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Les derniers avis postés sur les albums de la série

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    oldupai Le 29/07/2019 à 18:17:06

    Quelle horreur... Le Spirou de Franquin est toute mon enfance. Cette nouvelle version doit certainement faire tourner ce pauvre Franquin dans sa tombe. A eviter.

    Vautour2b Le 02/07/2019 à 11:10:50

    Pour ma part je n'ai pas aimé... déjà à cause du rôle de crétin antipathique donné à Fantasio et le caractère haineux attribué à Spit... mais en plus le scénario falsifie l'histoire en présentant les diplomates Polonais comme des gentils, alors que la diplomatie Polonaise d'avant-guerre avait aidé Hitler à faire main basse sur la Tchécoslovaquie... Par ailleurs j'ai prouvé l'histoire lourde dans ses démonstrations anti-discriminations... Il n'y a guère que les scènes de promenades de Spirou avec sa jeune amie auquel j'ai trouvé du charme (unique raison pour laquelle je ne lui aie pas mis la note minimale)

    noubealitas Le 30/03/2019 à 21:25:05

    Je pense que tout est dit ou presque dans les avis précédents, à quoi bon en rajouter...
    Je trouve que le travail d'Emile Bravo est tout simplement proche de la perfection !
    Un des meilleurs albums qui me sont tombés dans les mains ces dernières années.

    Xavier Honnay Le 16/03/2019 à 12:59:49

    Un album indispensable !
    Une véritable leçon d'histoire, qui tout en rappelant les horreurs du passé fait un superbe parallèle avec notre société actuelle.

    Cet album devrait être obligatoire dans les écoles tant on pourrait en parler et tant le sujet revient d'actualité (celui des bouc émissaires).
    Que ce soit l'histoire, la critique de notre société, ou le côté artistique du dessins. On est proche de la perfection...

    Après la bonne surprise du journal d'un ingénu, Emile Bravo passe encore un niveau supérieur avec cet opus.
    j'attends avec impatience les suivants.

    pierre999 Le 01/03/2019 à 21:58:32

    Petite précision : je disais : Bravo et Schwartz : génial !! Mais pour autant que le scénariste suive... Ve qui n'est pas le cas ici, et je ne suis pas le seul à e penser !!
    Eh, oh, les gars de BDGest, vous avez été payé pour donner autant d'étoiles ????
    Franchement, faudra m'expliquer le quid de ces étoiles, dans le cas contraire, j'ose dire que la connerie n'est pas loin !!
    Désolé, mais voyez des avis encore plus virulents que le mien !!!!!

    pierre999 Le 01/03/2019 à 21:58:32

    Petite précision : je disais : Bravo et Schwartz : génial !! Mais pour autant que le scénariste suive... Ve qui n'est pas le cas ici, et je ne suis pas le seul à e penser !!
    Eh, oh, les g

    pierre999 Le 01/03/2019 à 21:39:24

    Quand je disais que Yann n'est pas "The" nouveau scénariste style Charlier (alors là, il a du boulot le Yann !!).
    NULLISSIME à pleurer....
    Pas d'autres mots, moi qui suis si prolixe d'habitude...
    Pffttt ! BD,qd tu nous arnaques...

    pierre999 Le 01/03/2019 à 21:36:40

    Pour une fois je ne vais pas faire une diatribe, non, rassurez vous !

    Je dirai simplement : GENIAL ! Emile Bravo et Schwartz sont les seuls, oui, les seuls à être digne de "reprendre" Spirou".

    Et certainement pas Yann au scénario, qui prend la grosse tête parce qu'il "travaille" avec , par ex, Juillard et d'autres "grands" du dessin...
    La dernière BD de Yann avec Juillard et la série avec Meynet (Sauvage) sont d'une nullité sans nom !!!
    Bref, j'espère que les deux cités tout ci-dessus, feront encore les beaux jours de Spirou et Fantasio..

    kurdy1207 Le 04/01/2019 à 08:37:18

    Voilà une histoire que les plus jeunes devraient lire. Le temps a tendance à aplanir les souffrances du passé et cet album les fait ressortir de façon intelligente avec toute la naïveté d’un ingénu.

    Un prêtre défenseur des plus jeunes mais qui exclut ceux issus du communisme ou qui sont de confession juive, une jeunesse qui se cherche un exutoire et s’engage dans des jeunesses pro-hitlériennes (aujourd’hui la nôtre a le foot et ses gladiateurs modernes, ouf ! … ou pas ouf ?), un opportuniste décroché de la réalité qui ne sait pas trop où se situer (Fantasio), un paysan qui planque ses marchandises tout en aidant son prochain, et toute une « foultitude » d’éléments viennent décrire une période sombre vécue aussi par la Belgique.

    Voici un album poignant avec un ornement humoristique à la fois tendre et piquant. Spirou nous apparaît encore une fois en Tintin (une reprise de Tintin par Émile Bravo ça pourrait être sympa !) et l’ensemble graphique est un plaisir intense tout au long des 86 pages (quel fantastique travail !).

    Je ne peux que louer cet album magnifique. On ne discute pas les goûts et les couleurs mais ce qui est pour moi indiscutable c’est le bien-fondé des idées véhiculées.

    herve26 Le 02/01/2019 à 21:45:05

    Dix ans après "le journal d'un ingénu", Emile Bravo nous revient avec ce premier volume d'une tragicomédie humaniste prévue en quatre volumes.
    J'avais un peu peur, avant de lire cet opus, de faire une overdose d'un Spirou chez les Allemands après l'album de Bravo et celui de Schwartz & Yann, qui datent certes, mais j'avoue avoir cessé d'acheter la série mère et ses dérivés '"spirou, vu par..." depuis quelques années vu la médiocrité des albums édités
    Avec "l'espoir malgré tout", j'ai eu l'agréable surprise de retrouver un Spirou comme je l'aime: intrépide, souvent naïf (son discours pacifiste est parfois trop appuyé par E. Bravo) mais surtout l'auteur nous a dépeint ici un Fantasio fantasque, roublard, lâche et fuyant qui, prend littéralement le dessus sur son compère dans cet opus.Sacré personnage que ce Fantasio qui est capable d'adopter toutes les postures pour arriver à ses fins! Emile Bravo a, de ce point de vue, réussi à faire d'un personnage secondaire un personnage incontournable de cette aventure (la dernière page le prouve).
    Emile Bravo, à travers cet album, n'a de cesse de rendre hommage ouvertement aux auteurs de la ligne claire, notamment à Hergé avec un Spirou déguisé en Tintin.
    J'ai adoré cet album qui balaye à la fois la seconde guerre mondiale, l'histoire de la Belgique avec son exode,son occupation ("le soir volé"), ses antagonismes entre Wallons et Flamands,mais aussi ses héros anonymes comme le père Anselme et les amours de jeunesse.
    Un récit dense, riche et passionnant que nous offre là un Emile Bravo, en très grande forme. J'ajoute que le dessin est excellent.
    Très bonne lecture

    Nereis Le 21/12/2018 à 16:55:22

    une idée, un scénario, un trait et une couleur, tout est génial dans cet album. A lire absolument. beaucoup de sensibilité et d'humanité; merci

    lebdtarien Le 27/10/2018 à 23:57:36

    Lancée en 2006 par les éditions Dupuis, la collection "Le Spirou de" a permis à de nombreux auteurs de publier leurs versions du plus célèbre des grooms d’hôtel.

