Les avis postés par godot
Par godot le 18/11/2009 Delporte et Franquin vont être les créateurs du « Trombone illustré » qui est un supplément agrafé à trente reprises dans le journal de Spirou durant l'année 77. Il se disait clandestin et répondait à l'explosion du phénomène de la BD dite pour adulte (Fluide Glacial, l'Echo des Savanes, Métal hurlant, ...). Des thèmes assez inhabituels et subversifs pour l'époque y sont abordés : L'autorité, l'humour noir, un humour moqueur envers le catholicisme, le comportement de jeunes, un regard caustique envers la rédaction. C'était le désir pour cette équipe de rompre avec le politiquement correcte qui était la règle d'or du journal de Spirou. De nombreux auteurs venant de tous bords (Alexi, Bilal, Dany, Derib, Gotlib, Jijé, Peyo, Moebius, Rosinski, ...) vont participer à l'aventure avant qu'elle ne s'interrompe sous la critique de nombreux protagonistes du journal bien-pensant. Les idées noires et Germain et nous, seront repris par Fluide Glacial. Bon nombres de dessins ou BD courtes seront publiées dans divers journaux ou biographie d'auteurs (Jijé, Gotlib par ex.) Les magnifiques couvertures du « Trombone illustré » dessinées par Franquin seront reprises dans un ouvrage en 2005. Nombreux dessins ou textes sont publiés sur Internet. Les éloges des protagonistes à son sujet, son côté dérangeant, sa courte durée de parution et la rareté de l'album Trombone illustré, issus des invendus, l'ont élevé au rang de journal culte mais introuvable et méconnu. Tout ceci pour dire que lors de la parution "luxueuse" de cet album, j'ai été quelque peu... déçu. Déjà de découvrir ce journal culte plus de 30 ans après, ne m'a pas fait la même impression que si je l'avais découvert en 1977. Eh, oui le côté subversif lors de sa parution n'est plus d'actualité. Je le trouve même classique à ce jour, avec tous les mouvements, toutes les provocations et tous les essais qu'il y a eu depuis. Aussi, d'avoir eu déjà connaissance de nombreuses histoires ou dessins, ont diminué mon étonnement. Un petit supplément avec les dessins du jeu ludique "Le Petit Rédac en Chef". Il s'agissait en faite d'un cadeau de la part de nombreux dessinateurs du défunt "trombone illustré" pour les 50 ans de Delporte. Je suis content d'avoir pu prendre connaissance de cet illustré qui faisait tant parler de lui. Je me suis bien amusé à lire tous les textes. Mais de lire ce recueil bien après sa parution perd son côté provocateur et innovent.
Par godot le 18/11/2009 Une lettre, dont l’adresse est composée de caractères découpés dans la presse, est interceptée par le service postal, car une partie des caractères découpés se sont décollé. Comme il semble s’agir d’une lettre anonyme et que le destinataire reste inconnu, un des employés postaux va l’apporter au service de police de New Salem. Après ouverture de celle-ci, Forester Hill voit qu’il s’agit d’une demande de rançon suite à un enlèvement. Le policiers connaissent le montant, le lieu où la rançon doit être déposée et la date et que la lettre est adressée à un père pour l’enlèvement de sa fille. La partie se corse, car il n’y a aucune indication quant au destinataire et à la personne qui a été enlevée. L’aventure est haletante et rondement bien menée, une fois de plus. Le revirement sont bien pensés. L’arrestation du « cerveau » de cet enlèvement et surtout l’explication donnée par Forester Hill (qui avait tout compris) sont décevantes . En dernière page il semble avoir du nouveau sur le déclencheur de la série : une belle dame blonde, sensuelle, que l’on ne voit que de dos, sort d’un centre de repos où elle semble y être restée des années. Elle jette sa perruque pour montrer une chevelure noire et elle sort une photo de Forester. Elle est prise en stop… Je suis toujours autant emballé par cette série, même si elle reste assez classique. Les scénarios sont haletants et les dessins représentent avec merveille l’Amérique des années 50.
Par godot le 18/11/2009 Morgan Hawthorne, jeune homme descendant d'une lignée de bourgeois fortunés, annonce à ses parents son désir de vivre avec Ruth une fille de la basse classe. Les parents de Hawtorne refusent ce mariage et lui annoncent qu'il devra se fiancer avec Samantha Rhodes. Un mariage de raison qui devrait lui permettre d'envisager un ascension politique. Ruth, épiant les parents de Morgan dans un buisson, apprend une bien inquiétante nouvelle : ceux-ci la jugent dangereuse car elle pourrait déclencher un scandale et ils décident de contacter un homme de main, qui élimine les personnes dérangeantes. Ruth informe Morgan de cette inquiétante nouvelle et celui-ci peine à la croire. Ainsi, elle décide de partir en Californie se refaire une vie. Elle sera suivie par un triste personnage : un des hommes de main de M. Hawthorne qui attendra le moment et l'endroit propice pour "l'effacer". Étrangement, ce sera à ce même lieu qu'un autre drame va se produire à quelques heures d'intervalle : Elaine, une jeune femme mariée va être poignardée par une de ses connaissances. Le scénario, nourris de suspense est bien monté, il montre le croisement de deux tentatives de meurtres au même endroit, a quelques heures d'intervalles, mais sans lien entre elles. Clayton Joyce, une marraine d'un prisonnier, va être en contact avec Forester Hill. Elle lui expliquera l'histoire de Clayton le mari de la défunte Elaine, qui pour elle est innocent. L'enquête va débuter... J'ai apprécié l'approche suivante : dès la premier page un indice important est apporté au lecteur. Sinon l'aventure est classique, bien calculée et improbable. Les ingrédients habituels sont là : des belles filles tombant sous le charme de Forester, une enquête menée tambour battant par un dur à cuir, une apparition de Dana... L'aventure m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. J'étais impatient d'avoir les explications de ce thriller. J'ai apprécié la lecture, j'ai été emballé par l'aventure même si c'est presque trop cousu de fil blanc et impossible. L'élément déclencheur de la série (Mc Guffin) n'est pas abordé dans ce volume. Kas a toujours un dessin adapté pour l'histoire.
Par godot le 11/11/2009 Une beauté sculpturale, Mlle Fiona Offerman, contact Forester Hill, pour lui expliquer que sa seconde mère, Inès, est décédée il y a une dizaine de jour. En mettant de l'ordre dans les affaires d'Inès, Fiona a découvert un vieil album de photo de famille dans lequel elle apparait, petite, avec Nicole Duval sa vraie maman, s'amusant sur une plage. Le problème est qu'elle n'a jamais été au bord de la mer et qu'elle est sans nouvelle de Nicole depuis presque 2 ans. Qui est la petite fille sur les photos? Pourrait-il s'agir d'une sœur jumelle qu'elle n'a jamais connue? Forester va donc décrypter les photos de vacances et le lieu supposé est la station balnéaire de Pine Creek en Californie. Forester et Fiona s'y rendent et elle ne tarde pas aller de surprise en surprise : elle est arrêtée et accusée du meurtre de sa défunte mère : Nicole Duval! Les ingrédients du polar noir sont là, pourtant l'originalité est absente dans ce tome : l'idée d'une sœur jumelle jamais rencontrée, d’une particularité physique : une tache de naissance, d’un solide héritage qui attend son héritière, de la séduction. La fin comporte un suspense digne des meilleurs thrillers sortis d'Hollywood : huis clôt sur un bateau : la meurtrière machiavélique séquestre les autres protagonistes, afin de les éliminer, elle attire les requins. Comme il se doit, elle s'offre le temps de leur expliquer, avec détails, les raisons et le processus de sa machination diabolique. Puis, un revirement de situation : un des protagonistes ligotés arrive à la faire tomber au milieu des requins. La meurtrière assoiffée de sang arrive à se hisser à nouveau sur le bateau et crie vengeance. Le suspense est à son paroxysme, et comme il se doit elle se fait définitivement dévorée par les requins. La résolution de l'énigme que reste le meurtre de Diana n'est pas abordé dans ce volume. La série reste agréable et je suis tout le temps happé par le suspense et les revirements de situations sont monnaies courantes. C’est original de montrer chaque tant de temps les indices qui sont relevés sur les photos présentes au début de l’aventure. Le dessin de Kas est vraiment à la hauteur et il se conjugue à merveille au scénario de Mythic. Comme il s’agit d’une histoire digne des « thrillers » américain, je suis quelque peu saturé des fins conformes aux règles du cinéma hollywoodien à gros budget. C’est donc avec un sujet trop exploité et avec une fin trop conventionnelle que je serais un peu plus sévère avec ce volume.
Par godot le 11/11/2009 Suite à la disparition mystérieuse de 5 membres de sa famille (Ses parents, sa sœur, son mari et sa fille de quelques mois) Enola Morrison va sombrer dans la mélancolie et dans l'indolence. Elle sera internée dans un établissement psychiatrique. Dix ans plus tard, en plein milieu des années 50, une annonce pour une vente aux enchères des fameuses lettres du Général Lee, commandant des troupes confédérée, qu'il écrivit à sa femme durant la bataille de Gettysbourg, va faire sortir Enola de son apathie. Ses lettres appartenaient à son défunt mari qui les avait avec lui au moment de sa disparition. Elle s'échappe de l'asile psychiatrique, pour échouer dans la banlieue de New Salem. Elle ne manquera pas de croiser la route de Forester Hill, toujours hanté par le spectre de sa femme : Dana Anderson. Je trouve intéressant d'avoir d'un côté une aventure somme toute classique, avec un vrai dur à cuir qui résout une enquête sombre et sanglante et d'un autre une bouffée de surnaturelle avec le fantôme de sa défunte femme. L'information sur "l'être d'Halloween" qui est expliquée en préface semble diriger la lecture vers du surnaturel et non vers l'idée de l’imaginaire fertile ou des fantasmes du héros. Le deuxième volume de cette série m'offre une aventure bien rodée qui m'a tenue en haleine. Je dirais même que j'ai été motive à relire certains passages pour mieux comprendre le déroulement de l'histoire. La réincarnation de quelques heures de Dana dans un autre corps de femme et sa rencontre sulfureuse avec Forester Hill, ne m'a vraiment rien appris de plus sur l'élément déclencheur (MacGuffin) de la série : Est-il le meurtrier de son épouse? Kas m'offre de beau dessins de l'Amérique des années 50. Agréable à voir et à apprécier. Surtout que cela complète harmonieusement le scénario de Mythic. Je trouve que le plaisir de lecture est là, une agréable série pour l'instant.
