Les avis postés par edgarmint
Par edgarmint le 23/03/2008 Ceux qui ont apprécié Le cadavre et le sofa ne devraient pas être déstabilisés. Juste que la recette a été poussée encore plus profondément dans les méandres torturés de l’esprit du sieur Sandoval. Plus onirique, plus en symboles. L’histoire de façade mettant en scène amour et haine dans l’univers musical du métal cache en réalité une figuration plus prompte à attirer du gothique. Il y a un décalage amusant, si l’on peut s’exprimer ainsi sur cet album plutôt noir, entre la futilité apparente du premier degré de lecture et le drame qui se joue en toile de fond. C'est bien ce point qui pourrait rebuter certains lecteurs. Le dessin de Sandoval se démarque de la production classique, avec un je ne sais quoi de Templesmith dans cette mise sur planche de l’horrifique. La mise en couleur est à l’avenant, tout en nuances et variée, au service d’une atmosphère qui résonne comme un air à la frontière de l’opéra et de la tragédie et règne en maître dans l’air de Nocturno.
Par edgarmint le 06/03/2008 Jouant des codes de la bande dessinée, optimisant son langage, la démarche de l'auteur y est encore plus poussée que dans "La station". Traite de la question humaine avec encore plus d'acuité. Comment parler de cette BD sans en livrer la clé... Guère possible, surtout quand l'absurde est repoussé dans ses derniers retranchements et que le nihilisme n'est pas loin.
Par edgarmint le 06/03/2008 Huis clos étouffant dans l'immensité d'une gare et de ses dépendances. La personne humaine y est plus pantin qu'acteur, mais l'ensemble pourrait aisément être transposé dans le cadre d'une pièce de théatre. Les dialogues y sont savoureux. Absurde, noir, voire un rien nihilisme, mais non dénué d'esprit et de questionnement sur la condition humaine. La construction de cet album est d'une remarquable intelligence.
Par edgarmint le 06/03/2008 Contenant 4 histoires dont 3 courtes avec pour seul lien le caractère autobiographique porté sur la jeunesse de son auguste auteur. Le dernier récit, intitulé Le val des ânes, est plus développé et se fait à la fois chronique d'une enfance passée à la campagne, chronique du pouvoir de l'aîné sur ses frères et par certains côtés, chronique de la cruauté entre enfants. Le tout raconté avec le recul de l'âge qui permet tendresse et amusement, très sympa à lire.
Par edgarmint le 21/11/2006 sacré PHILIG, il m'a volé la vedette sur cet opus de Bouzard !!! Bon, pour compléter un peu, une BD à la madeleine Proustienne : - les effluves de chipo et de Kronenbourg (le pack de 24), - les lendemains difficiles, - la tondeuse ou le retour aux joies simples (un peu comme le retour à la terre quoi...), - la remise en question en se confrontant aux meilleurs, - l'historique de l'expression "déposer le cerveau", - "je vais boire 1 coup avec les copains et je reviens ..." Enfin bref, tout ce qu'on aime. Tout pareil, mais avec les Wampas - TOUT A FOND - et une spéciale dédicace à l'altier Ramon...
Par edgarmint le 15/11/2006 5ème opus de la collection "paroles de ...", "paroles de tox" est le premier édité par futuropolis (actuellement gage de qualité) et à mon avis le plus abouti. Les récits sont vraiment poussés et particulièrement crédibles/durs. En effet; à la lecture de ces histoires courtes, on sent ces descentes aux enfers sans retour possible - ou exceptionnellement. Ici pas de fleurs bleues, juste des récits sans concessions, tant du côté du massacre de la vie que du côté des plaisirs, courts et objet d'une quête répétitive et sans fin, obtenus. L'ensemble est égal et de haute qualité, tant niveau narration - c'en est un plaisir - que niveau dessin.
Par edgarmint le 15/11/2006 Tout d'abord, très bel objet BD : superbe couverture, papier de grande qualité. Seule petite inquiétude : ces couvertures dont les tranches sont tranchées au sens propre du terme vont-elles bien vieillir... Le dessin au crayon de bois fait penser à des esquisses et personnalise l'ensemble (il y a un côté proche du trait de N. Maslov). C'est un récit vécu, l'histoire est assez bien narrée : il s'agit de la fuite d'une femme et de sa petite fille juives du nazisme à la fin de la 2ème guerre mondiale et de la rencontre, non moins plaisante, avec l'avancée communiste... Cette première BD, dont l'auteur n'est autre que la petite fille est intéressante, particulièrement pour sa vision de l'époque, de la clandestinité, du rapport au divin et le recul face aux événements.