    En 2008 c'est Emile Bravo qui présente sa version avec "Le journal d'un ingénu", l'album va rencontrer un beau succès et remporter de nombreuses récompenses à tel point que ce qui devait être qu'un one shot va se poursuivre avec 4 albums supplémentaires !

    Le premier d'entre eux qui vient de paraître se nomme "L'espoir malgré tout" et autant le dire tout de suite, j'ai adoré cet album !

    Digne représentant de la ligne clair, Emile bravo maîtrise parfaitement ce style tellement mis en valeur auparavant par Hergé avec Tintin, Tillieux avec Gil Jourdan ou encore Edgard P Jacobs avec Black et Mortimer.

    On a droit à du grand Bravo et j'ai réellement été scotché par la qualité des dessins, si l'on rajoute à cela une très belle mise en couleur de Fanny Benoit on obtient une oeuvre graphique de haut niveau.

    Mais de beaux dessins ne suffisent pas à faire un bon album, le scénario a aussi une grande importance et Emile Bravo frappe encore très fort de ce coté la.

    L'histoire nous plonge dans la Belgique de 1940, le pays est sur le point d’être envahi par l'armée Allemande et notre valeureux Spirou exerce la fonction de groom à l'hotel Moustic tandis que Fantasio s'est engagé dans l'armée Belge.

    Le duo incongru fonctionne à merveille. D'un coté il y a Spirou qui est la bonté incarnée, courageux, fidèle en amitié et toujours prêt à aider les plus démunis et de l'autre Fantasio, grand dadais déluré un peu pingre et tire au flanc mais ayant un bon fond malgré des choix douteux.

    Si le caractère sympathique et bon enfant des personnages peut laisser penser que l'album est une allégorie à la gentillesse et à la niaiserie, ce n'est pas du tout le cas, Emile Bravo a su y glisser des évocations de la Shoah, du droit d'expression ou de l'intégrité du clergé.

    Mais en ces temps de guerre, nos deux compères vont avoir la vie rude, un hiver glacial s'est abattu sur Bruxelles et les restrictions de nourriture commencent à se faire sentir.

    Après de nombreuses péripéties et la destruction de l’hôtel Moustic, Spirou rejoindra une compagnie de scouts sur les conseils du père André. Quant à Fantasio, toujours en quête d'un emploi de journaliste et déserteur des troupes Belges, il trouvera une pige dans le quotidien "Le soir", mais sans se douter que la ligne éditorialiste du journal est dorénavant contrôlée par l'oppresseur Allemand.

    Malgré une histoire qui se déroule sur fond de guerre, l'humour n'en est pas moins présent et c'est en particulier les tribulations de Fantasio qui viennent apporter cette touche de bonne humeur.

    L'inspiration et les clins d’œils à Tintin sont évidents et assumés. Par certains moments c'est Spirou lui-même qui y fait allusion.

    La lecture est fluide et les cases s’enchaînent à une vitesse folle. On ne s'en lasse pas et quand arrive la dernière page, l'auteur a su nous réserver une fin qui attise notre curiosité plus que jamais.

    Avec les quatre ans de travail passés à l'élaboration du scénario et son superbe coup de crayon, Emile Bravo nous offre une des meilleures reprises du personnage de Spirou. C'est avec une grande impatience que j'attends le prochain album.

    lebdtarien.com

    gazouz Le 27/10/2018 à 22:19:17

    Album plein de tendresse mais aussi effroyablement lucide sur l'humanité et ses dérives. Il décrit ces périodes troubles où se révèlent des individus infâmes ...

    Scénario, dialogues et dessins sont remarquables ... quelques lenteurs, peut être, mais qui ne gâchent en rien une vraie réussite.

    A lire absolument !

    lilian47 Le 17/10/2018 à 19:26:47

    Histoire un peu trop longue a mon goût et qui parle un peu trop de réligion et de politique (juif,nazis,communiste,polonais,russes,militaire français orgueilleux etc) ,même le tome 1(le journal d'un ingénu) qui traiter déjà de la 2éme guerre mondiale été plus souple a lire,sinon dans l'ensemble je l'ai lue avec plaisir et ont a le plaisir de retrouver le coup de crayon d'émile BRAVO

    Cellophane Le 08/10/2018 à 19:50:05

    Voilà un tome plutôt agréable.
    Emile Bravo est de la ligne claire, il ne s’en cache pas et s’en amuse même en faisant passer Spirou pour Tintin. Le résultat est donc à la hauteur de ce que l’on peut imaginer : clair, sans fioriture ou surprise, avec des décors et personnages réalistes.
    L’histoire étant prévu sur 330 pages, il n’hésite pas à prendre le temps de poser les choses, les rencontres, amener les évènements avec douceur…
    Et ça marche.
    On ne s’ennuie pas, on profite des instants, des rencontrent qui se trament, des personnes qui se croisent…
    Fantasio est plus simplet que l’image que j’en avais mais globalement, c’est très réussi. Ça a un petit côté vieillot volontaire qui nous offre une vision de l’époque réaliste et réussie au point qu’on a l’impression d’y être.
    Tout ne s’est pas encore vraiment mis en place, l’ensemble reste anecdotique mais agréable.

    grelots Le 03/10/2018 à 10:58:43

    Mal placé pour en dire du mal...
    Mais je suis obligé de dire que ce début d'histoire est du même niveau que le Journal d'un ingénu. Connaissant un peu la façon de travailler d’Émile, je n'en doutai pas un instant...
    Ce qui est sur c'est que son Spirou va marquer l'histoire de la bd dans le même esprit que Maus de Spiegelman...

