Les avis postés par Allerio
Par Allerio le 14/05/2005 Cette réédition est certes une bonne initiative, mais elle est salopée par un travail de recolorisation par ordinateur, ce qui gâche considérablement le charme désuet des dessins de Barry Smith. Est-ce le support sur papier glacé qui l'imposait? fut-ce le prétexte invoqué? ou n'est-ce qu'une facheuse habitude consistant à moderniser tout et n'importe quoi au nom d'un certain "air du temps", où le mauvais goût le dispute à l'avant-gardisme pompier? Bref, la mise en couleurs des intérieurs "flashie" est encore une de ces bêtises stupides, si facilement évitables, mais que les éditions Soleil semblent aimer collectionner... Pénible.
Par Allerio le 14/05/2005 Moi qui attendais beaucoup de cette nouvelle série, je suis encore coi devant la laideur innomable des dessins, littéralement baclés et exécutés par-dessous la jambe, si ce n'est entre les deux! Comment pouvez-vous les trouver "magnifiques"? Le Rosinski des mauvais Thorgal a davantage de talent! Les visages sont contorsionnés en d'ignobles grimaces, les couleurs sont criardes, les corps contrefaits : une horreur totale! Comment pouvez-vous vous réjouir qu'une représentation fidèle de Conan ait - enfin - vu le jour ? Et Maître Buscema alors, c'est de la piquette? Lui, dont le trait était d'une simplicité et d'une pureté absolues, s'en retournerait dans sa tombe de voir un tel degré d'amateurisme et de critique aveugle. (Les auteurs ont pourtant, paraît-il, reçu un prix récompensant leur travail de sagouins!). Quant au scénario, parlons-en, c'est une resucée sans le moindre intérêt d'un ancien album paru en des temps meilleurs. Quelle misère... Haro sur ces fossoyeurs et les Gilbert Montagné de la critique! Direction poubelle!
Par Allerio le 14/05/2005 Dénouement admirable, quoique tirant un peu en longueur sur la fin. Les dialogues sont moins truculents que ceux du premier opus, mais la beauté, l'intelligence et l'ambition de l'ensemble emportent tout sur leur passage. Ce nouveau diptyque est très largement à la hauteur de son illustre aîné, sinon meilleur, oserai-je dire ! Gibrat a fait une oeuvre unique et originale. Un plaisir comme il m'en a trop rarement été donné en BD. Pour conclure sur un spoiler, je doute que le meurtre d'un Alsacien, engagé volontaire dans la Wehrmacht et en passe de faire subir les derniers outrages à notre Jeanne préférée, soit du niveau d'un téléfilm consensuel signé par le Service Public ! Et Jean est TRÈS loin d'être ce qu'on appelle communément un héros de la Résistance ! Enfin bon, les interprétations, ça va, ça vient... La subtilité glisse souvent entre les doigts de ceux qui s'en réclament. P.-S. Merci à Protais pour sa remarque concernant le clin d'oeil au film d'Autant-Lara, lequel m'avait échappé.
Par Allerio le 13/01/2005 Le dernier album de Claire Bretécher, salué obséquieusement par la foule de ses confrêres larvaires, s'intitule « Allergies ». Cela s'avère prémonitoire, car sa lecture me donne justement des boutons purulents. Ayant eu le triste privilège d'assister terrifié, chaque semaine, à la parution d'une des pages de la "chose" dans l'hebdo où elle publie son "oeuvre", j'ai pu constater qu'elle n'avait pas daigné pertinent de changer ses mauvaises habitudes. Faut-il préciser davantage?
Par Allerio le 12/01/2005 Frezzato nous livre un bien joli petit album - quoiqu'un peu court, peut-être. Le dessin, magnifique, vaut à lui seul le coup d'oeil ; le scénario, non des moins intéressants pour ce qu'il laisse entrevoir, est parsemé d'un humour très agréable, cotoyant sans difficulté quelques moments de poésie tout à fait charmants. Que demander de plus ?
Par Allerio le 12/01/2005 Chef-d'œuvre absolu des Cités Obscures ? Possible. Voilà en tout cas une gifle de plus dans la figure des contempteurs imbéciles de la bande dessinée. Une revisite hermétique du mythe babylonien stupéfiante d'intelligence et de maîtrise. Le dessin en noir & blanc, alterné de quelques passages en couleur, est sublime et s'inscrit dans une réflexion dense et passionnante sur le réel, l'illusion, l'hybris, l'architecture, l'art, etc., tout en ne damant jamais le pion à une aventure et une action des plus palpitantes. Rien, je dis bien rien, pas la plus petite case ni le moindre dialogue, n'est laissé au hasard. Tout est ici millimétré, pesé, mûrement réfléchi. Un régal pour les yeux et les neurones extrêmement stimulant. Il y a du Kafka, du Jules Verne, dans cet Indispensable avec un grand I, que l'on redécouvre, fasciné, à chaque relecture ! Une remarquable analyse (!) de l'album est disponible à l'adresse suivante : http://www.imageandnarrative.be/fantastiquebd/franckthibault.htm. Bonne lecture (encore) !
