Les avis postés par philippe_grenier
Par philippe_grenier le 07/08/2007 Voilà, encore une fois, une très belle réussite de l'artiste québécois Djief, qui renoue avec son scénariste de Tokyo Ghost afin d'entamer la légende de l'Anneau des Nibelungen. Il livre ainsi de très belles planches pour ce tome d'introduction très invitant! ;-)
Par philippe_grenier le 18/12/2006 Cette bande dessinée est tout simplement un chef d'oeuvre, à la fois pour son graphisme vivant que pour l'originalité de l'histoire prenante. Un album incontournable à ne pas manquer!
Par philippe_grenier le 24/08/2006 Encore un fois, un nouvel album des plus ennuyants, et surtout, bâclé à un niveau que je croyais impossible à atteindre en vue d'une publication! À éviter!
Par philippe_grenier le 05/07/2006 Après une première partie où Jean-David Morvan et Pedro J. Colombo ont introduit les protagonistes de leur nouvelle série, voici un second tome dans lequel Garance, une jeune femme qui a l'étrange capacité d'apparaître dans les souvenirs des personnages qu'elle rencontre, accepte de se joindre à une équipe d'êtres, aussi doués de pouvoirs paranormaux, afin de remplir sa première mission pour le compte de leur hôte qu'ils surnomment tout simplement «l'ange». Réglée sur un tempo plus accéléré que le précédent chapitre, cette deuxième partie comprend des scènes présentées de façon fort intéressantes, dans lesquelles l'artiste utilise la même case pour représenter une succession d'états qui se déroulent lors d'un mouvement accéléré. Alors que le lecteur en apprend un peu plus sur les capacités étranges des autres membres de la maison, ce tome soulève encore autant, sinon plus, de questions que le précédent, laissant ainsi à celui-ci le plaisir de savourer les mystères du récit et d'imaginer les éclaircissements qui devraient se retrouver dans la troisième partie prévue de ce cycle. En résumé, ceux qui ont apprécié le premier opus de Trois... et l'ange seront tout aussi satisfaits de ce tome qu'ils l'ont été avec le précédent... et ceux qui n'ont toujours pas découvert cette étrange histoire imaginée par le créateur de Sillage ont maintenant deux tomes à découvrir!
Par philippe_grenier le 05/07/2006 Très tôt, à la lecture des albums de Tintin, Stéphane Duval a eu envie de faire de la bande dessinée, et dès l'âge de 22 ans, il publie son premier album Bonnie Tom, scénarisé par Pierre Dubois, aux éditions Delcourt. Aujourd'hui, quatorze années et cinq séries plus tard, il retrouve son scénariste avec qui il a créé la série Chevalier Malheur et réalise le premier tome de la nouvelle saga d'Aëla, la princesse Viking. Dès les premières planches, l'attention du lecteur est captée par la présentation des divers personnages qui composent ce récit. Ainsi, celui-ci fait connaissance avec Aëla, la fille ainée du roi Gudruun, et Irduin, l'un des prétendants à devenir le fils adoptif et héritier du Roi. À travers les 46 planches réalisées de façon classique et richement mises en couleurs par Nadine Thomas avec une palette aux tons vifs, le scénario de Pascal Bertho, avec son développement sur plusieurs fronts, garde le lecteur intéressé tout au long de sa lecture de l'album, et laisse celui-ci sur une envie de lire la suite qui viendra dans le prochain tome à paraître au début 2007. En bref, Aëla est une nouvelle série à découvrir, remplie de promesses, et agréable à lire. Cet album plaira aux amateurs des débuts de Thorgal ainsi qu'aux adeptes des autres oeuvres de Stéphane Duval!
Par philippe_grenier le 05/07/2006 Imaginez une famille dont les parents sont d'anciens hippies et où leurs adolescents sont autant branchés à leur époque qu'ils l'étaient au moment du Flower Power! Les jeunes s'expriment en verlan comme si c'était toujours l'occupation, écoutent de la musique à tue-tête toute la journée, vivent de nuit devant la télévision et dorment de jour (en classe préférablement!), et vident le réfrigérateur entre le retour de l'école et l'heure du souper... Voilà comment Florence Cestac, double récipiendaire du prix Alph-Art ainsi que du Grand Prix de la ville d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre en 2000, dépeint cette famille à travers des gags de une planche des ADOrables Laura et Ludo! Pré-publiées dans l'hebdomadaire Le Monde des ados et pour la première fois regroupés en cet album grand format, ces gags passent en revue les affres de l'adolescence. S'adressant aux parents autant qu'aux adolescents, ce tome de 56 pages fera marrer ceux qui s'y reconnaissent et soulagera les autres qui réaliseront qu'ils ne sont pas les seuls à vivre l'aventure de l'éducation de jeunes en croissance! En bref, ce recueil de gags est agréable à lire, toutefois il aurait gagné à être publié au format régulier afin d'être plus accessible au budget restreint des ados.
Par philippe_grenier le 02/07/2006 De retour après une pause de 10 ans lors de laquelle il a exercé son talent dans le milieu de la publicité, l'auteur Philippe Gauckler, qui avait débuté sa carrière dans les pages de Métal Hurlant et qui est connu pour les oeuvres de science-fiction qui en ont découlé, décide de changer complètement de répertoire et présente le premier tome de cette nouvelle série jeunesse où les personnages principaux sont le jeune garçon nommé Lao, ainsi qu'un yéti se faisant appeler Chabala. Avec cet album, le jeune lecteur aura droit à une aventure amusante dans laquelle Lao accompagné de son nouvel ami Chabala partent à la recherche de Sheyen, un grand léopard blanc et de Mirro, un gypaète géant, tous deux enlevés par les troupes du redoutable colonel Kayen et emmenés sur L'île aux Loups, dans un ancien monastère au sein duquel le colonel organise des combats de fauves! En résumé, cet album, visant un lectorat de moins de 10 ans, fera plaisir aux jeunes amateurs de bandes dessinées grâce à son histoire amusante, son rendu graphique invitant, ainsi que les mignonnes bouilles des différents animaux!
Par philippe_grenier le 02/07/2006 Un vent de fraîcheur souffle aux éditions Dupuis! En effet, l'éditeur a décidé d'offrir aux lecteurs un nouveau format pour la série classique Yoko Tsuno de Roger Leloup: une collection intégrale. En tout, huit volumes sont prévus afin de regrouper les aventures complètes de la jeune protagoniste, à raison de 3 tomes par album. Cette intégrale comprend une première sélection de trois albums dans lesquels Khâny et la planète Vinéa sont au centre du récit. Ainsi, au lieu de retrouver dans ce recueil les trois premières aventures de Yoko, ce sont plutôt les T.1 Le Trio de l'étrange, suivi du T.3 La Forge de Vulcain, et pour conclure, le T.6 Les 3 soleils de Vinéa. Plutôt que d'envisager une parution chronologique des albums, l'éditeur a décidé d'opter pour une sélection d'aventures regroupées par thème, alors il est fort possible que les T.2, 7 et 19 se retrouvent dans le prochain recueil qui portera le titre Aventures allemandes! Vendu moins cher que le prix de 2 albums individuels, cette intégrale, augmentée de 22 pages de textes de Patrick Pinchart et de Thierry Martens sur la genèse du personnage, est une invitation à relire ces premiers récits qui eurent un immense succès auprès des lecteurs du Journal Spirou. De surcroît, quelle excellente idée cadeau pour le congé estival!
Par philippe_grenier le 18/06/2006 Quelques mois seulement après la parution de Cañari, son premier titre en langue française chez Soleil, Carlos Meglia voit sa réalisation Superman: Infinite City, conçue pour l'éditeur DC Comics, se faire offrir une traduction en français pour se joindre aux autres parutions régulières du catalogue de Panini Comics. Avec Mike Kennedy à la barre du scénario, son co-équipier de Star Wars: Underworld - The Yavin Vassilika, ils livrent une aventure amusante dans laquelle tout est permis! Publiée sous forme d'une histoire complète de 96, cette aventure du super héros créé par Jerry Siegel et Joe Shuster en 1933 apporte une nouvelle dimension aux aventures du personnage, et ce, dans les deux sens du terme! En effet, en plus de faire voyager Clark Kent et Lois Lane à travers un portail multidimensionnel pour les amener dans la cité infinie entre les mondes, une nouvelle page de l'histoire de Jor-El, le père naturel du protagoniste, est présentée aux lecteurs. En bref, cette bande dessinée offre un traitement fort différent de ce qui a été lu jusqu'à présent dans les séries Action Comics, Superman et The Adventures of Superman, et permet un bon moment de divertissement tout en accordant une nouvelle opportunité d'apprécier l'excellent dessin angulaire de Carlos Meglia!