    Hadoque Le 03/10/2018 à 02:24:00

    Un must pour tous les fans de BD, même ceux qui n'auraient pas la fibre "Spirou" : le scénario est béton, le dessin agréable.
    On attend évidemment la suite avec impatience.

    biggyjay Le 27/08/2018 à 19:58:33

    Une aventure surprenante pour ne pas dire déroutante et plutôt mauvaise au final.
    L’entrée en matière surprend, amuse et très vite perturbe. Pourquoi Spirou dans l’espace ? Qui est-il ? Qu’est-ce que la Fondation Z ?
    On imagine alors ce que pourrait donner un exemple du même genre : D. Vador est employé de bureau et son chef, Monsieur Sidious lui en fait baver mais, de temps en temps, il garde le fils de sa voisine, le jeune Luke à qui il apprend à jouer au frisbee. Tout ça n’a ni queue ni tête... et l’impression qu’on a en lisant cet album est exactement la même. C’est compliqué. Donc, pour lire Fondation Z, il faut s’accrocher. Alors, on s’accroche. Mais vraiment, pour le coup. Puis on semble percevoir des éléments connus et enfin arrive le dénouement ! Et là, on se dit : « Ah ouais ! Tout ça pour ça !? »
    Ce qui pêche dans cet album, c’est le scénario. Pas dans l’écriture mais bien dans le concept ! Le dessin est plutôt sympathique bien qu’un peu naïf !
    Sortir un tel album est osé et même dangereux car Dupuis montre qu’il ne maîtrise plus rien de ce qui fait Spirou... Pendant ce temps, l'éditeur annonce l’arrêt de la série principale (Spirou), de la série parallèle (Le Spirou de...) mais il va poursuivre les aventures de Spirou début XXe par Émile Bravo et lancer SuperGroom, un Spirou super-héros !
    On sent bien la maîtrise du personnage et de son héritage, là ! M'est avis (oui je sais, c'est toujours facile de critiquer) qu'il aurait fallu lorgner sur les américains qui tentent de faire perdurer des héros depuis plus de 80 ans sans trop de difficultés. Je dis ça, je dis rien.
    Quoi qu'il en soit, ruiner le devenir d'un héros de BD, tel que Spirou, n'a pas de prix. Merci !

    Cyber_wolf22 Le 27/08/2018 à 01:58:07

    Lecture terminée. Pas mauvais, loin de là mais pas excellent non plus. Peut-être considéré comme la première grande aventure de Spirou. L'histoire est intéressante, surtout à partir du tiers de l'album mais j'ai surtout eu beaucoup de difficultés avec les dessins. Je considère ceux-ci trop caricaturales, un style avec lequel j'ai beaucoup de difficultés.


    Je lui donne quand même un 6.5/10.

    Cyber_wolf22 Le 26/08/2018 à 22:08:03

    Après l'excellent "Le journal d'un ingénu" d'Émile Bravo, la pression devait être forte sur les auteurs qui avaient la lourde tâche de succéder à un tel album !

    Je crois qu'on peut dire que c'est mission accomplie. Ainsi, cet album se déroule pendant la seconde mondiale, soit quelques années après celui de Bravo qui, lui, était un prélude à la guerre qui allait se déclarer. Je peux dont dire que le ton et l'ambiance de cette BD sont pratiquement les mêmes que le tome précédent.

    La grosse différence pour moi entre ces deux albums, c’est probablement les personnages auxquels je me suis beaucoup moins attachés que ceux du tome 4, à l'exception de Spirou bien sûr qui lui fait montre d'un courage qu'on s'est habitué à côtoyer lors de ses différentes aventures.

    Sans atteindre la qualité exceptionnelle du Journal d'un ingénu, le 5e album s'en tire très bien. Un très bon 7.5/10.

    Cellophane Le 25/08/2018 à 18:03:16

    J’ai eu du mal à entrer dans la BD (jusqu’au 4/5ème environ, c’est dire…).

    D’un côté, il y avait les dessins, qui étaient de très bonne qualité, présentant un monde futuriste crédible et intéressant. Un petit style vieillot, peut-être, dans le trait, volontairement certainement, mais qui ne m’a pas totalement emballé.

    De l’autre, il y avait le scénario.

    D’abord, il était un tout petit poil complexe à suivre. Mais surtout, ensuite, parce que je ne comprenais ni la cohérence ni la pertinence de l’histoire.

    Spirou qui est le frère de Seccotine, petit-fils du Comte de Champignac, avec tout un tas de lien bizarre entre les personnages…

    J’ai eu énormément de mal à me dégager de ça, à me demander « mais pourquoi ils ont pris Spirou pour compliquer cette histoire futuriste qui aurait pu être très bien si elle avait raconté une histoire One Shot ??? ».

    Et puis, il y a la fin…

    La fin qui justifie toute l’histoire et qui est absolument excellente, faisant passer cette BD d’un gros « bof » à un grand « Ah ! Ouais, quand même ! »

    Ne pas se décourager, donc, la fin est bonne !

    Cyber_wolf22 Le 16/08/2018 à 02:01:29

    Une aventure de Spirou et Fantasio par... Émile Bravo
    4- Le journal d'un ingénu

    Scénario & Dessin : Émile Bravo
    Couleurs : Delphine Chedru avec la participation de Rémi Chaurand
    Éditeur : Éditions Dupuis

    "1939. Comment un adolescent qui tient des portes dans un hôtel peut-il se révéler et devenir le jeune aventurier que nous connaissons ? Pourquoi celui-ci chosira-t-il de garder sa livrée de groom ? A-t-il été amoureux ? A-t-il une conscience politique ? D'ou vient son amitié indéfectible avec Fantasio ?
    Et qui est ce Fantasio ? Et Spip ? Derrière toutes ces questions, se cache un terrible traumatisme qui nous affectera tous..."

    Véritable "Coup de coeur" pour moi que ce 4e album de la série alternative "Une Aventure de Spirou et Fantasio par..." ! Encensé par la critique autant que par les lecteurs, c'est avec une certaine fébrilité que j'entamais la lecture de cette BD que je considère maintenant comme un indispensable !

    On y découvre un Spirou jeune et naif qui ne connaît pas grand chose en dehors de son travail de groom. C'est un garçon poli, respectueux, enjoué, dévoué et prêt a rendre service a n'importe qui.

    Grâce a une jeune fille qui travaille au même hôtel que lui, le bien nommé "Moustic Hotel", notre ami Spirou y rencontrera l'amour pour la première fois mais pas seulement ça. Celle-ci fera tout pour ouvrir les horizons de Spirou en le conscientisation sur les actions et les décisions qu'il peut prendre, afin de lui faire comprendre que tout ce qu'il fera affectera d'une manière ou d'une autre son entourage.

