Les avis postés par vacom


Necromancy 2. Livre 2
Par vacom le 18/01/2009  
Le premier tome était intrigant, le deuxième parvient à apporter toutes les réponses sans décevoir. Le schéma mis en place par Nury est fort classique, mais suffisamment maîtrisé pour tenir sur la longueur. Les personnages finissent de révéler leurs secrets, le passé des différentes familles est éclairci et le final tient la route. Le dessin de Manini est très beau et très personnel, avec une mise en couleurs qui donne aux planches une ambiance particulière. La scène la plus mystique de l'album, vers la fin, surprend par ses cadrages et ses tonalités, mais s'intègre parfaitement à l'ensemble. Conclusion tout à fait satisfaisante, donc, pour un diptyque du plus grand intérêt.

Prométhée 1. Atlantis
Par vacom le 29/12/2008  
On peut reprocher à certaines séries, même de qualité, de manquer d'ambition. Ce n'est certainement pas le cas de Prométhée, à en juger par un premier tome très dense et complexe. Les informations reçues sont très nombreuses et disparates, donnant parfois l'impression d'un récit très décousu, mais Christophe Bec donne constamment l'impression de savoir où il veut en venir. Ce premier volume se referme sur une impression quelque peu mitigée, entre l'envie d'en savoir plus, de découvrir les mystères cachés derrière les événements, et la peur d'être déçu par une fin qui ne répond pas à ces attentes. Quoi qu'il en soit, l'introduction est réussie, démontrant au passage la maîtrise graphique de l'auteur et sa capacité à créer une ambiance véritablement pesante, et il ne reste qu'à espérer une suite et un dénouement à la hauteur. En attendant, l'auteur nous donne déjà de quoi nous creuser les méninges, et c'est assez rare que pour être souligné... et apprécié !

Roi Cyclope (Le)
Par vacom le 29/12/2008  
Delcourt a l'excellente idée de rééditer l'intégrale de cette série dans sa collection Long métrage. L'histoire racontée par Isabelle Dethan est très référencée et emprunte énormément à l'imagerie traditionnelle des contes et légendes. Il s'en dégage pourtant une personnalité marquée, notamment grâce à un dessin d'une grande finesse, accompagné de couleurs chaudes qui parviennent à créer de merveilleuses ambiances. Les personnages, bien campés, se révèlent très vite attachants : qu'ils agissent pour le Bien ou le Mal, tous sont crédibles dans leurs actions et les changements de leur personnalité. Les non-dits qui pèsent sur leur passé leur donnent en outre une part de mystère et contribuent à les complexifier. Le Roi cyclope est donc une série très typée dans laquelle l'auteur a mis suffisamment de personnalité pour lui faire gagner en originalité. Son charme et sa poésie en font une réussite complète.

Champ de l'arc-en-ciel (Le) - Nijigahara Holograph
Par vacom le 23/12/2008  
Une première lecture envoûtante. On ne comprend pas tout, mais on se laisse porter. Il y a du style, il y a du rythme, il y a un petit quelque chose, indéfinissable, qui fait qu'on s'accroche malgré l'incompréhension. Les allers-retours dans le temps, passé - présent - futur, et les passages entre réalité et imaginaire donnent une impression de flou, d'où la nécessité d'une relecture pour essayer de déceler toutes les clés et mettre ensemble toutes les pièces du puzzle. C'est troublant, déstabilisant, mais impossible de s'arrêter en cours de route. C'est parfois très glauque aussi, pas forcément par des scènes insoutenables, mais par une ambiance distillée tout au long de l'histoire. Du bel ouvrage, donc, mais qui demande une réelle implication du lecteur. Une curiosité.

Révoltés (Les)
Par vacom le 23/12/2008  
Le dessin de Malès convient parfaitement pour rendre l'atmosphère des années 60, dans un milieu hollywoodien proche de celui de la mafia. Le scénario marque par ses nombreux personnages sans concessions, bien typés, forcément durs de caractère dans un environnement qui ne leur laisse pas le choix. Le côté tragique de leur destinée ressort, avec l'impression récurrente qu'ils livrent un combat perpétuel pour sortir la tête de l'eau, se révolter tant que possible. Les différentes trames se croisent et se recroisent, donnant parfois l'impression de flou traditionnelle de beaucoup de scénarios de Dufaux, mais, au final, toutes les questions trouvent une réponse, même s'il faut parfois s'armer de patience pour l'obtenir. Dans l'ensemble, Les révoltés est donc une série que je conseille fortement, surtout pour l'ambiance qui s'en dégage et pour le soin apporté par Dufaux à ses textes et à la profondeur des personnages.

KGB 3. Le royaume de Belzébuth
Par vacom le 08/12/2008  
Une série faite de bonnes idées, mais dont la réalisation laisse à désirer. Trop peu de consistence dans les dialogues, et des retournements de situation fort mal amenés. Au final, une impression de gâchis, d'une mauvaise utilisation d'un fond qui aurait pu donner lieu à une série vraiment bien foutue. La curiosité revient à la fin de l'album, mais l'ensemble est plutôt fastidieux. Comme sur les deux précédents volumes, la couverture est réussie, mais le dessin est franchement très moyen, parfois à peine esquissé, et manque de précision. Les couleurs fades n'arrangent rien. Le départ pour les Enfers de l'Armée rouge aurait pu donner des planches sublimes, il n'en est rien. La vision des Enfers est beaucoup trop sage pour impressionner. Bref, une série qui aurait pu décoller, mais ne cesse de faire du surplace.