Par Allerio le 09/12/2004 Il est difficile de rompre le consensus positif qui règne autour des mondes d'Aldebaran... Alors rentrons directement dans le vif du sujet. Oui, le premier cycle est évidemment une très bonne bande-dessinée que chacun se doit de lire, ne serait-ce que pour se faire un avis personnel sur la question... Seulement, à la lecture de cet Intégrale, j'ai ressenti une légère déception quant à la "conclusion", relativement linéaire (eh oui! un peu genre "Abyss" de Cameron), qui s'en dégage... Le suspense est relativement tombé à plat, et je m'attendais à un peu moins de cérémonialité, si je puis dire... Bref, l'apothéose finale (tous les méchants sont rayés de la carte en une seconde! tous les gentils s'en sortent sains et saufs!) m'a laissé pantois. Certes, la trame de l'histoire et son développement général sont novateurs, le scénario est extrêmement bien ficelé, l'empreinte d'un futur possible omniprésente, etc., mais je n'ai pas vraiment apprécié les émotions de plus en plus "factices" des personnages principaux que Léo tente de nous faire partager, à grand renfort de pleurnicheries enquiquinantes... Quand la situation est triste, voire désespérée, nos héros se mettent à sangloter à chaudes larmes, quitte à devenir légèrement pitoyables... La volonté de retranscrire leur humanité par un simple larmoiement de surface est un peu pataude, maladroite, facile. Ce n'est pas vraiment comme ça qu'il faut s'y prendre pour susciter de l'émotion chez le lecteur : il faut la suggérer, la percevoir en filigrane... Une ou deux fois, passe encore, mais quand ça devient récurent, on se pose certaines questions sur les capacités de l'auteur à communier avec son lecteur... Autre embêtement, rester ainsi dans l'expectative concernant la Mantrisse est un peu pénible, même si l'on en apprend (peut-être) un peu plus sur elle à la fin du cinquième tome... Trop de mystères tue le Mystère, et j'ai peur que ce château de cartes si habilement construit ne s'effondre à la suite d'une révélation qui ne serait pas à la hauteur de nos (mes) attentes dans les cycles suivants... Je suis aussi un peu chagriné que Leo n'ait pas fait mourir quelques uns de ses personnages dans les marais (c'est un passage un peu cliché, mais qui permet à l'auteur de nous donner un aperçu de ses talents créatifs), histoire de crédibiliser un peu cette aventure humaine dans un bain de sang jouissif... Les dessins m'ont paru légèrement inégaux, de moins en moins flamboyants, hauts en couleur (au sens propre!), au fil des albums, surtout au niveau des personnages... J'ai eu l'impression de passer d'un style "proche" de F. Bourgeon à celui du créateur de Yoko Tsuno !... Cela n'est pas alarmant, surtout si l'on compare l'évolution du dessin de Loisel dans la Quête, mais tout de même... Il me semble donc qu'il manque à Aldebaran le relief nécessaire, ce petit truc, cette étincelle qui vous fait comprendre, l'œil pétillant de joie, que vous êtes en face d'un véritable chef-d'œuvre du neuvième art, devant quelque chose qui vous fiche un coup au cœur, en fin de compte. Aldebaran reste, bien sûr, une des toutes meilleures bande-dessinée du moment - à se procurer d'urgence si tel n'est déjà pas le cas.
Par Allerio le 26/05/2004 Là encore, je ne le dirai jamais assez, cet album est un véritable chef-d'œuvre! Je me rappelle être vraiment sorti bouleversé à la mort de Belit dont on suivait les aventures passionnées depuis le sixième album : un vrai choc qui vous noue la gorge, serre les tripes, et pique les yeux. Et puis voir Conan verser une larme... Merde! c'est pas tous les jours! Le scénario est magnifique et archi-sombre, quant au dessin, il devient superflu de l'encenser tellement il irradie de beauté. Rarement comic n'aura atteint telle virtuosité. Howard aurait été fier de ses émules! C'est somptueux (l'intensité dramatique est surpuissante), c'est du grand art, c'est une époque révolue, c'est tout ce que l'on se doit d'apprécier en bande dessinée. D'autant plus que cette apogée du sublime par la mort de Belit sonne le déclin de cette collection... À se procurer de toute urgence! Ô Buscema, que Mitra te protège à jamais dans les cieux que tu habites désormais!
Par Allerio le 26/05/2004 Mythique, mythique, mythique! Waouh! Le jour où je me lasserai de relire cet album, je me pends! C'est toujours une claque que l'affrontement entre Amra le Lion et Conan le Barbare, avec comme enjeu... une certaine Belit! Rien que ça! Un comic indispensable à lire plus qu'absolument! Un sommet qui tient du chef-d'œuvre! Le duo Buscema / Thomas ne sera définitivement jamais égalé... J'en profite au passage pour annoncer à ceux que cela peut intéresser la parution d'un nouveau fanzine sur Conan chez Dark Horse. Trouvez-le, dussiez-vous faire le tour du monde, vous ne le regretterez pas! Je ne peux réellement rien faire d'autre que mettre la note maximale. Mon Dieu... quel album!
Par Allerio le 26/05/2004 Ce deuxième volume de l'Anthologie de Conan le Barbare regroupe les épisodes suivant : ~ « A Witch Shall Be Born » initialement paru en France chez Artima Color Marvel Géant (Conan n° 3) ~ « Citadel At The Center Of Time » initialement paru en France chez Lug (Une aventure de Conan n°3) ~ « Conan The Conqueror » initialement paru en France chez Lug (Une aventure de Conan n°4) Mentionnons au lecteur non averti que « A Witch Shall Be Born » est de bien moindre qualité par rapport à l'édition en couleur d'Artima parue sous le titre « La Sorcière De Khauran » ; quant à « Conan The Conqueror », il manque ni plus ni moins la première partie de l'histoire, soit une dizaine de pages! Inutile de dire que cette amputation est littéralement scandaleuse et qu'elle rend la compréhension non seulement ardue, mais en plus carrément absurde! C'est d'autant plus regrettable et stupide que l'histoire complète se retrouve chez Lug, en plus d'un petit synopsis de bon aloi éclaircissant la situation dans laquelle se trouve notre bon vieux barbare en chef... Studio Soleil s'est contenté de reprendre bêtement dans l'ordre les histoires parues dans Savage Sword, sans même se soucier d'une cohérence interne propre aux histoires... On aurait bien mieux préféré une collection reprenant chronologiquement toutes les aventures de Conan. Bien sûr, on ne veut pas trop faire la fine bouche, mais n'était-on pas en droit d'attendre un réédition d'une meilleure qualité? Probablement. Rappelons d'ailleurs à ce titre que le prix éditeur est de 33,50 €... Ça fait un peu chérot au final pour un boulot relativement mal fait, non? À vous de voir.