    J'ai adoré la relation qu'il entretient avec Spip et de la façon dont celui-ci a évolué. C'était magistral ! Par contre, le début de la relation avec Fantasio m'a quelque peu déçu, trouvant Fantasio un peu trop enfantin.

    C'est écrit avec intelligence, fidèle a l'esprit de Spirou, avec un humour efficace mais contenu étant donné le contexte menaçant que représentait la crainte d'une guerre mondiale.

    Quant aux dessins, on se croirait vraiment dans une BD sortie directement des années '30-'40 ! Ceux-ci conservent l'esprit vieillot de l'époque et sont tout simplement magnifiques.

    J'avais de gros doutes malgré toutes les critiques positives envers ce volume, mais ceux-ci se sont vite évaporées. C'est sans difficultés que celui-ci se retrouve dans mon top 5 des albums de Spirou et Fantasio.

    Un Incontournable ! 9.5/10

    Cyber_wolf22 Le 17/07/2018 à 02:59:52

    Premier album d'une série alternative en marge de la série dite régulière, on a droit a une première aventure ressemblant plus aux Tintin de Hergé qu'au Spirou de Franquin. L'histoire est intéressante dans l'ensemble mais il elle lui manque un petit quelque chose pour la rendre plus passionnante.

    Pour l'une des rares fois, Spirou et Fantasio sont confrontés l'un a l'autre avant de finalement se réconcilier. Un autre détail qui m'a chatouillé un peu, Spip, qui n'était que très peu illustré, ce qui m'a dérangé un peu car celui-ci fait partie intégrante de l'univers de notre groom favori depuis les débuts.

    Quant aux dessins, j'ai eu beaucoup de difficulté a les apprécier. J'ai trouvé les personnages très caricaturaux et les expressions de ceux-ci, beaucoup trop exagérés, ce qui m'a un peu déconcerté. A l'exception des personnages, les décors par contre sont dignes du travail que Yoann effectue dans la série régulière.

    Finalement, pour un premier tome d'une nouvelle série, je me suis senti mi-figue, mi-raisin. Je lui donne un 6.5/10.

    Saint -Jean Le 12/05/2018 à 21:40:36

    J'ai du mal à donner mon avis. J'ai aimé cet album mais c'est bizarre de retrouver Spirou et Seccotine dans un rôle proche de Laureline et Valérian. Enfin, c'est futuriste, étrange. J'aime beaucoup le dessin de Lebeault. Je le conseille quand même mais attention on sort de l'univers de Spirou.

    pierryves Le 15/04/2018 à 10:56:53

    Le 21 avril 2018 est le jour précis du quatre-vingtième anniversaire du Journal de Spirou et de son icône éponyme, et certains parmi les inconditionnels de la série qui porte son nom pourront trouver que FONDATION Z (qui sort la veille) est une bien piètre manière de rendre hommage à leur personnage favori. La lecture du résumé proposé par l'éditeur a effectivement de quoi choquer le puriste ou l'auto-proclamé comme tel : on y apprend que Spirou et Seccotine sont frère et sœur, que Champignac est leur grand-père, que Fantasio est un genre de mercenaire qui mitraille à qui mieux-mieux et que le tout se déroule dans un univers de space opera au design rétro-futuriste. Il a dû y avoir quelques crises cardiaques au pays des lecteurs appréhensifs, et il est vrai que lorsqu'on débute cet album, on se demande en quoi c'est du SPIROU. D'autant plus que l'entame est assez déstabilisante.

    Les choses ont un peu de mal à se mettre en place et l'on sent que Filippi a hâte d'en venir au vif du sujet et au cœur de l'action. Passé le premier tiers de l'aventure, les pages défilent effectivement avec beaucoup plus de facilité et de fluidité. On sent le scénariste content d'aborder enfin la partie qui l'intéresse et qui représente à l'évidence le pourquoi de cet album, la raison pour laquelle lui et son comparse l'ont créé. Et puis, tout naturellement, on en arrive à la conclusion – osée mais cohérente – qui fait le lien avec SPIROU & FANTASIO, la série-mère. Et ce lien constitue un hommage de bon aloi par rapport à l'anniversaire sus-cité.

    Le scénario est donc, dans l'ensemble, plutôt bien construit, mais il manque toutefois d'une certaine clarté. Après deux ou trois lectures, on se demande toujours en effet ce qu'est cette Fondation Z et quel est son rôle, par exemple. La mise en place est trop fastidieuse, notamment à cause des dialogues ; le gros point faible de Filippi. A force d'appuyer sur des expressions-bateau comme "petit frère" toutes les trois cases, ça sonne terriblement faux. C'est lourd et pénible. Ce genre d'expression artificielle est un poncif de scénariste (bédé ou ciné) tendant à prendre le lecteur pour un imbécile à qui on matraque l'idée que les personnages sont frère et sœur ; alors qu'on l'avait assimilé dès le premier dialogue entre Spirou et son père. Ajoutons un style qui manque de maturité et des références épaisses (la planète Hotooïne : Hoth + Tatooïne ou R2PO : R2D2 + C3PO de LA GUERRE DES ETOILES – le système Actarak : Actarus + GOLDORAK du manga du même nom, Wars Trek, l'unité d'avatar klingolarienne, la planète Franqua...), presque aussi écœurantes que celles pratiquées par Yann dans ses trois dernières participations à SPIROU VU PAR... et l'on finit de considérer que Filippi aurait dû s'adjoindre les services d'un véritable dialoguiste (la manière de s'exprimer de Fantasio semble parfois calquée sur celle de Han Solo – c'en est gênant tellement c'est visible).
    Bref, une somme d'éléments qui tirent malheureusement l'album vers le bas. Sans oublier une faute de français ("décade" au lieu de "décennie" planche 30), ce qui est toujours désagréable.

    Mais heureusement, comme le fond du scénario tient bien la route et comme le crayon et les pinceaux ont été confiés à Fabrice Lebeault, le résultat final reste valable. Car de son côté, le dessinateur se régale depuis la première case de la première planche – c'est palpable – et c'est grâce à son talent créatif que l'on passe sur les faiblesses de Filippi. Le créateur d'HOROLOGIOM se délecte toujours autant à concevoir des décors foisonnants et vertigineux ou à exprimer sa passion pour les véhicules improbables. Il parvient à donner une certaine poésie à cet univers pourtant froid ; dans une moindre mesure que dans HOROLOGIOM, certes, mais tout de même. Et c'est beau ! (on pense également à LA NEF DES FOUS de Turf dans la partie finale.) Mais son trait raide n'est pas toujours profitable pour les personnages un peu trop monolithiques et parfois curieusement proportionnés.

