Lucky Luke (Les aventures de)
4. Lucky Luke contre Pinkerton
Une BD de
Pennac, Daniel
et
Achdé
- Lucky Comics
- 2010
Pennac, Daniel
(Scénario)
Benacquista, Tonino
(Scénario)
Achdé
(Dessin)
Ducasse, Anne-Marie
(Couleurs)
Rentré d'une mission secrète au Mexique, Lucky Luke découvre qu'un nouveau héros a conquis l'Ouest. Allan Pinkerton, adepte de méthodes d'investigation révolutionnaires et de la tolérance zéro, veut pousser le justicier solitaire vers la retraite afin de gagner les faveurs du président Lincoln.Daniel Pennac et Tonino Benacquista signent à quatre mains un Lucky Luke exceptionnel sur lequel souffle l'esprit du grand Goscinny, un western subtil pour petits et grands, merveilleusement mis en scène par Achdé.









J'avais abandondonné le plaisir de lire Lucky Luke depuis bien longtemps ; en fait, depuis la fin des années 80 où je trouvais encore quelques albums intéressants comme le Pony express ou le daily star. Par la suite, la décennie suivante fut un lent et long chant funèbre de la série, que ce soit au point de vue dessin mais également dans les scénarios. Avec le passage de relais de Morris à Achdé, j'avais décroché suite aux scénarios de Laurent Gerra, qui à mon avis ne connaissait pas grand chose à l'écriture bédéphilique, même s'il faisait de son mieux.
Chose intéressante avec cet album, un nouveau duo de scénaristes prenait le relais : Tonino Benacqusta et Alain Pennac, deux bons écrivains. Ceux-ci ont fait leur possible pour créer de la cohérence dans l'oeuvre inventée par Morris. Ils raccrochent l'épisode au fil qui chante, puisqu'on retrouve le président Lincoln. Il est à noter que la plupart des épisodes de Lucky Luke se situent peu après chronologiqement cette histoire, à l'époque du président Grant ou de ses successeurs Hayes entre autre...
On retrouve le personnage d'Allan Pinkerton, le célèbre directeur de l'agence de détectives, dont le nom avait déjà été évoqué dans l'album Jesse James. C'est l'occasion d'ailleurs, clin d'oeil amusant, de revoir les deux détectives sortes de clones des Dupondt présents dans l'épisode Jesse James. Les répliques sont percutantes, notamment celles de Jolly Jumper, de plus, voire Lucky Luke malmené nous ramène à l'album le cavalier blanc. Le scénario évoque un thème inusité dans la série celui du contrôle des populations par les polices.
Malheureusement, le charme n'opère pas très longtemps. La deuxième partie est bien plus faible, plus lourde aussi. On a l'impression que les auteurs sont obligés de ressortir de leur prison les Dalton qui auraient très bien pu se passer d'être présents dans cette histoire, tout comme Rantanplan.
Au final, on pouvait s'attendre à mieux, même si le dessin est impeccable. Ce tome nous réconcilie, cependant, avec 20 années difficiles du cowboy solitaire.
C’était une bonne idée de consacrer un album de Lucky Luke à Pinkerton, un Pinkerton qui ringardiserait Lucky Luke en le reléguant au rang de has been. Malheureusement malgré ce point de départ intéressant, l’histoire cale vite et les gags et le comique de situation n’e sont pas au rendez-vous. Je suis bien déçu par cet album, moi qui attendait beaucoup des scénaristes, excellents quand il s’agit d’écrire des romans.
Heureusement que les dessins sont vraiment excellents et nous immergent avec bonheur dans l'univers de Lucky Luke , par contre que dire de ce scénario pour bobos conspirationnistes qui voient des Big Brother partout.
Pitié , laissez nous réver encore un peu , en lisant une BD de Lucky Luke par exemple....
Peut-être le meilleur de la série post Morris.
le mélange Pinkerton - Dalton - Luke fonctionne bien.
Un album qui devrait bien veillir.
Un album bien décevant. Le personnage de Pinkerton est désagréable et le scénario est construit sur la forme de petite scènes qui s'enchaînent les unes à la suite des autres sans vraiment de lien. Les gags sont faibles et le dessin est moyen qui plus est.
Malgré le trait toujours aussi précis de Achdé, très Morris-like, le scénario pêche une nouvelle fois. Tout va trop vite, les gags sont trop légers (même ceux de Gerra étaient plus réussis), ça sent trop le déjà vu. Bref, un tome qui n'est guère passionnant.