Par godot le 05/11/2009 Comme le lectorat était lassé d'avoir des séries à suite qui ne cessaient de se prolonger, les Éditions du Lombard se sont voulues rassurantes en créant la série "Polyptique" pour laquelle le nombre total de BD était déjà annoncée dès le début. Donc, la série « Halloween Blues » allait avoir deux niveaux : une accroche et des épisodes relativement indépendants les uns des autres. L'accroche : En plein dans l'Amérique des années 50, une starlette montante d'Hollywood, Dana Hill Anderson, se fait sauvagement assassiner chez elle d'un coup de batte de baseball. Son mari, l'inspecteur Forester Hill, est également retrouvé sur les lieux du crime, naturellement amnésique. Qui est donc le meurtrier de Dana? Et pourquoi ? Forester Hill est le premier suspect : pour des raisons de jalousie et de la fortune colossale de sa femme. Forester Hill sera innocenté. Ainsi, le fantôme de Dana viendra le hanter, le provoquer. "Prémonition" met en scène une enquête captivante même si elle reste au fond assez classique. Une jeune fille, Millie, qui prétend s’être échappée d'un cirque, est hébergée auprès d'une famille croyante de la petite ville de New Salem. Étonnamment, cette fille a des visions prémonitoires qui se déroulent toute par la suite exactement comme elle l’avait prédit. La dernière vision en date est plutôt inquiétante : elle voit que dans moins de 2 ans, le barrage situé en amont de la vallée de Kilmer va rompre détruisant tout sur son passage. Il faut vendre et partir. Les gens de la vallée vont ce scinder en deux : les crédules et les sceptiques. A ce moment, Millie a une vision d'un accident mortel : Un dénommé John sera fauché par une voiture rouge. Étrangement, John Rother, un sceptique, se fera bien faucher, mais par une voiture verte et non une rouge ! La veuve Rother, va entrer en contact avec l'ancien compagnon d'arme de son défunt mari : Forester Hill. Le scénario est vraiment bien présenté, d'ailleurs le suspense et l'intrigue sont bien dosés. Je ne cessais d'avoir une explication et soudain un revirement de situation pour dévoiler à la fin une machination machiavélique. Un soupçon d’humour est même introduit à la fin, lorsque la voyante annoncera ses visions pour les années 60. J’ai juste trouvé dommage d’avoir le retour d’un vrai héros qui préfèrera partir à l’aventure et résoudre des énigmes plutôt que de vivre avec la splendide et jeune veuve Rother. Kas se sépare enfin du lourd héritage qu'il avait reçu de Rosinski (il avait repris la série : Hans) pour offrir un dessin plus personnel. Kas a vraiment bien réussi à montrer une aventure se déroulant en Amérique profonde en plein dans les années 50. Je dirais juste que son dessin parfois dérange. Je m'attends à du dessin réaliste et j'ai plusieurs fois eu l'impression qu'il ne respectait pas les proportions des personnages. Les vues d'angles ou les attitudes sont quelques fois déformée pour insister sur l'action, mais cela ne semble pas coller avec du dessin réaliste. En définitive une belle série policière fantastique qui démarre sur les chapeaux de roue et qui m'a tenu en haleine jusqu'à la fin.
Par godot le 04/11/2009 Avant sa sortie le 14 octobre 09, j'ai eu droit à un beau matraquage publicitaire dans la presse et à la télévision avec des interviews, un site Internet, des reportages, même l'avis d'un sexologue. "Happy Sex" était modestement présenté comme un chef-d'œuvre par les un et un fabuleux moyen de parler de sexualité en couple pour les autres. Zep parlait de son œuvre : "Et puis pour moi, le sexe c'est résolument drôle. C'est le prolongement des jeux de notre enfance : l'un des rares lieux où l'on peut encore vraiment s'amuser... Avec le sexe comme avec le jeu, on s'oublie, on s'abandonne, on se déguise... bref, on a du plaisir !" Il ne voulait pas se lancer dans un genre paillard. Habituellement, lorsque l'on présente une œuvre comme un chef d'œuvre avant l'heure, que l'on ne se gène pas à offrir une grande campagne publicitaire, c'est bien souvent une stratégie marketing plus qu'une révélation. En générale c'est humoristique, poilant. Toutefois, je trouve que cela reste malgré tout assez axé sur le genre humour paillard, malgré l'avis de Zep. "Hair" qui n'a pas vu circuler la photo de l'homme qui pratique un cunnilingus et qui donne l'aspect du portrait d'Hitler. De même que "Palais" "Toys" "Chocolat" "L'homme de la maison" ou "Viagra". Bien souvent la chute de la page ou double page prend une allure d'un gag cochon raconté après une soirée bien arrosée. Je trouve que certains gags sont plutôt castrateur que désinhibant : "fétichisme", "sadopsycho", "pruneaux-maso", de par la manière ou ils sont abordés et surtout avec la chute du gag. Je trouve que les jeux de rôles ou les déguisements sont abordés avec moquerie et un arrière goût de déviance. Il y en a tout de même quelques uns qui m'ont bien plus : "Sadocolissimo" ou "Nature". Dans l'ensemble c'est divertissant, rigolo. Le dessin de Zep passe bien ici pour présenter le sexe comme quelque chose de sympathique. L'album se lit très vite, les gags sont bien souvent connus. L'humour fait sourire, mais il ne déclenche pas le fou rire. Donc je trouve "Happy Sex" divertissant, mais il est loin, bien loin d'être un chef d'œuvre.
Par godot le 04/11/2009 François Maret s'est fait connaitre avant tout comme dessinateur de presse dans les journaux et magazines de Suisse romande avec des illustrations, des dessins de presse ou des strips dont le fameux "Le Man In Black". Comme le système de collaboration avec les dessins de presse ne l'enchantait guère, il s'est orienté vers la Bande Dessinée. Comme son éditeur (Paquet) voulait qu'il se penche sur une BD plus intime, plus personnelle, il va composer une auto-biographie romancée reprenant ses angoisses, ses questions, ses relations, ses moment de rire, sa passion dévorante pour la création de BD. Maret reprend le modèle type du personnage de son strip humoristique et caustique "Le Man In Black" en le baptisant de son 2ème prénom : "Didier" et de sa signature de certains dessin de presse : "un trognon de pomme". Et c'est-là que le bât blesse, Maret ne voulait pas être dans le comique pour cette histoire et il utilise un personne d'une série plutôt comique. J'ai été ainsi fortement désorienté et surtout déçu, car je m'attendais à une histoire biographique humoristique baignant dans l'univers du "Man in Black" et c'est un tout autre domaine qui est abordé. Maret nous raconte ses premiers pas dans la vie, son enfance, les souvenir de sa défunte sœur, l'école normale, sa découverte du dessin, sa vie amoureuse, sa vie de famille, son début dans le dessin de presse. Je reconnais qu'il y a un peu d'émotion, sans toutefois motiver la lecture. Je ne sais pas vraiment ce qui est authentique dans cette histoire et ce qui a été rajouté pour offrir du suspens, une envie de continuer à lire. Du moins, après avoir raconté sa vie, ordinaire en somme, jusqu'à son premier envoi de dessin auprès de la presse, Maret change de style. En effet, il interrompt la narration linéaire de ses mémoires, pour montrer Didier Trognon au temps présent. Didier parle à son épouse de sa relation avec l'éditeur, du doute d'un intérêt de ses "délires intello-masturbatoires" envers le public. Le récit offre un Didier égoïste, qui va perdre sa femme et qui va s'intéresser à son neveu handicapé pour offrir au public une aventure croustillante, une aventure qui fera pleurer les chaumières. Comme je l'ai dit, je n'ai pas aimé l'histoire intimiste avec comme protagoniste "Le Man In Black" ambassadeur du dessin caustique. Le scénario manque de moteur, il manque pour mon avis d'une colonne vertébrale. D'ailleurs la chute final est franchement... pathétique.
Par godot le 03/06/2009 La légende veut que Strigoï ait réussi à fabriquer un clone du christ à partir d'ADN prélevé sur le St Suaire. Il serait le responsable de monstrueuses expériences sous le régime roumain de Ceaucescu. Tatiana va s'allier avec les services secrets de Vatican. Strigoï serait dans le château de Dracula. Corteggiani perd le lecteur dans une histoire compliquée et incohérente. Il est difficile de se souvenir du déroulement de l'histoire. Il semble que lui-même ne sait plus trop où il devait emmener le lecteur. Meynet a quitté le navire pour laisser place à Barison un dessinateur qui collaborait déjà avec Corteggiani sur les séries : "Yakuza" et la reprise du dessin de "De silence et de sang". La reprise est déroutante, car il arrive à dessiner une "Pamela Croft" avec sa catsuit, mais il peine à reprendre les autres personnages de Meynet. Son dessin semble plus sorti d'un cartoon. Je suis dérouté par le scénario "brouillon" de Corteggianni. Je jurerai qu'il a écrit ce scénario sous l'emprise de la cocaïne. Les protagonistes sont désolants avec une couche d'héroïsme de pacotille. Un humour gras et lourd dégouline (Nicolas : "Ils étaient 15 armés jusqu'au trognon... J'en ai fumé 14 mais j'ai eu un coup de fatigue pour le dernier (sic)) L'insécurité et la mégalomanie d'un savant fou est partout, mais le ridicule en vient souvent à bout!
Par godot le 03/06/2009 Le grand-père de Tatiana Kovolenko que l'on croyait abattu par ses complice lors de son évasion en 1953 et son corps dévoré par les loups refait parler de lui sous le nom de Strigoï (Qui veut dire : sorcier, esprit mauvais ou... vampire). Il aurait été se réfugier en Roumanie et aurait pu faire des recherches sur le génome humain. Il serait devenu le chef du projet K et aurait eu comme ambition de créer des armées de guerriers clonés parfaits. Plus fort, il se pourrait qu'il fasse des clones de dictateurs : Hitler, Pinochet. Une question existentielle germe dans la tête de Tatiana K, serait-elle un clone ou un produit de l'eugénisme? Tatiana va devoir enquêter en Roumanie et elle prendra l'identité de la sculptural Giavana Follamour, actrice de por... euh de gore de son état. Alors là chapeau! C'est un nanar, une série Z. Tatiana va enfiler un super costume léopard et jouer la superhéroine. Corteggiani n'hésitera à enchaîner des bagarres ridicules, des poursuite grotesques, à offrir des situations pathétiques, aucune limite, aucune inhibition. Meynet va user des plans nichons et il n'hésitera pas à ce que Nicolas fasse irruption dans la salle de bain alors que Tatiana prend sa douche. Il pourra dessiner un passage BDSM avec cordes, collier, laisse, cravache. Un album désolant. Je n'avais pas été emballé par le tome précédant, mais il semblait que Corteggiani puisse bien exploiter son idée sans toutefois offrir un chef d'œuvre. Et là c'est de l'amateurisme, il détruit complètement tout espoir d'avoir un album divertissant. Il offre un navet pour adolescent boutonneux.
