Il faut avoir une sacrée dose d'abnégation, moi je vous le dis, pour continuer à faire ses rondes comme si de rien n'était, à travers les rues désertes d'une ville que tout le monde à oublié. D'ailleurs, c'est peut-être parce que je ne m'attendais plus à rien que ça m'a fichu un drôle de coup lorsqu'il m'est tombé dessus, ce chiard.
Dans une cité surréaliste, où les horloges se comptent par dizaines et les habitants sur les doigts d'une main, on se nourrit d'oiseaux que l'on pèche sur des barques dans le ciel. Les racines des arbres embrassent les plus hautes tours, tandis que l'eau a deserté les canaux. Là vivent Nonnette et son mari, qui préparent l'arrivée des touristes : elle confectionne des masques peints à la main, et lui règle quotidiennement la mécanique de chaqu ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]