Gong
Par vacom le 25/09/2008  
Laurent Astier est un auteur que je suis depuis ses débuts, surtout pour l'originalité de ses univers et la diversité dont il peut faire preuve d'un album à l'autre. Gong est un bel exemple de cette diversité. Le choix du noir et blanc se révèle judicieux et permet une immersion immédiate dans l'histoire d'un boxeur en proie à la cruauté du milieu. Les personnages sont fouillés, les rebondissements bien amenés, la narration subtile, la mise en scène impeccable... et la fin plutôt bien tournée. Gong est peut-être à ce jour l'oeuvre la plus aboutie de Laurent Astier et il concentre dans ces quelques moments de grâce une intensité qui fonctionne à merveille.

Dérives
Par vacom le 25/09/2008  
Dérives est un recueil d'histoires courtes, scénarisées par différents auteurs mais toutes illustrées par Andreas. Toutes ces histoires sont très différentes les unes des autres, au niveau de leur ambiance et des thèmes abordés. Il en ressort une impression très hétéroclite qui m'a quelque peu ennuyé, et je n'ai pas apprécié l'album autant que je l'espérais. Aucun des récits n'étant vraiment approfondi, aucun ne reste vraiment en mémoire une fois le livre refermé. Le véritable intérêt se situe au niveau du dessin d'Andreas, qui associe une technique différente à chaque histoire. Au final, l'impression d'un tour de force un peu vain de la part d'un auteur qui n'a pourtant rien à prouver.

Histoire de chaque jour (L') 2. Pierre est parfois triste
Par vacom le 25/09/2008  
On reconnaît dans L'histoire de chaque jour la patte de Pierre Makyo, qui aime concocter des histoires intimistes où la poésie et une certaine distanciation par rapport à la réalité prédominent. Ce n'est pourtant pas la meilleure de ses productions, loin s'en faut. Les personnages sont travaillés, mais leurs malheurs m'ont laissé de marbre. Je ne suis jamais parvenu à rentrer dans l'histoire, à goûter à l'ambiance que l'auteur tente d'instiller dans son récit. Si l'idée maîtresse de l'album, à savoir que les contes peuvent façonner le monde réel, est intéressante, son traitement ne m'a pas convaincu. Trop de bons sentiments à mon goût.

Révélations posthumes 1. Révélations posthumes
Par vacom le 23/09/2008  
Avec Révélations posthumes, je découvre une nouvelle facette du talent d'Andreas. Grand créateur d'univers dans de superbes sagas au long cours, il se montre aussi à son avantage dans des récits courts. En l'occurence, il accompagne les textes de Rivière, dont le propos est simple : relater une tranche de vie, entre réalité et imaginaire, d'un grand écrivain. Le narratif est irréprochable, avec une prose de qualité, et les dessins d'Andreas sont de purs chefs d'oeuvre de technique. Le rendu visuel de l'album vaut le détour en soi et la façon dont l'auteur compose les planches pour accompagner les différentes histoires, chacune avec son caractère propre, force le respect.

Une curiosité et une immense prouesse graphique, incontournable pour ceux qui apprécient l'oeuvre d'Andreas.

Photonik 1. Descente aux abysses
Par vacom le 15/08/2008  
Photonik est une histoire de super-héros écrite par un fan de super-héros. J'entends par là que Ciro Tota (repreneur d'Aquablue en franco-belge) a intégré toutes les figures imposées du genre dans cette première aventure : héros tourmenté par sa double personnalité, ennemis morts mais pas tout à fait, danger omniprésent, police méfiante par rapport aux héros masqués, etc. Le résultat est un album pas forcément mauvais mais sans caractère, avec un rythme pas très soutenu et des textes trop artificiels.

Porte au ciel (La) 1. Première partie
Par vacom le 17/05/2008  
J'aime le regard que porte Makyo sur ses héroïnes, j'aime le côté naïf mais débrouillard des trois fugueuses, j'aime le côté mystérieux des autres personnages, j'aime l'ambiance très calme mais potentiellement dangereuse qui ne quitte pas le récit, j'aime les paysages somptueux de Sicomoro, j'aime le fantastique qui s'installe petit à petit... En fait, j'y ai trouvé exactement ce que je voulais y trouver et il me tarde de découvrir la suite dans un T2 qui s'annonce très riche.

Celle que... 1. je ne suis pas
Par vacom le 17/05/2008  
Je ne suis pas tout de suite rentré dans l'histoire, sûrement par peur d'une simple série pour ados sans charme et sans signature, puis je me suis laissé guider et charmer par tous les personnages mis en scène. Ce qui marque, c'est la crédibilité et le naturel de l'ensemble : les relations entre ados, les sentiments qu'ils éprouvent, leur façon - différente pour chacune - de découvrir la vie et de réagir aux moments parfois difficiles... et surtout leur façon de parler, parfaitement rendue et sans exagération. C'est une histoire qui se déroule d'elle-même, qu'on lit en prenant son temps pour apprécier chaque petit événement de la vie des héroïnes. Des événements sans réelle importance pour le monde mais d'une importance cruciale pour elles. Personnellement, "Celle que je ne suis pas" m'a rappelé beaucoup de souvenirs. Parfois parce que j'ai ressenti les mêmes sentiments que certains des personnages à leur âge, parfois parce que j'y ai reconnu de vieilles connaissances. Je suppose que c'est ça qui fait la force d'une histoire qui a pour cadre la vie réelle. Un dernier mot sur la mise en scène : dessin sobre et élégant, cadrages impeccables, un bon rythme... de la belle ouvrage, et une lecture à recommander à tous ceux qui aiment rencontrer des personnages attachants par leur simplicité et leur envie de découvrir leur propre vie, leur propre identité.

