Doëlan, en Bretagne. Elle s’appelle Ephémère. Trop tôt sa mère s’en est allée, et puis un autre jour c’est son père, pêcheur opiniâtre et taiseux face à la mer immense, veuf inconsolé, qui à son tour a choisi de décéder.
Orpheline, donc. Et c’est cette vie-là qui se dévide sous le pinceau âpre et généreux de Guillaume Sorel, portée par les mots choisis de Laetitita Villemin. L’Américain de rencontre, qu’Ephémère devenue jeune fille séduit d’un regard, et qui lui fera un fils - mais qu’elle quittera bientôt, parce que la vie c’est face à la mer qu’elle exige d’être vécue. Quittée pourtant, Ephémère le sera à son tour, par ce fils qui à son tour la laissera amère…
Sur fond de rudesse océane, une grande et sombre histoire de famille, en résonance avec toutes les autres et néanmoins profondément singulière. Attachante et forte parce que les histoires de famille, évidemment, sont aussi des histoires d’amour.
Pour la première fois de sa vie, en foulant les terres de l'Ankou, il pensa que mourir était un mot d'amour qui savait se montrer plus émouvant qu'effrayant.
Roman d'amour et de mort, Mâle de mer l'est assurément. Histoire d'un homme, rude, attaché à sa terre et qui, pourtant, ne trouve la paix que sur mer. Histoire d'une femme, ferme comme la terre qui l'a vu naître, victime d'une inéluctable déchirure. Histoire d'un ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]