sur les personnages et les combats. Les défaites des elfes blancs (tomes 8 et 13) sont difficiles à comprendre et un peu trop pratiques scénaristiquement… Cet album ne fait pas exception, incluant toutes ces remarques à la fois. Il est incontournable pour les habitués, un peu moins pour les autres.

    Fradagast Le 02/01/2022 à 12:44:13
    Mages - Tome 2 - Eragan

    2ème tome de mages pour une découverte de la magie runique.
    La faiblesse de ce titre réside dans sa richesse : il est trop ambitieux et aurait mérité plusieurs pages supplémentaires. Développer les personnages secondaires, étoffer l’enquête et ajouter quelques belles images au combat final font partie des éléments qui auraient rendu l’histoire plus lisible et puissante. Les critiques n’ont point aimé l’avalanche de thèmes et je peux les comprendre, mais l’album reste fort et captivant.
    Les dessins sont efficaces, en dépit de certaines faiblesses sur les personnages, et le cadre est souvent grandiose. Le scénario, qui louche respectueusement vers le nom de la rose, est dense et captivant. Les caractères sont intéressants et l’émotion présente dans les dernières pages. Evidemment, empiler une enquête dans un monastère, une relation maître/élève compliquée, une bataille magique époustouflante et la description de 7 ou 8 personnages n’était pas réaliste au sein d’un même album sans déstabiliser quelque peu le lecteur. Cependant cette densité assure la pérennité du titre : on peut le relire à loisir.
    L’absence de continuité dans le tome 6, alors que Shannon a obtenu une suite dans le tome 5, constitue une vraie déception, mais Eragan est un bon élément de la série mages. Il est profond, épique et mystérieux, avec l’once de noirceur qui manque dans tant d’autres albums. Ce titre est le moins bien noté de la série: cette aberration (cf mes autres critiques) méritait de gonfler ma propre note.

    Fradagast Le 29/12/2021 à 13:10:03
    Mages - Tome 3 - Altherat

    3ème tome de mages et je partage les avis précédents : c’est le meilleur des 6 premiers. La qualité a ceci de pénible qu’elle demande peu d’explications. Les dessins sont magnifiques, les couleurs en parfaite harmonie avec l’atmosphère ténébreuse du titre. Le scénario est subtil et élégant, le nécromancien attachant ! La psyché du mage est décrite sans détour et la nécromancie nous est récitée dans toute sa noirceur. Cet album de dark fantasy fait honneur aux terres d’Arran, dans la lignée de Nains 6, 7,8, 12 & 15, Elfes 9,10,11 & 12, Orcs et Gobelins 5,8, 13 & 14.

    Fradagast Le 26/12/2021 à 18:35:22
    Nains - Tome 19 - Tadgar des Errants

    4ème tome des errants et le plus mauvais. Cet "ordre" a eu du mal à exister dès le deuxième tome, mais cette histoire sur une bande de mercenaires/voleurs est définitivement hors du sujet. Les dessins incarnent une fantasy enfantine (à l'aune du scénario en même temps) déphasée par rapport à tous les autres albums. Le tome précédent annonçait déjà cette dérive stylistique mais ne sombrait pas à ce point dans des couleurs rigolotes et des dessins mignonnets.
    La catastrophe est majeure, mais le tome suivant est rassurant. Seules quelques bonnes blagues sauvent l'album de la guimauve écoeurante.

    Fradagast Le 26/12/2021 à 18:15:59
    Mages - Tome 5 - Shannon

    5ème tome de mages dans la sous classe martyrisée des élémentalistes. Après un premier titre inquiétant avec des couleurs vives et une gentille fillette, la magicienne a grandi et le style s’est un peu durci, heureusement. Cependant la déception est forte, comparée aux tomes 2, 3 et 4.
    Le scénario est adapté du village des damnés et donne de belles images d’enfants possédés. Mais le problème est ailleurs : Shannon, qui donne son nom à l’album, est absente d’une bonne partie des pages (et de l’histoire : tourisme elfique, tourisme forestier, tourisme bibliothécaire…). Elle ne fait que deux sorts : téléportation et extinction d’incendie. La partie magique est donc inexistante, de même que la profondeur de son héroïne : innocente, sensible et courageuse ….
    Le titre est sauvé de l’absurdité par les présences initiale de Feda'saa et finale de Belthoran, qui le réintègrent dans l’univers des terres d’Arran. Mais le Belthoran ex machina est trop décevant, malgré une dernière page d’ouverture prometteuse.