    Alors, au bout du compte, cet album constitue une sympathique bédé de science-fiction et d'aventure, riche de belles idées graphiques, malgré ses écueils. Ce n'est sans doute pas un des meilleurs SPIROU & FANTASIO, même s'il se rattache de façon maligne à la série-mère, mais on a tout de même évité le poncif du personnage qui a rêvé toute l'histoire ou celui de la bête réalité virtuelle, ce qui n'est pas rien. Cet hommage culotté permet donc de souhaiter un bon anniversaire à Spirou, et nous lui disons « A bientôt pour de nouvelles aventures ! » en espérant toutefois que sa crise d'identité éditoriale cesse bientôt et que sa belle série redevienne aussi palpitante qu'elle l'était au XXe siècle.

    Docteur Jones86 Le 11/04/2018 à 20:41:39

    Un album agréable à lire par la qualité de ses dessins "vintage, par la qualité de l'histoire et par l'atmosphère qu'il dégage.
    J'ai aimé plonger aux origines de Spirou entre fiction et réalité, avec toile de fond historique faite de contestations sociales.
    Il y a certes quelques longueurs et des facilités scénaristique, mais c'est vite oublié tant l'ensemble est bon.

    Cellophane Le 15/03/2018 à 21:18:57

    Un album à « l’ancienne », qui réintroduit l’oncle Paul et ses histoires pour raconter la création du personnage de Spirou, mêlant imaginaire et réel…
    Les dessins suivent cette option du « à l’ancienne », avec des traits et des couleurs volontairement « datées » qui donne un air particulier à cet opus, une véritable impression de lire une vieille bande dessinée…
    L’histoire prend le même tour : on a des gens d’une époque révolue avec des soucis et des vies d’un monde qu’on ne connaît pas.
    Si c’est agréable de se laisser emporter, il manque peut-être ces révélations typiques des ouvrages contemporains, une dynamique à laquelle on s’est habituée.
    Là, ça a beau bouger, on a tout de même un côté un peu statique dans les actions…
    Les problèmes semblent presque superflus – la fille qui peut mourir ou le bateau subir de lourds désagréments, ça ne prend pas aux tripes.
    On se contente de suivre l’histoire comme les enfants installés devant l’oncle Paul, c’est agréable, chaleureux mais (un peu trop ?) tranquille.

    Shaddam4 Le 22/02/2018 à 12:16:15

    Comme beaucoup, Spirou a fait partie de mes professeurs en BD… enfin pas le même Spirou, moi ce fut celui de Tom et Janry, qui sont les seuls à avoir véritablement refondés le héros après les années Franquin et ses successeurs. Avec eux Spirou est devenu un héros moderne, une sorte d’Indiana Jones appuyé par un dessin à la fois « gros nez » et réaliste. Bref, après leur passation de pouvoir suite à Machine qui rêve (le meilleur album de Spirou toute époque confondue et véritable ovni très gonflé) je n’ai jamais pris le temps de tenter à nouveau l’aventure. L’arrivée de ce Triomphe de Zorglub m’a attiré par un graphisme qui m’a rappelé celui de Janry… mais laissé sceptique par une communication assez calamiteuse de Dupuis qui le présente comme lié à la sortie du film. Alors oui le timing est le même et l’histoire est celle d’un film tourné sur Spirou et Fantasio… mais une fois ce pitch passé, on est surtout dans une vraie histoire de Spirou, drôle, pleine de mises en abymes et d’action débridée. Je n’ai absolument pas envie de voir le film, pourtant je me suis régalé à la lecture de la BD. C’est iconoclaste, un peu scato sur les bords et vraiment percutant.

    Les dessins sont très correctes, un peu plus réalistes que d’habitude et la mise en couleur très vive et agréable. On saute du coq à l’âne par des ellipses temporelles et géographiques vertigineuses, mais cela n’a aucune importance: on a du Zorglub (le vrai… bien qu’un peu faiblard), du Champignac, du Slip (… pardon, Spip..), Sécotine et un Fantasio que j’ai rarement vu si drôle avec sa tignasse qui a du beaucoup inspirer les auteurs. L’histoire du film permet une immersion dans le monde du cinéma et des commentaires sur le statut de héros. Le découpage propose quelques séquences qui vont vous faire pleurer de rire… Une vraiment belle surprise humour que je n’attendais pas et qui montre que l’on peut allier démarche commerciale et réussite artistique.

    A lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/02/08/le-triomphe-de-zorglub/

    laurent5610 Le 16/02/2018 à 19:48:00

    Que dire de ce spirou : super original, intelligent, émouvant et un dessin au top avec un mouvement incroyable et des couleurs énormes. Cela fait longtemps que je n'avais pas eu au menu l'esprit du Spirou d'antan : beau et efficace pour s'évader !!! Bravo à Cossu, Sentennac et Bocquet

    Rody Sansei Le 03/02/2018 à 21:27:47

    Il se fait descendre par les aficionados de Spirou, mais moi j'ai trouvé ça très frais et rigolo. Ça fait du bien au milieu des trop nombreux ratages (et trop sérieux albums) de la série "Le Spirou de...".

    herve26 Le 07/01/2018 à 12:36:49

    Avant tout, je dois préciser que j’ai abandonné la lecture des " Spirou et Fantasio" depuis quelques années. Bien sûr, je m’étais rué dès leur sortie vers les albums "Une aventure de Spirou vu par… ", mais quelle déception ! Les repreneurs, pourtant reconnus, comme Vehlmann, Frank Legall ou Yoann ou encore Fabrice Tarrin n’ont pas réussi à me convaincre. Pire, j’ai revendu toute cette collection, à deux exceptions près : le formidable " le journal d’un ingénu" d’Emile Bravo , et " le groom Vert- de- Gris " (malgré quelques maladresses) de Yann & Schwartz. Depuis, j’évite tout achat de la série " Spirou" depuis la désastreuse reprise de Morvan & Munuera (j’ai également revendu les albums de cette période) ou de ses déclinaisons.
    Difficile en effet de succéder à Franquin, même si la période Fournier était plaisante, et si Tom & Janry avaient réalisé de très bons albums, sans oublier Nic & Cauvin, qui rétrospectivement, nous avaient offert des histoires correctes. Dommage que Chaland n’ait pas continué sa propre version, qui ravivaient les nostalgiques des premières aventures de Spirou et Fantasio.
    Nostalgie justement, c’est sur cette vague que navigue " Il s’appelait Ptirou " de Verron et Yves Sente. Tout d’abord, c’est le côté " rétro " du dessin qui m’a attiré. N’ayant pas lu les autres albums de Laurent Verron, ce fut une belle découverte.