Ultime chimère (L') 1. Le patient 1167
Par vacom le 12/04/2008  
Plus que réticent au départ, j'ai fini par lire ce premier tome de L'ultime chimère. Finalement, je suis agréablement surpris : on a une intrigue qui démarre fort, enchaîne les mystères, pose d'innombrables questions, présente toute une série de personnages... On ne sait pas encore comment tous ces éléments vont se regrouper mais l'intérêt est bien là. Mon impression globale est donc d'un bon album grand public à la hauteur du plan marketing déployé pour l'occasion. J'espère toutefois que toutes les questions trouveront une réponse et que la fin apportera à la série toute la cohérence nécessaire. La suite nous le dira.

Pour ce qui est du dessin, je reste sur ma première impression. Les trois premières planches signées Héloret remplissent bien leur rôle de mise en bouche, avec une belle ambiance lumineuse. Par contre, le travail de Griffo, s'il ne gêne jamais la lecture, manque de caractère et déçoit par rapport à certaines de ses autres productions. Mais l'ensemble reste très lisible, bien aéré, et je n'ai eu aucun problème pour m'immerger dans l'histoire, à défaut d'être vraiment enthousiasmé par le visuel.

En résumé, une série qui démarre bien sans forcément impressionner non plus. Si tout se tient jusqu'à la fin et que les autres dessinateurs livrent une prestation au moins égale à celle de Griffo et Héloret, on aura un résultat satisfaisant, une série de divertissement de qualité.

Mangecœur
Par vacom le 30/03/2008  
Une histoire très poétique qui mêle rêve et réalité dans un univers graphique somptueux, tout en couleurs lumineuses absolument magnifiques. Il y a un côté absurde au récit, comme dans un rêve, mais l'immersion est totale, aucun problème pour accepter tout ce qui pourrait paraître improbable. En plus, le personnage principal est très attachant, surtout parce qu'il voit avec un œil d'enfant tout ce qui l'entoure. C'est aussi pour ça qu'on accroche si facilement à son univers, c'est un peu comme une façon de retomber en enfance, de tout croire pour le plaisir du rêve et de l'aventure.

Sang-De-Lune
Par vacom le 30/12/2007  
C'est du Dufaux en plein, on reconnait son style. Pour ceux qui aiment ce style, je dirais que c'est une de ses meilleures séries. Il faut dire qu'elle date de sa belle époque, où il faisait encore, beaucoup plus que maintenant, des séries vraiment originales voire déjantées (Avel, Santiag, Beatifica Blues, Samba Bugatti...).

L'histoire se tient bien en six tomes. J'avais peur que le côté fantastique ne l'emporte de trop et rende l'ensemble incompréhensible, mais c'est loin d'être le cas et, à première vue, je dirai que la fin apporte toutes les réponses nécessaires. Dufaux a réussi à me tenir en haleine jusqu'au bout avec un mystère qui se dévoile petit à petit pour relancer l'intérêt aux bons moments. Les personnages, ceux de la famille des Sang-de-Lune et ceux qui les pourchassent, sont tous très bien campés et crédibles dans leurs réactions. Les rebondissements sont nombreux et c'est intéressant de voir les relations entre les personnages évoluer d'album en album.

Le dessin de Viviane Nicaise est parfois un peu hésitant (c'était sa première série) mais a un style qui lui est propre, avec certains personnages aux gueules bien typées. Mention spéciale pour certains décors fort réussis, et une pour une ambiance qui rend bien le côté très étrange du récit (une sorte de mi-chemin entre le réaliste et le fantastique). Dommage que certains cadrages ne sont pas judicieux. Je veux dire par là que des dialogues ne sont pas toujours bien positionnés dans le sens de lecture, et c'est parfois gênant même si ça reste assez rare.

Au final, je conseille fortement la série à tous ceux qui aiment le fantastique, sur fond de destin tragique pour deux lignées qui s'opposent à travers les âges.

Avel
Par vacom le 14/12/2007  
J'ai vraiment bien aimé, même si c'est assez daté au niveau du dessin (Durieux a fort évolué par après). Disons que c'est très figé mais qu'il y a une certaine classe dans l'ensemble. Au niveau du scénario, il y a une nette différence entre les deux premiers tomes et les deux derniers. On quitte plus la sphère personnelle et émotionnelle pour aller vers une intrigue plus politique. Le passage se fait bien, mais je garde une préférence pour la première partie. La force de la série, ce sont les personnages et leurs relations, et le mystère qui se dévoile petit à petit. La faiblesse, c'est une intrigue politique qui aurait pu être mieux traitée, un peu trop inutilement compliquée par moments. Il n'empêche, j'aime bien l'ambiance générale de l'histoire et les textes de Dufaux qui sont plutôt bien écrits sans être trop ampoulés.

Voyage en Italie (Le)
Par vacom le 15/07/2007  
Depuis le temps que je voulais me lancer à la découverte de l'oeuvre de Cosey, je viens de lire l'intégrale de son Voyage en Italie. J'en suis ressorti avec l'impression d'avoir lu une oeuvre majeure de la bande dessinée, comme il en existe fort peu. Il y a une telle humanité dans l'histoire, une telle pureté dans un dessin qui va à l'essentiel, se reposant surtout sur les ambiances générales et les décors, une telle sobriété de bon goût dans les couleurs, un telle habilité dans le coup de crayon... Mais je crois que ce sont avant tout les personnages qui font de l'histoire un chef d'oeuvre du genre : sentimentaux sans être mièvres, justes dans leurs propos et leurs pensées, crédibles dans leurs actes et leurs comportements, je les ai quittés avec l'impression de les connaître depuis des années. C'est là pour moi le signe d'une histoire parfaitement réussie.

Canardo (Une enquête de l'inspecteur) 16. L'affaire belge
Par vacom le 22/05/2005  
Je viens de lire l'affaire belge. Et je n'ai pas aimé. Pourquoi ? D'abord parce que ce n'est pas le Canardo que j'aime mais ça ce n'est pas une surprise, le temps des débuts est bel et bien fini, donc ce n'est pas de là que vient ma déception.