    Fradagast Le 21/12/2021 à 18:15:03
    Nains - Tome 20 - Svara du Bouclier

    4ème histoire pour l’ordre du bouclier et le sans faute continue. Si l’ordre de la forge touche parfois au sublime dans l’émotion et la création du mythe, le souffle épique est invariablement présent dans cette série. Certains se plaignent de scénarios proches du western, liés à des histoires guerrières dont la ressemblance à travers les contextes est inévitable. Cette fois, les variations me paraissent trop nombreuses pour faire des parallèles évidents.
    La réflexion sur l’ordre est bien présente avec son impact destructeur sur les familles et les psychés (cf Volgrir). Le groupe est le plus ronchon jamais créé avec un verbe particulièrement agressif et argotique. Et pourtant chaque nain est énervant à sa manière, pour finir par nous toucher. La dynamique des combats n’est pas le point fort de l’album qui affiche cependant des monstres inattendus et joliment hideux.
    La fin particulièrement sombre fait honneur à cette branche de la série moins adolescente qu’il n’y paraît et écho aux meilleurs albums des autres ordres. Nains assure deux séries brillantes qui font honneur à l’héroïc fantasy.

    Fradagast Le 21/12/2021 à 17:38:56
    Orcs & Gobelins - Tome 11 - Kronan

    11ème tome de la série et probablement un des moins intéressants. Pourtant le scénario est implacable et les dessins magnifiques, mais la nostalgie n’est pas un art et je la réfute dans l’héroïc fantasy, dessinée ou non. On peut flirter avec les grands anciens, mais on se doit de toujours apporter du sang neuf aux lecteurs.
    Le remake affiché d’une histoire de Conan vieillit mal et manque sérieusement de profondeur. Quant aux dessins, ils rappellent les brillants débuts de la bande dessinée de Fantasy, mais ne correspondent plus aux attentes des lecteurs selon moi.
    En conséquence tout le sel de la série disparaît : l’orcitude de Kronan est difficile à percevoir derrière la présence spectrale du barbare le plus célèbre de l’histoire. Ses compagnons sont fades et la série ne s’intègre pas dans l’univers des terres d’Arran. La note est soutenue par des qualités intrinsèques indéniables, bien que trop datées.

    Fradagast Le 19/12/2021 à 18:06:04
    Elfes - Tome 29 - Lea'saa l'Elfe rouge

    Tome 29 des elfes avec la dérive rouge. C’est la première branche elfique qui ne répond à ma connaissance à aucune référence du canon elfique à travers la littérature ou les jeux de rôle. Personnellement cela attise d’autant moins mon intérêt que les rouge étant éteints, leur culture n’existe plus et l’histoire ne peut la développer (pour le moment).
    Ce centre d’intérêt absent, le groupe de personnages est de plus malheureusement assez monochromatique avec la dureté sardonique de Turuk et la dureté pragmatique de Lea’saa. Seule la jeune cartographe apporte de l’humour, mais peu de profondeur.
    Un scénario limité à une excursion en terres d’Ogon n’apporte pas de satisfaction supplémentaire. Quelques scènes d’action peinent à sauver l’ensemble de l’ennui.
    Bref j’avais détesté, et puis je l’ai relu. Les frustrations d’alors ont cédé la place à une certaine tendresse. La fin ouverte haletante avec des points d’interrogation variés est une première source objective de satisfaction. En fait on a un album de transition (géographique bien sûr mais aussi en terme d’intensité), énervant en l’absence de suite publiée, mais plutôt divertissant, comme un voyage contraint qui s’avère exotique et prometteur.

