Laurent Bramardi et Anton signent avec Quatre une partition universelle, juste. Celle de l’enfance blessée, enfermée dans la mémoire, que le temps ne parvient pas à panser. La bande dessinée, la littérature et la photographie s’entrelacent dans ce conte moderne où la bichromie souligne le trait expressif d’Anton.L’été brille sur un parc, ses arbres et ses bancs. Un jeune homme attend et se souvient, dans le murmure des feuilles qui parlent au-dessus de lui. L’automne approche, les feuilles s’inquiètent de leur chute prochaine : elles vont tomber doucement, gauchement, comme des mots maladroits. Elles vont s’entasser, s’emmêler jusqu’à ressembler à tous ces gens qui ont vécu ensemble sans jamais se connaître. Les saisons passent : vingt années n’en font plus qu’une, quatre histoires se croisent, quatre monologues qui se heurtent au silence des êtres et au vacarme du monde.
Quatre histoires, une par saison. Un banc public, une salle de bain ou une bibliothèque, des lieux communs témoins de récits faits de traumatisme et de solitude.
Il y a des albums qui doivent se lire dans un certain état d'esprit pour ne pas ressortir abattu ou morose d'une lecture qui pourrait paraître éprouvante. Quatre est de ceux-là. Le sujet abordé n'étant pas léger, ce n'est en rien un défaut mais une simple constatati ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]