Les avis postés par fleur
Par fleur le 12/06/2009 Histoire d'amour, de lutte pour survivre, de jalousie, de pouvoirs spirituel et sociétal... des thèmes éternels mais transposés dans un monde préhistorique ou le monde humain est en symbiose avec le monde animal. Peu de mots mais la puissance des dessins est extraordinaire! teintes de cendres et d'argile, lumières et ombres, sauvagerie animale... C'est d'une beauté terriblement émouvante! J'ai adoré!
Par fleur le 29/03/2009 Comme j'ai lu les 2 tomes à la suite, c'est plutôt un avis sur la série que sur le tome 1. Le dessin est plutôt soigné, et le thème, l'héroïc-aventure d'une jeune princesse pseudo indienne contrainte de se frotter aux "Intouchables" est alléchant. C'est moins subtil que ce qu'on m'avait dit, mais ça reste plutôt sympathique: L'aventure est pêchue et bien construite, les dessins dynamiques avec une bonne mise en couleur (sauf quelques vignettes où on sent bien que le dessinateur avait un coup de fatigue), et les réflexions sur le rapport entre la beauté physique et la place sociale sont intéressantes... Des petits clins d'oeil à Dark Crystal, je pense, : l'aspect physique du jeune couple et les montures aux longues pattes... Un peu convenu pour un adulte, mais plébicité par des enfants de 9 - 10 ans!
Par fleur le 01/03/2009 C'est un album très déroutant... L'auteur y bouscule un peu les codes courants d'expression en BD: même police d'écriture aux majuscules alambiquées pour des récitatifs documentaires ou des citations poétiques que pour les dialogues émaillés de mots tsiganes ou allemands, coiffés d'une ou deux astérisques... un dessin parfois très réaliste, parfois en compositions symboliques Toutes les scènes de la vie des manouches dégagent une vitalité extraordinaire! et aussi un témoignage accablant: C'est l'administration française qui a interné les Tsiganes et les sans abri à cette époque, avec l'approbation d'une bonne partie de la population locale, pas l'occupant allemand. Les Manouches resteront même en camp de concentration trop longtemps après que la guerre soit terminée... Un témoignage à saisir: il n'y a pas tant d'écrits sur l'histoire des Tsiganes!
Par fleur le 08/02/2009 Une histoire d'amour toute simple qui se poursuit, amour entre jeune fille et jeune homme, entre femme et homme mûrs, entre mère et fille... Histoire vue côté femmes, côté ancré à la terre, au foyer, dans l'attente... au rythme des saisons, des caresses de papillons sur les fleurs, du mouvement des étoiles dans le ciel, du coeur qui bat pour celui qui est loin... C'est très lent, d'une indéniable délicatesse graphique, et d'un érotisme pudique: à mille lieux de notre vécu occidental!
Par fleur le 21/11/2008 Les albums de Stassen, faut prendre le temps, parce qu'il ne braque pas ses projecteurs sur le spectaculaire: son regard interroge les oubliés, le "pas évident". Je suis extrêmement sensible à l'épaisseur, voire la lourdeur, la lenteur, des dessins de Stassen et aux couleurs toujours parfaitement en phase avec le propos... Il exprime avec un talent et une délicatesse extraordinaires la folie générée par une guerre (incompréhensible pour moi... et merci à lui pour tenter de faire comprendre...ne serait-ce qu'un peu), folie d'autant plus douloureuse qu'elle habite des enfants et chacun d'entre eux a sa manière différente de l'exprimer. S'y mêlent les vieilles rancoeurs issues du colonialisme qui compliquent les relations humaines entre les acteurs de l'humanitaire et les "assistés"... Un petit bijou cet album! C'est en même temps d'une grande finesse et d'une violence d'autant plus terrible qu'elle n'est pas exprimée frontalement... On la ressent tout au long de l'album et il y a peu de scènes d'action: c'est comme un crescendo de blessures, de frustrations, de doutes, d'incompréhension, de fantasmes détruits... de tout ce qui génère les explosions de violence. Excellent! Mais c'est dur: moi je l'ai lu en plusieurs fois...
