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Les derniers avis postés sur les albums de la série

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    Erik67 Le 30/11/2020 à 16:16:14

    J'aime bien le style de Rabaté. Ici, il s'inspire d'un roman de Tolstoï qui raconte le destin de Siméon Nevzorof, un obscur comptable qui va profiter de la guerre pour devenir riche. C'est un véritable aventurier un peu cynique et certainement criminel dans la tourmente de la Russie révolutionnaire de 1917. C'est une période de l'Histoire qui me fascine car c'est toute une société qui bascule dans l'effondrement de l'autorité du Tsar. Pour autant, je n'ai pas été pleinement conquis.

    Le dessin me semble très épuré. Cependant, le graphisme tend à s'inspirer des peintres expressionnistes comme Goya et Gréco qui étiraient volontairement leurs personnages pour donner une autre dimension. Si le choix graphique se justifie, il ne me plaît pas beaucoup car il reste invariablement dans une même teinte noire-grisâtre.

    Entre cynisme et opportunisme, Ibicus est un véritable drame dans la révolution bolchevique. Avis aux amateurs !

    minot Le 12/10/2015 à 18:05:46

    Relatant le destin d'un certain Siméon Nevzorof pris dans les tourments de l'Histoire, IBICUS est une série hors-norme à tous les niveaux : un scénario dense aux multiples rebondissements qui dégage un vrai souffle épique, des personnages extraordinaires, un univers chaotique (la Russie révolutionnaire de 1917) et surtout un dessin aux tons pastels blancs et gris absolument majestueux, qui rend encore plus tourmenté l'univers et les personnages de ce récit.

    Une aventure épique de bout en bout; le genre de BD qui vous met une immense claque dans la figure, même après plusieurs relectures !

    zemartinus Le 04/04/2012 à 23:51:40

    Pour lire mes autres chroniques : http://hulkestmort.canalblog.com/

    « Quand le monde s'écroulera dans le feu et le sang, quand la guerre rentrera dans les maisons, quand le frère tuera le frère, toi tu deviendras riche ! tu vivras des aventures extraordinaires, mais tu seras riche ! »

    Telles sont les paroles qu’une diseuse de bonne aventure lâcha un beau jour à Siméon Nevzorof. Quatre ans plus tard nous sommes en 1917, la révolution gronde en Russie, Siméon se remémore les paroles de la gitane, pense son heure arrivée. Il n’est en fait pas au bout de ses peines...

    Œuvre magistrale orchestrée par un Pascal Rabaté au sommet de sa forme, Ibicus est une série de plus de 500 pages adaptant de manière très libre un roman écrit par Alexeï Tolstoï (pas Léon) en 1924. Il y est donc question d’un homme, Siméon Nevzorof, antihéros complet dont le portrait est génialement brossé par ce bougre de Pascal Rabaté tout au long des 500 pages de son récit. Sorte de nihiliste immature à la nonchalance outrancière et au dandysme surfait, un peu minable, un peu lâche, à tendance mythomane, opportuniste jusqu’au bout des ongles, notre héros arrive pourtant à en devenir attachant et drôle, développant un instinct de survie et une capacité à rebondir assez incroyables. Regardant la belle Istanbul depuis les marches de l’établissement de jeux qu’il vient d’ouvrir, ne se déclare-t-il d’ailleurs pas lui-même « roi du monde » ? Mais avant d’en arriver là, il en aura vécu des péripéties ! De Pétrograd à Moscou, de Moscou à Kharkov, de Kharkov à Odessa, de Odessa à l'île d'Halki,de l'île d'Halki à Istanbul, tour à tour agent comptable, cocaïnomane, comte, tenancier de tripot, propriétaire terrien, vagabond, détrousseur, négociant grec, agent du contre-espionnage, mendiant, proxénète turque. Notre homme se laisse porter par les évènements, emporté par les vagues du marasme russe de ces années de révolution, cherchant son profit là où il se trouve, laissant la grande histoire lui passer au-dessus de la tête pour mieux se la prendre de plein fouet dans la gueule. Il grimpe, dégringole, remonte, retombe, alternant sans cesse entre hauts et bas, passant de douces périodes d’insouciance à des moments de crise dramatiques. Partout violence, partout folie, mais aussi romantisme. C’est raconté habilement, avec fluidité, au hasard des aléas de la vie de notre héros, enchaînement de scènes efficaces et éloquentes. Avec ça, des personnages secondaires bien campés, et une caractérisation très réussit des rôles principaux qui croisent la route de Siméon.

