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Les avis de - meuillot

Visualiser les 158 avis postés dans la bedetheque
    meuillot Le 21/08/2014 à 14:58:30

    Tant d'avis déjà exprimés à l'encontre de cette œuvre unique en son genre, que le mien n'apportera rien de +. Tout de même, je viens tout juste de quitter Vladek & Artie non sans une certaine émotion...

    Une pléiade d'émotions même, à la fin de cette lecture.

    Quand la citation de l'aut' fou raisonne effroyablement : "les juifs sont indubitablement une race, mais ils ne sont pas humains", on comprends à travers le témoignage de Vladek que le nazisme aura en tout cas "réussi" à les désolidariser les uns envers les autres (et ce, par la force des choses), parce que s'ils voulaient survivent, ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. La preuve en est lorsque Vladek, au début de l'histoire, dit à Art : "Des amis ? Tes amis ? Enfermez-vous tous une semaine dans une seule pièce sans rien manger... Alors tu verras ce que c'est, les amis... "

    Je ne peux pas parler de devoir ou de création de mémoire à travers cet ouvrage car je me sens presque gêné d'essayer d'imaginer cette époque si douloureuse. En revanche, la force que dégage Art Spiegelman je l'ai ressenti ainsi : tout au long de l'histoire j'avais cette impression de m'imprégner de ses propres émotions :

    - Horrifié devant les détails précis relatés par son père (et ils sont nombreux).

    - Énervé après Vladek par ses comportements tellement insignifiants voire extrêmes (mais qui s'expliquent) tels que la radinerie, la possessivité, ou même un soupçon de racisme...

    - Attendri pour l'amour indéfectible auprès d'Anja.

    - Compréhensif devant ce sentiment (assez dingue) de culpabilité qu'éprouve Art de ne pas avoir vécu Auschwitz, ainsi que cette "jalousie" envers son petit frère qu'il n'a jamais connu...

    - Amusé devant la représentation animalière du Français !

    Pourquoi cette œuvre est-elle indispensable : pour tant de raisons... La principale étant qu'on ne peut pas sortir "indemne" de cette histoire, & qu'elle va inévitablement nous marquer.

    A titre personnel, "Maus" me rappelle pourquoi j'aime autant la BD : elle me procure une attirance (notamment grâce au travail, au partage des auteurs) que jamais le cinéma ou le roman n'a égalé...

    En parlant de cinéma, je me trompe peut-être mais l'avantage (oui, je ne suis pas trop adaptation ciné de nos BD, à part peut-être "Sin City" ou "300"), c'est que "Maus" restera une œuvre unique, et ne devrait pas être "revisité", ou "adapté". En tout cas, je n'en vois pas l’intérêt. (Spielberg, entre autres, ayant déjà très bien traité le sujet).

    Merci M. Spiegelman tout simplement.

    meuillot Le 11/06/2014 à 15:53:16
    O'boys - Tome 3 - Midnight Crossroad

    C'est incontestablement le meilleur des 3 albums que nous délivre ici S. Cuzor avec son nouveau scénariste qu'est S. Colman.

    Les dessins sont beaucoup plus détaillés, épurés. Beaucoup de visages en gros plans bien rendus. De ce côté là, je trouve qu'il y a une nette progression (ce qui justifie certainement l'écart de trois ans avec la sortie du Tome 2).

    Côté scénario : on passe à la vitesse supérieur quant à la rapidité des scènes. On est beaucoup dans l'action avec Huck à la recherche de Charley. Avec l'aide de Suzie (personnage qui prend de l'importance de par cet album), Huck déambule les bars, les rues malfamées en pensant y trouver Charley. C'est un but ultime pour lui : certainement dictée par sa conscience lui qui se sent profondément responsable de la mort de son frère... (Suzie, en rajoutera une légère couche au détour d'une réflexion d'ailleurs...).

    Ce qui est très particulier dans cet album : c'est que "Lucius no Fingers" est au centre de toutes les attentions & on ne le voit qu'une seule fois, à la fin, laissé pour mort...

    En aparté, j'ai trouvé que le shérif qui en imposait dans les précédents tomes est encore présent mais de façon plus latente & moins impressionnante.

    C'est bien la hargne de Huck combinée au(x) charme(s) de Suzie qui est mise en exergue dans l'ultime tome de cette première partie (?)

    Au final, une bonne série lue avec plaisir mais j'ai cette même sensation qu'avec "Le rêve de Meteor Slim" : il m'a manqué quelques connaissances musicales du genre pour l'apprécier peut-être + pleinement...

    J'aurais peut-être du au moins accompagner ma lecture avec un bon Calvin Russell...

    meuillot Le 05/06/2014 à 16:38:06
    O'boys - Tome 2 - Deux chats gais sur un train brûlant

    Prolongement du 1er tome qui m'a moins interpellé... Il n'en reste pas moins efficace mais c'est certainement du au fait que les deux protagonistes tournent un peu "en rond"...

    La fin de l'album, en revanche, donne un petit rebondissement qui laisse présager une dernière partie de bonne facture.

    Même s'il est moins prenant pour ma part, cela reste un bon album avec ces deux personnages qui se séparent au cours de l'histoire avec des raisons diverses pour mieux se retrouver ensuite...

    Des moments de tension bien retranscrits avec notamment le passage du "chant de la mort".

    Le flou complet sur ce que vont devenir Huck & Charley, laisse sur sa faim & on a envie que tout se décante au troisième opus.

    Je pense que j'aurais du lire autrement cet album : pas comme une suite où je trouverais des réponses mais plutôt comme un prolongement du voyage "en brûlant le dur" de ces "chats gais". Et ainsi admirer cette parenthèse en "road movie"...

    Il n'empêche, les dessins ferroviaires jusqu'aux paysages en passant par une couleur idoine à l'ambiance des années 30 (du moins que je me fais) sont particulièrement bien retranscrits...

    Suite et fin de la première partie : je m'y plonge !

    meuillot Le 22/05/2014 à 16:47:12
    O'boys - Tome 1 - Le Sang du Mississippi

    Un album de mise en route bien sympathique ce road-movie. On sait, dès la première page, à quoi s'en tenir sur le sort d'un des deux personnages principaux. Mais la route devrait être longue avant d'en avoir les explications.

    Huck Finn & Charley Williams : voici l'histoire de ces deux personnages qui vont faire un bout d'chemin ensemble.

    J'ai bien aimé ce 1er tome qui nous embarque tout de suite sans temps mort & jusqu'à la fin. Cela reste un album de présentation mais on sait déjà beaucoup de choses sur l'histoire de ces deux personnages. Beaucoup de contenus dans les phylactères qui ont toujours de l'intérêt. Beaucoup de cases illustrées qui sont aussi riches que les écrits.

    J'aime bien cette sensation éprouvé envers ce gamin pour qui la vie n'est pas rose mais pour autant je n'ai pas ressenti de "pitié" tellement il a de ressources. Sa faculté de rebondir le protège de son père, de l'éducation "inadéquat" de la famille Denis (juste un bémol à ce sujet : j'ai trouvé la transition trop "rapide" entre le moment ou Huck est trouvé seul chez lui par "Bull" Bisner & celui où il se retrouve dans la ferme d'élevage...).

    Il rencontrera ainsi cet atypique personnage qu'est William Charley : un musicien raté, pommé, noir (c'était pas la bonne époque pour l'être...) et tous les deux vont entreprendre un voyage périlleux sur le fleuve "Old Man River", mais aussi en "brûlant le dur" & en devenant des hobos, ces vagabonds qui montaient clandestinement dans les trains pour aller chercher du boulot saisonnier...
    Même si l'on ne connait pas le roman de Mark Twain, même si on n'écoute pas de blues, S. Cuzor & P. Thirault nous embarque avec brio dans cette aventure dont on a envie de vite connaître la suite !

    meuillot Le 06/05/2014 à 13:06:45

    Je viens (enfin) de m'imprégner de cette Intégrale : tout simplement excellente !!!!! Un must ! Un indispensable, un incontournable !

    Ayant fait les choses à l'envers, je m'étais d'abord délecté, il y a quelques temps déjà, du fabuleux "Roi des Mouches" & sans avoir lu "Black Hole", je sentais au travers de Mezzo & Pirus la patte de Burns.

    C'est une œuvre véritable qui se lit de telle façon qu'à chaque fin de chapitre, on a envie de commencer l'autre, & puis l'autre, & puis l'autre... jusqu'à la dernière page. Je ne l'ai pas lu d'une traite pour autant car je fais partie de ceux qui scrutent chaque case, chaque dessin pour (essayer) de ne rien manquer...

    Mais quel dessin ! Noir, gras, sombre, un noir & blanc idoine au scénario.
    Une histoire prenante où l'on suit les inquiétudes, peurs, angoisses justifiées de ces ados dont la découverte du monde adulte (& donc de sexualité, de l'indépendance, de la responsabilité) va s'avérer très difficile à apprivoiser...
    La faute à cette MST qu'ils appellent la crève (The Bug en VO) qui, lorsqu'elle est contractée, les transforment physiquement pour ainsi devenir "différents"... Le SIDA n'est, évidemment pas loin dans tout ça...

    Chris, Kieth & Rob sont les personnages qui se démarquent du groupe atteint par la maladie. C'est à travers eux que repose toute la trame de l'histoire : comment vivre avec une pathologie encore méconnue à l'époque (années 70-80 aux States) & qui provoque de l'effroi (voire du dégoût) aux yeux d'autrui ?

    Charles Burns est un auteur exceptionnel. Cette façon de dépeindre ce tableau est sidérante. Il joue beaucoup avec des flashbacks qui sont toujours bien construits. Pour ma part, je n'ai jamais perdu le fil de l'histoire...

    Et même si la fin peut s'avérer un peu abstraite, cela n'enlève en rien la qualité d'une œuvre que tout bédéphile se doit de posséder !

    meuillot Le 15/04/2014 à 14:31:52
    Sarah - Tome 3 - Les Démons de Little Valley

    Merci aux humanos d'avoir repris la série pour que MM. Bec & Raffaele puissent assouvir le désir des lecteurs de connaître la fin de ce superbe triptyque.

    Car franchement, c'est pour moi un final en apothéose que ce dernier tome. Non seulement pour la fin sur laquelle je n'avais en rien envisagé. Mais également pour cette tension présente du début de la série jusqu'à l'avant dernière page... (J'occulte, volontairement la dernière planche de "Sarah" car, elle n'était pour moi, pas nécessaire...).

    "Les démons de Little Valley" détaillent un peu plus encore l'histoire des Thérias, mais nous apprend aussi que le cauchemar "vivant" de Sarah refait souvent surface au cours de sa vie, jusqu'à la fin... A se demander s'il n'est pas le fruit de son imagination (au même titre que Kelly), comme s'il était une sorte de "réconfort" puisque familier (Il "ressurgit" souvent lorsqu’elle se sent seule, abandonnée ou perdue dans un environnement hostile...)

