Un homme est en garde à vue et deux flics le cuisinent. En douceur, sinon il risque de se verrouiller. L’homme s’appelle Polza Mancini, il a 38 ans, il est obèse et, avant de tout quitter pour tailler la route en direction de l’île de Pâques, il était écrivain. Maintenant, il est en garde à vue parce qu’il a fait quelque chose à Carole Oudinot, quelque chose de grave. Les flics sont là pour essayer de comprendre, et Polza se raconte, tranquillement. Tout a commencé le jour où il a vu son père mourant. C’est là qu’est arrivé le premier blast… Techniquement, le blast est l’effet que provoque une explosion sur l’organisme. Son blast à lui, c’était dans la tête, et ça l’a « modifié ». Explication que les flics, plutôt portés sur la rigueur des faits, ont du mal à gober : « Rhololo ! Les conneries… » S’ensuit un huis clos fascinant, d’où l’on s’évade au gré des souvenirs de Polza.
Un fait divers de plus. Un homme en garde-à-vue suspecté d’avoir agressé une femme. Menottes, interrogatoire, des aveux, un rapport à consigner : la routine. Sauf que le client n’a rien d’ordinaire. Polza Mancini, 38 ans, obèse, un casier long comme le bras, défie les lois du genre comme celles de la gravité. Et s’il se confesse, ce sera à sa manière, à ses conditions. Aux enquêteurs de l’écouter, de démêler le vrai du faux, de remonter aux origi ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]