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Les avis de - DixSept

Visualiser les 220 avis postés dans la bedetheque
    dixsept Le 26/11/2011 à 18:04:59

    Il est des rencontres qui sont parfois troublantes surtout si l’une d’entre elles prend les traits et l’apparence de la reine Marie-Antoinette morte guillotinée à Paris, le 16 octobre 1793…
    Basée sur un fait (ir)réel survenu à deux anglaises un jour d’août 1901, Annie Goetzinger et Rodolphe développent un one-shoot délicieusement suranné autour de la rencontre improbable de Maud de Brunhoe, veuve richissime et peintre de talent avec le fantôme de la reine Marie-Antoinette.
    Pas de surenchère dans l’horreur ou le morbide mais une douce et mélancolique ballade entre les mondanités d’une richesse veuve des 30’ et l’errance d’une reine martyre qui cherche le repos éternel. Le graphisme quelque peu rigide mais toujours élégant d’Annie Goetzinger fait merveille et Rodolphe sait donner à son scénario une tension et un romanesque tout en retenu.
    Une jolie histoire agréablement racontée et illustrée.

    dixsept Le 13/11/2011 à 11:45:51
    Under - Tome 2 - Goliath

    Il est des albums dont il est possible de regretter l’achat : Under T2 est de cela !
    Surenchères dans le sordide voire le scabreux, incohérences techniques de base – aller voir des égoutiers se balader sans cuissarde - scénario simpliste, cet album est affligeant. Si au moins le suspens était insoutenable mais le scénario est tellement stéréotypé que cela en deviendrait presque risible ; surprenant de la part de Christophe Bec et Stefano Rafaele qui nous avaient habitués à (beaucoup) mieux sur Prométhée.
    Pour amateur uniquement !!!

    dixsept Le 05/11/2011 à 17:43:13
    Valérian par... - Tome 1 - L'armure du Jakolass

    Par la faute de l’infââââââme Jesperiank de Jakolass, Valérian est désormais prisonnier dans le corps de René, alcoolique anonyme et pilier de comptoir notoire... Les chemins de l’Espace sont parfois sinueux, voire un brin tortueux !
    Nous pensions tous que les Portes de L’Ouvre Temps s’étaient définitivement refermées et que Valérian et Laureline vivaient désormais une adolescence heureuse loin de foudres d'Hypsis ou des pays sans étoile. Erreur ! Surgissant des limites connues de la Grande Nébuleuse Dargaud, Manu Larcenet nous rappelle que les vrais héros ne meurent jamais.Exercice délicat que de reprendre une série comme Valérian sans tomber dans le pastiche (pour René ce sera un Pastis !), le spin-off ou la mauvaise copie. Il faut reconnaître que Manu Larcenet s’en tire plutôt bien puisqu’il sait donné le juste équilibre à cet album en développant sa propre interprétation de l’Univers imaginé par Jean-Claude Mézière et Pierre Christin. Sans être un chef d’œuvre inoubliable, l’armure de Jakolass est à prendre comme un bon moment de détente, un tantinet déroutant et un rien jouissif. Et cerise sur le gâteau, en faisant de René Perouillaud le véritable héro de cet album – merci les Shingouzs - Manu Larcenet donne à l’ensemble cette petite pointe d’irrévérence somme toute (très) respectueuse qu’il sied d’avoir pour se démarquer de l’œuvre originelle.
    Ceci dit, ceux qui voudront également s’essayer à l’exercice vont souffrir…

    dixsept Le 01/11/2011 à 16:45:19
    Stalingrad Khronika - Tome 1 - Première partie

    Le camarade Staline veut un film à la gloire de la mère patrie, exaltant le courage des troupes soviétiques lors de la bataille de Stalingrad. Pour cela Kazimir, Yaroslav, Simon et Igor doivent coopérer mais tout les sépare sauf peut-être le camp de rééducation qui les guète s’ils échouent !
    Sur fond de totalitarisme et de Deuxième Guerre mondiale, Franck Bourgereon et Sylvain Ricard nous livrent un bel album qui réussit à mettre la guerre en arrière plan pour privilégier une approche plus personnelle centrée sur les rapports que sont tenus de lier 4 hommes le temps d’un tournage et ce malgré leurs différences et leur l’aversion réciproque. Nulle considération stratégique ou militaire donc mais simplement les ravages et l’omniprésence de la pensée unique qu’imposa Staline … sans oublier la vodka, compagne indispensable au soldat qui lui permet de s’endormir et d’éviter de penser dans cet enfer de glace. L’ensemble est justement et sobrement mis en valeur par le dessin de Franck Bourgeron qui possède toute l’expressivité requise pour traduire les tensions entre les personnages et mettre en évidence la dimension tragiquement théâtrale de ce champ de bataille.
    Un joli album en vérité qui en appelle un autre… normal pour un diptyque !

    dixsept Le 30/10/2011 à 18:26:05
    Les champs d'Azur - Tome 3 - Paris-Madrid

    Théo Fayard est de la race des pionniers et il faut des hommes comme lui pour croire, en 1911, à l’avenir de l’aviation. Mais pour que sa petite entreprise ne connaisse pas la crise, il lui faut un contrat avec l’Armée qui ne s’obtiendra qu’en démontant les qualités de son aéroplane lors de la course Paris-Madrid.
    A l’image d’un feuilleton de 1974 intitulé "Les faucheurs de marguerites", "Les champs d’azur" est une saga sur les débuts héroïques de l’aviation. A travers les destins de Théo Fayard et de Maureen Lowell, Franck Giroud nous livre une rétrospective alliant réalité et fiction sur cette période de conquête. Il y a là tous les ingrédients propres à ce type d’aventure : amour, trahison, argent, défi, égo… pas de surprise donc ! Du classique mais plutôt bien fait.
    Mais au-delà de la maîtrise du scénario, il convient de souligner la qualité du dessin de Luc Brahy qui, sur cet album, a véritablement franchi un cap. Son trait réaliste, sa maîtrise des cadrages aériens et des avions de l’époque donne toute sa crédibilité à cette série. A noter, toutefois des dialogues par trop présents et parfois difficiles à lire !
    Un album bien fait, sans réelle surprise mais sans défaut notoire !

    dixsept Le 22/10/2011 à 18:01:22
    Okko - Tome 7 - Le cycle du feu I

    L’union entre les familles Pajan et Yommo induira un nouvel équilibre dans l’Empire de Pajan qui obligera les familles Bashimon et Akutu à porter allégeance à un nouveau maître. Okko est la 101ème lames de la Garde Blanche qui doit assurer la sécurité et le bon déroulement des cérémonies.
    Hub poursuit sa saga avec une maturité et un brio qui force l’admiration. Les aventures du samouraï déchu prennent une dimension épique qui devrait en faire une grande série. Ainsi, ce 4ème cycle – celui du Feu – est tout simplement superbe de précision, de richesses des couleurs, d’expressivité des personnages et de beauté des décors : un véritable régal pour les yeux. Parallèlement, le scénario tout en faux-semblants est complexe mais reste très lisible et d’une belle intensité.
    Un album parfait et passionnant… à relire en attendant le 2ème tome du cycle !

    dixsept Le 15/10/2011 à 09:43:05

    [ … Que je sois jeune pour toujours et que le tableau vieillisse. ]. Cette phrase - en apparence anodine – va changer à jamais la vie de Dorian Gray, jeune dandy narcissique.
    Qu’est-il possible de dire d’un tel album quand - comme moi – l’œuvre d’Oscar Wilde vous est pratiquement inconnue ? Il vous reste à le juger pour lui-même !
    Graphiquement, cet album est superbe - surtout la version toilée de Canal BD - et même si le trait n’est pas de celui que vous affectionnez, le travail des couleurs, la manière de dessiner (ou de peindre) d’Enrique Corominas et l’interprétation picturale qu’il fait de l’Angleterre victorienne et de Dorian Gray ne peuvent pas vous laisser insensible. Plus vous avancer dans l’histoire, plus l’album devient sombre, oppressant à l’image de la déliquescence dans laquelle notre élégant décadent semble s’enfoncer avec délectation.
    Au-delà de l’histoire, au-delà du dessin, il y a donc la lente descende vers la folie destructrice d’un homme qui n’aimait que lui-même et l’image que lui renvoyaient les autres. A la fois fable métaphorique et performance graphique de grande qualité, l’album d’Enrique Corominas vous interpellera obligatoirement.
    Un album qui se regarde au moins autant qu’il se lit…

    DixSept Le 09/10/2011 à 18:46:56
    Airborne 44 - Tome 3 - Omaha Beach

    5 juin 1944, au large des plages Normandes. Dans quelques heures, Gavin va débarquer à Omaha Beach. La peur au ventre, il se souvient de cet été 1938, où il découvrait la beauté de la Normandie au travers des charmes de Joanne …

    Autres lieux mais même guerre pour ce second cycle d’Airborne 44. Après les Ardennes, nous voici sur les plages normandes pour l’un des moments les plus importants de la Deuxième Guerre mondiale.
    Philippe Jarbinet, poursuit sur la voie qui est la sienne, l’histoire d’anonymes que les évènements malmènent mais qui nous font croire en une Humanité meilleure. Ici, nous suivons les traces de Gavin Jentro, jeune mécanicien américain qui revient sur les lieux de ses premiers amours… mais la Normandie de 1938 n’a plus rien à voir avec l’enfer de ces derniers jours du printemps 44. Philippe Jarbinet possède, comme Jean-Pierre Gibrat, cette qualité qui lui permet de transformer des gens ordinaires en héros. Toutefois, pas d’acte héroïque mais la simple intention (ou conviction) de faire ce qui est nécessaire suffit à rendre ses personnages terriblement attachants et humains. Le choix des couleurs, le sens de l’ellipse, le rythme donné aux scènes du débarquement, la mort qui rode désormais sur les routes du bocage normand… tout ceci concoure à donner une réelle intensité à cet album. Parallèlement, le trait réaliste et le recours aux couleurs directes renforcent l’humanité et la quotidienneté de l’histoire qui nous est racontée… tout comme son horreur.

    Un bel album... à lire absolument.

    DixSept Le 08/10/2011 à 12:12:09

    Après 9 ans d’attente, Luc Brunschwig et Laurent Hirn nous livrent, en l’espace de 3 mois, deux suites au "Pouvoir des Innocents".
    "L’Enfer est ici" poursuit l’histoire 6 mois après le drame qui couta la vie à 508 personnes ! Mais avec Luc Brunschwig, les évidences ne sont pas de mise et derrière la quête de vérité de Joshua Logan, le lecteur se trouve confronté aux interrogations de Jessica de Ruppert et aux agissements de la mafia locale pour dissimuler certains évènements.
    A travers l’arrestation de Joshua Logan et ses multiples rebondissements, Luc Brunschwig aborde – par petites touches successives - le fonctionnement de notre société. Il nous amène – à travers l’humanité de ses héros - à nous interroger sur les travers de nos comportements. La manipulation, l’honnêteté en politique, les lobbyings et ses dérives, l’extrémisme politique et sa récupération…. Autant de thèmes qui trouvent dans notre actualité quotidienne des échos pour le moins troublants. Il n’y a pas de prosélytisme chez Luc Brunschwig mais plutôt le souci de nous faire réfléchir à des thématiques qui semblent lui tenir à cœur ! Et ceci est fait en toute simplicité, sans effet de style mais avec les images justes et les cadrages adaptés. Sur ce dernier point, l’apport de Laurent Hirn est primordiale à l’album dans la mesure où son travail de mise en scène s’apparente étrangement à ce qu’il est possible de voir en salle ou à la TV : c’est propre, net, efficace et captivant !
    Un bémol dans ce concert de louanges : le dessin pourtant plein de qualité de David Nouhaud qui se fond encore trop dans le graphisme des "Enfants de Jessica" … après l’avoir assimilé, il faut qu’il puisse s’en affranchir définitivement.
    Quoiqu’il en soit un nouvel album puissant riche et équilibré… un bien bel album en fait !

    DixSept Le 01/10/2011 à 15:22:40
    Croisade - Tome 6 - Sybille, jadis

    Les marchands du Temple ont encore frappé. Exit donc « Nomade » et vive le retour de « Croisade » avec ce 6ème opus intitulé « Sybille – Jadis ». De fait, il est fort peu question de la gente Dame dans cet album qui nous conte plutôt les pérégrinations et les états d’âme de Gauthier de Flandres face à la secte des Assassins et à la troublante réincarnation du Simoun Dja. Lhianes meurt donc dans les bras de notre héro mais, une dame en chassant une autre, voici que l’énigmatique et sublimissime Sybille d’Aubois entraine son frère sur la route de Hiérus Halem.
    Ce spin-off de Croisade redevient - par les joies du marketing - un cycle (ou la suite !) de la série initiale. Je laisse, aux spécialistes, le soin de se pencher plus doctement que moi sur l’exégèse de ce nouvel opus. Pour ma part, je me contente d’être toujours aussi impressionné par la maestria du graphisme de Philippe Xavier. Quant au scénario, une fois habitué au style de Jean Dufaux et au fait qu’il faille éviter de chercher midi à quatorze heure, il ne reste plus qu’à se laisser envahir par les délices, la violence et la magie du Moyen-Orient où tout est différent pour celui qui ne cherche pas à se fondre dans les sables…
    Graphiquement, un album pleinement maîtrisé qui peine cependant à donner un sens à cette nouvelle aventure de Gauthier de Flandres.