En fait, j'ai trouvé la caricature trop grossière pour vraiment me faire rire : d'accord certaines anecdotes sentent le vécu mais à trop vouloir forcer le trait, Sokal se décrédibilise lui-même. Voir la Belgique comme un pays où les jeunes veulent devenir soit dessinateur de bd soit coureur cycliste... mouais, pourquoi pas, mais pas convaincu non plus. Et le coup du pot graphique... j'ai trouvé ça plus risible que drôle. Les déconvenues du jeune dessineux dans une école de bd ne m'a pas fait rire non plus.

Le personnage de Canardo n'a absolument rien à voir avec l'histoire, on aurait pu mettre n'importe qui. Si Sokal avait vraiment des comptes à rendre avec le milieu de la BD, il aurait pu à mon avis faire un album à part, parce que je me suis demandé tout le long ce que Canardo faisait dans l'album : ce n'est qu'un prétexte. En plus, les éléments de critique du milieu de la bd ne sont qu'effleurés, je n'ai pas senti de réelle implication de l'auteur dans ce qu'il disait. Il s'en fout de la bd ? Ben qu'il arrête d'en faire, pour moi c'est aussi simple que ça. Parce que même quand il tente de dénoncer ce qu'il n'aime pas, j'ai l'impression qu'il n'y croit pas non plus.

Bref, un album fade.

Je continue à penser que Sokal devrait tout bonnement mettre fin à cette série.

Brooklyn 62ND 1. Latinos Requiem
Par vacom le 05/05/2005  
Le sergent Reyes et le lieutenant Kotchenko sont deux policiers pour qui l'obéissance à la hiérarchie n'est pas la préoccupation première. A moitié ripoux et alcooliques notoires, ils passent pour des "têtes brûlées" aux yeux de leurs supérieurs. Au point d'être mêlés à une sombre affaire de meurtre sur un mineur. Don Lambretta est le troisième personnage principal de cette histoire : un mafieux qui s'interroge sur sa vie et l'avenir de ses affaires.

Réaliser un bon polar à l'heure actuelle n'est pas chose aisée. Se positionner dans un genre bien délimité et souvent exploité pour en utiliser toutes les ficelles n'est pas un problème en soi et certains l'ont fait avec beaucoup de talent. On peut par exemple citer Matz et Wilson qui, avec Du plomb dans la tête, nous offrent un polar classique sur le fond mais ingénieux sur la forme. Mais n'est pas Matz qui veut et du vibrant hommage aux maîtres du genre, on passe vite à la fade et pâle copie qui en retient le superficiel et le vide de sa substance. C'est malheureusement sur ce triste constat que se termine la lecture de ce premier tome de Brooklyn 62Nd, tant l'album concentre les clichés du genre sans apporter la moindre originalité ou se démarquer par une ambiance particulière.

Dans Latinos Requiem, les personnages principaux ne parviennent jamais à être crédibles dans leurs rôles respectifs. Des pseudo-rebelles à la personnalité dénuée de tout intérêt au pilier de la mafia dont le sort nous laisse totalement indifférent, l'ensemble s'avère peu consistant. L'auteur semble avoir voulu parler de plusieurs problèmes de société dans son album : le racisme, la drogue, les quartiers défavorisés, les discriminations de toutes sortes… L'initiative est louable mais, de nouveau, le traitement reste trop léger, les questions à peine abordées et le résultat peu convaincant. A force de vouloir insérer trop d'éléments dans son récit, l'auteur se perd en chemin et ne captive vraiment jamais. Et les dialogues, eux aussi trop caricaturaux et maladroits, ne font qu'aggraver la situation.

Le dessin ne parvient malheureusement pas à relever le débat. Trait imprécis et inexpressif, rendu du mouvement inexistant, découpage sans tension, couleurs fades et sans relief (à commencer par une couverture d'un rose bonbon au goût plus que douteux),… la liste est longue. On sort finalement de cette lecture avec une triste impression de vide. Amateurs de polar, il y a d'autres séries sur les étals de votre libraire pour faire votre bonheur. Allez voir ailleurs.

Compagnie des glaces (La) 5. Jdrien - Jdrou
Par vacom le 19/03/2005  
Je trouve que la série, sans encore atteindre des sommets, continue de se bonifier. Au niveau du dessin, les personnages restent fort faibles et manquent de réalisme mais les décors et machines sont de mieux en mieux représentés. Arriverait-on à la fin de la période de rodage ? Je l'espère en tout cas. L'histoire devient aussi plus intéressante, surtout grâce aux Roux, un peuple qui réserve pas mal de surprises et qu'on voudrait vraiment découvir. La relation entre Lien de Jdrou apporte vraiment un nouveau souffle à la série et pour la première fois, je me réjouis de lire la suite.

Pandora Box 2. La paresse
Par vacom le 19/03/2005  
Contrairement au premier tome, j'ai trouvé celui-ci très mauvais. Je ne m'attarde plus sur la couverture encore plus repoussante que celle du premier (incroyable de mettre un truc aussi laid en couverture alors qu'on est censé attirer le lecteur, enfin bon...) mais le dessin est ici assez médiocre (amha) avec des proportions bancales, pas de mouvement, pas de tension dans le découpage, pas de décors, des couleurs immangeables... bref, rien d'intéressant je trouve. Au niveau du scénario, ça sent beaucoup trop la facilité : non seulement la fin complétement improbable mais tout le bouquin. La relation entre les deux frères ne fonctionne pas, le coup du sportif qui se prend d'amitié avec un enfant handicapé complétement banal, je dirais que pendant toute la lecture je me foutais complétement de ce qui pouvait bien se passer...