Par edgarmint le 15/11/2006 J'ai donc lu cet album le W.E. dernier. Premier constat, je vais avoir un regard biaisé dans le sens où si l'on excepte la "déroute" finale, ce fût pour moi comme une madeleine "proustienne", je m'explique, l'ambiance dans laquelle flotte le scénario ne m'est pas particulièrement inconnue. Une mini-ville aux confins du sordide, peuplée de congénitaux aux indicibles, mais multiples, symptomes de malformation génétique. Une mini-ville hantée par le chômage, l'échec, la désertion, la fermeture des petits commerces... Cela au travers du regard de jeunes qui se sentent, se croient, hors norme, tellement installés dans leurs certitudes, leur supériorité supposée... au point de pousser le mal-être aux limites de tendances suicidaires. Nous suivons donc les pérégrinations de ce groupe et tout y est : fascination pour le mystérieux (mystérieuse dans le cas présent) étranger (dans le sens, n'est pas née au village), attente réelle mais dissimulée de la saturday night fewer, la glauque (quel euphémisme) après-midi du dimanche et surtout, l'ennui quotidien qui rôde. Il faut tuer l'ennui. Pour ce faire, ce sympathique groupuscule de jeunes glande hors du contact avec la norme à la recherche de sensations. Et là, l'auteur connait ses classiques : arrêt de bus en béton tagué perdu dans la nature, bâtiments désaffectés ou dans un état apparenté (avec des "s" car ce n'est pas ce qui manque), sous un pont... Le tout est agréablement narré avec rythme, si l'on excepte les quelques passages du poid lourd nocturne dont je n'ai pas bien saisi, je l'admets, l'utilité (quelques pages sur un gros bloc comme celui là, qu'est-ce). Autre petit bémol, comme pour le récent "la perdida" de J. Abel, je ne vois pas de nécessité de l'escalade finale, en trop pour moi, alors que l'ensemble se suffisait à lui-même par son incroyable approche d'une certaine réalité. Mais ne restons pas sur ces bémols. C'est pour moi l'un des très grands albums de l'année. J'ai eu un intense plaisir à le lire, il m'a sorti de ma torpeur dominicale. EXCELLENT
Par edgarmint le 05/11/2006 !!! IMPRESSIONANT !!! Un Tardi reste un Tardi !!! Phrase qui ne veut pas dire grand chose et pourtant... Ce dessin N/B, ce trait unique, ce décor parisien et surtout, ces "gueules" pas croyables. Mais aussi, comment transformer un fait divers relativement banal en une formidable BD. Avec Siniac, Tardi atteind là une narration hors norme. Ils nous promènent avec humour, clins d'oeil et poésie dans leur monde composé d'une galerie de personnages hauts en couleurs. C'est un fait de constater que c'est l'un des tous meilleurs polars de Tardi (qui suis-je pour juger, mais j'ai trouvé là la quintessence de ce qui fait son oeuvre : tout est dans les détails savamments orchestrés pour donner un ensemble d'un tel niveau. !!! IMPRESSIONANT !!!
Par edgarmint le 05/11/2006 Quelle qualité graphique !!! la technique de la peinture employée par Rosinski est parfaitement maîtrisée, fonctionne à merveille et s'accorde avec pertinence au scénario. 2 tomes et 2 réussites pour une grande histoire : celle d'une vengenance mêlant art, Paris, pirates et machiavélisme...
Par edgarmint le 05/11/2006 Bon je sais que ça a des relents de lobbying pour cette série, mais ... Ambiance "romans noirs américains", comme pour "welcome to hope" par Marie et Vanders, je retrouve une atmosphére propre aux romans de Jim Thompson à la narration efficace. On sent cette chaleur qui étouffe à chaque page, à cet effet, la colorisation est exceptionnelle. La misère humaine est omniprésente et suinte dans chaque regard, dans chaque parole des protagonistes, dont pas un ne rattrape l'autre. Ces 2 tomes sont une réussite.