Par godot le 03/06/2009 Une brigade secrète "La dernière section" lutte efficacement contre tout ce qui constitue une menace écologique envers la terre. Cette brigade va être contactée par Tatiana Kovolenko, ex-agent secret de la cellule Terror -Berlin Est, qui a des révélations explosives à leur faire : après la chute du mur de Berlin, lors d'une mission elle doit s'occuper de documents ultra secrets détenus par la STASI. Elle prendra connaissance de ceux-ci, avant d'en informer son supérieur qui la mettra en contact avec Nikita Boulganine, le conseiller d'Eltsine. Nikita récupérera les dossiers explosifs et éliminera Tatiana. Le vase de pandore est ouvert! Tatiana s'en sortira et voudra se venger... et sauver le monde. Le scénario de Corteggiani ne casse pas trois pattes à un canard. François va récupérer des infomations d'actualité : - En avril 1996 la brebis Dolly (en hommage à Dolly Parton, chanteuse américaine de country dotée d'une poitrine avantageuse, car le clonage a été réalisé à partir de cellules de glande mammaire), est le premier mammifère cloné de l'histoire. - Depuis avril 90, la pulpeuse et sulfureuse playmate Pamela Anderson defraye les chroniques de par ses implants mammaires - En 1996, le jeu vidéo Tomb Raider, vient de sortir avec son héroïne Lara Croft, qui est un des personnages les plus populaires du monde du jeu vidéo. Et il nous offre une Tatiana pulpeuse, sensuelle, erotique, cultivée, intelligente, qui n'hésite pas à tuer. Bref un physique et des seins (naturelles) à la Pamela avec l'intelligence, l'athlétisme de Lara Croft. Meynet aime dessiner les belles filles et il se donne à cœur joie dans cette aventure. Son dessin convient à merveille pour relever le niveau de l'aventure sans toutefois la rendre incontournable. C'est léger, avec une histoire assez confuse. L'aventure ressemble à un Indiana Jones. Il y a Tatiana l'héroïne sensuelle, intelligente qui sera toujours dessinée avec un belle vue sur son châssis et avec des tenues moulantes et Nicolas un rond de cuir maladroit et parfois lubrique qui va apporter un peu d'humour (graveleux) dans ce monde de brute! Le volume avait fait un ravage auprès des collectionneurs Lausannois. Lorenzo Pioletti, le propriétaire de la Libraire Raspoutine aimait rappeler qu'il avait cru en un trio : Zep, Marini et Meynet. En remerciant. Meynet dessine Lorenzo sous le nom de Zagor dans sa librairie avec des clins d'oeils à Pratt, Meynet, Marini, Zep et bien d'autres (Vance, Berthet, Hermann...). Lorenzo s'est vu "obligé" de composer un TT et de faire une exposition. Meynet croque aussi Corteggianni. Comme je l'ai dit, j'ai pris connaissance de cette aventure par la publicité de la Librairie Raspoutine de l'époque. L'aventure est assez banale et comme je l'ai dit le scénario de Corteggiani est confus et il ne m'emballe pas. La mise en avant de Tatiana en petite tenue devient navrant. Je lirais les 2 autres volumes bien après.
Par godot le 27/05/2009 Germain et sa bande de copain sont des adolescents qui montrent leurs questionnements, leur quotidien, leurs rêves. Germain et ses copains nous amènent à travers leurs préoccupations : les filles, les fast-food, les concert, un groupe de rock, la télévision. Les parents sont aussi là : des fans de foot abruti par des jeux télé, des écologistes, des végétariens. Autant Bretécher nous avait montré des récit presque sociologiques avec sa série "Les Frustrés" autant Jannin expose un regard acerbe sur la jeunesse blasée des ados de la fin des années 70 jusqu'à la fin des années 80. Cette série parlant d'ados était plus adulte que la majorité des aventures publiées dans la revue Spirou. C'est grâce à la composition du "Trombone illustré" que cette série à vu le jour. Avec l'envie de rassembler chronologiquement les gags pour cette intégrale, les 76 premières aventures sont co-scénarisé par Thierry Culliford (le fils de Peyo). Par la suite Jannin assurera la relève tout seul. Des planches inédites, des suppléments, des faux reportages sur les bowling ball, des interview (Gotlib, Delporte, entre autre), des informations sur la création et les publications diverses sont introduites dans l'intégrale. J'ai été emballé par cette intégrale qui présente sous un angle sociologique les ados des années 70-80.
Par godot le 27/05/2009 Lors d'une soirée de septembre, une émission de télévision de divertissement est parasitée par l'image d'un caïman. Bruno était chez un couple d'ami et tous les 3 sont pris d'un malaise suite à la vue de l'image. Sans attendre, le colonel L, le contact pour lui annoncer un problème à l'échelle mondiale! Des personnes mal intentionnées auraient réussi à prendre possession d'un satellite-TV qui gravite autour de l'espace et ils pourraient imposer n'importe quoi aux millions de téléspectateurs! Pire, ils pourraient à leur insu introduire des images subliminales! Bruno Brazil va composer une équipe de têtes brûlées pour aller neutraliser la station pirate en plein amazone. Greg effectue un premier changement non négligeable. Bruno Brazil, à la base une copie conforme de James Bond, va s'entourer d'une équipe de casse-cou, de têtes brûlées, presque de mercenaires. Greg s'inspire de films à succès de l'époque comme "Les 12 salopards" (1967) ou "les 7 mercenaires" (1960). Quelques pages montrent comment Bruno convoque par télégramme ces têtes brulée qui semblaient se ronger le frein et attendre une nouvelle mission avec lui. Greg montre aussi l'entrainement intensif (presque inutile!) pour remettre ces héros au goût du jour. Autrement il s'agit d'une aventure d'anticipation où Greg exploite l'idée d'une manipulation des gens par des images subliminales et de vils méchants qui vendraient leur services au plus offrants. Greg présente des héros incorruptibles : Jamais Billy Brazil ne se laissera corrompre, l'explication d'une taupe au sein de l'équipe de Brazil était un mensonge pour déstabiliser Billy. Agréable de voir Greg montrer un univers mégalomane : cette station pirate construite avec une petite ville dans une vallée couverte d'un faux toit de camouflage. L'univers froid et réaliste de Vance colle assez bien avec l'aventure. L'ambiance étouffante de forêt vierge est étonnante. La composition de l'univers urbain au milieu de cet enfer vert est malheureusement simplifiée et peu exploitée à mon goût. Il s'est montré fidèle pour montrer les téléviseur de l'époque. La mise en couleur est tous simplement abominable, infecte! C'est un scénario typique de Greg : des héros sans peur et sans reproche qui n'hésite pas à sauver le monde. Même dans les situations les plus périlleuses, ils trouvent le temps pour lancer des répliques incroyable! L'aventure et l'action priment sur l'aspect psychologique des personnages.
Par godot le 20/05/2009 Au USA, dans un accident mortel de la circulation, le survivant se révèlera être "Kurt Schellenburg" un ancien nazi du service de "récupération et répartition des métaux précieux et bijoux". La nouvelle défraiera la une des chroniques et le Colonel L cerveau des "services" (l'organisation la plus secrète de défense international) va saisir l'enquête et la confier à un de ses meilleures Agent : Bruno Brazil. Dans l'hôpital Kurt annoncera qu'il avait quitté l'Europe en 45 à bord d'un U-Boot le "U-753", en direction de l'Amérique du Sud avec à son bord une fortune avoisinant les 15 milliards de $. L'U-Boot sombrera en mer au large de Costa Negra, à Caraguay. Brazil et Hawk, un collègue de la maison, vont devoir aller enquêter sur ce mystérieux trésors au Caraguay. Immédiatement arrivé au Caraguay, un règlement de compte entre les divers services secret de nombreux pays aura lieu. Le trésor existe-t-il ou est-ce une fumisterie? Qui mène le jeu derrière ses règlement de compte? En 1967, Greg est à son apogée de la création de scénario. Il est rédacteur en chef du journal de Tintin, il dirige une "écurie " de dessinateurs (Pire, Brouyère, Dany, Hemann, Dupa, Vicq) et ne cesse de créer de nouvelles séries. Il écrira les scénarii de Brazil sous le pseudonyme de "Albert Louis" ses autres prénoms. Son style particulier de scénariste se reconnait immédiatement, une aventure classique, explosive primant sur l'aventure avant les personnalités des protagonistes. "«Un héros qui ignore la peur n'est pas un héros, c'est un con. Le héros est un type qui, les intestins noués par la trouille, fait quand même son devoir.» Avec cette idée (qui sera présente dans d'autres séries, notamment Bernard Prince), Greg va lancer un héros, calqué sur l'adaptation cinématographique de James Bond. Ce premier épisode alliera élégance, manichéisme et aventure. Vance, illustrateur méticuleux, offre des dessins réalistes et détaillés. La froideur de son dessin, souvent relevée comme un défaut, collait très bien à des histoires d'espionnage. Quelle réalité des villes et accessoires américains de l'époque. La couleur orangée, grise reste triste et désagréable pour une bonne lecture. Une histoire d'espionnage des années 60, soucieuse de l'actualité de l'époque. J'aime le dessin urbain, les voitures et certains personnages qui montrent bien l'idée que l'on se faisait des USA à l'époque. 25 ans après cette sordide guerre mondiale, les histoires exploitaient l'horreur nazie et les réseaux d'exfiltration nazis (Odessa par exemple). L'adaptation cinématographique de "James Bond" a influencé Greg et Vance : un homme intelligent qui côtoie la mort tous les jours mais qui de part son expérience et son 6ème sens déjoue tous les complots. D'ailleurs dans cette histoire, au moment où Kurt va expliquer l'énigme du "U-753" Brazil va rapidement l'interrompre pour expliquer de fond en comble la solution de cette énigme qu'il avait trouvée facilement (!) C'est une belle aventure reflétant les années yé-yé, bien rythmée, avec une palette de personnages haut en couleurs et de revirement improbables mais efficaces. Pour le critère Espionnage, je reste amateur de cette série qui même si elle est "boudée" par la majorité des lecteurs est de bonne composition.
