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Les avis de - Benvoila

Visualiser les 29 avis postés dans la bedetheque
    Benvoila Le 10/03/2013 à 13:35:13
    Jérôme Moucherot (Les Aventures de) - Tome 1 - Les dents du recoin

    J'ai un problème avec Boucq, je n'arrive pas à me faire à son trait, allez savoir pourquoi, ça passe pas. Aussi quand un pote m'a offert cet album, j'y suis allé avec méfiance. La suite m'a prouvé que j'avais tort car l'histoire ici narrée atteint des sommets dans le surréalisme. Pour autant, je ne suis toujours pas réconcilié avec le graphisme de l'auteur, mais les péripéties vécues par le personnage et le contexte dans lequel il évolue m'ont bien amusé.

    Benvoila Le 09/12/2012 à 19:02:18
    De Cape et de Crocs - Tome 2 - Pavillon noir !

    Je viens de relire toute la série pour constater que cet album est le seul dans lequel figure un épisode de pure folie burlesque avec une poursuite épique en récit stéréoscopique, ce qui lui donne un rythme d'enfer. Si vous n'avez jamais vu un cul de jatte faire taxi, jetez-vous sur cet album, sensations garanties !

    Benvoila Le 02/08/2012 à 22:37:51
    Mr Magellan (série actuelle) - Tome 2 - Danger cosmos

    Dans la lignée des séries télé jamesbondiennes (Chapeau melon et bottes de cuir, ou plus proche encore Département S), Magellan et son acolyte Capella, campent un duo typique des années 70 évoluant dans le psychédélisme ambiant. Si le traitement graphique général peut avoir un intérêt, à chaque page, Duchateau nous fait partager l'ennui que lui cause l'écriture de cet album, les rares traits de folie qui traversent la série ne suffisent pas à dissiper ce sentiment : le scénario s'adresse aux jeunes de 7 ans ; ceux de 77 ans se consoleront avec les tribulations, autrement plus cohérentes et haletantes, de Luc Orient.

    Benvoila Le 05/02/2012 à 18:54:15
    Majipoor - Tome 1 - Le Château de Lord Valentin

    De la difficulté d'adapter un visuel sur une oeuvre littéraire. Même le maître Peter Jackson avait du essuyer les critiques de fans de Tolkien qui avaient imaginé d'autres approches visuelles de sa trilogie cinématographique. Du pouvoir évocateur des mots à l'interprétation graphique, périlleux exercice... ...que les auteurs de cette série auraient dû éviter. Majipoor c'est un peu le Star wars de Silverberg, avec son bestiaire, ses castes dirigeantes, ses cités et un optimisme rafraichissant qui parcourt l'univers majipoorien.

    Quid en l'occurence ? Des personnages sans épaisseur, et l'épopée Silverbergienne rabaissée au rang du conte pour enfant. Pourtant les dessins sont sympathiques et les couleurs jolies, mais voilà, la passion est absente, le souffle manque, la magie a disparu.
    Vite lu, vite oublié.

    Benvoila Le 23/07/2011 à 00:08:28
    Les aventures d'Alef-Thau - Tome 1 - L'enfant tronc

    Un avis pour toute la série.
    Développée sur base d'une des thématiques fondamentales du Maître Jodorowsky, la quête de soi, cette série se laisse lire comme un beau conte d'héroic fantasy. Les moments de doute du héros, né avorton, devenu homme accompli, et des personnages secondaires les rendent attachants.
    Les trouvailles graphiques D'Arno réussissent à maintenir le rythme de l'action même durant les passages d'introspection et de méditation des protagonistes. Son tracé "propre" évoque Moebius dans un format plus ample ; qu'elles sont jolies ces guerrières de papier !

    Le dernier tome clôture le cycle platement par une mauvaise pirouette scénaristique : alors Maître Jodo, on ne sait plus comment faire pour répondre aux exigences de l'éditeur ? Pour garder la magie de l'épopée d'Alef-Thau restez en au tome 7.