    DixSept Le 22/09/2011 à 21:55:35

    8 mai 1945, l’Allemagne déclenche le feu nucléaire sur la cote Est des Etats-Unis et 2 ans plus tard, après que le Nouvel Ordre Teutonique ait expérimenté une arme biologique sur Manhattan, un mystérieux commando allemand progresse dans la 5ème avenue en ruine. Mais, ce qui ne devait-être qu’une simple mission d’extraction va très rapidement tourner au jeu de massacre.

    Nouvelle uchronie pour le duo Brugeas/Toulhoat qui après avoir exploré - au printemps - les frondaisons de la forêt vierge africaine vient désormais hanter les décombres de la mégalopole nord-américaine.
    New-York 1947 est très justement mis en scène par Vincent Brugeas et ses héros sont plus près du pathétique que de l’héroïque. Loin de faire l’apologie de la virilité guerrière, cet album illustre - à sa façon - ce que la guerre peut faire de pire que ce soit du coté des supposés vaincus ou de celui des présumés vainqueurs. Véritable « street movie » post apocalyptique, cet album nous entraine aux enfers dans un chaos effréné où se mêlent des hommes chimiquement ou viralement modifiés, des soldats perdus, des victimes des circonstances ou de la guerre et … le petit chaperon-rouge !
    Parallèlement, il est difficile de dissocier le scénario de Vincent Brugeas du travail tout en puissance, en mouvements ou en ombres de Ronan Toulhoat. Mais la force de son dessin ne se s’apprécie qu’au regard des études et croquis - somme toute très classiques - du making-off : la précision est dans les décors au trait quasiment technologique… l’impression est dans les personnages au graphisme plus instinctif, privilégiant l’essence au réalisme morphologique.

    Il existe une réelle complémentarité entre ces deux auteurs qui fait toute la singularité et la qualité de cet album. De la BD d’auteurs qui possède une sacrée personnalité.

    http://leschroniquesdedixsept.blogspot.com/

    DixSept Le 06/09/2011 à 21:43:26
    Ella Mahé - Tome 3 - Celle qui n'a pas de nom

    Ella Mahé traverse le désert du Sinaï sur les traces de la Princesse aux yeux vairons. Arrivée au monastère de Saint Catherine, pour consulter un ancien manuscrit d’Ascelin d'Aiguiller, elle apprend que le précieux ouvrage a été dérobé…

    Tout a été dit sur Maryse & Jean-François Charles et l’important dans cet album, comme dans les précédents, est ailleurs.
    Faire intervenir un dessinateur tiers sur les flashbacks historiques constitue un artifice subtil qui renforce la dichotomie présent/passé et facilite l’insertion d’une histoire dans l’histoire. Mais ce subterfuge ne peut pleinement fonctionner que si les deux dessinateurs possèdent des styles, certes différents, mais avant tout complémentaires. Dans le cas présent, le choix de Brice Goepfert (qui préside avec Daniel Bardet à la destinée des chemins de Malefosse depuis 2005) s’avère judicieux tant par la qualité de son graphisme que par le réalisme historique de son dessin.
    A vrai dire et pour la première fois dans cette série, les 36 planches intérieures font (presque) passer les aventures d’Ella Mahé au second plan. La raison en est double : d’abord, le dessin de Brice Goepfert submerge le lecteur par sa force et sa précision ; ensuite le récit très introspectif de l’épopée d’Ascelin d’ Aiguiller interpelle indéniablement : sûre de ses certitudes envers ceux qu’il était venu combattre, il prend progressivement la mesure du chemin qu’il lui faut encore parcourir pour pouvoir assumer ses choix même les plus douloureux.

    Un bien bel album qui permet d’aller au-delà de la simple lecture récréative... Certainement l’album le plus abouti de la série.

    DixSept Le 03/09/2011 à 20:06:47
    Vents contraires - Tome 2 - Moissons rouges 2/2

    Le land-grabbing est une réalité économique et au-delà de l’indépendance agro-alimentaire affichée, il y a d’autres enjeux : stratégiques et financiers… De quoi attiser bien des convoitises !

    Sur ce constat, Régis Hautière développe un scénario sans à-coup, ni temps mort. Ce véritable thriller impose son rythme en se jouant judicieusement des séquences d’action et de narration et en disposant ça et là quelques indices qui emmènent progressivement le lecteur vers le dénouement final. C’est fluide avec juste ce qu’il faut de faux-semblants pour maintenir le suspens. Coté graphique rien à dire, le dessin d’Ullcer sait rendre compte de l’épaisseur que Régis Hautière donne à ses personnages. Tout juste regretterais-je un petit manque de fluidité dans les séquences d’actions.

    Un album complexe et captivant qui pousse à en savoir plus sur un sujet émergeant qui façonnera le monde de demain...A lire.


    http://leschroniquesdedixsept.blogspot.com/

    DixSept Le 02/09/2011 à 21:06:28
    L'apogée des dragons - Tome 1 - L'héritage ancestral

    La deuxième Guerre mondiale s’achève en Europe. Mais dans l’ombre, l’ordre des Dragons et le peuple de Thulé continuent leur combat millénaire…

    Présenté comme le spin off de l’Ordre des Dragons, cette nouvelle série en est en fait la suite… mais désormais Eric Corbeyran en écrit le scénario.
    Exercice périlleux et délicat que de reprendre une telle série mais force est de reconnaître que le prolifique Eric Corbeyran se fond parfaitement dans l’univers de Jean-Luc Istin … aussi la continuité de l’Ordre des Dragons est-elle préservée.
    Le changement dans la continuité pourraient dire certains et il n’y a pas à s’en plaindre ! En effet, « L’héritage ancestral» est, certes, un album de transition mais il offre une densité qui met rapidement en place ses personnages et rentre directement dans le vif du propos. A priori, nous devrions rapidement en savoir plus sur les membres de la Loge de Thulé et sur les Promères… mais gageons qu’Eric Corbeyran saura distiller ses effets avec parcimonie afin de maintenir le suspens et nous offrir un nouvel album, aussi riche et bien construit que celui-ci !
    Pour Denis Rodier, l’exercice est plus facile car après la brève incursion d’Elia Bonetti, il retrouve ses personnages. Et le résultat est des plus convaincants puisque les 46 planches qu’il dessine et met en couleur sont d’une grande qualité : tout est pensé et maîtrisé… Dès lors, il est difficile de trouver à redire… tout juste serait-il possible de regretter un (très) léger manque de fluidité dans certaines postures ou mouvements !

    Un nouvel opus qui ouvre ce cycle sous les meilleurs auspices !

    DixSept Le 28/08/2011 à 18:54:13
    Zombillénium - Tome 2 - Ressources humaines

    Ce n’est pas parce que Francis von Bloodt est un vampire et qu’il dirige un parc d’attractions peuplé de créatures d’outre-tombe qu’il ne doit pas appliquer les dernières innovations en matière de management !

    Traiter le monde de l’horreur et de l’épouvante comme une « business story » a quelque chose de déroutant ! Pourtant l’exercice semble réussir à Arthur de Pins qui, avec « Ressources humaines », signe un album au style et à l’humour particulier.
    L’air de rien, ce 2ème opus traite de thématiques très actuelles qu’il est rare de voir développer (surtout de cette manière) dans une BD grand public : la mort, le monde de l’entreprise, l’ostracisme.... Ainsi, sous couvert de nous faire découvrir les coulisses quelque peu particulières d’un parc thématique qui ne l’est pas moins, Arthur de Pins nous donne sa vision des choses. C’est léger (album grand public oblige !), drôle (le curé et l’humour pince sans-rire de Sirius sont irrésistibles) sans pour autant être superficiel et/ou moralisateur.
    Reste le dessin (si) particulier d’Arthur de Pins, (trop) technologique, (trop) lisse et (trop) géométrique…

    Une série qui joue de l’humour et du morbide en utilisant un registre et un graphisme qui lui donnent toute sa spécificité et … son intérêt.

    DixSept Le 27/08/2011 à 17:57:19
    La contessa - Tome 1 - Slow play

    Une croisière de luxe pimentée d’un tournoi de poker doté de 15 M€ en cash… voilà de quoi attiser bien des convoitises. Quant à la signora di Giovanni, est-elle ici pour jouer les mondaines de service ou, plus prosaïquement, pour affaire ?
    Graphiquement parlant, il est certain que cet album est en retrait de ce qu’Herval à produit avec Tiffany. En effet, si les traits de la Contessa sont (globalement) bien maîtrisés, il en n’est pas de même pour la kyrielle de personnages de second plan. Mais gageons que ce petit monde saura prendre ses marques dans le(s) prochain(s) album(s)…
    Parallèlement et c’est un surprise puisque Crisse n’en est pas à son coup d’essai, le scénario manque de réelle consistance : seul la fin de l’album ouvre des perspectives intéressantes. Une telle histoire aurait pu (sans problème) tenir sur 2 albums ce qui aurait (peut-être) permis de donner un peu plus d’épaisseur aux personnages en allant au-delà des stéréotypes et de complexifier l’intrigue au prix de quelques digressions judicieusement orchestrées.
    Un premier album qui doit d’abord affirmer son style afin de trouver son public et qui aurait pu faire l’économie d’une campagne de lancement quelque peu surdimensionnée…

    DixSept Le 27/08/2011 à 17:46:02
    Spyder - Tome 3 - Old School

    Au cours d’un échange d’agents secrets, Jonah Bao fait la connaissance d’une ancienne gloire du MI 6, amateur d’Aston-Martin…
    Le 3ème opus de la série prend quelques consistances au niveau du scénario et globalement l’histoire est conforme à ce qu’il est possible d’attendre de ce type de série : actions, adrénaline, jolies filles, coéquipier(e)s modèles et chef intransigeant … mais paternaliste.
    A l’instar des grandes productions hollywoodiennes, c’est efficace et bien fait et qu’on le veuille ou non cela permet de se délasser quelque peu sans se prendre la tête.
    Il convient de noter la présence d’un vaisseau extra-terrestre à la planche 19 … allez savoir pourquoi !

    DixSept Le 21/08/2011 à 17:19:10
    Talisman - Tome 3 - Le Chaperon Rouge

    Il est dit que les contes ont toujours une part de réalité … à moins que ce ne soit l’inverse ! Aussi, la jeune Tara devra, pour sauver son père, aller au-delà des apparences pour faire le lien entre le coma dans lequel il est tombé, le mystérieux carnet dont il est l’auteur et le monstre qui hante de nouveau la forêt…
    De manière très classique, la trilogie Talisman s’articule en 3 temps : la découverte (tome 1 : Le grimoire des souhaits), l’explication (tome 2 : Dans une sombre forêt) et le dénouement (tome 3 : Le chaperon-rouge). Rien de révolutionnaire en soi mais il convient de souligner que la chose est bien faite et ce sans aucun excès…François Debois réussit à entrainer jeunes et moins jeunes derrière Tara et le monde magique de ses parents et cet album possède un petit coté transgénérationnel qui n’est pas dénué d’intérêt.
    Autre atout de la série, le graphisme de Montse Martin dont la qualité vient de nous être confirmée dernièrement dans le très remarqué Curiosty Shop. Que dire à propos du trait de cette dessinatrice venu d’outre Pyrénées qui ne l’ai déjà été : rien… sinon qu’il possède (ici) la naïveté qui sied parfaitement à cette histoire.