Par godot le 13/05/2009 Dans les années 80, pour une histoire de la très controversée "Patrouille des libellules", le duo Yann-Hardy se lançait dans l'humour au 2ème (et même plus!) degré concernant la prostitution. Comme le duo s'était réellement amusé à faire intervenir les deux tapineuses, ils décidèrent de leur offrir un nom et un recueil. Lolo et sucettes deux filles de joies, appréciant les pratiques sexuelles sans tabou et la paraphilie sans gène, vont nous faire part de leur état d'âme. Ses filles de trottoir vont prendre le lecteur comme un témoin et elle vont raconter leur journée et nuit de travail. Le sida a été découvert en 1981 et il va créer une psychose chez les gens et elles vont plaisanter avec. Le dessin de Hardy convient à merveille pour l'univers impitoyable de la prostitution et de ce qui est lié avec : client, dérives sexuelles, maquereau, trottoirs, paraphilie... C'est sale, c'est glauque, c'est inquiétant et les personnages sont laids, sales, repoussants. Yann est un scénariste qui adore utiliser la provocation et il ne fait un plaisir à dépasser les limites du politiquement correcte. Des histoires avec un humour à ne pas prendre au 2ème degré. C'est "trash", cynique, violent et pourtant on rit. Il aime mettre en scènes des personnages anormaux, vicieux, lubriques. Son clin d'œil à "Hitler = SS" de Vuillemin montre bien qu'il veut rigoler de tout. Personnellement, je suis loin d'aimer tout ce que Yann a scénarisé. Souvent, je le trouve excessif dans la provocation et c'est de mauvais gout. Et là, c'est une agréable surprise, j'ai réussi à apprécier son humour décapant et caustique qui est ici, dans de bonne doses. D'agréables clins d'œil : Waltéry, Marsupilami, Raymond Calbuth (de Tronchet), Yann ... J'ai découvert l'histoire lors de sa réédition pour la série "Humour libre" et j'ai tout de suite été un fan de leur humour.
Par godot le 06/05/2009 Fanfoué (François) des Pnottas est un vieillard haut en couleurs qui ne manque pas de donner des bons conseils aux touristes, à ses amis et surtout à la gente féminine. Ce savoyard nous fait découvrir sa région avec philosophie et souvent séduction (!) : les randonnées, le camping, le ski, les fêtes dans les stations. Il présente les activités régionales : La fabrication de la Tomme, la descente en flambeau, l'alcool de gentiane, les soirées au coin du feu. Meynet dessine l'univers de Fanfoué avec humour, il insiste sur des demoiselles charmantes séduisantes, n'hésitant pas à montrer leur dentelle, jarretelle et autre petite lingerie. Roman participe au scénario e ces strip qui paraissent à l'époque dans "Le Messager" et "L'essor Savoyard" De beaux dessins, de l'humour divertissant, Fanfoué des Pnottas reste agréable à lire pour se divertir.
Par godot le 06/05/2009 Quelques aventures de Mr Natural et Flakey Foont ainsi que "Cave Wimp". Mr Natural est sorti des personnages typique de l'époque "Flower Power" avec un profil caricatural de gourou cynique et libidineux. Flakey Floon, un personnage dépressif, perdu se pose des questions existentialistes et il essayera de trouver des réponses auprès de Mr Natural. "Cave Wimp" nous montre en pleine préhistoire un chétif névrosé qui ne rêve que d'assouvir sa libido auprès d'une femme poilue. Peine perdue c'est la loi du plus fort. Pourtant en découvrant sa faculté d'artiste il va composer une statue d'une belle femme et cela va le rendre notoire sans pour autant calmer ses besoins. Crumb refuse toute contrainte, tout tabou. Il fustige les symbole de l'Amérique conquérante et compose des histoires excessives avec des personnes névrosées, des expériences sexuelles. Un dessin exagéré mais maitrisé qui se démarque d'une bande dessinée jugée trop conventionnelle. Je reste un amateur de ces récits.
Par godot le 04/05/2009 "Pharaon", un agent secret appartenant à l'organisation secrète "Cobra" est appelé à enquêter sur le comportement étrange d'un touriste italien (Tiens, Lino Ventura en guest star) qui tombant sous l'emprise d'une crise de démence assassine tous ceux qui se trouvaient comme lui dans un casino de Manaus. Cette personne aurait absorbé un produit hallucinogène l'AZW4 appelé "le Philtre de la mort" Duchâteau, un monstre de la BD, m'a déçu sur de nombreuses séries (Des reprises : "Mr Magellan", "Valhardi" ou certaines de son crus : "Serge Morand", "Yalek"). A l'exception des aventures produite par le duo Duchâteau-Tibet (et tous les assistants), j'écartais, impulsivement, toute aventure produite par Duchâteau. Comme, je recherchais des aventures se déroulant au Pérou, j'ai été dirigé sur ce volume où une partie de l'histoire se déroule à Iquitos. Je n'ai pas été emballé. Je trouve l'histoire bancale. Étrangement, j'avais l'impression de voir du "Martin Mystère" dans le trio de personnage. (MM a pourtant été crée en 1982), ou du Mr. Magellan. L'idée de l'inoculation du virus semble avoir été repris l'année suivante dans "La mort noire" de Ric Hochet. Peut être suis-je trop âgé pour être emballé par cette aventure plaisante fleurant avec le fantastique et la mise en danger de l'humanité. Les clichés sont là : Le patron cynique, les méchants manipulateurs à la solde d'un ennemi invisible, un héros arrogant véritable tête brulée, trouvant le temps de plaisanter même lorsqu'on va le mettre dans une situation de mise à mort. En voyant ses dessins, j'ai trouvé qu'il s'était largement inspiré de l'art graphique de Hermann. Hulet tente d'offrir au lecteur la vision d'une ville horrible dans laquelle grouillent des rats et autres ordures rebutantes ou fléaux. Il représente avec justesse une jungle étouffante, une ville abandonnée. Le danger semble être omniprésent et les décors sont hostiles. Sinon une belle représentation d'Iquitos. Je trouve juste la mise en couleurs désolante! C'est irréaliste, parfois "flashy", parfois écœurant, souvent d'un mauvais goût. A mon avis cela gâche les dessins d'Hulet. Comme je l'ai dis, je ne suis pas un amateur des séries de Duchâteau ce qui fait que je ne suis pas impartial! Hulet surprends, mais je trouve les dessins trop chargés, en tout cas par rapport avec ce qu'il va offrir par la suite, c'est bon mais cela sature assez vite. J'accepte qu'il se soit inspiré de Hermann, toutefois cette inspiration va me rendre extrêmement exigeant. Une série Z, qui va sombrer dans le nanar et que je n'arrive pas à prendre au sérieux. Mais pour un nanar, c'est une bonne cuvée!
Par godot le 01/05/2009 Genève, Gare de Cornavin... le temps de 2 pages nous voyons des passants et à côté d'eux Macchia a écris leur nom et la page à laquelle il parlera d'eux. Un altermondialiste, un securitas, une vendeuse de chez-interdiscount, un chomeur, ... Certains ont une histoire entre eux : Jean-Robert un chômeur qui vit plusieurs aventures, dont une avec Yolande la vendeuse. Il la trouve moche, mais ça l'excite. Reto est pensionnaire de la résidence psychiatrique de Satigny (Commune Genevoise). Il sort parfois et va à Cornavin pour voir Yolande. Il la trouve gentille, il fantasme d'elle, mais elle ne le regarde pas. Billy le sécuritas a eu une vie difficile et Macchia nous la raconte. Macchia est aussi à la Gare de Cornavin et il nous raconte son amour pour la ravissante Kim. La fin est... décevante! Macchia ne sait pas comment nous offrir un point de chute alors il sert une morale à deux balle en avant dernière page : Tous les protagonistes forme une chaine humaine et l'auteur cite : "Malgré notre différence on devrait tous vivre ensemble, dans l'harmonie et la paix" Puis à la dernière page : "Non j'deconne!" et voici sa citation finale : "Un sentiment bizarre, que le monde est peuplé de crétins (...) On est toujours le con de quelqu'un mais mon voisin ne le sait pas" Le titre le dit : un ouvrages se lisant facilement et rapidement. L'histoire est franchement banal, futile, facile à oublier. C'est un dessin de débutant avec de nombreuses erreurs, des disproportions. Intéressé par ce jeune auteur je n'ai pas hésité un instant à acheter cette BD. J'ai ressenti dans cet ouvrage que l'auteur a compris qu'il dessine bien mieux que nombreuses personnes alors avec une certaine vanité il se lance dans la composition de pages assez téméraire. Si Macchia se considère comme un amateur, je dirais qu'il a un beau coup de crayon, qu'il manque encore de talent pour le scénario. Sous un regard de professionnel, il a encore un long chemin à parcourir, il manque de pratique. L'histoire reste fastidieuse et elle n'est pas indispensable, loin de là.
Par godot le 01/05/2009 Roman d'Gare est un assemblage de portraits de gens qui n'ont comme point commun que le fait de se croiser dans une gare. Puis, la lecture nous fais découvrir les points communs de certaines personnes : Reto un résidant d'un complexe psychiatrique va voir, lors de ses sorties, Yasmine une vendeuse dans un magasin de disque. Il l'aime mais n'ose pas le dire. Yasmine vit une aventure sexuelle unilatéral avec Jérémie, un chômeur qui ne l'aime pas, mais passe du bon temps avec elle. Roman d'Gare (version 2, 2.1 et 2.2) sont basées sur la version 1 parue en 2003, auto-éditée en peu d'exemplaires (50). L'histoire initiale est retravaillée, des histoires relatives à d'autres voyageurs sont rajoutées. J'ai été très tolérant vis-à-vis de la version 1. Par contre les versions suivantes n'ont rien de plus. Le dessin n'est pas encore abouti, mais il s'est légèrement amélioré de la version 1. La comparaison entre les deux aventures le démontre bien. Il compose des prise de vue en contre plongée ou sous des angles de vues plus téméraires les uns que les autres. Parfois je dois tourner le livre pour poursuivre l'histoire. Je ressens que Macchia veut montrer sa maitrise du dessins et peut être dans l'absolu exploiter des angles encore inutilisé à ce jour, mais cela ne fait qu'alourdir les pages. Macchia offre un récit saccadé d'un auteur encore bien débutant. Le scénario n'a pas été amélioré, Macchia s'est contenté de mettre des personnages en plus. Il y a une absence d'histoire, il s'agit juste de portraits qui se suivent et cela se ressent. Il reprend mot-à-mot certains des dialogues de la version 1. Roman d'Gare reste à mes yeux à la hauteur d'un travail d'étudiant aux beaux arts : il se démarque de la majorité des gens, mais il ne maitrise pas encore parfaitement le scénario et les dessins. Cela reste un exercice de dessin, un exercice de style, mais je ne le trouve pas indispensable. Loin de là...
Par godot le 01/05/2009 En se plongeant dans des romans de célèbres détectives (Sherlock Holmes...) Tif décide de devenir un grand détective. Il désire acquérir l'attitude, les gestes, la manière et l'intelligence de Sherlock Holmes! Tondu, lui, voudrait profiter des vacances pour se reposer dans un petit village en bordure de frontière : Beconville. Il y trouve une agréable demeure : la Villa "Sans-souci". Tif est trop affairé à ses envies de devenir un détective qu'il décline l'offre de son ami Tondu. Ainsi Tondu va composer un stratagème pour que Tif vienne malgré lui à Beconville : une fausse lettre faisant référence au service du nouveau détective. Évidemment, Tif va tomber dans le piège de son ami Tondu et en bon joueur il ne va pas être rancunier. Ce ne seront pourtant pas des vacances de tout repose, car un fantôme va apparaitre plongeant nos deux amis dans une sombre histoire de contrebande d'alcool. La villa "sans-souci" reste une aventure classique mais toutefois sympathique. Dineur n'offre pas de suspense car je comprenais après quelques pages comment allait se finir l'aventure. Je reste plutôt attaché au comique des situations, c'est cela qui me fait passer un agréable moment de lecture "nostalgique". Pourtant, j'ai lu cette histoire bien après les histoires scénarisée par Rosy ou Tillieux, alors les histoires scenarisée par Dineur ont pris un sacré coup de vieux. Will ne se perd pas dans les fioritures, il offre juste ce qu'il faut. Je ne cherche pas l'originalité, Will semble suivre le genre des cases géométriquement impeccable propres aux albums de l'époque qui ont bien vieilli actuellement. Pour une découverte tardive de cette aventure des "jeunes" Tif et Tondu", j'ai apprécié cet aventure candide prônant l'humour sur l'aventure. C'est agréable à lire.