    C. Bec nous gratifie d'un super boulot avec ce scénario haletant du début à la fin. Il n y a aucun temps mort & mise à part la toute dernière scène qui reste facultative, le découpage de l'histoire est ainsi fait que tout se justifie.

    Ce récit fantastique (& angoissant) mérite le détour, vraiment !

    meuillot Le 14/04/2014 à 18:44:58
    Sarah - Tome 2 - Les enfants de Salamanca - Deuxième partie

    Le Tome 2 est dans une totale continuité du 1er opus.

    Sarah passe en mode "investigation" pour découvrir qui se cache derrière ce gamin sur la photo... & beaucoup de découvertes permettront de comprendre l'attitude de cet "enfant"...

    Son compagnon sera aux premières loges mais pas de la meilleure des façons...

    Bref, beaucoup de suspens. Avec une atmosphère tendue très bien retranscrite par les dessins de S. Raffaele, on a cette sensation étrange à la fin de cet album : ce malaise déjà présent dans le 1er tome. Un malaise qui émane de Salamanca & de son lourd secret.

    & j'aime toujours autant l'évolution du personnage de Sarah. On en sait d'ailleurs un peu plus sur son passé traumatisant ce qui permet de mieux cerner sa personnalité dotée d'une incroyable carapace...

    Voyons voir si le 3ème tome apporte toutes les réponses. En tout cas on a envie de savoir... Même si C. Bec nous offre une histoire avec des airs familiers en comparant d'autres récits, il nous la raconte tellement bien qu'on se prête au jeu sans difficulté...

    meuillot Le 31/03/2014 à 18:53:09

    Dans cette même collection, je m'étais déjà familiarisé avec ce duo Stromboni/Cotte & beaucoup apprécié l'ultime défi de Sherlock Holmes...

    N'ayant pas lu le roman ni vu les diverses adaptations cinématographiques, je ne jugerai que le travail fourni par les deux auteurs sans émettre de comparaison.

    Le décor est planté dès les premières planches. L'intrigue est somme toute classique : assassinat d'une jeune fille, un meurtrier qui débarque dans une ville paumé, un dénouement prévisible.

    La force de cet album c'est ce dessin qui retranscrit une ambiance rappelant les films de Jeunet (Délicatessen...). Une atmosphère très colorée, très agressive mais qui est toujours juste. Stromboni a vraiment du s'éclater sur certaines cases complètement déjantées !

    J'ai beaucoup aimé entrer dans la vie de cette famille autant misérable qu'attachante. Les scènes se déroulant dans leur demeure sont délirantes.

    Mais pour en revenir à l'intrigue, je trouve que certaines scènes se terminent trop vite, ou sont un peu trop brouillonnes même si on ne perd pas le fil conducteur. Il y a quelques invraisemblances, raccourcis qui engendrent une certaine incompréhension.

    Cela reste un bon album, atypique qui mérite qu'on s'y attarde.

    meuillot Le 25/03/2014 à 16:34:39

    Quelle frustration à la fin de ce one-shot...

    Je suis à deux doigts de monter la note d'un cran mais finalement non...

    Tout se rassemblait pourtant pour que je passe un bon moment de lecture, de ma première uchronie jusqu'à l' intérêt que je porte à la période de la Seconde Guerre.

    Seulement voilà, passées les premières pages très prenantes & qui plantent violemment le décor, que ce fut laborieux pour moi de rentrer dans l'histoire...

    Je n'ai, jusqu'au milieu du récit, jamais pu m'imprégner du dessin de R. Toulhoat. Il ma été très difficile de distinguer les différents protagonistes ou décors. Le paradoxe c'est que je ne suis, à l'accoutumée pas du tout réfractaire à ce style de dessin. En revanche, je trouve qu'à partir du moment ou cela se décante au niveau de l'intrigue, cela devient aussi + "respirable" au niveau graphique...

    Le scénario est pourtant fichtrement bien ficelé. Apocalyptique, désastreux, pessimiste mais en même temps accrocheur car c'est bien l'histoire qui m'a permis de finir cette œuvre.

    Notamment pour l'évolution du personnage de Zytek pour qui je me suis surpris à éprouver une certaine empathie à son égard...

    Je relirai plus tard cet album car la note que je mets n'est certainement pas représentative du gros boulot des auteurs mais au jour d'aujourd'hui c'est celle que je lui attribue...

    meuillot Le 05/03/2014 à 16:57:12
    Psycho-Investigateur / Simon Radius Psycho-Investigateur - Tome 1 - Psycho-Investigateur (Tomes 1 à 3)

    Alors là, chapeau les auteurs ! E. Courbier & Benoît Dahan nous font entrer dans un univers aussi passionnant que malsain... Car à la fin de cette génialissime BD, qui ne s'est pas dit : " Waouh, ça serait trop génial d'avoir le don de Simon Radius & de pouvoir ainsi pénétrer dans les souvenirs des gens & de les changer !"

    Il faut tout d'abord souligner la superbe édition confectionnée par Physalis : cette couverture découpée à l'emporte-pièce façon puzzle où on voit Simon "entrer" dans la conscience de Dora : c'est superbe !


    Quant à l'intrigue, elle est des plus originales et des plus prenantes. Avec pour fil conducteur la propre amnésie de Simon sur le sort de sa bien-aimée, on découvre le don de notre psycho-investigateur au travers d'enquêtes policières somme toutes banales, mais qui permettent à Simon de faire valoir son talent...

    Un talent, bien évidemment non reconnu scientifiquement parlant : comment faire comprendre aux plus hautes instances judiciaires qu'on possède la capacité de définir si oui ou non un suspect est effectivement le criminel... Je pense également à un crime commis beaucoup plus intéressant sur le fond car Simon ne devra pas prouver l'innocence de l'accusé mais plutôt justifier l'acte criminel...

    Ces différentes intrusions mnémoniques relatées par un dessin chaleureux, agressif, coloré mais surtout délirant donnent un crédit important à B. Dahan dans la réussite de cet album !

    Le final en apothéose avec son pire ennemi, John-Loup Bonseigneur, suivi des réponses concernant l'intrigue principale met magistralement un terme à cette histoire des plus addictives !

    On n'est pas dans de la "psychologie de comptoir" avec cette œuvre : c'est du lourd, du très lourd !

    meuillot Le 05/02/2014 à 16:43:34

    Quel comics d'horreur épatant ! Une ambiance saisissante sur fond de road-trip entamé par un jeune garçon nommé Jack Garron dans le but de retrouver son unique lien biologique qu'est son père...

    Voici le rêve de cet ado américain à l'époque de la Grande Guerre qui ne concerne pas (encore) les Etats-Unis : rejoindre son géniteur musicien afin d'y partager sa vie...

    Mais face à lui un obstacle de taille : un Boogeyman se faisant passer pour un "vendeur itinérant" & qui se "nourrit" des rêves des enfants & les transforme en véritable cauchemar vivant...

    Tuft & Snyder les deux scénaristes de cette œuvre, nous embarquent dans une histoire oppressante, où la peur n'existe pas dans les agissements (certes sanglants) du croque-mitaine, mais plutôt dans la conscience de celui-ci & des autres protagonistes.

    Les personnages décrits le sont avec soin & nous laissent la possibilité d'éprouver de l'empathie pour eux (contrairement à d'autres bd, films, séries où les "héros" sont dénués d’intérêt).

    Un petit bémol au début de l'histoire : Une sensation "gênante" pour la fugue de Jack. Je ne la trouve pas appropriée avec la scène chaleureuse, rassurante, qui précède avec sa mère adoptive. Mais c'est un détail car le reste est bien réglé comme du papier à musique...

    Quant au dessin d'Attila Futaki : superbe ! Avec des couleurs totalement en adéquation avec l'ambiance du genre. Colorisation reprise au milieu de l'album par Greg Guilhaumond & qui a apporté une (très) belle touche : j'ai encore en mémoire, la cabane en feu : sublime ! la couverture de l'album (ainsi que celles réalisées pour l'édition américaine) est également signée A. Futaki et c'est une vraie réussite.

    Le découpage des cases est aussi très bon : on n'a qu'une envie, tourner la page pour connaître l'issue de la précédente. Et quand on tombe sur une case pleine page du psychopathe... waouh !

    Une vraie réussite en tout point de vue. Jamais rien de gratuit. Des scènes gores justifiées & une fin en cliffhangher comme un clin d’œil à cette angoisse qui sera toujours présente...

    Ajouté à cela, une préface + postfaces très sympas.

    Un must du genre !

    meuillot Le 28/01/2014 à 13:37:43

    Ce qui est bien quand on est fan d'un auteur, c'est que lorsque ce dernier collabore avec des dessinateurs différents, il nous permet de les découvrir...

    Ainsi après MM. Grelin & Fane, je m'empresse de savourer l'association Jim/Tefenkgi avec la 1ère partie de "Où sont passés les grands jours ?"

    Et, j'allais dire comme d'habitude, voici encore un duo qui fonctionne parfaitement ! Je ne sais pas si c'est le dessinateur qui se met au service du scénariste ou bien le contraire, ou tout simplement une fusion naturelle, mais à chaque fois que je lis une histoire de Jim, j'ai cette agréable impression que le dessin correspond parfaitement avec l'ambiance du sujet relaté...

    Dès les premières pages, on est mis dans le bain & on sent qu'on va affronter, une nouvelle fois, une histoire profondément humaine sur laquelle on peut y calquer des bouts de notre propre existence...

    C'est l'histoire de 4 potes qui ne sont plus que 3. L'un des leurs a choisi de renoncer à la vie non sans léguer à ses 3 amis des présents aussi originaux qu'incongrus... pour l'instant...
    C'est par l'intermédiaire d'Hugo, que sont disséqués les séquelles, les émotions, les refoulements engendrés par ce genre de drame.

    On s'y attache à ce personnage. On le comprend (sur ses questionnements), puis parfois il nous énerve (c'est quoi cette manie de s'auto-flageller en appelant le numéro de son pote mort...), & d'autres fois on voudrait le "bouger" pour qu'il murisse & prenne les décisions qui s'imposent... Bref, on l'accompagne dans tous ses ressentis.

    C'est la force de Jim : faire réellement "vivre" ses personnages. Les expressions sur les visages sont bien retranscrits par Alex même si je n'ai pas aimé tous les personnages. Il y a un côté manga sympa dans ces dessins. D'ailleurs tout au long de l'album, Hugo me rappelait un personnage de dessin-animé qui s'appelait Roberto Sedinho (sans les grands yeux) ! Qui est-ce ????? L'entraineur brésilien emblématique dans la version télévisée "d'Olive & Tom" !!!!

    A moins qu' Hugo ait tout simplement une ressemblance avec le dessinateur lui-même ?...

    Ayant acquis le TL : je trouve la couverture vraiment magnifique. Je la préfère à celle de l'édition normale. Mention spéciale aux scènes se déroulant sous la pluie (notamment la dernière case de l'album) : elles sont superbement réussies !

