Apogée
1. Les boucles du Celadön
Une BD de
Fred Duval
et
Emem
chez Dargaud
- 2025
Duval, Fred
(Scénario)
Emem
(Dessin)
Emem
(Couleurs)
Justo, Emmanuel
(Lettrage)
Blanchard, Fred
(Design)
01/2025 (17 janvier 2025) 54 pages 9782205211849 Grand format 510762
Le « Complexe » est une fédération dont la Terre est le 24e membre. Constitué depuis des millénaires par trois planètes fondatrices (Thorgon, Kobalt et Skuall), le Complexe a connu de nombreux conflits dont celui du premier conflit interstellaire ! Il affronte alors la civilisation Ouroboros, prête à faire la guerre afin de mettre la main sur de nouvelles ressources. Nous découvrirons cette guerre spatiale à travers 4 personnages : Un frère et une soeur venus de la planète Kerath, dame Eliz, une Ouroboros qui critique ouvertement la volonté hégémonique... Lire la suite
Pour les vieux connaisseurs dont je fais partie cette BD me fait irrésistiblement penser aux êtres de lumières de Jean Pleyers.
Forcément avec une meilleure palette graphique, mais au globlal le charme agit de la même manière : grande originalité du récit du point de vue de l'extraterrestre, inventivité folle dans les dessins, même façon de découper les scènes. On ne sait pas encore où les scénaristes veulent aller.
La partie graphique est toujours autant un régal pour les yeux : dessin bien classe, belles couleurs, cadrage efficace ... Mention spéciale pour le design des aliens, des technologies futuristes et des mondes extra-terrestres, toujours aussi inventifs.
Maintenant, j'ai eu moi aussi la même sensation, à savoir que je me suis senti beaucoup moins immergé dans cette histoire que dans celle de RENAISSANCE, tout simplement car il est en effet impossible de s'identifier à qui que ce soit dans cet opus, alors que dans RENAISSANCE, on pouvait effectivement se mettre à la place des terriens et "y croire".
Lecture fort plaisante néanmoins, et largement conseillée !
Sans être au niveau de Renaissance, ce tome 1 d’Apogée reste une mise en place de grande qualité.
Graphiquement, c’est toujours aussi joli. Une vraie maîtrise des décors non-terrestres. J’ai adoré le début de l’histoire, sur la planète Otone.
Les décors m’ont fait penser aux premières zones du Norfendre dans World of Warcraft (pour ceux qui auraient joué à l’époque) - Toundra Boréenne, Fjord Hurlant, Grisonnes.
Scénaristiquement, si c’est moins prenant que le début de Renaissance pour ma part, je pense que cela vient du côté « plus loin dans le temps (époque romaine pour nous), plus loin dans l’espace (autres planètes que la Terre) ».
Là où dans Renaissance on pouvait avoir un sentiment de « ça pourrait nous arriver » qui personnellement me scotchait à la lecture, j’ai ici un détachement plus marqué, un ressenti moins viscéral.
Passé ce sentiment, il n’y a rien à dire sinon que le récit est parfaitement maîtrisé : un peuple, les Ouroboros, tentant de conquérir d’autres planètes, membres ou sous la surveillance du Complexe (sorte d’ONU inter-galactique déjà vue dans Renaissance), ce qui suppose une réaction de l’organisation. On se dirige donc vers une guerre inter-planétaire massive.
Dans le même temps, les personnages sont déjà bien campés :
la lanceuse d’alerte Ouroboros et les adolescents venant de perdre leur père, avec la jeune Jadd qui pilote particulièrement bien.
Le seul reproche que je ferais est finalement assez simple :
pourquoi mettre des terriens dans tout cela ? Pour le moment j’ai l’impression que ce n’était pas nécessaire, un récit purement Space opéra sans humains paraissait vraisemblable.
Car forcément, à moins de tordre l’histoire, il n’y aura pas d’intervention de la Terre dans cette guerre ou la venue massive d’Ouroboros sur la Terre dans le cadre de la guerre, sinon Renaissance en aurait parlé.
Peut-être que les autres tomes me donneront tort et fourniront des explications à ce sujet, mais pour le moment je demeure dubitatif sur cet aspect.
Toutefois, ce n’est rien en comparaison de tous les autres atouts et enjeux présentés dans ce tome 1, donc j’en serai pour la suite avec grand plaisir !