    Fradagast Le 17/12/2021 à 17:33:56
    Mages - Tome 4 - Arundill

    Découverte de la dernière sous-classe de mages : les élémentalistes. Ce titre compliqué et sombre relève le défi de garder la qualité élevée du précédent sur les nécromanciens.
    Les dessins sont beaux, mettant en valeur les personnages. Ces derniers sont tous plus noirs les uns que les autres, ce qui change agréablement des tomes 1, 5 et 6. Cette dark fantasy, à peine allégée par le fantasque Orogarion, nous livre donc Arundill, une magicienne badass de très mauvaise humeur. Sa psyché rageuse est très divertissante et rafraichissante, on regrettera seulement un changement d’attitude (je viens pas en prison/je reste en prison) dur à comprendre.
    Le style magique matérialisé par des pentacles orange évoque visuellement Dr Strange, ce qui n’est par contre pas positif. Sur le fond, cette magie variée (énergie, illusion, protection, homoncules, …) reste obscure pour le profane (quelle différence avec la runique ?), mais les duels fournissent un spectacle original et vivant.
    Le scénario est peut-être le plus tordu de toutes les séries. Le découpage s’appuie sur des flash back qui freinent la dynamique mais permettent des parallèles séduisants (et sont justifiés par une amnésie) ou des diversions malignes (Orogam/Orogarion).
    Un album riche qui se digère progressivement et bénéficie de l’omniprésence de l’ordre des ombres dans l’histoire, et donc de son inclusion au sein du « grand tout », pour obtenir cette belle note.

    Fradagast Le 16/12/2021 à 17:30:47
    Orcs & Gobelins - Tome 12 - Pest

    12ème tome de cette série originale, sans trame transverse, ni segment d’appartenance.
    Cet album utilise une histoire très « walking dead » pour mettre en valeur les gobelins (accompagnés d’une demi-orque pour le visuel). De jolis surnoms personnalisent bien ces » messieurs » : Vermin, Pest, Stik, Mignon le mal nommé. Le groupe est décrit avec précision, avec des dialogues et des actions bien spécifiques, rendant chaque personnage intéressant. Pour autant, la dureté et la violence de ces 5 voleurs sont omniprésentes et assurent la crédibilité de leurs psychés.
    Les dessins sont nets et précis (le visage de Mignon !) dans une coloration sombre parfaitement adaptée aux goules et aux culs verts. Comme souvent, les scènes de combat ne sont pas toujours claires mais la qualité des visages compense. La narration qui passe par les pensées de Pest permet des perles de frustration et de cynisme. Seule sa sensibilité un peu marquée flirte avec l’anthropomorphisme.
    On a de fait la recette du succès de l’univers des terres d’Arran : culture spécifique, personnages attachants, histoire dynamique. Je constate avec un étonnement croissant que la série « orcs & gobelins », très correcte dès le départ, ne cesse de s‘améliorer. Le scénario un peu attendu limite la note.

    Fradagast Le 15/12/2021 à 20:16:33
    Elfes - Tome 30 - Le Scintillement des ténèbres

    30ème tome dans la meilleure série des elfes, mais son titre le plus faible. En effet le peuple des elfes noirs a bénéficié d’un traitement global de qualité : scénarios rigoureux et précis, analyse psychologique et culturelle de cette race mystérieuse, centrage sur un personnage à la fois représentatif et singulier : Gaw'yn, évolution de ce dernier au fil des tomes. Les dessins sont nets et les couleurs justes, apportant les combats les plus clairs de toutes les séries. Aucun des albums des elfes noirs ne peut certes prétendre au souffle ou à l’émotion de certains titres des elfes blancs ou sylvains, mais la série est cohérente, fiable et élégante. Aucune faille ne venait ternir son éclat, ce que tous les critiques ont mis en évidence, album après album.
    Malheureusement, ce dernier (espérons-le pour le souvenir de cette belle série) album des elfes noirs voit des fissures lézarder son parcours parfait. Des dessins dégradés et des couleurs criardes apparaissent. Notre héros solitaire est affublé de deux elves limitées à un rôle caricatural de provocatrices et de chair à canon. Le scénario est limité sur bien des plans et nous achève avec un grand méchant ricanant et démesuré : il est à la fois vampire, loup-garou, premier elfe, surpuissant, quasi immortel, responsable de la création des peuples elfiques… Seule la description du mythe de la création des peuples elfes vient sauver ce titre d’une déception complète.