Par godot le 29/04/2009 Dès la première page, nous sommes mis au parfum. Albert veux se suicider, il compte à rebours avant d'appuyer sur la détente et... il n'arrive pas. Avec des flash back, nous allons découvrir ce qui l'a amené à tuer sa femme, ses enfants et à vouloir mettre fin à sa vie d'incapable. Le lecteur va être invité à prendre connaissances des mémoires d'un incapable et à partager avec lui le regard des autres face à son acte violent. Nous verrons la montée de son mépris face à une société aberrante qui semble ne pas l'écouter pour atteindre le paroxysme. Lors de sa parution en 1998, j'ai tout de suite été emballé par la couverture. Une image qui heurte et un titre évocateur qui titille ma curiosité. Pourtant, lors de la lecture j'ai vécu la même déception que j'ai connue avec "Un gosse à abattre" (Nouvelle série Valhardi). J'attendais trop de cette histoire qui semblait être un chef d'œuvre et qui allait s'avérer être un belle essai, mais décevant sur de nombreux points. Tout d'abord le dessin : alors que des dessins en dégradés de gris semblaient être judicieux pour une histoire noire, ils se sont avéré être des "brouillons" chargeant trop la page. L'expression exagérée des personnages met mal à l'aide et freine la lecture. Il m'a fallut le lire en plusieurs fois pour m'introduire dans la peau du personnage qui allait partager la vie misérable d'Albert. Le scénario est plus nuancé. Il semble être un brûlot face à une société amère, intransigeante, aberrante, paradoxale. Une société se perdant dans des méandre du conformisme et de l'hypocrisie. Il offre de nombreuses pistes, mais ne les exploite pas suffisamment. Je retrouvais un peu l'idée du film "Chute libre". Je reste tout de même surpris par l'approche des auteurs et leur histoire m'a intéressée, toutefois je m'attendais à une aventure qui allait plus me surprendre. Elle mérite d'être lue et de ne pas tomber dans l'oubli.
Par godot le 24/04/2009 C'est lors d'un de ses anniversaires, qu'Alain Mangel, professeur de philosophie à la Sorbonne, aura une surprise désagréable de sa femme : un divorce inattendu. Elle le trouve égoïste et lui annonce qu'après 25 ans elle a enfin trouvé le bonheur auprès du jeune Daouda qui l'a mis enceinte. Perdu, Alain va avoir une aventure avec une de ses étudiantes : Elizabeth. Elisabeth, en proie à des délires mystiques, va plonger le professeur dans un tourbillon d'événement. 3 mois plus tard, Elisabeth va refaire parler d'elle. Elle lui expliquera sa vision divine suite à leur relation sexuelle : l'apparition d'une tête humaine qui prétendra être St-Joseph! Par la suite elle rencontra dans la rue un arabe, ancien dealer, qui avait le visage apparu dans sa vision. Ensemble ils prieront pour trouver Marie, qui pour eux s'avère être une colombienne que le dealer avait rencontré : Rosannaz Galvez, la fille d'un grand ponte des narco-trafiquant. Rosannaz qui se fait appeler Marie depuis qu'elle aurait eu une apparition de l'ange. Depuis elle est internée dans un asile psychiatrique. Suite à la libération de Marie, la conception de l'enfant avec Alain se fera... Jodorowsky offre une scénario délirant et une critique de la religion chrétienne en nous faisant revivre l'immaculée conception. Le personnage central aura une quête personnelle pour trouver une vérité profonde, et cela lui est propre. Moebius n'a plus rien a prouver. Quel que soit la nature de ses dessins il a l'aura d'une maitre du dessin. Ce scénario m'a fait sourire, il m'a diverti, rien de plus. C'est agréable de voir le délire des gens, de suivre la quête d'un personnage. Je pourrais penser qu'il s'agit d'un brulot relatif à le religion chrétienne et c'est ce qui m'a motivé à lire l'aventure. Je voulais savoir jusqu'où irait Jodorowsky dans sa moquerie, dans son délire "scénaristique"! Le dessins est maitrisé, simplifié offrant peu de décors. La mise en couleur est irritante, horrible bien souvent. Mais, Moebius est tellement célèbre qu'il peu créer la pire des compositions... Les lecteurs le lui pardonneront.
Par godot le 23/04/2009 Sur son scooter, Parva une blonde ravissante aux allures d'une ingénue va réagir aux compliments graveleux de deux hommes. Ce moment d'inattention va lui suffire pour entrer en collision avec un livreur sous les yeux d'un chauffeur indien. Le livreur semble oublier un colis, dans lequel se trouve une ceinture dans un cuir très délicats Une ceinture qui va prendre la forme d'un serpent et l'inviter à la toucher. Au contact, cette ceinture va libérer Shiva, qui va l'initier au Kama Sutra. Avec la complicité d'une amie et de son colocataire l'initiation va débuter. Parva sera poursuivie par l'indien qui conduisait la voiture, il veut récupérer son objet. L'initiation va continuer tout au long d'un voyage vers l'inde et l'aventure se termine avec la rencontre de Shiva. --------- L'histoire reste un alibi pour nous offrir des scènes sensuelles, érotiques. Une histoire qui se démarque rapidement par sa faiblesse (je me réfère au Déclic). Mais pour une initiation au Kama Sutra a-t-on besoin d'un scénario recherché? Les dessins sont fidèles à ce que Manara offre : Sensuels, académiques, parfaits... trop peut être? C'est une valeur sûr, elle est agréable, mais ne surprend pas. Ici, la grandeur des cases est déroutantes, parfois une image semble trop agrandie offrant un dessin de faible qualité, parfois les cases sont minuscules rendant la lecture difficile. La couverture est toujours désolante : la reprise d'un partie d'une case de l'aventure comme pour la série "Le Déclic". Le paroxysme du mauvais goût est atteint avec la mise en couleur. L'idée de composer la mise en couleur à l'ordinateur est intéressante, mais le choix des couleurs est souvent désolant. Je ne citerais que les minuscules cases des positions du Kama Sutra avec un fond dégradé orangé. (Euuuuuurk) J'ai été fortement déçu par cette aventure après avoir connu l'originalité des séries "Le parfum de l'invisible" et "Le Déclic". L'idée de la mise en couleurs à l'ordinateur (unicolore, sans dégradés) avec parfois des images floues comme fond me déplait.
Par godot le 23/04/2009 Après un vendredi mouvementé, voici Samedi le 2ème jour de l'aventure. Les Moinot ont aménagé avec l'aide de certain de leur voisins. Sous forme de saynètes, de nouveaux voisins haut en couleurs se montrent et leur vie, leurs habitudes, sont mise à nues : Rémi un collectionneur, Sam le dépressif qui se recherche, Jicé qui défend ses principes, un motard qui entretien une relation très proche avec sa fille, sa fille qui chante du slam, un couple de lesbienne n'ayant pas les même envie vis-à-vis d'un bébé, de jeunes artistes... Les caricatures des personnages sont bien mesurées pour monter des caractères particuliers. Les situations sont cocasses, parfois humaines. C'est fédérateur. A lire
Par godot le 23/04/2009 Les écrivains ou cinéastes de l'univers X se donnent un malin plaisir à détourner des histoires ou des contes classiques en leur donnant des allures érotiques voir pornographique. Et cela au grand plaisir des lecteurs! Pine euh... Pinocchia ne fait pas exception à cette règle. Galipetto (Geppetto) un pauvre et vieux menuiser solitaire va se confectionner dans un morceau de bois une marionnette Pinocchia (Pinocchio) qu'il va utiliser pour assouvir ses fantasmes. Au petit matin elle aura pris vie et il lui arrivera de nombreuses aventures... sexuelles. Elle rencontrera Mangechatte (Mangefeu) le monteur de spectacle et souteneur, Renardo (Le Renard) et Catho (Le Chat). Cette jeune ingénue sera livrée à de nombreux jeux voire déviances sexuelles et elle se rendra compte que lorsqu'elle ment se sont ... ses seins qui grandissent! Elle sera engloutie par "La Baleine" un sous-marin-nucléaire racheté aux Russes par une Maîtresse. Gibrat offre un agréable dessin. Toutefois il reconnaitra dans une interview que cette aventure a mal tourné avec le scénariste et il regretta la tournure de l'aventure, jugé trop graveleuse. Leroi a bien détourné Pinnocchio et il n'hésite pas à offrir des situations coquines, jugée par beaucoup comme interdites ou incandescentes (Féssée, lesbiannisme, strip-tease, triolisme) Comme toujours, l'univers X, je m'en lasse très rapidement. Ici, j'ai souris en voyant l'histoire détournée de Pinocchio. Toutefois, je trouve que cette aventure est vite oubliée.
Par godot le 23/04/2009 Une préface de M. Archive nous explique qu'il s'agit des deux derniers courts scénario de Dineur. (Ouf je dirais!) et les débuts de Will. Voici donc "San Salvador" et "Le Fantôme des lagunes" qui restent fidèles aux style d'aventure déjà servi par nos deux auteurs. (Le mystère du Bambochal, La Cité des Rubis, La Revanche d'Arsène Rupin) "San Salvatore" : Dénoncé comme fauteur de troubles par un capitaine de bateau vénal, Tif et Tondu sont arrêtés par les autorités du San Salvatore. Tif va être nommé Général, mais il va comprendre qu'il va aller au casse-pipe. "Le Fantôme des lagunes" de mystérieux fantôme font apparition dans une ville créant la panique et la fuite des habitants. Des aventures classiques, burlesque propre à ces années là. Tif et Tondu vont réconcilier les deux peuples ennemis et ils vont percer le mystère du fantôme. Je reconnais encore l'humour potache et les scénarios grotesque de Dineur. Le dessin de Will est encore imparfait. Il faut dire qu'il a juste 23 ans quand il se lance dans cette aventure. Cela va de pair avec "les péchés de jeunesse". D'ailleurs les auteurs débutant avaient plus de chance à l'époque. Intéressant à lire pour se rendre compte de la transition entre l'univers de Dineur et les univers Will, Rosy et Tillieux. M. Archive offre deux courtes aventures supplémentaires : "La boite à Tondu" (Rosy) et "A 33 pas du Mystère" (Tillieux) La 1er reste humoristique fantastique et impossible, la 2ème nous offre une belle énigme, une enquête. J'ai aimé cet livre pour voir les débuts de Will. (Bien avant de lire La Cité des Rubis). Je ne suis pas un grand fan du scénario. Toutefois je le recommande pour les amateurs de Tif et Tondu.