    Une seule frustration... attendre la suite...

    meuillot Le 27/01/2014 à 18:19:56
    Yo-Yo post mortem - Tome 1 - Mourir nuit gravement à la santé

    Voilà pourquoi le crowdfunding existe ! Pour permettre d'éditer des albums tels que "Yo-Yo post mortem", et c'est tant mieux.

    On passe un très bon moment avec M. Bône : ce guide squelettique haut de gamme dont l'humour cinglant nous accompagnera tout au long de l' histoire.

    Tout est noir à souhait : du dessin aux dialogues sur fond de sujet grave : la mort...

    Et c'est l'âme de J.P Gratin qui est à l'honneur ! Tout juste enterré suite à un cancer des poumons (sous-entendu) : le voilà à peine en mode "RIP" que James Bône "toque" a sa tombe : c'est de façon aussi brutale que l'auteur, G. Le Coz, annonce la couleur...

    S'en suit l'ultime voyage de Gratin, accompagné de son célèbre accompagnateur, jusqu'à la destination finale où un choix lui sera proposé...

    Je n'ai pas été "mort de rire" à la lecture de cet album, mais j'ai beaucoup souri (comment ne pas être "bon client" face à des expressions d'anthologie : "comme le dit le dicton, l'incinération sera ta dernière cuite ! Alors qu'enterré, toujours un petit ver dans le nez ! "). Des caricatures & clins d’œil excellents comme Cerby, Hendrix, le Nabuchodonosor....

    On pense trouver un peu d'air en remontant à la surface pour y suivre les tentatives de "connexion" entre la défunte épouse & Jean-Paul, mais la tristesse légitime est trop oppressante (malgré une voyante merveilleusement déjantée) & en fin de compte, on trouve beaucoup plus de légèreté lorsqu'on retourne six (mille) pieds sous terre...

    M. Bône : le jour où je meurs : passez me voir que j'me marre une dernière fois ! Enfin... si vous n'êtes pas réincarné... :)

    meuillot Le 22/01/2014 à 16:42:18

    Avant tout : je peux difficilement faire autrement que de spoiler quelques passages...

    J'avais acheté cette BD sur 2 critères : la couverture, & les auteurs (surtout Lapière & Meyer car je ne suis pas entré dans l'univers de Giroud...) : bien m'en a pris !

    Car malgré quelques invraisemblances (ou raccourcis des auteurs pour aller à l'essentiel de l'intrigue), telles que la rencontre entre Kerry & Carson ou l'évolution de leur relation très... rapide, ce one-shot est d'un très grand niveau !

    Sans (trop) dévoiler l'intrigue, F. Giroud & D. Lapière nous délivrent ici un scénario prenant où les femmes (& ce n'est pas une surprise, venant d'eux) tiennent un rôle essentiel dans le déroulement du récit : deux écorchées, pas épargnées par la vie, elles ne pouvaient que finir main dans la main...

    Ce rapprochement se fera avec l'aide d'un homme connu de toutes les deux mais pas avec les mêmes motivations à son égard...

    Outre ce thriller bigrement bien ficelé, c'est, selon moi, le superbe dessin de R. Meyer qu'il faut mettre en exergue. Réussir à distinguer le passé d'Afia & le présent de Kerry jusqu'à cette case où les deux femmes se croisent (énorme cette image !), avec ces tons bleus & orangés, c'est splendide !
    Avec la complicité de C. Delabie à la couleur, il nous plonge littéralement dans la souffrance de l'une & l'abnégation de l'autre (ou le contraire)... Ajouté à ceci, les subtiles transitions pour alterner entre chaque existence des héroïnes, c'est vraiment très fort.

    Un seul bémol pour cet album : je trouve la fin trop... rapide ! J'aurais aimé avoir plus de détails sur le dénouement.

    En revanche les ajouts de biographies à la fin du livre donnent des indications intéressantes.

    Dernier spoiler : je ne savais pas qu'un barillet de revolver pouvait contenir jusqu'à 7 balles... Mais j'ai beaucoup aimé cette scène où Afia se confronte au meurtrier de sa famille. La roulette russe s'enclenche.... 6 fois...6 "click" résonnent au nom de chacun des siens qu'il a tué... la septième balle est là, elle correspond à Afia... elle tire...

    Un album écrit à 4 mains qu'il faut tenir entre ses mains.

    meuillot Le 15/01/2014 à 16:05:05

    Juste après avoir reçu le prix de l'album 2013 par les lecteurs de BD Gest, je me lance dans la lecture de ce polar sans aucune appréhension, conforté par la présence scénaristique de F. Nury.

    Et je n'ai pas été déçu !

    Il a tout de même fallu que je me familiarise avec le dessin de Bruno qui reste quand même atypique. Mais à la fin de ce "few shot" (?), on s'aperçoit que le trait dynamique de Bruno colle parfaitement avec l'histoire. N'oublions pas la couleur superbement rendue par L. Croix !
    On peut être "gêné" par le dessin de Bruno, c'est concevable, mais pas au point de passer à côté de "Tyler Cross".

    J'ai adoré ce personnage qui ne connaît aucune empathie, ne pense qu'à sa petite personne (comme tous les autres personnages d'ailleurs, hormis peut-être la mariée), & d'une noirceur à souhait.

    Des scènes géniales : j'adore le coup des allumettes avec CJ, sa partenaire de départ, tout comme l'altercation dans le train ou la tuerie d'après-mariage...
    Mais le summum de délectation aura été la scène visualisée par le crotale : excellent !

    En lisant "Tyler Cross", on pourra inconsciemment penser à des références filmographiques telles que "U-Turn", mais dans tous les cas, Tyler reste un personnage unique issu d'une bd jouissive !

    Bravo & merci au trio cité précédemment !

    meuillot Le 10/01/2014 à 11:42:00
    Sam & Twitch - Tome 3 - Chasseurs de primes

    "La peine encourue quand on saute par la fenêtre est la peine de mort": voici une des lois toujours en vigueur à New-York & dont Twitch nous dresse la liste sous l’œil médusé de Sam (faut dire qu'il y en a certaines complètement dingues !)...

    & c'est ainsi que commence "Chasseurs de primes" : 2 excellentes enquêtes + un dernier chapitre sur la vie d'un homme qui va tomber tel un château de cartes & dont le lecteur aura le privilège d'être dans sa peau jusqu'à son dernier souffle : vraiment énorme !

    Niveau dessin : on est dans la continuité du T2. Au scénario, du Bendis, donc du très bon !

    Incontestablement, le meilleur volume !

    & si vous vous posez la question à savoir pourquoi dans l’État de l'Ohio, il est interdit aux femmes de porter des chaussures vernies, lisez l'album !!!! ;)

    meuillot Le 06/01/2014 à 18:30:25
    Sam & Twitch - Tome 2 - Les Sorcières et l'écrivain

    Deux nouvelles enquêtes avec des scénaristes (dont Brian Michael Bendis !) & des illustrateurs qui diffèrent. Ainsi on change complètement de dessin comparé au T1.

    Il faut donc lire ces 2 tomes de manière indépendante & ne pas rester sur les impressions ressenties sur "Udaku" (je parle bien du rendu visuel). Ceci étant, certains codes subsistent : le principal étant la géniale complicité de nos 2 enquêteurs qui sont vraiment les éléments moteurs de chaque histoire.

    Pour ma part, nette préférence pour "l’Écrivain" digne scénario cinéma d'un David Lynch ! "Les Sorcières" étant une affaire plus "prévisible"...

    Bref, des scenarii qui tiennent la route, des dessins beaucoup plus "modernes" mais on a toujours envie de suivre les aventures des ces deux protagonistes.

    meuillot Le 28/11/2013 à 12:18:10
    Sam & Twitch - Tome 1 - Udaku

    Bonne surprise après lecture de ce 1er tome.

    Il m'a fallu quelques pages pour me familiariser avec le dessin et surtout avec le découpage des cases qui sortent des "codes" franco-belges. Ça foisonne de partout mais une fois le sens de lecture maitrisé (d'ailleurs les auteurs se sont amusés sur une double page à faire en sorte qu'on puise lire les dialogues de différentes façons & cela fonctionne : sympa !), on peut savourer pleinement les aventures de ces deux héros.

    Et ces deux flics, qu'on peut trouver limite niais (leur physique aidant) au début de l'album, s'avèrent au final, très attachants ! Entourés de policiers corrompus, se trouvant au centre d'une série de meurtres ciblée sur une famille de mafiosi, Sam & Twitch vont peu à peu se rendre compte qu'ils ne devront compter que sur eux-mêmes pour résoudre cette énorme affaire mais surtout pour sauver leur peau !

    Les dialogues sont énormes dans cet album : d'ailleurs l'absence de phylactères donne un ton original à la lecture. On s'imprègne un peu + des différents échanges (surtout entre les 2 protagonistes et leurs géniaux sens de la répartie).

    Un bon comics. Petit clin d’œil marrant avec l'apparition éclair de Spawn.

    Le décor étant planté, voyons voir ce que donne le T2.

    meuillot Le 25/11/2013 à 19:13:40
    Une nuit à Rome - Tome 2 - Tome 2

    Pas de temps mort au début de cet album. On enchaîne vite sur la fin du 1er tome pour retrouver Raphaël dans l'avion qui le mène tout droit vers le centre d’intérêt de toute cette histoire : Marie...

    J'aime cette scène où lorsque Raph arrive à Rome & qu'à l'aéroport il cherche du regard Marie, il a cette anxiété de ne pas la reconnaître, de n'être pas celle qu'elle était il y a vingt ans (& ce, bien qu'il ait vu des photos d'elle sur un réseau social). Ce doute qui subsiste attise un peu + l'excitation de la retrouver...

    & puis ensuite tout s'enchaîne. Tout est maitrisé de telle façon qu'on a cette sensation d'être avec les deux protagonistes, de sentir la chaleur particulière de cette ville si spéciale. Outre le superbe dessin de Jim (notamment pour illustrer les vestiges de la capitale tout comme son ambiance si "calda"), il faut rendre également hommage, particulièrement pour cet ultime tome, à Delphine qui, à la couleur, donne des tons totalement en harmonie avec l'impression ressentie !

    Comme prévu, je m'attendais à cette fin & c'était à mon avis, celle qu'il fallait. Il reste une des ultimes scènes habilement introduite par l'auteur, comme si ce dernier se donnait la possibilité (dans 10 ans ?) de continuer l'histoire...

    Je finirai par exprimer mon bonheur de posséder les 2 TL qui sont superbes & qui donnent, un peu plus encore, l'occasion de s'imprégner de cette œuvre. Merci !

    meuillot Le 13/11/2013 à 22:32:03
    Une nuit à Rome - Tome 1 - Tome 1

    "Dans la vie y a des moments où on est bien, où on se sent vraiment heureux ; et après on éjacule !" Ma définition de la vie ! "

    Si c'est pas de la citation ça !

    Je trouve qu'elle résume l'ensemble de ce tome ou en tout cas l'état d'esprit dans lequel se trouve Raphaël...