    Côté scénario, Yves Sente, si souvent décrié, notamment sur sa reprise de " Thorgal " et de certains " Blake et Mortimer ", s’en sort ici magistralement. En débutant l’histoire à la manière des . "belles histoires de l’oncle Paul", que je lisais dans ma jeunesse dans les périodiques conservés par mon père, il fait un beau cadeau aux nostalgiques du journal. Pari risqué mais pari réussi, au delà même de mes espérances.
    Le scénario repose sur plusieurs intrigues sur fond de début de récession de l’année 1929, le tout pendant une traversée transatlantique. On retrouve de l’aventure, du suspens, des clins d’œil appuyés (avec Robert Velter), un début de romance le tout sur un ton mélodramatique assez inattendu pour une aventure évoquant " Spirou ".
    Car cet album n’est pas une histoire de " Spirou", une de plus, mais un véritable hommage au personnage, à sa genèse, et à son créateur, Rob- Vel.
    Très bel album qui me réconcilie enfin avec le personnage.

    A lire d’urgence.

    pokespagne Le 31/12/2017 à 15:28:53

    Je suis d'habitude suffisamment critique vis à vis des adaptations du personnage de Spirou par des auteurs modernes pour ne pas célébrer avec enthousiasme les rares réussites dans un genre aussi difficile. "Il s'appelait Ptirou" est sans aucun doute la plus belle œuvre de la série depuis le formidable "Journal d'un Ingénu" d'Emile Bravo : s'il s'agit à nouveau ici de revenir aux sources d'un personnage mythique de la BD franco-belge du XXème siècle, Yves Sente et Laurent Verron ont préféré nous raconter la genèse du personnage du groom roux, qu'ils situent lors de la rencontre (imaginaire, on suppose) entre son créateur Rob-Vel et un petit mousse du paquebot transatlantique Ile-de-France. Et nous voici partis dans une belle et sombre "histoire de l'Oncle Paul" (encore une mise en abyme, joliment pertinente par ailleurs) qui nous raconte, à nous petits enfants émerveillés, une grande histoire d'amour, de lutte des classes, de maladie et de mort lors d'une traversée mouvementée. Le dessin et la mise en couleurs sont une réussite, mais c'est l'histoire, complexe, poignante, très "adulte" puisqu'elle finira en tragédie (qu'on dissimulera pudiquement aux yeux des enfants...), qui soulève ici un enthousiasme quasiment sans réserve : quasiment, parce qu'on sent une certaine précipitation a avancer dans un récit qui aurait bien mérité une trentaine de pages de plus pour se déployer en toute majesté. Voici en tout cas un splendide hommage à l'un des plus beaux héros de la Bande Dessinée, qui se double d'un émouvant travail de mémoire vis à vis du prolétariat de la première moitié du XXème siècle qui n'avait que le droit de servir les puissants, et ce jusqu'à la mort.

    Saint -Jean Le 23/12/2017 à 22:52:20

    Un peu surpris au départ mais convaincu par la suite. Cet album a sa place dans votre collection. Touchant.

    pierryves Le 26/11/2017 à 20:19:12

    Ptirou, c'est Spirou ! ou Spirou, c'est Ptirou. Comme on veut. En fait, Yves Sente s'est intéressé à l'inspiration de Rob-Vel, créateur du personnage de Spirou pour Dupuis en 1938 (avec la collaboration de Luc Lafnet et de Blanche Dumoulin), plus qu'au personnage que l'on connaît tous. Il nous raconte ainsi l'histoire romancée d'un jeune acrobate de cirque qui, suite à un drame, va devenir groom sur un transatlantique et vivre une traversée mouvementée, en période de crise économique et sociale ; Mil-neuf-cent-vingt-neuf oblige.

    Yves Sente a de très bonnes idées : la première étant de faire raconter cette histoire "vraie" par le légendaire Oncle Paul du Journal de Spirou de l'âge d'or (tout commence lors du réveillon de Noël 1959). A défaut de mettre Spirou en scène, on reste ainsi dans l'univers Dupuis grâce à l'Oncle Paul. C'est très malin. L'épilogue qui contraste avec le final réel du récit permet, là aussi, de faire le lien direct avec SPIROU et de rattacher ce tome aux autres de la série des VU PAR... Pour le reste, Sente sait installer progressivement les personnages dans leur contexte, sachant laisser son dessinateur décrire et raconter l'histoire sans avoir recours au moindre mot de dialogue ou de commentaire lorsque c'est nécessaire. Ce qui, soit dit en passant, donne tort à ceux qui reprochent systématiquement au scénariste d'être trop bavard.
    On peut cependant éprouver un certain manque à la lecture d'IL S'APPELAIT PTIROU. Sans doute dû au trop grand nombre de choses que Sente veut raconter simultanément. Peut-être aurait-il fallu accorder plus de temps au tandem Ptirou-Juliette et moins aux querelles entre pro et anti-grévistes ? En l'état, la sensation de superficialité l'emporte malgré tout, malheureusement.

    Malheureusement, car de son côté, le dessin de Verron est, comme toujours, irréprochable. Ainsi que le faisait remarquer Yves Sente lui-même, il est dommage que ce talentueux dessinateur clairement issu de l"école de Marcinelle" (quant à son style) n'ait pas été plus tôt engagé par Dupuis pour collaborer au Journal de Spirou. Au vu de son travail sur ODILON VERJUS ou LE MALTAIS, il aurait clairement pu prendre en main les destinées de SPIROU & FANTASIO après la défection de Tome & Janry, et on n'en serait peut-être pas dans l'à peu près qui règne actuellement dans la série-mère. Mais bon, là n'est pas la question. Laurent Verron crée des ambiances et des atmosphères très évocatrices et ses personnages ont tous des "gueules". On s'amusera d'ailleurs à reconnaître quelques visages célèbres. Les inconditionnels de SPIROU & FANTASIO ne manqueront pas le clin d’œil au Poildur de "Spirou sur le ring" (cf. QUATRE AVENTURES DE SPIROU ET FANTASIO).