    L’ensemble s’apparente ainsi à une sorte de douce symphonie, Pascal Rabaté ayant réussit à instaurer un rythme particulier à sa bande dessinée, grâce notamment à de longs moments de silence où les dessins se suffisent amplement à eux-mêmes, à des pages construites autour de cases grand format, et à un texte peu abondant qui tape toujours juste. La construction des planches peut parfois être très intéressante et les arrière-plans, animés d’une vie propre, fort riches, mais c’est en premier lieu le style graphique de l’auteur qui saute aux yeux : de très beaux dessins noir et blanc à l’acrylique, des jeux de lumière intelligemment pensés, et des personnages aux courbes longilignes dont les expressions faciales sonnent plus vrai que nature. Un résultat de toute beauté, pour une bande dessinée qui n’en manque pas. Le chef-d’œuvre de Pascal Rabaté se trouve là, assurément.

    dalloway Le 25/03/2012 à 10:41:38

    L'histoire rocambolesque de Simeon Nezvorof, personnage filiforme, opportuniste et fourbe prêt à tout pour ne pas faire mentir la prédiction d'une bohémienne.
    Le tout renforcé par un dessin en noir et blanc sublime !!!
    J'ai du coup très envie de découvrir le roman d'Alexis Tolstoi à l'origine de cette adaptation de Rabaté.

    Hugui Le 01/07/2007 à 19:21:12

    Je suis pas fan du tout des dessins que je ne trouve pas lisibles, j'ai du mal à m'attacher à des personnages aussi peu figuratifs.
    L'histoire est un peu tiré par les cheveux, et j'ai du mal à m'intéresser à ces personnages trop éloignés de moi.
    Bref je ne pense pas aller plus loin, mais c'est un jugement apparemment pas partagé puisque certains crient au génie.
    Tous les gouts sont dans la nature !

    zazou99 Le 22/05/2007 à 15:07:37

    Attirée vers Ibicus par d'autres BDs de Rabaté, et par des échos favorables, me voilà lancée dans le pavé. Parce qu'effectivement c'est un gros pavé, tout en noir et blanc, d'ambiance très sombre.
    A la lecture l'impression ne se dément pas: l'histoire est sombre, très sombre. Où sont les maigres lueurs d'espoir? Ah si, quelques passades échangées dans un besoin mutuel d'humanité, voire même quelques sourires de femmes. Car si l'on parle avant tout d'argent et de survie au sein de cette tempête, de cette fuite hors de portée des bolchéviks, finalement, tout le monde recherche avant tout les faveurs de la gent féminine. Alors peut-on dire qu'Ibicus s'en sort avec les honneurs? Peut-être.

    Le dessin porte admirablement le scénario, il le complète, l'enrichit.

    Bref, noir, génial, dur. Une de ces BDs qui montrent que le genre est très loin d'avoir exploré tous les possibles, qui font le lien entre divers arts (peinture, littérature, bd), et vont au-delà.

    safedreams Le 11/06/2006 à 22:59:59

    J'ai lu uniquement le 1er tome et je ne vais pas aller plus loin. Je ne suis décidément pas trop fan de ce genre d'illustration, genre de roman graphique. A lire, certes, mais pour amateur du genre, seulement.

    yvantilleuil Le 07/11/2005 à 13:24:44

    Destination finale pour le destin de Siméon Nevzorof et clôture magistrale de ce petit chef-d’œuvre du neuvième art.