Par fleur le 10/11/2008 Extraits sur 4ème de couverture: "Parce qu'il aime autant jongler avec les images qu'avec les mots, Alexandro Jodorovsky a proposé un jeu à son ami François Boucq [...] Notre romancier écrirait des dizaines de courtes fables, aphorismes, maximes, contes [...] Et dans ce flot continu, François Boucq puiserait une quarantaine de textes à illustrer, prolonger, commenter, mettre en scène.[...] Ce n'est pas une bande dessinée. Mais il y a quelques trésors à savourer de ce petit livre.
Par fleur le 07/10/2008 Je n'ai jamais mis la note maximum, mais là... Cet album est, pour moi, un chef d'oeuvre: c'est tellement bien raconté, dessiné, exprimé! On se sent perdu au milieu de l'océan, le temps qui passe a un poids, une densité que, personnellement, je ne vis plus très souvent: plus le temps de l'ennui... plus assez de temps pour imaginer. On croirait entendre le bruit des vagues, les cris des oiseaux que traîne le bateau, on croirait sentir l'odeur de la pêche, on vit au rythme du bruit sourd, qui fait naître dans la tête des myriades d'images inattendues, poétiques, drôles... Cette histoire est aussi un merveilleux hommage à ceux à qui il faut un courage exceptionnel pour affronter le regard des autres!
Par fleur le 12/08/2008 Excellente initiative éditoriale qui, en plus de raconter une chouette nouvelle aventure d'un héros que j'adore, dans un contexte en lui-même aventureux (Le Nouveau Monde au XVIIIe xiècle), témoigne par un supplément simple mais très bien fait, de la manière de travailler de Patrice Pellerin. Je cite:"Tout cela peut paraître une démarche d'une minutie excessive ou maladive, mais moi, je trouve ça plutôt rigolo, justement parce qu'en BD je peux le faire. Au cinéma, il y a toujours une impossibilité financière, ou bien c'est impossible de tourner sur place, les lieux ne sont plus d'époque... Nous, auteurs de BD, on le peut. Alors pourquoi s'en priver! C'est juste une question de temps et de plaisir." Merci de prendre le temps, et de nous transmettre le plaisir...
Par fleur le 24/05/2008 Je ne pourrais dire si le 3 est plus ou moins quelque chose que les autres puisque j'ai relu les 2 premiers avant de le lire et qu'il n'y a pas vraiment de ruptures entre les différents tomes. Moi ce que j'aime dans cette série c'est le personnage d'Ombeline: une figure extraordinairement attachante: elle a beau se prendre des grands coup de claque dans la g..., elle s'obstine à la fidélité en amour pour sa mère défunte, à sa fidélité en amitié aussi, à aimer malgré eux les autres qui ne l'aiment pas ou plus, et à le prouver par ses actes: c'est pas une fille, c'est un coeur à l'état pur, merveilleusement mis en valeur par ce rose fushia qui au cours de sa traversée des trois albums dans cet univers sombre et glauque, au fur et à mesure de ses deuils, passe au rouge orangé un peu terni... J'aime aussi ce vieux rêve de voler, même s'il est porté par un personnage sans scrupule qui revendique le but d'en tirer profit, l'attachement aux oiseaux transmis à la petiote m'est sympathique. C'est une histoire tout à fait originale, pleine de vitalité et de sensibilté! Pas facile de faire évoluer la personnalité d'un héros en fonction des épreuves qu'il traverse ... ... et les dessins sont magnifiques!
Par fleur le 11/11/2007 C'est vraiment un excellent moment de lecture. Je le trouve encore meilleur que Vohounah! Choisir comme héros de la préhistoire un homme dont la valeur ne réside pas dans la puissance physique est vraiment original et montre combien l'auteur tient à valoriser les compétences intellectuelles et artisanales de ces hommes de Néandertal... on s'attache déjà à ce héros qui va relever un défi qui semble inaccessible à un handicapé moteur! En plus, ce n'est pas seulement un album de présentation, c'est un début d'aventure et il se passe déjà plein de trucs. C'est bien raconté, bien dessiné, avec de la pêche et de l'émotion... Que du bonheur! (je ne suis pas assez compétente pour me prononcer sur la crédibilité historique... mais Emmanuel Roudier semble avoir vraiment travaillé sur le sujet!)