Pandora Box 1. L'orgueil
Par vacom le 19/03/2005  
Je partais avec un a priori assez négatif. Je trouvais la couverture immonde et le dessin juste passable. Au final je suis plutôt agréablement surpris par l'histoire qui est somme toute assez bien menée, le suspens est bien présent. Mais j'y ai vu pas mal de défauts quand même : des personnages fort stéréotypés et donc peu surprenants, une conclusion trop facile, et un dessin qui, je n'en démords pas, reste très approximatif (pas de quoi s'émerveiller, il passe mais c'est tout), et puis bien sûr des couleurs fot lumineuses (beaucoup trop) et sans relief (donc pas vraiment d'ambiance très prenante). Voilà, ça fait pas mal de défauts, un album loin d'être exceptionnel, mais qui se lit quand même fort bien.

Compagnie des glaces (La) 4. Jdrien - Frère Pierre
Par vacom le 05/03/2005  
J'avais lu le premier tome à sa sortie et je n'avais pas aimé du tout. J'en étais sorti avec l'impression que les points positifs que je pouvais en retenir venaient surtout de la force de l'univers de départ (que je ne connaissais pas) et que l'adaptation n'apportait rien, que tout ce qui concernait la narration, le dessin, le découpage... était raté. Il faut attendre les quatrième tome pour voir une évolution (après trois tomes plutôt laborieux) : on a enfin des révélations vraiment intéressantes, le scénario semble mieux maîtrisé et le dessin évolue positivement. Mais pour moi, ce n'est pas encore assez, les personnages restent souvent fort raides et le tout manque beaucoup trop d'unité (on sent le travail en studio). Il reste que pendant toute la série, j'ai eu l'impression que des coupes raides avaient dû être faites dans l'histoire d'origine et que ça se sent beaucoup trop. Y a encore du boulot pour que ce soit vraiment d'un bon niveau

Salem la noire 3. Tongeren et Finicho
Par vacom le 19/02/2005  
Je viens de lire le T3 de Salem le Noire. Ben oui en fait j'hésitais à l'acheter parce qu'après un premier tome disons prometteur j'avais été plutôt déçu par le T2. Le dessin évoluait pas mal mais les découpages moins classiques n'étaient pas encore vraiment maîtrisés (amha), et les références constantes au SDA avaient fini par me gongler grave. Mais le T3 marque une nette amélioration, pour moi c'est de loin le meilleur de la série. Au niveau du dessin d'abord, que je trouve plus précis, mieux mis en évidence avec des planches mieux équilibrées. J'ai aussi préféré les ambiances plus sombres au niveau des couleurs. Au niveau de l'histoire, même si l'humour n'est pas totalement mis de côté (et c'est tant mieux) on retrouve une intrigue plus consistante et de nouveaux personnages que j'ai appréciés. Alors, même si je ne la trouve pas immanquable, Salem est une série que je commence à vraiment apprécier parce qu'elle sait me faire passer un très bon moment de détente et qu'elle parvient à être personnelle dans un style qui sent trop souvent le réchauffé.

Okko 1. Le cycle de l'eau - I
Par vacom le 29/01/2005  
J'ai d'emblée été séduit par la couverture de cet album, surtout par les superbes couleurs. Les planches sont à la mesure de la couverture avec un trait fin et des couleurs lumineuses sans être criardes (elles peuvent aussi être plus sombres, et diverses ambiances se succèdent au fil de l'album). Hub nous propose une aventure sur fond de légende, de samouraïs, et l'introduction d'éléments fantastiques tels que l'esprit de l'eau est bien menée. Les personnages sont charismatiques sans tomber dans le cliché, l'action bien rendue, les paysages superbes, et la fin du premier cycle annoncée dans le deuxième tome. Une bonne surprise des éditions Delcourt.

Légende
Par vacom le 29/01/2005  
J'ai pas mal hésité avant d'acheter et de lire ce deuxième tome. Si le premier tome était somme toute agréable à lire, il était beaucoup trop classique pour vraiment convaincre. Ici, Swolfs prend le temps de creuser un peu plus la personnalité de ses personnages et, même si ça reste très classique dans la construction, ça commence à décoller un peu plus. Niveau dessin, c'est très bon dans le genre, avec un trait réaliste fort séduisant. Le problème avec cet album, c'est que ça n'avance vraiment pas très vite. On imagine déjà qu'il faudra à Swolfs beaucoup d'albums pour raconter la jeunesse du héros, on se dit quand même qu'on est pas près d'en savoir plus sur le Chevalier Errant. Bref, c'est loin d'être la série du siècle, ni même de l'année, mais ça se lit sans problème quand on veut se changer les idées. Je lirai la suite.

Théodore Poussin 2. Le mangeur d'archipels
Par vacom le 29/12/2004  
Le dessin de Frank Le Gall a déjà beaucoup évolué depuis le volume précédent: plus assuré, plus fluide. Faire de la belle ligne claire, personnelle, est je trouve un vrai défi. Et celle de Le Gall est superbe, on reconnaît d'emblée son trait. Et l'histoire est passionnante, surtout parce qu'elle est centrée sur un personnage qui ne maîtrise pas tout, qui est conduit par les événements plus qu'il ne les dirige, et parce que l'auteur a voulu fuir toute linéarité dans son récit. On ne sait pas tout sur les personnages qui croisent Théodore mais on passe avec lui, on découvre au fur et à mesure, on voyage avec lui. C'est frais, c'est beau, complétement dépaysant, très humain aussi.