    C’est en Turquie que se termine le voyage plein de péripéties, d’arnaques, de violence, de misère, de sexe et de drogue de notre pseudo comte Siméon Nevzorof. Et quel voyage ! Le voyage d’un anti-héros qui va forcer son destin en période de révolution russe, synonyme de misère et de cruauté, en exploitant toutes les bassesses du genre humain.

    Le dessin noir et blanc reste magistral et en harmonie avec l’ambiance malsaine du récit. Quant à la fin de l’histoire, elle est sublime, grandiose, ironique, voir dérisoire, mais bien à l’image de ce cafard de Siméon qui a proliféré lâchement sur la misère de la guerre et qui a su chaque fois tirer son épingle du jeu. Mais, peut-on reprocher quoi que ce soit à cet homme qui n’a fait qu’accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe d’IBICUS ?

    yvantilleuil Le 07/11/2005 à 13:24:15

    Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks et lançant un commerce de peaux afin de redorer son blason et de combler sa destinée pleine de richesses, se retrouve séquestré par le contre-espionnage.

    On retrouve un Siméon qui n’est plus du tout maître de sa destinée. Lui qui avait grandit sur les malheurs de la guerre, saisissant chaque opportunité à deux mains, se retrouve maintenant comme un pantin au milieu d’une guerre et d’un destin qu’il ne contrôle plus. Heureusement sa lâcheté et sa fourberie le sauveront à nouveau et c’est en tant que membre du contre espionnage qu’il parviendra à fuir pour Istanbul.

    Même si l’histoire de ce troisième tome est un peu plus confuse et moins fascinante, le dessin et l’ambiance (dont le passage en prison) restent du grand art.

    Mais, ça reste quand même dommage de voir Siméon réduit à un rôle de victime quand on connaît toutes les ressources de ce charognard. On se demande bien où il va et si la voyante tzigane avait bien raison quant au destin de Siméon, mais faisons confiance à Rabaté et ... Alexis Tolstoï.

    yvantilleuil Le 07/11/2005 à 13:23:49

    On avait quitté un Siméon Nevzorof riche mais prêt à fuir vers le sud à la fin du premier tome. Un Siméon maître de sa destinée avec une perception originale et optimiste de la révolution russe.

    Par contre, dans ce deuxième tome on va retrouver un Siméon légèrement victime de son destin, un Siméon à l’agonie qui devra même voler les vêtements d’un mort pour se vêtir. Et si c’est son destin (inculqué par une voyante tzigane) qui le guidait dans le premier tome on pourrait dire qu’ici c’est plutôt son instinct de survie qui va le guider, même s’il est toujours convaincu qu’une destinée pleine de richesses l’attend.

    Le dessin est toujours aussi magistral. Un dessin noir et blanc qui nous plonge dans une ambiance malsaine et de misère. Des personnages étirés et des perspectives bizarres qui accentuent cette envie de fuir cette ambiance de misère et la fuite de Siméon. Du grand art.

    C’est avec plaisir qu’on va suivre les hauts et les bas de notre pseudo comte Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks. Et au plus haut il grimpe, au plus bas il tombe, mais comme le dit un sage proverbe : le plus important n’est pas la profondeur à laquelle on tombe, mais la hauteur à laquelle on rebondit. Et, tel le Phénix, Siméon renaît à chaque fois de ses cendres, prêt à accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe de l’IBICUS.

    yvantilleuil Le 07/11/2005 à 13:23:30

    C’est en achetant par hasard un livre à un demi euro que Rabaté est tombé amoureux et a décidé d’adapter en BD cette histoire écrite par un homonyme de Tolstoï. Et il faut bien avouer qu’après lecture de ce premier tome on peut difficilement lui en vouloir d’avoir adapté cette histoire.

    On se retrouve à Petrograd en 1917 au début de la révolution russe. Tous les russes sont nerveux et inquiets, sauf un : Siméon Nevzorof ! Car Siméon va enfin pouvoir accomplir la destinée qu’une tzigane lui avait prédit il y a quatre an : vivre des aventures incroyables et devenir riche quand le reste du pays sera en guerre.