Par fleur le 27/08/2007 Moi je l'aime bien cette série! Je trouve la chronique trop sévère avec une histoire bien ficelée, énergique et qui accroche bien. On fait pas dans les jeux de lumière flashies et les plans spectaculaires mais Léa Valmont, l'héroïne a des qualités et des défauts sympathiques, et l'intrigue enchevêtrée dans les rapports entre medias, hautes sphères politiques et milieux mafieux dans notre société est épicée d'un zeste d'histoire personnelle et familiale peu ordinaire. Par contre je n'aime pas les couleurs, comme quoi...
Par fleur le 16/08/2007 Quand Hugo est couché, sa maman lui lit une histoire. Mais un soir, alors qu’Hugo, endormi, rêve de moutons qui sautent joyeusement par-dessus une barrière, une méchante bête qui ressemble fort à un loup, sort du livre de maman, attrape les moutons du rêve et les avale ! Il est peu probable que des petits enfants connaissent l’expression « compter les moutons » pour s’endormir mais cela ne rend pas l’histoire inaccessible. Comme Petit poilu (même collection), si on accompagne l’enfant dès 3 ans pour lui montrer l’ordre de lecture des vignettes en parlant de ce qu’on y voit, pouvoir « lire » seul une histoire en BD peut s’acquérir assez rapidement. Que l’adulte ne se contente pas de feuilleter : l’absence d’écrit ne signifie pas que l’histoire est simplette et on goutte d’autant mieux les épisodes qu’on prête plus attention aux détails des dessins… Hugo a des chouettes parents et de gentils camarades d’école et finalement, le vilain méchant n’est pas si méchant que ça et cette histoire « fait même pas peur » ou alors pas longtemps ! Les dessins tout en rondeurs sont pleins de vitalité et les couleurs expressives. Je crois que l’album peut plaire à des petiots.
Par fleur le 25/05/2007 Comme je n'ai pas pensé à noter mon avis précédent, je suppose que la moyenne a été donnée automatiquement... et comme on ne peut plus modifier et que c'est vraiment une belle oeuvre, je poste juste pour mettre la note maximum en espérant un nombre de petites boules jaunes plus proche de mon avis...
Par fleur le 25/05/2007 C'est l'histoire d'un homme qui naît littéralement parlant, en même temps que le cinéma, dans une salle de projection publique à Paris, en 1892. Mais même si, en s'intéressant à l'homme, on approche l'histoire du cinéma, le plus important, comme dans la plupart des histoires de Denis Lapière, c'est l'histoire d'un homme et de ses passions: presque un siècle de vie, de morts, d'amour, dans un contexte historique tourmenté... ça forge une personnalité! Le dessin réaliste de Gillon est tellement précis qu'on dirait parfois des documents d'époque, s'il n'y avait ses choix de couleurs et la lumière ... (par exemple, on voit Chaplin en noir et blanc draguer une beauté vêtue de jaune serin... j'adore!) L'histoire n'est pas particulièrement palpitante... mais si l'objectif était de transformer l'envie qu'on a de claquer le vieil acariatre, en respect et indulgence... c'est réussi
Par fleur le 01/05/2007 Aventure palpitante contée par un maître du genre... et j'adore le dessin de Stalner ... ... sans compter que l'histoire prend sa source dans une complicité de combat pour un idéal républicain... traverse les tourmentes du XXème siècle, guerre d'Espagne, 2ème guerre mondiale,.. et vient bouleverser le présent d'un héros fort sympathique engagé dans l'humanitaire! Tout pour me séduire! ... juste un petit reproche: les infos sur l'histoire et les buts du Cercle de Minsk sont vraiment distillées au compte-gouttes et chaque fois qu'on en apprend un peu plus, c'est interrompu par les "méchants" un peu trop rapidement à mon goût... Je ne sais pas en combien d'albums la série est prévue, mais pour le moment, aucun risque de s'ennuyer! C'est le genre de série où il se passe tellement de choses dans chacun des album qu'on est obligé de relire depuis le premier tome pour comprendre le dernier paru.