John Lord 1. Bêtes sauvages - Opus 1
Par vacom le 26/11/2004  
Il y a des albums qui nous plongent dans une ambiance dès la première planche pour ne plus nous quitter, qui s'impose directement comme hors normes. Le premier tome de John Lord en fait partie. Grâce au dessin et la mise en couleurs, les différentes ambiances sont très bien rendues, souven très sombres, et la vision du Manhattan est tout simplement sublime. C'est une ambiance polar vraiment excellente. Tout n'est peut-être pas parfait mais ça a du caractère et on en redemande. Comme souvent, le scénario de Filippi est très bon et il prend le temps de s'installer. Tout ne va pas à l'intrigue, c'est avant tout une question d'ambiances qu'il faut poser pour laisser les différents personnages s'exprimer et se rencontrer. Les silences ont aussi une très grande importance, servis par un découpage très réussi. Bien sûr on aurait aimé plus de révélations mais on a déjà envie de suivre la série et un premier tome d'une telle qualité ce n'est pas si fréquent.

Donjon Parade 4. Des fleurs et des marmots
Par vacom le 26/11/2004  
Les Donjon, c'est un peu comme une respiration dans l'univers du donjon. Des histoires fort courtes, totalement humoristiques, qui ne se prennent pas au sérieux. Nouvelle réussite pour cet album qui fait passer un bon moment sans se prendre la tête. Et le dessin de Larcenet est égal à lui-même, et convient parfaitement (la tête que tire Herbert sur la couverture est quand même complétement excellente).

Yoni 2. Bienvenue en zone TAZ
Par vacom le 26/11/2004  
Après un premier tome peu convaincant, j'étais curieux de voir la suite et je suis agréablement surpris. Alors que le premier tome pouvait passer pour une série de SF très moyenne, elle devient vraiment agréable avec ce deuxième tome, tout simpement grâce à la tournure résolument parodique que Yann donne à son histoire. Et comme le dessin de Berthet est toujours irréprochable, je dirais que ça part plutôt bien...

Clichés Beyrouth 1990
Par vacom le 15/11/2004  
Ce livre parle de la guerre du Liban. Pas d'un point de vue historique mais personnel : celui de Bruno et Sylvain Ricard qui décident d'aller dans ce pays en guerre "pour se rendre utiles". On découvre avec eux ce conflit très particulier, souvent calme mais où le danger est omniprésent. A chaque instant, une bombe peut venir détruire une maison, une ville, une vie...

La guerre est ici montrée au travers de la population et de leur vie quotidienne mais, à juste titre, les auteurs ne cherchent pas à trop en faire et ne dramatisent pas outre mesure les situations. Le malheure des gens s'impose de lui-même. Le tout est raconté de manière très simple et avec certaines touches d'humour qui tapent juste.

Le dessin de Christophe Gaultier est remarquable et fait véritablement penser à un carnet de voyage : chaque trait semble pris dans la hâte et rend bien l'atmosphère de peur qui règne dans l'album. Les scènes de bâtiments en ruine sont par exemple une véritable réussite, mais tout l'album en est une. En plus, la narration est sans faille et captive du début à la fin.

J'ajouterais une mention spéciale pour les textes, non seulement les dialogues mais aussi ceux qui ponctuent chaque chapitre, très bien écrits. Ils sonnent terriblement juste et de nouveau, les auteurs n'en font pas trop.

Cet album est un très grand moment d'émotion.

Valérian 19. Au bord du Grand Rien
Par vacom le 16/10/2004  
Un bon Valérian mais qui prépare surtout la suite du cycle. Mise en place de l'intrigue, on en apprend sur le fameux grand Rien, tout se met en place et ça donne foutrement envie de continuer. Niveau dessin, dans la continuité, du tout bon.

Ca me réconcilie complétement avec la série (et ca me donne envie de lire les trois qu'il me manque). C'est un peu comme un nouveau souffle pour la série avec une trame générale qui va se poursuivre sur les albums a venir, finies les petites expéditions sans lendemain (mais elles étaient nécessaires pour la crédibilité de la série dans son ensemble).

Alim le tanneur 1. Le secret des eaux
Par vacom le 23/09/2004  
Allez, je commence par la négatif. Je dirais que ca reste très référencié et que ça manque parfois un peu de surprise. Et aussi que ca reste un tome d'introduction et qu'il faudra attendre le suite pour juger.Ici, on nous présente le cadre et les personnages.

Alors le positif : classique mais parfaitement maîtrisé. On sent que les auteurs ont bien leur récit en main, c'est bien raconté, on accroche aux personnages, y a pas de moment creu dans l'histoire mais en même temps c'est pas bourré d'action. Enfin, l'ambiance générale est une bonne surprise (à laquelle la couverture ne prépare pas, c'est vrai, mais je maintiens que cette couverture est sublime, d'une beauté très sobre mais efficace), fort "1001 nuits", avec des couleurs agréables, lumineuses mais pas criardes, des décors vraiment superbes.

Spirou et Fantasio 47. Paris sous-Seine
Par vacom le 09/09/2004  
Je suis très satisfait de la reprise par JDMorvan et Munuera.

C'est clair que c'est un tome de reprise, on sent qu'ils prennent leurs marques, que c'est avant tout basé sur l'action et qu'il faudra attendre les tomes suivants pour avoir une intrigue comparable aux meilleurs Spirou, mais on retrouve quand même ce qui faisait la marque des grands albums avec un mélange d'humour et d'action, un Spip retrouvé qui fait penser aux albums de Franquin, un nouveau méchant (j'espère qu'il réapparaîtra par la suite, ça apporte beaucoup à l'album), des clins d'oeil que j'ai apprécié (l'énumération des anciens méchants par exemple),... Bref, j'ai passé un très bon moment et j'espère que la série continuera en s'améliorant encore, mais c'est très bien parti (surtout que c'était un fameux défi).