    C’est stimulé (voir incité) par cette prédiction qu’il va scruter la misère qui commence à l’entourer, à l’affût de la moindre opportunité pour s’enrichir et tirer profit du malheur des autres. On va suivre les aventures et les rencontres de cet anti-héros, qui tel un charognard va lâchement profiter de la guerre qui l’entoure.

    Une ambiance de guerre, de désolation et de misère qui est admirablement retransmise grâce à un dessin sublime en noir et blanc.

    Un dessin somptueux, une perception de la révolution russe plus qu’originale avec un anti-héros qui perçoit l’arrivée de cette guerre comme un gigantesque casino qui s’avance vers lui et d’où il est certain de ressortir gagnant car une tzigane l’a lu dans ses mains : il est né sous le signe d’IBICUS.

    Ce premier tome est un petit bijou !

    low valley Le 07/07/2003 à 16:46:59

    C'est un chef d'oeuvre.
    Il n'y a pas d'autres mots.

    greatouille Le 13/04/2003 à 21:18:43

    Une oeuvre magnifique, les tribulations d'un homme qui doit avoir tout les défauts du monde, sur un fond de révolution russe très sanglante et sans pitiée.
    Des dessins réellement somptueux et très vivant qui racontent a eux seul toute l'histoire. Même si l'ensemble est assez pessimiste, tout cela s'avère une excellente lecteure.

    jim Le 15/11/2002 à 11:15:17

    Nous sommes en Russie, au début du mois d'octobre 1917, ça bouge, on sent la révolution arriver...
    Là, Siméon Nevzorof, comptable, sourit. Pourquoi ? Parce qu'une tzigane lui a prédit au paravent que lorsque la Russie serait à feu et à sang, il deviendrait riche.
    A travers ces 4 tomes, nous allons donc suivre les aventures de Siméon Nevzorof, antihéros par excellence.
    Cet homme est un profiteur, il est à l'affût de la moindre occasion pour tirer profit du malheur des autres. Jamais il ne lui prendrait d'aider quelqu'un sans avoir besoin de lui.
    D'un autre côté, il est lâche et jamais il ne fera directement du mal à son prochain, jamais il ne se battra pour défendre ses intérêts, il préfèrera la fuite...
    Pour nous raconter tout ça, Pascal Rabaté peint. Toutes les planches de cette bd sont des peintures. Il n'y a pas beaucoup de texte, le dessin est parfaitement utiliser pour raconter l'histoire.

    Je trouve le premier tome d'une énorme richesse, tant au niveau du scénario qui est très dense que du dessin que je trouve tout simplement superbe.
    Je crois que n'importe quelle planche de cette bd pourrait être encadrées et affichées. Si vous n'aimez pas ce tome, ça ne sert à rien de continuer, je ne pense pas que la suite vous fasse changer d'avis.

    En effet, je trouve que les tomes suivants sont un ton en dessous, mais vu la qualité du premier, la tâche était dure.
    D'une part au niveau du dessin : je crois que Rabaté a fait évoluer sa technique histoire de ne pas faire sans arrêt la même chose et au final, dans les tomes 3 et 4, ses planches me paraissent moins belles, moins fines au niveau du coup de pinceau ce qui rend la lecture par moment un peu difficile.
    D'autre part au niveau du scénario : le premier tome est très dense et plein de rebondissement, c'est la grande aventure. Ensuite, c'est plus accès sur les déboires de Siméon Nevzorof qui va alterner les hauts et les bas. Au début, on le voit croquer à pleines dents dans cette nouvelle vie qui s'offre à lui et petit à petit, il ne va plus rien maîtriser pour devenir complètement esclave de son destin. Il fait même de la peine. C'est une ordure mais en même temps tellement un "loser" qu'il en est attendrissant, très attachant et c'est au final une des forces du récit.

    Je vous recommande donc cette série. Elle apporte tellement d'originalité et de qualités sans sombrer dans l'illisible et le pénible que ce fut pour moi un plaisir immense.