Par philippe_grenier le 11/06/2006 Ainsi, après huit longues années d'absence, l'aventurier Durango est enfin de retour! Pour ce quatorzième album, Yves Swolfs, qui se concentre actuellement sur son autre série Légende, passe le flambeau de la réalisation des planches à Thierry Girod et Jocelyne Charrance. En effet, après avoir réalisé six albums de la série Wanted, une autre série «western» publiée chez Soleil, ils se joignent à Swolfs afin de remettre en vie cette excellente série créée par l'auteur en 1980. Cette aventure fait suite aux événements du diptyque Colorado - L'Héritière, alors que le protagoniste poursuit un groupe d'assassins afin de remonter jusqu'à leur employeur et les faire payer pour le crime qu'ils ont commis à son égard. Avec des découpages et des mises en scène à forte influence cinématographique, Thierry Girod livre de superbes planches, qui agrémentées d'une mise en couleurs inspirée de Jocelyne Charrance, véhiculent parfaitement les ambiances du récit. Malgré le fait qu'il ne soit pas nécessaire de relire les 13 albums précédents de la série avant de s'attaquer à celui-ci, il est toutefois conseillé de se rafraîchir la mémoire concernant les événements qui se sont déroulés à Nortonville en relisant les 11e et 12e tomes. Ainsi, la relation entre l'aventurier et Mlle Northon telle que présentée lors des quelques scènes de retour en arrière sera plus claire, autant que la source de la motivation du pistolero gaucher à traquer les assaillants. De plus, en offrant une fin ouverte au récit, l'auteur laisse deviner la parution d'un quinzième tome dans lequel se poursuivra la traque des commanditaires! En bref, cette nouveauté qui met fin à la longue attente du retour de Durango, plaira incontestablement aux amateurs de «westerns», autant dans le 7e que le 9e art. Il est à noter que pour l'occasion, Les Humanoïdes Associés, qui détiennent toujours les droits de publication des 13 tomes précédents de la série, ont réédité tous les albums précédents avec la nouvelle maquette du 14e tome, créant ainsi des versions plus luxueuses que les diverses éditions originales de ces titres.
Par philippe_grenier le 08/06/2006 Le mois de mai 2006 voit l'ajout d'une nouvelle série au sein de la collection Polyptyque avec la parution du premier tome de La Branche Lincoln. Tout comme c'est le cas avec les autres séries de cette collection géniale de chez Le Lombard, le lecteur sait dès le départ dans quoi il s'embarque - pour utiliser une belle expression d'un copain - alors que les auteurs annoncent le nombre de tomes prévus pour compléter le cycle dès la publication du premier opus. Ainsi, il a été annoncé par les auteurs que cette nouvelle série comprendra encore trois autres tomes afin de compléter le quadruplet. La mois de mai 2006 voit aussi le baptême de deux nouveaux venus dans le monde de la bande dessinée franco-belge, alors que Piotrek Kowalski et Emmanuel Herzet livrent leur toute première réalisation en langue française, après une rencontre opportune organisée par l'éditeur en 2004. Ainsi, Piotrek Kowalski qui avait déjà publié quatre tomes (en langue polonaise) de la série de science-fiction Gail chez l'éditeur Egmont Polska, livre ici des planches ayant un trait réaliste et une mise en couleurs bien réussis sur un scénario intéressant. L'histoire garde le lecteur intéressé du début à fin, mais celui-ci terminera sa lecture avec une impression de n'avoir que très peu appris dans ce premier tome. On peut donc en conclure que les auteurs préfèrent conserver la majorité de leurs dévoilements pour les chapitres suivants! En bref, ce premier tome est prometteur et sa lecture fait naître un germe d'intérêt chez le lecteur qui donnera envie de poursuivre le récit à la parution du prochain chapitre.
Par philippe_grenier le 05/06/2006 Au sein de la collection Aire Libre de chez Dupuis, il est fréquent de tomber sur des oeuvres très personnelles, dans lesquelles les auteurs laissent aller leur inspiration créatrice vers de nouveaux horizons. Parfois, le résultat obtenu grâce à des explorations de style, de méthode de mise en couleurs, ou simplement de changement dans l'approche générale, donne de résultats superbes et d'une richesse inégalée. Toutefois, cette forme de réussite n'est malheureusement pas à la portée de toutes les réalisations, et quelques échecs sombrent dans l'oubli peu de temps après leur publication. Malgré le thème intéressant du carnet de voyages dans la belle province du Québec, il est navrant de constater que cet album réalisé par Edmond Baudoin se retrouve dans la deuxième catégorie. Doté d'une couverture des plus intéressantes, construite à partir de la première case de la troisième planche, et d'une curieuse mise en scène qui se prolonge sur les 7 à 8 premières pages, cet album fait rapidement sentir à son lecteur qu'il a été construit afin de faire plaisir aux amis de l'auteur, et une sensation de détachement et de désintéressement s'en suit inévitablement. De plus, l'auteur ayant été professeur de dessin, il est normal de s'attendre à ce qu'un artiste se permettant d'enseigner et de juger le travail d'autrui, ait cherché à s'appliquer graphiquement, malheureusement, il est loin d'en être le cas. En bref, dénudée d'intérêt, cette bande dessinée réalisée maladroitement ne conviendra ni aux amateurs de belles oeuvres graphiques, ni aux lecteurs attirés par des histoires prenantes.
Par philippe_grenier le 02/06/2006 Après avoir sensiblement touché ses lecteurs avec la parution récente du troisième tome du Combat ordinaire, voilà que Manu Larcenet met à la disposition du public le troisième opus de sa collection d'aventures rocambolesques, dans lequel on retrouve de nouveau un personnage historique ayant été sorti de son cadre normal et à qui sont prêtés des réflexions typiquement larcenesques. Pour l'occasion, c'est Attila le Hun qui se retrouve sous les feux du projecteur, et dans une histoire très différente de celle présentée en 1954, dans le film portant le même nom réalisé par Pietro Francisci! En effet, les hordes de barbares commandées par Attila le sanguinaire à son apogée ne s'apprêtent pas à marcher sur Rome et faire face aux redoutables troupes romaines de l'empereur Valentiniano, mais simplement à attaquer quelques paysans paisibles de la Beauce! Avec pour coéquipier Daniel Casanave, qui se distance de son style de dessin personnel afin de donner un rendu ressemblant aux travaux l'auteur, Manu Larcenet livre une histoire qui, contrairement aux épisodes précédents traitant respectivement de Freud et de Van Gogh, tombe malheureusement à plat vers le dernier tiers de l'album, pour terminer sur ce qui semblerait être un manque total d'inspiration. Quelle tristesse! Alors que les premières pages offraient quelques moments humoristiques bien agréables, les textes songés se font de plus en plus rares, et la fin laisse chez le lecteur un incontournable sentiment de déception. En bref, ceci est un album bien moyen de Manu Larcenet dans lequel on trouve quelques moments drôles, ainsi que certaines bonnes idées, mais dont l'ensemble n'arrive pas à satisfaire pleinement.