    Benvoila Le 23/06/2011 à 21:19:01
    Capricorne - Tome 12 - Tome 12

    Il l'a fait !
    Il s'y était déjà essayé sur quelques pages dans "Raffington Event, détective privé", mais là, il s'est lâché (retenu plutôt ?) sur la totalité de l'album : pas une parole, pas une bulle, pas un cartouche d'explication, même pas de titre, rien, pas un mot ; cet album resplendit de mutisme neigeux. Et ça fonctionne, en complète cohérence avec les albums précédents. Andreas nous ouvre les portes du pays blanc et envoie Capricorne à la conquête de clés pour nous faire vivre un grand moment de bande dessinée.
    Au 12 ème tome de sa série, quand beaucoup de ses confrères auraient mollement assuré sur les bases déjà solidement installées, Andreas continue de prendre des risques pour mieux interpeller ses lecteurs.
    Ô Génie qui titille ma curiosité, agace ma logique et bouleverse mes attentes, je te vénère, à genoux dans la neige !

    Benvoila Le 19/06/2011 à 23:03:07

    Echappé de la série Rork, Raffington Event, détective privé, nous fait partager quelques unes de ses enquêtes. Et Andréas profite de son personnage pour expérimenter tous azimuts : plans fixes, histoires sans paroles et autres découpages en gaufrier, 10 essais concluants que l'auteur réutilisera plus tard dans la série Capricorne, car en maître alchimiste qu'il est, Andreas sait que tout est dans tout et que rien ne se perd, tout se transforme.

    Benvoila Le 03/06/2011 à 11:59:20
    La maison Dieu - Tome 1 - La symphonie maléfique

    Un avis pour toute la série.
    J'ai découvert la série par hasard, en regardant ce que présentait "l'office" de mon libraire favori, donc sans jamais en avoir entendu parler auparavant. J'ai été accroché par le dessin très particulier de Nathalie Berr. Au fur et à mesure de la sortie des albums, je me suis passionné pour le scénario, mais un je-ne-sais-quoi-indéfini subsistait.

    Je viens de relire la série, et l'indéfini s'est précisé : il y a un net décalage entre le dessin et le scénario. La trame du récit plonge dans le fantastique et le thriller le plus noir, mais le dessin de Nathalie Berr fait barrage à l'angoisse et l'oppression qui imprègnent le récit. Non pas que la dessinatrice manque de talent, mais son trait (unique soit dit en passant) lumineux et appliqué, souvent statique, ne cadre pas avec les intentions du scénariste. L'ambiance générale aurait mérité une transcription graphique plus sale, bien plus émotionnelle.

    Bilan : erreur de casting. Les personnages sont agréables au regard (leurs véhicules beaucoup moins), les décors soignés, mais l'ambiance manque, et la série n'arrive pas à sauter le pas du glauque, comme si elle restait destinée aux enfants. Dommage.

    Benvoila Le 25/04/2011 à 00:29:08
    Le cri du peuple - Tome 1 - Les Canons du 18 mars

    Un avis pour les 4 tomes.

    Préférant s'attarder sur les aspects spectaculaires, Vautrin fait l'ellipse sur un ensemble de faits historiques, brouillant ainsi la compréhension des enchaînements chronologiques fondateurs du récit. Tardi en profite pour replonger dans son vice : la guerre des tranchées avec force cadavres qui tombent comme à Verdun. Ce parti-pris scénaristique présentant une vision manichéenne des faits doit-il être lu comme la plume du journaliste Vallès réincarnée en la main de Vautrin ?

    La lecture de cette oeuvre se révèle vite lourde tant cette bande s'avère bavarde, les multiples renvois en commentaires de bas de page renforçant cette impression. La période de la Commune de Paris n'avait jamais été traitée en bande dessinée, et sans repères historiques, le lecteur se trouve vite démuni : la Commune est fille de la défaite de Sedan, omettre cet aspect essentiel perturbe sérieusement la compréhension des événements. Or Vautrin démarre sans préambule, plongeant d'entrée le lecteur au coeur d'une épopée hugolienne dont les tenants et aboutissants lui échappent rapidement.

    Restent alors les tribulations d'un duo vengeur-assassin présumé, qui se superposent aux misères des communards sans jamais vraiment croiser leurs destins.

    Alors que le postulat de base permettait de grandes envolées lyriques et émotionnelles, Vautrin livre un scénario taillé à la hache, incomplet, trahissant sa difficulté à traduire son roman en scénario de bédé. En ressort une impression d'écriture laborieuse qui gêne la lecture.

    Tardi, lui, évolue en terrain connu, rebalance les cadrages habituels, et on cherchera en vain une vignette (d)étonnante.

    A noter que le format à l'italienne sert bien l'oeuvre.

    En conclusion, je ne crierai pas au génie, une fois le tapage médiatique éteint, je me rappellerai juste d'une bonne idée, qui a manqué d'un peu de souffle mais surtout de cohérence.