    Une trilogie réussie dont le final, à défaut d’être ensorcelant (comme l’annonce le sticker sur la couverture), est pour le moins inattendu.


    http://leschroniquesdedixsept.blogspot.com

    DixSept Le 16/08/2011 à 17:28:46
    Le baiser de l'Orchidée - Tome 1 - Livre I - Apadana

    Quel peut être le dénominateur commun entre une mystérieuse voleuse de statuettes perses, deux homicides fleuris et un riche milliardaire de Florida Keys ? De primes abords rien ! Sauf peut-être 3 orphelins que le destin semble vouloir réunir de nouveau …

    Voici un bel album qui sait vous plonger progressivement dans un univers calqué sur ce que les grands polars hollywoodiens d’après guerre ont fait de mieux. Tout est là : d’exquis cadavres, des jeunes femmes très… glamour(s), des (ex)flics ambigus et un rien cyniques, un milliardaire mégalomane, un fils adoptif visiblement mal dans sa peau et … des protagonistes indiciblement liés ! Avec une telle matière, Micael O’Griafa a su concocter un scénario solide avec une intrigue peut-être convenue (pour ne par dire classique) mais terriblement efficace et taillée au millimètre près …
    L’album doit également beaucoup au dessin de David Charrier mais au-delà d’un graphisme sobre et stylisé, c’est la mise en couleur qu’il convient de souligner et qui vous plonge dans cette ambiance particulière qui fait le charme de l’album.
    Reste à attendre patiemment la suite de ce diptyque…

    DixSept Le 12/08/2011 à 17:59:09

    200 propositions pour sortir les Etats-Unis de l’impasse sociale, telle est le "New Deal" que Jessica Ruppert veut proposer au Congrès américain. Mais le changement est trop radical même pour une Amérique au bord de l’implosion ; à la nécessité de redistribuer les richesses d’un pays en crise répond l’immobilisme réactionnaire de ceux pour qui l’ordre des choses ne doit pas être troublé.
    Un album (trop) court où graphiquement, le réalisme de Laurent Hirn sait parfaitement rendre compte de l’existence somme toute très ordinaire de la plus part des personnages et de la réalité du monde dans lequel ils évoluent. Toutefois, la (relative) candeur du trait et surtout la mise en couleur l’empêchent d’exprimer pleinement l’animosité ou la violence qui habite certains personnages ou caractérise certaines scènes.
    Mais au-delà des protagonistes, c’est le contexte dans lequel ils évoluent qui donne toute sa force à cette histoire. En à peine 40 pages, Luc Brunschwig nous livre un scénario qui trouve dans l’actualité anglo-saxonne un écho pour le moins troublant. Au-delà de sa propre perception du devenir des Etats-Unis, il est vraisemblable que Luc Brunschwig s’inspire - pour une large part - des récents évènements d’Outre-Atlantique et de la fin de non-recevoir auxquelles se heurtent les avancées sociales voulues par les Démocrates…"Les enfants de Jessica" semble vouloir dépeindre les limites d’un libéralisme qui depuis un soir de novembre 89 semblait être le seul modèle économique possible. Mais sa propension à vouloir capitaliser ses bénéfices tout en mutualisant ses pertes…pourrait lui être fatale !
    Un album qui une fois lu, impose (volontairement ou non) une certaine introspection sur notre développement économique et social à l’aube du XXIème siècle.
    A lire.

    DixSept Le 01/08/2011 à 21:44:04
    Reconquêtes - Tome 1 - La Horde des vivants

    Face aux incursions de plus en plus meurtrières des Hittites, callipides, cimmériens et sarmates reforment la redoutable "Horde des Vivants" et partent à la reconquête du territoire scythe.

    Les éditions Le Lombard devraient frapper fort avec cette nouvelle série (prévue en 4 volumes). En effet, même si Sylvain Runberg prend quelques libertés avec la réalité historique en ajoutant un soupçon de mythologie et certains anachronismes zoologiques, son scénario demeure parfaitement crédible. Par ailleurs et sans trop vouloir intellectualiser la chose, ce 1er album possède une dimension « sociologique » assez surprenante dans la mesure où le scénario s’attache à nous décrire les moeurs des peuplades scythes et la fragile alliance que 3 clans sont obligés de nouer pour pouvoir survivre… car au-delà de la force et de la cruauté requise pour combattre l’ennemi, il y a la nécessité de le comprendre pour pouvoir le vaincre.

    Parallèlement, grâce à un dessin au réalisme d’une rare précision et à une superbe mise en couleur (aquarelles et encres de couleur) François Miville-Deschênes réussit une véritable prouesse graphique. Un bémol cependant, le format ! En effet un 25x35 aurait permis une meilleure mise en valeur du dessin… en attendant un TT en 30x40 !

    Un album dense et parfaitement équilibré qui offre une superbe fresque historique et nous entraînent, sans ménagement, dans une guerre sans pitié aux confins de l’Asie mineure…

    A lire et à apprécier.

    DixSept Le 29/07/2011 à 22:20:43
    Succubes - Tome 2 - Roxelane

    Depuis la nuit des temps, les filles de Lilith œuvrent dans l’ombre et influencent ceux qui président à la marche du Monde. Roxelane, l’une de ces divines Succubes, a jeté son dévolu sur Soliman, maitre d’Istanbul et des Sept Mondes.
    Partant de l’histoire (vrai) d’Alexandra Lisowska, jeune esclave slave qui devint l’épouse légitime de Soliman le Magnifique, Thomas Mosdi imagine une digression toute personnelle des desseins qui animèrent cette égérie au sens politique affiné et à la détermination affirmée. Structuré autour d’un récit complet, chaque album de cette série nous entraine dans les arcanes et les alcôves feutrées du pouvoir où le jeu des corps n’est pas que diplomatiques.
    Sur ce deuxième opus, Thomas Mosdi est associé à Adriano de Vincentiis, dont la maestria à se jouer des courbes de la gent féminine n’est plus à démontrer. La maîtrise du trait s’exprime aussi bien dans les décors que sur les corps et peut-on tout juste regretter un sur-lignage par trop marqué des contours des personnages. Quoiqu’il en soit, la prédilection que semble afficher de Vincentiis pour les naïades rousses aux courbes voluptueuses est un véritable ravissement pour les yeux et l’on se prend à rêver d’un 3ème opus dessiné par Giovanna Casotto !
    Hier, les heures sanglantes de la Révolution française ; aujourd’hui, les faste de l’Empire ottoman, "Succubes" fait le parti d’accorder au sexe dit faible (!) un rôle, certes en retrait mais cependant primordial dans le devenir du monde. Et il est vrai que face à des mensurations de rêve associées à un QI de plus de 130, un homme n’est finalement que peu de chose…

    DixSept Le 25/07/2011 à 19:43:49
    Déluge (Pona/Hervás Millán) - Tome 1 - Retour

    Les pluies diluviennes ont transformé la Terre en planète aquatique obligeant les humains à migrer aux fonds des océans ou vers l'espace. Après plusieurs siècles d’absence, les migrants des étoiles envoie sur Terre une émissaire bien particulière. Mais la Terre et ses habitants ont bien changé…
    Le 1er opus de ce diptyque annonce d’emblée la couleur : jolie fille, gros méchants, société en déliquescence et combats musclés mais cette efficacité n’est pas dénuée d’humour et de cynisme. Cependant, l’intérêt de l’album réside principalement dans le dessin de Jesùs Hervás Millán avec des décors pleinement maîtrisés, une galerie de portraits impressionnante et des monstres hideux à souhaits … une mention particulière à Normaé, la sidérante pin-up sidérale (!). Et même si certaines planches apparaissent fortement inspirées par certaines grandes productions hollywoodiennes (Water World, La Menace fantôme, Abyss….), l’ensemble s’avère convaincant.
    Un album efficace au graphisme particulièrement réussi qui joue intelligemment des codes du genre sans pour autant en abuser.
    A lire.

    DixSept Le 23/07/2011 à 19:30:04
    Lost Atlantide - Tome 3 - Abel et caïn

    Trois hommes et trois femmes sont victimes d’étranges visions dont le dénominateur commun semble être l’ile de Santorin. Hallucinations collectives ou phénomènes de réincarnation, toutes les interprétions sont permises dès lors que ses illusions sont en relation directe avec la mythique Atlantide.
    "Lost Atlantide" développe un scénario complexe en jouant sur deux niveaux de narrations. D’une part, les visions des six protagonistes qui donnent un récit datée à la dimension homérique (!) et d’autre part, la lutte très contemporaine que se livre "Limbrius" et Atlantes. Néanmoins, il convient de reconnaître que les allers et venus présent-passé, inhérents à la structuration du scénario, peuvent devenir fastidieux et perturbants mais permettent d'apprécier pleinement l’interprétation que Thomas Mosdi donne de la légende de l’Atlantide
    Toutefois et malgré un scénario original, l’ensemble pêche par l’hétérogénéité de son dessin et l’imprécision de certaines cases d’autant plus surprenantes que nombre de planches apparaissent globalement maîtrisées !
    Finalement, une série plus intéressante que le premier album ne le laissait supposer …

    DixSept Le 08/07/2011 à 21:41:26
    Sambre - Tome 6 - La mer vue du Purgatoire...

    La mort est parfois facétieuse… alors qu’elle se dérobe devant Julie, elle fauche sans ménagement les côtes irlandaises à l’occasion d’un naufrage ou d’une épidémie de mauvaise fièvre.
    La mort, la douleur, le tourment ou la souffrance prennent, avec le dessin d’Yslaire, une dimension esthétique pour le moins fascinante. Aussi, au-delà d’un scénario dans la plus pure tradition romantique, cette saga porte en elle toute les qualités de ce que d’aucun qualifierait d’œuvre majeure.
    Cet album est ce ceux qui captivent littéralement le lecteur. Aussi, ce dernier ne peut qu’être touché par la justesse et la fragilité d’un trait qui sait si bien mettre à nue l’âme tourmentée de ses personnages, rendre palpable les embruns d’une mer déchainée ou la mélancolie qui étreint Julie.
    Sambre est de ces albums qu’il faut savoir attendre !

    DixSept Le 03/07/2011 à 19:00:44
    Ghost Money - Tome 3 - Mourir à Dubaï

    Ignorante du secret dont elle est dépositaire et de la traque dont elle fait l’objet, Chamza va devoir affronter une réalité dont elle était, jusqu’à ses 28 ans, mystérieusement préservée…
    Album à l’esthétique travaillée qui doit une grande part de son succès à la parfaite maitrise des cadrages et du dessin de Dominique Bertail, tout l’intérêt de la série repose désormais sur la qualité de son scénario et (surtout) sur la manière dont Thierry Smolderen fera évoluer ses personnages.
    A suivre donc …

    DixSept Le 03/07/2011 à 18:42:53
    Prométhée - Tome 4 - Mantique

    Chaque jour à 13h13, le glas sonne pour une humanité qui n’appréhende pas encore l’imminence sa fin !
    Si les liens et les causes des phénomènes relatés dans les albums précédents apparaissent désormais avec plus d’évidence, le dénouement reste toujours envelopper de mystère. Christophe Bec en scénariste de talent qu’il est, livre de plus en plus d’indices mais sans pour autant donner à ses lecteurs de réelles certitudes… un suspens découpé au cordeau, monté comme une superproduction hollywoodienne …du grand art.
    Belle maîtrise également au niveau du dessin dans la mesure où il peut-être osé de faire se succéder 3 dessinateurs sur un même album ! Mais là encore beaucoup de réussite (et de talent) car si des différences sont perceptibles, elles n’en altèrent pas pour autant la lecture.
    Série (très) ambitieuse donc que Prométhée tant dans son scénario que dans son approche graphique… mais à vaincre sans péril…

    DixSept Le 03/07/2011 à 18:39:15

    Au milieu d’un hypothétique désert dans un hôtel surgit de nul part, quelques survivants rejouent bien malgré eux "Roméo & Juliette" d’un certain W. Shakespeare !
    Album métaphorique sur les désastres écologiques qui nous guettent, "Julia & Roem" n’évite pas l’écueil un certain intellectualisme du scénario et même si le graphisme est toujours aussi superbe, il ne suffit pas de décliner Shakespeare pour faire un bon album.
    Il m’en demeure pas moins qu’Enki Bilal possède cette capacité à nous emmener là où bien peu oserait le faire.

    DixSept Le 03/07/2011 à 11:37:27
    L'héritage du Diable - Tome 2 - Le Secret du Mont-Saint-Michel

    Et si la mystérieuse Juliette se trouvait être la clef de l’énigme (tant convoitée) qui permettraient aux rosicruciens ou aux nazis de devenir les héritiers du Diable ?
    La relecture de Rennes-le-Château montre que ce nouvel album s’inscrit dans une continuité solidement pensée et pleine de rebondissements. A l’évidence, Jérôme Félix nous a concocté un scénario (globalement) cohérent et (murement) réfléchi.
    Pour ce qui est du graphisme, il faut reconnaître que le dessin de Paul Gastine est d’un réalisme redoutable lorsqu’il s’agit de traiter des décors où d’aborder la plastique (et les toilettes) de la mortelle Emma ou de l’énigmatique Diane. Toutefois, une telle efficacité fait parfois défaut à la gent masculine…
    Un bel album (comme le précédent) qui se lit avec plaisir.

    DixSept Le 26/06/2011 à 14:29:50
    Svoboda! - Tome 1 - De Prague à Tcheliabinsk

    Soldats sans illusion d’une armée sans pays ; ballotés dans une Europe en guerre qui ne sait que faire d’eux, Jaroslav ChveÏk et ses compagnons d’infortune doivent traverser une Russie en proie à sa Révolution pour embarquer vers la France … à Vladivostok (!)
    Au travers des destins croisés de Jaroslav, Pepa ou de la belle Nora, Kris sait prendre le temps de nous décrire l’existence de ceux et celles qui, quelque part, firent l’Histoire de ce début du XXème siècle.
    Au gré des pages, à la faveur d’un souvenir ou d’une relecture de note … le réalisme du dessin de Jean-Denis Pendanx sait lui aussi rompre la linéarité du récit grâce à une mise en couleurs qui se joue du temps présent et des différentes séquences du passé.
    Un récit un rien cynique et désabusé sur les déboires et les vicissitudes méconnus de cette division perdue.
    A lire et à suivre.