Par fleur le 19/04/2007 Ce n’est pas vraiment une BD : C’est un album né d’un travail pluridisciplinaire dans un collège, d’un partenariat entre des enseignants, un éditeur et des artistes qui voulaient contribuer à mettre en lumière la culture d’un peuple peu connu, les Innus, autochtones du Canada : une culture écrasée par l’histoire coloniale, comme les cultures de traditions orales l’ont souvent été. L’album est composé de chapitres mettant en parallèle un sujet traité et son illustration : Les textes explicatifs se mêlent aux extraits de rapports officiels et si le verbe est froid, l’illustration, en BD ou en composition unique de chacun des thèmes est souvent émouvante… Personnellement, j’ai beaucoup aimé cet album, d’une part parce que je ne connaissais pas grand chose de ce peuple, d’autre part, parce que certains dessins ont une force impressionnante ! Deux dessins en particulier m’ont collé le frisson ! Celui de Baudouin (auteur que je ne connais pas) qui illustre le chapitre « Où la violence est le résultat d’une oppression » et celui de Boucq, sur les jeunes déchirés entre des valeurs et des croyances, pas vraiment compatibles : celles véhiculées par la télévision et celles de leur culture ancestrale… … mais d’autres sont superbes dont ceux d’artistes innus…
Par fleur le 30/03/2007 1986, un témoignage télévisé d'une vieille dame qui ne retrouve pas son fils parmi les corps des prisonniers rapatriés d'Indochine... l'émission suscite des réactions dont celle d'un journaliste qui va enquêter sur la disparition de cet ancien résistant, engagé en Indochine après la guerre... puis rallié à une autre résistance d'un peuple contre l'occupant... L'histoire est passionnante car elle évoque des faits que l'histoire officielle élude consciencieusement... ...car elle évoque avec talent, la difficulté d'agir en accord avec ses convictions dans des contextes historiques conflictuels et aussi, combien, même avec des convictions fortes, on peut se faire exploiter à des fins politiques... mais elle est aussi attachante par la vérité sympathique sans être héroïque des personnages créés par les auteurs. ... et c'est bien raconté... et c'est magnifiquement dessiné avec autant de soin sur les physionomies que sur les décors. Les couleurs sont franches ou d'une délicatesse asiatique ... selon le contexte. ... et ce superbe poème d'Aragon chanté par Ferrat: "Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange..." Une très belle oeuvre!
Par fleur le 05/03/2007 Deux personnes fréquentent en visiteurs les mêmes enterrements ... l'homme interpelle notre narrateur d'une remarque complice qu'il ne comprend pas... un suspens s'installe... et dure un certain temps avant qu'on ait une idée du sujet réel du roman... ... l'auteur fait monter l'angoisse qui suit progressivement les révélations et la perturbation mentale du héros (narrateur): le lecteur finit, comme le héros, par douter de tout et de tous, même des êtres proches, connus depuis des années... et on arrive à un dénouement assez inattendu! C'est vraiment bien raconté et j'aime toujours autant le traitement graphique de De Metter! rien que la couverture: le contraste entre l'idée de cadeau et la la tronche du mec posée sur un décors glauque avec un graffiti délicat... ...les émotions sur les visages en gros plans, un contre-jour sur une scène intimiste, un duo de désespoir alcoolisé... J'ai vraiment beaucoup aimé!
Par fleur le 19/02/2007 Petit polar sans violence, plein d'humour, très bien ficelé, plein de rebondissements inattendus, avec des personnages hauts en couleurs... et magnifiquement dessiné par Emmanuel Lepage ... en noir et blanc, avec au scénario une spécialiste de la couleur! Etonnant non?... Que du bonheur!
Par fleur le 11/01/2007 C'est un bon petit polar avec un scénar bien ficelé. Certains qualifient le dessin d'un peu trop classique; personnellement je trouve qu'il y a sans doute eu pas mal de recherche de la part des auteurs sur le contexte: architecture, vêtements, organisation administrative, sociale, politique... Manque juste une ambiance crédible, ce quelque chose d'indéfinissable qui entraine le lecteur dans un autre monde: pas facile de ressentir, de penser comme ceux de cette époque et de ce lieu...
Par fleur le 29/12/2006 Histoire en quatre saisons, histoire de haines et de mépris, de tendresses et d’amours… Univers glauque des marais où tout pourrit, la pierre, l'argent, les gens… enfin, pas tous, heureusement. Même si je ne suis pas fan du style de dessin, je trouve qu’il colle bien au roman: les traits sont durs et les couleurs sont violentes…J’ai beaucoup aimé.