Par philippe_grenier le 02/06/2006 Miss Pas Touche, c'est le surnom de Blanche que lui ont attribué les filles au Pompadour. Dans la ville de Paris de l'avant-guerre, les lecteurs ont droit à une étonnante découverte des moeurs plus que particuliers de certains des réguliers, ainsi que des pensionnaires de cet établissement qui semble abriter les mystérieux assassins de sa soeur Agathe. Dépourvue de travail et de logis suite au "suicide" de cette dernière, Blanche traque le tueur grâce à quelques indices jusqu'à Pompadour où elle réussit à se faire engager pour se charger que quelques clients aux goûts un peu spéciaux... Tout en cherchant à démasquer le meurtrier, bien sûr! Malgré un style de dessin qui, à prime abord, n'attire pas l'oeil du lecteur scrupuleux, et qui semble décidément être la marque de commerce de la collection Poisson Pilote, il ne suffit que de quelques pages pour que celui-ci se sente aspiré par le récit original composé par Hubert Boulard et cesse d'analyser le dessin en tant que tel. En effet, un délicieux équilibre de drame, de légèreté et de suspense permet un moment de lecture captivant et divertissant. Les planches, signées Kerascoët, représentent en fait le travail d'un couple de dessinateurs, Marie Pommepuy la dessinatrice, et Sébastien Cosset, en charge des décors. Complétées par la mise en couleurs quadrichromique de Hubert, celles-ci constituent un support adéquat pour présenter ce récit intéressant. En bref, ce premier tome d'une histoire qui devrait être composée de deux albums, est une belle surprise et se dénote de façon agréable des autres parutions de ce printemps!
Par philippe_grenier le 30/05/2006 Jean-David Morvan, scénariste bien connu pour sa série Sillage et ses déclinaisons, et aussi plus récemment pour avoir repris avec José-Luis Munuera la série classique Spirou et Fantasio, offre à ses lecteurs une nouvelle série où le fantastique et l'étrange se côtoient pour former un tome des plus intrigants. Sur un dessin de Pedro J. Colombo, le lecteur se retrouve rapidement pris par l'histoire étrange racontée, tout en se questionnant à plusieurs reprises pour tenter de comprendre la direction prise par les auteurs. Les planches se suivent ainsi, et procurent, malgré les quelques petites failles de dessin au point de vue des perspectives, un réel plaisir de lecture qui ne prend fin que pour donner une intense envie de poursuivre l'histoire dans le deuxième tome récemment paru. En bref, ce premier album de Trois... et l'ange est très intéressant et plaira aux amateurs d'intrigues surnaturelles et ésotériques!
Par philippe_grenier le 30/05/2006 Voici la première parution directement en langue française pour cette équipe d'artistes qui avaient connu leurs débuts avec la publication de comics chez la société Image Comics, alors qu'ils réalisèrent les quelques derniers épisodes de la série Warlands: The Age of Ice, ainsi que le numéro spécial One-Shot intulé Warlands: Dark Tide Rising. Pour ce nouvel album, ils font équipe avec l'éditeur de journaux professionnels dans les domaines du jeu et scénariste à mi-temps Kurt McClung, qui écrit cette fable de demi-dragons après avoir été inspiré, lors de son dernier congé aux États-Unis, par l'atmosphère des politiques hégémoniques de l'actuel président. En lisant cette bande dessinée, plutôt que d'avoir droit à une critique de la société américaine, - si l'on s'en tient aux sources inspiratrices de l'auteur - le lecteur pourra plutôt profiter d'une atmosphère qui s'apparenterait avec celle du monde de Donjons et Dragons. En effet, les protagonistes de l'histoire étant mi-hommes, mi-dragons, agrémentés de la présence d'elfes et d'ogres à travers le récit, le résultat du monde imaginé par Kurt McClung possède énormément d'éléments fantaisistes de l'univers bien connus pour ses jeux de rôle et ses adaptations électroniques. Ainsi, avec cet ensemble de personnages variés, acteurs d'un scénario captivant, le scénariste réussit à séduire son lectorat dès son premier scénario. Associés à l'auteur dans cette aventure créatrice, les dessinateurs Mateo Guerrero et Aure Jimenez semblent bien confortables dans ce monde de créatures et de monstres divers, car leur interprétation de ces êtres donne un rendu tout à fait splendide, spécialement pour le dragon et les humains hybrides qui sont tout à fait réussis. Ainsi, avec les couleurs de Jose Maria Reyes Parra, le résultat final offert aux lecteurs est très invitant, et attise l'intérêt qui semble diminuer pour premiers tomes de séries nouvelles. En bref, ce premier tome, qui demandera à être relu avant de pouvoir attaquer la suite, permet un moment de lecture agréable, et charmera sans aucun doute les amateurs des mondes de D&D.
Par philippe_grenier le 17/05/2006 Dans le deuxième tome de cette série à suspense, les membres de l'équipe créatrice qui avait précédemment livré le triptyque Tosca, publié aux éditions Glénat, invitent leurs lecteurs à les suivre dans une aventure dont le principal protagoniste de l'histoire est un journaliste qui se retrouve au milieu d'un double complot envers l'humanité. En effet, alors qu'il enquête sur la Waxon, une société multinationale dont le pouvoir d'influence semble s'étendre au-delà des lois des pays qu'ils exploitent, il croise le chemin de la mystérieuse India Allen qui profite de son rôle en tant que chef de la sécurité pour ladite société pour déclencher des explosions aux conséquences catastrophiques! Francis Vallès, l'artiste ayant aussi dessiné les huit tomes de Les Maîtres de l'orge sur des scénarii de Jean Van Hamme, fait part d'un confort établi dans la réalisation des planches de cet album, ce qui résulte en un tome où le premier aperçu des dessins invite l'acquéreur consciencieux à essayer la série. Ensuite, c'est par le scénario original de Stephen Desberg que le lecteur demeurera captivé tout au long de ce deuxième tome, et ce, après avoir préalablement relu la première partie pour un rafraîchissement nécessaire de la mémoire afin de ne rien rater des détails de l'intrigue. En bref, ce deuxième album de Rafales, digne représentant de la collection Troisième Vague, permet un bon moment de lecture intéressée, mais fera toutefois attendre le lecteur jusqu'à la parution du prochain tome, intitulé simplement India Allen, pour le dénouement de l'histoire.
Par philippe_grenier le 16/05/2006 Après avoir livré en 2005 le cinquième album du Petit Père Noël et le quatrième tome de sa série fantastique Koblenz, Thierry Robin surprend ses lecteurs en leur offrant le premier tome de cette nouvelle série humoristique de science-fiction publiée chez Dupuis. Dans cette bande dessinée, en plus de l'aventure titre de 48 pages, un bonus de 4 pages décrivant l'univers des protagonistes, ainsi qu'une histoire courte de 10 pages, sont offerts en fin d'album. Ainsi, dans ce premier volume de Zappa & Tika, il est possible de découvrir le monde futuriste imaginé par l'auteur dans lequel d'innombrables espèces provenant d'une multitude de planètes différentes se côtoient dans une paix harmonieuse, jusqu'au jour où de violentes et soudaines crises de folies frappent, sans distinction de race, les habitants de la planète. C'est alors que Zappa et Tika, deux élèves espions de la Secret Service Space School, décident de prendre en main le dossier de l'enquête et se lancent dans une folle aventure! En plus de proposer un album rehaussé d'une maquette des plus originales qui enveloppe le tome de la couverture au quatrième plat, l'auteur présente un récit jeunesse très dynamique avec des planches dessinées selon un style bien amusant, et fait part d'une grande créativité dans le design de ses créatures intergalactiques. D'autre part, cette fois-ci, l'auteur fait équipe avec le coloriste Lorien pour livrer un produit finement réalisé. Une pincée d'humour et deux bonnes cuillerées de créativité font de ce titre une lecture amusante principalement pour les jeunes, mais qui saura aussi plaire aux moins jeunes.
