Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien. J'avais l'impression qu'on me gonflait le cerveau avec une pompe à vélo. J'avais l'impression qu'il grandissait sous ma tête et qu'il allait bientôt exploser. Et j'avais envie que mon cerveau se répande dans la campagne.
Dans les méandres de mon cerveau fiévreux, où toute volonté est anesthésiée par la défonce et le néant qu’incarne mon existence, je me construis une nouvelle identité. Derrière elle, je me sens fort, comme dédouané de mes actes. Avec elle, je n’ai plus de passé, plus de futur, seul le présent importe, sa violence et son vide abyssal. Je m’abandonne, balloté par les coups et insensible à la douleur. Dans ce monde de sensations, où la réalité est r ... [Lire la suite sur www.bdgest.com]