    A travers cette ligne de conduite, on suit le parcours de ce quadra presque prêt à faire le grand saut avec cette jolie blonde avec qui il vit depuis peu. Tout les bons préliminaires sont là... Il bosse pour son père, il lui offre un chaton (histoire de s’entraîner à vivre à trois) il pense à arrêter de fumer. Bref, tout est bon pour qu'une bonne "éjaculation" le délivre d'une adolescence attardée & enfin vivre avec les codes classiques mais nécessaires pour rentrer dans le rang...

    Seulement voilà, l'acte consommé, un imprévu surgit d'un passé lointain mais pas tant que ça... Marie... Ou ce détail d"une vie qui vous a laissé en rade et qui vous donne ce goût d'inachevé...

    Et Marie le sait, le sent. Elle connaît par cœur cet amour de 20 ans & s'appuie sur une promesse puérile de se retrouver deux décennies plus tard le temps d'une nuit pour l'attirer, une fois de plus, dans sa toile...

    Car si on lit cette histoire en tant qu'homme : c'est bien de cela qu'il s'agit : cette sensation d'avoir déjà connu ce refrain, cette sensation de se retrouver en Raphaël. & de se dire : doit-on l'envier ? Doit-on fantasmer sur cette idée qu'un jour, cette Marie là, puisse nous rappeler... Quand bien même, quelle serait notre réaction ?...

    Jim, l'auteur complet de ce dytique est vraiment un spécialiste de ce questionnement humain dans un âge où l'on remet souvent beaucoup de choses en question. Il nous parle, mais on a aussi l'impression qu'il partage avec nous une tranche de vie.
    Ajouté à cela un dessin précis, agréable, fouillé & minutieux. On ne peut pas rester insensible à ce récit...

    C'est une histoire humaine, c'est donc une histoire qui nous touche.

    Merci JIm. Le T2 est presque dans mes mains. J'imagine la fin mais je veux qu'elle soit racontée avec vos yeux & votre main.

    meuillot Le 13/11/2013 à 16:43:46

    5/5, 10/10, 20/20, Quelque soit le barème défini, la note maximale s'impose pour ce splendide ouvrage à la mémoire d'un homme célèbre.

    Ayant eu la chance de me procurer la version Canal BD, je n'avais plus qu'à me délecter d'une histoire aussi passionnante qu'instructive tout en savourant ce dessin magistral dont L. Paturaud est l'auteur (& incontestablement, un de mes favoris...).

    Victor Hugo : c'est de l'homme & ses émotions dont il est question. Bien que de nombreuses références littéraires s'insèrent habilement dans cette fiction (Vidocq, l'inspiration d'Hugo pour Javert, Les Misérables & Gavroche), Esther Gil dresse une intrigue imaginée avec brio sur la cause réelle du décès de la fille tant aimée de V. Hugo, Léopoldine.

    Ainsi se dépeint l'existence d'un être triste (face à la mort de sa fille), aimé & aimant (Juliette Drouet & Léonie d'Aunet superbement illustrées), tourmenté dans une France du XIXème régnée par Napoléon III "Le Petit", mais aussi révolté face au destin tragique de John Tapner...

    On sent l'énorme effort de documentation dont on fait preuve les auteurs pour faire partager aux lecteurs cette ambiance, certes, où la fiction est présente, mais la réalité est telle qu'on se laisse embarquer avec une grande ferveur.

    Merci E. Gil & L. Paturaud pour ce formidable voyage. Amis bédéphiles, ne passez pas à côté de ce qui devrait être une des BD de l'année !

    meuillot Le 18/10/2013 à 16:16:00

    En aparté : Cette Intégrale m'a été offert voila presque 2 ans, & je ne l'avais toujours pas ouvert ! Mais quel double bonheur personnel :

    Le premier : de ne pas avoir connu la même frustration que mes acolytes bédéphiles & d'attendre 8 ans avant de connaitre la fin de cette série...
    Le deuxième : celui de m'être délecté de cette œuvre qui fait partie désormais de mes indispensables !

    MAVERDAVE !!! Quelle claque en terminant cette passionnante histoire !

    Mouche & Eustache, les deux personnages principaux de cette intrigue sont captivants de complexité ! On apprend beaucoup d'eux tout au long de la série & ces deux géniaux cambrioleurs qui, au début, nous font marrer tant ils ont l'air de "s'amuser" à dilapider les biens d'hommes richissimes, vont peu à peu se révéler pour nous montrer leurs côtés sombres & torturés conséquences d'un passé tumultueux pour l'un & l'autre...

    Les autres personnages ne sont pas en reste quant à l’intérêt qu'ils apportent tous à l'ossature du récit. Zibeline, le Baron, Monocle & j'en passe, tous provoquent en nous au minimum de l'empathie...

    Sauf peut-être pour Harcourd, l'un des ignobles protagonistes des "snuff-movies". Son trafic, colonne vertébrale de l'histoire, le mènera inéluctablement vers une fin tragique.

    Le scénario de Corbeyran, terminé par Cécil tient la route de bout en bout. Tout est bien ficelé. Jusqu’aux dernières cases "dézoom" très habiles pour l'imagination du lecteur.

    Quant au dessin : je ne se serai pas objectif... Je suis fan de Cécil ! L'ayant découvert sur "Holmes". Il fait partie de mes dessinateurs favoris. Son coup de crayon est tout simplement énorme. Ce rendu visuel de Bordeaux, l'architecture, cette énorme case où arrive le zeppelin... pioufffff.... Associé à des couleurs somptueuses, cette ambiance n'est pas sans rappeler celle de Schuiten...

    Mon "erreur" est réparée ; j'ai lu, bu, dévoré, cette série à sa juste valeur. Merci MM. Corbeyran & Cécil & surtout merci à ce dernier d'avoir donné une fin à cette tragique mais superbe œuvre..

    meuillot Le 03/10/2013 à 15:07:20
    Le manoir des murmures - Tome 3 - Simon

    Fin de ce bon triptyque.

    - Qui dit fin dit résolutions de beaucoup d'énigmes présentes dans les précédents tomes.

    - Qui dit fin dit également de multiples rebondissements au sein de ce volume.

    & qui dit fin dit surtout un affrontement final grandiose (graphiquement parlant) entre Demian & Sarah...

    Les codes du genre sont totalement respectés. Donc pas forcément de surprises (encore que la conclusion n'aboutit pas sur une note positive comme dans la majorité des cas...).

    Concernant le dessin, j'ai l'impression que Mr Tirso peaufine un peu + encore son trait. Ajouté à cela de belles couleurs, cela donne un très beau rendu.

    Certaines choses m'ont un peu "gênées" au cours de la lecture (je pense à la scène où le traitre surprend, dans le T2, une conversation entre Simon & Sarah & où le mouvement de l'inclinaison de sa tête n'est pas différencié par un filigrane... ou bien la présence dessinée de ce cœur lors d'un baiser entre Sarah & l'un de ses amis... Bref, je chipote.... ).

    La dernière page entrouvre la porte d' une suite, mais apparemment c'est bel & bien la fin de cette série.

    Une belle série : merci à MM. Tirso, Munoz & Montes pour la couleur : ce dernier avait un grand rôle à jouer pour faire ressortir le côté sombre de cette œuvre....

    meuillot Le 27/09/2013 à 16:58:36
    Le manoir des murmures - Tome 2 - Demian

    On monte d'un cran dans ce deuxième tome.

    2 face-à-face très enrichissants dans cet album : entre Sarah & les deux leaders respectifs des "druides" & des vampires.

    Le premier entretien dès l'entame de l'ouvrage entre Sarah & Simon. Ce dernier lui dévoilera certaines choses quant à ses origines.
    Le deuxième, un peu plus loin, avec Demian. Lui aussi lui fournira certaines explications.

    Mais au-delà de ces réponses apportées, ils sèmeront surtout le doute chez notre héroïne... Quel camp choisir ? Sa sœur jouera un rôle crucial j'imagine, dans l'ultime tome...

    Le découpage des scènes est encore une fois excellent.

    Côté dessin, j'ai l'impression (ou me suis-je habitué ?) que les traits des personnages sont plus fins, plus épurés, surtout pour Sarah...
    On a souvent ce côté manga sur certaines actions qui collent assez bien à l'univers décrit.

    Les sombres cases sont moins gênantes que dans le premier tome. J'aime assez la couleur bleu-nuit pour les scènes de pénombre qui accentue cette atmosphère anxiogène & glauque.

    Le dénouement approche...

    meuillot Le 26/09/2013 à 16:28:08
    Le manoir des murmures - Tome 1 - Sarah

    Sentiments mitigés à la fin de ce premier tome.

    Coté scénario, du classique, mais du classique rondement mené. Dès le début on entre dans une action cinématographique avec une course poursuite rendue avec beaucoup de justesse...

    Tout se déroule très vite dans cette histoire. Pas de temps mort : tous les faits sont relatés de façon expéditive mais explicite. C'est d'une très grande cadence.

    Côté ambiance, "Le labyrinthe de Pan" n'est pas loin, ce qui est fort plaisant et pas étonnant au vu des auteurs de cette œuvre...

    ce qui me fait noter un 3/5, c'est le dessin...
    Très paradoxalement, le coté sombre de l'histoire, de l'environnement, du cadre est très bien rendu, mais parfois l'éclairage de certaines planches est, justement, beaucoup trop sombre à mon goût...
    Par ailleurs, j'ai eu du mal à apprécier les traits de Sarah (excepté le côté "monstre"....).

    Ceci mis à part, c'est un excellent rendu du genre. Le T2 réhaussera peut-être ma note...

    meuillot Le 18/09/2013 à 15:53:30

    Sentiment qu'on est entré dans ma conscience en terminant cette œuvre !

    De par cette ingénieuse idée qu'ont eus les auteurs d'implanter dans chacun des 6 protagonistes un "esprit tordu" dans lequel n'importe quel lecteur pourra se reconnaître.

    Car on a tous vécu une parcelle de leurs doutes, malheurs, bonheurs, inquiétudes... Tout ce qui anime une vie.

    Parallèlement à cet aspect, des scènes mémorables qui m'ont fait rire aux éclats (et en bd, pour moi c'est rare !). Notamment la scène de la piscine avec les 3 filles attendant le repas concocté par les mecs, ou bien la scène du resto avec l'entrée en lice de la tante guérisseuse : énorme passage !

    En guise de décor.. Cette éclipse... qui se traduit comme un symbole de notre vie...
    Quant au dessin : il est vif, dynamique, & le N&B est totalement adéquat.

    Décidément, JIm excelle quant il s'agit de disséquer l'âme humaine & tout ce qui l'entoure...

    Merci à lui & à Fane pour ce moment partagé avec eux. Ce duo a vraiment bien fonctionné & à la lecture du préambule : on sait pourquoi...

    meuillot Le 25/07/2013 à 16:30:45

    Bon moment passé avec cet album, & c'est bien là le principal.

    Quelques sentiments mitigés, cependant, à la fin de cette lecture.