Par Allerio le 26/05/2004 « Sache, ô prince, qu’entre la période où les océans engloutirent Atlantis avec ses cités étincelantes et l’avènement des fils des Aryens, il y eu un âge dont nul n’ose rêver. De brillants royaumes s’étendaient sur le monde comme autant de manteaux bleutés tendus sous les étoiles. C’est alors que vint Conan le cimmérien, noirs cheveux au vent, regard dur et glaive en main. Voleur, batailleur, impitoyable dans ses tristesses terribles comme dans ses joies gigantesques, il allait écraser les trônes de la terre sous sa sandale de cuir. » Chroniques Némédiennes Les Éditions Soleil se sont attachées (quelque 25 ans après Lug) à rééditer dans l'ordre de parution l'intégralité du « plus ambitieux comic books » américain : Savage Sword of Conan. Malheureusement, il faut bien reconnaître que la réalisation – aussi ambitieuse soit-elle, elle aussi – n'a pas été suffisamment à la hauteur de l'intention... Et quel dommage! Beaucoup de gens attendaient avec impatience le jour où une telle entreprise serait mise en oeuvre, mais c'est bien la déception qui prime aujourd'hui chez ces derniers, si l'on en juge d'après la majorité des réactions suscitées par la présente bande dessinée. Bref, si le projet était plus que louable, la conception dans son ensemble s'est donc avérée relativement moyenne, sinon médiocre. Certes, le grand format est luxueux, le papier jauni de bonne qualité, la carte du monde hyborien très stylisée, etc. mais il est clair qu'en contrepartie le travail de "fond" a été négligé à ces seuls profits. L'encrage, extrêmement grossier et appuyé à l'excès, diminue considérablement la qualité des dessins de John Buscema : on jurerait que certaines planches ne sont plus que de vulgaires photocopies noirâtres! Un comble lorsque l'on sait à quel point Buscema et son encreur fétiche Alcala (entre autres) étaient tous deux sourcilleux sur la qualité de leur travail, donnant ainsi ses lettres de noblesse à un Cimmérien qui allait devenir célèbre de par le monde entier. Ce défaut graphique est surtout visible à la lecture du « Colosse Noir » : en effet, autant la première parution de ce dernier chez Lug est somptueuse, autant celle-ci est, n'ayons pas peur des mots, purement salopée! Un vrai crime! Mais soyons honnêtes jusqu'au bout, la qualité d'impression concernant les autres aventures est sensiblement identique à celle de Lug, ce qui n'est déjà pas si mal... En ce qui concerne la censure (grotesque) que nous savons les Éditions Lug avoir décrétée en réaction à la violence et à la sensualité trop suggestives se dégageant des comics américains, elle n'a pas été rétablie visuellement (heureusement!)... mais les traductions, elles, sont restées rigoureusement d'époque! Une triste faute de plus... Bien, ceci étant diligemment dit, je vous propose tout de suite le sommaire. Ce premier volume de l'Anthologie de Conan le Barbare regroupe les épisodes (en noir & blanc) suivants : ~ « Curse Of The Undead-Man » initialement paru en France chez Lug (Une aventure de Conan n°2) ~ « Black Colossus » initialement paru en France chez Lug (Une aventure de Conan n°1) ~ « At The Mountain Of The Moon God » initialement paru en France chez Lug (Une aventure de Conan n°1) ~ « Iron Shadows In The Moon » initialement initialement paru en France chez Lug (Une aventure de Conan n°2) Quoi qu'il en soit, les nostalgiques préféreront certainement les anciennes éditions, bien plus remarquables et de meilleure qualité à tout point de vue même si elles se révèlent plus difficiles à trouver... Il faut savoir ce que l'on veut dans la vie.
Par Allerio le 12/05/2004 Le deuxième tome de Korrigans n'est pas franchement emballant... Je rejoindrai grosso modo bien à contrecœur l'avis de Vacom concernant le volume 1 : le scénario plat, convenu, limite médiocre de Mosdi excite de moins en moins la curiosité et l'appétit du lecteur... L'étrangeté impalpable, l'humour, les phrases absconses, les délires persos, bref : tout ce qui faisait le charme ineffable de la Graine de Folie est absent... La qualité et la finition des dessins de Civiello me semblent également baisser sensiblement sans que cela ne devienne pour autant alarmant... Mais aïe aïe aïe! Que c'est triste tout ça! On aimerait que cela soit un poil plus enlevé, déjanté, bordélique... que diable! Bien sûr, le tout reste très correct parce que c'est mené de mains de Maîtres du neuvième art... mais il y a comme un sentiment d'inachevé. Emmanuel Civiello semble fatigué, en panne, ne plus trop y croire... Et que dire de cette terrible phrase d'entrée qui sonne comme un glas présageant le pis : « Pour maman, ma chère Hélène et pour "Razelle p'tite botte" sans qui l'album aurait été bien difficile à finir! »? Eh oui, Man, ça se sent que la labeur fut difficile à finir, ça se sent... terriblement même. Heureusement, il y a toujours comme dans le premier tome le petit cahier de huit pages allant de pair avec la première édition, mais ce petit plan marketing destiné à fidéliser le lecteur suffit-il vraiment? Je suis peut-être mauvaise langue, mais c'est parce que je suis de mauvaise humeur, là, tout de suite, après la lecture de cet album... Civiello ne deviendrait-il pas un produit formaté comme un autre?
Par Allerio le 12/05/2004 Bon, voilà enfin LE dernier album fantastico-épique tant attendu de la cultissime Caste des Méta-Barons... mais c'est pour apprendre en contrepartie qu'il y aura un nouveau cycle! Ça ne se terminera donc jamais cette histoire de dingues! Que dire de plus que je n'ai déjà dit? Il faudrait que je relise dans un silence religieux l'intégralité de la série, mais il m'a semblé que Sans-Nom est un album présentant une très lourde incohérence dans la chronologie et dans l'histoire en elle-même – ce qui n'est pas étonnant puisque le scénario a pris la malheureuse habitude de partir dans tous les sens, pour le meilleur et surtout pour le pire... Un exemple? (Attention spoiler.) Dans le premier tome, Tonto nous raconte par l'intermédiaire d'un dialogue qu'il tient avec Lothar l'histoire de Sans-Nom, à qui Solune est confié alors que celui-ci n'est encore qu'un bébé ; dans le dernier tome, il n'est fait strictement aucune mention de Solune. Lothar, comme nous le découvrirons par la suite, se transformera en Tête-d'Acier. Une indéniable vérité s'impose donc : pendant le déroulement de l'histoire du tome 8, Solune existe <b> DÉJÀ </b>, puisque Lothar-Tête d'Acier connaît son existence! L'incohérence réside dans le fait qu'à aucun moment il n'en est fait allusion! Si Lothar sait avant de devenir Tête d'Acier que Solune existe et a été adopté par Sans-Nom, pourquoi ne le voyons-nous pas dans ce tome-ci? Comment le cerveau tortueux de Jodorowski va-t-il faire apparaître Solune (et peut-être Animah par la même occasion) dans le prochain cycle, tout en préservant la stabilité temporelle du résumé de la vie de Sans-Nom fait dans le premier tome? C'est impossible! Il y a une erreur dans le déroulement de l'action : Animah ne peut avoir remis Solune à Sans-Nom après les évènements du dernier tome pour la simple et bonne raison que Lothar n'existe plus ; par voie de conséquence, Lothar ne peut plus apprendre l'adoption en tant que Lothar car... il n'est plus Lothar, puisqu'il est redevenu le Tête-d'Acier qu'il était à l'origine! Je sais, ça a l'air compliqué!... mais c'est très logique! Réfléchissez-y un peu pour voir... moi, je suis fatigué.
