Imaginez-vous dans un rêve où vous vous endormiriez, où vous commenceriez un nouveau rêve, et ainsi de suite : voilà, vous êtes exactement dans Les Somnambules (Slaapkoppen en V.O.). Tour à tour étrange, fluide, pétillant ou capiteux, ce très singulier récit suit l'épopée onirique d’un duo et de ses échanges aux confins du nonsense, sous la forme de chapitres courts distincts les uns des autres, mais dont la conjonction apparemment décousue finit néanmoins par composer un motif cohérent, tout en mosaïque rêveuse et en glissades pleines d’allant.
Rêver. En profiter pour ouvrir les vannes de la retenue. Revivre quelques instants forts dans leur intégralité, en en respectant chaque détail. Ou, au contraire, en rectifier certains aspects, ou carrément les travestir, voire les chambouler. Ou bien "vivre" ce qui semblait hors de portée, s'ouvrir à l'irréel, perdre le contrôle. Au point que tout ce qui vient d'être évoqué se mélange, sans pour autant que le fil, même s'il défie la rationalité, ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]