Par philippe_grenier le 15/05/2006 Après avoir habitué ses lecteurs à des albums intéressants avec la publication de séries telles que Troll, Donjon Monsters, Donjon Parade et ainsi de suite, Joann Sfar a pu se créer un public de gens appréciateurs qui sont convaincus que l'artiste est un représentant par excellence de la nouvelle génération de créateurs et qu'en outre, il possède un génie créatif inné pour le monde de la bande dessinée. Ainsi, ce sont aujourd'hui les éditeurs qui font des pirouettes afin d'obtenir l'honneur de publier les derniers efforts de Sfar, permettant du même coup une très vaste marge de manoeuvre à celui-ci dans son expression créatrice. Alors que ce statut exceptionnel permet à certains artistes de créer leurs meilleurs travaux et de révolutionner le monde artisanal dans lequel ils évoluent, pour d'autres, ce palier a été tout l'inverse d'une bénédiction, ils sont devenus les victimes de leur succès et ils ont sombré dans l'oubli du public exigeant. Avec la publication de ce tome de 108 pages, l'artiste qui préconise l'écriture de scénarii solides au détriment de la beauté du dessin, ne se retrouve certes pas dans la première de ces deux catégories. En effet, l'histoire de cette famille de Néanderthals est loin d'être intéressante, au point qu'après avoir lu quelques pages seulement de ce tome, la pensée "Ça dure encore longtemps ce machin" vient à l'esprit du lecteur qui, à défaut d'être charmé par le dessin horriblement bâclé, délaissera avec dégoût cet album, sans en terminer la lecture, avec en plus l'impression de s'être fait abuser par l'auteur. Toutefois, il semble que Sfar réussit malgré tout à tirer son épingle du jeu avec La Vallée des Merveilles, alors qu'au 4e plat du livre, il est possible de lire les témoignages de lecture de personnages tels que Alain Chabat et Cédric Klapisch qui affirment ouvertement avoir savouré ce tome! En bref, cet album a tendance à faire ressentir des impressions très différentes chez les lecteurs, allant de l'insulte à la jubilation. Ainsi, il serait tentant de lui accorder qu'un demi point sur cinq, exprimant que c'est un album à éviter, mais il est plus juste de le mettre au niveau de "pour amateurs seulement".
Par philippe_grenier le 09/05/2006 Depuis la chute de la maison d'édition Le Téméraire en 1996, il n'avait pas été possible d'apprécier le travail de Serge Pellé - alias Trognoll - dans le monde de la bande dessinée. En effet, le dessinateur s'était consacré à la conception de décors de théâtre, de jeux vidéo et de dessins animés, et plus récemment, avait agit en tant que pré-designer sur des séries de télévision. Mais, grâce à la maison d'édition Dupuis, Pellé effectue un retour avec le lancement d'une nouvelle parution au catalogue de la collection Repérages en grand format: Orbital. Cette série, dont la première aventure s'étalera sur deux albums, fait connaître, dans un contexte futuriste, le rôle joué par deux agents de l'ODI, qui représentent chacun l'une des quelques 800 races d'une alliance confédérée interstellaire. La première de ces races est nulle autre que celle des humains, récemment admis au cercle privilégié, et l'autre les Sandjarr, un peuple qui quinze ans auparavant étaient en guerre avec les humains qui exploitaient illégalement leurs ressources énergétiques. Bien qu'il serait tentant de présumer que cette histoire communique certains événements récents sous de nouvelles images, il n'en est heureusement pas question, et c'est avec un plaisir de découverte du monde imaginé par Sylvain Runberg que le lecteur pourra parcourir les planches du talentueux artiste Serge Pellé. Avec un dessin des plus réussis, souligné de couleurs transmettant tout aussi bien les atmosphères, le lecteur se laisse facilement aspirer dans ce nouveau monde d'anticipation. En bref, cette nouvelle série possède tous les ingrédients pour réussir, et il sera fort intéressant de découvrir où les auteurs veulent amener leurs lecteurs au prochain tome, dans la fin du premier cycle.
Par philippe_grenier le 08/05/2006 Vingt-cinq ans après la parution du premier tome des gags rocambolesques de l'agent de police ventripotent, voici que le très prolifique Raoul Cauvin et son partenaire créatif Daniel Kox reviennent à la charge avec le 25e album de la série! Après tant d'années de publication, c'est toujours un plaisir de constater que les deux auteurs réussissent toujours à offrir une sélection de planches humoristiques conçues pour les lecteurs de tous les âges, qui font réellement rire ces dits lecteurs de tous les âges! En effet, avec la récente profusion de nouvelles séries, dont quelques-unes arrivent à apporter un vrai bon vent de fraîcheur, il est toutefois désolant de constater que beaucoup d'entre-elles n'arrivent pas à la cheville des séries classiques de chez Dupuis. Depuis donc 25 ans déjà, les lecteurs du journal Spirou se marrent à la lecture des prépublications des gaucheries d'Arthur, et maintenant il est donné à tous d'apprécier dans cet album les gags du protagoniste, alors qu'il passe le cap des 500 gags! En bref, cette parution est un album humoristique pour tous, bien agréable à lire, et donc un achat sans risque.
Par philippe_grenier le 07/05/2006 Malgré une nouvelle maquette, un nouveau titre et de nouvelles technologies à exploiter, c'est toujours les mêmes Juju et le reste de sa famille qui sont au centre des gags de cet album. Ainsi au lieu d'être le quatorzième opus des Zappeurs, les auteurs ont rebaptisé la série et redémarré la numérotation à 1. Dans ce nouveau recueil d'humour de Jean-Louis Janssens et de Serge Ernst, les amateurs de l'ancienne série retrouveront les protagonistes alors qu'ils sont maintenant presque tous équipés de modèles de portables de dernier cri. Que ce soit pour des raisons de vie ou de mort, ou simplement pour inventer de nouveaux moyens de faire des bêtises, les personnages de la série exploiteront le téléphone cellulaire sous ses multiples possibilités, et ce, dans le but de faire rire leurs lecteurs! Le rendu du dessin est toujours égal à celui des albums de la série précédente, ce qui assure un confort de transition pour les lecteurs qui suivent la série d'Ernst depuis ses débuts. En résumé, une nouvelle série pour ceux qui n'ont pas eu la chance de connaître Les Zappeurs, et un 14e tome pour les amateurs connaisseurs!
Par philippe_grenier le 06/05/2006 Il y a quelques mois, les éditions Dupuis publiaient la plus récente aventure du Choucas sous une nouvelle appellation avec maquette retravaillée et dans un format semblable à celui des albums de la collection Empreinte(s). Bien que cette modification entraînant une augmentation de plus de 30% du prix de l'album ait été effectuée, aucun changement n'a eu lieu dans la nature du protagoniste, et l'enquête intitulée Trekking payant s'est avérée être une bonne lecture intéressante. Mais qu'en est-il des albums précédents? Pour ceux qui ont découvert le Choucas seulement dans sa nouvelle série Les Tribulations du Choucas, six autres albums de l'homme portant le nom d'une petite corneille noire sont disponibles dans la collection Repérages du catalogue de l'éditeur. Pour sixième et dernier tome de cette première série, Christian Lacroix – alias Lax - amène le Choucas à quitter le vieux continent pour visiter le fin fond du Québec, à un endroit où il est plus courant de rencontrer des ours que des gens, dans le but de retrouver un certain Gus Chambranle afin de satisfaire la curiosité d'un gardien de musée français retraité. Dans un monde ou le noir et le blanc n'existent que pour définir les divers degrés possibles du gris, le lecteur partage les découvertes du détective alors qu'il retrace l'homme recherché et qu'il se retrouve, bien malgré lui, au milieu d'un réseau de trafiquants à la moralité douteuse! En bref, l'ultime album de la première série du Choucas permet une lecture intéressante qui plaira aux amateurs de polars ainsi qu'aux mordus des travaux de Lax.
Par philippe_grenier le 29/04/2006 Après avoir auparavant fait équipe pour la réalisation de l'excellente série Le Pouvoir des innocents parue chez Delcourt, les auteurs Luc Brunschwig et Laurent Hirn se retrouvent pour offrir à leurs lecteurs le premier tome de la nouvelle série dramatique Le Sourire du Clown. Pour cet album, un premier coup d'oeil, qui se veut initialement de courte durée pour regarder rapidement le contenu, se transforme presqu'automatiquement en observation approfondie des planches finement dessinées par Laurent Hirn, puis magnifiquement rehausées par la mise en couleurs inspirée du dessinateur. Et c'est ainsi que le lecteur se fait capturer par ces planches réalisées avec brio et devient témoin de l'histoire de Djin, un jeune garçon de la cité Les Hauts Vents, dont la vie est changée pour toujours, suite à un triste malentendu le jour du 5 juillet 1994. S'ensuit un bon dans le futur de quelques années, et c'est toujours le même Djin blond qui est présenté à la suite de l'histoire, toutefois, le sourire qu'il arbore sur son visage n'est plus celui du bonheur dû à l'insouciance de la jeunesse, mais celui inversé de la tristesse, représentatif de la réalité de la vie dans la cité: c'est le sourire du clown. En bref, un premier album où la beauté des planches offre un contraste marqué avec la dureté du sujet, et où le lecteur se sentira captivé par l'histoire pour n'en ressortir qu'à la 64e page!