    DixSept Le 26/06/2011 à 14:00:08

    Le destin de Janet Burroughs a quelque chose d’inéluctable et de poignant car, à l’évidence, ce continent dévore ceux et celles qui, malgré une bienveillante maladresse, ne peuvent le comprendre.
    Impression confuse donc pour cette histoire africaine qui use (peut-être trop) du style indirect et qui, malgré une indéniable qualité du dessin et des illustrations, ne reste que sur des impressions et des perceptions somme toute très européennes.
    Il semblerait que l’Afrique ait hypnotisé notre héroïne avant de la dissoudre en son sein.

    DixSept Le 19/06/2011 à 12:14:06
    Bourbon Street - Tome 1 - Les fantômes de Cornelius

    Alvin a un rêve ! Pouvoir enfin jouer à Carnegie Hall … Mais pour cela, Alvin a besoin de son ami Cornelius, trompettiste prodige disparu mystérieusement en 1948.
    En jouant subtilement des flashbacks pour rythmer et couper la linéarité de son récit, en allant même jusqu’à faire venir - en guest star - le fantôme bienveillant de Louis Armstrong, Philippe Charlot réussit là un superbe (premier) scénario. Dans le même temps et sur le même tempo, le graphisme réaliste et intimiste d’Alexis Chabert transpire le swing à chacune de ses planches, sans pour autant dessiner une seule note de musique !
    Dès la première page, "Bourbon Street" vous emmène avec lui : histoire d’amour et d’amitié, de femmes disparues ou d’amis partis... cet album (se)joue des thèmes qui firent les plus beaux standards du Jazz !
    Hey, Alvin ! What Are You Doing the Rest of Your Life ?

    DixSept Le 13/06/2011 à 12:59:11

    Bastien Vivès possède la particularité de vouloir s’intéresser à la complexité des rapports humains. Aussi, grâce à un graphisme épuré (parfois calligraphique) parvient- il à concentrer son dessin sur l’essentiel afin de mettre en évidence les émotions de l’instant. Ainsi, son dernier album constitue un véritable exercice de style et il convient de reconnaître que les 198 planches qui nous racontent de la vie de Polina Oulinov se lisent sans aucune difficulté.
    Toutefois, cet album - avec un art consommé de l’ellipse - est peut-être (délibérément !) passé à coté de certaines choses et sa linéarité narrative met en évidence un singulier manque de rythme … Mais à l’évidence ce n’est pas la préoccupation de Bastien Vivès qui s’attache plus à l’essence du geste qu’au rythme du mouvement !
    "Polina" reste cependant un bel album intimiste...

    DixSept Le 12/06/2011 à 13:40:26
    Sophia (Paquet) - Tome 3 - Fiat Lux

    Jusqu’ici le superbe graphisme d’Adriano De Vincentiis sauvait cette série délibérément axée sur les déboires d’une superbe créature à la sensualité (très) développée
    Mais De Vincentiis ayant décidé de suivre d’oniriques Succubes, Paquet voulait vraisemblablement terminer cette série !
    Mal lui en a pris car « Fiat Lux » n’a rien à voir avec les 2 albums précédents. Ni le graphisme, ni le scénario ne parviennent à sortir ce dernier opus du naufrage.
    L’album de trop !

    DixSept Le 04/06/2011 à 22:39:32

    Que feriez-vous, si un matin, vous possédiez le visage d’un autre et que désormais les femmes se retournent sur vous avec le regard qui brille ?
    Alors que certains auraient profité de la situation pour refaire leur vie en Amérique ou en extrême Orient, Raoul Cerisier cherche simplement à retrouver la sienne. Assailli par un flot d’interrogations quotidiennes mais terriblement existentielles, cet homme jusqu’ici sans histoire va devoir donner un sens à sa vie et faire face à l’incongruité de la situation et aux tentations qu’elle génère. Ecrit et dessiné sobrement et simplement, cet album ouvre sur des perspectives que le lecteur est loin de soupçonner en commençant sa lecture !
    En ces temps où le genre fantastique se cherche dans une surenchère d’effets, cet album au surréalisme désuet est une véritable bouffée d’air frais.
    Un album tout en finesse et en subtilité, littéralement porté par le graphisme fin et élancé de Cyril Bonin.
    Indispensable !

    DixSept Le 04/06/2011 à 17:55:28
    Voyage aux Ombres - Tome 1 - Voyage aux ombres

    Jeune actrice contrariée, Dyssëry se donne la mort le jour de son mariage ! Mais le voyage au Val des Ombres n’est pas de tout repos et les dangers sont multiples (même pour une morte). Toutefois… il est possible d’y être actrice !
    A la fois drôle et émouvant, ce one shoot est surprenant pour qui ne connait pas le monde de Troy ! A commencer par le dessin (et l’encrage !) de Virginie Augustin, un tantinet impertinent, très épuré dans les expressions et fourmillant de détails dans les décors! Dans le même temps, l’ensemble est parfaitement agencé par Audrey Alwett et Christophe Arleston qui imaginent un enfer quelque peu déjanté où il est même possible de devenir actrice (!)
    Un album morbidement jubilatoire qui constitue un (très) bon moment de lecture.

    DixSept Le 04/06/2011 à 14:57:29
    Fraternity - Tome 1 - Livre 1/2

    La guerre de Sécession fait rage et épargne miraculeusement la colonie de New Fraternity. Mais dans une époque en effervescence, la petite communauté est mise à mal et les tensions internes qui l’agitent, pourraient avoir raison d’elle ?
    José-Luis Munuera et Juan Diaz Canalès savent conter de merveilleuses histoires. Et, en alliant l’idéal utopique de certaines communautés du XIXème aux mystères qui rôdent autour de New Fraternity, ils nous livrent un album qui oscille harmonieusement entre Histoire et Fantastique
    Coté scénario, rien à dire, si ce n’est que ce récit possède l’intensité et la fluidité qui font les grands albums. Graphiquement, le trait de José-Luis Munuera fait merveille : gestuelle des personnages, expressivité des visages ou intensité des regards tout y est ! Parallèlement, la mise en couleur de Sedyas donne rythme et intensité à l'ensemble en se jouant du sépia du passé et des gris brumeux du mystère.
    Un album superbe tout en délicatesse et en non dit !
    A lire absolument et sans retenue aucune…

    DixSept Le 30/05/2011 à 22:02:38
    L'ordre du chaos - Tome 1 - Jérôme Bosch

    De l’uniformité du Monde naîtra le chaos ! Le Bien ou le Mal ne peuvent donc triompher et pour préserver ce fragile équilibre, les « Veilleurs » traversent les siècles en se jouant des hommes (et des femmes !) : Jérôme Bosch sera leur 1er instrument !
    Cette nouvelle série de Delcourt surfe allègrement sur l’engouement actuel pour le mystique et l’ésotérique. .. Malraux l’avait dit « Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas ! ».

    Si le concept de base peut permettre des développements intéressants, le choix de l’Europe en ce début du XVIème siècle est pour le moins étrange ! Jules César, Alexandre Le Grand et bien d’autres furent à la tête d’empires bien plus vastes et unifiés que ce pauvre Philippe le Beau qui ne régna que sur les Pays-Bas et la Castille… Mais ce qui importe, ce n’est pas le rouage mais le contre-rouage (!) : en l’occurrence Jérôme Bosch. Dès lors, il convient d’admettre que Damien Perez et Sophie Ricaume savent parfaitement exploiter l’œuvre du peintre et leur scénario distille progressivement et sans circonvolutions excessives le fil d’une intrigue fort bien montée. Parallèlement, il convient (également) de saluer la manière dont la trajectoire des différents personnages donne toute sa densité et son intérêt à l’album. Au départ, il y a l’histoire (a priori simple) d’un homme sombrant progressivement dans la folie que lui procure son art. Mais, au fil des planches, il apparait comme l’instrument d’un destin qui le dépasse. Ce qui était folie devient sombre machination où tout à chacun se révéle fort différent de ce que d’aucuns auraient pu croire…
    Si le choix de l’époque est discutable, le scénario ne l’est pas et traduit d’une vraie maîtrise tant sur le fond que sur la forme (même si deux ou trois choses posent toutefois question).

    Une mention toute particulière à Geto dont le trait (sombre et torturé), la précision et l’imagination graphique servent parfaitement l’histoire. Là réside la principale qualité de ce 1er opus… car il aurait été dommage qu’un album s’appuyant si fortement sur l’une des œuvres majeures de Bosch ne soit pas graphiquement à la hauteur. Tel n’est pas le cas et il convient de noter la performance. L’inventivité des auteur(e)s sait faire écho à la complexité et à la richesse du tableau du maître.

    La trame de la série étant désormais posée, il sera intéressant de voir en quoi Machiavel ou Charlotte Corday … constituent des « contre-rouages » !
    La suite de la série est donc attendue avec impatience !

    DixSept Le 29/05/2011 à 15:54:44
    Spynest - Tome 1 - Mission 1 :Birdwatchers

    Bond… James Bond ! Vous connaissez ?
    Bien évidemment ! Ce que vous ne savez pas en revanche, c’est comment Ian Fleming en vint à imaginer son héro et quelle fût sa source d’inspiration…
    Un 1er album léger, facile à lire, non dénué d’un certain humour et agréablement dessiné ; les filles sont so sexy, les mecs un rien dépassés et les méchants techniquement très avancés…
    A lire sous un parasol… avec une boisson fraiche.

    DixSept Le 25/05/2011 à 22:01:27
    Jour J - Tome 6 - L'imagination au pouvoir ?

    Mai 1968, pendant que certains cherchent la plage sous les pavés, d’autres dérobent 200 millions de francs à la Banque de France. 5 ans plus tard, l’heure du partage a sonné mais après deux ans de guerre civile, Paris a beaucoup changé !
    L’Histoire reste hésitante sur ce qui se passa réellement le 29 mai 1968 à Baden-Baden mais Fred Blanchard, Fred Duval et Jean-Pierre Pécau prennent le parti d’imaginer que De Gaulle n’est jamais revenu de son entrevue avec Massu.
    Ainsi, le trio développe un scénario à la fois (trop) riche et (très) imaginatif. A partir d’un hold-up ayant mal tourné, il traverse les années 68-73 et nous livre sa vision des choses tout en l’inscrivant dans un réalisme des plus… virtuel. Car tout l’art de ce scénario consiste à faire évoluer des personnalités de notre réalité politique (il faut avoir plus de 40 ans !) dans un univers totalement fictif : faire d’un dénommé François Mitterrand, le 1er président de la VIème République ou d’un certain Jacques Chirac, le cerveau d’un scandale politico-financière… il faut oser !
    A cela s’ajoute une certaine densité d’analyse des évènements qui se traduit par des développements qui ralentissent quelque peu la lecture mais enrichissent singulièrement l’histoire et donnent à l’ensemble une véritable dimension … uchronique. Parallèlement, il existe une vraie recherche sur les décors afin de rendre compte visuellement de la dureté des affrontements et des changements radicaux qui s’en suivirent !
    A ce jeu, M. Fab tire parfaitement son épingle du jeu et se sort honorablement du piège qui consiste, tout en gardant son style, à dessiner des personnages existants ou ayant réellement existés.
    Visiblement le trio Fred Blanchard, Fred Duval, Jean-Pierre Pécau a (re)trouvé toute sa créativité car après le très bon « Qui a tué le Président ?» voici un excellent « L’imagination au pouvoir ».

    DixSept Le 24/05/2011 à 22:10:40

    Un robot programmé pour sauver les Hommes ne peut que constater les limites de sa programmation. Dès lors, la conscience de sa finitude l’amènera vers un choix pour le moins cornélien ! Avec un graphisme et une mise en couleur qui - surtout dans la 1ère partie - traduisent mieux que les mots l’existentialité de ses personnages, Zhang Xiaoyan nous emmène à singulièrement douter de l’intérêt à vouloir sauver l'espèce humaine... Et la réponse apportée par le robot traduit bien toute l’ambigüité de ce sacerdoce !

    DixSept Le 22/05/2011 à 16:53:06
    L'homme qui n'aimait pas les armes à feu - Tome 1 - Chili con Carnage

    Margot de Garine aventurière sans scrupule jette son dévolu sur un pauvre despérado afin de mettre la main sur un mystérieux carnet. Au même moment, son (ex)mari et son (ex)amant - qu’elle a essayés de supprimer - la poursuivent dans l’espoir d’éparpiller son joli derrière aux 4 coins de l’Arizona !
    Avec « Chili con carnage », Wilfrid Lupano nous offre un scénario dont le principal intérêt ne réside pas forcément dans l’histoire elle-même somme toute assez classique pour un western (si l’on excepte le fait que pour une fois le méchant est une méchante!) mais dans sa galerie de personnages : amoureux transis à la limite du crétinisme, aventurière belle en diable et dangereuse à souhait, bandits aux capacités intellectuelles visiblement limitées, indien potier ayant un faible pour les richesses d’autrui, (ex)mari so british et n’aimant pas les armes (!) et ex-amant danois pour le moins perturbé.
    Dans le même temps, Paul Salomone maîtrise déjà son sujet tant au niveau des décors que des personnages dont la physionomie apparaît en parfaite adéquation avec leur psychologie. Dès lors, graphisme et dialogues participent à la définition d’un ensemble cohérent qui donne toute sa spécificité et son intérêt à ce 1er album.
    « Chili con carnage » peu apparaitre quelque peu anachronique dans le paysage du western mais son humour, un rien décalé, dépoussière quelque peu le genre.