Niveau dessin, c'est très surprenant. On quitte totalement le monde sombre de Tome et Janry (déjà bien présent avant Machine qui rêve) et on retrouve une ambiance plus colorée (proche du travail de Franquin mais avec un modernisme loin d'être déplacé qui donne au travail de Munuera une marque de fabrique). C'est vrai que c'est surprenant mais ça ne me dérange pas que l'esthétique Spirou soit modifiée pour se plier au caractère du dessinateur (dessinateur que j'aimais déjà beaucoup avant).

Donc, voilà, bon album ! En espérant que les suivants ne se fassent pas trop attendre et que les auteurs progressent encore (ce qu'ils ne manqueront pas de faire, j'en suis sûr). Et je remarque aussi que je ne peux pas m'empêcher de comparer avec les autres auteurs de la série.

Kenya 3. Aberrations
Par vacom le 24/08/2004  
Je viens de lire ce troisième tome et je dois dire que je rejoins crepp dans son avis : on a vraiment l'impression que ça n'avance pas, que Leo se contente d'enchaîner les bestioles bizarres (alors oui, il fait ça bien, mais ça ne suffit pas à remplir un album), les personnages sont stérétypés au possible et j'aime toujours pas le dessin pour les persos, trop statiques, pas assez d'expression...

Spirou et Fantasio 43. Vito la déveine
Par vacom le 19/08/2004  
Album particulier que Vito la déveine. Certainement pas le meilleur de Tome et Janry mais intéressant. On y découvre un Vito habillé en groom, un Fantasio dépressif et un Spirou complétement dépassé par les événements. On y voit aussi de beaux décors paradisiaques et les fonds marins sont également bien retranscrits.

A lire pour les amateurs de Spirou.

Finkel 6. Esta
Par vacom le 16/08/2004  
Et là je ne peux m'empêcher d'être déçu. Pas forcément au niveau de l'histoire qui suit son cours et reste agréable malgré certaines redites et tout de même un léger essouflement. Surtout au niveau du dessin en fait, j'ai trouvé le trait de Gine moins précis et les couleurs trop criardes (alors qu'il n'y a pas de changement de coloriste, bizarre)

Finkel
Par vacom le 16/08/2004  
C'est la première série de Gine que je lis. J'avais déjà jeté un oeil à ses dessins mais je ne m'y étais pas vraiment penché avec attention. Ce que je peux dire, c'est que j'ai rarement vu de dessin aussi particulier. Difficile de savoir quoi en dire mais ça me plait vraiment. Avec une préférence pour certains paysages qui sont sublimes.

au niveau du scénar, c'est aussi très bon. Même si les auteurs s'obstinent à rappeler l'intrigue principale à chaque début de tome et que c'est un peu lassant. A part ça, on se laisse vraiment prendre par le récit.

Salem la noire 2. Le Diadème des Ames
Par vacom le 16/08/2004  
Que dire de ce deuxième volume? Peut-être que c'est la déception qui prime... Attention ! Cet album est loin d'être mauvais et ne manquera pas de vous faire passer un agréable moment de lecture en vous offrant sur un plateau un panel réjouissant de personnages et de situations parfois très drôle. De plus, le style de Créty ne cesse de s'affirmer et certaines planches sont très belles, malgré un manque d'expressivité dans le visage des personnages.

La déception vient de ce que j'appellerais le manque d'ambition de la série qui, pour le moment se concentre sur le comique des situations mais fait passer l'intrigue au second plan, la faisant même paraître anecdotique. Alors quand se profile le danger au milieux des complots et autres aventures que vivent les héros, on ne sait être pris dans l'histoire tant le ton est léger.

Dommage.

Korrigans 2. Guerriers des ténèbres
Par vacom le 16/08/2004  
Vraiment pas terrible ce deuxième tome de korrigans... j'entends déjà les fans invétérés de Civiello se lever de leur chaise et se précipiter vers moi les armes à la main, mais tant pis je prends le risque... certes, le dessin "en jette" et les fans d'heroic fantasy ne manqueront pas de s'esbaudir devant ces planches, certes la mise en couleurs est de très grande qualité... mais certaines imperfections demeurent, surement au niveau des proportions et de la position de certains personnages. C'est avec l'impression que Civiello n'avance plus que je referme cet album. Alors que ses progrès étaient constants tout au long de la Graine de folie, il semble ici ne plus vouloir avancer dans la maîtrise de son art... dommage quand on a un tel talent...

Le pire, c'est que Mosdi semble se mettre au même niveau. A bien y regarder, il ne se passe vraiment rien dans cet album. Alors, après un tome d'introduction et un tome de transition, il n'en reste plus qu'un pour finir le premier cycle... Franchement, deux albums pour si peu, c'est dommage... Mosdi se contente de rassembler toute l'imagerie de l'heroic fantasy sans rien créer autour, et se reposer sur le talent de Civiello. Mais un talent, ça se travaille... il serait dommage de voir un tel artiste s'installer dans une routine qui le fasse travailler en dessous de ses possibilités.

Spirou et Fantasio 40. La frousse aux trousses
Par vacom le 15/08/2004  
Un très bon album, mais qui ne fait que mettre en place le dénouement qui aura lieu dans la vallée des bannis, ces deux tomes formant un diptyque. L'action se met donc en place et on part à la découverte de régions lointaines et inexplorées très bien mises en images par Janry. L'humour est très présent, notamment grâce aux malades du hoquet qui accompagnent Spirou et Fantasio, mais aussi grâce aux références à Tintin, je trouve assez bien placées.



Théodore Poussin 1. Capitaine Steene
Par vacom le 15/08/2004  
Un dessin ligne claire qui a beaucoup de charme je trouve, de belles ambiances aussi. On s'attache assez vite au personnage de Théodore meme si ca ne fait que commencer avec le premier album. J'aime beaucoup Novembre, qui est très énigmatique.