Par godot le 03/04/2009 1946, Jijé passe la main au nouvel auteur chez Dupuis : Paape. Paape qui s'était fait licencier du studio de dessins animés C.B.A. pour cause de faillite en 1944. Valhardi est le héros typique de l'époque : personnage réaliste à l'américaine, blond, franc, loyale, aventureux, viril, incorruptible : le modèle parfait pour les jeunes lecteurs. Je constate que le dessin de Paape est encore hésitant. Il tente presque de faire des tableaux à chaque case. Je devine ainsi son intérêt pour la peinture. La rétrospective publiée par Deligne offre 3 aventures. Les scénarii sont classiques pour "Valhardi et les Rubens" et "Les diamants artificielles" : des faussaires et un agent d'assurance : Valhardi indomptable, que l'on ne peut pas berner facilement. Toutefois l'aventure prône le suspens de la fin de page et se montre bancale, difficile à suivre. C'est surtout la 3ème aventure : "Valhardi détective" se déroulant en Amérique du Sud qui est décousue, parfois même incompréhensible. Il semble que même le scénariste ignore où il va amener le lecteur et surtout il semble ignorer qui est le criminel. Il offrira des rebondissements, des scènes d'aventures, mais pas de suivi. En tant que lecteur je ne rêve que de raccourcir l'aventure et de montrer enfin qui se cache sous ce masque. Cette révélation que "Deligne" fera apparaitre dans le 2ème volume! Le dessin est hésitant, pourtant il dégage une bonne ambiance de polar noir, bien noir avec ses ingrédients (Des Malfrats effrayants, une belle fille, de l'exotisme) mais avec une fin heureuse. De voir la publication en noir est blanc est intéressante pour offrir une ambiance de film noir. Malheureusement la qualité des pages (merci tout de même à Deligne et son travail de moine copiste) est parfois mauvaise rendant la lecture difficile. (Imaginez alors une qualité d'impression médiocre et un scénario bancal!) Dans l'ensemble cette aventure m'a bien plus. L'univers, ce qu'elle dégage, malgré un scénario... hésitant, incohérent.
Par godot le 03/04/2009 Une aventure farfelue, loufoque, presque iconoclaste dans l'univers de Tif et Tondu. Alors que Tif et Tondu font un reportage sur le baptême du sous-marin "Hippocampe" des malfrat vont dérober le sous-marin avec à son bord le photographe Tif. Tondu se lance à la recherche de son amis et le sous-marin va refaire apparition près d'une plage pour... détrousser les vacanciers. Avec un pilote alcoolique Tondu part à la recherche de son ami. Il va mettre au point un piège pour attraper les bandits. Une aventure caricatural, c'est exagéré, trop exagéré : Tondu qui arrête une mine avant qu'elle ne lui explose "dans les mains" et qui fait couleur le navire de guerre. Tif qui survit sur le sous-marin Le sous-marin qui s'égare et se retrouve dans une rivière au milieu des prés Tondu, qui en éternuant, dégage le sous-marin bloqués dans des récifs Elle passe mal, surtout si on s'imagine que des aventures comme : Contre la main blanche, Le retour de Choc, Passez muscade, Le fantôme du samouraï venaient de sortir. Donc cet humour gras, lourd ne peut que décevoir. Le dessin est bien éloigné de ce que nous avait offert Will. Une bien triste découverte que je ne tarderais pas d'oublier. Je ne conseille que cette aventure au fan de Tif et Tondu, sinon ces albums ne méritent pas que l'on s'y attarde. L'interview de Marcel Denis est légère et pas indispensable. Vraiment uniquement pour amateurs!
Par godot le 26/03/2009 "La vie est cruelle, Et puis après?" Le ton est dit avec cette inscription sur le verso de l'album. A sa sortie, j'ai vraiment été surpris en bien. Je m'attendais à une histoire banale et pourtant elle livrait un plus, une fraicheur. L'histoire à pour cadre l'époque lycée avec un trio d'ami improbables. D'une part deux chipies séduisantes, provocantes mais aussi futiles nourrie d'une stupidité affligeante, d'une connaissance pitoyable et une demoiselle, Karine, mal dans sa peau, se trouvant comme une asperge et pourtant bien plus sympathique et gentille que les deux autres. Donc les deux chipies, sujette au nombrilismes, se font passer pour les meilleurs amies de Karine afin de mieux se moquer d'elle, de plus pouvoir la tourner au ridicule afin qu'elle vienne le dindon de la farce. Elle vont tout faire pour mettre les bâtons dans les roues de l'essai amoureux de Karine et Dany. D'ailleurs, dès que Karine se fait de nouvelles amies les chipies s'empresse de lui faire changer d'avis. Une histoire sympathique, malgré une quantité de méchanceté, de moquerie, de cynisme. D'ailleurs les garçons aussi banals et peu séduisants qu'ils sont, préfèrent les chipies de par leur physique que Karine de par sa gentillesse. Les deux chipies sont amoureuse du mystérieux motard John John toujours caché sous son casque de motard ce qui attise la curiosité. Une comédie humaine pour des adolescent qui se cherches et vivent avec plus ou moins de difficulté leur changement, saupoudrée de cynisme, d'une tendre méchanceté. Vraiment j'ai adoré, c'était une bonne découverte lors de sa sortie. Des personnages avec des qualités ou des défauts exagéré, un vrai moment de rigolade.
Par godot le 25/03/2009 Voici donc la suite de "La cité des rubis". Toujours en Indes, Tif et Tondu vont rapidement apprendre l'évasion d'Arsène Rupin et le vol peu louable de la dernière recette des impôts du pays. Tif et Tondu, de véritables héros, vont rapidement être sollicité contre leur volonté, à s'occuper de cette affaire. Ce n'est qu'une affaire d'état! Il vont devoir rencontrer K.V. Olay, chef de Scotland Yard. Le vol de la récompense de Tif et Tondu, 50 000 roupies, tente de montrer la grandeur de ce cambrioleur, pas si gentleman que ça. Et comme on va rapidement le comprendre, Arsène est un professionnel du postiche. Il usurpera l'identité d'un des protagonistes de cette aventure. Bien sur que cela engendrera de sympathiques quiproquos entre les personnages. Arsène Rupin, sous l'aspect de la personnalité usurpée, est à la solde du Prince Sélim. Toutefois, Tif et Tondu ainsi que K.V. Olay, vont rapidement pouvoir expliquer à ce prince qu'Arsène Rupin allait le voler. D'ailleurs le Prince Sélim constatera la disparition totale de ses richesse. Donc une chasse à l'homme va être lancée. Sans étonnement Arsène et ses complices vont être arrêté et condamné à mort par le Prince Sélim. La morale inébranlable de notre duo va permettre l'évasion des pauvres voleurs, car ils ne méritent pas la mort. La situation prend une forme rependue à cette époque : Arsène Rupin est remis en liberté par Tif et Tondu, donc en voyant la bonne foi des héros il va se convertir et admettre que le crime ne paye pas. Lorsque Tif et Tondu vont recevoir la récompense, alors qu'ils ont des rêves oisifs, il vont rapidement donner une forte somme à une œuvre de bienfaisance! Une histoire divertissante sans toutefois être incontournable, surtout avec ce qui va nous être proposé par la suite dans cette série. Je me suis bien diverti avec cette aventure rétro et chargée de stéréotype de l'époque. Le dessin de Will s'améliore et je conseille cette aventure pour tous les fan de Tif et Tondu.
Par godot le 22/03/2009 Comme en 1948, Dineur décide de poursuivre la publication de Tif et Tondu dans Héroïc-Album (un concurrent du journal Spirou), Dupuis oblige Dineur à abandonner le dessin de cette série, avant d'abandonner définitivement les droits en 1953. Ainsi le débutant, Will, sera chargé d'assurer le dessin de la série. Après "Le mystère de Beersel" qui ne sera pas publiée dans le journal Spirou, voici donc la 2ème aventure de ce duo. Le scénario ne sera pas amélioré pour autant, Dineur nous offre une aventure classique et sans étonnement. Les résultat de la tombola des contribuables nécessiteux, parait dans le journal, Tif s'aperçoit qu'il a gagné une voiture et Tondu lui apprend qu'il a gagné un bateau. Un bateau qui s'avérera être une tartane en porcelaine d'inde. Cette porcelaine sera cassée et elle montrera la carte d'un trésor. Comme par hasard, leur voisin, le savant Monsieur Mouche leur apprendra qu'il s'agit de la carte de la cité des rubis d'Indes. L'homme à tout faire de M. Mouche se révélera être le célèbre cambrioleur Arsène Rupin! Avec ces ingrédients, loin d'être innovants, Dineur offre une aventure sans surprise, mais qui est tout de même divertissante. Will épate déjà avec son dessin. C'est agréable, léger. Ce sont ses débuts et il est sous le regard de Dineur qui se montre exigent. (Il devra compter le nombre de pointes de cheveux de Tondus) "La cité des rubis" est une agréable surprise, sans toutefois être un chef d'œuvre. Je dirais que cette aventure est incontournable pour les vrai amoureux de Will, autrement l'extraordinaire paraitra par la suite.
Par godot le 20/03/2009 Même si la publication de cet BD date de 1979, la composition de cette aventure date des années 1939-1940. Je trouve important de le signaler. Car en lisant cette aventure, j'ai eu la même impression que lorsque j'ai lu du Spirou de Rob-Vel ou du Bibi Fricotin : de tomber dans une époque ancienne et dépassée avec un style de narration bien révolu à mon goût. Donc hormis le côté "intéressant" de découvrir les origines du duo Tif et Tondu, je tiens à vous aviser que cette aventure n'est pas indispensable. Surtout si on aime les scénaristes Rosy ou Tillieux, cela risque de décevoir! Voici donc le Congo Belge avec des colons, des sauvages. Il se fallait que notre duo aille vivre des aventures dans cette colonie, nourrie de fantasme, d'exotisme. Les personnages de Dineur sont bien différents de par le dessin, mais aussi de part leur caractère que ceux que nous a offert Will. L'aventure est remplie de clichés et sa publication actuelle serait tout simplement impossible : elle tomberait sous le couperet de la discrimination raciale. Voici quelques ingrédients : les missionnaires, les indigène s'exprimant en "petit nègre" (y a bon)... Je trouve que l'ambiance est proche de "Tintin au Congo" à la différence que Dineur était allé au Congo. Donc Tif et Tondu, vont aller au Congo Belge pour capturer 4 animaux : Le Lion Blanc, l'antilope blanche, l'éléphant nain blanc et le lézard blanc. Il vont être en course face à des américains et des anglais. L'aventure sera remplie de péripéties, de coup bas, d'un contact avec la population et d'une fin très attendue. Ce dessin et ce genre d'histoire très vieillot, le langage argotique de l'époque et les clichés face à cette colonie montrent bien l'idée que les gens se faisaient à l'époque de cet endroit mystérieux à un certain charme, c'est aussi un témoignage de l'idée des européen de l'époque face à l'Afrique.