Par edgarmint le 05/11/2006 Introspection par la narratrice/auteur sur la période de sa jeunesse qui voit l'évolution de son sentiment homosexuel parfaitement assumé, avec en parallèle le décryptage de la double vie de son père. On ressent très bien la progression qu'elle a, au fur et à mesure de la lecture du livre, dans ses sentiments envers ce père tant déprécié au début de l'ouvrage. Le dessin (N/B) est lui assez proche des comics américains d'introspection, quoiqu'un peu plus chiadé... Bien écrit et amené, il s'agit d'un beau Bouquin.
Par edgarmint le 05/11/2006 Lu dernièrement "dix de der" et j'en ressors avec une impression mitigée. Je m'explique, tout d'abord, je n'ai pas retrouvé ce qui, pour moi, créait cette atmosphère si particulière propre à certains Comès (silence, la belette, ...). Je pense que ce qui joue en ce sens, c'est le côté discussion de comptoir de nos protagonistes, qui est, je le pense néfaste à l'ambiance. Je pense préfèrer le côté austère de Comès qui me permet de m'immerger complètement dans l'atmosphère de la BD. Le dessin est lui dans la veine de ce que fait usuellement Comès et donc agréable. Une lecture agréable, mais qui ne restera pas un souvenir impérissable pour moi.
Par edgarmint le 23/10/2006 J'ai bien apprécié cette BD d'ambiance, à mi-chemin entre le rêve et le cauchemard. Amateur du monde d'H.P. Lovecraft, j'ai retrouvé à la lecture de ce premier opus cette angoissante montée de la PEUR... Amateur des films de D. Lynch, j'ai retrouvé ce sens des détails en apparence insignifiants... il est aisé de se perdre dans ce dessin basé sur de grandes lignes noires à la fois organisées et anarchiques. Un bien agréable moment de lecture.
Par edgarmint le 23/10/2006 Lu ce W.E. C'est une BD d'atmosphère. Je me suis laissé porter par ce graphisme si particulier. Le scénario, quel scénario ? aurais-je envie de dire, non qu'il n'y en ait pas, mais plutôt la sensation qu'il ne soit là que prétexte à permettre à l'ambiance de pénétrer le lecteur. Pour ma part, j'ai apprécié, mais je peux comprendre ceux qui n'entrent pas dans ce "trip". Concernant le dessin si particulier évoqué par d'autres, je ne sais qu'en penser. Personnellement j'ai accroché. Justement, ces erreurs (en sont-elles) de proportions, cette sensation que les personnages flottent dans les cases, ces regards qui se perdent et cette apparente attitude statique des personnages ajoutent à mon sens à l'étrangeté. J'avais ressenti des choses similaires à la lecture de "Freaks agency" de F. Baranger.
Par edgarmint le 23/10/2006 Je viens de lire la réedition de "Pussey" : excellente diatribe sur le monde de la BD, notre monde quoi. Une vision de ce milieu moins chiadée que le plus récent "Wimbledon green" de Seth. ça sent plus la matière adipeuse sur le visage. Mais c'est très drôle et particulièrement bien vu. Je conseille aux malades mentaux touchés par le phénomène BD : une vision outre atlantique du phénomène...
Par edgarmint le 23/10/2006 Peut-être en attendais-je trop du nouveau Davodeau... BD historique ? question de point de vue. Si en lisant cette BD j'ai trouvé des moments forts en émotions, presque cinématographiques concernant la relecture du poème par P'tit Zef. Il y a cependant un détail qui m'a bloqué pendant toute la lecture : la sensation que les traits psychologiques des personnages sont trop marqués dans un sens comme dans l'autre..., un petit manque de nuance. Le dessin est lui parfait. Il n'en reste pas moins une très belle BD. Le dossier joint en fin est particulièrement intéressant.
Par edgarmint le 23/10/2006 Agréable lecture, scénario (ou histoire devrais-je dire) bien sympa narrant le décalage des mondes et la naïve idée de l'intégration facile, de l'acceptation de l'autre. Juste une petite déception concernant la dernière partie : je ne voyais pas une fin si "extrème", était-ce une réelle nécessité ? Je me pose la question. Il en demeure un livre de presque 300 pages d'excellente qualité. Le dessin correspond parfaitement à l'ambiance voulue, j'ai eu une petite pensée pour le trait de craig Thompson...