    DixSept Le 21/05/2011 à 19:56:27
    Des dieux et des hommes - Tome 2 - Entre chiens et loups

    Quelque part du coté de Pasadena, un homme part rejoindre, Lilith, déesse gourou d’une secte qui prône le retour de l’Homme à la Nature. Bien avant, le Dieux de Mouches jouait au cerf-volant !
    Mais que veut Jean-Pierre Dionnet ? Où veut-il nous mener … ?
    Ce nouvel album, vintage à souhait, à la limite du kitch et sans finalité apparente ne tient que par le graphisme stylisé de Roberto Baldazzini que l’on connaissait pour œuvrer dans un tout autre registre !
    Un 2ème tome encore plus déroutant et décevant que le premier !
    Il faut donc persévérer !!!

    DixSept Le 19/05/2011 à 21:31:03
    La guerre des Magiciens - Tome 1 - Berlin

    En 1936 à Berlin, la jeune Greta Thiel demande à deux anciens amants de sa mère de retrouver cette dernière. Mais dans une ville où les excès même les plus ésotériques sont possibles, cette recherche prendra rapidement une tournure particulière.
    En jouant de l’ambigüité entre illusion et occultisme, Carlos Trillo (décédé depuis peu) et Roberto Dal Pra’ nous proposent un album qui explore la fascination du genre humain pour la magie… quelle soit noire ou blanche.
    Avec une certaine ironie, les deux scénaristes dépeignent un Berlin d’avant-guerre tout à fait crédible et parfaitement mis en image grâce au réalisme du graphisme de Domingo Mandrafina et à la qualité de sa mise en couleur (directe à l’aquarelle !).
    Graphiquement un bel album qui n’est pas sans rappeler l’univers du cultissime « Cabaret » de Bob Fosse.
    A lire !

    DixSept Le 15/05/2011 à 13:56:56
    Le tueur - Tome 9 - Concurrence déloyale

    Intermède cubain pour le Tueur, juste le temps d’exécuter un contrat et de profiter de l’occasion pour (enfin) décrocher et se (re)faire une virginité comme homme d’affaire !
    Moralement répréhensible, l’empathie que peut avoir le lecteur pour le Tuer s’explique : en effet, qui a t’il de mal à regarder un requin s’attaque à d’autres requins ?
    Alliant actions et propos désabusés sur un monde où le pire n’est pas toujours où l’on croit, le Tueur peut porter à une certaine introspection. Toutefois la portée des propos doit être relativisée et le cynisme morbide du Tuer ne vaut que pour les requins de son acabit et non pour la majorité des (petits)poissons que nous sommes.
    Reste un dessin sans fioriture plutôt porté sur l’efficacité que sur les effets graphiques. C’est simple, parfois un peu phraseur mais globalement efficace.
    Un nouvel opus dans la lignée des précédents et qui fait de cette série une valeur sûre.

    DixSept Le 14/05/2011 à 23:07:07
    U-Boot - Tome 1 - Docteur Mengel

    Quels liens entre un U-Boot fuyant la chute du IIIème Reich, une expédition cartographique anglaise remontant l’Amazone au début des 50’s et 2 meurtres à Venise en 2059 ?
    Jean-Yves Delitte gère les 3 temps de cette même histoire avec brio et les évènements sanglants qui se déroulent dans le mystérieux U-boot laissent finalement entrevoir un dénouement qui trouvera certainement des prolongements sur les rives amazoniennes puis sur les bords de ce qui reste du Grand Canal.
    Parallèlement, le dessin est toujours de grande qualité. Un bémol cependant sur la ressemblance des personnages et ce d’autant plus que les productions de Jean-Yves Delitte sont nombreuses en ce 1er semestre.
    Quoiqu’il en soit cet album est graphiquement superbe et l’histoire s’avère propice à de nombreux rebondissements.

    DixSept Le 14/05/2011 à 22:11:45
    Metronom' - Tome 2 - Station orbitale

    Dans un futur liberticide, Lynnn, jeune femme anticonformiste et Floréal Linman journaliste fils à papa recherchent dans une mystérieuse station orbitale le reste de l’équipage d’un vaisseau éboueur. Parallèlement, un mystérieux opuscule circulant sous le manteau inquiéte le pouvoir en place …
    Dans ce 2ème album, les personnages se complexifient et leurs motivations apparaissent plus ambigües au fur et à mesure que les évènements s’enchaînent. En revisitant (avec brio) les codes du genre, Eric Corbeyran nous livre un scénario prenant à souhait et très bien ficelé.
    Coté dessin, Grunn sait parfaitement rendre compte de cette société déshumanisé : choix des couleurs (directes !), densité et réalisme du dessin. Tout concoure à instiller un sentiment d’étouffement et de frustration... Du beau travail.
    Une série qui impose sa puissance et son style et qui ferait un excellent film !

    DixSept Le 10/05/2011 à 21:16:09
    Sergent-major Bowen - Tome 1 - L'homme le plus haut

    1956, à la suite du crash de leur prototype au milieu de la zone 51, Cox et Bowen deux pilotes d’essai du E.L.S.E se retrouvent prisonniers d’Illya Kolev, un mystérieux savant russe (!) qui maîtrise une technologie spatiale très en avance sur son temps.
    Le moins que l’on puisse dire est que Gil Formose frappe fort et ce dès les premières pages. L’action est musclée, les pilotes virils, la gent féminine sensuelle et plantureuse en diable et le méchant vraiment méchant et paranoïaque.
    Coté scénario : c’est simple, à la limite du convenu mais cela fonctionne. Coté dessin, malgré quelque surprenantes imperfections sur les toutes 1ères pages, le trait est vif et précis, les avions toujours parfaitement dessinés et la plastique de Kimberly ou de Livenska devrait donner lieu à des dédicaces torrides.
    Un album qui génère quelques réminiscences auxquelles "Bug Danny ", "Bob Morane" et consorts ne sont pas étrangers !
    Se laisse lire.

    DixSept Le 07/05/2011 à 13:34:32

    En 1948, le jeune état d’Israël fait appel à des pilotes mercenaires pour assurer la défense de son espace aérien et pouvoir survivre. Au cœur de cette époque troublée, Björn pilote de chasse au charisme ravageur passe des bras de Jackie, à ceux de Tipzi ou d‘Oona. Mais au-delà des conquêtes d’une nuit, au-delà des nuages où la mort l’attend, Björn cherche sa rédemption.
    A l’évidence, Yann a su puisé dans l’histoire contemporaine de l’Etat hébreu pour nous livrer un scénario solide et puissant qui, sans oublier l’action et l’aventure, nous entraîne dans une réflexion sur la guerre et les motivations des hommes ou femmes qui la font.
    Parallèlement, le dessin de Juillard, superbe de classicisme, s’associe parfaitement à cette histoire. Tout juste peut-on regretter que la rigueur élégante du trait nuise quelque peu à la fluidité et à l’expressivité des personnages.
    Fruit de la 1ère rencontre de deux monstres sacrés de la bande dessinées contemporaines, cet album est une véritable réussite de sobriété et de justesse.
    A lire sans aucune restriction.

    DixSept Le 07/05/2011 à 13:22:58
    La cité de l'Arche - Tome 2 - Ville tombe

    Anathaël possède t-il un avenir au-delà des murs de Ville Lumière ? Pourquoi vouloir lui faire maîtriser l’hyperception ?
    Au-delà de ces questions, l’attrait de "La cité de l’Arche" se trouve avant tout dans le graphisme parfaitement maîtrisé et si particulier d’Olivier Boiscommun. Parallèlement, le scénario apparaît quelque peu décousu dans la mesure où l’essentiel semble s’effacer au profit de développements qui, certes, sont l’occasion de planches superbes mais qui n’apparaissent pas (encore) essentiels à la compréhension de l’histoire.
    Toutefois, ne boudons notre plaisir à lire cet album !

    DixSept Le 27/04/2011 à 21:37:19
    L'histoire secrète - Tome 22 - Le roi du monde

    De la tentative d’assassinat de Jean-Paul II à la destruction du 747 de la Korean Airlines, le combat des Archontes glisse inexorablement vers sa fin !
    A espérer que le tandem Pecau/Kordey nous prépare un dénouement en forme d’apothéose d’autant plus que les différents protagonistes semblent prêts à jeter leurs dernières cartes dans la bataille.
    En attendant le 23ème (et dernier) album !

    DixSept Le 25/04/2011 à 20:34:58
    Horacio d'Alba - Tome 1 - La République du point d'honneur

    En des temps où ils étaient l’objet de la convoitise de leurs voisins, les États du Nord décidèrent d’instituer une nouvelle gouvernance. Exit les luttes fratricides, les Duellistes sont désormais là pour régler les différents et garantir la paix interne. Mais l’apparente harmonie qui règne désormais n’est que de façade et Horacio d’Alba, duelliste renommé, en sait quelque chose…
    Scénario dense (sans être complexe) utilisant avec talent toutes les recettes d’une bonne intrique, graphisme léché et soigné maîtrisant lui aussi (avec brio) tous les codes actuels du genre, “Horacio d’Alba” est parfaitement dosé et calibré, trop peut-être !
    Toutefois, ne boudons pas notre plaisir à lire cet album d’excellente facture et gageons que Jérôme Le Gris et Nicolas Siner sauront nous livrer un second album de même acabit.

    DixSept Le 25/04/2011 à 17:51:33
    Les sentinelles (Breccia/Dorison) - Tome 3 - Chapitre troisième : Avril 1915 Ypres

    Ypres 1915, l’utilisation du chlore lors des combats va bouleverser le fragile équilibre des forces en présence et faire basculer cette Première Guerre mondiale dans une horreur sans nom…
    Impression toujours mitigée pour cette série dans laquelle Xavier Dorison a pris le parti de dénoncer les atrocités de la guerre… en inventant des (super)héros rédempteurs, mi homme, mi machine. Louable intention mais qui ne fonctionne pas pour l’instant, dans la mesure où les Sentinelles exhalent (même inconsciemment) les valeurs guerrières qu’elles sont censées combattre ! Ni uchronie, ni récit historique, cette série se cherche encore.
    Reste le dessin d’Enrique Breccia qui gagne en maîtrise et en puissance au fil des albums.
    Au final, un 3ème opus globalement décevant !

    DixSept Le 25/04/2011 à 14:31:53
    Carmen Mc Callum - Tome 11 - Nouméa-Tchamba

    Piégée en Nouvelle-Calédonie par l’IA Dommy, Carmen Mc Callum se doit de mener une mission visant à détruire un navire usine appartenant à Christina Ivanov……….
    Dans ce 11ème album de la série, Carmen profite de l’occasion pour s’initier à la realpolitik des années 2050 où écologie et business ultra-libéral ne font pas forcément bon ménage. En mélangeant savamment action présente et virtualité, Fred Duval navigue entre deux mondes, à l’image de son héroïne qui tout en utilisant les technologies les plus avancées n’hésite pas à s’adonner à des techniques beaucoup plus anciennes.
    Pour sa part, le dessin de Emen a maintenant pris possession de l’indestructible hispano-irlandaise pour progressivement y imposer sa griffe… et le résultat s’avère (pour l’instant) des plus concluants.
    Une série qui doucement évolue à l’image de son héroïne qui s’inscrit désormais dans un contexte plus centré sur les problématiques contemporaines que sur l’action pure. Dès lors, Carmen prend une nouvelle dimension plus mature mais également plus désabusée et plus froide !

