Quand l'aubergine devient motif d'inspiration, prétexte à relater des tranches de vie de japonais d'âges et d'horizons différents. Dans les trois volumes de Nasu, publiés entre 2001 et 2002 par Kôdansha, Iô Kuroda retrace des fragments de vie sur un ton tendre, enlevé ou carrément délirant, passant des états d'âme d'un chauffeur de camion lassé de sa maîtresse, aux tentatives d'invasion de la terre par des aubergines extraterrestres ! Deux chapitres de Nasu ont été adaptés en film d'animation sous le titre Nasu : un été andalou (2003) par Kitarô Kosaka, l'un des collaborateurs attitrés de Hayao Miyazaki
Avec La folie des primeurs, Iô Kuroda nous livre à nouveau quelques nouvelles ayant pour point commun les aubergines. Si l'idée peut paraître à première vue un peu saugrenue, on se rend bien vite compte que, plus que l'aubergine elle-même, c'est bien la nourriture, le repas et les liens qu'ils tissent entre les gens dont il est question ici.