Par edgarmint le 12/10/2006 Acheté par hasard ce matin suite à un feuilletage rapide... Après lecture, pas terrible - terrible. Une histoire pas très claire d'abus sexuel d'une enfant... Là, le dessin naîf ne colle pas à la dureté souhaitée du scénario. le décalage est constant. En plus ce scénario n'a rien d'extraordinaire et ne réserve aucune surprise. Je trouve qu'il y a dans cette collection édité par paquet beaucoup de déchet, ce qui est regrettable pour le beau format de ses BD.
Par edgarmint le 25/09/2006 ATTENTION !!! Si j'ai eu une inquiétude en lisant en preview dans Bodoï la première partie du "peuple des endormis". Je ne retrouvais peut-être pas ce que j'attendais d'un Tronchet. Je viens de relire l'ensemble et j'en ressors tout content. Il ne faut pas, à mon avis, s'en tenir à ce que pourrait laisser présager un premier tier assez sombre il est vrai. Il s'agit juste d'une mise en place d'une époque et de personnages. Les deux autres tiers nécessitent cette mise en bouche. On y retrouve notre Tronchet dans ce qu'il a de meilleur : humour (mesquineries du quotidien), tendresse (un enfant sans attache qui se laisse porter par les évènements) et grandeur relative (comme dit Tronchet un des personnages est "une espèce de Raymond Calbuth du XVIIème siècle). Après "ma vie en l'air" qui me laissa plus ou moins sur ma faim... Je pense que les amateurs de Tronchet auraient tort de rester sur l'impression que peuvent laisser les premières pages... La suite est excellente et cette BD pourrait bien être une des bonnes surprises de l'année, un peu comme le fût "Là-bas" il n'y a pas si longtemps. La cloche du gouverneur peut donc sonner DOONG DOONG DOONG
Par edgarmint le 25/09/2006 Il semble s'instaurer une constante : la narration de G. Mardon est exceptionnelle. Une manière bien à lui d'amener les choses. Le dessin classique convient parfaitement au scénario et l'ambiance qui doit s'en dégager. L'année scolaire d'un enfant ressentie par cet enfant, avec en toile de fond la relation de ses parents qui se détériore... L'auteur ne juge pas, l'enfant plus : Injustice ou non ? sa mère toujours à ses côtés semble payer les premiers pots cassés aux yeux de l'enfant - mais est-elle réellement avec lui ou n'est-elle qu'une présence. Quand au père dont on ne voit jamais le visage et n'est pratiquement jamais là (sauf à la fête d'école), il parait comme une sorte de divinité aux yeux de l'enfant (un super héros - qui serait venu dans un improbable passé défendre son fils à la sortie de l'école). C'est terrible ça, non ? Pas un pour relever l'autre et l'enfant dans toute son innocence au milieu du champ de tir... Une excellente BD.
Par edgarmint le 25/09/2006 Mon avis est relativement mitigé. Pas grand chose à redire sur le dessin, il me plaît bien. Le déroulement du roman me semble suivi (lu il y a une dizaine d'année). Maintenant, le problème d'une succession d'actes de bravoure et d'explosions est bien réel même si moins présent dans la seconde partie... Certes, il y en a dans le roman, mais ce qui fait la force de ce roman, c'est le charisme des personnages, or un seul me rappelle au bon vieux temps, c'est Nollet... Là, la crédibilité du scénario en souffre terriblement, j'ai bien du mal à croire en cette croisade et encore plus en ses motivations... C'était un pari difficile qu'a tenté Beuzelin, et rien que pour cela, je lui tire mon chapeau. J'espère qu'il réessayera avec d'autres Fajardie, peut-être que "la théorie du 1%" se prête mieux à une adaptation BD...
Par edgarmint le 25/09/2006 je n'ai pas accroché. Peut-être ne serait-ce parce que je ne me retrouve pas dans le personnage principal et sa relation à descendance... je n'ai pas trouvé le train du rythme et pas trouvé grand intérêt au // avec l'univers (les lecteurs comrendront...). Sans doute en attendais-je trop..., c'est une BD sympa, mais sans plus.