Par godot le 11/03/2009 Lorsque je me suis procuré cette Bande Dessinée, j'étais particulièrement intéressé par tout ce que Franquin avait produit. Je pensais bêtement qu'il allait s'agir de la publication de "Noël et l'élaoin". Bien naïf que j'étais! Il s'agit de 10 pages du Marsupilami par André Franquin et l'adaptation moderne du Petit Noël par deux autres auteurs. La partie produite par Franquin en valait la peine. Des histoires qui seront reprises dans d'autres albums. Les aventures de Noël ne cassent pas trois pattes à un canard.
Par godot le 11/03/2009 Alors que Will éprouve une certaine lassitude comme auteur de Bandes Dessinées, aussi il entre chez "Tintin" comme illustrateur et directeur artistique. Marcel Denis hérite de la dur tâche d'assurer la continuité de la série "Tif et Tondu". Ne connaissant Marcel Denis, que par sa collaboration avec Remacle pour Hultrasson, j'avais peur de découvrir sa version de "Tif et Tondu". Le dessin est bien différent de celui de Will, d'ailleurs c'est ce qui avait été avancé par l'éditeur pour justifier l'absence de publication de ces deux aventures en album. Un dessin qui se montre assez agréable pour cette aventure. Je suis dérouté surtout du point de vue du scénario. Alors que Tif et Tondu sont en vacances à Trintignan, Tondu montre sa passion démesurée pour le cinéma au grand désarroi de Tif. Big Sicklet, directeur de studio à Hollywood ira les chercher pour qu'ils jouent dans un film de SF à leur honneur. A peine arrivé un gang de malfrat mettra tout en œuvre pour les enlever. Une histoire naïve, primant l'aventure sur l'authenticité. Les gags sont lourds, excessifs rendant la lecture difficile. Il me semble découvrir une aventure d'une autre époque. Elle aura certe amusé plus d'un à sa publication dans le journal Spirou, mais quand on la découvre plus tard, elle n'est pas extraordinaire. Cela mérite d'être lu par un fan ou un amateur de Tif et Tondu pour voire l'évolution des héros. Autrement je dirais que ce n'est pas terrible.
Par godot le 08/03/2009 Tibet a eu l'aide de nombreux scénariste pour composer des aventures pour son club des "Peur de rien" : Greg, Duchâteau, Vasseur, Tibet et De Groot. Les "rois des vacanciers" est donc écrit par De Groot et cela se ressent. Il y a non seulement un humour propre au séries De Groot (Robin Dubois, Léonard), mais c'est aussi sur la mise en scène : j'ai parfois l'impression de voir Fritz Alwill, le shérif de Nottingham, poursuivi par sa femme Cunégonde un rouleau de pâte à la main. Cela m'avait dérouté dans un premier temps. Toutefois malgré un genre un peu différent, je trouvais que ce duo allait bien ensemble pour me faire rigoler. Ainsi nos "peur de rien" vont accueillir un nouveau membre, pardon une nouvelle membre : Câline, la nouvelle voisine de Génie. Câline ne va pas tarder à remporter toutes les épreuve pour venir membre du club. Il vont décider de planifier leurs vacances et pour satisfaire tout le monde il vont devoir aller un moment à la mer, un moment à la montage et un moment à la campagne. Lors de leurs vacances, il vont rencontrer un malfaiteur (le sosie à l'acteur Michel Constantin") Tony Cappuccino qui va tenter de se servir d'eux comme "mulet" pour faire passer une substance en contrebande (le nom du malfrat devrait vous mettre sur la piste) Les situations burlesques sont au rendez-vous : Bombonne avec ses affaires de ski à la plage. Tony va faire passer son énervement en mangeant son chapeau, en mordant dans l'asphalte. Le dessin de Tibet ici est telle une "hyperbole". C'est exagéré, impossible, mais cela explique rapidement la situation. C'est parfait pour une BD humoristique. J'ai passé un bon moment de divertissement. C'est rigolo, burlesque cocasse. Toutefois, je trouve que l'humour à bien changé depuis les débuts et mon coté nostalgie a fait que je trouve cette histoire moins prenante.
Par godot le 08/03/2009 C'est avec joie que j'ai découvert que les éditions "PanPan" allait nous offrir des aventures du Club des "Peur de Rien", jusqu'à ce jour inédites. Comme l'indique le titre, les "Peur de rien" vont être confronté à un Kidnapping. Plus impressionnant, ils vont décider de parer cela en effectuant eux-même un kidnapping. C'est rempli d'humour. Bien sûr il s'agit d'une aventure pour enfants, donc on va être servi d'action et de situations cocasses. Je retrouve l'univers humoristique de l'autre série de Tibet : "Chick Bill". D'ailleurs certains personnages sont ressemblants : Tatave et Jojo qui ont un air à la Dog Bull. Même si j'ai découvert cela bien plus tard, je suis tombé sous le charme de cette aventure fidèle à l'esprit bon enfant que nous avait servi Tibet dans les autres aventures du club. Les personnages secondaires sont haut en couleurs : l'enfant gâté : Gontran, le riche financier, ou le majordome. Bien sûr une image de Ric Hochet dans la chambre de Gontran, la rue Uder Zozo et la rue Gogo sciny... Jeune j'avais adoré cet série et en découvrant bien plus tard cette aventure, j'ai vraiment été emballé, je suis retombé en enfance le temps d'un instant. Vraiment je la conseille à tous les amateur, à tout les amoureux de cette série!
Par godot le 19/11/2008 Tillieux : je ne connaissait que cet auteur avec Gil Jourdan, César et Ernestine ou les scénarios de Tif et Tondu. Je découvrirait plus cette auteur avec la revue "Bédésup : cas de farce majeure". Ce ne sera donc que dernièrement que j'ai mis la main sur cette album. Ainsi j'ai pu découvrir un auteur réaliste surprenant. D'accord les histoires semblent vieilles, il faut dire qu'elles ont été publiées entre 1947 -55, donc je le pardonne. Ici il y a l'aventure d'un explorateur, un cow-boy un corsaire. Ces vieille histoires sont efficaces, rempli d'aventure plus que de logique. Je ne pourrais manquer de souligner parfois les cases remplies de textes interminables pour expliquer l'avancement de l'aventure. Bravo à Deligne qui a eu l'idée de publier cela, afin que l'on découvre ou redécouvre un auteur quelque peu mis de côté alors qu'il est vraiment intéressant. Comme je l'ai dit, c'est cette univers maintenant vieillot et cette manière de narrer qui m'a été quelque peu difficile à aborder. Ces aventurier irréprochables, ces partenaires séduisante, comme offrait le cinéma dans ces années là. Même si c 'est un peu des clichés (la hors la loi Juanita Lopez, ravissante, innocente et victime d'un complot). Je souris en voyant les explications (des étiquettes fléchées) des textes de transition. Bref c'est vrai que c'est révolu, mais cela reste des repères pour cette époque.
Par godot le 19/11/2008 Il n'y a rien à dire, c'est une aventure pour les enfants. C'est classique mais efficace, les jeunes du club voient que l'on va construire à la place de leur cabane. Sans plus attendre ils vont se lancer dans des petits travaux pour récolter suffisamment d'argent afin d'acquérir ce terrain. Des situations cocasses, de la maladresse, bref je m'amuse vraiment à découvrir les aventures de ces 4 compères tant décidés à gagner de quoi acheter ce terrain. C'est bon enfant, normal dirais-je vu que c'est une aventure pour des enfants. Un bon produit du Duo Greg-Tibet, divertissant, hilarant. Un grand cru quoi Un clin d'œil à Tibet avec "l'avenue Gascard"!
Par godot le 19/11/2008 J'ai découvert cette aventure presque à sa sortie. Etant enfant c'était l'époque ou l'on va à l'école, on vit des aventures avec des copains en fondant un club. Donc cette aventure pour enfant répondait à mes envies de l'époque. Bien sûr que je l'ai trouvée génial. Ces jeunes ont une cabane pour leur club, un ami canin : Brutacroc et ici ils vont être confronté à deux mauvais garçons : Henri Néfaste et son acolyte Mulot. J'ai eu l'impression de bien reconnaitre les habitudes du duo Greg-Tibet qui œuvraient parallèlement ensemble pour la série Chick Bill. Donc le scénario est efficace et il s'emboite à merveille avec ce dessin efficace. J'aime l'humour de Greg. Certains personnages de Tibet semble tirés de CHick Bill : l'enseignante (elle ressemble à l'enseignante de Casanova Kid) Agréable les petits clins d'oeil : Degolle, Charles, Graton Jean, Pomay Teddy, Lombard Junior. Cela reste une aventure pour les jeunes et les plus jeunes principalement. Toutefois elle est efficace, humoristique, aventurière, bref comme je les aime et je ne voudrait pas qu'elle tombe dans l'oubli.
Par godot le 19/11/2008 Au début des années 90, alors que j'étais en pleine adolescence, Sœur Marie-Thérèse des Batignolles m'était présentée par mes copains comme une BD incontournable. En effet, c'est un vrai chef d'œuvre! Je trouve cela subversif! Maesters m'a épaté! De se moquer de la religion et en particulier des sœurs n'est pas nouveau, c'est surtout l'humour de Maesters qui est incontournable. Chaque petite histoire m'a épaté de part ses jeux de mots, ses vanneries, ses critiques de la religion. Jésus (le portugais) sont maris enfin le mari de toutes les sœurs, de sa rencontre avec Marie enceinte de son chômeur de mari : Joseph. Sa transformation peu orthodoxe de transformer des badoits en alcool, la voix de dieu qui l'ordonne "d'aller bouter le fils du curé (sic) hors de sa secte". Gabriel qui a eu une aventure avec une jeune fille : Marie. Tout cela est simplement incroyable, de l'humour corrosif. Aussi il faut bien regarder les cases, de l'humour est aussi là au second plan : Hitchcock, Groucho Marx, Maester, Tintin et j'en passe sinon des gags dans les slogans "brule sans bronzer" Le dessin est parfait pour ces histoires, caricaturale. Elle boit, fume de l'herbe, fais le commerce de ses charmes Des histoires incontournables, de l'humour, caustique. Je n'hésite pas un instant à qualifier cela de chef d'œuvre. Bravo Maître enfin bravo Maester !