Par Allerio le 13/10/2003 Successions de petites hitoires époustouflantes formant une grande (histoire) géniale sur le couple Vision/Sorcière rouge allant crescendo. La première est assez "classique": en plein Halloween, un Druide emprisonné dans un vieux grimoire tente de se réincarner grâce aux pouvoirs occultes de la Sorcière rouge pendant que ses sbires démoniques affrontent la Vision... La deuxième est excellente: "le Bolide", père adoptif de la Sorcière et de son frère Vif Argent qui croit être leur véritable père biologique, essaie de sauver son autre fils (le vrai celui-là) qui n'est autre que Nucléon, un mutant nucléaire avec un esprit d'un enfant de dix ans dans un corps d'un homme de trente. Evidemment, il y a truc qui va déraper à cause d'un gros psychopathe... La troisième histoire traite de la fusion mentale de Wonder Man et de la Vision (plongée dans un "coma" à la suite de l'histoire précédente) ce qui nous permet de revoir de vieilles connaissances comme le Faucheur et Ultron... La dernière est l'apothéose de l'album, avec l'apparition d'un nouveau personnage prénommé le Pélerin Blanc, mais je n'en dirais pas plus au risque de trahir l'incroyable révélation de cette formidable aventure...
Par Allerio le 13/10/2003 L'histoire est compliquée mais assez intéressante... La terre dans des milliers d'années est ravagée par une guerre opposant humains contre mutants. Les mutants dans leur folie tentent de tuer définitivement leurs ennemis en détruisant la moitié de la surface terrestre. Protégés dans une cité bulle, les humains en rêgle générale pacifique veulent se venger, mais les mutants ont disparu de la circulation sans laisser d'adresse. Ils se trouvent en fait qu'ils ont voyagé dans le temps jusqu'aux années 196O (grosso modo) pour conquérir la terre, empêchant par la même occasion les hommes du futut d'exister. Forts de cette nouvelle, les hommes du futur qui ne peuvent pas voyager dans le temps en tant qu'humains (car plus assez de carburant) décident alors d'envoyer des gènes mutagènes afin de modifier génétiquement les hommes de notre présent créant ainsi les Justiciers du Futur. Leurs pouvoirs sont inégaux, certains sont très cool (le terrassier, Silver Shadow) d'autres un peu plus nazes... Le scénario, bien qu'un peu répétitif et hardu n'en reste pas moins bien et tordu comme on les aime. Les dessins de Cockrum sont superbes et typiques de l'époque. En revanche la fin est assez médiocre et se finit quelque peu en queue de poisson ce qui gâche l'histoire. Il aurait fallu une suite ou une trilogie...
Par Allerio le 13/10/2003 A défaut d'être un véritable chef d'oeuvre, il est inconcevable de ne pas mentionner que Strange number one est indispensable. S.Lee a créé un monument de la bande dessinée presque à lui tout seul, une oeuvre culte d'une longévité exceptionnelle. Première aventure "funky" des X-men. On retrouve le Fauve, Angel, Iceman, Cyclop (qui se prénomme Slim et non Scott!) et l'arrivée en direct de miss Grey plus connue sous le pseudo de Strange girl qui vient émoustiller la sexualité de ces ados attardés toujours prêt à déconner sec... On retrouve évidemment aussi le professeur Charles-Xavier et l'inévitable super-vilain j'ai nommé Magneto. L'histoire n'est pas franchement emballante, les dessins ne sont pas encore au point, mais tous les ingrédients sont déjà présents... Et on ne va pas se plaindre non plus! Dans la deuxième histoire, on apprend comment Anthony Stark est devenu Iron Man... une histoire excellente et tragique à ne pas révéler si ce n'est que ce fut lors de la guerre de Corée... la faute bien sûr aux communistes! Bah tiens tant qu'à faire... L'armure est rudimentaire et très kitch, on dirait un boîte de conserve... mais cela apporte un note d'humour involontaire bien agréable. Troisième histoire avec mister Daredevil au rendez-vous. Indispensable également puisque l'on découvre comment il est devenu aveugle étant jeune... De l'action mêlé à du drame, simplement magistrale. Le dessin est parfait. La dernière histoire relate les origines et l'arrivée sur Terre du Surfer d'Argent. Sûrement la plus aboutie au niveau du dessin (signé Buscema him-self), le scénario nous livre un personnage culte et torturé à souhait. L'histoire se passe dans les Alpes, ou un descendant du docteur Frankenstein veut utiliser la puissance du Surfer à ses propres fins... Excellent également. P.S: il est nécessaire de préciser que le tout est dessiné en une sorte de noir & blanc & rouge ou vert qui ne nuit aucunement aux aventures de nos héros.
Par Allerio le 12/10/2003 Poursuivi ni plus ni moins que par un stégosaure affamé, Conan et Valéria se retrouvent dans une cité déserte (à première vue...) constituée de pur jade. Après avoir trucidé un homme déguisé en démon-squelette-cornu qui pourchassait un lascar, ils apprennent de ce dernier filou que cette étrange ville (Xuchotl) est la proie d'une guerre civile depuis des décennies entre deux peuples rivaux: d'un côté les copains du filou qui vivent à une extrémité de la cité et qui se fightent contre les autres qui vivent à l'autre bout. Problême: entre les deux peuples sévit un monstre qui rôde dans les catacombes apellé gracieusement le Rampeur et qui se fait un dévoir de dévorer les imprudents... Conan et Valéria veulent se tailler le plus vite possible de ce pétrin, mais le roi du filou (un mec louche celui là) ne l'entend pas de cette oreille et compte bien les maipuler en leur faisant miroiter quelque belle récompense... Adapté d'une histoire d'Howard, cet album est très bon (si on aime le genre), les dessins de Barry Smith peuvent rebuter au premier abord, mais en définitive (et avec l'habitude surtout) ils conviennent très bien à cet univers. R.Thomas est très bon lui aussi et livre une bonne adaptation structurée, chose plutôt difficile.
