« L’Ankou est l’ouvrier de la mort (oberour ar maro). Le dernier mort de l’année dans chaque paroisse, devient l’Ankou de cette paroisse pour l’année suivante. »
Guillaume Cadic, romancier breton, n’a plus qu’une seule et unique obsession : retrouver celui que l’on nomme l’Ankou. À travers ce bien étrange pays qu’est la Bretagne, il écoute les témoignages des gens qui ont croisé son chemin. Il le traque.
Au fil des siècles, le culte voué à la Mort a occupé une place particulière dans les croyances populaires. Ses représentations furent diverses, mais toujours empreintes d'un respect dû à cette singulière inconnue. En Bretagne, elle prend l’apparence du dernier trépassé de l’année et, munie de sa faux à la lame inversée, chemine fièrement sur sa charrette au grincements sinistres.