Par philippe_grenier le 29/04/2006 Frédéric Séron, alias Clarke, n'a pas cessé de surprendre ses lecteurs ces dernières années. En effet, avec un débit de production de planches à un rythme si accéléré, en plus de maintenir la parution de façon régulière des albums de la série Mélusine, il trouve le temps de scénariser et/ou dessiner un ou deux albums de plus par année! Mais sa présence continue dans la section des nouveautés des librairies n'est pas la seule raison pour laquelle cet auteur surprend, en effet, en plus d'offrir la quantité, il offre aussi la qualité! C'est ainsi qu'au cours des dernières années, les lecteurs on pu découvrir une collection d'oeuvres humoristiques pour tous les goûts, ainsi qu'une réalisation de genre polar dans laquelle l'auteur change son style graphique pour un rendu plus réaliste avec Luna Almaden. Dans ce tome-ci, le lecteur reconnaîtra le style de dessin traditionnel de Clarke, toujours aussi expressif et agréable à regarder. Toutefois, au lieu de présenter des gags visant son auditoire jeunesse de Mélusine, l'auteur concocte une série de mini-récits d'humour sarcastique de 4 à 10 planches mettant en vedette l'un des hommes les plus connus de la planète: le Président des États-Unis! Dans ces sept histoires courtes, le protagoniste est présenté lors de certains des moments les plus mémorables de la dernière décennie à la Maison Blanche, abordés avec une amusante cocasserie de premier degré, et rehaussés d'un sarcasme hilarant pour le deuxième degré d'humour! Le tout, évidemment, présenté dans la collection Troisième Dégré! En résumé, ce tome inaugural de la série est un très bon album humoristique qui permet plusieurs moments de rire et est vivement à conseiller!
Par philippe_grenier le 26/04/2006 Dans ce cinquième tome du deuxième cycle des aventures de Lanfeust de Troy, Christophe Pelinq - alias Arleston - et Didier Tarquin servent à leurs lecteurs un nouveau chapitre de Lanfeust des Étoiles encore une fois rempli d'action, d'humour, de coquineries légères et de fiction, alors que les protagonistes qui les ont rendus si populaires parcourent le monde de Pathacelce afin de récupérer une rare bactérie et de la ramener sur Meirrion pour sauver nul autre que la galaxie entière! Alors qu'il serait facile de se laisser tenter à comparer cet album avec les épisodes de la première série, il est beaucoup plus intéressant d'aborder l'ensemble des cinq premiers tomes avec un regard nouveau dans lequel le genre heroic-fantasy laisse une grande place à la science-fiction. En effet, dans ce cycle, les personnages voyagent d'une planète à l'autre, et font ainsi face à des défis toujours nouveaux sur des mondes tout aussi différents les uns des autres! Des voleurs d'eau aux carnivores d'héros en passant par des êtres amphibiens et terrestres extraordinaires, il n'y a rien qui ne puisse arrêter Lanfeust, Qäm et Swiip... Même pas un voyage dans le temps de 4000 ans! En bref, cet album est à l'image des tomes précédents de la série et demeure l'un des bons vendeurs de la maison d'édition Soleil, avec un tirage initial de 280,000 exemplaires! Il plaira sans aucun doute aux amateurs des mondes d'Arleston.
Par philippe_grenier le 23/04/2006 Après plus de 30 ans en tant que coéquipiers, les auteurs Turk et de Groot retrouvent encore une fois leurs lecteurs avec la parution du 36e album de gags de l'illustre inventeur Léonard accompagné de son disciple gaffeur extraordinaire Basile. En guise de premier gag, les auteurs offrent ainsi une première histoire courte de 11 planches dans laquelle on retrouve pas un, ni deux, mais quatre génies alors que Léonard et Basile voyagent à Venise afin de trouver une page mystérieusement arrachée d'un vieux grimoire que Léonard possède. De plus, à l'instar de cette première histoire humoristique, les auteurs enchaînent avec d'autres gags amusants et drôles pour ainsi compléter un album dont l'ensemble permet au lecteur d'éclater de rire à plusieurs reprises! En bref, avec cet album, le lecteur retrouve les auteurs en pleine forme pour un divertissement des plus agréables!
Par philippe_grenier le 23/04/2006 Avec un deuxième album issu du catalogue de Le Lombard de mars 2006 avec pour thème la musique et les clins d'oeil aux groupes de musique défunts, voici le premier tome de Les Blattes, un groupe de musiciens au style musical indéfinissable et peu probable, tous aussi malchanceux les uns que les autres. Comprenant 11 gags de trois à six pages, le premier album de cette série principalement conçue par Gaël, avec seulement quatre des gags scénarisés par Mô, permet aux lecteurs de découvrir les trois protagonistes dans toutes sortes de péripéties sans jamais arriver à les voir jouer. Les accidents enchaînés de gaffes et de maladresses sont ainsi au centre de ces petites anecdotes à l'humour à la hauteur des spectacles présentés par les musiciens. En résumé, malgré un style de dessin amusant de Gaël et une couverture dont l'image vaut mille mots, ce premier tome n'est tout simplement pas terrible car l'humour, à défaut de faire rire, ne suscite même pas de petits sourires.
Par philippe_grenier le 21/04/2006 Dans ce quatrième tome de strips du petit diablotin Nelson, le lecteur a droit à une nouvelle collection de gags du protagoniste et de sa famille d'accueil dans laquelle on retrouve de Julie, une jeune demoiselle, ainsi que son chien Floyd. Tout dans cette bande dessinée rappelle la série Garfield, en commençant avec la couleur du personnage de Nelson, la forme du chien ressemblant étrangement à Odie, la façon de publier en strips et la profondeur de l'humour. Toutefois, il n'y a que le maître familial qui ait été remplacé par une jeune femme pour offrir un minimum de différence. En résumé, cet album n'est une copie déguisée de l'autre série à immense succès de Jim Davis, mais pour sa défense, il semble que le jeune lectorat l'aime tout de même bien.
Par philippe_grenier le 21/04/2006 Dans le premier tome de ce quatrième service de romans graphiques à caractère fataliste orchestrés par Didier Swysen, alias Alcante, le lecteur se fait propulser dans une situation de terrorisme par utilisation d'agents biologiques sur la côte est des États-Unis. Hautement d'actualité, ce sujet n'est que le véhicule permettant d'élaborer le septième et dernier thème des sept péchés capitaux, soit la colère. Dès les premières planches, le talent de dessinateur de Damour, de son vrai nom Sébastien Tessier, connu pour son travail sur les huit albums Nash publiés chez Delcourt, saute aux yeux et le lecteur sentira d'emblée que le voyage de 54 planches dans lequel les auteurs l'invitent sera agréable visuellement. En ce qui a trait au scénario, Alcante livre une intrigue intéressante tout en continuant de développer un des éléments présentés auparavant dans l'un des tomes précédents. En résumé, ce septième tome est l'un des meilleurs de la série et plaira aux adeptes de science-fiction à la Philip K. Dick!
Par philippe_grenier le 16/04/2006 Avec le rapatriement des séries Luuna et Atalante, et la parution récente du premier tome de la série Ishanti, voici que maintenant Crisse et Soleil étoffent leur nouvelle collection Mythologic Fantasy d'un quatrième titre avec le premier tome de Cañari! Et cette fois-ci, pour illustrer ces aventures qui se dérouleront en Amérique Centrale, qui choisir de mieux que le talentueux mexicain Carlos Meglia? En effet, celui-ci se joint à l'équipe des éditions Soleil pour sa première parution franco-belge, après avoir publié des épisodes de séries dont Crimson avec Scarlet X: Blood on the Moon chez Cliffhanger, quelques numéros de Elektra chez Marvel, un épisode de Superman/Action Comics en 2003 ainsi qu'une histoire complète du même super-héros intitulée Infinite City en 2005 pour DC, en plus de la mini-série Star Wars: Underworld - The Yavin Vassilika en 2000 pour Dark Horse. C'est donc avec un portfolio garni de réussites que le dessinateur à abordé ce nouveau sujet qui lui a été offert, et pour la cause, en plus de permettre aux lecteurs francophones d'apprécier ses illustrations dans une belle édition cartonnée de chez Soleil, l'auteur tente un nouveau style de rendu de dessin en encrant ses planches à l'encre brune, reléguant le noir au simple titre de couleur d'appoint. Le résultat saute aux yeux dès le premier regard et permet de dissocier son style déjà unique de ceux des autres auteurs de sa catégorie. Ainsi, construit à partir d'un scénario léger, mais intéressant, de genre fantastique à caractère jeunesse, c'est avec brio que Carlos Meglia réalise ces 46 planches et du coup séduit le lecteur pour cette aventure aux abords de la vielle ville maya Tulun. En résumé, cet album est une belle réussite graphique, le scénario est un peu léger pour qualifier l'album de chef d'oeuvre, mais il en demeure que ce tome saura toucher les amateurs de tous les âges, plus particulièrement les jeunes.