    Benvoila Le 10/04/2011 à 21:34:59
    Légende - Tome 5 - Hauteterres

    Le dessin de Swolfs reste toujours aussi bon et les couleurs magistrales. Mais coté scénario, quelle débâcle ! Que vous est-il arrivé Mr Swolfs ? Votre éditeur vous a imposé de sortir le dernier épisode dans des délais impossibles sous peine de représailles judiciaires ? Quatre albums durant, le suspense est monté à son paroxysme pour se vautrer dans cet épilogue de boy-scout :" "et à la fin, le gentil tue le méchant, il récupère son royaume et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes". Ce 5 ème épisode attendu par tous les fans plombe sérieusement la série. Déçu je suis.

    Benvoila Le 19/03/2011 à 23:27:34

    C'est un peu étonnant de retrouver cet ouvrage dans la rubrique albums, pour ma part, je l'aurais plutôt classé dans la rubrique para bd.

    Il n'y a pas de scénario, mais l'objet est amusant dans cette version "fracturée" entre les protagonistes qui s'invectivent d'abord, pour ensuite, de l'autre coté de la fracture, se foutre carrément sur la gueule avec force onomatopées. Voici le bon peuple de France, en margerinscope.
    Rigolo.

    Benvoila Le 09/03/2011 à 21:35:23
    Adèle Blanc-Sec (Les Aventures Extraordinaires d') - Tome 9 - Le Labyrinthe infernal

    Elle est morte, Adèle ! Même Brindavoine, manchot patenté, avait réussi à la réveiller. Tardi n'y arrive pas, il a beau aligner les cloneries, le coeur n'y est plus, il bande mou et refuse de prendre le taureau par les cornes. Désorienté par l'absence de scénario, le lecteur comprend à chaque page un peu plus, que le fil d'Ariane de ce récit cousu de fil blanc est rompu : la première victime du labyrinthe n'est autre que l'auteur. Déboussolés, ses personnages tournent en rond tels des acteurs en grève, tentant de meubler la vacuité de l'aventure en se lançant dans de vaines et assommantes tirades, sous le regard bovin de la maréchaussée. Les blagues de comptoir s'accumulent, mais jamais Audiard ne ressuscite et l'intrigue reste au point mort. Du coup, l'imprudent acheteur de l'album de trop sombre dans l'ennui en moins de temps qu'il ne faut à Lucien pour se murger.
    R.I.P. Adèle Blanc-Sec !

    Benvoila Le 20/02/2011 à 15:48:00

    Ce petit truc passé un peu inaperçu mérite bien mieux que l'anonymat des fonds de bacs à soldeurs.
    Tout d'abord l'histoire : proche du zéro, c'est simple, un tueur flingue tout ce qui bouge.
    Ensuite le dessin : style Conrad, un peu brouillon, mais ça fait partie du charme de l'album.
    Et alors, quel intérêt, me direz vous. Ici, on est dans la veine chère à Vuillemin et Hara-kiri, l'humour noir, bête et méchant. Sous son air bonhomme, Mr Tue-Tout cache un rude professionnel du carnage adepte du dégommage esthétique ; tout le monde a bon, parents comme enfants, amis ou ennemis, tous les prétextes sont bons pour faire couler le sang.

    Faut-il que le lecteur soit profondément mauvais pour rire de pareilles atrocités !

    Benvoila Le 19/02/2011 à 00:04:25
    Le régulateur - Tome 3 - Ophidia

    La fabrique Delcourt a sombré dans la médiocrité. Quelle piètre opinion a-ton des lecteurs par là-bas !

    Certaines cases de ce, euh, machin, n'atteignent même pas la qualité graphique d'une esquisse de storyboard.
    Comment le directeur de publication a-t-il pu accepter de lancer l'impression d'un pareil ratage ?

    Je réclame un échange standard avec une réédition redessinée par un dessinateur en pleine possession de ses moyens !

    Benvoila Le 16/02/2011 à 23:34:04

    César, célibataire endurci, se retrouve malgré lui, chef d'une "famille" recomposée : son soucis numéro 1, Ernestine, fille de son policier de voisin ; le trublion en second s'incarne en Eglantine, femme de ménage à ses heures perdues, et le troisième tracassin en chef, qui n'est autre que le voisin lui-même, oscillant sans cesse entre ses devoirs paternels et son carnet de contraventions, au plus grand désespoir de César.