    - Jim, au scénario, nous délivre une de ces histoires où le lecteur ne lâche pas prise & où ce dernier la lira certainement d'une seule traite.

    Même si le dénouement n'est pas surprenant (en tout cas je m'y attendais sauf pour Inès qui s'en sort très bien au vu des ses "frasques" bien dissimulées).

    Jim est très habile avec l'évolution de ses personnages & sont tous essentiels (jusqu'à l'apparition d'un soir des potes de Jean : cette scène et leur comportement sont très importants pour ce qui sera le clou du spectacle...)

    Une histoire aussi haletante se devait d'être conjugué d'un dessin dynamique & c'est en partie réussi par Grelin... Mais c'est là que ça "pêche" un peu pour moi...

    - La découpe des cases, les couleurs souvent vives & ce trait dynamique favorisent cette HGV (Histoire à Grande Vitesse ! :))

    Pourtant j'ai été parfois gêné par ce rendu graphique, mix de Cartoon, Disney, Manga. Les visages ne me paraissent pas assez détaillés, les expressions faciales sont souvent peu fournies (sauf peut-être pour Jean). Il m'est ainsi arrivé de confondre les personnages : je pense notamment à la scène à St Georges de Didonne où une demoiselle aperçoit l' homme faisant son malaise : j'étais persuadé que la jeune fille était Callista...

    C'est vraiment ce crayonné des différents protagonistes qui m'a un peu frustré car au niveau des couleurs, elles sont top et j'ai aussi bien aimé le fait qu'il n y est pas trop d'éléments de décor, cela aide à se focaliser sur l'essentiel, à savoir la psychologie d'Anna, Callista, Jean & consorts.

    Juste histoire de faire celui qui titille ;) ;) : à la page 137, Jean est allongé sur le lit sans le pull rouge d'Anna. Page suivante, le pull est de retour sur son front... ! :p ).

    Au final, cela reste un bon album que je conseillerai, notamment à ceux qui (comme moi) ont connu de mauvaises expériences avec les blondes : ça va pas arranger leurs préjugés !!! :) :) :)

    Merci messieurs pour cette sympathique BD !

    meuillot Le 19/07/2013 à 12:49:02

    Album bien sympathique et atypique qu'est ce road trip entrepris par un homme, Edward Ray Cochran, & sa guitare où le Blues s'exprime inlassablement. & que l'on suit tout au long de son périple dans le but de vivre de sa passion de blues-man...

    N'écoutant pas ce genre musical, il m'a fallu une dizaine de pages avant de m’imprégner totalement de l'histoire (les premières pages étant illustrées avec "Meteor" poussant la chansonnette, j'ai eu du mal à m'imaginer la musique dans ma tête... D'où la frustration de ne pas avoir un cd du genre sous la main, où mieux, le cd fourni avec la version collector de l'album...).

    Puis ensuite vient la rencontre avec Robert Jonhson & tout s'emballe. On se délecte des aventures de Méteor & on a envie qu’il le fasse son disque... Même si on le sent paumé (souvent), violent (parfois), on sent qu'il n'est pas loin de percer dans ce milieu unique & intense qu'est l'Univers du Blues.

    J'insiste sur le dessin de F. Duchazeau : certaines cases sont sidérantes (je pense à certaines en pleine page) ! On s'y arrête comme si subitement on entrait dedans...

    Au bout du compte, on s'y attache à ce p'tit bonhomme qu'est "Meteor Slim"...

    meuillot Le 05/07/2013 à 16:12:18

    Je viens de terminer cet ouvrage & on ne peut le nier : il ne laisse pas indifférent !
    Pour ma part, j'ai vraiment accroché. Au début, j'ai eu un peu de mal avec ce dessin quasi cartoonesque mais au fil des pages tournées, on s'habitue au trait de John « Derf » Backderf.

    Ce dernier nous livre sa propre vision d'un futur serial killer : les années qui précèdent son premier crime.

    Backderf côtoyait Dahmer lorsqu'ils étaient ados. Sans être son ami, il n'en restait pas moins une attraction pour lui & ses potes comme on a tous connu gamins : cet ado complètement paumé, exclu de la société, mais qui arrive tout de même à se faire une place, souvent de triste manière, au sein d'un groupe : en étant un phénomène de foire...

    Tout au long du récit on sent cette culpabilité à peine camouflée de J. Backderf, mais c'est là le paradoxe à mon sens : tout l'environnement de Dahmer est coupable mais personne ne pouvait vraiment le prédire à l'instant narré par l'auteur...

    Bien sûr qu'après coup, bien sûr que lorsque Backderf apprend de la bouche de sa femme qu'un ancien camarade de classe venait d'être arrêté pour + d'une dizaine de crimes, bien sûr qu'on se dit qu'on aurait pu déceler tout ça...

    Mais comment peut-on un instant imaginer qu'un ado mal dans sa peau (certes, avec un comportement très étrange parfois) puisse en arriver à de telles atrocités...

    J'ai lu ce livre sans juger qui que ce soit. Simplement en partageant la vision d'un ado qui assiste naïvement à la décadence d'un collègue de classe.
    Certes, les parents de Dahmer n'étaient pas présents puisque trop soucieux de leurs propres malheurs mais de là à les rendre responsables...

    Dahmer s'est lui-même fait violence pour ne pas tomber dans ce qu'il est devenu mais il n'a fait que retarder l'échéance. sa seule issue aurait été l'internement mais encore une fois c'est cette impression qu'il se dégage en refermant ce livre : la route était tracée pour lui & c'est d'autant plus cruel pour toutes ses victimes...

    Merci M. Backderf de nous avoir montré l'aspect qu'un homme peut avoir avant de passer à de terribles actes. On ne cautionne certainement pas ce que Dahmer a fait mais on trouve des explications à certains agissements qui, au bout du compte, étaient précurseurs.

    Le plus glaçant reste cette dernière page où vous apprenez la nouvelle de votre femme : vous ne pensez même pas à Dahmer en premier lieu ! Terrifiant !

    meuillot Le 20/06/2013 à 16:22:40

    En lisant la préface de l'album, je suis enthousiaste de me lancer dans la lecture du "Frisson" complimenté en tout point par Ed Brubaker dont je suis un adepte.

    Force est de constater que je ne partage pas son émotion au final...

    2/5 : correct sans plus : c'est exactement mon ressenti face à ce one-shot.

    Le début commence plutôt pas mal avec une intro accrocheuse, un dessin pur sur un N&B qui rend bien. Mais au fur & à mesure que les pages défilent on sent une baisse de régime croissante tant au niveau du scénar que du dessin... Pour ainsi finir sur une fin sans surprise & qui en fait une œuvre assez banale...

    Ce qui est dommage c'est que tous les bons ingrédients étaient là mais ils sont posés tout de suite & il n y a plus aucun rebondissements pour la suite du récit. Si tout n'avait pas été "mis à plat" dès le départ, le 3/5 aurait été plus approprié mais ce n'est pas le cas...

    Malgré tout, je garde tout de même l'originalité, à la base, du scénario qui était sympa mais peut-être pas assez bien exploitée...

    meuillot Le 29/05/2013 à 15:47:04

    De Metter étant devenu un auteur incontournable pour moi dans le monde la BD, impossible de passer à côté de cette nouvelle adaptation dont lui seul a le secret pour condenser le pavé d'un roman en une œuvre graphique de 116 pages époustouflantes !

    Je précise, tout de même, que je n'ai pas lu l’œuvre de Kennedy, je ne ferai donc aucun comparatif qualitatif.

    Un personnage principal quelconque au départ (presque ennuyeux) pour qui on aura une réelle empathie à la fin du récit...

    Un cadre magnifique (l'Australie) dans un décor sombre (un village fantôme).
    une jolie blonde auto-stoppeuse qui va s'avérer être l'initiatrice du cauchemar subie par Nick...

    Autant d'ingrédients magnifiquement illustrés par C. De Metter & qui en font un récit oppressant à souhait !

    Certaines scènes sont vraiment impressionnantes de tension (notamment lorsque NIck finit de retaper son Van ou bien lors de l'évasion...).

    Sublimé par les couleurs de l'auteur, ce one shot se dévore avec toujours ce même sentiment à la fin chez De Metter... C'est déjà fini...

    meuillot Le 15/05/2013 à 15:57:02
    Le roi des mouches - Tome 3 - Sourire suivant

    Fin de cette série qu'on pourra qualifier d'addictive ! C'est pour cela qu'il vaut mieux qu'elle s'arrête tant le lecteur éprouve ce malsain plaisir à suivre & connaître l'issue de ces jeunes complètement pommés...

    Délires toujours aussi glauques, dessins toujours aussi noirs, aucun répit dans l'inconscient de tous ces personnages pour lesquels une certaine empathie s'installe pour certains d'entre eux.

    J'avais accroché sur le "Fantôme de Damien" au T2, le passage de voix-off de Lisa est excellent ! Pirus adapte les monologues des protagonistes avec une modernité fabuleuse !

    Le masque du Roi des Mouches brûle, on croit que c'est peut-être salvateur, jusqu'à la dernière case où est suggéré un ultime drame derrière cet apaisement furtif...

    Non, décidément aucune issue positive...

    Une très, très bonne série. Assurément, une série qui ne laisse place à aucun état d'âme. On n'en sort pas le cœur léger, loin s'en faut...

    Bravo à Mrs Mezzo & Pirus qui, de part leur complémentarité, nous offrent une œuvre ahurissante !

    meuillot Le 03/05/2013 à 12:51:32
    Le roi des mouches - Tome 2 - L'origine du monde

    On est dans la continuité du 1er opus : toujours ces mêmes sentiments de malaise, de gêne ressentis par & pour ces différents protagonistes.
    Eric continue de nous entraîner dans ses profonds délires dus à son mal-être & on se demande s'il arrivera à trouver sa route...

    De nouveaux personnages entrent en scène mais j'ai beaucoup aimé les passages ou apparaissent le fantôme de Damien (voir T1) : témoin des moments dingues de son pote.

    Pirus & Mezzo nous tiennent en haleine sans une once d'essoufflement.

    Le dernier tome s'annonce, certainement, aussi dur mais peut-être avec une issue positive ?

    meuillot Le 25/04/2013 à 12:32:25
    Le roi des mouches - Tome 1 - Hallorave

    Immersion totale pour ce 1er tome qu'est "Hallorave"...

    Eric, "Roi des Mouches" (cette tête de mouche est vraiment géniale !), le noyau de l'histoire, va nous faire part de ses délires successifs (dus à la drogue, l'alcool, son mal-être...) entouré de son petit monde tout aussi barré (Sal, Marie, Ringo (the Dude de "The Big Lebowski" en BD !), sa mère, Denis, etc...).

    On s'imprègne très vite de cette ambiance malsaine dépeinte par cet ado complètement déconnecté. Différentes saynètes où se croisent & se recroisent les personnages cités précédemment. Les liens se tissent entre eux de façon assez absurde parfois.
    Les personnages "nous parlent" la plupart du temps : beaucoup de monologues avec les personnages de face. Le résultat est qu'on s'empare un peu + de leur vie sans manquer une miette de leurs états d'âme.