Par philippe_grenier le 09/04/2006 Reprenant l'intrigue là où se terminait le premier tome, les auteurs invitent leurs lecteurs à poursuivre de façon parallèle les aventures de Floyd Whitman sur deux périodes de temps distinctes, mais étroitement liées. La première permet de retourner en arrière dans les années 70, en plein guerre froide entre les États-Unis d'Amérique et l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, afin de découvir l'origine les intervenants, toujours présents et activement impliqués dans la deuxième époque, soit en 2003, au lendemain des élections présidentielles. Avec un coup de crayon convaincant, Hughes Labiano illustre ce nouveau tome d'espionnage imaginé et scénarisé par Stephen Desberg. Vu la complexité de la trame formant l'enchaînement des faits et événements de l'histoire, et compte tenu de sa présentation selon un découpage pouvant parfois porter à la confusion, il est fortement conseillé au lecteur désirant aborder cet album de relire la première partie de cette aventure afin de se rafraîchir la mémoire avec toutes les précisions divulguées antérieurement au niveau des complots et des relations entre les protagonistes. En ce qui concerne le développement de l'histoire en tant que telle, celle-ci continue son cours avec une évolution lente et précise, telle une bonne partie d'échecs entre deux stratèges habiles. En résumé, cet album est toujours aussi intéressant que la première partie, et plaira tout aussi bien aux amateurs d'intrigues d'espionnage à la Gorky Park!
Par philippe_grenier le 09/04/2006 Alors que le cycle de Las Vegas semblait terminé après le huitième tome de la série, voilà que les auteurs reviennent avec une merveilleuse double surprise pour ce neuvième tome. En effet, non seulement est-il possible aux nombreux amateurs de cette excellente série d'apprécier à nouveau les aventures de Dottie, mais en plus, ce dernier opus est disponible sous deux formats! Le premier continue selon la maquette régulière des autres de la série avec le dessin de Philippe Berthet rehaussé de la mise en couleurs de Dominique David, tandis que le deuxième permet au lecteur de se régaler à la vue des planches en noir et blanc de Berthet avec, en bonus, huit dessins inédits en couleur insérés judicieusement entre les pages de l'album. Ce neuvième tome scénarisé par Yann est un régal tant au niveau de l'aventure que par son esthétique visuelle. L'intrigue double, typique de cette série, est toujours au rendez-vous et le dessin de Philippe Berthet laisse supposer qu'il est au sommet de sa forme! Donc, en résumé, quelle que soit la version choisie ou préférée de cet album, ce titre est l'un des excellents albums qui ont été offerts par Dargaud en fin d'année 2005, et plaira à tout amateur de polars et de dessinateurs talentueux!
Par philippe_grenier le 08/04/2006 Après le décès de son père, Marco aide sa mère à faire le rangement dans les objets personnels du défunt. Parmi ceux-ci se trouve un cahier de notes de deux cent pages dans lequel il peut lire des commentaires relatant la vie des souris et des hirondelles entourant la maison. Tous datés, ce commentaires font abstraction totale de Marco et de son frère. Cela ne fait qu'ajouter à la perplexité de celui-ci face à la mort, à l'incompréhension qu'il a envers la nature profonde de son propre père, et pour couronner le tout, Émilie veut un enfant! Tout comme c'était le cas avec le dernier tome de cette série, Manu Larcenet offre à ses lecteurs une oeuvre touchante, émouvante et attendrissante. En lisant ces 62 nouvelles planches, en parcourant les scènes qui se succèdent merveilleusement, en lisant les textes pertinents et en remarquant les moments de silence bien choisis, il est impossible de se sentir inintéressé par le parcours des protagonistes, et une envie de prôner et de promouvoir le remarquable travail de l'auteur s'en suit indéniablement. En bref, cet album est une nouveauté indispensable, à lire et à relire, qui vivement conseillé à un lectorat mature, et qui fait réfléchir à ce qui est précieux dans la vie.
Par philippe_grenier le 07/04/2006 Avec plusieurs séries récentes à grand succès se déroulant toutes lors de la période de la renaissance, Dargaud étoffe, une fois de plus, son catalogue d'une nouvelle série de qualité dont les événements ont eu lieu sur le vieux continent quelque 14 années seulement avant la fondation de la ville de Montréal (autrefois Ville-Marie) en Nouvelle-France. En effet, les auteurs Éric Corbeyran et Nicolas Hamm permettent au lecteur d'effectuer un saut dans le passé et de se retouver en plein durant la guerre de 30 ans, afin de suivre l'évolution des trois descendants d'un trio de personnes ayant été secourues par Michel de Nostre-Dame, dit Nostradamus, et à qui ils ont fait le serment de protéger un secret. Illustrées avec un style de dessin réaliste, les planches de l'album travaillées par Grun offrent un réel spectacle visuel et guident le lecteur à travers une intrigue intéressante au développement lent. En bref, un très bon nouveau titre qui plaira tout particulièrement aux amateurs du dessin de Jacques Lamontagne, artiste de la série Druides chez Soleil.
Par philippe_grenier le 07/04/2006 En 1561, Michel de Notre-Dame, mieux connu sous le nom de Nostradamus, sauve trois naufragés de la peste et, en échange, leur fait prêter un étrange serment. Soixante et sept ans plus tard, leurs héritiers, Joachim l'alchimiste et médecin personnel du Cardinal, Walaya l'aventurière depuis peu capitaine du navire de son père, et Érik le mercenaire, condamné à mort pour mutinuerie, se rencontrent de façon tout à fait fortuite et forment, bien malgré eux, la conjuration d'Opale. C'est ainsi que ces protagonistes en viennent à s'allier afin de découvrir l'origine des trois opales qui les lient, tout en fuyant la geste mystérieuse qui les traquent. Les scénaristes Éric Corbeyran et Nicolas Hamm fournissent un deuxième scénario où l'omniprésence de faits et personnages mystérieux n'est interrompu par instants que par des scènes de combats adroits ou de poursuites haletantes. Grun, de son vrai nom Ludovic Dubois, semble parfaitement dans à l'aise à dessiner et mettre en couleurs cette aventure sur ce canevas historique et contribue avec brio à raconter un histoire passionnante au déroulement progressif. En résumé, un deuxième tome tout aussi intéressant à lire que le premier opus. À conseiller plus particulièrement aux amateurs des séries axées sur les sciences occultes.
Par philippe_grenier le 07/04/2006 Après un excellent départ avec un premier tome riche en événements et en bouleversements, voici que Georges Bess présente la suite de l'histoire de Pema Ling, une jeune fille déguisée en garçon qui vit secrètement sous le prénom masculin Tilén parmi les moines tibétains, et qui bénéficie extraordinairement de l'enseignement d'un art de combat qui leur est réservé. Malgré plusieurs années passées dans cet havre de paix et de méditation, le coeur courroucé de Péma Ling n'a toujours pas trouvé de paix intérieure, mais démontre plutôt un état de haine renfermée et ainsi, un désir de vengeance y loge, inébranlable. Cet état d'esprit l'amènera à commettre un acte irréfléchi aux conséquences malheureuses dont elle devra prendre responsabilité, et quitter le monastère en quête de plantes médicinales afin de tenter de racheter son geste gratuit. En résumé, ce deuxième tome de la récente addition aux catalogue de la collection Repérages de Dupuis offre un moment de lecture sérieuse aux lecteurs préférant les séries aux scénarios historiques remplis de finesse. Le dessin de l'auteur est toujours aussi prenant et convient pertinemment au cadre de l'histoire.
