Né en 1985, Christophe Alliel est un illustrateur et auteur de bande dessinée français dont le parcours artistique témoigne d’une évolution marquée, passant de récits d’aventure grand public à des œuvres plus réalistes et engagées. Passionné de dessin dès l’enfance, il se forme en autodidacte en s’inspirant d’influences variées, allant du manga — notamment Dragon Ball — à la bande dessinée franco-belge, avec des références comme Spirou ou Lanfeust de Troy. Diplômé en graphisme et dessin-maquette, il fait une rencontre décisive avec Christophe Arleston lors du festival BD de Nîmes. Cette opportunité lui permet d’intégrer le magazine Lanfeust Mag, où il publie ses premières planches dès 2004, multipliant ensuite récits courts et illustrations tout en poursuivant ses études d’expression visuelle. En 2005, il signe son premier contrat d’édition avec Soleil Productions pour la série Les Terres de Caël, scénarisée par Syde et publiée en 2007. Dans ces premières années, il participe également à plusieurs albums collectifs consacrés à des figures musicales telles que Serge Gainsbourg, Hubert-Félix Thiéfaine ou Pascal Obispo. Il poursuit ensuite sa carrière dans un registre d’aventure avec des séries comme Spynest (avec Jean-Luc Sala) ou encore des contributions à l’univers Kookaburra. Un tournant important s’opère lorsqu’il rejoint à Marseille le collectif d’auteurs du Zarmatelier, notamment aux côtés de Clément Baloup. Cette expérience collective influence profondément son approche graphique et narrative, l’amenant à privilégier une mise en scène plus instinctive, un trait plus expressif et une attention accrue aux thématiques humaines. À partir des années 2010, Christophe Alliel s’oriente vers des récits plus sombres et réalistes. Il signe avec Clément Baloup Le Ventre de la hyène (2014), un album marquant consacré à la question des enfants-soldats en Afrique, nourri par ses voyages et une volonté d’ancrer son travail dans des problématiques contemporaines. Dans cette continuité, il collabore avec le scénariste Aurélien Ducoudray sur Les Chiens de Pripyat puis Maïdan Love, publiés dans la collection Grand Angle, confirmant son intérêt pour les drames humains et les contextes géopolitiques actuels. Artiste en constante évolution, Christophe Alliel développe une œuvre où le souci du réel, l’engagement et la recherche graphique occupent une place centrale. Installé en Asie du Sud-Est, son travail continue de s’enrichir de ses voyages et de ses expériences, nourrissant une approche sensible et immersive du récit dessiné.
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Né en 1985, Christophe Alliel est un illustrateur et auteur de bande dessinée français dont le parcours artistique témoigne d’une évolution marquée, passant de récits d’aventure grand public à des œuvres plus réalistes et engagées. Passionné de dessin dès l’enfance, il se forme en autodidacte en s’inspirant d’influences variées, allant du manga — notamment Dragon Ball — à la bande dessinée franco-belge, avec des références comme Spirou ou Lanfeust de Troy. Diplômé en graphisme et dessin-maquette, il fait une rencontre décisive avec Christophe Arleston lors du festival BD de Nîmes. Cette opportunité lui permet d’intégrer le magazine Lanfeust Mag, où il publie ses premières planches dès 2004, multipliant ensuite récits courts et illustrations tout en poursuivant ses études d’expression visuelle. En 2005, il signe son premier contrat d’édition avec Soleil Productions pour la série Les Terres de Caël, scénarisée par Syde et publiée en 2007. Dans ces premières années, il participe également à plusieurs albums collectifs consacrés à des figures musicales telles que Serge Gainsbourg, Hubert-Félix Thiéfaine ou Pascal Obispo. Il poursuit ensuite sa carrière dans un registre d’aventure avec des séries comme Spynest (avec Jean-Luc Sala) ou encore des contributions à l’univers Kookaburra. Un tournant important s’opère lorsqu’il rejoint à Marseille le collectif d’auteurs du Zarmatelier, notamment aux côtés de Clément Baloup. Cette expérience collective influence profondément son approche graphique et narrative, l’amenant à privilégier une mise en scène plus instinctive, un trait plus expressif et une attention accrue aux thématiques humaines. À partir des années 2010, Christophe Alliel s’oriente vers des récits plus sombres et réalistes. Il signe avec Clément Baloup Le Ventre de la hyène (2014), un album marquant consacré à la question des enfants-soldats en Afrique, nourri par ses voyages et une volonté d’ancrer son travail dans des problématiques contemporaines. Dans cette continuité, […]