Mai 1944, aux environs de Lyon. Dans une grande ferme, cohabite toute une famille. Delphine, la matriarche, vit dans le souvenir de son mari vénéré, mort en 18, et porte aux nues le maréchal Pétain, grand homme de France.
Ses trois premiers fils et leurs épouses sont restés à la maison, alors que le quatrième est entré dans la clandestinité.
La guerre, il faut bien s’en accommoder et suppléer aux privations, grâce à de petits arrangements et autre marché noir…
Mais cette guerre a aussi créé des abîmes d’incompréhension entre les membres de la famille : on ne s’écoute plus, on ne se supporte plus.
La fin de l’Occupation approche, et avec elle viendra de nouveaux temps troublés, ceux des règlements de compte, des basses vengeances et leurs lots d’injustice et de haine.
En approchant au plus près l’intimité d’une famille ordinaire en proie à tous les déchirements dus aux horreurs de cette époque, ce récit sans concessions, est empli de toute la complexité des choix humains.
Une subtile mise en garde contre le confort facile de la généralisation.
Quatre frères sous le même toit pendant l’Occupation et autant de parcours différents : du drame personnel qui donne la force et surtout octroie l’inconscience à ceux qui n’ont plus rien à perdre, en passant par la majorité qui compose avec l’air du temps, pour aller jusqu’à ceux pour lesquels la vie continue malgré tout. Mai 1944, le venin de la rancœur, favorisé par la précarité et l’absence de perspectives après plus de cinq années de guerre, ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]