Par edgarmint le 25/09/2006 De la grande BD, une narration parfaite pour une histoire particulièrement dure à traiter et un thème non moins dur. Un dessin teinté de belle insouciance, de naïveté qui porte parfaitement l'état d'esprit du narrateur à l'instant clé du récit - comme j'ai lu plus haut, il y a un avant et un après. Terrible sentiment de la tromperie, de l'abus de confiance et terrible sentiment de culpabilité en rapport à sa porpre naïveté. Ce moment est amené avec une grande finesse d'esprit, dans le sens où nous suivons le narrateur depuis sa petite enfance. La fin est, elle, particulièrement bien retranscrite au niveau du ressenti que l'on imaginer avoir à ces instants... Spoiler : Je trouve particulièrement fort cette analyse de l'enfant qui vit dans un milieu familial qu'il considère comme la norme - ce qui n'est pas le cas. Et cette découverte au rythme des années des travers de ce mode de vie jusqu'à son implosion... inéluctable Sincèrement c'est une BD d'une "force" extrème. Tout y est dit sans l'être par le biais de pensées, de descriptions et de ressentis. Lecteur, j'ai eu le sentiment d'être très proche du regard d'Alfred, un regard extérieur qui suit une histoire et en ressent la douleur, la colère au plus profond de son être. c'est une Très Très Grande BD - ne passez pas à côté :
Par edgarmint le 25/09/2006 un Chabouté pur cru niveau dessin - j'adore ce noir et blanc, ces visages, ces regards. J'ai bien apprécié l'ensemble, si effectivement la mise en scène du meurtre revient cycliquement (une sorte de maison de la famille "Bates" sous tous les angles), l'hypothése (je ne connais pas la vraie histoire et qui peut prétendre la connaître) est particulièrement bien amenée. J'ai passé un bon moment de lecture.
Par edgarmint le 25/09/2006 un pur moment de "jouissance", où l'on retrouve Rabaté dans ce qu'il a de meilleur : de "simples" relations humaines. Traité avec un humour corrosif, il décrit la montée annonciatrice de ce que l'on pressent comme une explosion finale à venir dans un vieux couple. Lui communiste à la sauce au vin rouge, elle grenouille de bénitier n'ont pas une seconde sans se chercher... détail, ils habitent chez leur fille qui vit avec un mielleux et leurs deux enfants. Leur maison est mitoyenne à celle du beauf "grande gueule". Bref, nous retrouvons l'ambiance des "pieds dedans". Le tout porté par le dessin de Prudhomme qui ne doit pas rebuter, car son trait s'accomode parfaitement à la narration. Merci messieurs !!! En attente avec impatience de la suite.
Par edgarmint le 10/09/2006 Lu aujourd'hui, du Jim Thompson en BD : du bien noir comme il faut, des personnages irrécupérables. Dans ce genre, cette BD est une belle réussite tant au niveau narration qu'au niveau dessin. Je conseille aux amateurs.
Par edgarmint le 04/09/2006 Polar d'excellente facture chaque intervenant donnant le meilleur : Tout d'abord au scénario : Crippa, je trouve son scénario bien plus intéressant et bien ficellé que son autre série en cours "100 âmes". La narration est particulièrement agréable et les personnages sont bien en place et crédibles. Cette narration est servie par le dessinateur Mutti au sommet de son art et on est bien plus proche du chef d'oeuvre "break point" que de la série "section financière" dont le dessin est d'un classisisme sans intérêt ou de la tentative de "S.A.S." digne d'un S.A.S.. Le dessin est là un atout terrible pour cette BD. Enfin la mise en couleur amène sa couche de glauque à l'ensemble. Dieu sait que j'ai actuellement du mal avec les séries, mais celle là démarre sous les meilleurs auspices... Je conseille vivement.
Par edgarmint le 16/06/2006 Du tout bon, tout comme le premier opus (juste un bémol que je précise comme étant purement perso concernant l'apparition des indicibles créatures, mais ce bémol ne devrait pas concerner les amateurs de Lovecraft et autres fondus de jeux de rôle...). L'ambiance est toujours aussi prenante, voire même envoûtante et les dessins d'exception, un véritable travail d'artiste soucieux du moindre détail. Vraiment je conseille, FREAKS AGENCY est une série BD à découvrir. J'attends le 3ème et dernier tome du premier cycle avec impatience
Par edgarmint le 12/06/2006 Si le dessin peut plaire de par son style particulier, le scénario est compliqué et la narration n'arrange rien. Dommage.