    Si IL S'APPELAIT PTIROU fait clairement partie des bons VU PAR..., il n'en reste pas moins décevant sur certains points, notamment sur la résolution de l'énigme qui, si elle paraît effectivement plausible, est tout de même trop peu crédible. Et puis l'aspect mélodramatique, qui n'est pas critiqué en soi, est trop maladroit, notamment à cause des dialogues ; qui auraient gagné à être moins appuyés dans le pathétique (l'histoire du collier maternel est en trop).
    Mais cependant, les auteurs sont parvenus a créer un univers semi-réaliste du meilleur effet qui s'inscrit parfaitement dans la tradition de la bande-dessinée chère aux éditions Dupuis, qui plus est en évoquant les origines de l'icône du journal. Là aussi, Yves Sente a réussi à éviter le piège de tous ses prédécesseurs dans la série parallèle. Tous se sont vus, plus ou moins à juste titre, reprocher l'éloignement de leurs visions du personnage et de son univers par rapport à ce qu'est SPIROU (le graphisme de Yoann, de Le Gall, de Parme, de Téhem, de Féroumont, le misérabilisme de Bravo, le sujet de Frank Pé, les lourdeurs de Yann). Sente et Verron ne peuvent se voir reprocher ce genre de choses, vu que leur personnage n'est pas Spirou, mais Ptirou qui l'a inspiré à Rob-Vel. Là aussi, c'est très malin.

    Après l'excellence du Frank Pé l'année dernière et le bon niveau de celui-ci, on espère que le prochain SPIROU VU PAR... sera de qualité, avant la pléthorique resucée du Bravo qui fait déjà un peu peur, il faut bien le dire.

    Docteur Jones86 Le 17/10/2017 à 13:22:35

    Cette revisite de l'univers de Spirou est une réussite. L'histoire est originale et captivante et le coup de crayon de Franck pé a tout du génie!

    Docteur Jones86 Le 17/10/2017 à 13:21:11

    Une belle réussite que cet album. J'ai adoré l'atmosphère qu'il en ressort et du coup on rentre mieux dans l'histoire. C'est très bien écrit et dessiné.

    Docteur Jones86 Le 17/10/2017 à 13:19:39

    Ce premier tome de "Le Spirou de..." est une grande réussite. L'histoire est géniale et captivante, c'est riche en aventures et en rebondissements, un pur régal!
    Les dessins sont superbes et c'est un véritable bonheur que de suivre Spirou et Fantasio dans ce "world trip"!

    lilian47 Le 21/09/2017 à 20:51:40

    album de spirou assez réussit,émile Bravo en pleine forme et qui se passe pendant la seconde guerre mondiale,spirou rencontre son futur ami Fantasio et découvre l'amour avec une jeune de ses collégues,histoire et dessin trés intéréssant

    noubealitas Le 23/06/2017 à 19:45:33

    Très bon album qui fait suite à la Femme-léopard qui m'avait frustré à cause de la suite à venir.
    Moi, cette histoire en 2 tomes m'a bien plu et je ne comprends pas bien les avis négatifs précédents.
    Je conseille aux pisse-froid de lire Picsou, je pense que ça sera plus à leur niveau...

    Rody Sansei Le 04/03/2017 à 10:10:06

    Mais POURQUOI ???

    Le premier opus (des mêmes auteurs) était difficile à lire à cause du jargon utilisé, et je n'avais rien trouvé de palpitant à l'intrigue. Ce deuxième (et dernier, ouf) tome fut encore plus galère pour moi à finir : argot encore plus présent, intrigue qui part dans tous les sens, sans réel liant. Pour le coup, j'ai même accélérer la cadence de lecture dans le dernier quart, en sautant des cases.

    minot Le 24/02/2017 à 18:15:10

    Pas mal, mais sans plus. L'idée de départ est sympa (SPIROU voyage dans le passé, ce qui pourrait conduire à tout un tas de paradoxes temporels), mais au final force est de constater qu'il ne se passe pas grand chose dans cette histoire. Les motivations de Zorglub ne m'ont guère convaincu, ce qui fait qu'au final l'argument de cet album est un peu foireux. La lecture est toutefois assez sympa, notamment grâce à quelques traits d'humour par-ci par-là bien trouvés (Champignac et ses champignons, les bourdes de Fantasio, les réflexions de Spip, etc.).
    Quant au dessin, il faut aimer le style "ligne claire" (ce qui n'est pas spécialement mon cas), aussi n'ai-je pas vraiment adhéré à cette représentation graphique, même si en soit le trait n'a rien d’infamant.

    biggyjay Le 20/02/2017 à 23:33:29

    Bon alors là, on va procéder dans l'ordre. Le Spirou de Schwartz et Yann, oui mais non !
    Pour précision, j'ai lu le Spirou de Yann & Tarrin, celui de Féroumont et enfin celui de Zidrou & Frank Pé avant celui-ci et aucun de ces tomes ne m'a déplu, bien au contraire. Ces deux derniers m'ont même bluffé par leurs qualités graphiques et leur originalité.
    Alors, pour le scénario de cet album (qui fait suite au Groom Vert-de-gris que je n'ai pas lu), l'histoire se place après-guerre dans notre fameux Hôtel Moustique par fortes chaleurs avec un Spirou jeune et... ivre ! Il finit les verres des clients de l'hôtel... WTF ?! Fantasio, toujours des plus farfelus, invente des machines bizarres (c'était par le rôle d'un certain Gaston, ça ? Mais bon, passons). Il se passionne pour la France d'après-guerre afin d'en faire un article (plus précisément pour les zazous, cliché Français d'après-guerre). Yann incorpore aussi une déferlante (conséquente) de vocabulaire et jurons Belges (la subtilité est un art qu'il faut maîtriser). Ajoutez à ça, des Américains, des Nazis, des robots géants magiques, Jean-Paul Sartre, Boris Vian et même les voitures de Paul Arzens y sont, la Baleine notamment. Et j'en oublie. On apprend même que la petite amie de Spirou (!?) est décédée dans les camps de concentration (quelqu'un peut me dire ce que ÇA fout dans un Spirou ?)
    On constate alors avec tristesse que la Femme-Léopard et le Maître des Hosties Noires, bien plus intéressants que le reste sont un peu étriqués au sein de cet album. En plus, Yann s'est fait plaisir à introduire Allan (capitaine dans Tintin) comme il avait inclus le Dr. Müller dans le Groom Vert-de-Gris. Sub-ti-li-té, je vous dis !
    Bref, il y a mille fois trop de choses dans cet album.
    Hélas, le dessin de Schwartz n'est pas au top non-plus, les cases sont aussi denses que le scénario. Dommage, car le trait d'Olivier Schwartz est très joli et plus encore lorsque les cases respirent (voir les Enquêtes de l'Inspecteur Bayard).
    Ce titre n'est pas le meilleur de la série. Vous aurez compris que je ne l'ai pas beaucoup apprécié.
    En conclusion, le scénario est très lourd et les cases trop denses. J'ai vraiment préféré l'originalité (osée mais maîtrisée) de Feroumont et le mélange de fraîcheur et de magie du duo Franck Pé / Zidrou.