Par philippe_grenier le 03/04/2006 Reprenant un peu le concept biblique de la lutte entre le bien et le mal menée entre les anges et les démons depuis la nuit des temps, cet album diffère toutefois à plusieurs niveaux, déjà au niveau des camps occupés par lesdits personnages, mais aussi par la nature de l'enjeu du combat. En effet, les anges ne demandent qu'à débarraser Outrelieu de tous les impurs que sont les êtres autres que les leurs, et pour en arriver à leurs fins, terrassent constamment les petits démons et les emprisonnent dans des camps de labeur, alors que ceux-ci aspirent simplement à vivre en paix dans ce monde parallèle à celui des humains. Avec pour protagoniste un petit diabolitin cracheur de feu nommé Karma, le lecteur est témoin de l'exil forcé de celui-ci dans le monde des humains et de sa découverte des ses semblables, tous attendant le moment propice afin de retourner à Outremonde et d'y reprendre la lutte contre les vilains anges qui les ont assaillis. Et c'est ainsi, avec un style de dessin naïf dans une série axée jeunesse, que l'on retrouve l'artiste-peintre Fabrizio Borrini après quelques 20 années de retrait du milieu de la bande dessinée. En résumé, un titre jeunesse avec un petit diabolitain sympatique et charmant qui n'est pas trop mauvais...
Par philippe_grenier le 03/04/2006 Poison est un sombre roman noir sans concessions ni faux-semblants. Laurent Astier plonge le lecteur au coeur de la part d'ombre des grandes villes d'aujourd'hui. Le jeu des couleurs, succession d'aplats aux teintes primaires - du bleu, du jaune, du rouge - renforce le côté très cru du récit, servi par un trait aiguisé qui emprunte à la fois aux mangas et aux comics américains. Ces 94 planches se dévorent d'un trait, et Claire-Clara s'impose déjà comme une héroïne dont les motivations empreintes de mystère n'ont pas fini de titiller la curiosité du lecteur... (Source: Dossier de presse Dargaud) Tel que si bien décrit dans le dossier de presse de la maison d'édition, ce polar noir se lit d'un trait, seulement il demande au lecteur effort pour s'habituer à la mise en couleurs quadrichromique avant de mordre à pleines dents dans l'histoire. Construit à la Quentin Tarantino, ce tome est découpé en plusieurs chapitres au fil temporel décousu, mais toutefois clairement indiqués, ce qui amène le lecteur à commencer par découvrir Clara dans son rôle actuel, avant d'effectuer un retour en arrière afin d'être témoins de ses débuts en tant que Claire. En bref, ce tome est un album typique où il ne faut pas se fier aux apparences et l'aborder avec un esprit ouvert pour découvrir ce monde sombre et noir des ruelles de Lyon. Un polar à conseiller!
Par philippe_grenier le 02/04/2006 Cette nouvelle série, construite à partir des volontés d'Amélie Sarn et Éric Corbeyran, désirant tous deux créer quelque chose de nouveau, de rafraîchissant, et surtout offrir l'occasion aux jeunes demoiselles de lire une bande dessinée de style franco-belge qui leur plairait autant que les séries manga asiatiques fort populaires qui leur sont consacrées. C'est ainsi que suite à une rencontre fortuite entre Nauriel et Éric Corbeyran lors du festival de Chambéry, ce nouveau projet est né, et aujourd'hui un premier épisode de 80 planches est disponible dans la collection Cosmo de Dargaud. Grâce à leur amour combiné pour la création de séries jeunesse, Corbeyran - appuyé de son prix jeunesse du festival de Blois - et Amélie Sarn - auteure d'un nombre de livres pour la jeunesse et de l'adaptation du dessin animé de S. Chomet Les Triplettes de Belleville - livrent la délicieuse histoire de Nanami, une adolescente qui ne s'y retrouve pas vraiment dans le monde que les adultes lui proposent, explique Corbeyran. Le dessin de Magali Lacombe, agrémenté de touches d'art nouveau et d'une mise en couleurs riche et inspirée de Simon Champelovier, complète merveilleusement bien cette histoire fantastique pour livrer un premier tome invitant. En résumé, le premier album de cette nouvelle série permet un bon moment de lecture avec une saveur de magie. Un très bon titre à conseiller pour toutes les adolescentes! À noter aussi, qu'en plus des 80 planches de l'histoire, 6 pages des croquis de Nauriel se trouvent en fin d'album!
Par philippe_grenier le 02/04/2006 Après [Treize étrange], Carabas. Panini et Dupuis, voici maintenant que Christopher est acceuilli chez Le Lombard qui lui donnent l'occasion de publier le premier de quatre tomes de la série Love Song. En effet, ces quatre tomes seront dédiés aux quatre protagonistes de la série, le premier portant principalement sur Manu, le prochain permettra de connaître Sam plus en profondeur et les deux suivants metteront Greg et «Boulette» sous les feux du projecteur. Dans ce premier album, le lecteur a droit à une série d'anecdotes portant sur la vie de couple, l'angoisse précédant le mariage, l'adultère et autres sujets de la vie de tous les jours, toutes racontées sur un fond musical - la passion partagée par les quatre personnages - et avec plusieurs clins d'oeil aux Beatles. Quelques fois émouvants, mais principalement axés sur des échanges qui tournent en rond sans jamais rien accomplir, ces récits s'enchaînent les uns aux autres sans créer de sentiment d'intérêt chez le lecteur. En résumé, cet album se veut touchant et profond, mais on en dégage plus une sensation d'inintérêt qu'autre chose!
Par philippe_grenier le 28/03/2006 Reprenant directement le cours de l'histoire depuis le premier tome, ce deuxième opus permet aux lecteurs de suivre les démarches du Dr. Russell Chase et de la jolie Jade Reed, la fille de son ami assassiné, qui jonglent entre sbires de la triade locale et ceux d'un collectionneur russe à la moralité douteuse, pour tenter de découvrir l'origine d'une main animale aux caractéristiques non répertoriées... Dans ce deuxième album, les auteurs offrent la suite et fin du premier cycle d'aventures du cryptozoologue tout en démontrant une capacité améliorée pour le découpage et le suivi de l'histoire. En effet, alors que dans le premier tome, un sujet d'enquête occupant le premier plan d'attention s'est rapidement fait mettre de côté afin de consacrer le reste des planches à la première partie de ce tome, celui-ci est mieux orienté et développe le sujet principal jusqu'à sa conclusion. En résumé, ce deuxième tome est mieux construit que le permier et permet toujours une lecture tout aussi divertissante!
Par philippe_grenier le 28/03/2006 Dans ce premier opus, le lecteur fait connaissance avec le protagoniste alors qu'il occupe un poste de repli, à titre de chef de sécurité dans un zoo. Un malheureux incident causé par un illuminé pousse le Dr Chase à rentrer en Tasmanie afin de négocier le transfert d'un animal de remplacement pour celui décédé, mais une surprise l'attend qui va tout changer, et les événements se succéderont pour l'amener dans une enquête zooanthropologique des plus dangereuses! Après avoir effectué un retour en force avec les deux premiers tomes de la série Millénaire, aussi publiée chez Les Humanoïdes Associés, c'est maintenant avec Pasquale Del Vecchio que Richard D. Nolane (de son vrai nom Olivier Reynaud) s'associe afin de livrer les aventures du cryptozoologue Russell Chase. C'est avec un grand plaisir que l'on apprend à découvrir le talent du dessinateur Paquale à travers les planches de ce tome initial. Autrefois illustrateur et professeur de dessin de bandes dessinées, le voilà maintenant qu'il se consacre à temps plein à sa série d'aventures, avec un deuxième tome paru au premier trimestre 2006, et déjà un troisième annoncé pour l'automne 2006! En bref, cet album est un bon départ pour cette équipe d'artistes et permet une lecture divertissante dans un domaine jusqu'ici peu exploité. Toutefois, qu'en est-il du fameux Loup de Tasmanie? Le sujet sera-t-il développé dans les albums suivants? Ce sera à découvrir...