    Pirus & Mezzo nous gratifient d'un spectacle saisissant avec ce découpage style "BD Choral" ! Les couleurs de Ruby sont sombres, pesantes, qui ne laissent aucun sentiment d'espoir.
    Les dessins fourmillent de détails & collent parfaitement à l'univers scénaristique de Pirus. Ces deux-là sont faits pour créer ensemble !

    Charles Burns n'est pas loin (d'ailleurs je ne vous cacherais pas qu'à l'achat de ce 1er tome, ne faisant pas attention, attiré par la couv.. je feuillette & pense que c'est lui qui est l'auteur !).

    C'est parti pour la lecture du T2 !

    meuillot Le 22/04/2013 à 12:34:28

    Acheté par hasard, cet album m'a bien plu.

    Nous sommes dans un pur récit fantastique avec tous les bons ingrédients que cela implique : un cadre propice (la Bretagne & ses légendes) du XIXème siecle, un village comme huis-clos, un meurtre mystérieux, d' étranges disparitions, une vieille femme esseulée sur son île, une jeune fille revenue de nulle part dotée de pouvoirs, des créatures maléfiques, des diablotins protecteurs.

    Tous ces éléments magnifiés par les illustrations de P. Prugne. Ce dernier nous emporte littéralement dans cette ambiance pesante.
    T. Oger, au scénario, narre ici une passionnante histoire avec juste un bémol à la fin de l'album où une explication à certaines questions nous emmène en Inde. Ayant été imprégné par les contrées bretonnes tout au long du récit, j'ai eu du mal concevoir l'idée que l'origine de cette malédiction eût trouvé sa genèse au sud de l'Asie...

    Frustration non négligeable : j'ai acquis cette Intégrale sous l’Édition France-Loisirs : petit format ce qui, franchement, est du gâchis car cela nuit considérablement le travail du dessinateur, où sur certaines cases, on a du mal à cerner le regard des personnages...

    Meuillot Le 13/04/2013 à 14:50:13

    Pandemonium... Un titre idoine pour désigner le sanatorium de Waverly Hills, lieu où règne l'horreur, le chaos & où d' épouvantables sévices subissent ces personnes destinées à être soignées pour la tuberculose.

    Dès les premières planches de cet album s'installe un malaise récurrent. J'ai un doute, je ne sais qui colorise la première partie de l'Intégrale (M.P Alluard ou O. Thomas, selon si c'est la réédition qui est incluse), mais c'est évident, la couleur joue un rôle primordial pour accentuer ce malaise, avec ces teintes un peu "passées". Elle intensifient cette "gêne" ressentie à être spectateur de ce qui se produit sous nos yeux...

    Les couleurs changent dans les tomes suivants mais n'affectent en rien l'effet recherché par Bec & Raffaele (quel tandem génial !), à savoir cette angoisse qui noue la gorge jusqu'à la fin sans jamais faillir.

    Bec met un point d'honneur à se focaliser sur les deux héroïnes tout en intégrant des faits véridiques dans un lieu réel & réputé pour toutes ces atrocités auxquelles on assistent. Les personnages secondaires restent aussi très importants pour l'histoire : du responsable du sanatorium en passant par les médecins complètement fous (sauf un...), jusqu'à ce journaliste qui sert de "mini-espoir" pour l'une des héroïnes...

    Raffaele, quant à lui, par ses dessins tellement réalistes, nous dressent des cases à la limite du supportable (notamment les scènes de thoracoplastie, ou celle de la trépanation...)

    En terminant cette histoire, j'étais soulagé ! Si les auteurs avaient l'idée de tenir en haleine le lecteur jusqu'au bout en l'invitant à croire à une hypothétique issue heureuse pour Doris & sa fille, Cora, pour moi c'est réussi !!!

    Maintenant, si j'ai été soulagé, c'est surtout pour l'oppression, subsistante quelques minutes après lecture, qui s'est progressivement estompée...

    Beau travail Mr Bec & Raffaele (tous comme vos collègues coloristes).

    A noter l'addenda de C Bec au sujet de Waverly Hills illustré de quelques photos. Intéressant & qui donne envie d'en savoir un peu + en allant sur le net...

    Meuillot Le 05/04/2013 à 13:04:50

    Je reste sur ma faim sur ce One Shot... Comme si j'étais passé à côté...
    Mais je crois savoir pourquoi...

    Le scénario est très psychologique et fonctionne bien dans cette ambiance western.

    Peu de personnages mais on y retrouve les principaux dans cette ville qu'est Bartlesville (Le sherif Stanton, le mystérieux homme se faisant appeler "Jedediah Cooper", & la prostituée amochée) entourés de quelques autres secondaires.

    Peu de dialogues mais ce silence n'est pas ennuyeux car la tension subsiste dans les regards des personnages : d'où un dessin réussi de Guérineau (tous comme ses dialogues très crus mais qui collent parfaitement à l'ambiance du western...).

    Bref, sans en dévoiler la fin (qui n'est pas étonnante mais là n'est pas le problème puisque, j'insiste, c'est une histoire axée sur la psychologie des personnages) :

    Certains passages m'ont "gênés" où plutôt certaines cases (notamment celle où on voit pour la 1ère fois le visage du jeune homme dans le bar : la dentition de ce dernier est mal rendue : on dirait qu'il n'a qu'une seule dent & ressemble à un lapin vêtu d'un chapeau de cow-boy !!! Ce qui le rend peu crédible... où bien, & elles m'ont vraiment mises mal à l'aise, celles où on voit le shérif confronté, jeune, à sa première victime... un homme noir... & je vous promets qu'à certains moments ce dernier ressemblait + à un animal pas forcément élogieux si l'on en fait la comparaison avec la couleur de peau...).

    Tous ces petits détails + les lectures de certaines critiques me font comprendre que le problème est la mise en couleur de cette histoire qui, à mon sens, aurait eu tout intérêt à rester en N&B...

    Dommage car cela reste une histoire originale & plaisante mais à laquelle je mets un 6/10 pour cette couleur qui fait descendre ma note...






    Meuillot Le 03/04/2013 à 12:49:45
    Il était une fois en France - Tome 6 - La Terre Promise

    Album juste fini & la dernière page (excellentes cases de "dézoom", sans tout dévoiler) me laisse pensif quant à l'histoire de cet homme qu'on aime ou qu'on déteste mais qui ne laisse, de toutes façons, pas indifférent.

    J'aime beaucoup d'ailleurs quand je termine une série (ou un one-shot) faire durer ma réflexion, mon imagination sur le destin des personnages qui m'ont accompagnés le temps du récit. Si ce sentiment est là c'est que, pour moi, "la sauce a pris" !!!!!

    Et comment n'aurait-elle pas pu prendre avec ce futur classique ??!!

    Cet ultime album marque le lent déclin de Joanovici malgré quelques rebonds qui ont retardé l’échéance promise...

    Je n'avais, jusqu'alors, jamais parlé de Lucie (fer) qui aura était une personne très importante dans la vie de Joanovici. Elle était très amoureuse (& il ne lui a pas toujours bien rendu) & est restée avec lui jusqu'à la fin. Une femme entière qui aura tout fait pour lui jusqu’à le trahir pour le retrouver...

    Legentil, Piednoir, Otto, Lafont, Eva, Lucie, Scaffa, Joanovici autant de personnages qui, de différentes façons, ne m'auront pas laissés insensible.

    Un grand merci à Fabien Nury & Sylvain Vallée pour leur œuvre !

    Meuillot Le 27/03/2013 à 14:28:40
    Il était une fois en France - Tome 5 - Le petit juge de Melun

    Avant dernier Tome de cette remarquable série.

    Comme pressenti à la fin du 1er tome, J. Legentil, "le petit Juge de Melun" confirme qu'il sera un élément annonciateur du déclin de Joanovici.

    Personnage principal de cette nouvelle histoire, Legentil (qui reste une pure invention de Nury mais qui n'en est pas moins dénuée d’intérêt puisqu'elle sert d'appui sur des faits réels ou qui auraient très bien pu se dérouler) se voit prier par la mère du jeune Scaffa (voir Tome 4) de rendre justice à ce dernier & ainsi prouver son innocence.

    Manifestement touché par cette requête, Legentil va tout faire pour remonter jusqu’à Joanovici & consorts et les inculper en conséquence. (A noter que le meurtre de Scaffa est revendiqué par les résistants sous prétexte que Scaffa était une taupe).

    L'abnégation & l’énergie déployée par Legentil face à la richesse & la puissance politique de Joanovici ne seront pas suffisants...

    La famille du Juge en subira les conséquences. Rempli de haine, Legentil se venge mais ne contrôle pas tous les aboutissants. La tragédie était inéluctable...

    & celle-ci, Joanovici la prend en plein figure lui que l'on pensait presque intouchable.

    Le dénouement est proche, assurément.

    Meuillot Le 22/03/2013 à 14:53:29
    Il était une fois en France - Tome 4 - Aux armes, citoyens !

    4ème Tome lu & 4ème claque !!!!

    Ce nouvel album ne laisse aucun répit pour le lecteur ! Énormément de tensions, des situations où on se demande comment Joanovici va faire pour une nouvelle fois s'en sortir.

    Sa soif de richesse est toujours présente. Il se rend compte qu'à force de tout faire pour protéger Eva & ses filles, il s'est, au contraire, complètement éloigné de sa famille. En atteste ce passage où Eva découvre à quel point Joseph s'était allié avec les allemands.
    Eva est la seule capable de tenir tête à Joanovici & à lui faire prendre conscience des conséquences engendrées de ses actes. Le danger qui le menacera en permanence.

    Désormais, il doit s'éloigner d'elles pour les protéger. Elle lui dit, il le sait : cela restera certainement sa plus grosse perte. Celle où il n'a pas trouvé de solutions...

    Dès le début de l'album, la scène du couvent annonce la tension du récit. Vient ensuite l'épisode Scaffa. Rare moment où l'on observe un Joanovici impuissant face à une décision a prendre : celle qu'il choisit sera certainement lourde de conséquences...

    Dans les dernières pages de l'album où on assiste à l'exécution de Lafont : F. Nury retranscrit les dernières paroles (véritables) du Chef de la Gestapo avant de mourir... Grand moment !

    Le découpage, toujours cinématographique, ajouté au dessin excellent de Vallée font de ce nouveau tome une continuité de réussite sans aucune baisse de régime !!

    Meuillot Le 20/03/2013 à 14:31:04
    Il était une fois en France - Tome 3 - Honneur et Police

    Joanovici a de l'argent... beaucoup d'argent... Mais cette richesse acquise grâce son alliance avec les allemands est dangereusement menacée en cette fin d'Occupation...

    C'est pourquoi il décide de rejoindre la Résistance ! Le voici avec une double casquette : désormais membre de "Honneur de la Police" (le plus important des groupes de la Résistance), ainsi que détenteur de la carte de la Gestapo...