    DixSept Le 25/04/2011 à 13:34:08
    Curiosity Shop - Tome 1 - 1914 - Le Réveil

    Après la mort de son père, la jeune Maxima Prado se retrouve à Madrid, au centre d’une affaire d’espionnage internationale dont l’enjeu est une mystérieuse machine à crypter.
    Léger mais sans légèreté, ce premier album de Montse Martin et Teresa Valero s’avère être l’une des belles surprises de ce début d’année.
    En effet, en s’appuyant sur certains personnages, “Curiosity shop” s’inscrit (malgré son dessin) dans un réalisme historique prégnant. Ainsi, les prémices de la création d’Israël, l’imminence de la Première Guerre mondiale ou les affrontements coloniaux au Maroc serviront de trame de fond aux aventures de Maxima Prado.
    Parallèlement, le scénario s’avère riche pour ne pas dire dense et Teresa Valero nous offre toute une gamme d’effets de mise en page qui témoignent de sa maîtrise de l’exercice : alternances de brèves séquences d’une ou deux pages (planches 1, 2 et 3...) pour poser l’action et/ou lui imprimer un rythme, juxtaposition de scènes passées et présentes sur une même page ou case en jouant sur les couleurs (planches 6), agencement sur les 2 moitiés (verticales !) d’une page de deux scènes concomitamment (planche 33)…. L’expérience des films d’animation des deux auteur(e)s n’est certainement pas étrangère à leur facilité à jouer de ces effets narratifs (!).
    Coté dessin, Montse Martin possède indéniablement un univers graphique qui lui est propre et son dessin sait allier la naïveté et la simplicité au cynisme, à la maturité ou la complexité. Ajoutons à cela une mise en couleur qui participe comme rarement à la lisibilité du scénario et la compréhension de l’histoire.
    Une 1ère collaboration (sur un album) en forme de réussite.
    En attendant la suite avec intérêt et, déjà, avec une relative… impatience !

    DixSept Le 22/04/2011 à 16:56:45
    Le pape terrible - Tome 2 - Jules II

    Della Rovere est désormais Pape de la sainte Église. Un pape guerrier et outrancier qui ne règne que par la traîtrise et la manipulation.
    Avec ce 2ème tome, Alexandro Jodorowski persévère dans l’excès inutile quitte à sombrer dans le caricatural avec un scénario sans aucune cohérence qu’elle soit historique ou non. Restent le dessin de Théo et la mise en couleurs de Florent Bossart qui sauvent cet album du naufrage !
    Un album qui malgré une certaine esthétique, n’apporte rien !

    DixSept Le 20/04/2011 à 21:26:11
    Des dieux et des hommes - Tome 1 - La fin du commencement

    2047 quelque part sur Terre, 2 dieux se livrent un bien étrange combat….
    Impression contrastée (doux euphémisme) pour ce 1er album.
    Tout d’abord, il faut reconnaître que la (1ère) lecture s’avère étrangement … rapide ! Une fois l’album refermé, la question se pose de savoir ce qu’il reste de ces fugaces minutes de lecture ! Et là, le bilan laisse dubitatif : scénario pour le moins ténu et sans (réelle) cohérence et/ou consistance, mise en couleurs aux choix discutables. Seul le superbe graphisme de Laurent Theurreau semble pouvoir sauver du naufrage cette uchronie rétro-futuriste .
    Et puis, il y a la post-face qui redonne un intérêt nouveau aux 48 planches précédentes. Dès lors, il apparaît évident qu’une 2ème lecture s’impose.
    Et là, tout s’éclaire d’un jour nouveau : la simplicité du scénario devient dépouillement, le trait affirme sa filiation aux Comics et à Métal Hurlant, la mise en couleur transcende un graphisme sobre et dépouillé en une allégorie mégalomane. L’album semble alors d’une évidente… évidence : tout est dans le subliminal de la première impression, dans l’ascétisme du propos, le dépouillement du trait, la simplicité de la gamme chromatique !!!
    Intellectualisation hors de propos ou volonté forcenée à vouloir trouver un sens à un scénario qui n’en a pas quoiqu'il en soit cet album ne laissera pas indifférent et les avis seront sûrement tranchés et les discussion certainement passionnées.
    Au final, cet album est suffisamment en marge de la production actuelle pour que le bénéfice du doute lui soit accordé … Attendons le 2ème opus pour savoir si nous avons à faire à un futur chef-d’œuvre ou à un lamentable come-back commercial !

    DixSept Le 17/04/2011 à 21:29:45

    Des rivages des cotes australiennes aux contrées lointaines de ce vaste continent, les enfants du capitaine Grant continuent leur périlleuse odyssée à la recherche de leur père.
    Ce deuxième album est tout aussi réussi que le premier. L’action y prend un rythme nouveau, les dangers deviennent plus tangibles et la précarité des différents personnages apparaît plus prégnante.
    Le dessin d’Alexis Nesme est toujours aussi riche, précis, minutieux et devient plus souple, plus fluide.
    Au fil des pages, cette histoire prend (graphiquement) une dimension à laquelle même Jules Verne n’avait peut-être pas pensé !
    Un bien bel album !

    DixSept Le 14/04/2011 à 22:02:31
    Special Branch - Tome 1 - L'agonie du Léviathan

    Sur les rives de la Mersey, la découverte d’un corps momifié dans la double coque d’un vieux Steamer est l’occasion pour Robin et Charlotte Molton (éminents membres de la "Special Branch") d’appliquer de nouvelles techniques d’enquête…
    Au fur et à mesure que l’histoire s’installe et que les différents protagonistes prennent place, le fil du récit de Roger Seiter émerge doucement des brunes victorienne qui recouvre le port de Liverpool. S’appuyant sur un scénario solide, Hamo installe un univers graphique dont l’intérêt réside plus dans l’ambiance qu’il créée que dans le réalisme du dessin.
    Ce 1er opus de " Special Branch " constitue un ensemble cohérent, bien construit et agréable à lire.

    DixSept Le 12/04/2011 à 21:36:06
    Philip et Francis (Les Aventures de) - Tome 2 - Le Piège machiavélique

    Suite à l’utilisation intempestive d’un "mondeparalléloscaphe", Philip et Francis se trouvent projeter dans … un monde parallèle où les pissotières ressemblent à des cabines téléphoniques et vice et versa. Diabolical, isn't it !
    Avec beaucoup moins de bonheur et de réussite que dans le génialissime "Menace sur l’Empire", le trio Barral / Veys / de la Fuente s’adonne à nouveau au plaisir du pastiche et de la parodie. Toutefois, ce nouvel album se laisse lire… sans trop de difficultés !

    DixSept Le 03/04/2011 à 18:40:45
    Chambre Obscure - Tome 2 - Tome 2

    Le singulier comportement d’Alma éveille les soupçons de l’inspecteur Leblanc qui ira jusqu’au domaine familial de Nonloin pour dénouer les derniers fils de cette intrigue… familiale !
    Avec ses pages épaisses, son dos toilé et ses couleurs aux nuances volontairement passées, l’album semble faussement contemporain de l’histoire qu’il abrite … Ajoutez à cela, un scénario structuré qui donne une réelle épaisseur aux personnages, un graphisme à l’élégance filiforme qui respecte le réalisme des personnages ou des situations et vous obtenez un album particulièrement intéressant à plus d’un titre.
    Avec "Chambre obscure", Cyril Bonin nous gratifie d'un diptyque singulier, typé en diable, aussi agréable à lire qu’à feuilleter.

    DixSept Le 03/04/2011 à 15:16:28
    Spyder - Tome 1 - Ombres Chinoises

    Depuis 2012 (!) un vaisseau extra-terrestre stationne au-dessus de Hong-Kong. Dans le même temps, de mystérieux anneaux sont apparus permettant, chaque jour à minuit, de se téléporter dans les principales capitales du monde. C’est ainsi qu’en 2019, Cassel, un agent de la DGSE, débarque à Hong-Kong avec une valise contenant le cœur du président de la république…. De quoi laisser perplexe, Spyder, un agent du HK3 qui veille sur la sécurité de la nouvelle capitale du monde.
    En ce début d’année, "Spyder" est la nouvelle série phare des éditions Delcourt et il faut convenir que rien n’a été laissé au hasard puisque Fred Blanchard, Manchu (design des décors !) ou Didier Cassegrain (design des personnages !) sans oublier Sébastien Latour (scénario) et Mr Lab (le dessin) se sont penchés sur le berceau du nouveau-né
    Curieusement et contrairement à ce que laisseraient supposer les premières pages, le scénario d’"Ombres chinoises" tient plus de l’espionnage que de la science-fiction… ce qui peut déconcerter… seulement lorsque la dernière page est refermée car le rythme imposé au lecteur ne laisse que peu de temps à l’introspection : cadrages, graphisme, décors, scénario, tout est tourné vers l’efficacité et l’action.
    Thriller (géo)politique dans un cadre futuriste, ce 1er opus de "Spyder" installe un univers graphique pour le moins réussi même si le scénario s’avère quelque peu simplificateur pour une histoire qui aurait mérité de plus amples développements.
    Quoiqu’il en soit ce premier album est parfaitement calibré…

    DixSept Le 03/04/2011 à 13:15:24
    Spyder - Tome 2 - Dragon céleste

    Spyder (alias Jonah Bao) et son équipe doivent protéger Thom Lee un politicien à l’avenir prometteur mais qui fortuitement se trouve être le dépositaire d’informations touchant de (trop) près au mystérieux Dôme Rouge…
    Si Sébastien Latour reste aux commandes du scénario, Afif Khaled prend en charge le dessin de ce 2ème album. Mais étrangement, "Dragon céleste" reste dans le registre du thriller alors que le contexte tendrait à voir évoluer l’action sur un registre plus futuriste ! Donc, rien de bien nouveau par rapport au 1er album dans la mesure où Sébastien Latour ne semble pas vouloir aborder franchement les raisons et/ou les conséquences de la présence de ce vaisseau extra-terrestre… étrangement inerte !
    Comme le premier, ce nouvel album s’avère donc être (commercialement) parfaitement calibré … mais d’un intérêt tout relatif !

    DixSept Le 20/03/2011 à 20:15:57

    Une tueuse en série sévit sur New-York selon un rituel qui laisse perplexe le FBI et ce d’autant plus que les diverses descriptions de la criminelle ne concordent pas. Seul Martin Cleary, un vieil inspecteur irlandais, voit dans ces crimes l’œuvre d’une certaine Arlana.
    Ce premier opus de la toute nouvelle collection "Dark Night" de Delcourt pose clairement les choses : hémoglobine, paranormal, turpitudes de l’âme humaine … bref de quoi faire des polars bien noirs et bien serrés !
    Pour le "Frisson", le scénario de l’écrivain Jason Starr, sans être original en diable, est cependant solide et ce malgré une surenchère morbide (têtes décapitées, corps démenbrés…). Rites druidiques, comportements sexuels plus ou moins déviants, policier père et mari modèle, vieil inspecteur alcoolique et femmes à la plastique des plus troublantes constituent les ingrédients de base de cette histoire. Sur cette riche matière, Mick Bertilorenzi peut s’en donner à cœur joie notamment avec la gent féminine.
    Un thriller façon comics qui, sans être transcendant, constitue une bonne entrée en matière pour cette nouvelle collection.

    DixSept Le 20/03/2011 à 17:27:15
    Pain d'alouette - Tome 2 - Deuxième époque

    Des pavés de Paris-Roubaix au sommet de Peyresourde, du soleil de Flayssac à la noirceur du bassin de Courrières, les routes de Reine et d’Elie finissent par se rejoindre dans ce plat pays où l’Enfer est pavé au gris de Plouay.
    Avec ce diptyque, Christian Lax nous dépeint, en chassé-croisé, la vie d’hommes et de femmes à qui le vélo fait oublier la noirceur et la douleur du quotidien de la mine en leur offrant de fugaces instants d’oubli et de passion … Mais il y a aussi, en arrière plan, un pays laissé exsangue par la Première Guerre mondiale mais qui vibre chaque année au passage des héros du Tour de France ou qui l'espace d’un week-end pascal, communie avec les forçats de la route.
    Cette histoire simple, banale diraient certains, est transcendée par une mise en couleur étonnante d’humilité et d’à propos et qui, des noirs aux gris, de toutes les nuances de l’orange à celles du brun, de l’aquarelle à la gouache, donne toute sa puissance au dessin et à l’histoire de Christian Lax.
    "Pain d’Alouette", tant par l’humanité de son scénario que par la qualité de son trait et de sa couleur, est résolument en marge de la production actuelle… C’est un véritable plaisir que de lire (de temps à autre) une bande dessinée d’une telle densité graphique et émotionnelle.
    A lire résolument.

    DixSept Le 19/03/2011 à 17:22:48
    La mano - Tome 1 - Montefiorino

    En 1965, à Montefiorino un petit village italien d’Emilie Romagne, 5 jeunes idéalistes éprouvent leur conscience politique et glissent progressivement vers le terrorisme.
    Avec "La Mano", Philippe Thirault et Alberto Pagliaro reviennent sur les années de plomb qui endeuillèrent l’Italie mais sur un registre qui s’apparente plus aux souvenirs d'adolescence qu’à de celui de la lutte des classes.
    Toutefois, à travers Pollice, Indice, Medio, Annulare et Mignollo (les 5 membres de la Mano), nous découvrons les motivations d’une jeunesse qui pour (se) prouver qu’elle existe va radicaliser son engagement politique au risque de se perdre.
    Un album prometteur, sobre et simple dont le graphisme et la mise en couleur privilégient (avec nostalgie) le réalisme des situations.