    Fradagast Le 13/12/2021 à 20:19:31
    Orcs & Gobelins - Tome 13 - Kor'nyr

    13ème tome de la série la plus surprenante des terres d’Arran. Ce titre met en place une histoire à la fois sensible et politique tout en décrivant en profondeur la culture orque. Le scénario s’appuie sur la problématique éternelle de l’union des clans pour une race conflictuelle, violente et fière. Le sujet est captivant, pimenté de l’habituelle dérive du chef autoproclamé, Kor’nyr.
    Les dessins sombres et précis fournissent la juste atmosphère de ce drame grec. Ils assument aussi parfaitement les habituelles scènes de combat indispensables à une histoire de cette série. Cette dernière a rarement atteint ce niveau de profondeur, notamment à travers le parcours psychologique du conseiller, Viil le mal nommé.
    Il s’agit pour moi du meilleur titre d’Orcs & Gobelins, avec un final amer dans la lignée des tomes 7 (Braagam) et 8 (Renifleur). Il décrit avec passion la spécificité du peuple orc dans toute sa crudité, ajoutant une dimension émotionnelle à travers les doutes de Viil. Un lien avec d’autres éléments de l’univers manque pour atteindre la perfection. Incontournable pour les amateurs de la série.

    Fradagast Le 13/12/2021 à 10:16:47
    Mages - Tome 6 - Yoni

    6ème tome de la plus jeune des séries des terres d’Arran. Cette dernière peine à trouver son style et ce dernier tome n’y change rien : une nouvelle fois, cette série prometteuse sur les sorciers et autres mages se fourvoie. En effet, elle s’attarde à nouveau (5ème tome ?) sur un personnage adolescent en cours d’apprentissage de ses pouvoirs. Or l’attraction de Mages avait trois sources. D’abord la série semblait décrire les acteurs majeurs d’un complot humano-centrique à l’échelle du continent : ce crossover alléchant est en train de disparaître inexplicablement de toutes les séries… Ensuite, Mages annonçait décrire la psyché d’un être complexe et les spécificités d’un ordre magique, éléments qui ont disparu depuis le tome 4. Enfin, la série pouvait, à l’instar d’Orcs & Gobelins, incarner une héroïc fantasy plus sombre et adulte.
    Concernant ce titre, l’histoire rappelle furieusement les combats de robot décrits dans « Real steel » ; appartenant à une génération bercée par les anime originels, j’adhère pleinement au concept, malgré le peu de liens entre cette magie de golems et celle du tome 2. En effet, la figure du golem fonctionne bien, visuellement et même émotionnellement : les dessins sont dynamiques et spectaculaires.
    Les personnages sont attachants, mais on aurait préféré voir grandir Eragan, le mage runique du tome 2. Le titre se termine sur un Canes ex machina émouvant mais un peu trop pratique…Il devient urgent de recentrer cette série, le prochain tome des nécromanciens sera sans doute très bon, mais comme le signalent certains critiques un sentiment diffus d’industrialisation des concepts monte parmi les lecteurs/collectionneurs. La note est sévère, à la hauteur des attentes.