Par fleur le 25/11/2006 C'est l'histoire d'un môme amateur de poésie: il aime observer les oiseaux, il dit par coeur avec bonheur un poème de Beaudelaire... Manque de bol, ça se passe sous l'occupation, pendant la deuxième guerre mondiale, re-manque de bol, il est juif, re-re-manque de bol, il vit hors de sa famille en pleine zone occupée... Je n'aurais sans doute pas acheté cet album sans l'avis très favorable de mon libraire... Le dessin est un peu rude , les lignes épaisses et je n'aime pas les couleurs! Pourtant j'étais attirée par l'image de couverture... ... En fait, c'est un très bon album: si le thème de départ semble un peu misérabiliste, les auteurs ne se complaisent pas dans la noirceur, l'aventure est bien contée et on y vit des petits bonheurs émouvants. Les scènes contemplatives alternent avec les scènes d'actions, et les rencontres humaines sont traitées avec une grande sensibilité: rencontres avec des personnages hors du commun ou avec la bêtise ambiante... J'ai beaucoup aimé!
Par fleur le 21/10/2006 Le vieux Ben est paralysé et il est riche. Mais c'est son 90ème anniversaire et toute la famille sera là... Une de ces terribles fresques humaines dont Will Eisner a le secret! Mais comment fait-il pour peindre les bassesses humaines ordinaires tout en laissant transparaître une indulgence ou même une tendresse pour ces gens? On est loin des univers manichéens qui rassurent et amusent... Et comment il casse les codes graphiques pour servir au mieux son propos! Quel talent!
Par fleur le 04/05/2006 (Je ne résume pas, c'est fort bien fait plus haut.) Curieusement, le héros n'est pas particulièrement sympathique: un peu trop mièvre et moralisateur à mon goût, il subit plus qu'il n'agit, bien qu'il ait eu ce courage d'entrer dans un bagne où les crapules sont aussi bien les pensionnaires que leurs geôliers... Son frère, même si les valeurs qui commandent ses actes sont discutables, est plus charismatique! Aventure sombre, violente, passionnante, et si bien racontée que je n'a pas envie de chercher à distinguer les mérites du scénariste ou ceux du dessinateur. A mon avis, cette oeuvre, même si elle a plus de 15 ans, mérite d'être (re)découverte.
Par fleur le 27/04/2006 Une histoire émouvante de gens (presque) comme les autres si ce n'est qu'il n'y aurait pas d'histoire si cela ne se passait pas à cet endroit et à cette époque: la Roumanie sous le poids de la dictature et les évènements qui généreront tant d'espoirs... Je n'ai jamais beaucoup aimé les cours d'histoire à l'école: mais j'adore ces oeuvres, BD ou autres qui, au travers des petites histoires humaines, vous en apprennent un peu sur l'histoire avec un grand H... ... c'est parfaitement orchestré par Giroud et les dessins de Lax sont en harmonie.
Par fleur le 18/12/2005 Voilà une série dont on regrette qu'il n'y ait eu que 2 tomes... Chaque album est une histoire complète qui se situe à la fin du 19ème siècle (1885 exactement pour le premier) dans un Paris qui a une "gueule" de village. Les 2 héros sont des gamins des faubourgs au parler gouailleur, qui se débrouillent pour survivre avec des petits boulots,... et qui côtoient la "haute" en chantant du Mozart à l'Opéra: pas communs les scénars! Deux aventures pleines d'humanité, de violence et de tendresse... La première commence avec l'assassinat d'un député à l'opéra, l'autre par l'évasion d'un criminel ancien clown, et l'enlèvement du père alcoolique d'un des gamins... Ils sont classés comme albums jeunesse... faut pas s'y fier: même si les visage manquent un peu d'expression à mon avis, les dessins sont soignés et c'est fort agréable à lire même (et surtout) pour les adultes...
Par fleur le 11/05/2005 Timothy Hole est un jeune publicitaire qui compte bien faire du dernier contrat qu'il vient de décrocher le plus gros coup de sa carrière. Mais il s'aperçoit que quelqu'un le suit et cherche à le tuer...
Avec sa subtilité très particulière, Alan Moore nous fait vivre à rebours les infimes trahisons qui jalonnent le temps d'une existence, bien qu'il m'ait été un peu difficile de m'adapter aux choix graphiques d'Oscar Zarate: choix dictés (entre autres) par le découpage peu classique sur le plan chronologique... ... du très bon Alan Moore! |
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