Par philippe_grenier le 27/03/2006 Dans le deuxième tome de cette série de science-fiction fort intéressante, toujours aussi bien illustré par Bachan, c'est dans une ambiance telle que décrite par George Orwell dans son roman 1984 qu'il est donné au lecteur de retrouver les personnages du premier tome. En effet, après leur avoir effectué un atterrissage d'urgence sur la planète NéVé-RiKoSSe, les protagonistes sont secourus par un patrouille de soldats et menés à la ville de Gergovie, une cité construite dans le modèle d'un village collectiviste du temps de l'URSS! Jean-David Morvan offre au lecteur pour ce deuxième tome un scénario tout aussi passionnant que la première partie, et Sebastian Carrillo (alias Bachan) démontre incontestablement un confort accru dans l'illustration des personnages en tous genres, ainsi que dans son dessin en général. En résumé, une digne suite au premier album captivant qui plaira, encore une fois, plaira à tout amateur de bonnes séries S-F!
Par philippe_grenier le 27/03/2006 Après un court retour en arrière en guise de prologue, c'est avec une entrée en scène fracassante que démarre le premier tome de cette série de science-fiction signée J-D Morvan et Bachan. Et c'est ainsi que les auteurs invitent leurs lecteurs à effectuer un saut dans le futur de près de 1000 ans, jusqu'à l'aube de l'an 3000, pour rejoindre un groupe de naufragés toujours à bord de leur vaisseau spacial - dans la dernière section étanche de celui-ci - en orbite autour de la planète NéVé-RiKoSSe. Le scénariste Jean-David Morvan, qui prend souvent plaisir à s'associer avec de nouveaux artistes talentueux pour lancer une série, présente cette fois-ci Sebastian Carrillo, alias Bachan, un jeune auteur Mexicain qui illustre sa première parution dans le monde de la bande-dessinée franco-belge. Il est ainsi permis aux lecteurs de découvrir le style graphique attirant et la mise en couleurs inspirée de Bachan, avec pour fond une aventure palpitante du scénariste. En résumé, cet album dont le découpage rappelle une mise en scène de type cinématographique, est captivant et plaira à tout amateur de bonnes séries S-F!
Par philippe_grenier le 25/03/2006 Le deuxième tome de cette "pentalogie" de Frank Giroud offre au lecteur de découvrir un nouveau plan d'histoire qui se déroule lors de la Première Guerre Mondiale. En effet, telle la trilogie de films Bleu, Blanc et Rouge de Krzysztof Kieslowski, ce récit fait partie d'un ensemble d'histoires, pouvant toutes être lues individuellement, mais dont plusieurs scènes sont partagées d'un album à l'autre, et illustrées avec des plans différents adaptés en fonction du protagoniste de chaque album. Paul Gillon qui illustre dans cet album le récit lié au Lt Alban Méric, offre une prestation intéressante, mais qui se démarque fortement par rapport au rendu de Cyril Bonnin, l'auteur qui a assuré le dessin et la mise en couleurs du premier tome. Le récit en lui-même touche un sujet fort prisé au cinéma ces temps-ci, soit les relations affectives entre deux hommes. Et, tandis qu'il serait facile de raconter une histoire qui sombrerait dans une prise de position à ce sujet, Frank Giroud présente le tout avec une objectivité remarquable et guide imperceptiblement le lecteur vers une intrigue où le Sgt Grall, maître chanteur et manipulateur sinueux, devient le principal point d'attention. En bref, une très bonne réalisation du maître actuel des mini-séries de romans graphiques qui devrait être fort appréciée des amateurs du Décalogue et des séries Secrets!
Par philippe_grenier le 23/03/2006 Ce septième tome se situe lors d'un moment historique de l'incessante activité de ségrégation raciale aux États-Unis d'Amérique alors que le sénat vote une loi accordant le droit de reprendre, en toute légalité, les terres et biens que les immigrants chinois se sont acquis. L'inquiétude règne dans les communautés chinoises et la pression monte dans les petits villages, tels que celui de Blue Hill, où quelques pionniers avec leurs familles sino-américaines et américains de souche cohabitent. Rien à redire de cette équipe d'auteurs qui poursuivent leur excellent travail avec cette histoire intéressante dans laquelle tout amateur des lectures de Eiji Yoshikawa et de sa biographie romancée de la vie de Miyamoto Musashi peut y trouver son compte... avec une saveur Western, bien sur! TaDuc nous dessine le septième chapître des aventures de Chen Long An sur les lignes directrices d'un nouveau scénario de Le Tendre et de Chantal afin de nous livrer, encore une fois, une oeuvre stimulante et historiquement enrichissante qui vaille la peine d'être lue.
Par philippe_grenier le 23/03/2006 Ce tome reprend la série là où elle s'était arrêtée à la fin du tome 5, avec l'établissement de Chinaman et de Ada, l'institutrice qu'il a secourue dans "Entre deux rives", aux abords d'un petit village nommé Blue Hill. La suite du résumé provient du site de Dupuis, car ne n'aurais pas pu mieux résumer: "Mais son passé ne tarde pas à le rattraper. La nouvelle voie de chemin de fer attire la convoitise de deux hommes bien déterminés à investir dans la région. Le premier, Hopper, est l'homme d'affaires véreux responsable de la mort de Kim, le premier amour de Chen ; le second, Zi Ding, est le chef des triades chinoises, qui a succédé à Wu Fei, tué jadis par Chinaman. Ils sont escortés par Chow, l'ancien frère d'armes de Chen, qui devra choisir entre l'obéissance due à son maître et l'amitié qu'il a gardée pour Chinaman." Le dessin de TaDuc dans cet album est toujours aussi solide que dans les précédents, et est maintenant accompagné au couleurs par Nadine Voillat, qui signe ici son premier album de la série. Ce tandem est accompagné de Le Tendre qui, appuyé de la collaboration de Chantal, nous offrent un scénario bien tissé dans lequel on retrouve avec joie quelques personnages des albums précédents. En résumé, l'équipe créatrice de Chinaman nous ont encore une fois préparé une oeuvre agréable à lire. Un bon western classique agrémenté d'une touche d'arts martiaux. Quel mariage de style succulent!
Par philippe_grenier le 23/03/2006 Enfin! Le douxième album de Soda. Il va sans dire que cet album était fort attendu du public, après un attente de plus de trois ans après la parution du onzième et précédent tome, "Prières et ballistique". En guise de nouveauté, nous découvrons ici un côté un peu plus humain de l'agent Solomon, grâce au sort qu'il subit en début d'album, et de plus, Tome nous présente une nouvelle dimension dans l'histoire, avec la présentation d'un aspect agent-secret au sein de la lignée classique NYPD. Je limite volontairement les détails afin de ne pas vous gâcher les surprises! Bruno Gazzotti, toujours égal à lui-même, nous offre cette fois-ci ce nouveau tome avec la collaboration d'Olivier Labalue au dessin. Nous prépare-t-il une douce transition de la série vers les mains d'un nouvel artiste afin de consacrer son temps à d'autres projets? Avec la parution récente du premier tome de la série "Seuls", c'est effectivement un scénario envisageable. Cet album, tout comme les autres précédents, fut un plaisir à dévorer et constitue une valeur sûre pour tout acheteur sélectif de bandes dessinées.
Par philippe_grenier le 21/03/2006 Les Coeurs solitaires est un roman graphique mettant en vedette Jean-Paul, un homme âgé entre la fin de la vingtaine et le début de la trentaine qui ressent une profonde tristesse due à l'absence d'une conjointe dans sa vie. D'une inéluctable gêne et d'une réserve légendaire, il s'éprend d'inconnues qu'il croise hebdomadairement au jogging et n'arrive pas à enchaîner deux mots en présence des jolies demoiselles. Il est monsieur tout-le-monde, le voisin d'en haut ou le copain d'enfance. Il est une personne au coeur solitaire...
Entre deux Shaolin Moussaka, Cyril Pedrosa prend le temps d'écrire et d'illustrer ce One-Shot rempli d'émotions avec beaucoup de tendresse et d'objectivité. Son dessin expressif rend les personnages attachants et la mise en couleurs talentueuse de Walter Pezzali complète remarquablement les traits de l'artiste. En résumé, cette parution est une oeuvre touchante et réalisée avec énormément de soin. Une lecture pour un public mature qui sort incontestablement de l'ordinaire. |
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