    L'album se laisse lire, mais l'humour gentillet est très daté, loin de Gil Jourdan. Sur les mêmes bases étroites de la comédie familiale, Boule et Bill s'avèrent bien plus dynamiques et efficaces.

    Benvoila Le 16/02/2011 à 22:34:37
    Mens Magna - Tome 1 - Les loups de Kiev

    Un avis pour toute la série.

    Déjà du grand Sorel, avec ses ambiances graphiques très personnelles.
    Le scénario propose une passionnante réinterprétation de l'Histoire au travers de l'action de deux forces antagonistes. Les personnages se révèlent au fur et à mesure, et se montrent moins manichéens que prévu, et les grandes figurent historiques rétrécissent jusqu'à redevenir de simples marionnettes prises dans les fils du destin.

    Le premier tome est époustouflant, alors que le 3 ème se pose plutôt comme un album de transition.
    S'il y a eu des rééditions, on peut penser que la série a connu le succès, alors à quand de nouvelles aventures ?

    Benvoila Le 16/02/2011 à 16:39:21
    Alister Kayne Chasseur de Fantômes - Tome 2 - Dans ce monde comme dans l'autre...

    Les personnages et leurs relations ont étés posés, les situations déployées et le récit a commencé à prendre son envol, mais...
    ...ça fait déjà 5 ans, et depuis plus rien.
    Alors Albin Michel, quid ?
    A quand la suite ? Encore une série arrêtée en cours de route ?
    Tention, va y avoir des pénalités pour les maisons d'édition qui prennent les lecteurs pour des cons !

    Benvoila Le 15/02/2011 à 23:20:08
    Le mercenaire - Tome 1 - Le feu sacré

    Un avis pour toute la série.

    Segrelles est un illustrateur de talent qui pratique l'aérographe afin d'obtenir un rendu hyper réaliste. La peinture de Segrelles donne une curieuse impression d'immobilisme, dans le contexte de la série, ce handicap se transforme en atout car il ajoute au sentiment de décalage du lecteur en l'empêchant de s'identifier aux personnages, le lecteur reste confiné au rôle de spectateur, il assiste à un merveilleux spectacle auquel il demeure étranger, le monde de Segrelles s'avère hermétique aux sentiments humains.

    Coté scénario l'auteur se révèle moins technicien, il mélange allégrement les genres, jugez plutôt : l'héroïc fantasy rencontre les mille et une nuits façon steam punk avant de téléscoper les légendes grecques pour enfin virer science fiction avec la redécouverte de l'Atlantide via les incas (sans oublier des extraterrestres façon V). Pourtant ce patchwork référentiel ne nuit pas à la crédibilité des aventures du mercenaire, au contraire, il renforce l'impatience du lecteur qui se demande sur quel grand mythe le Maître Segrelles bâtira le prochain épisode de la saga.

    Benvoila Le 14/02/2011 à 22:45:40
    Elend - Tome 1 - Un rêve bizarre

    On vous l'a dit et répété : les contes pour enfants sont tout sauf innocents, si vous doutez encore, jetez un oeil sur celui-ci.

    Autour d'une petite fille dévoreuse de cadavres gravitent le Croquemitaine, le Loup, Le Freux et ses corbeaux. Tout ce beau monde partage le même intérêt pour la viande humaine, faut ce qu'il faut, la famine règne sur ce monde là, le diable veille sur les siens.

    Puis il y a aussi les braves gens de la cité d'Elend délivrés des démons par leur souverain, et livrés au gibet pour ceux d'entre eux qui auront gouté à la chair humaine, vivante ou morte.

    Le choix de gammes colorées bien particulières associés au dessin rugueux de Jérôme Simon renforce l'impression d'étrangeté qui plane sur cet album.

    Les fondements de l'histoire à peine posés, la série s'est arrêtée, laissant sur leur faim (sic) nombre de lecteurs intrigués. Mr Delcourt, Mr Simon, nous voulons la suite ! N'oubliez pas qu'une série prend parfois plusieurs albums avant de décoller, celle-ci regroupait assez de singularités pour devenir culte.



    Benvoila Le 09/02/2011 à 21:40:18

    Misères sans grandeurs de la vie des troufions allemands durant la seconde guerre. Maître de l'art du strip, 3 cases suffisent à Bonvi pour tirer à vue, n'épargnant ni les hommes, héros du quotidien, pauvres types écrasés par les événements (lesquels prennent souvent la forme de la voiture d'un haut gradé), ni les anges.