Par edgarmint le 12/06/2006 Lu ce week-end, un véritable moment de bonheur !!! Comme pour "les petits ruisseaux" de Rabaté dans la même collection, il s'agit d'une belle BD, ne serait-ce qu'au niveau présentation et qualité du papier... j'y suis sensible Ensuite, toujours comme pour "les petits ruisseaux", il s'agit de parler d'émotions, peut-être simples aux yeux de certains, mais, je ne suis pas convaincu du côté négatif de la chose. C'est une histoire qui touche. Seul petit bémol, si la banlieue y est retranscrite de manière assez exacte, je regrette une petite caricature des personnages qui ont en majorité absolue "un bon fond". Je ne pense pas que la réalité soit aussi réjouissante... Bien naturellement, la trame de l'histoire est dure, très dure, mais c'est ce que j'ai ressenti à la lecture. Maintenant, ce côté un peu utopique des relations humaines a aussi un certain charme et peut donner de l'espoir... Le dessin et les couleurs sont parfaits et accompagnent parfaitement le scénario. Une excellente BD pleine d'émotions. Je pense avoir été encore plus touché par cette dernière que par "le sourire du clown" dans le sens où "la mémoire dans les poches" me paraît encore plus crédible et fidèle à une certaine réalité. En attente de la suite avec impatience.
Par edgarmint le 06/06/2006 J'ai adoré cette BD, parce que je suis concerné par certains aspects de la collectionnite aiguë... donc quelque peu concerné et bien au courant des ficelles du métier ... de collectionneur !!! Donc si vous êtes dans ce cas et que vous appréciez la BD indépendante, n'hésitez pas, il s'agit d'un chef d'oeuvre... De plus la BD est superbe : format spécifique, couverture ... un objet de collection. Maintenant, j'émets une réserve : si vous n'entrez pas dans cette catégorie, il n'est pas évident que vous apprécierez pleinement cette BD ...
Par edgarmint le 01/06/2006 Voilà 3 BD très agréables à lire, le scénario est simple (ce qui n'est pas nécessairement péjoratif) et la narration sympa. Le dessin et les couleurs collent parfaitement au tribulation de notre "Blaireau" et de son groupe de jazz. A chaque histoire, le quotidien de notre anti-héros et de ses potes est ébranlé : et vague la galère.... Une petite BD tranquille à lire. Je conseille vivement.
Par edgarmint le 01/06/2006 Lu ce jour, excellente et intrigante BD. Si effectivement le dessin n'est peut-être pas encore à maturité (notamment en ce qui concerne certaines expressions de visages), le scénario ou plutôt la mise en place des événements est particulièrement intèressante. On y retrouve certaines similitudes avec l'univers "Lynchéen" (si l'on enlève le souci d'esthétique du cinéaste) et particulièrement celui de "twin peaks", que de bons souvenirs... Pour sûr, je vais guetter la suite.
Par edgarmint le 27/05/2006 Vient de sortir "Marius et Jeannette", comme ça la boucle des "contes de l'Estaque" est bouclée. J'ai apprécié la trilogie (si l'on peut s'exprimer ainsi) aussi bien au cinéma qu'en BD. La simplicité dans tous les sens du terme y est de mise, mais le fond lourd de sens.
Par edgarmint le 27/05/2006 Lu ce matin, BD qui fait partie de celles qui restent dans nos mémoires comme étant au-dessus de la masse. Le trait de Le Floc'h est plein de simplicité et sans fioriture. C'est particulièrement beau. L'histoire est prenante et émouvante. La psychologie des personnages dans ce contexte de guerre des tranchées me semble un élément fort intéressant de cette BD. La narration est subtile, l'ensemble bien amené. Cette BD est un petit bijou (un grand ?) que je conseille vivement.
Par edgarmint le 10/05/2006 Pourquoi "chef-d'oeuvre" ... Tout d'abord parce ce que cette BD est innovante en ce qui concerne le graphisme. Dans ce domaine, "FREAKS-AGENCY" est non seulement une BD innovante, mais en plus les dessins y sont somptueux, les "prises de vues" particulièrement judicieuses. Ensuite parce que l'ambiance générale est prenante, angoissante au possible : on entre réellement dans cette BD et c'est assez râre pour être signalé. En effet, LE LECTEUR EST SUBMERGE PAR CETTE ATMOSPHERE : le décor à la fois minimaliste et fastueux (la netteté de l'ensemble donne un étrange sentiment), les personnages et leur attitude figée dans le temps et enfin le scénario qui se laisse dérouler lentement. C'est un ensemble qui est en parfaite harmonie. Amateurs de Lovecraft, de jeux de rôle, de beaux graphismes, penchez vous sur cette BD, ça serait dommage de passer à côté. C'est là une BD qui mérite amplement que l'on s'y intéresse, le tome 2 arrive bientôt (fin MAI 2006). Le premier cycle est prévu en 3 tomes.