Par Allerio le 30/08/2003 Jess Long... surnommé "Chaise Longue" par les mauvais langues en rapport au suspens débordant de ses folles aventures... On est tenté également de faire un rapprochement avec un célèbre espion de sa majesté à cause encore une fois de la ressemblance frappante entre le nom et le physique... Mais non, Jess a ses propres aventures, le plus souvent de quelques pages seulement, dans des cases rigides, formatées, et avec un scénario rien qu'à lui, plat, complétement aseptisé. En vérité le dessin est très bien et les enquêtes sont imparables, mais voilà, tout ça est justement affreusement classique, ennuyeux, incroyablement chiant, mais alors là, vous pouvez pas vous imaginer l'horreur... On se croirait revenu dans un nanar policier bien cliché des années 50, du style "Au nom de la loi d'abord! Vous êtes en état d'arrestation! Bien fait pour toi vilaine crapule, Na! Bref, dans cette aventure palpitante, Jess et son fidèle Slim sont confrontés à une histoire de sosies dont l'une est retrouvée assassinée. Jess ne sait plus qui est morte, qui est qui, bordel! Encore une enquête bien difficile en perspective. Pauvre Jess...
Par Allerio le 30/08/2003 Outre les dessins totalement foireux, il reste tout de même des scénarii relativement plaisants à lire. Jeannette Pointu est ce qu'on appelle une femme libérée, et même mieux encore, une femme d'action qui sait ridiculiser les machos gras et sans vergognes. Au cours de petites histoires de quelques pages seulement, cette journaliste à la personalité bien trempée parcourt le monde explorer ses fascinants mystères ou est même confrontée à des conflits en tant que reporter de guerre. Ici, Westerlain sait faire partager l'actualité aux moins jeunes en faisant affronter brièvement le point de vue d'un militaire de l'O.N.U sur le terrain et celui bien pensant d'une Jeannette à l'idéal naïvement journalistique. Moralité en bande dessinée, quand on est plus ou moins mauvais au dessin, tout n'est pas forcément perdu si l'on quelque d'intéressant à raconter...
Par Allerio le 30/08/2003 Les aventures "journalistiques" de deux paparazzi (Nicolas et Joice) dans tout ce qu'ils peuvent avoir de pire travaillant dans l' "excellent" journal "Paris Flash"... Heureusement que Cauvin n'a pas surfé sur l'engoument sordide de l'affaire Lady Diania comme un certain "film" français... Sinon on peut dire que l'on retrouve parfois un cynisme assez violent de la part de deux "héros", contrastant étrangement avec leurs fausses indignations hypocrites sur la barbarie humaine. Bref il y a une chose qui cloche dans le scénario puisqu'on peut pas être paparazzi et en même temps être un être humain. Il reste comme bouée de sauvetage l'humour, mais ici il est inexistant... A vomir dans les caniveaux après lecture comme tout cet univers. Cauvin à la dérive...
Par Allerio le 30/08/2003 Cauvin et Laudec n'ont semble t-il pas réussis à trouver leur public avec cette bande dessinée. Quoi de plus normal aussi... Si ça intéresse quelqu'un les aventures routières d'une conductrice de taxi (Pearl), de son horripilant yorkshire ainsi que de ses collègues de travail... Bon ce n'est pas non plus la catastrophe à laquelle on pouvait s'attendre, mais il est évident qu'ils se sont, c'est le cas de le dire, méchamment enlisés... Pourtant Laudec avait tenté un style réaliste assez prometteur. Dommage pour lui mais pas pour cette série.
Par Allerio le 30/08/2003 Toupet est un bébé mignon comme tout en apparence mais qui a la facheuse tendance de ne jamais se séparer de son marteau et d'une bouledogue toute aussi teigneuse nommée sympathiquement Binette. Ensemble il en font voir de toutes les couleurs à l'entourage, du voisin au pédiatre en passant par l'arrière grand-père sénile... Bref, c'est assez correct dans l'ensemble. On jurerait retrouver les dessins de Roba et son humour si particulier, en pastiche moins réussi que l'original bien sûr...
Par Allerio le 30/08/2003 Sûrement la meilleur série de Gilson. Les aventures de ce garagiste glandouilleur à la facture légère et de ses combines foireuses renouent parfois avec le meilleur de la bande dessinée d'humour belge, sans pour autant malheureusement nous faire éclater de rire.
Par Allerio le 30/08/2003 Nous sommes en juillet 1991, Buck Danny est chargé d'inspecter sous une fausse identité un porte avion soviétique et ses installations pendant une visite diplomatique de l'état major américain. En effet, alors que l'on pense que la guerre froide touche à sa fin, la course à l'armement n'en diminue pas moins chez l'U.R.S.S. Et certaines personnes (dans les deux camps d'ailleurs) ne voient pas la fin de ce conflit d'un bon oeil... Outre quelques clichés nauséeux (mais drôles) sur les vilains communistes (un soldat russe s'exprimera ainsi: "Par la barbe de Marx!"...), cet album qui continue l'oeuvre de Jean-Michel Charlier est dans le prolongement des précédents. Le dessin signé Bergèse est comme d'habitude somptueux, les scènes de combats aériens (pourtant c'est pas trop ma tasse de thé) sont époustouflantes de réalisme (si l'on peut dire pour une b.d), de l'excellent travail. Le scénario repris par de Douhet est très bon, le vocabulaire militaire est recherché et précis comme à l'ancienne, la b.d se situe de façon imparable dans un contexte historique de la plus grande importance ce qui nous donne vraiment l'impression d'explorer ces recoins charnières d'une Histoire inconnue.