    DixSept Le 14/03/2011 à 21:44:31
    Les chemins de Malefosse - Tome 19 - Rouge feu

    Bruges 1594, l’avenir du royaume de France se joue à ses frontières et pour chacun des protagonistes, amours, sexe, argent et trahison sont de mises pour assurer la victoire de son camp…
    Lire "les Chemins de Mallefosse" uniquement comme un récit de pure aventure serait une erreur… Il s’agit plutôt d’une chronique qui nous raconte, par le menu détail, les coulisses d’une période charnière dans l’Histoire de France.
    Alors en effet, si l’on n’est pas féru d’histoire ou amateur averti des Guerres de religion (ce qui est mon cas !), il peut y avoir une lassitude certaine à poursuivre la lecture de cette série ...

    DixSept Le 14/03/2011 à 21:29:20
    Uchronie(s) - Tome 1 - Épilogue

    L’Uchronie est à la mode et en passant par Block 109, le Grand Jeu ou bien encore Jour J, les univers parallèles sont désormais légion…
    Le pari d’Eric Corbeyran était pour le moins osé, pour ne pas dire audacieux, 9 albums, 3 univers différents avec un même dénominateur commun : la matière noire et ses surprenantes propriétés.
    Si "Uchronie[s] " s’avère être globalement une réussite, sa lecture est (parfois) compliquée et il peut-être difficile de faire la part des choses parmi les itinéraires croisés de Tina, Charles et Zack dans les méandres de New-York, New Byzance ou encore New-Harlem. … Mais tout l’intérêt n’était-il pas là ?
    Pour sa part, "Epilogue" était attendu comme l’opus final couronnant les 9 albums précédants pour en délivrer tous les secrets. Une désillusion toutefois, dans la mesure où mis à part la manière dont s’enchaînent les 3 cycles, il n’y a aucune révélation sur la vraie nature de la matière noire, les relations entre les différents univers… simplement bénéficions-nous d’une fin, un brin idéalisante et quelque peu moralisante qui laisse présager d’une suite possible !
    Quoiqu’il en soit, cette ambitieuse série pourra être relue dans quelque temps pour en (re)découvrir toute les subtilités !

    DixSept Le 12/03/2011 à 18:10:43
    Achab - Tome 4 - La jambe d'ivoire

    Depuis plusieurs décennies, Moby Dick nargue Achad Hawthorne. Et même si en ce jour de novembre 1845, ce dernier pense avoir définitivement terrassé le diabolique cachalot blanc, le cours des choses en décidera autrement...
    En créant un prologue au fameux roman de Melville, Patrick Mallet s’attaquait un monument de la littérature Nord américaine. Cependant, force est de constater que l’exercice est (plutôt) réussi et que ce jeune dessinateur illustre avec talent un pan de l’histoire maritime de cette fin du XIXème siècle.
    Si le graphisme et l’abondance des dialogues peuvent dérouter, il y a dans cette série (et plus particulièrement dans le dernier album) une intensité et une densité qui traduisent parfaitement une époque mais également (et surtout !) l’état d’esprit d’un marin dont les obsessions lui firent accomplir ce que peu d’hommes eurent osé entreprendre mais également, perdre le sens commun de la réalité et des siens.
    Avec de 4ème et dernier album, Patrick Mallet clos prématurément une série pleine de qualités… dommage !

    DixSept Le 10/03/2011 à 22:18:48
    Tony Chu - Détective cannibale - Tome 2 - Un goût de paradis

    Tony Chu fait désormais équipe avec John Colby qui refait à neuf, possède lui aussi de bien singulières particularités. Après avoir résolu une première affaire, Tony se retrouve (seul) sur l’île de Yamapalu à la poursuite d’un mystérieux fruit du paradis… au goût de poulet !
    Ce deuxième tome des aventures de l’inspecteur du RAS est tout comme le précédant, drôle, déconcertant, décapant, décalé et ce tant au niveau du dessin (Ah la sublime Lin Sae Woo !) que du scénario (un vampire à gages cibopathe… fallait oser).
    Read different !

    DixSept Le 06/03/2011 à 15:11:13
    Jour J - Tome 5 - Qui a tué le président ?

    Dallas le 22 novembre 1973, 3 coups de feu claquent et le président des Etats-Unis s’écroule. Il décédera quelques heures plus tard à l’Hôpital Parkland. Le président Nixon est mort !
    Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Fred Blanchard (re)visitent les années soixante et nous donnent leur version de ce qu’aurait pu être la guerre du Vietnam si, en 1960, Kennedy avait été battu par Nixon. L’originalité du scénario tient moins par le thème que par la manière dont il est traité. En effet en prenant le parti de développer leur uchronie à travers l’histoire d’un ex-Marines, ancien Hells Angels et futur assassin de Nixon, le lecteur se trouve être le spectateur d’une époque à travers l’histoire d’un homme ; ajouter à cela de sérieuses connaissances (et références) historiques et une science consommée du flash-back et vous obtenez une uchronie saisissante de réalisme !
    Coté dessin, le style de Colin Wilson peut être sujet à discussion mais reste globalement dans le ton.
    "Qui a tué le président" est actuellement l’uchronie la plus aboutie et la plus réussie de la série…

    DixSept Le 05/03/2011 à 18:06:57
    L'appel des origines - Tome 1 - Harlem

    Dans le Harlem de la prohibition, Anna mène une vie d’insouciance entre le " Benny’s Diner" de tante Vivian où elle officie en tant que serveuse et le " Blue Diamond", un club de Jazz, dans lequel elle danse toutes les nuits. Mais un jour, le père que tous croyaient mort, resurgit au centre d’un drame se jouant en … Afrique. Dès lors, cette belle afro-américaine n’aura de cesse de le retrouver, lui et ses origines…
    "Harlem" aborde avec justesse les rapports particuliers qu’une jeune métisse, orpheline de surcroît, entretient avec ses origines familiales (qu’elle découvre) et sa place au sein des deux communautés dont elle est issue. En alternant les séquences de narration et de dialogues, en partant sur l’histoire (somme toute banale) d’une jeune serveuse new-yorkaise mais en lui inventant un père (disparu) chasseur de grands fauves, en posant l’action à Harlem durant la prohibition et la naissance du Jazz, Joël Callède nous offre un scénario dense et rythmé et ce sans tomber dans la facilité. Tout juste peut-on regretter certains raccourcis qui auraient pu faire l’objet de quelques planches supplémentaires.
    Pour sa part, Gaël Séjourné réussit également un très bel album avec un dessin très maîtrisé notamment dans l’expression des visages et les cadrages.
    Une mention spéciale à la mise en couleur de Jean Verney qui participe (pour beaucoup) au rythme et à la densité "dramatique" de l’album.
    Au final, une série qui commence sous les meilleurs hospices… avec un 1er album particulièrement réussi.
    A lire absolument...

    DixSept Le 04/03/2011 à 20:37:56
    Aspic, détectives de l'étrange - Tome 2 - L'or du vice

    Associée désormais à Hugo Beyle, Flora poursuit ses recherches dans les bas fonds parisiens… mais in fine, cette enquête s’avère être beaucoup moins conventionnelle que prévu !
    Les qualités qui prévalaient sur le précédant album se retrouvent sur ce nouvel opus avec, en prime, un emballement de l’intrigue vers le mystérieux et le paranormal. De plus, le final laisse présager d'une suite des plus intéressantes ...
    Un 1er diptyque réussi avec un dessin et des personnages qui ont gagné en profondeur et maturité avec (parfois) un petit rien de décalé qui n’est pas sans déplaire.
    A suivre !

    DixSept Le 22/02/2011 à 21:34:33
    L'histoire secrète - Tome 21 - Le mahdi

    Pour atteindre la mythique Kor, Guillaume de Lecce doit dérober au pape Jean-Paul 1er une carte ayant une puissance comparable à celles des Archontes …
    En utilisant adroitement les arcanes de notre histoire contemporaine, Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey nous conduisent de l’autre coté de la réalité et nous offrent une certaine manière de l’interpréter….
    Une série qui, malgré un nombre désormais élevé d’albums, arrive à se renouveler… Attention cependant à (bien) amener le dénouement final sans céder à la facilité !

    DixSept Le 21/02/2011 à 21:37:22

    Croyant pouvoir apprécier quelques jours de repos sur l’île paradisiaque de Kirinos, les voluptueuses X-Women se retrouvent confrontées à la baronne Krieg et à ses redoutables pouvoirs !
    Au-delà d’un scénario très classique et d’un graphisme pour le moins sensuel, "X-men : Jeunes filles en fuite" permet à deux monstres sacrés du monde de la bande dessinée de se rencontrer : d’un coté, l’américain Chris Claremont, l’un des pères des X-men ; de l’autre, l’italien Milo Manara, le maître incontesté du smart eroticism.
    Œuvre hybride à la croisée de deux univers, simple objet de curiosité ou fructueux coup éditorial, cet album ne figurera certainement pas au pinacle du 9ème art… Toutefois, ne mériterait-il pas une petite place, sur un fronton annexe ?

    DixSept Le 18/02/2011 à 18:59:13
    Tanâtos - Tome 4 - Menace sur Paris

    La guerre fait rage mais Tanâtos n’en a cure et profite de l’occasion pour soumettre les belligérants à un machiavélique chantage…
    Graphiquement le travail de Jean-Yves Delitte est remarquable tant par sa maîtrise impressionnante des décors (à la mesure de la mégalomanie de Tânatos) que par la qualité de son trait au réalisme si particulier.
    Et puis, il y a le scénario manichéen de Didier Covard, qui fait volet en éclats les codes du genre : le Bien peine à (pour)suivre le Mal et la fiancée du héros suicidé ne peut lutter contre l’indicible attirance que Tanâtos suscite en elle.
    Un album à la limite de l’uchronie, impressionnant et prenant, esthétiquement réussit et moralement déroutant …
    Superbe.

    DixSept Le 16/02/2011 à 21:35:06
    Valentine Pitié - Tome 2 - Le bras du chapitre

    En 1910, les hommes commencent à se prendre pour des oiseaux et Valentine Pitié se rêverait bien en hirondelle…
    André Benn, avec son graphisme élancé et la finesse de son trait, donne vie à une héroïne gracile et atypique qui n’hésite pas à assumer ses envies à une époque où les femmes apprenaient à refréner les leurs. Ajoutez à cela un scénario, chapitré comme un roman graphique, un rien désuet (mais en total accord avec son époque) et vous obtenez un album qui retrace avec délicatesse et humour, la vie d’une jeune femme qui voulait tutoyer les nuages.
    A lire.

    DixSept Le 13/02/2011 à 17:28:50
    L'Évangile selon Satan - Tome 2 - Et délivre-nous du mal

    Les chemins de Marie Megan Parks et du père Carzo se retrouvent aux confins du Colorado sur les traces du mystérieux évangile. Dans le même temps, les membres de "La fumée noire de Satan" investissent progressivement le Vatican.
    En se jouant des lieux, des époques et des protagonistes à un rythme effréné, Antoine Maurel imprime au récit un train d’enfer (!) et ne laisse que peu de répit au lecteur. Il est largement aidé en cela par la mise en couleur d’Hélène Lenoble et le dessin puissant (plus évocateur que suggestif) de David Cerqueira qui installent le récit dans une lente mais irréversible descente vers Pandémonium.
    Un 2ème opus tout aussi noir et morbide que le précédant et qui se donne les moyens de ses ambitions …quitte à flirter parfois avec l’overdose … mais l’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ?

    DixSept Le 05/02/2011 à 16:53:27

    Vainqueur à l’Ouest, l’Allemagne a désormais besoin des richesses du sous-sol africain pour poursuivre son combat sur le front de l’Est. Février 47, les forces allemandes se livrent une lutte intestine pour la domination de l’ex Congo belge…
    Nouvel opus de l’uchronie de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, « Opération soleil de plomb » assume sa filiation avec « Apocalypse Now » et même si l’action ne se déroule pas au Viêtnam mais au Congo et si les "légions pénales " ont remplacé les GI, les hélicoptères ronronnent toujours au-dessus de la jungle…
    Graphiquement, Ronan Toulhoat maîtrise son sujet et sait rendre palpable la froideur meurtrière des différents protagonistes tout comme la moiteur oppressante de cet enfer végétal où le chasseur peut vite devenir une proie !
    Parallèlement, par l’agencement des différentes séquences ou le découpage des pages, Vincent Brugeas sait imprimer son rythme à l’histoire en la ralentissant, l’enlisant ou l’accélérant… selon de besoin.
    Ce troisième album confirme tout le talent de ses auteurs… sa relecture permettra d’attendre la sortie de "New York 47" en septembre prochain.