Par edgarmint le 17/04/2006 9a commence bien autant d'un point de vue scénario que d'un point de vue dessin, puis le tome 3 vient quelque peu gâcher l'ensemble, notament en ce qui concerne le dessin (le dessinateur change et ça se voit) Dommage.
Par edgarmint le 05/01/2006 Une très très bonne BD... Un scénario de qualité et qui tient la route. Un monde évoluant entre le "Bouncer" et "L'étoile du désert", que du tout bon !!! Des personnages (principaux et secondaires) avec un caractère bien marqué, ce qui tranche avec pas mal de productions où les personnages sont souvent d'une platitude désespérante... Le dessin est de qualité et sert parfaitement l'histoire et le caractère des différents protagonistes.
Par edgarmint le 05/01/2006 One shot - le dessin est classique, le scénario : la question est : y-a-t-il un scénario ? ... puisqu'il s'agit plus d'un massacre en règle de quelques salopards, en deux à cinq pages, c'est selon, pour chaque. Le lien entre eux évoqué en fin laisse perplexe et me parait sans intérêt. MAIS, l'intérêt principal de cette BD est ailleurs : les dialogues qui vont de lourds à très fins et des personnages hauts en couleurs, voilà la qualité, la substantifique moelle de cette BD... Pour les amateurs des "teigneux" de Chanoinat... Ils devraient apprécier, même si de mon point de vue "les teigneux" est un cran au-dessus.
Par edgarmint le 05/01/2006 On se lance à priori dans une série de plus dont la qualité va énormement dépendre de la suite que lui donneront les auteurs. Cependant, à titre personnel, il me semble qu'il lui manque certains atouts pour sortir du lot. En effet, si le scénario met en place les bases d'un thriller et laisse pas mal de questions en suspend, les dialoques sont sans grande originalité et les personnages assez plats. Dommage... Le dessin est lui assez classique. A conseiller juste pour les amateurs de ce type de série.
Par edgarmint le 14/12/2005 Ne lisez pas le blog de Frantico pour le dessin ou le scénario, vous seriez déçu. Il s'agit juste d'anecdotes quotidiennes de la vie dudit Frantico qui se suivent au jour le jour. C'est souvent amusant (fin ou lourd selon les passages(certes plus souvent lourd)). Mon expérience avec la lecture de ce pavé me permet d'oser la sugestion suivante : à consommer avec parcimonie, par petites touches, ... pour résumer, la BD idéale pour la grande halte quotidienne aux WC en lecture de fond!!! Ce n'est pas péjoratif, j'essaye juste de me mettre au niveau de la BD.
Par edgarmint le 05/12/2005 Que dire sinon : "vous avez aimé le rock'n roll, le vrai, dans les caves avec de la Kronenbourg et de la sueur" ? Alors cette BD est pour vous. Vous ressentirez ce qu'exprime Gipi : le rêve, l'évasion, l'utopie, l'amitié,... sans oublier le n'importe quoi, l'errance, le décalage avec la réalité... Sinon, vous serez sans doute moins réceptif. Cette lecture a été pour moi un grand moment de rock - avec une intensité similaire à celle d'un concert.
Par edgarmint le 05/12/2005 TRES TRES SYMPA - Voilà une BD qui sans avoir un dessin génial, a de la répartie dans ses dialogues. Le scénario est plutôt simple: l'errance de 3 "djeun's" à base d'anecdotes qui se suivent avec en toile de fond un sujet un peu plus grave. Mais pour moi, cette BD est "à lire absolument" pour son texte avec des joutes verbales d'excellence. Je pense aux meilleurs réparties d'Averell pour les classiques, de Jean Claude Tergal pour les amateurs et du père Plageman pour les connaisseurs... et j'en passe. Un agréable moment de détente.
Par edgarmint le 04/12/2005 POLAR AVEC EQUIPE DE CHOC ET TECHNIQUES DE POINTE EN FRANCE. Le scénario est très bon et mérite l'attention, car cette série pourrai être dynamisée par cette qualité. Cependant le dessin est assez classique et encore perfectible. De plus la personnalité des personnages reste encore pour l'instant trop simpliste (voir par moment caricaturale...). Néanmoins, je maintiens que cette série est à suivre avec intérêt, notament grâce à son scénario qui peut laisser présager le meilleur. A suivre...
