Le jour du caillou
Une BD de Cazot, Véro et Anaïs Flogny - Dupuis - 2025
Chaque semaine, la compagnie d'artistes de Mona offre un superbe spectacle d'acrobaties et de musique. Mais depuis quelque temps, Mona n'arrive plus à réussir son numéro d'équilibriste... Et les encouragements de son amoureux Basile n'y changent rien. Mona pense à Eko, son ami de toujours qui a disparu de sa vie. Il y a quelques mois, Eko est parti, n'a plus donné de nouvelles à Mona. Il a continué sa vie ailleurs, loin d'elle, oubliant toutes leurs belles années d'amitié. Pour l'oublier, Mona décide de confier sa peine à un caillou et de le jeter... Lire la suite

















"Le jour du caillou" de Véro Cazot et Anais Flogny est à la BD, ce que "Un jour sans fin" de Harold Ramis est au cinéma. Tous les prétextes semblent bons pour créer une boucle temporelle, ici l'avenir des protagonistes tient à un caillou jeté à l'eau avec toute la signification mystérieuse autour de ce caillou.
Ce que j'ai apprécié, c'est les liens d'amour et d'amitié créés entre Mona, Eko et Basil qui résonne avec authenticité entre les personnages, des situations bien construites et qui permettent de garder une bonne dynamique. Pour ce qu'il est de la boucle temporelle, il faut aimer le style et une forme de répétition, mais toujours différente et nuancée. Cependant, je trouve que cette histoire de caillou pèse un peu trop sur le récit, nous rendant complétement dépendant de cette situation qui traine en longueur. Mais c'est surtout cette sortie de boucle, plutôt facile et que j'ai du mal à intégrer qui dénote sur la qualité du récit et de la narration.
Le dessin est suffisamment soigné pour être apprécié, les personnages possèdent un beau mouvement naturel, reste à aimer le style de Anais Flogny (que j'avais découvert dans "Rivages Lointains") dans un style rectiligne, un trait parfois tremblant, doté d'un certain minimaliste et reconnaissable entre mille. Je n'aime pas la mise en couleur avec peu de travail sur la lumière. La dynamique des illustrations est fluide et désert bien le récit.
Pour ma part, j'avais beaucoup apprécié "Un jour sans fin" de Harold Ramis avec Bill Muray et Andy Mc Dowell sorti en 1993 ; et je préfère l'approche de ce dernier en comparaison du one-shot "Le jour du Caillou" de Véro Cazot et Anais Flogny.
Je dois confesser que je ne suis pas un grand fan du film culte « Le Jour sans Fin » – et il semblerait que l’auteur de cette BD ait repris certains de ses petits travers, ce qui m’a laissé un peu pantois… comme un lapin face aux phares d’une voiture.
Ma lecture a été plutôt une aventure… mais pas toujours dans le bon sens du terme. Entre clichés, situations déjà vues et peu d’originalité, j’ai eu du mal à me laisser emporter. Je pense que si toutes les BD que je lis étaient des chefs-d’œuvre, alors la magie n’aurait plus de secret pour moi, non ? Mais bon, je préfère aussi dire quand je n’accroche pas, pour rester honnête.
Côté graphisme, c’est très anguleux, ce qui donne un côté dur et un peu rugueux, comme si on avait pris une règle et une paire de ciseaux pour faire les dessins. Ça ne facilite pas vraiment la lecture fluide, et ça me donne plutôt l’impression de regarder une sculpture en pierre qu’une aventure graphique. Peut-être que ça accentue la dureté de certains mouvements, mais moi, j’ai préféré passer mon tour pour l’immersion.
Je ne suis pas du genre à forcer un avis si je n’ai pas accroché — chacun ses goûts, après tout ! Mais si vous êtes curieux ou si vous aimez tester de nouvelles œuvres, je vous encourage à vous faire votre propre opinion. Peut-être que vous trouverez dans cette BD ce que je n’ai pas vu… ou pas. Après tout, la lecture, c’est aussi une question de goûts personnels, et parfois, il faut juste tenter sa chance, comme avec un plat épicé : ça peut surprendre, ou ça peut piquer un peu !
Mona est une jeune équilibriste mise en difficulté et elle ne comprend pas pourquoi. Elle pense que son ami Eko l'a abandonné Triste, elle raconte tout à...un caillou qui va enfermer Mona et Eko dans une boucle temporelle.
J'ai été surprise par ce scénario. En effet, la construction narrative est complexe. Au départ, le lecteur tout comme Mona, se retrouve pris dans cette boucle sans trop en comprendre la raison. Et puis, au fil des pages, le voile se lève.
J'ai adoré cette histoire et encore plus les personnages. Ils ont une personnalité complexe et finement ciselé.
Côté dessin que dire? C'est beau, c'est poétique et c'est talentueux. C'est un mélange de sobriété et de multiples petits détails. J'adore également toute la palette de couleurs de cette BD.
Une lecture envoutante.