    DixSept Le 01/02/2011 à 21:14:14
    In Nomine - Tome 1 - Demain est à Dieu

    Après plus d’une dizaine de siècles, sept des feuillets du mystérieux évangile de Marie-Madeleine refont surface et attisent la convoitise des uns et le mysticisme des autres.
    Sur un scénario au découpage rythmé mais (parfois) trop dense, ce 1er opus bénéficie d’un univers graphique à l’avenant. Toutefois, l’ensemble présente une homogénéité et une cohérence capables de donner une interprétation intéressante, du moins espérons-le, d’un thème maintes fois utilisé.
    A suivre donc

    DixSept Le 01/02/2011 à 21:04:20
    Tony Chu - Détective cannibale - Tome 1 - Goût décès

    La grippe aviaire aidant, la viande de volailles fait désormais l’objet d’un trafic rémunérateur. Toutefois, le RAS traquent les gallinacés de tout poil (!) et n’hésite pas, pour cela, à faire appel à des agents (très) spéciaux…
    A la frontière du Comics et de la BD, cet album revisite les canons du genre. Le scénario de John Layman est pour le moins original, un rien provocateur et totalement décalé, tout comme le dessin de Rob Guillory.
    Un album en marge de la production traditionnelle.

    DixSept Le 30/01/2011 à 11:58:21
    Ella Mahé - Tome 2 - Princesse des Sables

    Par le biais du carnet de voyage d’un certain Labadie, ingénieur sur la construction du canal de Suez en 1868, le destin d’Ella croise de nouveau celui de la mystérieuse "Princesse des sables"…
    Avec ce 1er cycle, Jean-François Charles pousse l’utilisation du flash-back à ses limites. En effet, chaque album se décline en deux périodes différentes : l’une, contemporaine et de quelques pages, liée à Ella ; l’autre historique et au développement plus conséquent, centrée sur le destin énigmatique d’une déesse aux yeux vairons.
    Dès lors, la question peut se poser de savoir comment, à raison d’une quinzaine de pages par album, Jean-François et Maryse Charles nous délivreront le fin mot de l’histoire… en 4 albums.
    Prochains éléments de réponse en juin 2011.

    DixSept Le 23/01/2011 à 15:22:58
    Djinn - Tome 10 - Le Pavillon des Plaisirs

    Ce dernier cycle n’est-il pas celui de trop ?
    Difficile de résumer l’histoire tant Jean Dufaux se perd dans des considérations mystico-érotico-historique qui frôlent la préciosité intellectuelle.
    Reste le superbe dessin d’Ana Mirallès qui a encore progressé dans l’épure du trait, la richesse des décors et la sensualité des personnages.
    A regarder plus qu’à lire…

    DixSept Le 22/01/2011 à 19:15:53
    Rani - Tome 2 - Brigande

    Dans "Brigande", Jolanne de Valcourt retrouve son amant irlandais, devient la compagne d’un brigand de grands chemins avant de finir comme épouse-servante pour les colonies du Roi !
    Malgré un dessin à l’indéniable élégance notamment lorsqu’il s’attache aux courbes de la gent féminine et un scénario (trop) riche en rebondissements, cet album est sans réelle surprise. Seuls, les exploits libidineux de Philippe de Valcourt, au demeurant graphiquement très corrects, viennent troubler un album par trop convenu !
    Vite lu et certainement vite oublié...

    DixSept Le 22/01/2011 à 13:18:26
    Ida - Tome 2 - Candeur et abomination

    Après avoir temporairement abandonnée sa compagne de voyage, Ida poursuit seule ses pérégrinations touristiques au cœur d’un continent trop grand pour elle !
    Bien que moins superficielle mais toujours bardée de ses certitudes, notre héroïne passe avec naïveté de l’oisiveté des comptoirs germaniques aux subtilités de la cour du roi Behanzin.
    Si son dessin peut (parfois) surprendre, Chloé Cruchaudet sait créer un univers graphique et narratif personnel, alliant futilité et gravité… ce qui en fait tout le charme.

    DixSept Le 09/01/2011 à 21:12:27
    Ken Games - Tome 3 - Ciseaux

    Après avoir emprunté les mêmes sentiers, les destins de Pierre, Thierry-Jean et Anne (re)prennent finalement les chemins qu’ils n’auraient jamais dû quitter !
    Si les qualités qui prévalaient sur les deux albums précédants, se retrouvent ici, "Ciseaux" développe cependant un scénario (très) dense qui pourrait apparaître (parfois) confus. Sentiment renforcé par l’enchaînement des séquences qui ne laisse aucun répit (visuel) au lecteur.

    Avec "Ciseaux", Martial Tolédo et José Robledo signent un album pleinement abouti qui clôt l’un des triptyques les plus intéressants de ces 2 dernières années.

    DixSept Le 19/12/2010 à 14:15:22
    Le casse - Tome 6 - L'Héritage du Kaiser - Château de Stolditz, Allemagne. 1936...

    Pourquoi, à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, un officier d’élite de la Wehrmacht cherche à se faire emprisonner dans le sinistre prison de Stolditz ?
    Le scénario proposé par Herik Hanna, outre un final pour le moins inattendu, sait parfaitement jouer avec la chronologie du récit et distiller ses effets. Dans la continuité, Trevor Hairsine et Sébastien Lamirand donnent à l’histoire et au personnage principal toute sa densité graphique. In fine, un album noir, un rien cynique et désabusé.

    Ce dernier opus clos une série qui en moins d’un an aura sorti 6 titres… forts différents !

    DixSept Le 13/12/2010 à 21:38:01

    Entre Egypte et Ethiopie, l’expédition de 4 aventuriers à une époque où tout était possible.
    Cette nouvelle édition permet de (re)découvrir un auteur hors pair, à la science du récit rarement égalée et au graphisme d’une redoutable précision.
    A lire et relire…

    DixSept Le 12/12/2010 à 17:18:10
    Genetiks™ - Tome 3 - [3]

    Jusqu’où l’Homme ira pour s’assurer de l’Immortalité quitte à en perdre le sens des réalités ?
    Ce dernier tome de "Genetiks" clos un triptyque déroutant. Au-delà d’un graphisme, véritable concentré technologique, au particularisme tranché, ce dernier opus doit se lire dans la continuité des deux autres tant la trame en est complexe, à la limite parfois de la confusion.
    Faux-semblants troublants, illusions déchues, situations métaphoriques sont le lot de ce scénario qui surprend, interroge et laisse finalement quelque peu dubitatif !
    Une série à part …

    DixSept Le 12/12/2010 à 17:00:19
    Petits Bonheurs - Tome 1 - Tome 1

    En ce printemps 44, Rémi et Mathilde ne se soucient guère de la guerre, jusqu’au jour où ils découvrent une cache d’armes…
    D’une douceur presque enfantine, cette chronique rurale dépeint, les grandeurs et petitesses d’un village niché au cœur du Lot-et-Garonne. Si un parallèle avec le "Sursis" s’avère inévitable, ces deux histoires évoluent cependant sur deux registres différents.
    Avec simplicité et douceur, Yannick Hatton développe un dessin et une mise en couleur (directe) en parfaite harmonie avec les paysages de Penne d’Agenais.
    Léger dans le graphisme, grave dans le propos, cet album est une belle surprise.

    DixSept Le 12/12/2010 à 16:53:58
    Les champs d'Azur - Tome 2 - Pénélope

    Dépaysement total pour ce 2ème album. Exit la vieille Europe et "Welcome in America" où notre héros monnaye ses talents de pilote dans un show aérien itinérant…
    En recentrant l’histoire sur les personnages, Frank Giroud évite l’écueil de la saga technologique. Dès lors, ce 2ème album permet d’introduire l’ensemble des protagonistes et de poser (vraisemblablement) les dernières bases de l'intrigue.
    Une série qui s’installe doucement et dont le 3ème tome devrait lui permettre d’atteindre l’altitude de croisière !
    A suivre …

    DixSept Le 05/12/2010 à 18:25:10

    Dans la nuit du 28 février 1953, Joseph Vissarionovitch Staline s’écroule, foudroyé par une attaque cérébrale. Dès lors, les apparatchiks du comité centrale du PCUS rivaliseront d’hypocrisie et de machiavélisme pour s’arroger le pouvoir…
    Fabien Nury, nous préviennent : il s’agit d’une fiction, libre interprétation de faits réels. Mais, le trait anguleux de Thierry Robin et la mise en couleur de Lorien Aureyre rendent la paranoïa du régime stalinien ou l’arrivisme exacerbé de ses hauts dignitaires, palpables…
    A lire, en voulant croire que la réalité n’ait pu dépasser la fiction.

    DixSept Le 05/12/2010 à 12:32:39
    L'histoire secrète - Tome 20 - La porte de l'eau

    Du Vietnam, aux bureaux du Watergate, un certain de James T. Chance devient la nouvelle carte d’Erlin…
    Avec ce 20ème album Pécau, Kordey et O'Grady perpétuent la recette qui fait le succès de cette série : la grande Histoire (re)vue au travers de la lutte intestine que se livrent les Archontes depuis des siècles.
    Gageons que Jean-Pierre Pécau nous surprendra encore dans les trois prochains (et derniers !) albums.
    A lire

    DixSept Le 30/11/2010 à 21:52:39

    Ouvrage atypique s’il en est, cette interprétation du "dernier des Mohicans" ne peut laisser indifférent.
    Il y a d’abord les tableaux de Cromwell, d’une puissance et d’une intensité rarement atteinte en BD. Ensuite, il y a l’agencement de ses peintures entre elles afin de leur donner un sens, un mouvement. Enfin, il y a les dialogues et la narration de Catmalou qui font de cet ouvrage une véritable histoire, une œuvre définitivement à part où ce qui est imaginé a autant d’importance que ce qui est regardé (lu !).
    Un album à l’esthétique et à la singularité déconcertantes.
    A lire sans hésitation...

    DixSept Le 30/11/2010 à 21:33:21
    Yoko Tsuno - Tome 25 - La servante de Lucifer

    La découverte dans une abbaye écossaise, d’un androïde vieux de 8 siècles, amène Yoko Tsuno dans les tréfonds de la planète à la recherche de ce qui pourrait bien être le Lucifer…
    Ce 25ème album s’inscrit dans la lignée des précédants avec les (petits) défauts et les (grandes) qualités de la série notamment la précision du graphisme de Roger Leloup.
    Si Yoko est intemporelle, le monde a cependant évolué autour d’elle… et ce qui était novateur, il y a quelques années, l’est un petit moins aujourd’hui. Mais l’essentiel n’est pas là !
    A lire avec la nostalgie qu’il convient.

    DixSept Le 28/11/2010 à 14:37:05
    La forêt - Tome 4 - La veuve noire

    Fille du Diable et reine sans illusion, la Veuve noire règne désormais sur les terres de Bretagne…
    Avec un 4ème et dernier opus en forme d’apothéose graphique, Tiburce Oger et Vincent Perez nous gratifient encore une fois d’un album débordant d’imagination, toujours riche de détails et d’émotion(s) mais également beaucoup plus noir, voire inquiétant, à l’image d’une Titiana pathétique, transformée par la douleur et le poids de sa filiation !
    En espérant que l’évidente complémentarité qui lie Tiburce Oger et Vincent Perez puisse à nouveau s’exprimer, en d’autres temps et sur d’autres thèmes...

    DixSept Le 27/11/2010 à 22:13:31
    Le grand Duc - Tome 3 - Wulf & Lilya

    Profitez bien de la guerre, camarades Wülf et Lilya, car dans les camps soviétiques la paix sera encore pire…
    Dans ce 3ème (et dernier) album, Romain Hugault maîtrise parfaitement son sujet et nous offre des combats aériens d’un réalisme à couper le souffle.
    Ajoutez à cela un scénario découpé au cordeau qui accorde autant d’importance aux personnages qu’à l’action et vous obtenez un très bon album.

    DixSept Le 27/11/2010 à 21:45:42
    Le bois des Vierges - Tome 2 - Loup

    Le Bois des Vierges n’est plus le sanctuaire d’autrefois et la révolte de Pan oblige la belle Aube et sa Bête à fuir…
    Allégorie graphique d’une grande fluidité, superbe de sensualité et de sensibilité grâce au talent de Béatrice Tillier, ce 2ème album doit également beaucoup au talent de Jean Dufaux.
    Un bel album à l’esthétique indéniable qui aborde très intelligemment la question du droit à la différence.
    A savourer lentement.

    DixSept Le 27/11/2010 à 21:35:19
    Les champs d'Azur - Tome 1 - Les Pionniers

    En ce début de XXème siècle, le ciel est à conquérir. A force de passion et d’opiniâtreté, certains parviendront à tutoyer les nuages tandis que d’autres y perdront, vie, fortune ou illusions.
    Il est toujours délicat pour une série de poser une histoire et/ou un style, et ce, dès le 1er album. Décollage réussi pour Frank Giroud et Luc Brahy !
    Gageons que le vol se poursuivra sans encombre ...

    DixSept Le 21/11/2010 à 17:56:35
    Namibia (Kenya - Saison 2) - Tome 2 - Épisode 2

    L’enquête de Cathy Austin la mène vers une mine qui pourrait bien lui révéler l’origine des phénomènes étranges qui l’entourent … à condition d’en sortir vivante !
    Malgré un graphisme aux qualités indéniables et à un scénario riche et intéressant, il manque à cet album "le petit quelque chose" qui fait une grande série.
    Dommage !