    L’ambiguïté de ce personnage se reflète encore un peu plus dans ce nouvel épisode. Tout en ayant comme point de mire la protection de sa famille, il lui faut également assouvir ce narcissisme évident.

    A noter que Vallée nous montre beaucoup de gros plans du visage de Joanovici depuis le début de l'oeuvre. Avec cette faculté d'y développer beaucoup d'émotions. Sur cet album : on le voit inquiet, stressé, à deux doigts de perdre pied mais son intelligence l’amène à toujours rebondir & trouver une solution dans une situation mal embarquée. En tout cas, pour l'instant...

    Ce troisième Tome est dans la lignée des précédents : excellent !

    Meuillot Le 18/03/2013 à 14:02:21
    Il était une fois en France - Tome 2 - Le vol noir des corbeaux

    Contrairement aux avis lus, je trouve cet deuxième tome extrêmement haletant.
    Je n'ai ressenti aucune baisse de régime de la part des auteurs, bien au contraire !

    On s'inscrit dans la continuité du précédent album avec encore plus de dynamisme et des situations imprégnées de beaucoup de tensions.

    Les présentation faîtes de J. Joanovici, on entre directement dans le vif du sujet dans les premières pages avec le choix du roumain de ne pas s'enfuir avec sa famille en Amérique...

    En cette pleine période de guerre, il décide de rester dans la France occupée & de se servir de sa force (le fer) pour s'enrichir au profit des armes guerre (pour les allemands).

    Va s'en découler des rencontres déterminantes notamment avec Lafont, chef de la Gestapo. Grand moment lors de leur rencontre : Joanovici en est même limite tétanisé (le supplice de la baignoire y contribue intensément).

    Le roumain se fait une place, une réputation, subit des pressions mais arrive à mettre sa famille à l'abri. Non sans sacrifices...

    Les dernières planches de cet oeuvre où sont décrites la façon dont il accède au certificat aryen, entourés de 2 SS, sont redoutables d'intensité & d'efficacité (mais aussi d'un sentiment de malaise à son égard).

    2 tomes terminés, & mon plaisir grandit au fil des pages !

    Meuillot Le 12/03/2013 à 12:13:06
    Il était une fois en France - Tome 1 - L'Empire de Monsieur Joseph

    Mes prédécesseurs ont bien résumé l’intérêt de lire ce 1er album.
    Ce dernier tient lieu de présentation des personnages dont évidemment le principal intéressé : J. Joanovici.

    Fabien Nury nous balade sur plusieurs périodes durant tout l'album. Il faut donc rester attentif & ne pas hésiter à revenir en arrière pour savoir à quelle époque on se trouve. J'avoue avoir été un peu gêné au début mais on se prend vite au jeu & cela accentue le rythme de l'histoire. & puis ces changements ne sont jamais anodins : ils arrivent toujours au moment où le lecteur se pose une question sur un fait précédent... Bref, un découpage très cinématographique !

    Le dessin de S. Vallée mis en couleur par Delf colle parfaitement à l'ambiance de l'histoire. Mais la réussite de Vallée vient surtout du fait de distinguer impeccablement les différentes époques (avant & après la 2nde Guerre).

    Concernant le "héros" (ou pas) de ce fait réel, on ne peut pas vraiment apporter de jugement qu'il soit positif ou négatif. Il est encore trop tôt. Car pour l'instant on assiste tout simplement à l'ascension d'un homme (qui a vu mourir ses parents devant ses yeux alors qu'il n'était qu'un gamin) grâce à son extrême intelligence (petit clin d’œil sur l'analphabète qu'il était & sa méthode ingénieuse qu'il avait trouvé pour compter) & sa faculté d'exploiter les moments opportuns...


    La personnalité de cet homme devrait se décanter tout au long des 5 autres tomes.

    Ce 1er tome est, dans tout les cas, une très bonne mise en place de l'intrigue que l'on en connaisse, ou pas, l'issue.

    Une chose à retenir à la fin de cet album, c'est ce sentiment que Legentil (le juge de Melun) jouera un rôle essentiel dans la destinée de "Mr Jo"...

    Meuillot Le 05/03/2013 à 15:17:55

    Je viens juste de terminer cette œuvre adaptée du roman de L. Seksik (mais non lu). Ma première impression est qu'à mon sens, il faut avoir connaissance de certaines œuvres de Zweig (Le Joueur d’échec, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, La Confusion des sentiments, Lettre d'une inconnue, pour ne citer qu'elles...), pour comprendre & apprécier cette BD à sa juste valeur...

    J'ai mis quelques temps à me plonger dans l'histoire. Peut-être notamment du au dessin quasi pictural de G. Sorel. Car paradoxalement à la beauté de ses coups de crayons, de ses couleurs, j'ai eu du mal (au début) à percevoir de quelconques expressions sur les visages des protagonistes (& surtout de Zweig). Comme si ils étaient étaient figés. C'était peut-être l'effet recherché mais ceci associé à une certaine lenteur du scénario (peu d'événements ou d'actions décrits) m'ont un peu fait peur...

    Passées ces quelques pages, j'ai soudainement compris qu'il fallait lire différemment cette histoire. Car ce qui importent les auteurs, c'est de nous faire ressentir l'état d'esprit dans lequel se trouvait Zweig. Lorsque l'on parvient à s'imprégner de ses émotions, On se retrouve "happé" par cette œuvre.

    Détresse, désarroi, désespoir, impuissance face à ce monde qui se trouve face à lui... autant de sentiments ressentis par cet homme qui le conduiront à ce geste inéluctable...
    Il avait pourtant cet amour, cette joie de vivre, à ses côtés (Lotte...). Mais cela n'a pas suffi...

    On pourra d'ailleurs être gêné (ou déçu) par ce comportement persuasif que Zweig aura envers elle pour qu'elle le suive. Mais chacun aura son propre jugement.

    Cette BD atypique ne laisse pas insensible. On en sort ému. Bravo aux auteurs.

    Meuillot Le 28/02/2013 à 11:30:03

    "Vieilles Canailles" étant la suite où plutôt l' Épilogue de "Spaghetti Brothers", je mets la note maximale vu que je considère "Spaghetti..." comme un Chef-d’œuvre.

    Dans cet album qui reste pour moi indissociable de l’œuvre principale, on retrouve la famille Centobucchi 20 ans après... Avec les mêmes vices, la même noirceur combinés de passages drôlissimes !

    Trillo & Mandrafina nous font plaisir car on a du mal à la quitter cette famille qui reste malgré tout attachante. Mais, sans en dévoiler la fin, les auteurs bouclent la boucle par une dernière case qui nous laissera nostalgiques de leurs aventures.

    "Vieilles Canailles" est indispensable pour ceux qui ont aimé lire les aventures de cette famille pour le moins farfelue ! Mention spéciale dans cet album aux deux soeurs (Carmella & Caterina) hilarantes de franchise & de dégoût face à leurs frères & neveu (ou fils).

    2 œuvres à posséder, à lire & relire sans lassitude !

    Meuillot Le 22/02/2013 à 14:31:19

    10/10 : la 1ère bd pour laquelle j'attribue la note maximale ! Sur BD Gest cette note s'associe à un Chef-d’œuvre, & c'est vraiment le cas pour moi.

    Tout les éléments sont là pour dévorer cette œuvre : un graphisme superbe en noir & blanc avec beaucoup de gros plans (plusieurs cases avec seulement ces visages qui nous hypnotisent !). D'ailleurs il existe une version colorisée de "Spaghetti..." : c'est un blasphème !!! Cela enlève beaucoup de charme au dessin De Mandrafina mais surtout la dynamique de l'histoire s'en retrouve perturbée.

    Je conseille vivement l'acquisition de l'Intégrale ! Un énorme pavé (près de 800 pages) mais je vous garantis que vous aurez du mal à vous en défaire une fois la lecture commencée !

    Tout tourne autour de la famille Centobucchi, immigrés italiens aux USA. Les vies de ces 5 frères & sœurs (le mafieux: Amérigo, le prêtre : Frank, l'actrice : Caterina, le flic : Antonio & la femme au foyer/tueuse à gages : Carmela) sont disséquées avec tous les drames, violences, & humour (si, si !...) qu'elles impliquent.

    Dans la période de crise des années 30 de l'Amérique, chaque personnage révèle un intérêt sans faille où je ne pourrais donner une préférence. Chacun possède sa part de sensibilité, sadisme, curiosité, sympathie qui les rendent tous aussi maso qu'attachants !

    le dernier 1/4 de l'Intégrale se centralise sur diverses saynètes avec pour unique point de départ : le confessionnal du Père Frank : l'humour lié à ses frères & sœurs laisse place aux drames divers d'inconnus (ou pas) venus demander pardon bien qu'il soit souvent trop tard...

    Achetez cette œuvre, lisez-la & conservez la bien dans votre collection qu'on se doit tous de posséder : vraiment !!!!

    Un grand merci à Mandrafina & Trillo (récemment disparu...), ainsi qu'à la participation scénaristique de Saccomano.

    & si vous en voulez encore un peu : n'oubliez pas la suite : "Vieilles Canailles" !!!! :)

    Meuillot Le 23/01/2013 à 15:43:02
    Aspic, détectives de l'étrange - Tome 2 - L'Or du vice

    Avis pour l'ensemble du diptyque.

    Une très bonne série ! Beaucoup de bons ingrédients qui en font un moment très sympa passé avec le trio Dupin/Vernet/Beyle.

    En premier lieu, un dessin vraiment génial. Parfois proche du Cartoon mais surtout riche en détails & avec une superbe couleur. Ceci associé à un scénario, certes prévisible, mais tellement bien narré qu'on lit cette série avec grand enthousiasme !

    Science, fantastique, humour cinglant, intrigue policière, héros attachants, personnages secondaires intéressants, références multiples : voilà ce qui vous attend en découvrant ces 2 albums de haute volée !

    En espérant retrouver nos 3 héros dans d'autres aventures !

    A lire sans hésiter !

    Meuillot Le 15/01/2013 à 22:11:02

    Ma 1ère bd lue sur le sujet de 14-18 (Tardi viendra forcément...) & je n'ai pas été déçu !

    J'ai d'abord acheté cette bd par hasard car très attiré par la couverture que je trouve vraiment accrocheuse. & dès les premières planches, on plonge dans l'enfer de la "der des der" & ce jusqu'à la fin où Zidrou nous donne enfin un peu de douceur...
    Le dessin de Porcel est très efficace, très détaillé. Tellement qu'une certaine gêne est parfois ressentie devant l'atrocité de certains passages. Mais face à cette époque, il est nécessaire de montrer ce qu'ont pu ressentir, voir, subir ces poilus...

    Il y a cette part de fantastique qui se traduit par les hallucinations de ces soldats (notamment le capitaine, qui est le seul dont on ne connait pas l'issue mais que l'on peut facilement imaginer) & qui nous fait vraiment entrer dans la peur de chacun...

    Mon passage favori étant la discussion entre Dieu & le Diable : grand moment. Mais il y en a beaucoup d'autres.