Par Allerio le 29/08/2003 Jimmy Tousseul, vous l'aurez deviné, est un solitaire. Son meilleur copain c'est un lion prénommé Hermann... Dans l'univers des héros juvénile, ce p'tit belge fait figure d'exception en vivant dans cette afrique en plein changement. Les auteurs sont eux-mêmes nés au Congo et se sentent très impliquer dans cette série. Les aventures de cet adolescent (qui roulent en cadillac quand même) sonnent justes, on y retrouve inégalement de la poésie tendre et des émotions délicates tout au long de son parcours à la recherche de ce père disparu. Certain le diront ringard, moi je le dirai brave... (ce qui n'est pas forcément mieux mais bon...). Dans cet album, Jimmy est convié par les "rebelles" (en fait ce sont des gros bouffons) de l'école à un safari pour chasser le buffle, il y est censé également y retrouver la jolie Lanna. Mais tout ne se passe pas comme prévu quand la vedette de la télévision Carole Standard déboule faire aussi un safari...
Par Allerio le 29/08/2003 Et voilà, Vortex c'est fini! En réalité, on apprend dans le cahier graphique de cet album que la série Vortex n'était que le premier cycle (11 tomes quand même...) d'une future trilogie! Ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'il sera difficile de renouveller le voyage dans le temps après le passage de Stan&Vince! Bon, en définitive, on peut dire que Vortex est la série de S.F la plus déjantée que j'ai lu. En effet, selon moi jamais une bande dessinée n'a aussi bien combinée l'humour, l'aventure, et un p'tit peu de références historiques et littéraires dans un cocktail d'action bordélique! Le scénario a toujours placé la barre plus haute à chaque album, même si ici on a l'impression qu'ils ont paré au plus pressé pour clôturer définitivement le premier cycle. Mais c'est compensé par un humour très réussi et un nouvelle action à chaque page! Seul la qualité du dessin s'est légèrement amenuisé au fur et à mesure, le style et le charme de vieux comics américain laissant place à un style plus européen, et moins efficace pour ce type d'album.
Par Allerio le 29/08/2003 Toujours intelligente cette bande dessinée mais rarement franchement passionnante. Papyrus et Théti-Chéri sont enlevés par des pillards lybiens qui projettent d'attaquer Thèbe où réside Pharaon. Ils vont être aidé par un nain venant d'une tribu pacifique, mais pourtant soumise aux lybiens, et tenter de sauver l'Egypte de l'invasion lybienne... Mélange de mythologie et d'histoire, Papyrus a su s'imposer depuis des années grâce aux recherches poussées de Lucien de Gieter, le scénario est souvent intéressant et amusant (pour les enfants, je précise...), les dessins sont réussis dans l'ensemble mais restent un peu trop figés... Agréable dans l'ensemble.
Par Allerio le 29/08/2003 Ouais ouais, c'est vrai que c'est mimi comme tout Louison Cresson. Cet album nous raconte l'histoire de deux vieux de la vieille qui font "le mur" de leur maison de retraite pour sauver une vieille loco de la casse. Mais en chemin, peu après le vol et la poudre d'escampette qui s'en suit, y en a un qui nous fait une crise cardiaque... Pendant ce temps là, Louison et son cousin doivent faire estampiller leur vin "appelation d'origine contrôlée", mais problême, l'abbaye et ses caves sont habitées par des fantômes de moines ivrognes... et l'inspecteur oenologue peut arriver d'un moment à l'autre, conduit par Flora Plante, une ex nana du cousin qui a littéralement pété une durite à cause des fantômes, et qui est bien décidée à se venger en démontrant leur existence!
Par Allerio le 29/08/2003 C'est le dernier album de "la Patrouille des Castors", et sans vouloir être trop méchant, c'est tant mieux pour le lecteur non averti... Bien sûr, si vous êtes fans de l'ambiance "scout toujours prêt" ou "à votre service monsieur le gendarme", ne vous privez surtout pas, mais pour les autres, fuyez sans détours les aventures franchouillardes dans tout c'qu'y a de pire de Chat, Poulain, Mouche, Faucon et Tapir... Tapir... celui-là, c'est une vraie tête à claque, insupportable, lourd dans tous les sens du terme, qui avec son gros bide et ses envies de bouffer sans arrêt est censé nous amuser... mais c'est peine perdue... Mais si ça peut rassurer les grands-mères apeurées par la recrudescence de la délinquance juvénile, alors tant mieux quand même...
Par Allerio le 29/08/2003 Cet album est la suite des "croix de cuivre" et nous raconte les aventures d'Alice (la cousine) et de Léopold (le cousin) ainsi que de leur famille, tous partis en expédition dans l'Afrique profonde à la recherche de mines de cuivre et d'un gisement de pierres vertes inconnues, selon les directives d'une carte "au trésor" malheureusement inachevée... L'histoire est plaisante à lire, sans temps mort, le dessin est totalement quelconque mais pas désagréable, le scénario peut paraître toutefois dur et même cruel notamment sur les rapports racistes primaires et réciproques entre noirs et blancs. Il faut noter quand même qu'ici, la brave petite famille blanche ne s'embarrasse pas des vieux clichés coloniaux (l'histoire se passe environ au début du siècle), mais Alice et Léopold, en dignes héros et représentants de la jeunesse, savent faire fi de ces préjugés, ce qui leur sevira par la suite...
Par Allerio le 14/08/2003 Corto part en Argentine à la recherche d'une de ses anciennes amies mais découvre qu'elle est morte. Elle était devenue prostituée au sein d'un réseau de filles polonaises appelé "Warsavia" (historique) et Corto est bien décider à la venger... L'histoire manque cruellement de panache, Pratt n'arrive pas à nous faire partager son admiration de l'Argentine et de son tango. Oh bien sûr on retrouve toujours ce petit truc typique des aventures de Corto Maltese, entre histoire et fiction, mais mystère et humour font ici malheureusement défauts.
Par Allerio le 14/08/2003 L'histoire n'est pas trè facile à suivre, incroyablement dense, et nous emmène de l'île de Rhodes en Afghanistan en passant par la Turquie d'Enver Pacha. Cet album est foisonnant d'Histoire et d'Aventures, Corto cherche un temps le trésor d'Alexandre, puis essaie entre autres de délivrer Raspoutine des geôles de Samarkand... Il doit affronter également malgré lui son double Chevket, qui lui attire des tas d'ennuis. Problême, selon feu la nina de Gibraltar, rencontrer et, encore pire, tuer son double porte malheur... et Corto est plutôt du genre supersticieux.
