Tranche de vie
Série finie
Identifiant BEL : 5874
Origine : Europe
Langue : Français
Site Internet :
Note moyenne de la série :
Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier “des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir”. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : “J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon cœur.” Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin.
“C’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible”, écrit Larcenet. C’est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle — de cette drôlerie complice qui évite l’ironie — et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d’Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d’une renaissance, est l’album le plus personnel de Larcenet.
Dernière chronique de cette série parue sur BDGest.com
Chronique BD Gest'[Combat ordinaire (Le) 4. Planter des clous] Si, sous le couvert d’explications alambiquées, Emilie est partie bien tôt au travail ce matin, c’est qu’elle sait que, chemin faisant, elle devra passer par la case laboratoire pour prendre connaissance du résultat de son test de grossesse. Positif... Ce troisième tome se ferme sur son visage songeur. Les dés sont jetés. Au milieu de tant d’autres. De là à imaginer Marco, les yeux vides, les gouttes de sueur coulant sur le visage, sombrer dans u... [Lire la suite sur www.bdgest.com]