    Fradagast Le 12/12/2021 à 20:00:32
    Nains - Tome 21 - Ulrog de la Forge

    21ème tome de ma série préférée des terres d’Arran, au sein de mon arc favori : l’ordre de la forge. Ce biais explique en partie la note parfaite, mais le titre a réellement quelque chose de mythique. Il permet en effet la réunion de la famille de nains la plus énervée et talentueuse jamais racontée : Redwin et sa descendance. Sur un scénario convenu de duel judiciaire contraignant deux frère fâchés à se retrouver, pousse le 5ème récit sur ces nains colériques et obstinés (pléonasmes ?).
    La connaissance de la famille via les quatre tomes précédents donne un sentiment de continuité et une cohérence à l’arc extrêmement satisfaisants. En découle un plaisir de lecteur au moins égal à celui des premiers albums des Elfes et des Nains. Ce ressenti se nourrit de l’histoire principale et des émotions générées par les deux frères.
    Certains esprits chagrins trouveront les dessins de combat un peu confus et chaotiques, ce qui est le propre de nombreux titres de la série Nains, mais ils insufflent le doute chez le lecteur, nourrissant son inquiétude et sa curiosité. Je préfère m’attarder sur la qualité des visages et des expressions, source des émotions mentionnées précédemment.
    L’intervention finale de la légende des terres d’Arran, papa Redwin, constitue une apothéose qui assoit le caractère indispensable du titre. Ce deux ex machina n’en est pas un, c’est un pater ex furia ! A lire absolument.

    Fradagast Le 11/12/2021 à 19:33:18
    Orcs & Gobelins - Tome 14 - Shaaka

    14ème tome de la série la plus étrange des terres d’Arran, celle dédiée à la chair à canon de tous les rôlistes. La violence de l’album rappelle ce statut et pose l'atmosphère. La violence est en effet consubstantielle à la vie des orcs, comme cela est encore rappelé dans le titre précédent (Kor'nyr). Elle nourrit de sa noirceur l’humeur ténébreuse de l’héroïne. En cela, l’histoire fait écho à la dérive autoritaire et mentale du même Kor'nyr. La profondeur de la série y gagne clairement. Apparté : cette profondeur est plus présente dans chacune des 4 séries que certains critiques le laissent penser, mais a tendance à se raréfier (cf albums récents Elfes et Nains).
    Que le mercenaire soit ici une femme prend tout son sens : une orque est effectivement physiquement supérieure à tout humanoïde citadin. Cependant, sa nature orque est à la fois une évidence visuelle et une incertitude intellectuelle : en quoi le comportement et le phrasé du personnage diffèrent-ils de n’importe quel mercenaire/bourrin dans l’héroïc fantasy ? Ce détail mis à part, le plaisir coupable de suivre ce genre de psyché radicale est là, jusque dans une conclusion bien alignée …
    La série nous fournit à nouveau un bon album de facture classique (au sens noble et artistique du terme), grâce essentiellement à une héroïne badass dont on aimerait découvrir toutes les turpitudes. D’ailleurs cette frustration répétée (cf ma critique du tome 15) que génère la série « orcs & gobelins » devrait interroger son coordinateur : ne serait-il pas temps de rassembler au moins une partie (et pas seulement La Poisse) des personnages survivants des 15 aventures précédentes ?

    Fradagast Le 11/12/2021 à 16:45:28
    Orcs & Gobelins - Tome 15 - Lardeur

    15ème tome de cette série improbable sur les divers culs verts de la terre d'Arran.... et encore une réussite ! Bien sûr l'histoire est une variante du classique "aubergiste/assassin", d'ailleurs déjà utilisé dans le 12éme titre. Mais comme d'autres critiques l'ont déjà écrit à propos de certaines histoires utilisées dans un des 71 autres albums (!!), les scénarios potentiels, notamment dans des albums isolés, ne sont pas infinis.
    La force de l'histoire repose donc comme souvent sur les interactions du groupe, l'humour de ses membres et leur tendresse virile. Ce ressort était également présent dans la compagnie de mercenaires orcs décrite dans l'album 6 (entre autres), mais tellement calqué sur la compagnie noire qu'il en était affadi. Ici l'hétérogénéité du groupe : un vieux, un manchot, un elfe, un gobelin,..., apporte une nouveauté rafraîchissante.
    La clarté des dessins apporte une dynamique à l'action qui n'est pas si fréquente dans la collection. L' efficacité de l'album est pour moi garantie par une double frustration (non je ne suis pas fou !): on aurait vraiment voulu en savoir plus sur les disparus et connaître la suite de l'existence des survivants. Mais on connaît les contraintes du format.
    Un très bon album d'héroïc fantasy classique (au bon sens du terme) qui ranimera notamment les souvenirs de tous les vieux rôlistes spécialistes des traversées de labyrinthes.