    kurdy1207 Le 14/02/2017 à 10:52:53

    J’aime beaucoup le dessin de ce Spirou et la manière dont sont représentés les personnages. L’histoire n’est pas inintéressante mais les textes bardés de mots flamands sont assez pénibles à lire. Je me suis demandé aussi si les auteurs ont voulu faire un jeu en bombardant cette BD de références. Comme « que la Kriek-Lambic me croque » en référence au capitaine haddock, la griffe en dernière case de la page 41 en référence à « La griffe noire » d’Alix, les habitations des femmes léopards en référence au « nid du Marsupilami », Quicke et Flupke qui apparaissent sur un lampadaire et même une référence au roi lion. Il y en trop à mon goût car contrairement au dernier Lucky Luke, celles-ci partent dans tous les sens et cassent l’harmonie que cette BD aurait pu avoir. Il y a aussi de nombreux éléments qui soutirent un sourire comme la devanture du magasin « Tout pour mon colon » qui ne manque de grotesque. Au final, je pense que tout était réuni pour faire un excellent album mais malheureusement trop d’éléments viennent tout gâcher.

    yannzeman Le 12/02/2017 à 00:05:53

    Avant de lire ce 2ème opus, j'ai relu "la femme léopard".
    Mais rien n'y fait, je n'arrive pas à accrocher au travail (scénaristique) de Yann sur ces albums.

    Je ne reconnais pas "mon" Spirou, celui que j'aime, celui de Franquin (je n'ai aucun amour pour celui de Robvel et de Jijé, même si je reconnais tout à fait leur importance, surtout pour le 2ème nom cité).

    Le dessin est moins réussi que pour le précédent volume.
    Mais c'est certainement lié au scénario ; quand l'histoire est mauvaise, cela se ressent dans le dessin, peu inspiré.

    Il faut dire, aussi, que Dupuis nous a donné à lire un fabuleux "Spirou de" par Frank Pé, et forcément, on tombe de haut en lisant ce "maitre des osties".

    C'est long, c'est chiant, c'est pas drôle, c'est déjà oublié une fois lu...

    Seul le Père missionnaire sauve un peu cet album du désastre, mais c'est peu. Trop peu.

    La fin est débile, elle n'a rien à voir avec un "Spirou et Fantasio", et on referme l'album avec un sale gout de navet dans la bouche.

    J'ai l'impression que cette collection prétendument prestigieuse s'enfonce dans le médiocre, passé les tomes 1, 3, 6 et 10. les autres ne m'ont franchement pas emballé.

    ollieno Le 06/02/2017 à 20:05:12

    Le dessin de Schwartz est sympa, mais l'histoire de Yann m'ennuie, m'ennuie, m'ennuie, Tout le monde à plebiscité le premier tome, pas moi

    le second était d'un ennuie mortel, celui ci ne sauve rien .

    ce n'est pas du Spirou, seulement un Fan qui écrit une lettre d'amour, en parodiant sa période préférée, et son pays..

    Il n'y a rien d'universel dans ces albums, rien qui ne me rapproche ni de près ni de loin de Spirou, c'est l'histoire d'un Belge, pro belge, qui à mal vécu la seconde guerre mondiale, et qui se pense anti-raciste..amis en fait trop..dans le pathos.

    marcomaltese Le 30/01/2017 à 10:39:35

    Question de gout...
    Moi j'ai beaucoup aimé. Ca m'a rappelé l'époque ou Yann (Lepelletier )scénarisait Freddy Lombard pour Chaland !
    Du "Tintin au Congo" sublimé et une belle synthèse réussie des années d'après Guerre à Paris, Bruxelles et au Congo...mystifié, frelouché....avec quelques lourdeurs il est vrai ( Emile Bravo a été plus frais, plus fin..)mais c'est tellement jubilatoire avec un dessin talentueux...L'Ecole de Marcinelle des débuts, sublimée là encore!

    Dantes75 Le 26/01/2017 à 16:34:48

    J’étais très impatient de ce deuxième album, car j’aime beaucoup la nouvelle série de Spirou plus moderne et moins bon enfant. Je mets la note de 2 pour les beaux dessins d'Olivier Schwartz, mais l'intérêt de cet album s'arrête à la lecture des bulles trop fastidieuses / Les citations sont à la limite de la compréhension et les leçons de morale sur les gentils et les méchants sont insupportables. Le scénario n’est pas à la hauteur du dessin et cache beaucoup de subtilité qui le rende difficile à lire.

    yannzeman Le 25/12/2016 à 10:22:25

    J'adorais "Broussaille", et j'adore le Spirou de Franquin.
    Cet album est la fusion des 2, et il est magique.

    Bien sur, il y aurait des choses à redire sur l'histoire parallèle de Champignon, qui ne sert à rien et vient simplement grossir artificiellement l'album en pages sympathiques mais anecdotiques et qui font pschitt (l'invasion de... qui ne mène à rien).

    Si l'histoire est jolie, les dessins sont magnifiques.
    Que Bruxelles est belle, sous la plume de Frank Pé... Son quotidien magique me manque beaucoup.

    Dernier regret : l'absence du Marsupilami, que Frank aurait si bien dessiné...
    Une idée pour un prochain album ?

    biggyjay Le 27/11/2016 à 17:00:34

    Magique !
    Une mise en scène de Spirou originale, réaliste et futuriste. Des personnages intéressants comme on les aime. Le dessin enchanteur de Frank Pé qui nous offre des cases et des fresques magnifiques. La précision du détail à chaque case est admirable.
    Le scénario de Zidrou est bien élaboré et se fait apprécier bien que légèrement effacé derrière le dessin de Frank.
    J'ai passé un merveilleux moment à lire cet album qui n'est pas prêt de quitter ma collection.
    Un album de qualité qui, à lui tout seul, redonne leurs lettres de noblesse à nos 2 héros d'Outre-Quiévrain et fait oubliés les 5 catastrophes élaborées par Yoann et Vehlmann.

    phileas35 Le 22/11/2016 à 09:15:46

    Une ré-écriture épatante de l'univers de Spirou tout en conservant l'esprit, on y retrouve un peu de l'univers de Broussaille. Splendide et rajeunissant.