Par edgarmint le 20/11/2005 J'ai eu un instant peur en commençant la lecture, une crainte de miévrerie gentillette... Puis sans prévenir, le coup part et ça ne s'arrête plus jusqu'à la dernière case, je peux déjà dire "vivement la suite". Première qualité : la BD dans son ensemble, la couverture et le papier sont de qualité, c'est un beau livre et ce n'est pas désagréable, loin s'en faut. Ensuite, le dessin et les couleurs sont beaux : la technique employé est la peinture, nous ne sommes pas en présence d'une "BD de plus" classique. Puis l'histoire : une mise en place, puis une accélération du rythme, je n'en dirai pas plus... A vous de lire. Quoiqu'il en soit, j'apprécie vraiment ce choix qui consiste à ramener la BD sur notre territoire et après l'excellent "le pouvoir des innocents" des mêmes auteurs, je considère comme un plus ce retour en France. Cela nous donne un côté plus réél, tout en évitant les poncifs que l'on peut trouver dans certaines BD ou l'action se situe à l'étranger. Le décor, nous le connaissons, il est même (hasard du calendrier ...) d'actualité : une cité. J'espère que la suite sera à la hauteur, le niveau de ce premier tome et l'actualité le réclament !!!
Par edgarmint le 16/11/2005 Scotché !!! Excellente surprise, un superbe scénario plein d'imagination et de poésie, parfaitement agencé. Ce premier tome ouvre de multiples possibilités pour l'avenir de cette série. Les personnages ont des personnalités bien marquées ce qui rajoute au plaisir de la lecture. Juste un bémol pour le dessin qui n'est sans doute pas "génial" mais tient néanmoins largement la route. Un signe de qualité : je n'ai qu'une hâte, acquérir la suite...
Par edgarmint le 15/11/2005 Tout d'abord le dessin est sympa et les couleurs s'adaptent bien à l'histoire et aux personnages. L'agencement des cases et la voix off donnent un côté original à l'ensemble, même si c'est sans doute un peu trop poussé par moment. Maintenant le problème tourne un peu au niveau du scénario, où allons nous ? Il y a des pistes amusantes voires même intéressantes, les personnages ont une certaine fraîcheur, certes, mais certains passages ont un arrière goût de "star académy" (pour entretenir cette fraîcheur peut-être) car on se présente, se représente et se représente encore... on est déguisée (ée car monde pour ainsi dire exclusivement féminin)... on est dotées de particularismes.... Le tome 2 ne fait pas beaucoup plus avancer le schmilblick, on se retrouve presque aussi avancé qu'à la fin du tome 1. Bref un léger doute m'assaille quand à la suite... faut voir.
Par edgarmint le 15/11/2005 Chroniques hospitalières ou plutôt rapport avec la mort, avec son attente, les incertitudes quelle peut engendrer... C. Masson raconte ici plusieurs petites annecdotes où il exprime le blindage dont le milieu hospitalier, notamment dans ces services où la mort est moniprésente, doit s'équiper. Prendre de la distance face aux événements (la visite du 1er de l'an - d'où le titre - exprime parfaitement ce décalage entre les propos tenus et les pensées du médecin), certes, mais aussi ponctuellement se prendre une terrible claque d'impuissance face à la maladie. Il évoque aussi les relations soignant/patient qui sortent pour une raison x ou y de ce seul cadre. Point particulièrement fort de cette BD, l'évocation, voir un soupçon de prise de position sur l'euthanasie qui est bien un problème de "terrain". Une BD qui comme "soupe froide" n'a rien de bien léger, mais qui est une belle évocation de ce monde vu de l'intérieur.
Par edgarmint le 14/11/2005 Personnellement, je ne pense pas que cette BD pouvait laisser présager une telle qualité pour la suite de la production de Thompson.
Donc juste pour prévenir, si vous avez apprécié BLANKETS qui est je pense une excellente BD (dessin et scénario), vous n'apprécierez pas nécessairement ADIEU CHUNKY RICE qui l'a précédé. Cette BD n'étant qu'une BD "indé" de plus sans grand intérêt. Elle ne sort pas du lot. |
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