L’album est un tour du monde. Nous accompagnons un équipage à bord de la Jeanne d’Arc, partant de Brest. Nous y sommes introduits en suivant les pas d’un jeune matelot qui va faire là sa première traversée au long cours. Les parties “Navigation” nous montrent l’équipage faisant corps avec le navire, oeuvrant pour que continuent sans cesse les vibrations de la grande machine de métal. C’est un monde à part, évoluant lentement sur la surface changeante des océans. Chacune de ces parties est l’occasion de s’attarder un peu plus sur un matelot en particulier. C’est celui que nous suivrons lors des “Escales”. Une fois débarqué, celui-ci vivra un épisode anodin ou essentiel de sa vie d’homme, en particulier vis-à-vis des femmes, symbole de la vie parmi “les gens de la terre”. Le dernier marin auquel nous nous attacherons sera le jeune matelot du début, concluant son périple par sa première expérience d’homme annonçant la fin de l’enfance. Nous terminerons le voyage avec lui, alors qu’il a débarqué de la Jeanne et la regarde partir pour une nouvelle traversée. Lui reste à quai, mais nous savons qu’il embarquera bientôt sur un autre navire. Sur le pont de la Jeanne, les marins que nous avons connus poursuivent leur inlassable voyage, toujours entre deux escales, ces moments où leurs corps solitaires et démunis subissent les coups du destin.
Théo a 17 ans et vient de terminer sa formation aux Arpètes. Pour sa première campagne, il embarque à bord du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Commence alors pour lui une grande aventure, celle qui marque un homme pour le reste de sa vie.
R97 est son matricule. Pourtant dans le cœur des Brestois, elle est surtout connue sous le nom de « La Jeanne », avec cette fierté de savoir leur port comme le point de départ de ses campagnes. Le ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]