Par godot le 19/11/2008 A mes débuts de lectures de BD, Walthéry, rimait avec Natacha. Natacha reste une série pour laquelle je n'ai jamais accroché. Est-ce le métier d'hôtesse de l'air ou les clichés machiste qu'elle porte? Je n'en sais rien. toutefois, je n'ai pas cette série. Puis, lorsque j'étais plus intéressé par la BD, j'ai vu que Walthéry pondait des histoires accrocheuses : Johanna "Une femme dans la peau" ou Rubine. Donc je jugeais négativement cet auteur. C'est donc avec ce recueil que j'ai pu suivre l'auteur. Voire ce qu'il avait créer et j'ai découvert un auteur vraiment sympathique. Je conseille, les yeux fermés, ce livre qui est pertinent. Qui retrace la vie artistique de Walthéry : Pipo, Benoit Brisefer, Jacky et Célestin.
Par godot le 19/11/2008 De Groot se lance dans une aventure d'un "chien de garde" Chuck Bones qui semble être le fils spirituel de "Tex Avery" (qui est à l'origine du style farfelu des cartoons hollywoodien.) D'accord ce style en a influencé plus d'un : "Roger Rabbit", "Tiny Toons", "Les Simpsons" etc. Soit on aime ou soit on n'aime pas. Cela tente d'être divertissant, sans toutefois être suffisamment accrocheur. L'humour avec Pamela Anderson, pardon Pamela Silicone, les extravagances des stars hollywoodienne est banal. L'humour bien lourd (Exemple : "Vous avez donc 3 minutes, 8 secondes et 6 dixième pour être ici" - 3 minutes, 8 secondes et 6 dixième plus tard...) En général, je n'ai même pas souris de ces gags, en définitive c'était assez faible, pas terrible quoi (pour rester poli)! Peut être que je reproche à De Groot de rester dans un "running gag" qu'il exploite à outrance dans sa série "Léonard" qui était certes rigolo au début (Le réveil du disciple, les blessures du disciple) mais qui est maintenant récurant et soulant. J'avais donc l'impression de lire un album de léonard. Donc il s'agissait d'une aventure exagérée, excessive qui n'emballe pas de par ses excès.
Par godot le 19/11/2008 Gillon, un véritable "dinosaure" de la BD. Je ne dis pas cela péjorativement, mais je reconnais qu'il est actif depuis vraiment longtemps (fin des années 40) dans la BD. Pourtant, je ne connais pratiquement tien de lui si ce n'était "La dernière des salles obscurs". Le prologue ne manque pas de me faire plonger dans le drame. Il est aussi accrocheur pour lire la suite de cette aventure mystérieuse, haletante, captivante. J'avais l'impression de plonger dans un univers propres au roman photo : Un drame, Valérie une veuve de 19 ans, des personnes aisées. Aussi les cases sont comme des images, des photos, figées. Pourtant la fin m'a déçue. J'avais l'impression de revivre le film "Ronin" : récupérer une mallette très bien défendue. Et à la fin on n'apprend pas ce que contient celle mallette : Quelle frustration! Ici Valérie meurt dans un accident de voiture emportant avec elle, la raison de cette cavale, de cette vie étrange. Oui, apparemment une bourgeoise innocente, candide trompée par son défunt mari qui mènera une vie pimentée "meurtre, relation homosexuelle etc". Elle aura son beau-frère qui se lancera à sa poursuite, car elle n'a pas hésité à vider le compte de son défunt mari. Le passé de cette femme refera un peu surface et je me demanderais "Qui est donc Valérie?". Une question qui n'aura pas de réponse d'ou ma frustration vis-à-vis de cette aventure.
Par godot le 19/11/2008 A prime abords je m'attendais à une aventure-détective se déroulant au USA nourrie des clichés habituelles. Peut être rondement menée, mais certainement pas innovante. Je suis allé de surprises en surprises. En découvrant la personnalité de l'héroïne, enfin de l'anti-héroïne Caroline, j'ai trouvé Tayman audacieux. Oui audacieux de me faire découvrir les faiblesse de Caroline. Ses excès d'alcool, ses aventures sexuelle désastreuse, sa vie remplie de complexe et de frustration. C'est une fille qui endosse le rôle d'un détective privé, rongé par ses dépendances. Cette enquête qui abouti sur un échec est poignant. En voyant les dessins de Taymans, j'ai tout de suite eu l'impression de lire un album de Cosey. J'ai eu une impression de voir une ressemblance nette avec "Oncle Howard est de retour" et "Greyshore Island" de la série Jonathan. Et j'ai tout de suite apporté une lecture sembalble à celle que j'avais en lisant les 2 volumes de Cosey. C'est une agréable découverte qui m'a motivé à poursuivre la lecture de cette série qui, je le pensais, allait encore me surprendre plus d'une fois. Je voulais découvrir plus encore l'intimité de Caroline. Si cette aventure m'avait emballé, je savais que de lire la suite devenait indispensable. Si je me souviens (je ne garanti pas la total exactitude) , en page 53, première case je vois Tayman photographiant sa femme et son beau-père.
Par godot le 19/11/2008 Alors que Banboo édition fête ses dix ans, j'étais persuadé de n'avoir jamais lu un de ses produits. Et bien non, j'ai tout de même lu cette histoire, donc il ne faut jamais dire jamais. Je reconnais que j'avais acheté ce volume ayant pensé que Janvier allait m'amuser. Je reconnais que je me suis bien divertis avec cette album, sans être emballé. Une jeune bande de copain complètement fous et accrocs à la musique (surtout le métal, le trash) ont composé un groupe de rock a tendance hard. Ils nous offrent leurs histoires : des références aux groupes de hardrock : AC/DC, Motorhead, Kiss, Zizi Top, Led Zepplin, Cannibal Corps etc, des références aux divers instruments, leur premiers concert "pourris", "Charles-Henri" un coincé qui veut devenir membre du groupe. Ça m'a fait sourire, malgré des dessins très simples et surtout des décors simplifiés au possible et des scénarii parfois tiré par les cheveux. C'est plus pour des enfants rebelles, des adolescents ayant un groupe de musique. Autrement c'est du même style que "Not quite dead" de Shelton Comme les "Joe Bar" sont indispensables pour les motards, Rob wel et Co conviendrait aux jeunes désireux de devenir les stars de demain. Oui ces aventures conviendraient à merveille dans un journal (maintenant un blog!) spécifique traitant du rock / Hardrock.
Par godot le 16/11/2008 Je me souviens que dans la même collection de Glénat il y a la série "Mafalda". Et oui, c'est vraiment comme Mafalda. L'aventure d'une jeune fille avec ses rêveries ses questions son interprétation du monde, mais je ressens que parfois les idées qu'elle a sont les idées d'un adulte. C'est une série qui critique et montre du doigt le monde des adultes. Mirabelle se pose des questions, elle est mise à l'écart de ses copines qui sont trop bêtes, elle a une maman divorcée et une famille qui reste hypocrite surtout lors des fêtes de fin d'année. Parfois Mirabelle déclenche des ouragan dans ses questions ou des affirmations censées être innocentes. J'adore son caractère, ses attitudes. Mémorable son amie qui argumente pour récolter de l'argent pour la Croix-rouge. Les déssins de Peultier montrent bien un univers enfantin et rêveur. Du vrai bonheur à lire cette BD d'une enfant mais qui pose des questions aux adultes.
Par godot le 16/11/2008 Lorsqu'une série est entièrement reprise par un nouvel auteur ou un duo d'auteurs c'est périlleux et difficile. Les puristes trouvent d'office que la reprise ne vaut pas la qualité des auteurs créateurs. Personnellement je reste assez confiant, toutefois une reprise de la série Achille talon représentait un grand défi. Même en étant tollérant je reste assez déçu de cette reprise. Je trouve que l'univers d'Achille Talon est facile à être dessiné par un autre dessinateur (d'ailleurs nombreux sont ceux qui ont repris cette série au dessin avec des scénarios de Greg), mais le scénario est vraiment personnelle. Il ne suffit pas d'être verbeux, c'est bien plus pertinent que cela. Widenlocher se débrouille assez bien dans le dessin. Je trouve parfois excessif et déplacé de mettre des mises en scènes exagérées (Talon qui pleur avec un poisson qui nage dans cette cascade de pleurs) qui convienne à certaines de ses séries (Coyote Bill) mais pas tellement à l'univers de Talon. Brett a essayé de "pondre" du Greg et c'est assez décevant.
Par godot le 16/11/2008 Je reste très partagé sur cette série. Je me souviens l'avoir remarquée lors de ma découverte de Fluide Glacial. Le dessin m'avait assez plu, mais l'univers "motard" ne m'interpellait pas vraiment. Les scénarii sont humoristiques. Cette idée de motard, de liberté, de clan, de "Jack Daniels" d'argot, d'Harley Davidson et de filles bien montées avec un sacré châssis, ne m'a pas trop emballé. C'est un peu l'idée d'une BD cool, rigolote, un peu provocante qui m'a bien fait rire. Les références sont aussi assez sympathique : Tintin, Ghost Busters, Batman, Alf ... C'était dans l'air du temps. aussi sympa pour l'adolescent que j'étais ces allusions à la drogue, a l'alcool et au sexe. Le petit Kévin reste soulant, avec des attitudes pénibles. C'est plus son père que j'ai trouvé poilant. Parfois les scènes secondaires sont assez bien mise en scène : je me rappelle le chat poursuivit par un chien qui tire un caddie avec un enfant dessus et sa maman qui court après! Dommage que sa mère n'aie qu'un rôle de faire-valoir. Une anecdote : Le nom Kévin m'a déplu. Il faut dire qu'à l'époque de sa parution et de ma lecture (1993) c'était la mode d'appeler ses enfants Kévin et j'avais droit à cette "kevinmania" de l'acteur Kevin Costner. Je reconnais que cette remarque peut parait tirée par les cheveux, toutefois, j'ai toujours mal à lire ce nom encore maintenant. En définitive, c'est assez divertissant, marrant sans toutefois être indispensable.
Par godot le 05/11/2008 Les éloges ne manquent pas !
On la compare à Reiser, On la compare simplement à Anaïs Nin (Il y a eu la publication de ses journaux intimes, c'est une référence de la littérature érotique) J'avais adoré son premier récit, les confessions impudiques. Là je suis fortement déçu de ce deuxième volume. Je trouve que c'est de l'opportunisme, elle tire le meilleur parti de son succès et nous offre un volume décevant à mon goût : Racoleur "les explorateurs" elle décide d'utiliser des légumes pour assouvir ses pulsions. Les morales et les situations de discussion ou d'états d'âme d'Aurélia sont superflues. Elle meuble le récit avec son dialogue avec le voisin Yamada. Là je trouve que c'est comme un film porno, je m'emmerde après 5 minutes. Sympa la photo sur la dernière page. |
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