    Cette idée brillante de confronter le vécu de ces hommes face au calme & a la quiétude de Monnet augmente un peu plus ce sentiment de malaise...

    On ne sort pas indemne de ce one-shot & c'est tant mieux. Merci à Zidrou & Porcel de continuer a entretenir cette époque si horrible mais qu'il ne faudra jamais oublier.

    Meuillot Le 09/01/2013 à 15:00:57

    8/10 signifiant : "A lire absolument", c'est exactement ce qu'il faut faire lorsque l'on a cette BD entre les mains !

    Que l'on connaisse ou pas les différentes adaptations, que l'on ait lu ou pas le roman d'origine, De Metter y va de sa touche personnelle & on ne peut qu'être ravi d'avoir partagé cette nouvelle interprétation de la vie de Tony Guarino !

    Je ne suis, certes pas objectif car je classe De Metter parmi mes dessinateurs favoris (je ne parle pas de lui en tant que scénariste car j'ai uniquement lu ses adaptations...).

    Mais encore une fois, il a su créer l'ambiance parfaite avec des dessins superbes, des couleurs en totale symbiose avec la noirceur du récit & du "héros". Avec un petit bémol sur certaines cases ou le noir & le vert (couleurs justifiées) nous amènent à mal distinguer certains personnages.

    L'unique déception aura été de "dévorer" cet album en ayant ce sentiment que certains passages auraient pu être plus développés. Je traduis ceci en "frustration positive" du lecteur exigeant face à un (très) grand illustrateur de BD...

    Meuillot Le 07/01/2013 à 12:44:03

    En lisant les premières pages de ce roman graphique, j'eus très vite la sensation de connaître cette histoire... Je fis vite le lien avec le film vu quelques mois plus tôt sous le titre de "Winter’s Bone".

    J'avais apprécié ce dernier & tout au long de la lecture de l'adaptation de Renard, j'ai inévitablement comparé les 2 œuvres...

    Et comme souvent dans cette collection, j'ai passé un très bon moment de lecture. Renard nous livre un dessin en bichromie complètement adapté à l'ambiance de l'histoire. Les paysages rendus sont magnifiques. Les traits des personnages sont très expressifs ce qui les rend tous intéressants.

    Pour ce qui est de l'histoire, elle est vraiment prenante : Cette héroïne qu'est Ree n'a de jeunesse que son âge, vu toutes les galères qu'elle affronte avec autant de courage et d'abnégation. Son seul but étant étant de protéger sa famille & de visualiser ce qu'elle redoute... Belle leçon que nous donne cette jeune fille de 16 ans.

    Mon impression ressentie avec le film est assez similaire (& donc bonne) avec une préférence pour la bd où se dégage une atmosphère plus glaciale (certainement l'effet bichromie) qui va très bien avec le contenu de l'histoire & le lieu où elle se déroule (Arkansas).

    Dans tous les cas, l'histoire de la famille Dolly ne laisse pas indifférente...

    Meuillot Le 23/12/2012 à 17:09:56

    Très, très bonne bd ! Surtout pour les passionnés de Holmes ! Cette confrontation inévitable entre un héros fictif & un tueur qui a réellement sévi se devait d'être imaginé !!! Je n'ai pas lu le roman de Dibdin mais le dessin de Stromboni avec cet effet vieilli complété par la mise en scène de Cotte... Tout simplement un régal !!!
    Comme l'écrit mon prédécesseur (hervé26), le spectre de From Hell d'Alan Moore nous suit tout au long de cette oeuvre.

    La fin, sans la dévoiler, reste peut-être un peu trop violente car elle peut casser un mythe mais elle n'en ait pas moins sidérante !!!!

    Meuillot Le 10/12/2012 à 17:24:46
    La licorne - Tome 4 - Le Jour du baptême

    Cet avis tient compte de l'ensemble de la série.
    Tout simplement énorme ! Dès le 1er tome, on sentait que cette série était prometteuse. Le risque étant toujours que la déception s'installe au fil de la lecture, croyez-moi ce n'est jamais le cas avec La Licorne.

    Je trouve que les trames se distinguent bien dans chaque Tome & surtout vont crescendo ! Une (petite) préférence pour le T3 & Venise...

    Mais on ne peut dire que "chapeau les artistes !" : M. Gabella & A. Jean ont tout simplement, à mon avis, réalisé une série qui deviendra un classique du genre ! Bravo à eux !

    S'il devait y avoir un bémol, je le mettrais sur le compte de la difficulté à suivre le dénouement du T4. Tout s'enchaîne très vite & c'est peut-être parfois un peu compliqué de suivre le raisonnement proposé... En tout cas à la première lecture... Mais ce n'est qu'un infime détail !

    Merci pour ce très bon moment passé aux côtés des Primordiaux, de Paré, de Nostredame, de Léonard...

    Meuillot Le 09/11/2012 à 13:55:16

    Un très bon moment passé à la lecture de cette BD ! Malgré quelques passages moins accrocheurs, l'ensemble est quand même bien prenant ! Les couleurs & dessins reflètent bien l'ambiance Mexique/Western. Le titre & le dessin de la 1ère de couverture illustrent bien le contenu de la BD : c'est l'entourage de Villa qui est mis à l'honneur dont le personnage principal : Rodolfo Fierro. On le suivra ainsi tout au long de l'histoire jusqu'à ce qu'on voit la Calavera (la mort personnifiée au Mexique). Très bon début de Chemineau qui nous livre ici un climat noir & meurtrier de bonne facture. Tout ceci sans prendre parti envers ces différents personnages : nous sommes ainsi seuls juges des actes commis par ces révolutionnaires sans limite. Sans conteste un des meilleurs de cette belle collection qu'est Rivages/Casterman/Noir.

    Meuillot Le 25/10/2012 à 15:46:36
    Fatale (Brubaker/Phillips) - Tome 1 - La Mort aux trousses

    Possédant et ayant beaucoup apprécié la série "Criminal", j'ai acheté "Fatale" les yeux fermés.
    Impressions mitigés après lecture...
    On retrouve tous les (bons) ingrédients du duo Brubaker/Philips : dessins qui collent parfaitement au monde du polar superbement orchestré par Brubaker.
    A ceci s'ajoute une pincée de fantastique présente dans l'univers de la secte mais c'est, à mon avis, a ce moment que cela coince...
    Non pas que cela soit une mauvaise idée (certaines cases sont très réussies tant au niveau du dessin qu'à la couleur. Je me suis même surpris à comparer l'une d'entre elles à nos chers vampires de "30 Jours de Nuit"...), mais j'ai ce sentiment que cela n'a pas été assez approfondi. En tout cas je reste sur ma faim...
    Et puis, sans révéler de spoilers, je trouve qu'on doit (trop) souvent revenir en arrière pour reprendre le fil de l'histoire sous peine de décrocher.
    Ce qui reste le plus gênant est qu'il m'a fallu attendre les dernières pages du livre pour m’attacher aux personnages. Le reste du temps, on a du mal à éprouver de l'empathie pour les différents protagonistes...
    6/10 car cela reste, tout de même un très bon polar, bien ficelé mais j'attends la suite pour adhérer complètement à l'intrigue.

    Meuillot Le 16/10/2012 à 10:19:15
    Sept - Tome 14 - Sept Pistoleros

    Voici une 2ème (et dernière ?) saison qui se termine en beauté !
    Après avoir refermé cet album, j'ai tout de suite eu l'envie de revoir un bon western à la télé ! Soit dit-en passant, "Sept Pistoleros" aurait tout à fait sa place dans le septième art.
    Beaucoup de clins d’œil sympa avec ces 7 protagonistes qu'on a l'impression d'avoir déjà croisés. Des références aux "7 missionnaires" & autres chefs d’œuvres du genre...
    Beaucoup d'action, un brin d'humour, des scènes spectaculaires, un dessin vraiment bien adapté à l'ambiance de l'histoire : bref, ne soyez pas surpris d'entendre du Ennio Morricone dans votre tête !

    Meuillot Le 10/10/2012 à 13:54:55
    Sept - Tome 13 - Sept détectives

    Assez perplexe après lecture de cette BD. Elle commence plutôt pas mal avec cette présentation sympa en pleine page de chacun des protagonistes. Mais ensuite, j'ai eu beaucoup de mal avec le dessin. Autant au niveau décors, ce dernier est très bien rendu, autant au niveau des personnages, je n'ai pas réussi à me familiariser à ce trait. M'obligeant ainsi à revenir plusieurs fois en arrière pour bien comprendre de qui on parlait... Pour autant, scénario agréable avec un bon rebondissement en fin de partie...
    On s'imprègne bien du côté très British.
    6/10 à cause du dessin.

    Meuillot Le 04/10/2012 à 10:46:16

    Je remonte un peu la note de cette Intégrale car je trouve vraiment les avis un peu durs. Cela reste subjectif bien entendu.
    Mais je trouve cet ouvrage superbe : les dessins de Civiello, & Mosdi qui nous concocte un scénario, certes pas forcément original, mais qui tient bien la route !
    Tous les ingrédients y sont : humour, action, émotion, bonne psychologie des personnages, dessins splendides (même si, je vous l'accorde, il est parfois utile de les regarder plusieurs fois pour comprendre ce que veut nous dire Civiello).
    Bref, un très bon Héroïc Fantasy ! A lire, vraiment !

    meuillot Le 14/05/2008 à 13:23:11
    Sarah - Tome 1 - Les enfants de Salamanca - Première partie

    Pour ceux qui aiment Bec et son univers, ne ratez pas cette nouvelle série. Le scénario, les dessins, c'est du très bon. Une héroïne énigmatique, schizo, pas pleurnicheuse... On a vraiment envie de suivre l'évolution de Sarah.
    Il va falloir tenir la barre haute pour que la suite tienne toutes ses promesses !!!

    Actualisation du 05/04/2014 :

    Je m'attaque (enfin) à la lecture des trois tomes. Donc je reviens sur mon avis anciennement laissé du T1 :

    Après relecture donc, je confirme mon impression initiale. C'est un très bon album. Des premières planches qui posent vite les pieds dans le plat jusqu'à la dernière case des plus suggestives quant aux tournures futures...

    Je l'aime bien cette héroïne : une nana qui a subi les pires sévices & dont on comprendrait qu'elle sombre dans la folie mais elle possède une force de caractère assez impressionnante !

    On baigne dans un univers très angoissant avec ce duo Bec/Raffaele que j'aime beaucoup. D'ailleurs, j'ai beaucoup pensé à "Pandemonium" (notamment pour la ressemblance des 2 établissements...), où l'on ressent cette même anxiété.

    La case qui m'a le plus frappée reste celle de la femme Westmore assise devant sa télé : sans la dévoiler, tout est présent dans cette image : horreur, dégoût, gêne, honte. Bref, c'est une case d'une grande intensité...
    Petit oubli d'une conjonction à la page 49 (de l'édition originale, Dupuis) qui a sans doute été corrigée depuis...

    Allez ! Je passe au T2, vite !