    Ce jeu de massacre, d'un surréalisme plus noir que noir, en fait voir de toutes les couleurs aux plus très vaillants morts en sursis du III ème reich dont les péripéties nous font rire à gorge déployée.

    Benvoila Le 06/02/2011 à 21:30:42
    Les Écluses du ciel - Tome 7 - Tiffen

    Graphiquement, pas de problème, mais pour le scénario, Rodolphe semblait bien pressé de passer à autre chose : résultat des courses, la série finit en eau de boudin. Cette fin fout par terre tout le travail ébauché lors des 6 tomes précédents. Passionné de bandes dessinées depuis longtemps, j'avoue avoir rarement lu pareil sabotage !

    Benvoila Le 06/02/2011 à 18:40:49
    Le maître des brumes - Tome 1 - La route vers Glimrock

    Un avis sur toute la série.

    Une aventure de fort belle facture fut ébauchée par le biais du "Maître des brumes". Dans une contrée fictive, un chevalier fatigué part à la recherche de sa promise enlevée pour servir les démons. Les épreuves se succèdent au sein d'un univers emprunt de poésie et d'inventivité (comme cet arc dont les flèches tirées vers la lune atteignent le destinataire où qu'il se trouve).

    Alors qu'elle promettait beaucoup, la série connut un brusque arrêt après le 3 ème tome, depuis j'attends la poursuite des aventures du chevalier Orswald. Si Eric et Dufaux voulaient bien remettre cette histoire en route... (méfiez vous les gars, moi aussi j'ai un arc magique).

    Benvoila Le 06/02/2011 à 17:25:29
    Gil Jourdan - Tome 10 - Le Chinois à 2 roues

    L'intérêt de la série ne réside pas dans les scénarii, mais plutôt dans le pouvoir d'évocation des décors de Tillieux et dans sa capacité à restituer les ambiances "polardiennes" des années 50. En contrepoint, les interventions du duo comique Libellule-Crouton désamorcent la tension dramatique du moment.

    "Le chinois à deux roues" n'échappe pas à cette règle ; dès la première case de l'album, Tillieux nous plonge dans l'action, il lui suffit ensuite de deux pages pour poser les fondements de l'histoire en flashback avant de nous renvoyer aux dures réalités de l'excursion routière en terrain montagneux avec "Le salaire de la peur" et "100.000 dollars au soleil" en sous texte.

    Curieusement, alors que notre trio n'en est pas à sa première (en)quête, Tillieux envoie ses héros affronter une Chine mystérieuse et hostile en costume-cravate, on a déjà vu plus pratique comme tenue de baroud, faut-il voir en cette singularité un indicateur de la confiance du trio en la brièveté de la mission. Ou alors une volonté de l'auteur d'identifier précisément ses personnages comme étant étrangers au décor ambiant ?

    Je ne vous raconte pas l'histoire, celle-ci s'avère prenante de bout en bout et on se retrouve à la dernière case en regrettant d'être déjà à la fin.

    Benvoila Le 06/02/2011 à 16:21:26
    Yiu - Tome 1 - Aux enfers

    Un avis pour toute la série.

    J'ai été époustouflé par la qualité graphique de la série, de ce côté là, ça tient du blockbuster hollywoodien. 6 albums qui dégueulent de sang avec un rouge dominant, du jamais vu.

    Par contre coté scénario, on fait traîner en longueur une série qui aurait pu trouver un dénouement sur 2 albums (quelle maison d'édition déjà ?). Franchement décevant alors que les postulats de base s'avéraient fort intéressants, biz is biz.

    Benvoila Le 06/02/2011 à 12:06:34
    De Cape et de Crocs - Tome 1 - Le secret du Janissaire

    Un avis pour toute la série.

    Un ami m'avait conseillé. Au début, j'avais jeté un oeil distrait chez un libraire, j'ai acheté le premier tome... ....et je suis vite revenu acheter les 8 autres.

    Quel plaisir, quel festin ! Les références scénaristiques se téléscopent (le Roman de Renart, Jean de la Lune, l'Avare, , etc...) et ces classiques qui nous ont tant ennuyés durant nos interminables cours de français, se métamorphosent sous la plume alerte d'Alain Ayroles en un resplendissant hommage au patrimoine culturel français : le Mime Marceau, Louis XIV, Molière, Edmond Rostand, et bien d'autres, que mon inculture crasse n'arrive pas à identifier, se bousculent au sein d'un incroyable feu d'artifice.