Smart monkey 1. Smart monkey
Par vacom le 06/08/2004  
Que dire? Ben c'est génial tout simplement. Un dessin à la fois "brut" et extrèmement fouillé, une ambiance incroyable, à la fois belle et violente. Le monde primitif décrit dans l'album est vraiment superbe avec des illustrations pleine page magnifiques. Et un véritable talent de raconteur, tout s'enchaîne très bien et les gags succèdent aux scènes plus tristes. Vraiment un album à découvrir. Pour moi, le digne héritier du Nid des Marsupilami.

Ruse (Semic) 1. L' affaire Miranda Cross
Par vacom le 06/08/2004  
C'est surtout une impression de désordre qui me reste après la lecture de cet album. Et tout dans l'action me parait fort artificiel, avec des dialogues et des attitudes qui ne m'ont pas convaincu. J'ai trouvé l'album trop long. J'aurais préféré qu'il se concentre sur une seule intrigue.

Points positifs quand meme: l'esprit Conan Doyle qui est quand meme présent, surtout dans le graphisme que j'ai trouvé très bon. Et le format assez agréable.

Mais perso, je m'arreterai là, la suite se fera sans moi.

Canardo (Une enquête de l'inspecteur) 2. Le chien debout
Par vacom le 06/08/2004  
Pour moi, Canardo est LE personnage de Bd par excellence. Avec cet album, le chien debout, Sokal est parvenu à créer un perso attachant pour ce qu'il a de laid, pour sa gueule sale qui porte encore les traces de l'alcool et des nuits passées seules au bar, cigarette au bec. C'est l'anti héro par excellence, quelqu'un qui n'est pas dénué de défauts mais qu'on aime parce qu'on y croit, il est vrai, il est humain (paradoxal pour un canard). C'est là tout le talent de Sokal dans Canardo, créer des personnages qui sont des animaux mais qui n'en sont pas moins profondément humains. Ce sont aussi des personnages qui ne sont pas tout blanc ou tout noir, ils ont un caractère en nuance, et c'est ce qui fait leur charme.

Ce que j'avais aussi beaucoup apprécié dans 'le chien debout', c'est que Sokal ne donne pas à son héro le role principal (le perso central c'est le chien en question). Et ca il fallait oser. C'est aussi pour ca que j'aime ce perso, c'est pas le super flic qui résoud tout et focalise l'attention, c'est quelqu'un qui reste discret, observe, intervient peu mais quand il faut. Il est souvent spectateur.

Bref, un chef d'oeuvre, un vrai !

Canardo (Une enquête de l'inspecteur) 14. Le buveur en col blanc
Par vacom le 06/08/2004  
Nouvelle tentative... plein d'espoir et de naïveté, je me replonge dans la série avec ce nouvel album. La situation s'est quelque peu améliorée depuis ma dernière tentative: les personnages sont ici intéressants à suivre et la dérision tournée autour des gouteurs professionnels fort jubilatoire. Mais le personnage de Canardo en lui-même n'a de nouveau plus rien à voir avec ses débuts. Il est de nouveau un héro plus que banal. Et je ne parlerai pas du dessin, et encore moins des couleurs qui deviennent sans cesse plus lisses.

Bref, un album pas désagréable à lire... mais pas un Canardo...

Canardo (Une enquête de l'inspecteur) 12. Un misérable petit tas de secrets
Par vacom le 06/08/2004  
Après avoir fait l'impasse sur les tomes précédents, déçu par la tournure que prenait la série, voilà que je tombe sur cet album en occase, accompagné d'un bel ex-libris. Je me replonge donc dans la série... pour découvrir que les choses se sont encore aggravées. On ne reconnait plus notre Canardo, celui qui nous transportait d'émotion dans Le chien debout ou La mort douce (pour ne citer que deux exemples). Il se comporte en détective banal et se voit même confié un objet de haute technologie lui permettant de voyager dans le temps pour suivre le parcours de quelqu'un dont il doit suivre les faits et gestes: tout simplement ridicule, indigne !

Bre, Canardo est bel et bien mort... et c'est bien triste...

Canardo (Une enquête de l'inspecteur) 7. La Cadillac blanche
Par vacom le 06/08/2004  
Cet album marque un tournant dans la série, et Dieu sait que ce virage fut mal négocié. Canardo, d'ordinaire si absent de ses aventures, presque spectateur, joue ici un rôle central, à la manière d'un détective tout ce qu'il y a de plus traditionnel. Le dessin évolue également, les couleurs sombres faisant place à une luminosité plus que déplacée.

Certains points restent somme toute positifs. Le personnage du photographe est par exemple très réussi. Mais d'autres gênent beaucoup plus, comme le fait de voir défiler un à un tous les personnages rencontrés par Canardo dans les albums précédents: totalement inutile.

Bref, Canardo commence à s'essoufler... et ce n'est qu'un début...

Canardo (Une enquête de l'inspecteur) 4. La mort douce
Par vacom le 06/08/2004  
Certainement un des meilleurs albums de Canardo. On retrouve ici tout ce qui fait la qualité de la série (à ses débuts): un héros pas si héroïque que ça, des personnages désabusés, de la souffrance, de la misère, de la violence... bref la marque de fabrique de la série. Le dessin de Sokal est ici merveilleux tant il donne aux personnages, des animaux faut-il le rappeler, une expression incroyable à travers de laquelle transparait beaucoup d'émotions humaines. Quand les personnages sont tristes, on y croit... quand ils souffrent, on souffre avec eux... et c'est là la véritable force de cet album, la tristesse et la désolation qui s'en dégagent, une impression renforcée par les couleurs utilisées par Sokal et qui recouvrent les planches de poussière, de misère...

Et la fin de cet album constitue vraiment un moment d'émotion très fort.
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