Par Allerio le 14/08/2003 L'album le plus fou-fou de la série, Hugo Pratt s'amuse mais n'oublit pas pour autant une petite intrigue étrange bien ficelée, un humour très réussi et une fin totalement absurde. Quelques scènes d'anthologie. Ah, Venise...
Par Allerio le 14/08/2003 Sans aucun doute le grand raté de la série. Plus grand chose à voir avec les tout premiers, les dessins couleurs sont d'une laideur rare... Cet album est pourtant le plus mystérieux, un inéfable murmure s'en échappe, "Mû" aurait pu laisser libre cour à l'imagination de Pratt, à ce mysticisme et cet ésotérisme qu'il poursuit avec tant d'ardeur, mais cette aventure n'est pas palpitante pour un rouble, et est totalement absconse. "Mû" cloture amerement la série des Corto Maltese, puisque s'ajoute à notre peine la mort de Pratt sur cette fausse note...
Par Allerio le 14/08/2003 Enorme déception que cet album. Corto est plongé dans l'univers d'un livre mystique, où il effectue une sorte de parcours initiatique singulier. Pas grand intérêt, pourtant cette Suisse isolée, ses légendes et ses sentiers brumeux auraient pu offrir quelque chose de mieux...
Par Allerio le 14/08/2003 "La jeunesse", c'est avant tout la première rencontre entre Raspoutine et Corto (les premiers regards et silences narquois sont déjà mythiques!), une rencontre déjà placée sous les meilleurs auspices! Sur fond du conflit russo-japonais, on découvre ni plus ni moins Jack London (!), en correspondant de guerre aux prises avec un général nippon prêt à le découper en rondelles... Dommage que cette histoire excellente soit si courte... A lire de préférence en noir&banc.
Par Allerio le 14/08/2003 Les aléas (sensés être burlesques...) de vacanciers tous aussi beaufs que ploucs. Si l'humour de Gilson peut parfois nous arracher un petit rictus nerveux, les dessins de Bercovici sont là pour nous le faire ravaler tout aussi vite... Regardez plutôt les "Bronzés", ça au moins c'est efficace...
Par Allerio le 13/08/2003 Si au moins c'était drôle, ça passerait... mais là, force est de constater qu'on peut vraiment décrire "ça" comme étant hilarant, ni comme étant non plus très bien dessiné (c'est un genre...). La moto dans toute sa beauferie... Vroum Vroum, quoi...
Par Allerio le 11/08/2003 "Super Conan" est, c'est à signaler, le premier journal de bande dessinée en France à se consacrer uniquement à l'heroic-fantasy, et plus précisemment à l'univers hyborien du barbare le plus bourrin de la création! Si les toutes premières parutions sont moyennes, approximatives, les suivantes trouvent rapidement leur mise en page définitive et sont d'excellentes qualités. Les meilleurs artistes de l'époque se relaient au dessin (Buscema, Chan, Kane...) comme malheureusement quelques ratés notoires (Val Meyerik principalement). Mais on appréciera également à leur juste valeur les couvertures épiques, sauvages, superbes de Norem. Quant aux scenarii, Roy Thomas et Bruce Jones nous font vivre l'heroic-fantasy dans toute sa splendeur, des morts-vivants aux dragons et autres monstres en passant par démons, sorciers, et une multitude de races et de peuples guerriers inspirés de notre monde actuel, nous sommes plus que largement comblés! Conan, tout comme la belle et farouche Red Sonja que l'on retrouve régulièrement, n'a jamais été aussi bien adapté, physiquement et psychologiquement, que dans ces aventures. Seul regret, la parution s'arrête brusquement au 52e numéro, faute d'avoir pu renouveller les droits nécessaires auprès de la Marvel.
Par Allerio le 11/08/2003 "The avengers" sont l'un des groupes de supers-héros les plus connus et à juste titre. Les membres sont tous individuellement riches et possèdent souvent leurs propres aventures; il y a Captain America, Iron man, Oeil de Faucon, Thor, la Vision et sa femme la sorcière rouge. La Marvel n'hésite pas à faire mourir ses protagonistes, les rendant bien plus réalistes et nous faisant souvent ressentir ainsi une vive émotion lors de la disparition d'un de nos héros que l'on voit évoluer depuis longtemps. Heureusement il y en a tellement qu'on les oublit vite... Ici c'est le samouraï d'argent (pas un des meilleurs et puis il est un peu criminel) qui clamse dans la première histoire, alors que les vengeurs tentent d'arrêter des robots soviétiques dans les rues de Saïgon qui veulent le tuer... On les retrouve tous à l'enterrement de leur ami dans la dernière case, c'est très émouvant, si si... La dernière histoire nous projette dans le futur 50 ans plus tard, Iron man est mort et est remplacé par un de ses employés pour revêtir l'armure, Cap America et Hawk eye eux aussi ont disparus, il ne reste des membres originels que Thor et la Vision (tous deux immortels), alors que la sorcière rouge, vieillissante, crêve dans les bras de son cher et tendre... bientôt sensée être remplacée dans le "coeur" de Vision par une androïde (Jocaste) aussi froide que "belle". Le tout est vraiment magnifique, c'est bouleversant de voir le temps avoir raison de super-héros aussi prestigieux qu'eux, on prend même un sacré coup de vieux en lisant cet album. Ces comics là sont précieux, et cachent souvent quelques messages précieux dans le calvaire propagandiste de la production américaine actuelle...
Par Allerio le 10/08/2003 A lire absolument pour les fanatiques de comics. Jim Starlin signe une oeuvre incontournable dans l'univers des supers-héros, une trilogie fantastique, voire épique où Wolverine, Spidey, Captain America, Hulk et toute la clique de la Marvel combattent leurs doubles monstrueux crées par un gros psycho avide, vous l'aurez deviné, de pouvoir...
Par Allerio le 09/08/2003 Une bonne histoire fantastique où Tardi excelle au scénario comme au dessin. L'histoire est farfelue à souhait et même assez angoissante, chose rare dans une bd... Le noir et blanc rend bien le milieu, l'époque, les personnages... Ca me fait pas mal penser au style d'Horacio Lalia ou encore au genre d'histoire de Bilal à ces débuts, mais avec la maturité d'un Jacques Tardi en plus...