    Deux héros archétypes du bretteur intrépide, flanqués d'un anti-héros hilarant qui leur vole la vedette, composent les piliers de cette vraie comédie jouée par une magnifique troupe de talentueux saltimbanques. Des seconds rôles très attachants se succèdent (Rais Kader, Bombastus, Andréo, les pirates...) pour leur prêter main forte ou les précipiter dans les pièges les plus retors.

    Le trait personnel de Masbou met en musique la partition d'Ayroles avec beaucoup de fraîcheur et de fluidité, faisant évoluer les personnages dans un univers visuel très poétique. Les gags visuels fourmillent dans les arrière plans.

    Le succès de la série est plus que justifié :
    J'applaudis,
    Séduit,
    J'en redemande,
    Avec une impatience gourmande,
    Je réclame la suite de suite,
    Ou je m'exile chez les inuits.

    Benvoila Le 06/02/2011 à 09:58:02
    Voyages en tête étrangère - Tome 1 - L'énergumène

    Rétrospectivement cet album apparaît comme un préalable à "Immondys". Daniel Hulet poursuit ici les fondations de son "style sombre" (par opposition à ses séries plus grand public comme "Les chemins de la gloire" ou "Pharaon"). Par bien des aspects, Hulet pourrait être le pendant bédé du cinéma de Jeunet et Caro avec qui il partage un goût pour les ambiances glauques et les environnements déliquescents. Parfois une note d'humour noir traverse ce monde crépusculaire (la seule bande dessinée où l'on utilise des chats policiers).

    Benvoila Le 06/02/2011 à 09:50:06
    Spoogue - Tome 1 - Kougna

    Un avis pour toute la série.

    Dans le petit monde de Spoogue, il y a des châteaux, un roi, des princesses, des sorcières, des religieux, des croquants, des monstres et des démons. Il y a aussi des histoires d'amour, des croisades, des enchantements, bref tout l'attirail habituel des séries d'heroïc fantasy, sauf que...

    ...la frontière entre les bons et les méchants a subi un mauvais sort, si bien que tout le monde s'étripe avec entrain à la moindre occasion,

    ... Olivier Milhiet a son trait à lui, sa patte, unique, se reconnait instantanément,

    ...Milhiet a enfermé l'esprit de Tex Avery dans les geôles du château de Kloug et l'entité se répand joyeusement sur chacune des pages de la série n'hésitant pas à s'amuser avec les codes et clichés du genre pour les dynamiter,

    ...Milhiet a pris beaucoup de plaisir à écrire le scénario de sa série.

    La lecture de cet ovni bédé m'a fait beaucoup rire et je remercie l'auteur de s'être laissé aller à ses penchants les plus pervers envers ses héros.



    Benvoila Le 05/02/2011 à 19:50:04

    Un avis sur l'intégrale pour toute la série.

    Voici l'histoire d'une famille dont les membres, emprisonnés dans la logique implacable de leur caste, s'affranchissent de leur condition d'êtres humains pour se transformer en dieux guerriers. Absorbés par leur passion de la destruction. les maîtres laissent les robots, gardiens de la mémoire, évoquer la tragédie grecque qui point sous l'opéra de l'ultra-violence.

    Chaque épisode évoque la perte progressive de l'humanité des héros, mutant en monstres froids, un peu plus mécaniques à chaque génération ; chaque album franchit un cran supérieur dans la démesure jusqu'au boutiste de cette dynastie dégénérée, qui réussit à se perpétuer dans des environnements toujours plus apocalyptiques.

    Le trait dantesque de Gimenez sublime l'imaginaire débridé de Jodorowsky et porte la saga vers les sommets.

    Profane, avant de t'aventurer en ces pages, assures-toi d'avoir procédé à ton introspection, s'annonce à toi un périple dont tu ne sortiras pas indemne !

    Benvoila Le 05/02/2011 à 15:33:04

    Si les épisodes précédents démontraient un minimum de "sérieux" de la part de l'auteur, hormis quelques saillies humoristiques, les intervenants menaient leur vie de héros bien à eux. Toute distance oubliée, Tardi convoque ici chacun de ses protagonistes pour en faire son porte-parole : les dialogues atteignent alors un degré d'acidité inédit et l'aventure vire rapidement au surréalisme hilarant.

    Pour compléter cet incongru festival, une brochette de grands noms de la bédé vient jouer les vedettes américaines.

    Un peu déroutant pour les habitués de la série, cet album constitue un tournant, pour la première fois Tardi a revêtu le costume d'Adèle : tous des monstres !