Les avis postés par yves16
Par yves16 le 07/12/2007 Quelle déception ! J'avais relu les 3 premiers tomes juste avant d'entamer ce tome 4 concluant la série ou à tout le moins le cycle, histoire de bien me souvenir des tenants et aboutissants... et bien j'aurais pas dû ! Cette conclusion alterne les répétitions, rappels des tomes précedents éparpillés sur tout le volume, explications compliquées ou hypothèses démenties plus loin, erreurs d'amateurs (la voiture verte devient rouge, détails certes, mais bon...) avec des rebondissements que personnellement j'ai trouvés ridicules et quelques planches qui effectivement font enfin évoluer l'histoire. Les dialogues sont banals, les cases littéralement "au service" du texte, le dessin est figé, parfois grossier, ... bref, l'impression d'une conclusion commercialement obligatoire. J'ai noté l'album "pas terrible (3/10)" car la tentation est grande d'acheter l'album concluant une série et en cela, je ne regrette pas mon achat, mais pour tout le reste, càd finalement le principal, cette bd fait partie de celles que j'évite d'acheter.
Par yves16 le 03/10/2007 Je rejoins les avis postés jusqu'à présent. Un très bon album. On est vraiment transporté dans le grand nord, on a froid avec le héros ou avec son chien, on accuse le coup lorsque la neige lui joue des tours, on perçoit le silence, on entend la voix off dans sa tête, on souffre puis on s'apaise avec elle... Joli tour de force ! J'ai beaucoup aimé, à lire absolument.
Par yves16 le 09/03/2007 1935, François Le Guennec abandonne soudainement sa routine quotidienne de petit romancier besogneux au fond d’un placard. C’est décidé, il embarque pour le Maroc, pour les paysages de ses romans à deux sous qu’il n’a, curieusement, jamais visités. Naïvement, il espère aller à la rencontre des Maures, mais n’a aucune idée de la réalité qui l’attend sur place. Choc des cultures, protectorat français. Bien malgré lui, Le Guennec va se retrouver au centre d’une intrigue dont ce premier tome nous propose les seules prémices.
Le Guennec est un héros maladroit et malgré lui. Il n’a d’emprise sur rien, les évènements s’imposent à sa quête personnelle un à un sans qu’il en discerne les tenants ou les aboutissants. Il s’adapte courageusement, avec des fortunes diverses, jusqu’à ce qu’il y trouve une forme d’équilibre et de sérénité. « Les yeux de Leïla » est un véritable régal pour celui qui aime les atmosphères feutrées, le ton intimiste, les non-dits, la simplicité, les valeurs essentielles ... Le dessin « parle », les couleurs, superbes, jouent sur la lumière ambiante, du soleil éclatant à la noirceur de la nuit, en passant par l’ombre des tentes. Il y a du Ferrandez (Carnet d’Orient) là-dessous, à tout le moins en ce qui concerne la démarche et quelques éléments scénaristiques. La fin est pour le moins abrupte, une faiblesse ou une incitation à lire le tome suivant ? A lire absolument. J’ai été littéralement transporté. |
|
|||||||||