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Couverture de Le travailleur de la nuit - Le Travailleur de la nuit
©Rue de Sèvres 2017 Matz/Chemineau
Parution le 19/04/2017. Vous pouvez commander l'album chez nos partenaires suivants : Acheter sur Amazon Acheter chez BDFugue Acheter à la FNAC Acheter sur PriceMinister
Album créé dans la bedetheque le 08/04/2017 (Dernière modification le 24/04/2017 à 15:48) par nubuc

Le travailleur de la nuit

Une BD de et Léonard Chemineau chez Rue de Sèvres - 2017

04/2017 (19 avril 2017) 114 pages 978-2-369-81273-9 Autre format 302341

Alexandre Jacob a connu un destin hors du commun. Son gang de cambrioleurs, surnommé « Les Travailleurs de la nuit » par les journalistes, a écumé la France entière, défrayé la chronique, et Jacob, qui laissait sa carte avec un mot d'humour à ses victimes, distribuait ses butins énormes aux nécessiteux, vivant modestement. Il aurait inspiré Arsène Lupin. Auparavant, il a couru le monde, depuis son plus jeune âge, comme mousse et marin. Il en a retiré une vision du monde personnelle et de solides convictions anarchistes. Il ne supporte... Lire la suite

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L'avis des visiteurs

    Le 04/05/2017 à 13:39:44

    Mélange de robin des bois et d’Arsène Lupin, la vie d’Alexandre Jacob est tout bonnement hors du commun.

    Dès son plus jeune âge, il embarque pour les horizons lointains, mais il s’apercevra à ses dépens que la vie maritime racontée par Jules Vernes n’est pas la réalité. Après un premier essai qui lui a laissé un goût amer, il rempilera. Ne supportant pas l’injustice il aura maille à partir avec un supérieur qui tentera de le violer. Il profitera d’une escale en Australie pour déserter et retrouvera un travail sur un bateau qui malheureusement sera un bateau pirate. L’argent coulera à flots et il aura la chance d’arrêter avant de se faire prendre.

    Son retour en France l’enverra devant les tribunaux pour désertion, mais son jeune âge et les témoignages favorables de ses précédents patrons lui épargneront la prison. Il étudiera quelques années pour essayer de diriger un navire, mais ses voyages au long court l’affaibliront et il sera obligé, sur les conseils d’un médecin, d’abandonner la vie maritime vers les pays lointains. C’est un tournant dans sa vie.

    Il va alors trouver un travail dans une imprimerie qui, la nuit, fait le tirage d’un journal anarchiste. Le jeune homme un peu naïf se fera embarquer dans différentes réunions où la violence contre la société est le maître mot. Un homme prétextant être poursuivi par la police lui donnera un paquet en lui demandant de le garder chez lui. Toujours prêt à aider, Alexandre le fera et le regrettera dès le lendemain quand la police débarquera chez lui et découvrira que le paquet contenait est une bombe. Les ennuis commenceront vraiment. Une fois sa peine purgée, la police ne le lâchera plus d’une semelle menaçant tous les patrons qui désirent l’employer. Cela le poussera à créer les travailleurs de la nuit.

    C’est un groupe de personnes qui va, à partir de Paris et grâce aux transports ferroviaires, fondre sur les maisons bourgeoises des villes et communes de province. Tout est bien huilé et pendant de nombreuses années ils pilleront et s’enrichiront. Dix pour cent du butin est reversé aux personnes nécessiteuses (son côté Robin des bois) et les vols se font sans violence inutile avec une petite carte de visite signée Attila (son côté Arsène Lupin). Il refuse aussi tout vol chez les professeurs, les écrivains, les commerçants, mais n’a aucune pitié pour les rentiers et les professions qui s’enrichissent sur le dos des humbles. Mais les années passant, ses comparses s’enrichissent et ne versent plus les dix pour cent. Il semblerait que la richesse avilit l’homme. Alexandre ne le supportera pas. Un jour, ce sera le vol de trop qui le poussera à tirer sur la maréchaussée et l’enverra au bagne en Guyane.

    Il restera un peu plus de vingt ans au bagne, mais suite à la campagne lancée par Albert Londres contre la prison de Cayenne il sera libéré. Sa vie au bagne sera marquée par ses nombreuses visites au cachot, mais aussi par sa volonté d’aider les autres. Il sera libéré en 1927 et se mariera en 1939. Néanmoins, ses deux amours resteront sa mère et Rose l’amour de sa vie. Rose qu’il a sauvé du trottoir et qui sera son refuge de tendresse et de douceur.

    En 1953, il se suicidera. Avant ce geste définitif, il dilapidera l’argent qui lui reste pour ne rien laisser à l’état qu’il exècre par-dessus tout.

    Voici la magnifique histoire d’un homme droit dans ses bottes. La chance n’a pas voulu de lui, mais il s’est donné la sienne et a essayé d’en offrir aux autres. Il n’accordait pas tous les droits aux pauvres et aux démunis, mais seulement à ceux qui le méritaient. Il détestait l’état, les bourgeois, les socialistes (bourgeois de demain), les syndicalistes, mais était toujours prêt à aider son prochain si celui-ci le méritait. Un insoumis au grand cœur, un condamné de la vie, car incapable de s’intégrer à la société dont chacun est l’esclave. Les aléas de la vie l’ont poussé à n’avoir ni Dieu ni maître.

    Merci à Matz et Léonard Chemineau pour cette petite pépite de la BD.

    Le 21/04/2017 à 19:56:13

    Un bon goût de liberté! Bien écrit et bien dessiné par ailleurs, un livre qui tombe à pic en ce moment.

Toutes les éditions de cet album

  • Le travailleur de la nuit - Le Travailleur de la nuit ©Rue de Sèvres 2017 Matz/Chemineau

    Le Travailleur de la nuit

    • 302341
    • Matz
    • Chemineau, Léonard
    • Chemineau, Léonard
    • 04/2017 (Parution le 19/04/2017)
    • 04/2017
    • non coté
    • Rue de Sèvres
    • Autre format
    • 978-2-369-81273-9
    • 114
    • 08/04/2017 (modifié le 24/04/2017 15:48)

    Info édition : Format 215 x 281 mm. Postface de Matz.