Par Allerio le 09/08/2003 Le classique de la roublardise! C'est toujours avec un énorme plaisir qu'on relit les turpitudes de ces trois gros déconneurs et escrocs loufoques. Une chose est sûre, on aimerait bien participer à leurs arnaques improbables tellement elles sont géniales!
Par Allerio le 09/08/2003 Disons simplement que je recommande... chaudement la lecture de cet album qui revisite sans retenue le mythe de Gulliver.
Par Allerio le 09/08/2003 Tout le monde connait l'histoire, le docteur Bruce Banner soumis à des radiations gamma devient un géant vert plus ou moins infréquentable lorsqu'il se met en colère. Doug Moench est très à l'aise quand il s'agit de scénariser les exploits de l'incroyable Hulk. Et si la création est de Stan Lee, c'est bel et bien Doug qui donne ses lettres de noblesse à sa furie légendaire... Les dessins sont typiques de la production de l'époque, c'est à dire irréprochable.
Par Allerio le 09/08/2003 Les super-héros DC sont tous aussi ridicules les uns que les autres (exception faite bien sûr de Batman) et les histoires sont presque tout le temps nazes... Dans la 1er histoire, Flash se bat contre un type qui vole la couleur et rend la vision du monde en noir et blanc, alors, tel le preux chevalier, Flashounet est bien décider à contrer cette perfidie diabolique. Il s'allie donc avec son pire ennemi, l'infâme Shade, alias ni plus ni moins "le Duc de la Mort" (ouh j'ai peur...), une espèce de drag queen avec chapeau haut de forme, parapluie et talon haut à aiguilles compensées... qui vient tout droit d'une dimension parallèle appelée subtilement Terre II... La cerise sur le gâteau revient à la troisième et dernière histoire, la pire, avec un "super-héros" nommé courageusement Green Lantern (soit la lanterne verte...) qui vient au secours du fade et sans saveur Superman capturé par des rebelles kryptonniens. Mais ô surprise! On apprend dans cet épisode phare qu'il y a en fait deux lanternes vertes pour un seul poste de lanterne verte... C'est terrible! On apprend également que la future femme du premier lanterne verte (qui est en fait le second) est encore amoureuse du second (qui est en fait, vous l'aurez compris, le tout premier Green lantern). Une vraie tragédie...
Par Allerio le 08/08/2003 Quand un démon vraiment, vraiment méchant coéxiste en symbiose avec un cascadeur vraiment, vraiment gentil nommé Johnny Blaze, ça donne le plus dingue, le plus controversé des "super-héros": le Motard fantôme! Heureusement pour nous et pour la police, notre ami Johnny peut canaliser à volonté la haine vengeresse et la soif de destruction du démon pour mettre les sales crapules en tous genres sous les verrous ou... en enfer justement! Le Motard fantôme est vraiment interressant comme héros, ne serait-ce que pour sa double personalité pour le moins étrange, une sorte de schizophrénie freudienne, voire nietzschéenne, par delà le bien et le mal en somme. A ranger dans l'univers ésotérique et mystique du Docteur Strange et autres consorts... Une bande dessinée qui ferait un bon petit film de série B. Ici, un sorcier séculaire parvient à séparer Johnny et le démon afin de s'approprier à lui tout seul les pouvoirs diaboliques et l'immortalité de ce dernier. C'est affreux! Comment Johnny va t-il s'en sortir? Le vilain sorier accomplira t-il son funeste projet? Vous le saurez, en lisant cette trépidante aventure!
Par Allerio le 08/08/2003 Le scénario est correct, imparable, presque ennuyeux puisqu'il reprend des thêmes éculés tels que prophétie horribles, complots de familles terribles, renversement de pouvoirs sanglants, héritier du trône miraculeusement sauvé et élevé parmi les loups, soif de vengeance... Bref c'est pas la bande dessinée du sièce. Heureusement, les dessins sont agréables, les couleurs chatoyantes, les bastons réussies, par contre le lettrage rend mal l'atmosphère moyen-âgeuse, l'écriture gothique au moins pour la narration aurait été bien bien plus stylée. Du classique, du banal, du prévisible, sympa à lire mais rien d'époustouflant. Je vous fous mon billet qu'à la fin de la série y va tuer son oncle, la salope, et l'infâme sorcier conspirateur, puis épouser sa cousine et reprendre la couronne de ses aïeux qui lui revient de droit divin... A moins qu'il ne s'en aille vers le soleil couchant, tel le héros solitaire, sans peur ni reproche, en chantant "I'm a poor lonesome cowboy"...
Par Allerio le 08/08/2003 32 décembre est (pour ceux qui ont un cerveau entre les deux oreilles) visiblement bien moins percutant que le sommeil du monstre. C'est clair, net et précis, Bilal se noie dans un verre d'eau, se fait prendre à son propre piège, son scénario le dépasse, c'est évident, il perd pied... Il s'enlise dans une critique de l'art moderne (Warhole=Andy Warole, pour les aveugles...), on retrouve heureusement de bonnes idées, mais dommage que le point de départ et grand centre d'intérêt du premier tome, à savoir l'Obscurantis Order, soit abandonné au profit d'un album décousu et moins bien ficelé que le premier. On reste sur notre faim, puisque tout l'intérêt de 32 décembre se dévoilera dans le 3e tome, alors que le sommeil du monstre suffisait presque à lui même tellement il était incroyablement riche! Une baisse de régime due au cinéma? Qu'importe, la suite devra relever le niveau et apporter cette "Bilal touch" qui fait qu'on ne ressort que rarement indemne de ses histoires. En résumé? Deuxième trimestre en baisse. Enki devra fournir davantage d'efforts personnels pour passer en classe supérieure. Troisième trimestre décisif. Attention!
Par Allerio le 08/08/2003 Uniquement pour les inconditionnels de la saga folle furieuse de Jodo&Gmenez. Biographies, Le Pourquoi du Comment de cette aventure, les anecdotes, références littéraires et autres, et surtout un récit inédit excellent d'une dizaine de pages révélant l'origine du tatouage des Castaka, récit appelé d'ailleurs à juste titre, "le tatouage des Castaka"...
Indispensable! |
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